Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Occitanie (homonymie), Occitanie et Langue d'oc.
Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées
Logo provisoire (2016).
Logo provisoire (2016).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Siège de la préfecture Toulouse (provisoire[1])
Départements et collectivités territoriales Ariège (09)
Aude (11)
Aveyron (12)
Gard (30)
Haute-Garonne (31)
Gers (32)
Hérault (34)
Lot (46)
Lozère (48)
Hautes-Pyrénées (65)
Pyrénées-Orientales (66)
Tarn (81)
Tarn-et-Garonne (82)
Arrondissements 36
Cantons 269
Communes 4 516
Conseil régional Conseil régional de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées
Présidente Carole Delga (PS)
2016-2021
Préfet Pascal Mailhos
Démographie
Gentilé Pas encore défini
Population 5 683 878 hab. (2013)
Densité 78 hab./km2
Rang (population) 5e sur 18
Langues
régionales
occitan (languedocien, gascon, provençal), catalan
Géographie
Superficie 72 724 km2
Rang 3e sur 18
Localisation
Localisation de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées
Liens
Site web regionlrmp.fr

Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées — qui devrait s'appeler région Occitanie (avec le sous-titre Pyrénées-Méditerranée), après validation définitive par le gouvernement et le Conseil d'État — est une région administrative du Midi de la France créée par la réforme territoriale de 2014, regroupant les anciennes régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées et comportant 13 départements.

Elle s'étend sur 72 724 km2 ce qui en fait la troisième plus vaste région de France derrière l'Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes et la Guyane, et la deuxième de France métropolitaine[2]. Elle compte 5 683 878 habitants (population municipale au [3], et constitue ainsi la cinquième région française (et métropolitaine) la plus peuplée. Sa densité de population est inférieure à la moyenne de la France métropolitaine, avec 78 hab./km2, soit la sixième plus faible densité parmi les régions françaises (et la quatrième parmi les régions hexagonales). Mais sa population est très inégalement répartie, avec deux métropoles importantes (Toulouse et Montpellier), un littoral méditerranéen assez densément peuplé, et des régions rurales appartenant à la « diagonale des faibles densités ».

Sa plus grande ville est Toulouse (la quatrième commune la plus peuplée, la quatrième aire urbaine et la sixième unité urbaine de France), qui est également la préfecture régionale, tandis que la deuxième métropole régionale, Montpellier (la huitième commune la plus peuplée, la quatorzième aire urbaine et la quinzième unité urbaine), conserve plusieurs administrations[4].

Disposant d'une façade maritime sur la mer Méditerranée, elle réunit des territoires du Bassin aquitain à l'ouest (Gers, nord des Hautes-Pyrénées et de l'Ariège, centre et nord de la Haute-Garonne, centre et ouest du Tarn-et-Garonne, ouest du Tarn, sud du Lot), des Pyrénées au sud (sud des Hautes-Pyrénées, Haute-Garonne et Ariège, sud de l'Aude et ouest des Pyrénées-Orientales), du Massif central au nord (Aveyron et Lozère, centre et nord du Lot, est du Tarn-et-Garonne et du Tarn, nord de l'Aude, de l'Hérault et du Gard) et du bassin méditerranéen à l'est (est des Pyrénées-Orientales, sud de l'Aude, de l'Hérault et du Gard). Elle est bordée par les région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes à l'ouest, Auvergne-Rhône-Alpes au nord et Provence-Alpes-Côte d'Azur à l'est, ainsi que par l'Espagne et l'Andorre au sud.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dénomination transitoire et sondages[modifier | modifier le code]

La loi prévoit, dans un premier temps, de nommer les régions fusionnées en juxtaposant les noms des anciennes régions par ordre alphabétique. La région est donc provisoirement nommée « Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées » en attendant qu'un nouveau nom soit choisi par décret en Conseil d'État sur proposition du conseil régional de la région fusionnée, décision devant intervenir avant le [5].

Une consultation organisée sur internet par La Dépêche du Midi, fin 2014, indique que les 17 881 votants penchaient à l'époque en faveur du nom « Occitanie-Pyrénées » (15%), mais les noms « Midi-Languedoc » et « Pyrénées-Languedoc » sont également populaires (13 % chacun), suivis par « Midi-Roussillon » (10 %) et « Midi-d’Oc » (8 %). Le nom de la province historique « Languedoc » est plébiscité par 7 % des votants, à égalité avec « Pyrénées-Méditerranée », nom défendu par Martin Malvy, le président de Midi-Pyrénées et calqué sur le nom du GECT. Viennent ensuite « Sud de France » (5 %), porté par Damien Alary, le président de Languedoc-Roussillon (il s'agit d'une marque utilisée à des fins de communication et de promotion du tourisme) et « Sud-Pyrénées », qui recueille également 5 % des avis [6].

Dans une enquête réalisée du 7 au 28 septembre 2015 par les quotidiens régionaux La Dépêche du Midi, Midi Libre, Centre Presse, L'Indépendant et de La Nouvelle République des Pyrénées, 23 % des 202 357 personnes qui se sont exprimées ont choisi le nom « Occitanie » pour la future région ; cependant l’Occitanie ne se limite pas à la région (une grande partie de la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, une partie de la région Auvergne-Rhône-Alpes et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur sont également occitans), alors que le Roussillon et la Cerdagne ne sont pas occitans, mais catalans. Parmi les 12 autres noms, un est également populaire et reçoit 20 % des votes : « Occitanie-Pays Catalan ». Suivent ensuite « Languedoc » à 8 %, « Midi-Languedoc », « Midi-Méditerranée » et « Pays-d'Oc » à 7 %. « Sud de France » ne séduit que 6 % des votants[7].

Approche consultative[modifier | modifier le code]

Dès son élection, le conseil régional annonce vouloir mettre en place une consultation citoyenne pour choisir le nom de la nouvelle région ; cette consultation se déroulera en plusieurs étapes. Dans un premier temps, les citoyens sont invités à suggérer des noms à un Comité du nom mis en place par le conseil régional et regroupant historiens et personnalités régionales. Le comité du nom est en suite amené à choisir une liste de noms qui seront soumis au vote des citoyens.

Le 6 avril 2016, le comité du nom propose une liste de 8 noms[8] :

  • Languedoc
  • Languedoc-Pyrénées
  • Midi
  • Occitanie
  • Occitanie-Roussillon
  • Pays d'Oc
  • Pyrénées-Méditerranée
  • Terres d'Oc

Liste qui sera amendée la semaine suivante par le conseil régional et réduite à 5 noms[9] :

  • Languedoc
  • Languedoc-Pyrénées
  • Occitanie
  • Occitanie-Pays catalan
  • Pyrénées-Méditerranée

Les propositions « Pays d'Oc » et « Terres d'Oc » ne sont pas retenues car identiques ou semblables à des marques commerciales ; « Occitanie-Roussillon », jugé trop réducteur, est remplacée par « Occitanie-Pays catalan ».

La consultation a eu lieu du 9 mai au 10 juin 2016. Les électeurs ont été invités à classer les propositions par ordre de préférence, les résultats étant analysés selon la méthode de Condorcet. Occitanie est placé en tête par 44,90 % des suffrages, soit par 91 598 votants. Derrière, arrive Languedoc-Pyrénées avec 17,81 % de premiers choix, puis Pyrénées-Méditerranée (15,31 %), Occitanie-Pays Catalan (12,15 %) et enfin Languedoc (10,01 %). Occitanie est le grand gagnant selon la méthode de Condorcet en remportant tous les duels avec les 4 autres noms [10], alors que selon ce même critère c'est Occitanie-Pays Catalan qui est le perdant.

Comparaison des préférences entre les noms proposés

Nom 1 Nom 2 Nom 1 préféré à Nom 2 Nom 2 préféré à Nom 1 Écart
Effectif  % Effectif  %
Occitanie Occitanie-Pays catalan 153297 75,15% 50696 24,85% 102601
Occitanie Languedoc 141734 69,48% 62259 30,52% 79475
Occitanie Pyrénées-Méditerranée 127235 62,37% 76758 37,63% 50477
Occitanie Languedoc-Pyrénées 119257 58,46% 84736 41,54% 34521
Languedoc-Pyrénées Languedoc 145272 71,21% 58721 28,79% 86551
Languedoc-Pyrénées Occitanie-Pays Catalan 129724 63,59% 74269 36,41% 55455
Languedoc-Pyrénées Pyrénées-Méditerranée 117253 57,48% 86740 42,52% 30513
Pyrénées-Méditerranée Languedoc 122436 60,02% 81557 39,98% 40879
Pyrénées-Méditerranée Occitanie-Pays catalan 120945 59,29% 83048 40,71% 37897
Languedoc Occitanie-Pays catalan 102065 50,03% 101928 49,97% 137

Le nom seul d'« Occitanie » est toutefois critiqué par les représentants des milieux économiques qui préfèrent l'appellation jugée plus neutre et plus parlante sur la scène internationale de « Pyrénées-Méditerranée ». Ainsi, le président du conseil économique, social et environnemental régional (CESER) Jean-Louis Chauzy estime que prendre le nom d'« Occitanie » serait « une erreur ». Ce choix est également contesté par certains régionalistes occitans qui mettent en avant que, linguistiquement, culturellement et historiquement, l'Occitanie renvoie à une réalité géographique bien plus vaste que la nouvelle région — Bordeaux, Limoges, Clermont-Ferrand ou encore Marseille sont ainsi également occitanes —, et par Alain Rousset, président de la région Nouvelle Aquitaine, qui va dans ce sens dans un courrier adressé à Carole Delga, dans lequel il rappelle que l'ancienne Aquitaine a beaucoup oeuvré en faveur de l'occitan[11], tandis que les élus des Pyrénées-Orientales comme les catalanistes regrettent que leur identité spécifique ne soit pas prise en compte[12],[13].

Nom définitif[modifier | modifier le code]

Le 24 juin 2016, le conseil régional réuni en assemblée plénière vote en faveur de l'adoption du nom Occitanie. Ce nom sera accompagné de la signature Pyrénées-Méditerranée dans l'ensemble de la communication officielle de la région.

Ce nom définitif doit encore être validé par le Conseil d'État et le gouvernement.

Identité historique[modifier | modifier le code]

provinces du XVIIIe siècle

Cette nouvelle région administrative regroupe des provinces et territoires qui ont des origines culturelles et historiques diverses, notamment au XVIIIe siècle : le Languedoc (Haut et Bas-Languedoc), des Pays catalans (Roussillon, Cerdagne, Vallespir, Conflent, Capcir), le comté de Foix, ainsi que les parties orientales des anciennes Gascogne (Armagnac, Comminges, Couserans, Bigorre, Condomois, Nébouzan, Rivière-Verdun) et Guyenne (Quercy, Rouergue). Durant l'Ancien Régime, elles relevaient pourtant pour l'essentiel d'entre elles du Parlement de Toulouse fondé en 1443.

Sur le plan culturel, cette nouvelle région est de tradition latine (occitane et catalane), se raccordant dans sa grande majorité à l'Occitanie, seule une partie du département des Pyrénées-Orientales se rattachant aux Pays catalans.

Occitanie[modifier | modifier le code]

L’Occitanie[14] (Occitània[15] ou Óucitanìo[16] en occitan) est une région historique[17],[18],[19],[20] du sud-ouest de l’Europe où l’occitan fut la principale langue vernaculaire (voir les différents noms de l'Occitanie). Ce territoire était déjà uni à l'époque romaine sous le nom de Viennoise puis des Sept Provinces (latin : Septem Provinciæ[21]) et l’Aquitaine au début du Moyen Âge[22] (Aquitanica, royaume wisigoth de Toulouse[23]), avant la conquête franque. L’Occitanie est caractérisée par la culture occitane qui représente depuis le Moyen Âge le second versant de la culture romane en France et dans une moindre mesure en Italie, en Espagne et à Monaco[24]. Elle est présentée et reconnue sur des sites institutionnels de collectivités françaises, comme ceux du Conseil départemental de Lot-et-Garonne[25] ou de la ville d’Agen[26].

Languedoc[modifier | modifier le code]

Le blason des comtes de Toulouse puis du Languedoc : la croix occitane d'or sur fond de gueule.

Le territoire de ce qui est progressivement appelé Languedoc (région où l'on parle la langue d'oc, en occitan Lengadòc, [ˌleŋgo̞ˈðɔ]) est en grande partie rattaché au domaine royal au XIIIe siècle à la suite de la croisade contre les Albigeois (1208-1229) mettant fin au catharisme et permettant aux Capétiens d'étendre leur influence au sud de la Loire. Sont ainsi intégrés au fisc les anciennes principautés des Trencavel (vicomtés d'Albi, Carcassonne, Béziers, Agde et Nîmes) en 1224 et des comtes de Toulouse en 1271. Les dernières enclaves féodales vont progressivement être absorbées à leur tour dans un mouvement qui se poursuit jusqu'au début du XVIe siècle, avec le comté de Gévaudan en 1258, le comté de Melgueil (Mauguio) en 1293, la seigneurie de Montpellier en 1349 et la vicomté de Narbonne en 1507.

Le territoire relevant du ressort des États Généraux du Languedoc (convoqués pour la première fois en 1346) s'est ensuite progressivement réduit à ce qui est appelé durant l'Ancien Régime la province du Languedoc.

L'an marque un « tournant décisif »[27] dans l'histoire de la province : comme Henri Gilles l'a établi[28] en dans[29] sa monographie sur les États de Languedoc au XVe siècle[30], c'est en 1359 que les bonnes villes[31] des trois sénéchaussées de Beaucaire, Carcassonne et Toulouse[28],[29] concluent entre elles une « union perpétuelle »[28],[29] puis[30] exigent des officiers royaux[31] d'être « convoquées ensemble »[28],[29] et non plus séparément, par sénéchaussée. Vers la fin du XIVe siècle, ce pays des trois sénéchaussées, auquel le nom de Languedoc allait être réservé, désigne les deux sénéchaussées de Beaucaire-Nîmes et de Carcassonne et la partie orientale de celle de Toulouse, conservée au traité de Brétigny. Le pays de Foix, qui relève de la sénéchaussée de Carcassonne jusqu'en 1333 puis de celle de Toulouse, cesse d'appartenir au Languedoc.

En 1542, la province est divisée en deux généralités : celle de Toulouse pour le Haut-Languedoc, et celle de Montpellier pour le Bas-Languedoc. Celles-ci perdurent jusqu'en 1789. En revanche, à partir du XVIIe siècle, il n'y a qu'une seule intendance pour l'ensemble du Languedoc, siégeant à Montpellier.

Haute-Guyenne[modifier | modifier le code]

Blason des duchés d'Aquitaine et de Guyenne, repris par la province de Guyenne, de gueule au léopard d'or

Pays historiques du Grand Sud-Ouest français, les anciennes provinces de Gascogne (en gascon Gasconha [gasˈkuɲɔ / gasˈkuɲə]) et de Guyenne (en occitan Guiana [giˈjanɔ]) proviennent des duchés médiévaux de Vasconie, d'Aquitaine puis de Guyenne. Seules les régions orientales de ces deux provinces font partie aujourd'hui de la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées : elles correspondent essentiellement aux territoires qui ont été acquis par les rois d'Angleterre, ducs de Guyenne, au traité de Brétigny de 1360, puis qui sont restées sous la juridiction du Parlement de Toulouse après la création du Parlement de Bordeaux en 1462. À partir de cette époque, ils sont généralement regroupés sous l'appellation de Haute-Guyenne, par opposition à la Basse-Guyenne dépendant de la cour bordelaise,

Les territoires de l'ancienne province de Guyenne inclus dans la région correspondent en vérité au Quercy (l'actuel département du Lot et le nord du Tarn-et-Garonne) et au Rouergue (Aveyron). Possessions des comtes de Toulouse, à partir d'une branche cadette ou de la branche principale, à partir du IXe siècle, ces deux comtés font ainsi partie de l'aire linguistique de l'occitan dans sa variante dialectale languedocienne. Comme les autres possessions des comtes de Toulouse, ils sont intégrés une première fois au domaine royal en 1271 puis, après avoir été cédés aux rois d'Angleterre au traité de Brétigny de 1360. Le Quercy est définitivement réuni à la Couronne en 1472, le Rouergue, possession des comtes d'Armagnac, devant pour sa part attendre 1607. Ils font partie de la province de Guyenne (érigée en gouvernement militaire en 1561), et constituent la généralité de Montauban à partir de 1635 (qui devient la province de Haute-Guyenne en 1779). Aujourd'hui, le terme de Guyenne n'a plus de réalité ni administrative, ni politique. Seul le Haut-Agenais, à la recherche d'une identité, a tenté d'exploiter le capital historique « Guyenne » en promouvant le « Pays de Guyenne » dans la partie Lot-et-Garonnaise de la vallée du Dropt. Cependant, cette acception est aujourd'hui détrônée par « Pays du Dropt », terme à vocation plus touristique. Les appellations de Quercy et de Rouergue conservent, en revanche, une forte valeur identitaire.

Les armes de l'ancienne province de Gascogne, écartelées d'azur au lion d'argent et de gueules à la gerbe de blé d'or liée d'azur, ont été créées pour Louis XIV : il fait référence au lion des comtes d'Armagnac

La Gascogne est l'ancienne province située sur le territoire des départements actuels du Gers (Armagnac et Condomois), des Hautes-Pyrénées (Bigorre), à quoi s'ajoute les Landes dans la région voisine et, pour partie, d'autres départements des deux anciennes régions d'Aquitaine et de Midi-Pyrénées (Comminges, Nébouzan et Rivière-Verdun dans le sud et l'ouest de la Haute-Garonne essentiellement, Couserans dans la partie occidentale de l'Ariège). Successivement appelée Aquitaine, Novempopulanie, Vasconie (territoire du peuple des Vascons) puis Gascogne au XIIIe siècle, elle est forte de la diversité géographique de son territoire naturel, localisé entre Atlantique, Garonne et Pyrénées. Revendiquant une identité culturelle fondée sur son histoire évoluant de peuples aquitains de langue proto-basque vers un peuple de Gascons partageant un dialecte latinisé commun, elle constitue l'aire linguistique actuelle du gascon. Elle fait progressivement partie du domaine royal, entre le XVe siècle et le début du XVIe siècle. Ainsi, le Comminges est cédé aux rois de France à l'extinction de la dynastie locale en 1443, l'Armagnac, le Bigorre et le Nébouzan avec le comté de Foix en 1607.

Comté de Foix[modifier | modifier le code]

Le comté de Foix[32] est un ancien comté français créé vers [32] à partir du comté de Carcassonne pour Bernard Roger[32], fils de Roger le Vieux[32]. En , le comté passe à la maison de Grailly[32] et, en , le roi Charles VII l'érige en pairie en faveur du comte Gaston IV[33].

Le comté-pairie passe à la maison d'Albret en [32] puis à celle de Bourbon-Vendôme en [32]. En , le roi Henri IV réunit le comté au domaine de la Couronne[32].

Depuis la Révolution, le comté est entièrement compris dans le département de l'Ariège. Le dialecte occitan qui y est traditionnellement parlé est le languedocien.

Catalogne Nord[modifier | modifier le code]

Le blason de la Catalogne Nord ou Roussillon fait référence à la senyera

Les territoires de la province d'Ancien Régime du Roussillon, autrefois intégrés au royaume de Majorque et à la couronne d'Aragon, ont été rattachés à la couronne de France lors du traité des Pyrénées signé le . Avant ce traité, la frontière entre les royaumes de France et d'Aragon suivait plus au nord, la ligne des citadelles du vertige (voir Châteaux forts et traité de Corbeil). De ce fait, il s'agit des seuls territoires français d'histoire, de culture, de langue et d'identité catalanes.

Ils correspondent aux anciens comtés fondés au IXe siècle de Roussillon et de Conflent ainsi qu'à la partie nord de celui de Cerdagne, à quoi s'ajoute l'ancienne vicomté de Vallespir (pagus du comté de Besalú réuni à celui de Roussillon en 1209). Réunissant les vigueries de Roussillon[34], Conflent[35] et le nord de celle de Cerdagne[36] qui existaient au sein du gouvernement des comtés du Roussillon et de Cerdagne (governació dels comtats de Rosselló i Cerdanya en catalan[37]) de la Couronne d'Aragon au moment de leur rattachement à la France, la nouvelle province du Roussillon[38] ou simplement, en l'absence d'équivoque, le Roussillon[39], est un pays d'imposition dépourvu d'états provinciaux[40] (une assemblée provinciale, l'assemblée provinciale du Roussillon[41], n'est créée que le [42]). Il forme à la fois un gouvernement[43] et une intendance[44], et, en tant que province frontière, il relève du secrétaire d'État de la Guerre[44]. Il est doté d'une juridiction souveraine, indépendante du Parlement de Toulouse, le Conseil souverain de Roussillon.

