Conchy-sur-Canche

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Conchy-sur-Canche
L'église.
L'église.
Blason de Conchy-sur-Canche
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Canton Saint-Pol-sur-Ternoise
Intercommunalité Communauté de communes du Ternois
Maire
Mandat
Dominique Coquet
2014-2020
Code postal 62270
Code commune 62234
Démographie
Gentilé Conchiaquois
Population
municipale
202 hab. (2014)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 18′ 10″ nord, 2° 12′ 01″ est
Altitude Min. 47 m – Max. 137 m
Superficie 9,83 km2
Localisation

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Conchy-sur-Canche est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Conchiaquois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Conchy possède une superficie de 983 hectares, au plus bas de la commune l'altitude est de 47 mètres et au plus haut l'altitude est de 137 mètres.

Conchy se situe dans la vallée du fleuve côtier la Canche entre Frévent et Hesdin, à 50 km d'Arras, Le Touquet-Paris-Plage, Amiens et Béthune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Conchy-sur-Canche
Fillièvres Blangerval-Blangermont Monchel-sur-Canche
Aubrometz Conchy-sur-Canche Monchel-sur-Canche
Rougefay Vacquerie-le-Boucq Boubers-sur-Canche

Toponymie[modifier | modifier le code]

Autrefois Conchy était appelé Conzy de contius (avec 200 âmes en 1079)[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

La localité est fortifiée au XIIe siècle afin de protéger l’emplacement d’un passage à gué sur la Canche, faisant de ce fait de Conchy un endroit stratégique, comprenant château fort, fossés et enceinte murée[1].|

Conchy fut détruite par les Huns en 421, lors des Invasions barbares, ou lors de la guerre franco-bourguignonne au XVe siècle[1].

Durant la Révolution française, Conchy comptait deux moulins sur la Canche, un à blé, un à huile. L'un d'euxétait encore en activité lors de la Première Guerre mondiale et fut transformé ultérieurement en scierie, qui employant, dans les années 1970-80, une trentaine d’employés avant de fermer en 2008 et d'être rachetée par la commune et transformée en 2014 en équipement culturel[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Conchy-sur-Canche dans son canton et dans l'arrondissement d'Arras.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription du Pas-de-Calais.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton d'Auxi-le-Château[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Saint-Pol-sur-Ternoise.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la petite communauté de communes de la région de Frévent, créée fin 1998.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[3], le préfet du Pas-de-Calais a publié le 12 octobre 2015 un projet de schéma départemental de coopération intercommunale qui prévoyait diverses fusion d'intercommunalité[4].

À l'initiative des intercommunalités concernées[5], la Commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) adopte le 26 février 2016 un amendement à ce projet, proposant la fusion de :
- la communauté de communes de l'Auxillois, regroupant 16 communes dont une de la Somme et 5 217 habitants[6] ;
- la communauté de communes de la Région de Frévent, regroupant 12 communes et 6 567 habitants ;
- de la communauté de communes des Vertes Collines du Saint-Polois, regroupant 58 communes et 19 585 habitants
- de la communauté de communes du Pernois, regroupant 18 communes et 7 114 habitants

Le schéma, intégrant notamment cette évolution, est approuvé par un arrêté préfectoral du [7],[8] et la communauté de communes du Ternois, dont la commune est désormais membre, est créée par un arrêté préfectoral du qui a pris effet le [9].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 en cours
(au 17 février 2016)
M. Dominique Coquet   Réélu pour le mandat 2014-2020[10],[11]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 202 habitants, en augmentation de 6,32 % par rapport à 2009 (Pas-de-Calais : 0,77 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
526 508 570 535 502 455 456 447 430
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
403 392 406 402 396 391 374 402 410
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
425 409 371 322 288 263 292 274 295
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
293 302 269 218 209 197 200 190 202
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (33,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (52,6 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 52,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 16 %, 15 à 29 ans = 11 %, 30 à 44 ans = 15 %, 45 à 59 ans = 25 %, plus de 60 ans = 33 %) ;
  • 47,4 % de femmes (0 à 14 ans = 14,4 %, 15 à 29 ans = 13,3 %, 30 à 44 ans = 14,4 %, 45 à 59 ans = 23,3 %, plus de 60 ans = 34,4 %).
Pyramide des âges à Conchy-sur-Canche en 2007 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
2,2 
15,0 
75 à 89 ans
11,1 
18,0 
60 à 74 ans
21,1 
25,0 
45 à 59 ans
23,3 
15,0 
30 à 44 ans
14,4 
11,0 
15 à 29 ans
13,3 
16,0 
0 à 14 ans
14,4 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La friche industrielle de l'ancienne scierie a été transformée fin 2014 dans le respect des règles de la filière bois en espace culturel constitué d’une grande salle et de trois salles annexes qui offrent ensemble un espace de 620 m2[17].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le village est renommé pour sa fête des jardins d'automne, dont la 7e édition a eu lieu en octobre 2015[18].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Son église Saint-Pierre est en partie des XIVe et XVIIIe siècles. Elle est restaurée en 1844 et dotée d'une nef[1]
  • Ce village a toujours son magnifique château du XVIIe siècle, appelé château de Flers, qui a appartenu à Philippe Emmanuel de Gondi, Général des Galères de France, seigneurie qui passera par achat en 1662 à Robert d'Ostrel et sera érigée en baronnie pour son fils Noël Lamoral d'Ostrel (Ne pas le confondre avec un autre château de Flers, lui du département du Nord, devenu mairie annexe de Villeneuve-d'Ascq).
  • On trouve dans le villages plusieurs ouvrages en torchis, rue de l'église : un muret de briques et de torchis, rare dans le secteur, un autre composé uniquement de torchis et en arc de cercle, ainsi qu'une maison située au 15, rue de Saint-Pol, maison en torchis à étages[1].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le village a été marqué par deux religieux :