Actuellement, l'appellation de Roussillon (en catalan Rosselló [rrusəˈʎo / rrusəˈʎu]) est toujours la plus utilisée pour désigner ces pays catalans français, se retrouvant dans la dénomination de l'ancienne région Languedoc-Roussillon. D'autres expressions, à fortes valeurs identitaires, ont toutefois depuis été développées. On parle ainsi également de Catalogne Nord (en catalan Catalunya Nord [kətəˈluɲə ˈnɔɾt]), expression forgée en 1930 par le nationaliste Alfons Miàs et remise au goût du jour depuis les années 1960[45], elle a été utilisée officiellement pour la première fois au sein de la « Charte en faveur du catalan » adoptée par le conseil général des Pyrénées-Orientales le [46]. Les termes de « Pays catalan », de « Catalogne française » ou de « Pyrénées catalanes »[47] sont aussi utilisés.

Désormais, le territoire est souvent subdivisé en cinq comarques traditionnelles et naturelles, non officielles : le Roussillon (dans son acceptation géographique restrictive), le Vallespir, le Conflent, la Cerdagne et le Capcir.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Relativement diverse de par les origines historiques et culturelles de ses territoires, cette nouvelle région de 72 724 km2 résultant de la fusion de deux régions du Midi de la France, vaste comme la République d'Irlande, se trouve être également hétérogène sur un plan géographique.

Situation[modifier | modifier le code]

La région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées est située à la frontière entre l'Europe de l'Ouest et l'Europe du Sud, au sud de la France métropolitaine. Elle est voisine de l'Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes à l'ouest, de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur à l'est et d'Auvergne-Rhône-Alpes au nord. Elle est également limitrophe de deux pays au sud, l'Espagne (plus précisément les communautés autonomes de Catalogne et d'Aragon) et Andorre. Sa capitale, Toulouse, se trouve à 590 km au sud-sud-ouest de la capitale nationale, Paris, à 405 km à l'ouest de Marseille, à 246 km au sud-est de Bordeaux et à 395 km au nord de Barcelone. Son centre géographique est situé sur le territoire de la commune de Lautrec, dans le Tarn, à 57 km à l'est de Toulouse[48].

Elle est bordée au sud-est par la mer Méditerranée, voie de transports maritimes permettant d'importants échanges commerciaux et culturels à une échelle internationale depuis l'Antiquité, et à l'est par le Rhône, axe ancien de circulation entre le nord et le sud de l'Europe de l'Ouest. Elle est traversée du nord-ouest au sud-est par une voie fluviale constituée d'une partie du canal latéral à la Garonne, aménagé au XIXe siècle jusqu'à Toulouse, et du canal du Midi, datant du XVIIe siècle, entre Toulouse et l'étang de Thau où il se jette sur le territoire de la commune de Marseillan. Cet axe transversal, appelé « canal des Deux-Mers », fait de la région un isthme entre les façades atlantiques et méditerranéennes.

La région est à cheval entre le bassin aquitain à l'ouest et la plaine littorale languedocienne à l'est, et entre le Massif central au nord et les Pyrénées au sud. La jonction entre ces quatre espaces se fait au seuil de Naurouze, situé dans la commune de Montferrand à la frontière entre la Haute-Garonne et l'Aude.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'hydrologie naturelle du bassin versant de la Garonne.

La région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées recoupe en grande partie le territoire du bassin versant de la Garonne, qui dépend de l'Agence de l'eau Adour-Garonne sise à Toulouse. Ce fleuve s'écoule sur environ 250 km sur le territoire de la région, soit près de la moitié du cours français du fleuve (522 km[49]), entre la frontière franco-espagnole au Pont-du-Roy (Fos, Haute-Garonne) et la limite avec l'Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes à Lamagistère (Tarn-et-Garonne). Et son bassin s'étend sur 55 600 km2 en France, correspondant à la quasi-totalité de l'ancienne région Midi-Pyrénées, au nord du Languedoc-Roussillon (surtout la Lozère), et à une partie du nord de l'ancienne Aquitaine.

Neuf des dix principaux affluents de la Garonne (atteignant ou dépassant les 100 km) s'écoulent entièrement ou en grande partie en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées : le Lot (environ 400 km sur les 485 km de longueur totale de la rivière s'écoulant d'est en ouest en rive droite de la Garonne, en Lozère, Aveyron et dans le département du Lot), le Tarn (380,2 km d'est en ouest en rive droite, en Lozère, Aveyron puis dans les départements du Tarn, de Haute-Garonne et du Tarn-et-Garonne), l'Ariège (163,2 km du sud-sud-est au nord-nord-ouest en rive droite, dans les Pyrénées-Orientales, le département de l'Ariège et la Haute-Garonne), le Gers (environ 150 km sur les 175 km de la rivière s'écoulant du sud au nord en rive gauche, dans les Hautes-Pyrénées et dans le département du Gers), la Save (148,4 km du sud-ouest au nord-est en rive gauche, dans les Hautes-Pyrénées, le Gers et la Haute-Garonne), la Baïse (140 km sur les 188 km du cours total s'écoulant du sud au nord en rive gauche, dans les Hautes-Pyrénées et dans le Gers), la Gimone (135,7 km du sud-sud-ouest au nord-nord-est en rive gauche, dans les Hautes-Pyrénées, le Gers, la Haute-Garonne et le Tarn-et-Garonne), l'Arrats (131 km de cours naturel et 162 km avec le canal de la Neste du sud-sud-ouest au nord-nord-est en rive gauche, dans les Hautes-Pyrénées, la Haute-Garonne, le Gers et Tarn-et-Garonne) et la Louge (100 km du sud-ouest au nord-est en rive gauche, en Haute-Garonne).

La limite orientale de la région, dans le Gard et la Lozère, se rattache pour sa part au bassin du Rhône. Plus particulièrement, elle comprend la partie occidentale du delta de Camargue : la Petite Camargue. Deux affluents de plus de 100 km, en rive droite du Rhône, s'écoulent du nord-ouest au sud-est dans les départements de la Lozère et du Gard : la Cèze (128,4 km) et le Gardon (127,3 km). Le point triple de rencontre des lignes de partage des eaux entre les bassins du Rhône, de la Garonne et de la Loire se trouve au sommet du Planas (1 271 m), près de la limite entre les communes de Belvezet et Allenc en Lozère.

Entre ces deux bassins versants, la plaine littorale languedocienne est traversée par deux autres fleuves de relative importance au régime pluvio-nival méridional, l'Aude (224 km du sud au nord puis d'ouest en est, dans les Pyrénées-Orientales, en Ariège, dans le département de l'Aude et dans l'Hérault) et la Têt (115,8 km d'ouest en est, dans les Pyrénées-Orientales). S'y ajoutent plusieurs fleuves côtiers au régime pluvial cévenol, dont les principaux restent l'Hérault (147,6 km du nord au sud, dans le Gard et le département de l'Hérault) et l'Orb (135,4 km du nord au sud puis du nord-ouest au sud-est, en Aveyron et dans l'Hérault).

De nombreuses rivières et fleuves ont creusé, dans les reliefs de roche sédimentaire de la région (surtout dans les contreforts méridionaux du Massif central), des passages encaissés appelés gorges. Peuvent ainsi être citées les gorges du Tarn, les gorges de l'Hérault, les gorges du Gardon, par exemple.

De nombreuses lagunes ou étangs littoraux jalonnent la côte méditerranéenne, séparées de la mer par des cordons littoraux formés par l'apport sédimentaire du Rhône et reliées à elle par des chenaux appelés localement des graus. Le plus important de la région, qui en est également le plus grand plan d'eau (le deuxième étang méditerranéen français et la troisième plus grande étendue d'eau naturelle de France, après le lac Léman et l'étang de Berre), est l'étang de Thau (75 km2) situé dans l'Hérault, entre Agde et Sète. D'autres étangs importants sont ceux de Bages-Sigean (55 km2, dans l'Aude), de Salses-Leucate (54,8 km2, entre les Pyrénées-Orientales et l'Aude) et de l'Or (ou de Mauguio, 31,4 km2, à la limite entre l'Hérault et le Gard).

Topographie et géologie[modifier | modifier le code]

Carte topographique du Grand Sud-Ouest.
Carte topographique du littoral du Golfe du Lion dans les limites de la région.

La région s'étend sur une partie des deux massifs montagneux majeurs du Midi de la France : le versant nord des Pyrénées et le sud du Massif central.

Le massif pyrénéen s'étend sur environ 15 000 km2 dans la région[50], recouvrant des portions plus ou moins importantes des Hautes-Pyrénées, de Haute-Garonne, de l'Ariège, de l'Aude et des Pyrénées-Orientales. Il s'agit ainsi de 85,5 % de l'ensemble des Pyrénées françaises, et d'environ un cinquième du territoire régional. Faisant partie de la ceinture alpine et d'âge éocène, elle s'étend d'est en ouest et marque la frontière avec l'Espagne. Plus particulièrement, la région comprend les versants français des Pyrénées centrales (les plus élevées et comptant le moins de cols entre France et Espagne, le point culminant régional et des Pyrénées françaises s'y trouve, à 3 298 m au Vignemale dans les Hautes-Pyrénées) et des Pyrénées orientales ou catalanes (culminant au pic Carlit à 2 921,66 m, c'est pourtant le Canigou, qui domine la plaine du Roussillon du haut de ses 2 784 m, qui apparaît représentatif des Pyrénées catalanes). Le relief est marqué par ses vallées très encaissées d'orientation sud-nord, la rareté et l'altitude élevée de ses cols, ses nombreux torrents de montagne (appelés gaves ou nestes), la fréquence des cas où la partie supérieure d'une vallée se termine en un cirque (de Gavarnie, de Troumouse ou de Marcadau dans les Hautes-Pyrénées), l'absence de grands lacs, comparativement au massif des Alpes par exemple, et sa faible densité de population (27,5 hab./km2 en 2006 pour l'ensemble des Pyrénées françaises[51]).

Le Massif central couvre pour sa part dans la région environ 26 000 km2[52], soit la totalité de la Lozère, de l'Aveyron et du Lot, la limite est du Tarn-et-Garonne et le tiers sud-est du Tarn, ainsi que les limites nord de l'Aude, de l'Hérault et du Gard. Cela correspond à 30 % de l'ensemble du Massif central et à un peu plus du tiers du territoire régional. Ensemble de formation géologique ancienne (hercynien) et donc érodé, le relief y est relativement vallonné et moyennement élevé, alliant plateaux, basse et moyenne montagne. Le point culminant du massif dans la région est le pic de Finiels au mont Lozère (1 699 m). L'ensemble comprend des plateaux karstiques (calcaires) fortement érodés appelés causses (causses du Quercy au nord-ouest dans le Lot et le Tarn-et-Garonne, Grands Causses comme celles du Larzac ou Méjean au centre-est dans l'Aveyron, en Lozère, dans l'Hérault et le Gard), des hauts-plateaux volcaniques et granitiques (l'Aubrac au nord dans l'Aveyron et en Lozère) ou cristalins (le Lévézou au centre dans l'Aveyron) et des massifs montagneux secondaires (Margeride au nord-est en Lozère, Cévennes à l'est en Aveyron, Lozère, dans l'Hérault et le Gard, et la succession des monts de Lacaune, de Caroux-Espinouse et de la Montagne Noire au sud entre la Haute-Garonne, le Tarn, l'Aveyron, l'Aude et l'Hérault). Ces régions sont entrecoupées de terres siliceuses acides de basse altitude (Ségala à l'ouest dans le Tarn et l'Aveyron) ou des gorges des principales rivières de la région.

Ces deux massifs se rejoignent au plus près au niveau de la Montagne Noire et du massif des Corbières, séparés par une étroite bande de plaine et de basses collines, unissant le Lauragais et le Minervois. Culminant à Naurouze (189 m), entre le pays toulousain (Haute-Garonne) et le Biterrois (Hérault) en passant par Carcassonne (Aude), ce seuil géographique relie ainsi entre eux le bassin sédimentaire qui s'étend à l'ouest jusqu'à l'Atlantique (Bassin aquitain), et à l'est la plaine littorale sablonneuse de la mer Méditerranée (côte languedocienne). Celle-ci, dans son hinterland, s'élève progressivement vers les plateaux et montagnes du Massif central par un système de reliefs intermédiaires calcaires, entre 200 et 400 m d'altitude (Garrigues).

Le sous-sol de la région possède des ressources limitées qui furent exploitées par le passé. Peuvent être citées des mines de tungstène (cirque d'Anglade à Salau dans les Pyrénées ariégeoises jusqu'en 1987, le gisement de Fumade dans le Tarn pourrait être exploité à l'avenir[53]), d'or (alimentés par des gisements alluvionnaires de très faibles teneurs, la plupart des cours d'eau du Massif central et des Pyrénées étant des rivières aurifères, peut être cité surtout la mine d'or de Salsigne dans la Montagne Noire et le département de l'Aude, fermée en 2004), de cuivre (par exemple la mine de Pioch Farrus, à Cabrières dans l'Hérault, était exploitée au Néolithique final il y a 5 000 ans), de schistes bitumineux (du lac de la Cisba à Sévérac-le-Château dans l'Aveyron jusqu'en 1951), de zinc et de plombArrens dans les Hautes-Pyrénées jusqu'en 1983, la mine de la Croix de Pallières dans les basses Cévennes gardoises est exploitée jusqu'en 1971, celle de Bentaillou dans la vallée pyrénéenne du Biros a quant-à-elle été arrêtée dès 1955) ou encore d'uraniumLodève dans l'Hérault jusqu'en 1997). Le sud du Massif central présente également des réserves houillères qui ont fait l'objet d'une exploitation jusqu'en 2001 dans les mines des Cévennes dans le Gard (pays d'Alès), de Decazeville dans l'Aveyron et de Carmaux dans le Tarn.

Ce cadre topographie et géologique particulier, ainsi que la situation de la région, contribuent à créer certaines particularités climatiques locales.

Stations de sports d'hiver du Massif Central[modifier | modifier le code]

Stations de sports d'hiver des Pyrénées[modifier | modifier le code]

Plages et ports de plaisance[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Carte des climats de France métropolitaine hors Corse en 2010.
Carte schématique expliquant le phénomène d'épisode cévenol et méditerranéen.
Schéma explicatif de l'effet de foehn : variation de la température en amont et en aval de l'obstacle.

La région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées est à cheval sur trois grands domaines climatiques : le littoral languedocien est soumis au climat méditerranéen (Csa, voire tendant vers le Csb dans certaines zones, selon la classification de Köppen) ; le bassin aquitain a un climat océanique légèrement plus chaud car plus au sud (climat océanique aquitain, Cfb de Köppen) ; le Massif central et les Pyrénées détiennent un climat sous influence montagnarde (seul les plus hauts sommets des Pyrénées ont un climat montagnard). L'espace situé entre le toulousain et le seuil du Lauragais sous influence à la fois océanique et montagnarde.

Dans le climat méditerranéen, l’amplitude annuelle est assez limitée, étant de 14°C à Perpignan, de 15°C à Sète, de 17°C à Montpellier et de 18°C à Nîmes. Ces valeurs sont comparables à celles des climats semi-océaniques, malgré la latitude souvent plus basse. Les hivers sont toutefois un peu plus doux que ceux de la façade ouest : la température moyenne de janvier va de 6,9°C à Nîmes à 8,4°C à Perpignan, le nombre de jours de gel annuel est de 8,5 à Sète et de 12,1 au Grau-du-Roi sur la côte, de 13,5 à Perpignan et de 25,3 à Montpellier, à quelques km du littoral[54]. Les étés sont par définition chauds et secs ; la température moyenne de juillet va de 23°C à Sète à 24,9 à Nîmes. Le minimum de pluie en été est accusé avec en juillet, 12,4 mm ou 13,1 mm sur le littoral respectivement au Grau-du-Roi et à Sète mais 16,4 mm à Montpellier, 17,1 mm à Perpignan et 28,2 mm à Nîmes. L'ensoleillement, comme sur l'ensemble du pourtour méditerranéen, y est très élevé : en moyenne, 2 506 heures par an à Perpignan, 2 663 à Nîmes et 2 668,2 à Montpellier.

Pour le climat méditerranéen sous influence océanique, les températures moyennes sont légèrelement plus basses, en hiver comme en été, et les précipitations sont plus fortes. Ainsi, à Toulouse et Albi si l'amplitude annuelle reste à peu près identiques à celles du littoral languedocien (16°C), les moyennes thermiques de janvier (5,9°C) et de juillet (22°C) sont inférieures de 1 à 3°C, tandis que le mois le moins pluvieux, qui reste juillet, connaît 37,7 mm de précipitations. L'ensoleillement y est moins important (2 031 heures par an à Toulouse et 2200 heures à Albi.

Concernant le climat océanique aquitain, les hivers restent plutôt doux (en janvier 5°C à Gourdon, 5,2 à Auch, 5,5 à Montauban) avec des gelées qui peuvent toutefois être sévères. Sur la période 1971-2000, les minima absolus sont de -20°C à Montauban. Les étés sont plus chauds que dans le type océanique des territoires situés plus au nord (en juillet 20,3°C à Gourdon, 20,7°C à Auch, 22,5°C à Montauban) et orageux. Comme pour le domaine parisien, l’amplitude s’accroît avec l'éloignement par rapport au littoral mais reste dans des limites raisonnables, avec 15,5°C à Auch. Les précipitations sont régulières toute l’année, mais contrairement au domaine «parisien», le minimum estival persiste le plus souvent y compris quand on va vers l’est. On note aussi un maximum de printemps qui n’existe pas au nord, en particulier au pied des Pyrénées. Ces pluies sont modérées au centre du bassin (Montauban 747 mm/an) et s’accroissent à l’approche des massifs (Gourdon 883 mm/an). L'ensoleillement diminue quand on s’approche des Pyrénées-Atlantiques avec 1 866 heures par an à Auch, et augmente vers l'est et la Méditerranée : Gourdon 2054 heures et Albi 2200 heures[54]. Bien que ce climat soit plus méridional que le type « parisien », les brouillards ou nuages bas hivernaux par temps anticyclonique sont encore fréquents.

Dans les massifs du nord et du sud de la région, avec l'altitude, la température diminue et, pour les versants exposés aux vents pluvieux, les précipitations augmentent. Dans les petits massifs et les contreforts externes, le climat montagnard correspond au climat de la plaine voisine modifié par l’altitude. Les hivers deviennent nettement plus froids qu'en plaine, la température moyenne de janvier reste toutefois positive en moyenne montagne : 0,6°C à Mende (1 019 m). Cette température hivernale devient toutefois nettement négative dans les vallées encaissées ou lorsque l'altitude augmente comme au Mont Aigoual (1 567 m) avec -1,4°C. Là où la température moyenne hivernale est inférieure à °C, la neige tombe régulièrement et tient longtemps en hiver. Les étés sont frais, le mont Aigoual enregistre une moyenne de juillet de 13,1°C. La diminution de la température avec l’altitude n’est pas uniforme selon la saison, elle est plus marquée au printemps et en été qu’en automne et en hiver ce qui fait que l’amplitude annuelle tend à être plus faible en altitude que dans les plaines environnantes. Le rythme de l’ensoleillement est différent, en hiver par temps anticyclonique, les massifs surplombent généralement la couche d’inversion, ils sont alors ensoleillés et relativement doux tandis que la plaine reste dans le froid et la grisaille. En été, les cumulus sont plus nombreux près des sommets, les massifs connaissent un temps nuageux avec des orages en fin d’après-midi alors que le temps reste bien ensoleillé en plaine. La montagne tend à être plus ensoleillée que la plaine en hiver, et inversement en été.

Le cadre topographique de la région crée également des phénomènes climatiques et météorologiques spécifiques. Notamment, les reliefs créent les conditions de développement de vents relativement violents, par accélérations des vents maritimes, océaniques ou nordiques du fait de l’effet de canalisation (effet Venturi) des massifs environnants (Massif central et Pyrénées dans le seuil du Lauragais, Massif central et Alpes par le couloir rhodanien au nord-est). Ainsi, trois vents de couloir marquent régulièrement les territoires de la région : provenant du Lauragais, le vent d'autan souffle depuis le sud-est / sud-sud-est dans la partie orientale du bassin aquitain et le sud-ouest du Massif central, tandis que la tramontane vient en sens inverse du nord-nord-ouest vers le littoral languedocien[55],[56]. Le mistral provient du nord – nord-ouest par la vallée du Rhône, et affecte surtout la partie orientale de la plaine languedocienne et le sud-est du Massif central. Ces vents, généralement puissants, assèchent l’air, dégagent le ciel et, en hiver dans le climat méditerranéen, peuvent provoquer des épisodes froids plus fréquents que dans les régions protégées comme la Côte d'Azur[54].

La rencontre de l'air froid océanique avec de l'air chaud et humide porté par des vents provenant du Golfe du Lion (appelés « entrées maritimes »), et l'accumulation des masses nuageuses ainsi formées sur les reliefs du sud du Massif central (essentiellement les Cévennes), provoquent des phénomènes orageux violents. Appelés « épisodes cévenols », ils affectent surtout le Gard, l'Hérault et la Lozère (un phénomène identique existant dans l'Aude avec la Montagne Noire), essentiellement en automne. Des mois de précipitations peuvent alors s’abattre en quelques jours, provoquant le gonflement des fleuves côtiers (appelés rivières cévenoles) et des inondations en plaine, causant alors des dégâts importants.

Dans le piémont pyrénéen et le bassin aquitain, en automne et en hiver, le vent de sud à sud-ouest peut amener un temps sec et exceptionnellement chaud pour la saison, à cause de l’effet de foehn dû au franchissement des Pyrénées par une masse d’air doux en provenance d’Espagne[54]. Ce phénomène peut favoriser les incendies forestiers.

Ces particularités climatiques locales combinées à la grande variété de reliefs, d'espace aquatiques et de nature des sols permet l'épanouissement d'une flore et d'une faune abondante et fortement diversifiée.

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Régions naturelles[modifier | modifier le code]

Parcs et sites naturels[modifier | modifier le code]

Carte générale des Espaces protégés dans les Pyrénées françaises.

La région compte plusieurs parcs naturels au sein desquels la faune et la flore sont protégées. Si ces parcs nationaux et ces parcs naturels régionaux ne représentent qu'environ un quart du territoire régional, ils sont représentatifs de la biosphère de l'ensemble des milieux compris dans la région :

Carte du territoire des Causses et des Cévennes.

Les conditions orographiques, géologiques, hydrographiques et climatiques ont donc contribué à forger une assez forte variété de paysage dans le périmètre de la région, autant que l'occupation humaine qui remonte au Paléolithique supérieur.

Patrimoine historique et culturel[modifier | modifier le code]

La région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées est riche d'un patrimoine historique qui retrace plusieurs milliers d'années d'histoire, détenant des vestiges remontant aux premières traces de civilisations humaines avec de nombreuses grottes préhistoriques telles que la grotte de Niaux située en Ariège ou celle du Pech Merle dans le Lot. Elle possède également de nombreux sites gallo-romains datant de l'Antiquité avec, par exemple, le Pont du Gard, les Arènes de Nîmes. Le Moyen Âge a fortement marqué de son empreinte les paysages de la région, de la morphologie des centres anciens de la plupart des villes aux multiples édifices religieux qui quadrillent une des terres les plus anciennement christianisées de Méditerranée occidentale (abbayes, églises, cathédrales) en passant par les nombreux châteaux-forts et forteresses liés aux conflits seigneuriaux qui ont alors régulièrement touché ce territoire très divisé politiquement, comme la Croisade albigeoise (1208-1229) ou la Guerre de Cent Ans. Peuvent ainsi être cités, parmi ces monuments médiévaux, la Cité de Carcassonne, la ville neuve fortifiée d'Aigues-Mortes ou encore la Cathédrale Saintes-Cécile à Albi. C'est au cours du Moyen Âge central que l'identité de la région se crée et que le commerce se développe. Durant l'époque moderne, la région, désormais entièrement incluse dans le domaine royal français, voit se multiplier les interventions étatiques, avec l'Arc de triomphe prolongé par la Promenade du Peyrou à Montpellier ou le Canal du Midi permettant de relier l'Atlantique à la Méditerranée, auxquelles répondent certaines réalisations communales comme le nouveau et actuel Capitole à Toulouse ou la reconstruction en pierre de la Place royale (actuelle Place Nationale) à Montauban. Enfin, les territoires du Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées se sont dotés d'un patrimoine culturel et gastronomique à la fois spécifique et diversifié.

Patrimoine préhistorique et protohistorique[modifier | modifier le code]

La préhistoire a laissé de nombreuse traces dans la région tels que des fossiles comme, par exemple, un mandibule découvert en 1949 par Raoul Cammas à Montmaurin dans la grotte de la Niche sur le site de Coupe-Gorge (gorge de la Seygouade). Cette mâchoire humaine fut pendant longtemps le plus vieux reste humain découvert en France. En effet le fossile est vieux de 130 000 ans, ce qui remonte à l'époque du Néandertal.

On peut aussi retrouver les premières manifestations artistiques comme dans la grotte de Niaux en Ariège qui constitue la plus grande grotte ornée d'Europe avec celle de Lascaux, célèbre notamment pour son « Salon noir » où s'animent des centaines de bisons, de cerfs, de chevaux,... Toujours en Ariège, tout près de Saint-Bertrand-de-Comminges, les grottes de Gargas, classées comme grands site de Midi-Pyrénées, attirent également la curiosité avec leurs empreintes de « mains négatives ». Ce type de peinture peut aussi être observé dans le Lot, dans la grotte du Pech Merle, autre site préhistorique important à Cabrerets dans la vallée du Célé, proche de Saint-Cirq-Lapopie où on peut y découvrir sept salles somptueuses dans lesquelles l'art pariétal se révèle dans toute sa splendeur : gravures, peintures, signes énigmatiques, traces de mains, empreintes de pas… Peut encore être citée la grotte des Merveilles de Rocamadour, sans oublier les très intéressantes grottes de Cougnac à Gourdon.

De nouveau dans l'Ariège, la grotte du Mas d'Azil, véritable curiosité naturelle qui a donné son nom à la civilisation azilienne, a livré une foule d'objets d'art réunis dans le musée du Mas d'Azil. Dans la grotte de Bédeilhac, les bas-reliefs modelés en argile sont uniques au monde, tandis que, dans la grotte de la Vache, a été trouvé un campement de chasseurs préhistoriques intact. Dans le Tarn-et-Garonne, à Bruniquel, a été découvert en 2016 des constructions réalisées par les hommes de Néandertal datant d'il y a 176 500 ans ainsi que des traces de feu et d'os calciné. Cette découverte a remis en cause la date de fréquentation des grottes par l'Homme, la plus ancienne preuve formelle datant jusqu'ici de 38 000 ans (Chauvet). À Caune de l'Arago, plus connu sous le nom de la "grotte de Tautavel" dans les Pyrénées-Orientales, à proximité du village de Tautavel, la grotte perchée qui domine la vallée abrite l’un des plus gros gisements préhistoriques du monde. En effet sur ce site ont été retrouvés 260 000 objets, les traces d'une faune nombreuse et variée, avec 122 espèces différentes, des restes humains attribués à l'homme de Tautavel, des vestiges lithiques, des ossements datant du Paléolithique inférieur puis des centaines d'autres fossiles humains (visibles au Musée de Préhistoire de Tautavel).

Patrimoine antique[modifier | modifier le code]

Les territoires de l'actuelle région Languedoc-Roussillon–Midi-Pyrénées comprenaient, à l'époque pré-romaine, plusieurs tribus ou confédérations gauloises : les Atacinis, les Bodionticis, les Cadurques, les Élisyques, les Salyens, les Sardones, les Ségusiaves, les Tricastins, les Tricorii, les Voconces, les Volques Arécomiques et les Volques Tectosages. Dans la partie occidentale étaient également installés des peuples aquitains, comme les Ausques.

Durant la période gauloise, la région fait partie de la Celtique méditerranéenne. Vers la fin du IIIe siècle av. J.-C., un peuple celtique, les Volques, prend ses quartiers dans la région allant du Rhône à la Garonne, des Cévennes aux Pyrénées. Ils ont pour capitale des oppida à Toulouse et Nîmes. Des échanges ont lieu avec les autres civilisations méditerranéennes, notamment à travers une colonie grecque à Agde.

Toutes les villes gauloises méditerranéennes sont conquises par les Romains dès le IIe siècle av. J.-C., avec la création de la première province gauloise, la Provincia romana. Narbonne est créée pour pacifier la province en -118 et devient la capitale de cette province, désormais surnommée Narbonnaise. Une des premières provinces à être romanisée, elle est notamment le lieu de naissance du futur empereur Claude, à Nîmes. Au début du Ve siècle a lieu l'invasion des Vandales. Quelques années plus tard, les Wisigoths s'imposent. Les Romains leur abandonnent la garde du territoire par la signature d'un fœdus en 418. Le royaume wisigoth occupe bientôt le tiers sud de la Gaule, puis la péninsule ibérique. Toulouse devient leur capitale pendant presque un siècle. Comme la plupart des peuples germaniques fédérés à l'empire romain, les Wisigoths, essentiellement installés dans la région de leur capitale, ne font pas table rase des institutions et promulguent la continuité du droit romain pour les populations gallo-romaines qui restent majoritaires, à travers la rédaction du Bréviaire d'Alaric, et s'en inspirent fortement pour édicter le droit qui leur est propre, compilé dans le Code d'Euric. La persistance du droit romain va permettre la continuité d'un haut niveau d'efficacité institutionnelle et administrative, tradition juridique qui va ensuite imprégner le droit féodal médiéval, davantage marqué par l'usage de l'écrit et d'un droit positif que dans le nord du royaume des Francs. Cependant, les Wisigoths sont adeptes d'une hérésie orientale dite d'Arius, qui développe un christianisme remettant en cause la nature divine du Christ. Cette hérésie provoque des incompréhensions récurrentes avec les sujets gallo-romains de ce royaume, pour leur part fidèles à l'orthodoxie. Clovis, qui vient de rassembler sous son autorité un autre peuple germanique fédéré et récemment converti au christianisme romain, les Francs, peut alors annexer une partie de la région au début du VIe siècle avec l'appui des évêques et de l'aristocratie locale. S'ensuit alors une longue période trouble au cours de laquelle la région est dispersée territorialement entre la Septimanie autour de Narbonne, encore sous domination wisigothe puis maure à partir de 719, et la Novempopulanie qui va former un vaste duché de Gascogne cherchant à se détacher de l'autorité des Francs.

Les civilisations gauloises puis romaines ont laissé de nombreux vestiges dans la région notamment dans le Gard, comme le Pont du Gard qui est le plus ancien site de la région à avoir été classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, ou à Nîmes (Nemausus) où on peut retrouver les Arènes de Nîmes, la Maison Carrée, le Temple de Diane, la Tour Magne, la Porte d'Auguste, la Porte de France, le Castellum, ou encore les Thermes romains de Gaujac. Dans l'Hérault peuvent être cités le site antique de Lattara, le Pont romain de Saint-Thibéry, l’oppidum d’Ambrussum à Villetelle et son pont sur le Vidourle, la villa gallo-romaine de Loupian. À Narbonne (Garbo Martius), l'ancienne capitale provinciale, figurent plusieurs Horrea. Dans les Pyrénées-Orientales sont conservés les vestiges de l'ancien oppidum gallo-romain de Ruscino. En Haute-Garonne, peuvent être cités la villa gallo-romaine de Montmaurin ou encore l’amphithéâtre romain de Purpan-Ancely à Toulouse (Tolosa. S'y ajoutent, par exemple, plusieurs vestiges de la Via Domitia.

Patrimoine médiéval[modifier | modifier le code]

Cette province fut temporairement dominée par les Maures à partir de 718-719, avant d'être conquise par Pépin le Bref. Est alors constituée une marche de Gothie, incluse dans le royaume d'Aquitaine créé en 778. Ce vaste territoire englobant tout le Sud du Rhône à l'Atlantique en vue de fédérer la reconquête méridionale et ibérique, avec pour capitale Toulouse, est donné en partage par Charlemagne à un de ses fils, Louis Ier dit le Pieux (778-†840), roi d'Aquitaine (781-814) puis empereur d'Occident (814-840). L'administration de cet immense territoire est confiée aux Comtes de Toulouse et aux comtes de Barcelone. Dès lors, la transmission de ces deux comtés devenant héréditaire, les deux dynasties ainsi formées à Toulouse et à Barcelone vont n'avoir de cesse, en s'alliant régulièrement ou parfois de manière rivale, que de repousser les Maures vers le sud et d'asseoir leur autorité sur ces territoires pour redonner une unité politique à la Narbonnaise. Pourtant, entre les deux vastes principautés toulousaines à l'ouest et catalanes au sud, le pouvoir se retrouve de plus en plus privatisé par une petite chevalerie locale, qui augmente au contraire le morcellement de l'ancienne province romaine. Pour encadrer la violence seigneuriale générée par cette compétition féodale, les autorités ecclésiastiques (elle-même actrices de ces luttes pour le pouvoir dans la région) et les communautés paysannes ou urbaines négocient ou imposent la prestation de serments (Paix de Dieu, Trêve de Dieu) ou l'obtention de chartes de libertés. Les cités se dotent d'institutions communales aux XIIe siècle et XIIIe siècle, généralement appelées « consulats » (les magistrats municipaux reprenant le vieux titre romain de consul, ou « capitoul » à Toulouse) : à Narbonne, Nîmes, Béziers, Toulouse, Montpellier. Ces consulats, formés par les grands marchands, les changeurs et la noblesse urbaine, deviennent de nouveaux acteurs de la lutte pour le pouvoir dans les villes, face aux seigneurs et aux évêques.

De ce cadre va naître ce qui est appelé Languedoc à partir du XIIIe siècle, de la Garonne au Rhône, de Toulouse à Saint-Gilles. Raymond IV dit Raimond de Saint Gilles (1042-1115) va en partie atteindre l'objectif de cette unité territoriale, en agrandissant par mariage sa seigneurie aux comtés et vicomtés de Rouergue, de Nîmes, d'Agde, de Béziers et d'Uzès. Les comtes de Barcelone pour leur part détiennent en propre ou indirectement en tant que suzerains les comtés de Roussillon, de Narbonne, de Carcassonne ou de Gévaudan, ainsi que la seigneurie de Montpellier à partir de 1204. Un lignage de chevaliers, les Trencavel, vassal de ces deux puissances régionales, va fédérer au XIIe siècle les fiefs d'Albi, Carcassonne, Béziers, Agde et Nîmes. Dans le même temps, le développement à partir du XIe siècle du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, dont les chemins convergent des quatre coins de l'Europe vers les Pyrénées, la pacification des routes terrestres ou l'essor nouveau du Bassin méditerranéen assurent le succès de nombreux sanctuaires locaux ainsi que l'essor commercial d'un réseau urbain relativement dense. L'affirmation de puissantes familles comtales, vicomtales ou seigneuriales va être de plus accompagnée de la constitution de cours chevaleresques brillantes (à Toulouse, Albi, Béziers, Narbonne, Montpellier), où se forge une culture spécifique nourrie de la tradition des troubadours et se codifie une langue littéraire, l'occitan.

Malgré cette homogénéisation relative sur les plans politiques, culturels et linguistiques, la défense des particularismes coutumiers autant que l'ascension d'une bourgeoisie de cité contribuent à une certaine laïcisation des pratiques religieuses et donc au développement de mouvements religieux hétérogènes qualifiés « d'hérétiques » et de « cathares » par une Église romaine en quête d'uniformisation et de normalisation. Celle-ci entame au tournant du XIIIe siècle une politique active de répression de toute forme de dissidence, se heurtant aux pouvoirs comtaux qui voient dans l'action des légats pontificaux une ingérence dans leurs prérogatives traditionnelles. L'ordre mendiant des frères prêcheurs est créé à Toulouse par le castillan Dominique de Guzmán, pour donner l'exemple d'une nouvelle foi. La Croisade des Albigeois ainsi engagée par le pouvoir pontifical sert de prétexte au roi de France pour annexer les régions méridionales à partir de 1224. La bataille de Muret a lieu le , Toulouse est assiégée par Simon IV de Montfort et prise en 1215, en 1222 est créée la première bastide de Cordes, et en 1229 est fondée l'université de Toulouse.

Le traité de Corbeil de 1258 entérine désormais une division territoriale au Sud : les Corbières formèrent la frontière entre le royaume de France et la Couronne d'Aragon. La seule unité existant à cette époque entre le Bas-Languedoc et le Roussillon-Cerdagne est ecclésiastique : la province de Narbonne de laquelle dépendaient les évêchés de Béziers, d'Elne, de Saint-Pons-de-Thomières, de Saint-Papoul, de Maguelone, de Nîmes, d'Uzès, d'Agde et de Mende. Le royaume de Majorque qui exista à la fin du XIIIe siècle et au début du XIVe siècle rassemblait le comté de Roussillon, le comté de Cerdagne et la seigneurie de Montpellier.

Après la croisade des Albigeois, à la suite de l'extinction des dynasties des Trencavel et des comtes de Toulouse à la mort de Jeanne fille de Raymond VII, les territoires entre le Toulousain et la rive droite du Bas-Rhône sont tous, à quelques exceptions près, rattachés au domaine royal français entre 1224 et 1271. C'est peu après que la construction de la cathédrale d'Albi débute (1277).

De là naît le Languedoc royal, qui va persister jusqu'à la Révolution française, conservant ses coutumes, sa langue et une administration spécifique. Le Languedoc, une des premières grandes provinces rattachées à la Couronne, perd alors son autonomie, mais va profondément influencer par sa culture latine une « Île de France » capétienne encore marquée par ses dynasties de Francs germaniques. La province va toujours se montrer garante de la cohésion du territoire royal, même dans les périodes les plus troubles comme la guerre de Cent Ans qui débute en 1337. C'est au cours de cette guerre que la peste fait rage régulièrement dans le Midi.

C'est cette longue période d'histoire qui a laissé le plus de sites inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO dans la région. Il s'agit de la ville historique fortifiée de Carcassonne dans l'Aude en 1997, la Cité épiscopale d'Albi dans le Tarn en 2010, et 28 des 71 monuments inscrits au titre des Chemins de Compostelle en France en 1998 : l'abbatiale de Saint-Gilles dans le Gard, l'abbaye de Gellone à Saint-Guilhem-le-Désert et le Pont du Diable à Saint-Jean-de-Fos dans l'Hérault, l'église Notre-Dame de Tramesaygues à Audressein et l'ensemble épiscopal de Saint-Lizier (cathédrale Saint-Lizier et son cloître, cathédrale Notre-Dame-de-la-Sède, le palais épiscopal et les remparts) en Ariège, l'abbatiale Sainte-Foy et le pont sur le Dourdou à Conques, le Pont Vieux d'Espalion, le pont d'Estaing et le pont des Pèlerins de Saint-Chély-d'Aubrac en Aveyron, la cathédrale Notre-Dame et la basilique paléochrétienne (chapelle Saint-Julien) de Saint-Bertrand-de-Comminges, la basilique Saint-Sernin et l'Hôtel-Dieu Saint-Jacques de Toulouse et la basilique Saint-Just de Valcabrère en Haute-Garonne, la cathédrale Sainte-Marie d'Auch, le pont d'Artigues de Beaumont et la collégiale Saint-Pierre de La Romieu dans le Gers, la cathédrale Saint-Étienne et le pont Valentré de Cahors, l'Hôpital Saint-Jacques de Figeac et la Cité religieuse de Rocamadour dans le Lot, la chapelle des Templiers d'Aragnouet, les églises Saint-Jean-Baptiste de Gavarnie, Saint-Laurent de Jézeau et Saint-Jacques d'Ourdis-Cotdoussan dans les Hautes-Pyrénées, l'église Notre-Dame-du-Bourg de Rabastens dans le Tarn ainsi que l'abbatiale Saint-Pierre et son cloître de Moissac dans le Tarn-et-Garonne.

Parmi les autres grands édifices médiévaux encore existants figurent le Château des Comtes de Foix ou le Château de Najac dans l'Ariège, le palais des Rois de Majorque, le Castillet, la Loge de mer à Perpignan dans les Pyrénées-Orientales, la ville fortifiée d'Aigues-Mortes dans le Gard, le monastère-collège Saint-Germain-Saint-Benoît (actuel bâtiment ancien de la Faculté), son église abbatiale (actuelle cathédrale Saint-Pierre) et son cloître, largement modifiés à l'époque moderne, à Montpellier, l'Hôtel des Trésoriers de France, la tour de la Babotte ou la tour des Pins également à Montpellier, l'ancienne cité épiscopale de Maguelone ou encore le Pont Vieux et la cathédrale Saint-Nazaire de Béziers dans l'Hérault, la cathédrale Saint-Just-et-Saint-Pasteur, le Palais des archevêques ou le pont des Marchands à Narbonne dans l'Aude, l'ensemble conventuel des Jacobins de Toulouse en Haute-Garonne, etc. Ainsi que des milliers d'autres monuments.

Patrimoine moderne, industriel et contemporain[modifier | modifier le code]

L'époque moderne est d'abord marquée par les guerres de religion (1562-1598) qui ont ébranlé la région en opposant violemment catholiques et protestants. Montauban, Castres, Millau, Montpellier figurent parmi les places fortes protestantes, finalement reprises en main par le pouvoir royal à l'issue des rébellions huguenotes (1621-1629). Par la suite, l'interventionnisme royal s'intensifie dans le Midi, aboutissant à plusieurs réalisations remarquables : la plus emblématique de la période reste le creusement du canal du Midi, canal royal du Languedoc, reliant Toulouse à Sète, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, construit par Pierre-Paul Riquet entre 1666 et 1688. L'architecte militaire Vauban y construit plusieurs de ses forteresses afin de compléter son réseau défensif. Deux d'entre elles dans la région, situées dans les Pyrénées-Orientales, font partie des douze sites majeurs de Vauban classés au patrimoine mondial en 2008 : Mont-Louis et Villefranche-de-Conflent. Celles-ci s'ajoutent dans le Roussillon à des places fortes construites au début de l'époque moderne par les Rois catholiques puis leur petit-fils Charles-Quint : la Forteresse de Salses ou le Fort Saint-Elme de Collioure. Montpellier est particulièrement marquée par l'evergétisme royal, comme la Citadelle construite entre 1624 et 1627 pour surveiller la ville qui s'était révolté, ou encore l'ensemble formé par l'Arc de triomphe (1691) et la Place royale du Peyrou (1689), ornée de sa statue équestre de Louis XIV (la première datant de 1718 a été fondue pendant la Révolution française, l'actuelle a été inaugurée en 1828) et de son château d'eau monumental (1768) alimenté par l'aqueduc Saint-Clément (les Arceaux).