  • Gérard de Conchy, évêque d’Amiens de 1247 à 1257. Il a accompagné Saint-Louis lors de la Septième croisade, en 1249 ;
  • L'abbé Régnier, résistant lors de la Seconde Guerre mondiale, a été l’un des deux prêtres du Pas-de-Calais à avoir été condamné à mort. Celle-ci ayant été commuée en détention à perpétuité, le condamné parvint à s'échapper lors de son transfert dans un camp en Allemagne[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Conchy-sur-Canche.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :
« d’azur à l’écusson d’hermine. »

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f « À la découverte de Conchy-sur-Canche, en longeant le tracé des anciens fossés défensifs du château : Suite de notre série visant à partir à la découverte de nos villages patrimoine. Cette semaine, direction Conchy-sur-Canche, commune labellisée quatre fleurs qui possède un riche patrimoine bâti et un passé étonnant », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  4. « Ternois : le redécoupage des intercommunalités est en marche ! : La commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) se réunissait hier après-midi à la préfecture pour continuer à dessiner les contours du futur nouveau découpage des com de com du Pas-de-Calais », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  5. « Vertes collines du Saint-Polois: la fusion avec ses voisines est déjà sur de bons rails : C’est l’actualité du moment : dans la plupart des communautés de communes, les élus s’arrachent les cheveux pour se mettre dans les clous de la loi NOTRe (elle les oblige à fusionner pour créer des intercommunalités de plus de 15 000 habitants). Mais dans le Ternois, les Vertes collines du Saint-Polois et ses trois voisins (Pernois, Auxilois, Région de Frévent) font office de très bon élève et en sont déjà à discuter des modalités de l’« après-fusion », La Voix du nord,‎ (lire en ligne).
  6. Le populations mentionnées dans les actes concernant les intercommunalités sont des populations totales, au sens de l'INSEE, c'est-à-dire regroupant la population municipale, c'est-à-dire les personnes ayant leur résidence habituelle sur le territoire de la commune à laquelle s'ajoute la population comptée à part, qui regroupe principalement les personnes vivant dans certaines collectivités (internats, casernes, hôpitaux, couvents, prisons…).
    Dans les tableaux de population mentionnés dans les articles de wikipédia ne sont habituellement mentionnés que les populations municipales, ce qui explique l'écart entre les chiffres mentionnés dans le SDCI et ceux des tableaux démographiques
  7. « Arrêté préfectoral du 30 mars 2017 portant schéma départemental de coopération intercommunale du Pas-de-Calais » [PDF], SDCI, Préfecture du Pas-de-Calais (consulté le 23 mars 2017)
  8. « Dix-neuf atouts pour la carte intercommunale », L'actualité de L'Institution, Conseil départemental du Pas-de-Calais, (consulté le 23 mars 2017).
  9. « Arrêté interpréfectoral du 30 août 2016 portant création d'une communauté de communes issue de la fusion des communautés de communes de l'Auxilois, de la région de Frévent, du Pernois et des Vertes Collines du Saint-Polois », Recueil des actes administratifs de la Préfecture de la Somme, no 2016-069,‎ , p. 37-39 (lire en ligne).
  10. Alexis Degroote, « À Conchy-sur-Canche, la réhabilitation de l’ancienne scierie bien évidemment au cœur du mandat : Pour ce mandat, dans la commune, pas besoin de chercher bien longtemps pour trouver « la » grosse réalisation car celle-ci se situe en plein cœur du village, sur le site de l’ancienne scierie, en cours de réhabilitation. Un gros dossier qui n’a pas été le seul, pour le maire Dominique Coquet et son équipe… », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  11. « Liste des communes et des maires » [xls], préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le 7 décembre 2014)
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  15. « Évolution et structure de la population à Conchy-sur-Canche en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 13 août 2010)
  16. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 13 août 2010)
  17. « Et l’ancienne scierie de Conchy-sur-Canche devint un espace culturel polyvalent... et écologique ! : Samedi pour son inauguration, le tout nouvel espace culturel polyvalent a suscité le consensus à double titre : sur l’intérêt de créer un équipement dédié aux manifestations culturelles, et sur la nécessité d’envisager désormais les bâtiments communaux en associant le développement durable », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  18. « Conchy-sur-Canche : la Fête des jardins d’automne, rendez-vous incontournable des mains vertes du Ternois ! : Pour les amateurs de fleurs et de jardins, c’est plus que jamais l’événement qu’il ne faut surtout pas manquer dans le secteur. Dimanche, la Fête des jardins d’automne a confirmé son statut d’événement incontournable », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).