Les villes qui connaissent un certain essor, pour des raisons variables et à des époques différentes, vont voir apparaître une bourgeoisie ou une petite noblesse de robe. C'est ainsi que la culture du pastel qui prospère jusqu'à la fin du XVIe siècle ou la présence d'institutions et de juridictions importantes jusqu'à la Révolution française (Parlement de Toulouse, Cour des Aides de Montpellier, Chambre de l'Édit de Nantes à Castres ou le Conseil souverain de Roussillon) voient prospérer grands marchands, magistrats et avocats qui se construisent des hôtels particuliers (assez nombreux à Toulouse comme l'hôtel d'Assézat ou l'hôtel Dumay, à Castres comme ceux de Nayrac ou de Viviès, à Albi comme la maison Enjalbert ou l'hôtel Gorsse, à Montpellier comme l'hôtel de Belleval ou l'hôtel Saint-Côme, à Nîmes comme l'hôtel de l'Académie ou celui de Balincourt) ou des résidences imposantes dans l'arrière pays (les folies montpelliéraines sont particulièrement représentatives de cette tendance, avec par exemple le château d'Ô ou le château de Flaugergues).

Des travaux d'urbanisme sont également entrepris durant cette période par les pouvoirs consulaires, contribuant à façonner l'aspect de nombreux centres-villes actuels : la reconstruction de la Place royale(actuelle Place Nationale) à Montauban pour prendre son aspect actuel suite à un incendie en 1614 ; la construction du nouveau palais monumental des Capitouls qui va devenir l'actuel Capitole à Toulouse commence en 1750 ; l'aménagement de la Place de la Comédie à Montpellier débute en 1755. Enfin, la Contre-Réforme et le retour en force du catholicisme dans les anciennes places de sûreté huguenotes entraînent la construction de nouveaux monuments religieux : le nouveau Palais épiscopal de Castres (1666-1673) et ses Jardins (1696), la cathédrale de Montauban (1692-1739), la basilique Notre-Dame des Tables de Montpellier (1707-1748).

Lorsque survient la Révolution française, Olympe de Gouges personnalité montalbannaise, devient emblématique de la Révolution pour avoir été l'auteure de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, et qui fut guillotinée en 1793 à Paris. Cependant la région reste relativement à l’écart des événements. Les départements actuels sont fondés en 1790, sauf le Tarn-et-Garonne qui lui est créé en 1808 par Napoléon Ier. Si la région est peu touchée par la Révolution industrielle, les villes s'agrandissent sous l'effet de l'exode rural et se modernisent au XIXe siècle, avec : la construction des gares ferroviaires, l'aménagement d'esplanades ou de boulevards par le comblement des fossés des anciennes enceintes (Allées Paul-Riquet de Béziers, boulevard du Jeu-de-Paume à Montpellier), l'influence des travaux haussmanniens dans l'urbanisme (percées de grandes artères comme la rue d'Alsace-Lorraine à Toulouse ou les rues de la Loge et Foch à Montpellier) ou l'architecture (les immeubles qui entourent la place de la Comédie à Montpellier dont l'emblématique « scaphandrier »), l'ouverture de jardins à l'anglaise (le plateau des poètes à Béziers, le Jardin Royal et le Grand Rond à Toulouse), la fondation de Grands magasins ou le développement du mobilier urbain.

Peu de bâtiments d'architecture industrielle sont conservés, à l'exception notable d'un type de bâtiment qui marque le centre de nombreux villages ou petites villes des régions vinicoles du Languedoc ou du Roussillon : les caves coopératives de vinification (l'une des plus anciennes est celle de Maraussan dans l'Hérault, peuvent également être citées celles de Caramany dans les Pyrénées-Orientales ou de Saint-Théodorit et de Tavel dans le Gard). Peuvent s'y rajouter l'aéroport de Toulouse - Montaudran en Haute-Garonne (berceau de l'industrie aéronautique française et de l'Aéropostale au début du XXe siècle), les anciens entrepôts Dubonnet de Sète, l'usine métallurgique de Pamiers, les Hauts Fourneaux du Saut du Tarn, les sites houillers (la mine témoin d'Alès ou les Puits Ricard de La Grand-Combe dans le Gard, la centrale électrique de la mine de charbon de Carmaux dans le Tarn, site de La Découverte ainsi que les musées de la mine Lucien Mazars et de lé géologie Pierre Vetter à Decazeville dans l'Aveyron) ou les anciennes filatures lainières de Castres-Mazamet. Certaines lignes de chemin de fer et leurs trains ont été patrimonialisés et transformés en attractions touristiques : la ligne de Cerdagne et son « train jaune » (exploité dans le réseau normal de la SNCF) entre Villefranche-de-Conflent et Latour-de-Carol dans les Pyrénées-Orientales ; le train à vapeur des Cévennes entre Anduze et Saint-Jean-du-Gard dans le Gard ; le train du pays Cathare et du Fenouillèdes entre Rivesaltes dans les Pyrénées-Orientales et Axat dans l'Aude ; le chemin de fer touristique du Tarn à Saint-Lieux-lès-Lavaur.

Patrimoine civil d'après 1945[modifier | modifier le code]

Après la Seconde Guerre mondiale, et de façon plus intense à partir des années 1960, la région entre dans une phase de dynamisme économique et démographique, porté par des mouvements migratoires autant internes qu'externes au territoire métropolitain, par l'envol pris par le tourisme de masse et par la prospérité de secteurs d'activités innovants, de l'industrie de pointe (surtout l'aéronautique et l'aérospatiale) au tertiaire supérieur. Le tout est alors accompagné par d'importantes politiques publiques, qu'elles soient initiées par l'État dans le cadre de la politique d'aménagement du territoire dans les années 1960 (Mission Racine d'aménagement touristique du littoral languedocien, choix de Toulouse comme métropole d'équilibre, ...) ou par les collectivités locales (comme les travaux d'urbanisme engagés à partir des années 1970 à Montpellier par son maire, Georges Frêche).

De grandes réalisations sont alors opérées, souvent par des architectes renommés sélectionnés lors de concours publics internationaux : les « Pyramides » de La Grande-Motte (1965-1976) sur la côte héraultaise par le français Jean Balladur ; le quartier nouveau d'Antigone et l'Hôtel de région du Languedoc-Roussillon (1978-2000) par le catalan Ricardo Bofill à Montpellier ; le Carré d'art (1993) accueillant le musée d'art contemporain et la bibliothèque municipale de Nîmes par le britannique Norman Foster ; le viaduc de Millau (2004), le plus élevé au monde, dans l'Aveyron, également par Norman Foster ; la Médiathèque José-Cabanis (2004) de Toulouse par le cabinet d'architecture de Jean-Pierre Buffi associé au cabinet d'architecture toulousain Séquences et Architectes Associés ; le nouvel Hôtel de ville de Montpellier (2011) par les français Jean Nouvel et François Fontès.

Villes et villages de caractère[modifier | modifier le code]

Dans la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées , les bastides et villages de caractères ont pris peu à peu place dans les différents paysages de la région. De la Camargue aux Causses du Quercy, en passant par les plaines toulousaine, des Pyrénées aux Cévennes, et les Pays catalans jusqu'à la Méditerranée, dans les quatre coins de la région s'étendent des villes et villages aux caractéristiques spécifiques.

La région s'appuie sur la présence de ces villages pittoresques, souvent d’origine médiévale, avec l'appartenance à l'association Les plus beaux villages de France :

Certaines villes, Carcassonne (11), Narbonne (11), Millau (12), Beaucaire (30), Nîmes (30), Uzès (30), Lodève (34), Figeac (46), Cahors (46), Perpignan (66), Montauban (82), Moissac (82), sont pour leur part labellisées « villes d’art et d’histoire » en raison de leur patrimoine culturel (musées, monuments).

Il existe également dans la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées de nombreux « Pays » labellisés « Pays d’art et d’histoire » en raison de leur richesse : Pyrénées cathares (09), Bastides du Rouergue (12), Grand Rodez (12), Grand Auch (32), Pézenas (34), Vallée de la Dordogne lotoise (46), Pays d'art et d'histoire Mende et Lot en Gévaudan (48), Vallées d'Aure et du Louron (65), Pays d'art et d'histoire "Vallée de la Tet" (66), Pays d’Art et d’histoire transfrontalier "Les Vallées catalanes du Tech et du Ter" (66).

Enfin, de nombreux lieux et sites urbains ou ruraux sont labellisés « Grands sites Midi-Pyrénées » :

Patrimoine culturel immatériel[modifier | modifier le code]

L'histoire des différents pays, villages et villes qui composent la région a contribué à forger des pratiques et manifestations culturelles spécifiques, devenues des atouts touristiques majeurs. Ainsi, des savoir-faire, des pratiques rituelles, des danses, des jeux, des réalisations sportives, des figures, des processions, des fêtes votives, carnavals ou Mardi gras jalonnent la vie culturelle du Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

Parmi les pratiques classées au patrimoine culturel immatériel de l'humanité et présentes dans la région figurent : le poulain de Pézenas, l'un des animaux totémiques les plus représentatifs du Midi de la France par ses dimensions, sa notoriété et son histoire, inscrit au titre des Géants et dragons processionnels de Belgique et de France (2005) ; les Castells catalans (2010) dans les Pyrénées-Orientales (Castellers del Riberal de Baho, les Angelets del Vallespir de Saint-Jean-Pla-de-Corts, les Pallagos del Conflent de Prades, la colla étudiante des Mangoners à l'université de Perpignan) ; la fauconnerie (2010) est encore pratiquée et enseignée, avec des démonstrations dans des parcs ou lors de fêtes médiévales notamment au Donjon des aigles du château de Beaucens dans les Hautes-Pyrénées (parc zoologique entièrement dédié aux rapaces, avec l'une des principales collections de cetype d'animaux au monde) ou le Parc animalier de Pradinas dans l'Aveyron, ou avec des associations et fauconneries comme par exemple à Méjannes-lès-Alès dans le Gard ; la pratique du compagnonnage (2010) est entretenue par les Musée des compagnons de Toulouse et de Montauban, des cayennes (lieux de réunion d'associations de compagnonnage) de l'Union compagnonnique à Montauban dans le Tarn-et-Garonne, à Pézenas (inaugurée en 2016 par le déplacement de la cayenne de Montpellier) dans l'Hérault et à Nîmes dans le Gard, le Centre de formation et de formation d'apprentis de Toulouse ainsi que les étapes du Tour de France du compagnonnage de la Fédération compagnonnique des métiers du Bâtiment à Tarbes dans les Hautes-Pyrénées et à Millau dans l'Aveyron, et les neuf Maisons de l'Association ouvrière des compagnons du devoir et du tour de France à Colomiers dans la banlieue toulousaine et à Toulouse en Haute-Garonne, à Labruguière et à Albi dans le Tarn, à Rodez dans l'Aveyron, à Saint-Girons en Ariège, à Eauze dans le Gers, à Baillargues dans l'Hérault et à Nîmes dans le Gard ; les Fêtes du feu de Solstice d'été dans les Pyrénées (2015), notamment dans le cadre de la Fête de la Saint-Jean, sont particulièrement nombreuses dans le Comminges en Haute-Garonne (brandons), l'une des plus célèbre étant celle des Brandons de Bagnères-de-Luchon, ou dans les Pyrénées-Orientales avec la montée de représentants de villages de l'ensemble des Pays catalans pour allumer un feu au sommet du pic du Canigou ainsi que la marche de porteurs de torches descendant du Canigou jusqu'à Perpignan pour aller nourrir le feu qui brûle au pied du Castillet.

À ceci s'ajoute le patrimoine inscrit à l'inventaire du patrimoine culturel immatériel en France en vue de postuler pour être classé au patrimoine de l'humanité. Y figure tout d'abord depuis 2008 une pratique sportive, la Course camarguaise, tradition taurine sans mise à mort spécifique de la Camargue, de la Petite Camargue et des territoires environnants (dans la région, une grande partie du Gard et de la partie orientale de l'Hérault), dans lequel les participants tentent d'attraper des attributs primés fixés au frontal et aux cornes d'un bœuf appelé cocardier ou biòu (bœuf en occitan), mais auquel on confère parfois la dignité de taureau en l'appelant : taureau cocardier[78]. Parmi les autres activités taurines emblématiques de ces territoires peuvent être cités les toro-piscines (jeu d'adresse et d'esquive dans une arène), l’abrivado (lâcher de taureaux jusqu'aux arènes) et la bandido (lâcher de taureaux simulant leur retour au pré). Des pratiques exogènes, importées d'Espagne à la fin du XIXe siècle ou au XXe siècle[79], se sont également développé dans certaines villes ou villages : l’encierro (lâcher de taureaux sur un parcours clos, avec jeux d'adresse et d'esquive) ou, plus controversée, les corridas pratiquées lors de Ferias (la Feria de la Pentecôte, la plus fréquentée et la plus renommée, et la Feria des vendanges à Nîmes, la Feria de l'Assomption à Béziers, la Feria de la mer à Palavas-les-Flots, la Fête de Lunel ou la Romeria de Mauguio dans l'Hérault, la Feria de l'Ascension à Alès, les Estivales de Beaucaire, la Feria de la pêche et de l'abricot à Saint-Gilles ou la Feria de Vauvert dans le Gard, la Feria « Carcassonne fête le Sud » à Carcassonne ou la Feria de la première bulle à Limoux dans l'Aude, la Céret de toros à Céret, les Fêtes de la Saint-Vincent à Collioure ou la Feria de Millas dans les Pyrénées-Orientales, la Tolosa Toros de Toulouse-Fenouillet jusqu'en 2008 en Haute-Garonne, la Feria de la Pentecôte de Vic-Fezensac ou la Feria d'Eauze dans le Gers). L'inscription par le Ministère de la culture de la tauromachie en à l'inventaire du patrimoine culturel immatériel en France[80],[81] a provoqué des réactions procédurales de la part d'associations anti-taurines. Le , le tribunal saisi en appel par les associations CRAC Europe et Droits des Animaux, rend un non lieu stipulant que « La décision d'inscription de la corrida à l'inventaire du patrimoine culturel immatériel de la France doit être regardée comme ayant été abrogée », jugement entraînant l'abrogation de fait[82].

Cet inventaire du patrimoine culturel immatériel en France a intégré en 2014 une pratique festive carnavalesque typique des Pyrénées-Orientales et plus particulièrement du Haut-Vallespir, les Fêtes ou Chasses de l'ours (Festas ou Caças de l'ós), notamment celles d'Arles-sur-Tech, de Prats-de-Mollo-la-Preste ou de Saint-Laurent-de-Cerdans.

L'inscription des Causses et des Cévennes au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2011[83] a permis de mettre l'accent sur la tradition de l'agropastoralisme méditerranéen des massifs, causses et plateaux du sud du Massif central, notamment sur l'élevage extensif des ovins ou bovins pour la production du fromage, tel le roquefort (l'industrie lainière qui en découlait ayant, elle, en grande partie fait faillite). La transhumance reste un événement marquant dans ces territoires comme dans les Pyrénées. Des fêtes de la transhumance ont lieu, en particulier sur le plateau de l'Aubrac où deux fêtes de la transhumance bovine coexistent : une au village d'Aubrac dans l'Aveyron, l'autre au col de Bonnecombe en Lozère. Les vaches sont en majorité de race Aubrac. Pour l'élevage bovin, peut être citée la fête de la transhumance de L'Espérou dans les Cévennes gardoises.

Des danses traditionnelles rythment également les fêtes votives ou autres manifestations des villages ou des villes, avec deux formes principales : la sardane catalane dans les Pyrénées-Orientales, la farandole provençale en Languedoc. Elles sont souvent associées au port de costumes traditionnels catalans (barretina, faixa et espardenyes pour les hommes, gandalla et mitenes pour les femmes) ou provençaux (dans leur variante arlésienne). Autres pratiques emblématiques de la région, les joutes nautiques de méthode languedocienne sont pratiquées depuis l'époque moderne dans six petites villes de la côte de l'Hérault, autour de l'étang de Thau : Sète (le Grand Prix de la Saint-Louis qui s'y tient chaque année depuis 1743 est la plus importante compétition, des joutes sont organisées depuis la fondation du port en 1666, tandis que sept des dix-sept sociétés de joutes participant au championnat de Ligue sont localisées dans cette ville), Agde (le règlement du conseil de la Ville de 1544, aujourd'hui disparu, ferait état de l'organisation de joutes à la Pentecôte, deux sociétés de joute du championnat), Mèze (des joutes y sont attestées depuis 1667 ou 1668, deux sociétés), Frontignan (attesté depuis 1629, une société), Marseillan (une société) et Balaruc-les-Bains (une société). Une société existe également à Palavas-les-Flots, au sud de Montpellier. Enfin, deux sociétés existent en dehors de cet espace traditionnel mais n'avaient aucun jouteur inscrit à la Saint-Louis de 2014 : à l'intérieur des terres à Béziers, et dans le Gard au Grau-du-Roi. Enfin, plusieurs manifestations à travers la région sont d'origines médiévales ou d'inspirations médiévalistes : ainsi, les processions de la Sanch (la Confrérie de la Sanch de Perpignan a été fondée en 1416) ou la Sant Jordi dans les Pyrénées-Orientales, les carnavals de Limoux dans l'Aude (le plus long au monde car s'étalant sur trois mois, célèbre pour ses bandes de Fécos, personnages costumés et masqués), d'Albi dans le Tarn ou de Pézenas dans l'Hérault (comportant un charivari).

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La rencontre de conditions climatiques, géologiques, hydrologiques et culturelles spécifiques a contribué à construire des gastronomies aux caractéristiques locales fortes. Celles-ci proviennent des terroirs, de leurs ressources naturelles et des pratiques qui y ont été développé. La région a ainsi des traditions alimentaires héritées d'un agropastoralisme dominé par l'élevage ovin et bovin dans les massifs ou en Petite Camargue, de l'arboriculture fruitière, du maraîchage et de la viniculture en plaine et sur les contreforts, de la conchyliculture et de la pêche dans les cours d'eaux, les étangs littoraux et la mer Méditerranée, de différentes formes de céréalicultures très localisées (riziculture en Camargue, grandes cultures midi-pyrénéennes de blé tendre ou de maïs).

Traditionnellement, la graisse de cuisson utilisée dans les cuisines de la cuisson est le saindoux pour l'essentiel du territoire, à l'exception de la plaine littorale méditerranéenne où l'huile d'olive domine (celle de Nîmes dispose d'une AOC). En dehors de ces grandes constantes, la gastronomie du Languedoc-Roussillon--Midi-Pyrénées repose sur une grande variété de produit. Ainsi, l'alimentation de base s'appuie fortement sur une production diversifiée et labellisée de viandes ovines (AOC et IGP bouchères du Barèges-gavarnie des Hautes-Pyrénées, de l'agneau Allaiton de l'Aveyron, de l'agneau de Lozère et de l'agneau du Quercy), bovines (AOC et IGP bouchères du taureau de Camargue, de la génisse Fleur d'Aubrac, du veau d'Aveyron et du Ségala et de la rosée des Pyrénées catalanes), de volailles (emblématiques de la Gascogne ou du Gers, notamment pour le canard et le canard à foie gras du sud-ouest , mais aussi du Lauragais et du Languedoc) et, dans une moindre mesure, porcines (IGP bouchère et charcutière du porc du Sud-Ouest). L'élevage permet également la production de nombreux fromages, dont les plus réputés restent le roquefort, l'aligot ou le laguiole de l'Aubrac, le bleu des Causses, le cabécou (dont surtout le Rocamadour), le pélardon du Languedoc ou le picodon des Cévennes. Sur le plan des productions céréalières, peuvent être cités le riz de Camargue, et diverses formes de pains : la fougasse généralement salée et, dans sa version sucrée, la fougasse d'Aigues-Mortes à la fleur d'oranger ou la fouace d'Aveyron ou de Lozère ; la mique du Quercy ; le pain de Beaucaire dans le Gard ; le pain crestou de l'Aubrac ; le pain paillasse de Lodève dans l'Hérault ; et, plus répandu, le pain d'épeautre. Diverses espèces de poissons, coquillages, crustacés ou céphalopodes sont également largement utilisés, qu'ils soient d'eau douce (l'anguille, la lotte, la perche commune, le brochet, le sandre, l'écrevisse) ou de la mer Méditerranée (thon rouge du Nord, la morue, la sardine, l'anchois, la moule, l'huître creuse, le calmar, le poulpe, la seiche, l'araignée de mer, la cigale de mer qui est protégée, la gambas, les crevettes grises et roses, la langouste, l'étrille). La production arboricole et maraîchère fournit plusieurs sortes de fruits et légumes (châtaigne ou oignon doux des Cévennes, olive et fraise de Nîmes, raisin de table Chasselas de Moissac et cerise Région Moissac dans le Bas-Quercy en Tarn-et-Garonne, pomme de terre Béa du Roussillon, cerise de Céret, artichaut, pêche, nectarine et abricot rouge du Roussillon dans les Pyrénées-Orientales, haricot tarbais). Les saveurs des préparations culinaires profitent également de l'utilisation d'une vaste gamme d'épices et de plantes aromatiques (piment d'Espelette, anis étoilé, fleur d'oranger, herbes de Provence comme le thym, le laurier-sauce, le romarin, le fenouil, le basilic, le serpolet, la marjolaine, l'origan, le cerfeuil, l'estragon, la livèche, la sarriette ou la sauge). Le sel est produit de manière ancienne sur la côte languedocienne (Salins du Midi à Aigues-Mortes). Des ingrédients issus de la chasse, de la cueillette ou du ramassage sauvage complètent ce tableau (escargot notamment très apprécié dans la cuisine catalane, champignons comme la truffe).

Parmi les plats emblématiques de ces terroirs figurent alors ceux obtenus par le gavage des oies et des canards en Gascogne (magret, confit de canard, foie gras) ; la garbure gasconne ; la saucisse de Toulouse et le cassoulet de la capitale régionale ou de Castelnaudary ; les mets la cuisine rouergate (Aveyron), du Quercy (Lot et le Tarn-et-Garonne) ou du Gévaudan (Lozère), où dominent charcuterie et fromage (l'aligot, le roquefort, le tripou, le boudin noir ou blanc comme le melsát) ; les plats représentatifs de la cuisine roussillonnaise, de tradition catalane, sont le pa amb tomàquet (pain à la tomate), la cargolade (très consommée dans les Pyrénées-Orientales, notamment à Pâques), le riz à la catalane, de la charcuterie (boutifarre), la truita (omelette, notamment celle de Pâques), des produits de la mer (anchois de Collioure, le suquet de peix, le civet de langouste au vin de Banyuls), les boles de picolat, l’estouffat catalan, le trinxat de Cerdagne ; les plats de la mer du littoral languedocien dont l'un des lieux les plus représentatifs reste Sète (la tielle, la soupe de poissons à la sétoise, la bourride à la sétoise) ; les spécialités cévenoles et gardoises comme la brandade de morue originaire de Nimes et Alès, le porc à la cévenole, la bajana des Cévennes, l'agriade saint-gilloise, etc. ; les mets de la cuisine taurine de Camargue, dont surtout la gardianne ; les préparations provençales qui sont également traditionnelles dans de nombreuses localités du Gard ou de l'est de l'Hérault (la fougasse, la tapenade, l'anchoïade, les cardes à la provençale traditionnelles des fêtes de Noël, le caviar d'aubergine, la ratatouille, les farcis, le tian). L'aïoli est une sauce se retrouvant dans l'ensemble des cuisines du pourtour du golfe du Lion.

Le vignoble du Languedoc-Roussillon est le plus grand producteur de vins de table en France. Les vins du Languedoc et du Roussillon, longtemps considérés comme des vins de faible qualité et essentiellement destinés à l'autoconsommation ou au petit commerce local, connaissent, depuis l'avènement des vins de cépage (mono-cépage) (commercialisés pour la plupart sous la dénomination pays-d'oc) dans les années 1980, un regain de popularité auprès des consommateurs. Plusieurs AOC ont ainsi été attribuées, dont les principales, en nombre d'hectares comme d'hectolitres produits de vins blancs, rouges et rosés, sont le Corbières (Aude, la quatrième appellation française en volume de production), le Coteaux-du-Languedoc (Hérault et Aude, dont surtout le Saint-Chinian, le Faugères ou le Pic-saint-loup, et, exclusivement en blanc, la Clairette du Languedoc), le Costières-de-nîmes (Gard) et le Côtes-du-Roussillon (Pyrénées-Orientales). Parmi les appellations exclusivement de blanc figurent essentiellement des vins doux naturels (VDN) de type muscat dont le plus productif reste celui de Rivesaltes dans les Pyrénées-Orientales, les autres venant tous de l'Hérault (de Lunel, de Mireval, de Saint-Jean-de-Minervois et de Frontignan). Les vins effervescents de la région sont une spécialité de Limoux dans l'Aude, avec par exemple la Blanquette de Limoux (une des premières AOC créées en France et la plus ancienne de la région) et le Crémant de Limoux. Le vignoble du Sud-Ouest couvre la partie occidentale de la région, produit essentiellement des vins rouges et comprend, comme principales AOC, le Gaillac dans le Tarn, le Cahors dans le Lot, le Fronton entre Haute-Garonne et Tarn-et-Garonne, le Madiran dans le piémont pyrénéen (Gers et Hautes-Pyrénées). Il est également préparé une eau-de-vie de vin blanc sec, l'Armagnac, dont les centres historiques et économiques sont Eauze et Condom dans le Gers. Vin aromatisé et sucré au miel d'origine médiévale, l'Hypocras est encore produit en Ariège. Enfin, le Pastis, boisson alcoolisée forte parfumée à l'anisse et à la réglisse, est produit dans la région bien qu'originaire de Provence et est très populaire, surtout dans les département méditerranéens, sous les différentes marques du groupe Pernod Ricard (Ricard, Pastis 51, etc.).

Mais la région dispose également de sources d'eaux minérales pétillantes qui ont fait l'objet d'une commercialisation à grande échelle : Perrier (source à Vergèze dans le Gard ; Quézac (source dans la commune éponyme en Lozère) ; La Salvetat (source à La Salvetat-sur-Agout dans l'Hérault). À une plus petite dimension, peuvent être citées des eaux minérales gazeuses ou plates : Source St Michel de Mourcairol et Vernière (aux Aires dans l'Hérault), Mont RoucousLacaune dans le Tarn).

Plusieurs chefs cuisiniers et leurs restaurants ont fait la réputation de la gastronomie régionale sur le plan national et international. En 2016, deux restaurants disposent de trois étoiles au Guide Michelin (sur les 26 de France et de Monaco) : Le Suquet de Michel et Sébastien Bras à Laguiole dans l'Aveyron et l’Auberge du Vieux Puits de Gilles Goujon à Fontjoncouse dans l'Aude. S'y ajoutent cinq restaurants doublement étoilés en 2015 : celui de Michel Sarran à Toulouse et L'Amphytrion de Yannick Delpech à Colomiers en Haute-Garonne, Le Puits Saint-Jacques de Bernard Bach à Pujaudran dans le Gers, l’Alexandre de Michel Kayser à Garons dans le Gard et Le Parc de Franck Putelat à Carcassonne dans l'Aude. Le Jardin des Sens de Montpellier, tenu par les frères Jacques et Laurent Pourcel, a également détenu trois étoiles au Guide Michelin de 1998 à 2006. Cyril Lignac, célèbre en France pour ses participations à des émissions télévisuelles, est originaire de Rodez dans l'Aveyron.

Les cuisines du Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées sont donc à la rencontre de deux traditions culinaires qui ont fait l'objet d'une inscription au patrimoine culturel immatériel en 2010 : le repas gastronomique des Français et le régime méditerranéen.

Population[modifier | modifier le code]

Avec 5 683 878 habitants au , le Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées est la cinquième région française la plus peuplée. Elle en est également l'une des plus dynamiques démographiquement, notamment à un solde migratoire très positif. Mais, avec 78 hab./km², elle est également la sixième région la moins dense, et la quatrième de la France hexagonale (hors Corse). La population y est très inégalement répartie, avec deux pôles concentrant près des trois cinquièmes des habitants : l'aire urbaine de Toulouse (près du quart), qui forme un système monocentré à l'ouest, et la plaine littorale languedocienne (plus du tiers), très urbanisée, polycentrée et incluse dans l'Arc méditerranéen, à l'est. Entre les deux, le reste du Bassin aquitain ainsi que les reliefs des Pyrénées et du Massif central constituent pour leur part la limite sud-ouest de la « Diagonale du vide »[84].

La deuxième région la plus dynamique de Métropole[modifier | modifier le code]

La région Languedoc-Roussillon - Midi-Pyrénées est l'une des régions dont la croissance démographique est la plus forte en France métropolitaine depuis de nombreuses années. Au cours de la période 2007-2012, l'augmentation de la population a été en moyenne de 0,9 % par an, ce qui la place au deuxième rang de France métropolitaine après la collectivité territoriale de Corse (1,1 %). Ce dynamisme est surtout porté par les grandes agglomérations (1,4 % de croissance annuelle dans l'aire urbaine de Toulouse, 1,3 dans celle de Montpellier et 1,1 pour celles de Perpignan ou de Béziers), par l'ensemble du littoral (1,3 % dans l'Hérault qui est l'un des deux départements les plus attractifs, 1 % dans le Gard, 0,9 % dans l'Aude et les Pyrénées-Orientales) et par le Tarn-et-Garonne (1,3 %). À l'inverse, les départements les moins dynamiques sont ceux situés au cœur des Pyrénées (la croissance annuelle moyenne a été nulle entre 2007 et 2012 dans les Hautes-Pyrénées) et du Massif central (également 0 % en Lozère, 0,1 % dans l'Aveyron)[84].

La croissance démographique s'explique avant tout par la forte attractivité de ces territoires (héliotropisme), puisque le solde migratoire apparent était, entre 2007 et 2012, excédentaire de 40 400 personnes, portant alors les quatre cinquièmes de la croissance de population et faisant de la région la première terre d'accueil de Métropole en valeur absolue. Rapporté à la population, ce solde migratoire représente une croissance annuelle moyenne de + 0,7 %, le deuxième de France métropolitaine, de nouveau derrière la Corse (+ 1,1 %). En revanche, le taux de variation de la population dû au solde naturel est relativement faible (+ 0,2 % par an entre 2007 et 2012), soit deux fois moins que la moyenne métropolitaine et un niveau comparable à celui de plusieurs autres grandes régions (Bretagne, Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val de Loire). Toutefois, le rapport entre solde naturel et solde migratoire est plus équilibré dans les deux métropoles régionales, les deux s'établissant à égalité à + 0,7 % par an entre 2007 et 2012 dans l'aire urbaine de Toulouse et respectivement à + 0,6 % et + 0,7 % dans celle de Montpellier.

En revanche, le solde naturel est particulièrement faible, voire négatif, dans les agglomérations plus modestes (+ 0,2 % par an dans l'aire urbaine de Perpignan, + 0,1 % dans celle de Béziers, - 0,1 % dans l'unité urbaine d'Alès) et dans l'ensemble des départements des Pyrénées (0 % dans les Pyrénées-Orientales, - 0,2 % dans l'Ariège et les Hautes-Pyrénées), du bassin aquitain rural (-0,3 % dans le Gers, 0 % dans le Tarn) et du Massif central (- 0,3 % dans le Lot, - 0,2 % dans l'Aveyron et en Lozère)[84],[85].

Cette faiblesse du solde naturel est fortement associée à l'âge moyen de la population, légèrement plus élevé que dans l'ensemble du pays : en effet, les moins de 20 ans ne représentent que 23 % de la population régionale, contre 24,4 % pour l'ensemble de la France métropolitaine, tandis que les 65 ans ou plus forment près d'un cinquième des habitants (19,7 %), soit 2,5 points de plus que la moyenne de la Métropole. Plus encore, la proportion des personnes très âgées, au-delà de 80 ans, était de 6,5 % en 2012, contre 5,5 % au niveau métropolitain. Les mêmes disparités observées pour le solde naturel sont visibles concernant la répartition par âge : en effet, les deux agglomérations toulousaines et montpelliéraines, villes étudiantes et technopoles importantes à l'échelle nationale voire européenne, sont plus jeunes et maintiennent ou attirent les jeunes actifs par une offre d'emploi plus diversifiée que dans le reste de la région. Ainsi, dans l'aire urbaine de Toulouse, les moins de 20 ans montaient à 24,7 % et les plus de 65 ans descendaient à 14,2 % en 2012[86], et ces chiffres étaient de 23,9 % pour les moins de 20 ans et de 15,5 % pour les plus de 65 ans dans l'aire urbaine de Montpellier[87]. En revanche, on comptait 20 % de moins de 20 ans et 25,6 % de plus de 65 ans dans le Lot[88], ainsi que respectivement 20,9 % et 24,7 % en Aveyron[89], 20,9 % et 24,4 % dans le Gers[90], 20,9 % et 23,9 % dans les Hautes-Pyrénées[91], 21,4 % et 23 % en Ariège[92], 21,4 % et 22,05 % en Lozère[93], 22,7 % et 22,8 % dans les Pyrénées-Orientales[94] ainsi que 22,9 % et 22,5 % dans l'unité urbaine de Béziers[95].

Évolution démographique de la région Languedoc-Roussillon - Midi-Pyrénées
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012 2013
3 892 344 4 057 772 4 251 833 4 545 648 4 847 335 5 310 966 5 573 466 5 626 858 5 683 878
Sources : 1968-2013 recensements Source : Insee.

Immigration[modifier | modifier le code]

Ce sont donc les flux migratoires, autant intérieurs au territoire français qu'internationaux, qui portent l'essentiel de la croissance démographique. De ce fait, moins de six habitants sur dix en 2011 étaient nés dans le futur Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, contre une moyenne de plus de deux tiers de natifs pour les autres régions. Une large proportion de ces non-natifs viennent d'autres régions françaises, aux profils et aux âges relativement variés (étudiants attirés par les pôles universitaires toulousains ou montpelliérains, actifs en emploi ou non surtout à partir de la trentaine avec un solde migratoire encore plus élevé pour les personnes en fin de carrière, retraités, pour l'essentiel)[96]. Plus précisément, en 2008, ils étaient 3 183 471 habitants de la future région à y être nés, soit 58,7 % de la population totale (50,8 % du Languedoc-Roussillon et 59,9 de Midi-Pyrénées). Parmi les 2 236 475 résidents nés en-dehors de ce territoire, plus des deux tiers (1 519 265 personnes soit 67,9 %) provenaient d'une autre région métropolitaine, dont surtout d'Île-de-France (379 678 résidents soit 17 %), des futures régions voisines d'Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes (227 083 et 10,2 %), d'Auvergne-Rhône-Alpes (179 912 et 8 %) et de Provence-Alpes-Côte-d'Azur (162 457 et 7,3 %), ainsi que des vieilles régions industrielles du nord comme le futur Nord-Pas-de-Calais-Picardie (151 306 et 6,8 %) ou l'Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine (135 169 et 6 %). À cela s'ajoutaient 32 382 personnes natives des Outres-mers (1,4 %)[97].

Une part significative de ces résidents nés hors des frontières de la région sont nés à l'étranger. Toujours en 2008, ils étaient 684 828 soit 30,6 % des natifs de l'extérieur (et 12,6 % de la population régionale). Environ deux tiers d'entre eux sont des immigrés, au sens de l'INSEE et de l'ancien Haut Conseil à l'intégration, à savoir « une personne née étrangère à l'étranger et résidant en France ». Ceux-ci n'incluent donc pas les rapatriés d'Algérie, de Tunisie et du Maroc (Pieds-noirs et Harkis), nombreux dans l'ancien Languedoc-Roussillon (l'une des deux régions principales d'installation pour ces communautés, avec la Provence-Alpes-Côte-d'Azur), notamment dans les agglomérations importantes de Montpellier (dans le quartier de La Paillade au nord ou dans la commune de Lattes dans sa banlieue sud, par exemple, avec 25 000 rapatriés d'Algérie installés entre 1962 et 1963), Béziers, Sète, Perpignan, Narbonne ou Toulouse. Pieds-noirs et Harkis (qui ont d'abord été regroupés dans des camps de concentration comme celui de Rivesaltes dans les Pyrénées-Orientales ou à Saint-Maurice-l'Ardoise dans le Gard[98]) ont alors largement contribué au développement de ces centres urbains qui n'étaient encore dans les années 1960 que de petites villes de Province peu dynamiques[99].

En valeur absolue, la région est la quatrième de France métropolitaine en nombre d'immigrés en 2012 (469 325 personnes), loin derrière l'Île-de-France et l'Auvergne-Rhône-Alpes mais presque à égalité avec la Provence-Alpes-Côte-d'Azur. En revanche, en valeur relative et rapportée à la population régionale, la proportion d'immigrés est inférieure à la moyenne métropolitaine (8,3 % contre 8,8 %, mais supérieure aux 6,7 % de la France de Province) et ramène sa place au sein des régions au cinquième rang (à égalité avec l'Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine et derrière la Corse)[100]. La part des immigrés dans la population départementale est la plus élevée dans les Pyrénées-Orientales (10 %), l'Hérault (9,5 %), la Haute-Garonne (9,2 %) et le Gard (8,8 %), et la plus faible en Lozère et dans l'Aveyron (4,5 %).

Carte des camps de concentration des réfugiés espagnols de la Retirada, en 1939.

L'espace régional est, depuis l'Antiquité, une terre d'accueil pour les grands mouvements de population internationaux. Au cours du XXe siècle, diverses communautés se sont établies dans la région. Les Italiens sont arrivés au tournant du siècle, travaillant dans les exploitations viticoles ou pour les Salins du Midi et entraînant des réactions violentes à leur installation qui ont marqué l'histoire régionale, comme le massacre d'Aigues-Mortes d'. À partir des années 1930, les réfugiés espagnols issus de la Retirada après la guerre d’Espagne sont d'abord concentrés dans des camps aux conditions de vie déplorables, installés à la hâte essentiellement sur les plages du littoral du Roussillon, comme ceux d'Argelès-sur-Mer ou du Barcarès, mais aussi d'autres départements, comme le camp d'Agde dans l'Hérault. Une grande partie d'entre eux fera ensuite souche dans les Pyrénées-Orientales, plus généralement dans l'ensemble des départements côtiers de l'ancien Languedoc-Roussillon ou dans ceux de la frontière pyrénéenne (Hautes-Pyrénées et Ariège), s'ajoutant à quelques communautés formées dès le début du siècle par la migration de travailleurs agricoles majoritairement originaires de la région de Murcie (Mauguio étant l'un des principaux pôles de cette immigration dans la région et plus généralement en France). Ces populations d'origines espagnoles ont fortement marqué la région sur les plans démographiques, économiques et culturels, en entretenant des pratiques spécifiques (romerias, encierros, flamenco, corridas, etc.)[101],[102],[103]. Les arrivées d'Espagnols, comme celles d'Italiens, ont pourtant progressivement diminué à partir de la fin des années 1960 pour devenir quasiment inexistantes à la fin du XXe siècle. Les Portugais sont venus à partir des années 1960 (même s'ils sont peu nombreux à avoir fait souche dans la région, comparativement à l'Île-de-France par exemple), tout comme les Algériens, nombreux à s'installer en France après la guerre d'indépendance. Les Marocains et les ressortissants d’Afrique subsaharienne ou d’Asie ont eux immigré en grande partie depuis la fin des années 1970 et les années 1980[104].

Ainsi, presque la moitié de ces immigrés habitant la région (45,7 %) proviennent d'un autre pays de l'Union européenne (essentiellement du pays voisin, l'Espagne, mais aussi d'Italie ou du Portugal), près d'un cinquième (19 %) du Maroc (surtout concentrés dans le Gard, l'Hérault et le Tarn-et-Garonne) et un dixième (11,4 %) d'Algérie (communauté assez importante en Haute-Garonne, surtout dans l'agglomération toulousaine)[105]. Ces populations immigrées, et tout particulièrement celles d'origines africaines, sont surtout concentrées dans certains quartiers des pôles urbains des grandes aires urbaines de la région, généralement ceux où le nombre de logements sociaux (sous la forme de grands ensembles) est important : Bagatelle, La Reynerie et Bellefontaine au sud-ouest accueillent 20 % des immigrés de la commune de Toulouse[106] ; La Paillade, les Hauts-de-Massanne, Alco et le Petit Bard, au nord-ouest de Montpellier, sont les quartiers de cette agglomération comptant les plus fortes proportions d'immigrées (plus de 15 % en 1999) ; de même pour les quartiers Haut-Vernet, Bas-Vernet et Moyen-Vernet au nord de Perpignan ; pour Pissevin et Valdegour au centre-ouest ou Chemin-bas d'Avignon et Mont-du-Plan au centre-est de Nîmes ; pour La Devèze au sud-est de Béziers[107]. Les populations immigrées originaires d'Espagne, d'Italie ou du Portugal, ainsi que leurs descendants, bien que très présentes également dans les grands pôles urbains, sont toutefois plus répartis dans l'espace que celles originaires du continent africain, et le pourcentage d'entre eux vivant dans une commune périurbaine ou rurale est plus important[106],[107].

De 1954 à 1962[modifier | modifier le code]

127107 personnes ont quitté la région Languedoc-Roussillon sur cette période contre 101598 immigrants. 145488 personnes ont quitté la région Midi-Pyrénées sur cette période contre 144744 immigrants[108].

De 1962 à 1968[modifier | modifier le code]

Entre 1962 et 1968, la région Midi-Pyrénées a compté pour ce qui est de la migration interne à la métropole, 128 440 immigrants, pour 142 280 émigrants, auxquels il faut ajouter 119 140 immigrants en provenance de «hors de métropole», pour une population de 1 939 740 habitants[109].

Entre 1962 et 1968, la région Languedoc-Roussillon a compté pour ce qui est de la migration interne à la métropole, 126 020 immigrants, pour 123 020 émigrants, auxquels il faut ajouter 150 020 immigrants en provenance de «hors de métropole», pour une population de 1 420 860 habitants[109].

Toutefois une partie de ces migrations a été interne entre Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, à hauteur de 19680 et 18060[110].

Les immigrés venant de «hors métropole» ont été comptés comme suit:

immigrés venant de «hors métropole»
Ancienne région DOM-TOM Algérie [N 1] Algérie [N 2] Marché commun [N 3] Autres pays
Midi-Pyrénées 1780 73900 200 2680 40680
Languedoc-Roussillon 2100 83080 9480 3220 52140
Total 3880 156980 9680 5900 92820
  1. Non musulmans et musulmans nés hors d'Algérie
  2. Musulmans nés en Algérie
  3. Allemagne, Italie et Benelux ( Belgique, Luxembourg et Pays-Bas) de 1957 à 1973

Midi-Pyrénées compte alors 654 720 résidences principales, dont 185 580 construites entre 1949 et 1968. Ces dernières permettent de loger 683 800 personnes dans 720 00 pièces. Languedoc-Roussillon compte alors 546 760 résidences principales, dont 152 800 construites entre 1949 et 1968. Ces dernières permettent de loger 548 660 personnes dans 569 300 pièces[111]. Les logements construits entre 1949 et 1968 sont bien équipés: 181740 disposent de l'eau courante en Midi-Pyrénées ; et 150 520 en Languedoc-Roussillon. De même 168340 disposent d'une baignoire ou d'une douche en Midi-Pyrénées et 140 340 en Languedoc-Roussillon. De même 166000 disposent de WC dans le logement en Midi-Pyrénées, et 142140 en Languedoc-Roussillon[112].

De 1990 à 1999[modifier | modifier le code]

Entre 1990 et 1999, les territoires de l'actuelle région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées attirent plus de personnes qu'ils n'en ont perdu.

En Languedoc-Roussillon, 338 100 personnes sont arrivées dans la région, alors que 191 300 en sont parti. En Midi-Pyrénées 302 100 personnes sont arrivées dans la région, alors que 196 200 en sont parti[113]. Au total, 640 200 personnes sont arrivées dans la région, alors que 387 500 en sont parti, ce qui en fait une région attractive.

Un double système urbain[modifier | modifier le code]

L'armature urbaine de l'espace régional est établi pour l'essentiel depuis le Moyen Âge central, durant lequel l'essor urbain que connaît alors l'Occident chrétien - et tout particulièrement les régions méditerranéennes - permet de compléter un premier réseau hérité de l'Antiquité[114].

Depuis, si la hiérarchie urbaine a peu évolué et la croissance urbaine a été très limitée pendant toute l'époque moderne et la Révolution industrielle, le dynamisme économique et démographique connu depuis le dernier tiers du XXe siècle a fortement contribué aux espaces urbains. Il a été accompagné par un phénomène de métropolisation, avec une densification d’espaces périurbains ou interstitiels de plus en plus vastes le long des axes autour de Toulouse et sur le littoral[96]. De même, si cet essor a profité, en règle générale, à l'ensemble des villes, il a fortement contribué à creuser les écarts entre, d'une part, les deux principales métropoles régionales, Toulouse et Montpellier, et, d'autre part, les autres agglomérations[115].

Cette armature comprend à l'ouest un système monocentré et constitué de villes moyennes (Montauban, Albi, Castres, Pamiers, Auch, Carcassonne, voire Cahors et, en dehors de la région, Agen) disposées en étoile autour de la métropole toulousaine ; à l'est, des grandes villes (dont surtout Montpellier, mais aussi Perpignan et Nîmes) et des centres urbains plus modestes (Béziers, Narbonne, Sète) qui s'étendent en chapelet dans la plaine littorale depuis Avignon au nord-est jusqu'à Perpignan au sud-ouest. En dehors de ces deux réseaux principaux, en situation de piémont, quelques agglomérations d'une relative importance complètent ce maillage (Alès en avant des Cévennes dans le Gard, Rodez au pied des Grands Causses dans l'Aveyron ou Tarbes dans le piémont pyrénéen)[96].

Sur le plan strictement administratif, voici la liste des communes de plus de 20 000 habitants avec leur population en 2013 :

Code Insee Villes Département Population (2013) Rang national
31555 Toulouse Haute-Garonne +0458 298, 4
34172 Montpellier Hérault +0272 084, 8
30189 Nîmes Gard +0150 564, 18
66136 Perpignan Pyrénées-Orientales +0120 959, 29
34032 Béziers Hérault +0074 811, 64
82121 Montauban Tarn-et-Garonne +0057 921, 93
11262 Narbonne Aude +0052 802, 114
81004 Albi Tarn +0049 342, 130
11069 Carcassonne Aude +0046 724, 139
34301 Sète Hérault +0044 270, 151
81065 Castres Tarn +0041 636, 169
65440 Tarbes Hautes-Pyrénées +0041 062, 176
30007 Alès Gard +0040 711, 178
31149 Colomiers Haute-Garonne +0038 302, 194
31557 Tournefeuille Haute-Garonne +0026 206, 324
34003 Agde Hérault +0025 253, 351
34145 Lunel Hérault +0025 006, 354
31395 Muret Haute-Garonne +0024 725, 362
12202 Rodez Aveyron +0023 741, 371
31069 Blagnac Haute-Garonne +0022 969, 383
34108 Frontignan Hérault +0022 942, 384
12145 Millau Aveyron +0022 205, 404
32013 Auch Gers +0021 962, 409

À l'Ouest : la macrocéphalie toulousaine[modifier | modifier le code]

Toulouse est une métropole d'importance nationale voire européenne, au cœur de la sixième unité urbaine et de la quatrième aire urbaine de France, et elle dispose d'une aire d'influence en étoile s'étalant dans un rayon de 50 km à 80 km. À la fois capitale de la nouvelle région (après avoir été celle de Midi-Pyrénées), faisant partie des huit anciennes métropoles d'équilibre désignées en 1964 pour bénéficier de la politique de rééquilibrage territorial alors engagé par l'État et devenue une technopole dynamique autour de l'industrie aérospatiale, elle cumule des fonctions administratives, politiques, économiques, universitaires. Elle écrase démographiquement les villes moyennes qui l'entourent, la ville intra-muros étant huit fois plus peuplée que la deuxième commune du système urbain toulousain, Montauban (ce rapport montant à douze pour leurs unités urbaines et aires urbaines respectives). Ces centres urbains secondaires sont des pôles de service, cumulant commerces, administration (surtout dans les préfectures départementales que sont Montauban, Albi, Carcassonne, Foix, Auch), dans des territoires à dominante agricole, et des relais pour les activités toulousaines que ce soit sur le plan industriel (sous-traitance aéronautique et spatiale, activités pharmaceutiques comme les Laboratoires Pierre Fabre à Castres) ou dans le cadre de son rayonnement culturel et intellectuel (antennes des universités toulousaines)[116]. Quatre agglomérations comprenant entre environ 50 000 et 75 000 habitants servent de pôles urbains à des aires urbaines de plus de 65 000 résidents mais de moins de 100 000 personnes, contribuant ainsi à structurer le phénomène de métropolisation le long des axes de communication rayonnant à partir de Toulouse, vers le nord et l'est : Montauban, Carcassonne, Albi et Castres. S'y ajoutent des unités et aires urbaines de très petites tailles qui complètent ce maillage : Auch et Saint-Gaudens à l'ouest et au sud-ouest ; Castelsarrasin au nord ; Pamiers et Foix vers le piémont ariégeois au sud ; Castelnaudary entre Carcassonne et Toulouse au sud-ouest. Plus éloignées, Cahors au nord et, dans la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, Agen à l'ouest sont parfois aussi rattachées à cette zone métropolitaine.

Ville intra-muros Unité urbaine 2013
(habitants)
Aire urbaine 2013 Part dans la population régionale
(%)

(habitants)

Toulouse 920 402 1 291 517 22,7
Montauban 75 434 107 436 1,9
Carcassonne 49 257 98 318 1,7
Albi 73 794 98 240 1,7
Castres 56 311 67 593 1,2

Les communes de l'agglomération toulousaine ne se sont pas dotées d'outil institutionnel commun. Mais, afin de piloter la dynamique de cette grande unité urbaine (politique de l'habitat, de mobilité, aménagement du territoire, etc.), elles se sont donc regroupées au sein de neuf établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), à savoir la métropole au sens de la loi MAPTAM, les deux communautés d'agglomération et les six communautés de communes suivantes (population municipale au recensement de 2013) :

La plupart des communes des aires urbaines secondaires de Montauban, Carcassonne, Albi et Castres ont formé pour leur part les communautés d'agglomération suivantes :

En , l'association du Dialogue métropolitain de Toulouse est créée pour renforcer la coopération entre les onze intercommunalité de Toulouse Métropole, du Muretain, du Sicoval, de Carcassonne, de l'Albigeois, de Castres-Mazamet, de Montauban, d'Auch et de Saint-Gaudens, mais aussi de Cahors et Rodez[117],[118]. Cette association est susceptible de se transformer en un Pôle métropolitain, un statut de syndicat mixte créé par la loi de réforme des collectivités territoriales de 2010 et réformé par la loi MAPTAM de 2014[119].

Toulouse[modifier | modifier le code]

L'agglomération toulousaine est située dans le département de la Haute-Garonne et compte 920 402 habitants en 2013 (la sixième de France et la troisième du Midi de la France), au cœur d'une aire urbaine de près de 1 300 000 habitants (la quatrième de France), avec plus de 450 communes situées dans la moitié nord-est de la Haute-Garonne ainsi que dans l'Ariège, l'Aude, le Gers, le Tarn et le Tarn-et-Garonne[120]. Elle est centrée sur la commune de Toulouse et sur l'intercommunalité de Toulouse Métropole. Elle est le siège du Groupement européen de coopération territoriale (GECT) Pyrénées-Méditerranée qui unit la nouvelle grande région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées aux communautés espagnoles de Catalogne et des îles Baléares. Son aire d'influence s'étend jusqu'aux aires urbaines de petite ou moyenne taille situées entre 50 km et 80 km, reliées à la « ville rose » par un réseau de transport performant.

Colonie romaine (Tolosa en latin) fondée à la fin du Ier siècle av. J.-C. à quelques kilomètres au nord de l'oppidum principal du peuple gaulois des Tolosates, eux-mêmes membres de la confédération des Volques Tectosages[121]. Centre gallo-romain secondaire durant toute l'Antiquité, la cité prospère durant l'Antiquité tardive (IIIe et IVe siècles) et se christianise. En 413, les Wisigoths envahissent la ville et choisissent Toulouse comme capitale de leur royaume. Ayant une culture et une religion différente, les Gallo-romains et les Wisigoths se côtoient sans se mélanger jusqu'en 508 lorsque Clovis prend la ville, après avoir vaincu les Wisigoths à la bataille de Vouillé (en 507). La bataille de Toulouse le marque un coup d'arrêt à l'avancée en Europe occidentale de l'armée arabo-berbère débarquée en péninsule ibérique dix ans plus tôt[122]. Toulouse connaît son apogée médiévale durant le Moyen Âge central (XIe-XIIIe siècles, en tant que capitale d'un comté qui domine un vaste territoire au sud du Massif central et jusqu'en Provence[123]. Siège d'une cour brillante, alimentée par la tradition des troubadours et le développement d'une culture chevaleresque, la cité comtale va durant cette période être l'un des pôles d'émergence et de diffusion d'une langue occitane poétique et savante[124]. Le développement de mouvements dissidents religieux, qualifiés de « cathares » par l'Église romaine, et les résistances des comtes de Toulouse vis-à-vis des initiatives des légats pontificaux provoquent le déclenchement de la « Croisade des Albigeois » en 1209. C'est dans le but de maintenir l'orthodoxie catholique et l'influence pontificale que sont fondés successivement à Toulouse l'ordre mendiant des Frères prêcheurs (« Dominicains ») par le castillan Dominique de Guzmán en 1215 puis l'université de Toulouse, l'une des plus anciennes de l'Europe occidentale, en 1229. Au cours de cette dernière année, le traité de Paris met définitivement fin à la « Croisade des Albigeois » et fait entrer le comté de Toulouse dans l'aire d'influence des rois de France. Le territoire est finalement intégré au domaine royal. La ville continue toutefois à prospérer jusqu'au XVIe siècle grâce à son statut de plus en plus affirmé de capitale de la province du Languedoc (les premiers États Généraux du Languedoc sont réunis dans la ville en 1346, comme de nombreuses sessions ultérieures, et la cité devient le siège du Parlement de Toulouse de 1303 à 1315, de 1420 à 1425 et de 1443 à 1789), à l'importance qu'elle prend dans le grand commerce occidental et au développement d'une protoindustrie textile florissante autour de la culture du pastel[125]. L'une des premières sociétés littéraires du monde occidental est fondé à Toulouse en 1323, le Consistori del Gay Saber (le « Consistoire du Gai Savoir »), qui devient l'Académie des Jeux floraux en même temps que le français remplace l'occitan comme langue du concours de poésie en 1694 (l'occitan n'est rétabli dans les concours, aux côtés du français, qu'en 1895)[126],[127].

Toutefois, la Peste noire et les épidémies récurrentes qui frappent durement la ville (en 1348, en 1361 puis au XVe siècle), la guerre de Cent Ans dont elle supporte une grande partie de l'effort financier, le Grand incendie de Toulouse du [128], les Guerres de religion qui ensanglantent Toulouse en 1560[129] mais surtout le déclin de l'industrie du pastel toulousain dans la deuxième moitié du XVIe siècle face à la concurrence nouvelle de l'indigo venu des Amériques mettent fin progressivement à la prospérité. Si l'inauguration du Pont-Neuf en 1632 et surtout du canal du Midi en 1682, ou encore l'affaire Calas en 1762 entraînant une célèbre intervention de Voltaire sont des événements qui retentissent dans l'ensemble du royaume, Toulouse n'est plus qu'une ville d'importance secondaire dans l'ensemble français à la fin de l'Ancien Régime. La Révolution française lui fait perdre son statut de capitale du Languedoc pour réduire sa sphère d'influence administrative à celle du nouveau département de la Haute-Garonne. Restée pour l'essentiel à l'écart de la Révolution industrielle jusqu'au début du XXe siècle, elle est paradoxalement un pôle politique relativement important en tant que bastion du radical-socialisme qui domine la IIIe République au tournant du siècle, à travers notamment le quotidien local, La Dépêche du Midi, où des hommes politiques prestigieux tels Jean Jaurès ou Georges Clemenceau vont faire leur premières armes de journalistes. Mais la ville ne renoue avec le dynamisme que progressivement au cours du XXe siècle en lien avec l'industrie aéronautique, qui débute avec la Première Guerre mondiale, plus précisément en 1917 lorsqu'un industriel local, Pierre-Georges Latécoère, obtient un important contrat de construction d'avions pour l'État. Le conflit étant fini, il décide de se maintenir dans ce secteur d'activité et fonde ce qui va devenir l'Aéropostale, faisant de Toulouse la ville des pionniers de l'aviation de 1920 à 1933, avec des figures comme Antoine de Saint-Exupéry et Jean Mermoz[130]. Le choix de Toulouse comme capitale des industries aéronautiques et aérospatiales françaises est définitivement consacré lors du lancement de la politique de décentralisation dans les années 1960, avec la création du Centre spatial de Toulouse en 1968, le lancement du Concorde par un partenariat franco-britannique en 1969 ou encore la fondation du consortium européen Airbus, dont le siège social et les principales chaînes d'assemblage finales sont implantées dans l'agglomération toulousaine, en 1970)[131]. Ces activités productives nouvelles ainsi qu'un investissement important dans l'enseignement supérieur et la recherche font alors de la « ville rose » l'une des plus dynamiques de France. L'explosion de l'usine AZF le et les attentats de Mohammed Merah en ont marqué l'actualité contemporaine de la métropole autant que l'opinion publique française au début du XXIe siècle.

Aujourd'hui Toulouse est le chef-lieu de la région après avoir été celui de Midi-Pyrénées, mais aussi le siège de multiples entreprises nationales et multinationales, à commencer par Airbus et sa maison mère Airbus Group, et à ce titre, elle est la capitale européenne de l'industrie aéronautique et spatiale. C'est une technopole européenne qui regroupe de nombreuses industries de pointe dans le secteur aéronautique, spatial, électronique, informatique, chimie, pharmacie ou de services tel le Météopôle. Elle dispose également de nombreux centres de recherches comme le laboratoire d'analyse et d'architecture des systèmes, le centre national d'études spatiales, l'Agrobiopole (INRA, ENSAT) et concentre aussi des recherches liées à la médecine humaine et vétérinaire (Oncopole, INSERM, CNRS, CHU de Purpan et de Rangueil). Avec, en 2006, 69 151 cadres des fonctions métropolitaines (CFM) représentant 13 7 % des emplois de l'aire urbaine, Toulouse se plaçait au 3e rang national (et le deuxième de Province, après Lyon en valeur absolue et après Grenoble en valeur relative) pour le secteur tertiaire supérieur[132]. D'après une étude menée par l'Association des maires des grandes villes de France en 2012, Toulouse Métropole a la cinquième valeur ajoutée par habitants (ou Produit intérieur brut par habitant) la plus élevée parmi les intercommunalités françaises, et la deuxième hors région parisienne, derrière Rennes Métropole[133]. Selon L'Express il s'agissait de la ville la plus dynamique de France en 2009[134]. Le magazine économique Challenges renouvelle ce titre en 2012[135] et 2015[136].

Son centre-ville, situé essentiellement sur la rive droite d'un méandre de la Garonne (l'ancienne cité antique et épiscopale en amont et le bourg médiéval en aval) et en partie sur sa rive gauche (le faubourg Saint-Cyprien construit autour de l'Hôtel-Dieu Saint-Jacques et de l'Hôpital de La Grave, dominé par le dôme de sa chapelle) de part et d'autre du Pont-Neuf, en amont d'un groupe d'ilots (Île du Ramier), dispose d'un important patrimoine historique, datant essentiellement des époques médiévales et modernes. La Place du Capitole et le Capitole proprement dit sont devenus les éléments emblématiques de la ville. Le canal du Midi qui part au nord de ce centre ancien et le contourne par l'est et le sud-est, ainsi que la basilique Saint-Sernin, plus grande église romane conservée d'Europe, et l'Hôtel-Dieu Saint-Jacques sont inscrits au patrimoine mondial de l'humanité par l’Unesco depuis respectivement 1996 et 2000, les deux derniers au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. L'ensemble conventuel des Jacobins est pour sa part l'un des principaux représentants de l'architecture gothique méridionale, avec ses bâtiments de brique et son « palmier », pilier de 22 mètres flanqué d'une voûte étoilée à onze branches coupées de bissectrices, chef-d'œuvre unique au monde. Le musée des Augustins, le musée des Beaux-Arts de Toulouse créé en 1795, est le plus vieux musée de la ville mais aussi de France après le Muséum central des arts de la République de Paris (actuel musée du Louvre)[137]. La couleur du matériau de construction traditionnel local, la brique de terre cuite, a fait la réputation de Toulouse et lui a valu le surnom de « Ville rose ».

Toulouse est aussi une ville étudiante de dimension internationale. L'université, créée au Moyen Âge (en 1229, l'une des plus anciennes de France avec Paris et Montpellier), est aujourd'hui divisée en trois établissements. Jean Jaurès a été maître de conférence à la faculté de Lettres, Paul Sabatier, prix Nobel de chimie en 1912, a été doyen de la Faculté des Sciences et Vincent Auriol, président de la République française, fut titulaire d'un doctorat de la Faculté de Droit. L'école d'économie de Toulouse a atteint une réputation internationale au début du XXIe siècle avec le prix Nobel d'économie obtenu par Jean Tirole en 2014. S'y ajoutent l'Institut national polytechnique (INP Toulouse), qui a un statut assimilé à celui d'une université, et de nombreuses grandes écoles notamment liées au secteur aéronautique comme l'Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace (ISAE-SUPAERO), l'École nationale de l'aviation civile (ÉNAC) ou l'Institut polytechnique des sciences avancées (IPSA). Parmi les autres grandes écoles d'importance figurent l'École nationale de la météorologie (ENM), un Institut national des sciences appliquées (INSA), la Toulouse Business School ou Sciences Po Toulouse. Avec 100 000 étudiants accueillis en 2014, Toulouse est alors le quatrième pôle universitaire de France, et le troisième hors Île-de-France après Lyon et Lille[138].

Sur le plan culturel, Toulouse dispose de nombreux établissements de rayonnement national. Le Théâtre du Capitole (consacré à l'art lyrique et au ballet), la Halle aux Grains (qui accueille en résidence l'Orchestre national du Capitole), le Théâtre de la Cité (qui abrite le Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées depuis 1998 à la place du Théâtre Sorano) font partie des établissements les plus réputés. D'autres équipements récents comme le centre des congrès Pierre-Baudis, la médiathèque José-Cabanis, le Zénith, la cité de l'Espace, le muséum du jardin des plantes (ouvert de nouveau depuis 2008 après dix ans de travaux), le Casino-Théâtre Barrière participent aussi maintenant au rayonnement de cette ville européenne. Bien que la langue y soit désormais particulièrement peu parlée, Toulouse reste la capitale de la culture occitane et de la promotion des cultures régionales en France, avec l'Académie des Jeux floraux, la Bibliothèque d’étude et du patrimoine (inaugurée en 1935), la Maison de l'Occitanie (inaugurée en 2006) ou les Éditions Privat (fondées en 1839 pour promouvoir une culture régionale[139] et qui restent une des rares maisons d’édition françaises à rayonnement national à n’être pas située à Paris). Claude Nougaro ou, plus récemment, le groupe Zebda sont des artistes musicaux toulousains qui ont marqué la scène nationale française.

Des pôles de service secondaires[modifier | modifier le code]

Quatre agglomérations - sept en y incluant Auch et le duo Pamiers-Foix -, bien que de tailles très modestes, jouent un rôle dans la structuration du territoire métropolitain autour de Toulouse. Aucune unité urbaine de ces agglomérations ne dépasse les 80 000 habitants, et une seule, celle de Montauban, est au centre d'une aire urbaines de plus de 100 000 habitants. Déjà dépendantes directement ou indirectement, et avec plus ou moins de résistance, de l'influence des comtes de Toulouse au Moyen Âge, leur histoire a toujours été liée à celle de la capitale régionale. Il s'agit des agglomérations suivantes :

  • l'agglomération montalbanaise (75 434 habitants) est située dans le département du Tarn-et-Garonne dont Montauban est la préfecture, à environ 50 km au nord de Toulouse. Elle correspond pratiquement à l'intercommunalité du Grand Montauban (71 075 habitants) et est au centre d'une aire urbaine de 107 436 habitants, l'urbanisation s'étalant en doigts de gant vers le nord et vers le sud le long des axes de communication. Située sur la rive droite d'un méandre du Tarn, au confluent avec le Tescou, le centre historique de Montauban est une fondation du comte de Toulouse en 1144 et, comme beaucoup de villes neuves, adopte un plan orthogonal avec une place centrale pour le marché ainsi que la vie communautaire (actuelle place Nationale) et une place annexe pour l'église. Cité épiscopale à partir de 1317, ville frontière plusieurs fois assiégée et prise durant la Guerre de Cent Ans, elle est l'un des bastions huguenots durant les Guerres de religion au XVIe siècle. Reconnue par l'édit de Nantes en 1598 comme place de sûreté pour les Calvinistes, ce statut est révoqué sans combat et les fortifications abattues en 1629, la ville ayant résisté à un siège face aux forces royales en 1621 (« Quatre Cents Coups de Montauban »). Dans le même temps, Montauban connaît un certain essor économique grâce à son industrie textile et à la minoterie, lui permettant de rivaliser avec Toulouse. La révocation de l'édit de Nantes en 1685 met un terme à la domination protestante de la ville, qui subit des Dragonnades, la construction de la nouvelle cathédrale entre 1692 et 1739 symbolisant le retour en force du catholicisme. Le culte réformé réapparaît au début du XIXe siècle, avec la création en 1808 de la Faculté de théologie protestante de Montauban (déplacée à Montpellier un siècle plus tard, en 1919), la même année où la commune devient une préfecture suite à la création du département du Tarn-et-Garonne. L'industrie textile décline à la fin du XVIIIe siècle, entraînant une certaine stagnation économique qui dure jusqu'au milieu du XXe siècle. Montauban se retrouve ensuite entraîné par le dynamisme toulousain à partir des années 1960, la vie économique de son agglomération s'articulant autour de quatre piliers : l'agroalimentaire de transformation des productions du Tarn-et-Garonne (qui est notamment le principal département producteur fruitier de la région), la mécanique industrielle dans le domaine de la sous-traitance aéronautique, l'électronique à partir des années 1980 (avec par exemple l'implantation de l'entreprise de réparation de produits de téléphonie Anovo) et la logistique (avec l'aménagement à partir de 2010 de la zone Grand Sud Logistique à environ 10 km au sud de Montauban)[140]. Montauban accueille une école de gestion et de commerce ainsi que quatre antennes universitaires des universités toulousaines : pour les sciences sociales (Toulouse 1), pour les arts appliqués ainsi que pour le Département Archives et Médiathèques (Toulouse 2) et pour des licences professionnelles tournées vers l'agriculture (Toulouse 3). Le Musée Ingres regroupe des œuvres de deux artistes originaires de la ville, à savoir le peintre Jean-Auguste-Dominique Ingres mais aussi le sculpteur Antoine Bourdelle.
  • l'unité urbaine de Carcassonne (49 257 habitants) est la deuxième de l'Aude, dont la ville-centre est la préfecture, mais elle constitue le pôle urbain de l'aire urbaine la plus peuplée de ce département (et la troisième du système urbain toulousain), avec 98 318 personnes, devant celle de Narbonne. Elle est également au centre de la deuxième intercommunalité par son poids démographique au sein de l'association du Dialogue métropolitain de Toulouse, Carcassonne Agglo, qui compte 106 148 habitants. Située à 80 km au sud-est de Toulouse, elle constitue depuis le Néolithique la porte d'accès entre le Bassin aquitain à l'ouest et le littoral méditerranéen à l'est, position stratégique qui a valu le développement tant commercial que militaire de cette cité située au centre de l'étroit sillon séparant le Massif central des Pyrénées, à la rencontre entre la plaine du Lauragais et la vallée de l'Aude. Elle forme, à une échelle locale, un petit système urbain avec deux autres agglomérations de l'ouest audois, à savoir celles de Castelnaudary (12 717 habitants en 2013) dans le Lauragais et de Limoux (11 465 résidents) dans le Razès, dont les aires urbaines comptent respectivement 21 118 et 15 560 habitants. Des mouvements de salariés importants ont lieu quotidiennement entre ces trois aires urbaines[148]. La Cité de Carcassonne, inscrite au patrimoine mondial de l'humanité par l’Unesco depuis 1997[149], a fait la renommée internationale de la ville, pour son ensemble architectural médiéval fortifié dominant la rive droite de l'Aude, restauré par Viollet-le-Duc au XIXe siècle. Site peuplé depuis la protohistoire (Carcasso), oppidum des Volques Tectosages puis gallo-romain et finalement wisigoth au Ve siècle[150], il est érigé en cité épiscopale en 533. La ville est sous domination arabo-berbère (Karkashuna) pendant environ trente ans au VIIIe siècle, avant d'être intégré dans l'Empire carolingien. La ville prend son essor en tant que l'une des principales places fortes de la maison Trencavel, le vicomté de Carcassonne étant alors un fief tenu des comtes de Barcelone. Durant la Croisade des Albigeois, le sillon carcassonnais devient le lieu de passage obligé des armées ennemies et ses places fortes font l'objet de sièges et pillages réguliers : Carcassonne est prise par les Croisés le , devenant pour le reste du conflit l'un des principaux postes avancés de Simon de Montfort ; en 1211, Castelnaudary est assiégée, sans succès, par les comtes de Toulouse et de Foix ; Limoux est reprise par les Trencavel en 1223, et reste l'une des dernières poches de résistance aux armées croisées puis royales jusqu'en 1240. Entrée dans le domaine royal en 1224, Carcassonne est la capitale de l'une des deux premières sénéchaussées du Languedoc. Après la tentative de révolte des Carcassonnais menée par le fils du vicomte Trencavel en 1240, saint Louis chasse la population de la ville, et l'autorise à s'établir sur l'autre rive du fleuve : c'est la création d’une ville nouvelle ou bastide en contrebas de la Cité de Carcassonne[151]. Carcassonne devient alors une ville bicéphale où une concurrence économique et politique acharnée a lieu entre Cité et Bastide jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. Progressivement, la Bastide Saint-Louis va prospérer économiquement grâce à son industrie textile lainière nourrie par les élevages ovins des massifs encadrant le sillon (Montagne Noire et Corbières), au point de surpasser la Cité qui perd au fur et à mesure tous ses pouvoirs et son rayonnement politique. Malgré les vicissitudes connues par la ville (destruction de la Bastide, reconduite à moitié, par les Anglais en 1355, guerres de religion au cours desquelles Carcassonne sert de point de départ des expéditions catholiques et royales contre les places fortes protestantes de la région comme Limoux), les activités drapières assurent l'essor de la ville jusqu'au tournant du XIXe siècle. Par la suite, la concurrence des laines anglaises entraîne son déclin, et seules les fonctions administratives de la nouvelle commune unissant Cité et Bastide (préfecture du département de l'Aude à partir de 1790), la politique patrimoniale de restauration et de valorisation de la Cité de Carcassonne et les activités liées à la viticulture du pays carcassonnais ou aux productions agricoles du Lauragais (haricot, céréales) marquent désormais la vie économique de la région. Encore aujourd'hui, celle-ci repose essentiellement sur les services et la redistribution des denrées locales, l'agroalimentaire (l'usine d'embouteillage UCCOAR de Carcassonne, la conserverie Spanghero de Castelnaudary, la cave coopérative de Limoux, par exemple) et le tourisme (notamment porté par le classement au patrimoine mondial de la Cité de Carcassonne en 1997, par la gastronomie avec le cassoulet de Castelnaudary ou encore par le carnaval de Limoux, le plus long du monde pour sa durée de trois mois).
  • les agglomérations apaméennes (26 727 habitants) et fuxéennes (14 552 habitants) ont pratiquement fusionné et forment un système urbain commun. En effet, la vallée de l'Ariège serpentant dans le massif du Plantaurel est désormais pratiquement urbanisée en continu sur 35 km entre Pamiers et Tarascon-sur-Ariège en passant par Foix. Les deux villes-centres de Pamiers et de Foix, respectivement sous-préfecture et préfecture du département de l'Ariège dans le Piémont pyrénéen, sont situées à 64 km et 83 km au sud de Toulouse. Leurs deux aires urbaines, comptant 35 054 habitants pour Pamiers et 18 406 personnes pour Foix, partagent quatre communes multipolarisées[152]. Des fusions entre intercommunalités, permises par la loi NOTRe en 2015, ont abouti à la création d'une communauté d'agglomération et de deux communautés de communes sur le territoire de cette conurbation, devant être mises en place officiellement le et ayant vocation à être réunies à l'avenir : la communauté d'agglomération Varilhes-Foix (31 547 habitants) et les communautés de communes Saverdun-Pamiers (38 116 habitants) et de Tarascon (8 871 habitants)[153]. Situées dans des régions fortement peuplées depuis l'époque romaine, les deux villes se sont formées au Moyen Âge central autour de deux abbayes du IXe siècle et du Xe siècle (Saint-Volusien de Foix sur la rive gauche de la haute-Ariège et Saint-Antonin de Pamiers sur la rive droite de la basse-Ariège) et de châteaux comtaux (à Foix dès le XIe siècle, au siècle suivant à Pamiers). Si les deux places fortes n'ont pas le même rôle durant la Croisade des Albigeois (les comtes de Foix étant parmi les principaux chefs militaires s'opposant aux Croisés et résistant ensuite au pouvoir royal jusqu'en 1290, tandis que Pamiers est le bastion des fidèles de l'Église romaine), elles connaissent un essor conjoint qui culmine au XIVe siècle en remplissant des fonctions complémentaires : Pamiers servant de centre religieux, avec ses nombreux couvents mendiants et son évêché fondé en 1295, mais aussi de pôle commercial spécialisé dans l'évaluation des doses nécessaires de pastel pour teindre correctement les draps ; Foix est l'une des capitales d'une vaste principauté méridionale et pyrénéenne, accueillant ponctuellement une cour comtale brillante, un des foyers de la construction d'une culture chevaleresque et littéraire occitane, et de ce fait un pôle de consommation important. Mais les épidémies de peste, la perte d'influence du comté de Foix en tant que centre politique au profit du Béarn, les guerres de religion et la fin de la culture du pastel à la fin du XVIe siècle font que les deux villes perdent de leur importance et ne sont plus, par la suite, que de petites agglomérations modestes. Le comté est rattaché au domaine royal en 1607. La vallée s'industrialise au XIXe siècle, avec l'Usine métallurgique de Pamiers. Celle-ci, contrairement à d'autres sites de production sidérurgique, a survécu à la crise des années 1970 en s'investissant dans la métallurgie de pointe et la sous-traitance de l'aéronautique toulousaine. Cette fonction manufacturière s'est renforcée en 1983 avec l'implantation à Foix d'une usine de l'équipementier automobile Continental, spécialisée dans la production de calculateurs électronique de contrôle moteur et sacrée en 2012 à la fois meilleur usine de France[154] et d'Europe[155]. Le Centre universitaire de l'Ariège Robert-Naudi à Foix est une antenne de l'Université Toulouse-Jean-Jaurès (Toulouse 2).
  • l'unité urbaine d'Auch (25 231 habitants) s'est développée autour d'Auch, préfecture du Gers et capitale historique de la Gascogne, située à 77 km à l'ouest de Toulouse. Elle constitue le pôle urbain d'une aire urbaine de 41 576 habitants et est au centre de la communauté de communes du Grand Auch Agglomération (31 178 résidents). D'origine protohistorique, il s'agit avant l'époque romaine d'une cité en plaine et sans fortification sur la rive droite du Gers, sur le territoire du peuple aquitain des Ausques, qui ont donné leur nom à la ville. À l'époque romaine, elle devient l'un des principaux centres économiques des provinces de Gaule aquitaine puis de Novempopulanie. Les pillages liées aux migrations germaniques et à l'instabilité politique connue par l'Empire romain durant l'Antiquité tardive entraîne un déplacement de la cité d’Augusta Auscii de son site initial en plaine, mal protégé, vers un promontoire situé sur la rive gauche, emplacement fortifié où va se développer la ville médiévale et où l'essentiel des monuments historiques sont encore aujourd'hui concentrés. Siège d'un évêché dès la fin du IIIe siècle, Auch obtient la primature de l'ancienne Novempopulanie et devient la métropole d'une vaste province ecclésiastique correspondant au duché de Gascogne au IXe siècle, l'ancien siège archiépiscopal, Eauze, ayant été détruit soit par les raids arabo-berbères du VIIIe siècle, soit par les incursions normandes du IXe siècle. Dès lors, et jusqu'à la Révolution française, la cité est dominée par le pouvoir des archevêques, qui ne connaît qu'une courte période de concurrence seigneuriale au Moyen Âge central lorsque Auch est également la capitale des comtes d'Armagnac. Symbolisant le pouvoir ecclésiastique, la Basilique Sainte-Marie, de style gothique flamboyant et Renaissance, construite entre 1489 et 1680, est l'une des plus imposantes du Sud-Ouest français et marque encore aujourd'hui la ville haute de ses dimensions imposantes. L'entrée de l'Armagnac dans le domaine royal en 1607 fait d'Auch une ville royale secondaire, transformée en métropole provinciale par la création de la généralité d'Auch en 1716 et les travaux d'urbanisme de l'intendant Antoine Mégret d'Étigny dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle. La ville basse, sur la rive droite, se développe à partir du XIXe siècle, autour d'une usine à gaz et de la gare ferroviaire. Mais, depuis lors, la vie économique à Auch s'est peu diversifiée, l'agglomération restant essentiellement un pôle de service et de redistribution des productions agricoles du Gers (notamment l'agroalimentaire lié à la gastronomie locale). Enfin, Auch est tournée vers les arts du cirque, étant le siège du CIRCa (Centre d'innovation et de recherche circassienne) - Pôle national des arts du cirque, qui dispose d'un chapiteau permanent (le Dôme de Gascogne) et qui organise chaque année le festival du cirque actuel Circa.

Les résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Ce tableau indique les communes de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées qui comptaient en 2008 plus de 1 000 résidences secondaires[156].

Ville département Rés. secondaires
Agde (Le Cap-d'Agde) Hérault 30 349
Le Grau-du-Roi (Port-Camargue) Gard 18 238
La Grande-Motte Hérault 16 280
Le Barcarès Pyrénées-Orientales 14 839
Leucate Aude 13 482
Argelès-sur-Mer Pyrénées-Orientales 10 856
Gruissan Aude 10 305
Saint-Cyprien Pyrénées-Orientales 10 273
Canet-en-Roussillon Pyrénées-Orientales 8 104
Fleury Aude 7 381
Vias Hérault 7 123
Valras-Plage Hérault 6 435
Sète Hérault 5 819
Marseillan Hérault 5 526
Narbonne Aude 5 304
Montpellier Hérault 5 136
Port-la-Nouvelle Aude 4 573
Cauterets Hautes-Pyrénées 4 395
Palavas-les-Flots Hérault 4 389
Toulouse Haute-Garonne 4 265
Saint-Lary-Soulan Hautes-Pyrénées 4 209
Sérignan Hérault 4 197
Font-Romeu-Odeillo-Via Pyrénées-Orientales 3 952
Balaruc-les-Bains Hérault 3 585
Mauguio (Carnon Plage) Hérault 3 510
Les Angles Pyrénées-Orientales 3 349
Bagnères-de-Luchon Haute-Garonne 3 305
Bagnères-de-Bigorre Hautes-Pyrénées 2 979
Ax-les-Thermes Ariège 2 359
Cazaubon Gers 1 468
Ustou Ariège 1 075
Campan Hautes-Pyrénées 1 070

Administration[modifier | modifier le code]

Découpage administratif[modifier | modifier le code]

La région comporte treize départements correspondant à ceux des anciennes régions administratives de Midi-Pyrénées et du Languedoc-Roussillon :
Ariège, Aude, Aveyron, Gard, Haute-Garonne, Gers, Hérault, Lot, Lozère, Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Orientales, Tarn et Tarn-et-Garonne.

Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées fait partie des trois régions françaises à compter deux intercommunalités ayant le statut de métropole créé par la loi MAPTAM, un autre volet de la réforme territoriale :

Cette loi ayant abaissé à 250 000 habitants le seuil requis pour l'obtention du statut de communauté urbaine, une autre intercommunalité de la région y a accédé au  : celle de Perpignan Méditerranée Métropole[157],[158]. La région compte également une autre intercommunalité de plus de 200 000 habitants : la communauté d'agglomération Nîmes Métropole[159].

Liste des présidents[modifier | modifier le code]

Liste des présidents depuis le
Période Identité Étiquette Qualité
Martin Malvy PS Président par intérim
en cours Carole Delga PS Députée de la 8e circonscription de la Haute-Garonne

Transports[modifier | modifier le code]

Aéroports[modifier | modifier le code]

La région possède 10 aéroports (classement par nombre de passagers en 2015)[160] :

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La région est traversée par les autoroutes A9, A20, A54, A61, A62, A64, A66, A68, A75, A620, A621, A623, A624, A645, A680 et A750.

Réseau ferré[modifier | modifier le code]

Carte schématique du réseau des trains Renfe-SNCF en Coopération gérés par Elipsos, juin 2014
AVE Marseille Madrid
Article détaillé : TER Midi-Pyrénées.
Article détaillé : TER Languedoc-Roussillon.

TGV:

Projets TGV:

Projets de Métro:

Économie[modifier | modifier le code]

Budget[modifier | modifier le code]

Les premiers crédits votés par le conseil régional le 18 janvier 2016, en attendant le vote du budget, se répartissent ainsi[161]:

Autorisation de programmes

  •      éducation (74) (28%)
  •      fonds européens (69) (26%)
  •      action économique (69) (26%)
  •      aménagement (33) (12%)
  •      environnement (13) (4%)
  •      environnement (5) (2%)
  •      culture, sports, loisirs (5) (2%)
  • 277,8 millions d'euros (M€) d'autorisation de programme :
    • 74,8 M€ au titre de l'éducation
    • 69,2 M€ au titre de la gestion des fonds européens
    • 69,1 M€ en direction de l'action économique
    • 33,5 M€ au titre de l'aménagement des territoires
    • 13,3 M€ en faveur de l'environnement
    • 5,8 M€ en faveur des transports
    • 5,7 M€ en faveur de la culture, les sports et loisirs
    • 500 000€ au titre de la formation professionnelle et l'apprentissage


Autorisation d'engagement

  •      Transports (118) (41%)
  •      Action économique (31) (11%)
  •      formation & apprentissage (62) (22%)
  •      culture, sport, loisirs (21) (8%)
  •      fonds européens (19) (8%)
  •      éducation (16) (6%)
  •      environnement (5) (3%)
  • 292,5 M€ d'autorisation d'engagement :
    • 118 M€ en faveur des transports
    • 31 M€ au titre de l'action économique
    • 62,2 M€ en faveur de la formation professionnelle et l'apprentissage
    • 21,4 M€ en faveur de la culture, des sports et loisirs
    • 19,3 M€ au titre de la gestion des fonds européens
    • 16,5 M€ au titre de l'éducation
    • 5,3 M€ en faveur de l'environnement
    • 4,5 M€ au titre de l'aménagement du territoire
    • 678 500 € en faveur de la santé et de l'action sociale

Sport[modifier | modifier le code]

Les plus grands clubs de football de la région sont :

En rugby à XV, la région compte de nombreux clubs de haut-niveau :

Autres sports : Montpellier Handball.

Identité visuelle (logotype)[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. - Réforme de l'administration territoriale de l'Etat
  2. [1]
  3. Populations légales 2012 des régions de France sur le site de l'Insee, consulté le 5 janvier 2015.
  4. Pascal Pallas, « Fusions des régions. Toulouse nommée capitale régionale, Montpellier garde des prérogatives administratives », Actu Côté Toulouse, 31 juillet 2015
  5. « La carte des régions en 2015 », sur Vie Publique.
  6. « Comment s’appellera la région ? ».
  7. « Nom de la future région : vous avez choisi... Occitanie », sur MidiLibre.fr (consulté le 20 novembre 2015)
  8. « Languedoc, Terre d'Oc, Occitanie… Quel nom pour la région Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon ? », sur Linternaute.com
  9. « Plus que 5 propositions pour le nom de la région, le « Pays catalan » de retour », sur France 3 Midi-Pyrénées
  10. « Résultat de la Consultation sur le nom de la Région »
  11. Fabrice Valery, « "L'Occitanie ne se limite pas à une seule région" peste le président d'Aquitaine Alain Rousset », sur france3-regions.francetvinfo.fr,‎ (consulté le 13 juillet 2016)
  12. Stéphane THÉPOT, « Occitanie : le nom de région qui embarrasse Carole Delga », Le Point, 17/06/2016
  13. Patrick NOVIELLO et Laurent DUBOIS, « Nom Région LRMP : Occitanie c’est validé, Carole Delga s’occupe des Catalans », France 3 Midi-Pyrénées, 17/06/2016
  14. "Définition de l’Occitanie", site internet de la ville d’Agen.
  15. Occitània avec un accent grave sur à selon la norme classique. La variante Occitania* — sans accent — est considérée comme incorrecte. Voir la grammaire normative d'Alibert (p. viii) et les préconisations du Conseil de la langue occitane (p. 101).
  16. Écriture selon la graphie mistralienne.
  17. (en) Malcom Todd, The Early Germans : The peoples of Europe, Oxford, Blackwell Publishing, 2004 ( deuxième édition revue et augmentée ), 266 pages p. (ISBN 978-1-4051-1714-2), p. 139 à 171 ; Chapitre 7 : The Gothics kingdoms
  18. Le terme Occitanie n'est pas le seul à être utilisé pour désigner cette région historique. Dans les bibliothèques universitaires, on va trouver des ouvrages scientifiques utilisant aussi les termes de sud de la France ou de Midi. Voici quelques exemples de livres appartenants à la bibliothèque de l'école polytechnique de Zürich révélés par le mot-clé "Südfrankreich":
  19. Michel Zimmermann (dir.), Les sociétés méridionales autour de l'an mil , répertoire des sources et documents commentés, Paris, CNRS éditions, , 477 p. (ISBN 2222047153)
  20. Collectif dirigé par André Armengaud et Robert Lafont (dir.), Histoire d'Occitanie - par une équipe d'historiens, Paris, Hachette, , 949 p. (ISBN 2010060393)
  21. Carte de l'Empire romain vers 400 EC
  22. Julien Bellarbre, "La « nation » aquitaine dans l’historiographie monastique du sud de la Loire (VIIIe-XIIe siècles)", Revue de l’Institut Français d’Histoire en Allemagne [En ligne], 6 | 2014, mis en ligne le 31 décembre 2014, consulté le 19 octobre 2015.
  23. Carte du royaume wisigoth
  24. Pierre Bec, La Langue occitane, Éd. Presses universitaires de France, Paris, 1986, p. 3.
  25. "Occitanie", site du Conseil départemental de Lot et Garonne [sans trait d'union]
  26. "Définition de l’Occitanie", site de la Ville d’Agen
  27. Rainer Babel (éd.) et Jean-Marie Moeglin (éd.), Identité régionale et conscience nationale en France et en Allemagne du Moyen Âge à l'époque moderne : actes du colloque organisé par l'université Paris XII – Val-de-Marne, l'Institut universitaire de France et l'Institut historique allemand à l'université Paris XII et à la fondation Singer-Polignac les , et (monographie), Sigmaringen, Thorbecke, coll. « Beihefte der Francia » (no 39), [1re éd.], 466 p., in-8o (25 cm (ISBN 3-7995-7340-2 et 978-3-7995-7340-5, OCLC 468640004, notice BnF no FRBNF37520005, présentation en ligne), p. 212 [aperçu (page consultée le 15 mars 2016)].
  28. a, b, c et d Paul Ourliac, « Sur une province française », Journal des savants, no 3,‎ , p. 190-195 (lire en ligne [fac-similé])
    L'article est un compte rendu critique de : Philippe Wolff (dir.), Histoire du Languedoc, Toulouse, Privat, coll. « Univers de la France et des pays francophones », [1re éd.] (réimpression ), 540-[36] p., in-16o [23 cm] (ISBN 2-7089-1609-2 et 978-2-7089-1609-8, OCLC 461999009, notice BnF no FRBNF34956597) .
  29. a, b, c et d Jean Guérout, « Henri Gilles. Les États de Languedoc au XVe siècle. Toulouse, Édouard Privat, 1965. In-8o, 363 p., couverture illustrée. (Bibliothèque méridionale, 2e série, t. XL.) », Bibliothèque de l'École des chartes, vol. 125, no 1, p. 285-295,‎
    (lire en ligne [fac-similé])
    L'article est un compte rendu critique de l'ouvrage précité.
  30. a et b Henri Gilles, Les États de Languedoc au XVe siècle (monographie), Toulouse, Privat, coll. « Bibliothèque méridionale / 2e série » (no 40), , 361 p., in-8o (26 cm) (notice BnF no FRBNF37399253), p. 26 [aperçu (page consultée le 16 mars 2016)].
  31. a et b Raymond Cazelles, Société politique, noblesse et couronne sous Jean le Bon et Charles V (monographie), Genève et Paris, Droz (publié avec le concours du Centre national de la recherche scientifique), coll. « Mémoires et documents (publiés par la société de l'École des chartes) » (no 28), [1re éd.], VIII-628 p., 23 cm (ISBN 978-2-600-04531-5, OCLC 9364820, notice BnF no FRBNF34689780, présentation en ligne) [lire en ligne (page consultée le 16 mars 2016)].
  32. a, b, c, d, e, f, g et h Entrée « comté de Foix », sur Encyclopédie Larousse en ligne, Larousse (consulté le 27 février 2016).
  33. Guy Antonetti, « Les princes étrangers », dans Jean-Pierre Bardet, Dominique Dinet, Jean-Pierre Poussou et Marie-Catherine Vignal (dir.), État et société en France aux XVIIe et XVIIIe siècles : mélanges offerts à Yves Durand (monographie), Paris, Presses de l'université Paris-Sorbonne, coll. « Collection du Centre Roland Mousnier », , 548 p., 24 cm (ISBN 2-84050-151-1 et 978-2-84050-151-0, OCLC 410534101, notice BnF no FRBNF37679313), p. 34 [lire en ligne (page consultée le 27 février 2016)].
  34. France. Viguerie du Roussillon (notice BnF no FRBNF12494240).
  35. France. Viguerie de Conflent et Capcir (notice BnF no FRBNF12494275).
  36. France. Viguerie de Cerdagne (notice BnF no FRBNF12494237).
  37. (ca) Entrée « comtats de Rosselló i Cerdanya » [« comtés du Roussillon et de Cerdagne »] [XML], sur enciclopedia.cat, Gran Enciclopèdia Catalana en ligne (consulté le 5 mars 2016).
  38. Roussillon, Province du (France ; 1659-1790) (notice BnF no FRBNF15325887).
  39. Roussillon (Pyrénées-Orientales) (notice BnF no FRBNF11940604).
  40. Vincent Adoumié (dir.), Les régions françaises (monographie), Paris, Hachette supérieur, coll. « HU / Géographie », () [2e éd. revue et augmentée] (1re éd. ), 287 p. (ISBN 2-01-140018-X et 978-2-01-140018-5, OCLC 835070461, notice BnF no FRBNF43549145, présentation en ligne), part. 1 (« Régions et identités régionales »), chap. 1 (« Une construction territoriale millénaire »), sect. 2 (« La France et le thème administratif des provinces et de l'État à l'époque moderne »), § [1] (« Pays d'élection[s], pays d'état[s] et pays d'imposition : le repère juridique »), p. 16 [lire en ligne (page consultée le 28 février 2016)].
  41. France. Assemblée provinciale du Roussillon (notice BnF no FRBNF12499947).
  42. Règlement fait par le Roi [en Conseil] sur la formation et la composition des assemblées qui auront lieu dans la province de Roussillon (Versailles, ), Paris, Imprimerie royale, , 12 p., in-4o (notice BnF no FRBNF33848917).
  43. France. Gouvernement de Roussillon (notice BnF no FRBNF11685874).
  44. a et b Entrée « Roussillon » dans Lucien Bély (dir.), Dictionnaire Louis XIV (monographie, dictionnaire), Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », () [1re éd.], 1405 p., 13,2 x 19,8 cm (ISBN 2-221-12482-0 et 978-2-221-12482-6, OCLC 921859645, notice BnF no FRBNF44408175, présentation en ligne) [lire en ligne (page consultée le 28 février 2016)].
  45. Utilisée au-delà des cercles catalanistes, parfois par les médias locaux et par des entités de toutes sortes, sociales, culturelles, touristico-patrimoniales, etc. Par exemple : Radio Catalogne Nord, radio locale des Pyrénées-Orientales, Mycologie en Catalogne Nord, Les Verts Catalogne Nord, le site d'information Catalogne Nord Point Com
  46. « Charte en faveur du Catalan » sur le site du conseil général des Pyrénées-Orientales
  47. Par exemple dans le nom du Parc naturel régional des Pyrénées catalanes
  48. Bernard GORCE, Infographie de Laurent DUPUIS, « L’IGN a trouvé le centre géographique des 13 nouvelles régions », La Croix, 18/06/2015
  49. La Garonne (O---0000) sur le site du Sandre, consulté le 4 décembre 2011.
  50. Chiffre obtenu en enlevant aux 18 136 km2 des Pyrénées françaises (Source : www.observatoire-des-territoires.gouv.fr) les 2 600 km2 des Pyrénées de l'ancienne région Aquitaine (Source : [PDF] Schéma régional de cohérence écologique aquitaine, Région Aquitaine).
  51. Portrait du massif, Commissariat à l'aménagement, à la protection et au développement des Pyrénées - Commissariat général à l'égalité des territoires (CGET)
  52. INSEE
  53. « Dans le Tarn, un gisement de tungstène stratégique pour l'industrie française », France 3 Midi-Pyrénées, 02/10/2015
  54. a, b, c et d Météo-France 2009
  55. Diagramme de la tramontane et de l'autan.
  56. Les vents régionaux – Météo-France.
  57. a et b Parc national des Pyrénées, site des Parcs nationaux, consulté le 22 juin 2016
  58. Le cas des Pyrénées
  59. Plan de restauration et de conservation de l’ours brun dans les Pyrénées françaises 2006 – 2009 2009, p. 44
  60. Communiqué de presse de la ministre de l'écologie et du développement durable du 22 août 2006.
  61. « Pyrénées : l'oursonne Auberta retrouvée morte », Sud-Ouest, 23 novembre 2014
  62. [PDF] Données administratives générales du Parc national des Cévennes, ISEE 1999, cité par jeanluc.proust.free.fr, consulté le 22 juin 2016
  63. a, b et c « Parc national des Cévennes », sur Parcs nationaux de France (consulté le 28 mars 2010)
  64. Fiche du Parc national des Cévennes sur le site des Parcs nationaux, consulté le 22 juin 2016
  65. Présentation du Parc national sur le site les.cevennes.free.fr, consulté le 22 juin 2016
  66. D'après l'Association des Amis de l'Aigoual du Bougès et du Lozère (site internet de l'association)
  67. « Aude : le loup aux portes de Carcassonne ? », L'indépendant,‎ (consulté le 4 avril 2014)
  68. PFEFFER, P. / GENEST, H, Biologie comparée d'une population de mouflons de Corse (Ovis ammon musimon) Du PNR du Caroux ; Mamalia, octobre 2009 ; (ISSN 1864-1547) ; DOI:10.1515/mamm.1969.33.2.165, en ligne:2009-10-20 (résumé)
  69. Les pelouses sèches, site du parc naturel régional des Causses du Quercy, consulté le 23 juin 2016
  70. La Forêt, site du parc naturel régional des Causses du Quercy, consulté le 23 juin 2016
  71. Les zones humides, site du parc naturel régional des Causses du Quercy, consulté le 23 juin 2016
  72. La rivière, site du parc naturel régional des Causses du Quercy, consulté le 23 juin 2016
  73. La Dépêche - Quand l'Aubrac sera Parc naturel régional, 7 septembre 2013.
  74. Réunion du Syndicat Mixte de préfiguration du Parc Naturel Régional de l’Aubrac, sur projet-pnr-aubrac.fr, 4 novembre 2015 (consulté le 19 janvier 2016)
  75. Projet de parc naturel régional des sources et gorges du Haut-Allier, sur le site pnr-haut-allier.fr
  76. « Lettre des élus adressée à Laurent Wauquiez », sur pnr-haut-allier.fr,‎ (consulté le 22 juin 2016).
  77. Nature, site du parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée, consulté le 23 juin 2016
  78. Saumade 1994 et 1995, p. 10
  79. Dimitri Mieussens, De l'importance majeure d'une entorse mineure : la tauromachie et l'animal en France, L'Harmattan, , 302 p. (ISBN 978-2747597562, lire en ligne)
  80. « La corrida entre au patrimoine culturel immatériel français », sur Le Point (consulté le 23 avril 2011).
  81. « Fiche type d'inventaire du patrimoine immatériel de la France : la corrida en France », Ministère de la Culture, 31 août 2010. Cette fiche ne figure plus sur le site du Ministère de la Culture.
  82. abrogation
  83. Fiche du dossier sur le site de l'UNESCO
  84. a, b et c TORNERO, Martine et Bernard NOZIÈRES (INSEE Midi-Pyrénées), « Union des régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées : 5,6 millions d’habitants », INSEE, consulté le 25 juin 2016
  85. Insee, « Panorama des nouvelles régions françaises », dans La France et ses territoires, édition 2015, p. 67
  86. POP1B - Population par sexe et âge, Aire urbaine de Toulouse, 2012, INSEE, consulté le 25 juin 2016
  87. POP1B - Population par sexe et âge, Aire urbaine de Montpellier, 2012, INSEE, consulté le 25 juin 2016
  88. POP1B - Population par sexe et âge, Lot, 2012, INSEE, consulté le 25 juin 2016
  89. POP1B - Population par sexe et âge, Aveyron, 2012, INSEE, consulté le 25 juin 2016
  90. POP1B - Population par sexe et âge, Gers, 2012, INSEE, consulté le 25 juin 2016
  91. POP1B - Population par sexe et âge, Hautes-Pyrénées, 2012, INSEE, consulté le 25 juin 2016
  92. POP1B - Population par sexe et âge, Ariège, 2012, INSEE, consulté le 25 juin 2016
  93. POP1B - Population par sexe et âge, Lozère, 2012, INSEE, consulté le 25 juin 2016
  94. POP1B - Population par sexe et âge, Pyrénées-Orientales, 2012, INSEE, consulté le 25 juin 2016
  95. POP1B - Population par sexe et âge, Aire urbaine de Béziers, 2012, INSEE, consulté le 25 juin 2016
  96. a, b et c Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées : Le grand sud attractif, INSEE, consulté le 26 juin 2016
  97. Où sont nés les habitants de ma région ? - Cartothèque INSEE, 2008, consulté le 26 juin 2016
  98. [PDF] MOUMEN, Abderahmen, « Les Camps de Harkis en Languedoc-Roussillon », 09/2012
  99. Entretien avec Jean-Jacques Jordi, « Jean-Jacques Jordi, docteur en histoire (université d'Aix-Marseille) "Montpellier, reine de l'accueil" », L'Obs, 06/07/2012
  100. Immigrés en 2012 : comparaisons régionales et départementales, INSEE, consulté le 26 juin 2016
  101. [PDF] BOUSQUET, François, Le processus de création d'une fête espagnole en Petite Camargue., Mémoire présenté en vue de l’obtention du Master Sociologie et Anthropologie : politique, culture et migrations, Spécialité « Migrations et relations interethniques », sous la direction de Mahamet Timera, Université Paris Diderot Paris 7, 15 septembre 2011, 86 pages
  102. PARELLO, Vincent, « Réactions xénophobes à l’égard des réfugiés espagnols de la guerre civile dans le département de l’Hérault », Bulletin hispanique, 114-2 (2012), p. 919-935
  103. Les Pyrénées-Orientales : Encyclopédie illustrée du Pays catalan, Privat, 2002, p. 63.
  104. BATLLE, Fabien, FLACHÈRE, Magali et KOURDO, Julien, « Une présence des immigrés en zone urbaine moins marquée dans la région », INSEE, consulté le 27 juin 2016
  105. Immigrés en 2012 : comparaisons régionales et départementales, INSEE, consulté le 27 juin 2016
  106. a et b [PDF] Des territoires d'immigration contrastés, Atlas des populations immigrées - Midi-Pyrénées, INSEE, p. 22-27
  107. a et b [PDF] Atlas des populations immigrées Languedoc-Roussillon, édition 2004, INSEE, 44 pages
  108. Les Migrations entre régions et au niveau catégories de commune de 1954 à 1962 , par Michel Schiray et Pierre Elie. Les Causes de la mortinatalité dans le Département de la Seine, par Maurice Aubenque et Louise Deruffe Auteur : Institut national de la statistique et des études économiques (France). Auteur du texte Éditeur : Institut national de la statistique et des études économiques (Paris) Date d'édition : 1969 gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9619287z/f23.item.zoom
  109. a et b Résultats préliminaires du recensement de 1968: démographie générale, population active, ménages, logements , par Nicole Seligmann-Triballat, Pierre Elie, Jean Bégué Auteur : Institut national de la statistique et des études économiques (France). Auteur du texte Éditeur : Institut national de la statistique et des études économiques (Paris) Date d'édition : 1969 gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96124669/f29.item.r
  110. gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96124669/f31.item.r
  111. gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96124669/f107.item.zoom
  112. gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96124669/f109.item.zoom
  113. Les migrations en France entre 1990 et 1999 Les régions de l’Ouest de plus en plus attractives http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ip758.pdf
  114. [PDF] VIALA, Laurent, BERNIE-BOISSARD, Catherine et VOLLE, Jean-Paul, MTE, « Montpellier, la ville inventée : Frontières de la cohérence territoriale », L'Europe des projets architecturaux et urbains, Plate-forme d'observation des projets et stratégies urbaines, février 2008, p. 7
  115. BURGEL, Guy, La Ville contemporaine après 1945, tome 6 de PINOL, Jean-Luc (dir.), Histoire de l'Europe urbaine, 2e édition revue, corrigée et augmentée, Paris, Seuil, 2012 [1re édition : 2003], p. 52
  116. [PDF] « Grand contournement autoroutier de Toulouse : Étude des impacts d'aménagement du territoire et socio-économiques aux diverses échelles territoriales », Setec Organisation, Juin 2007, p. 20
  117. Statuts de l'Association du Dialogue métropolitain de Toulouse (ADMT), Assemblée générale constitutive du 8 avril 2013, site officiel du Dialogue métropolitain de Toulouse, consulté le 30 juin 2016
  118. MARTI, Sébastien, « Pierre Cohen ouvre le Dialogue avec les villes de la région », La Dépêche.fr, 09/04/2013
  119. Entretien de Jean-Luc Moudenc avec Alexandre Léoty, « "Les régions n’ont pas à dicter leur loi aux métropoles." L’opération lobbying de Jean-Luc Moudenc auprès des parlementaires », La Tribune Toulouse, 11/03/2015
  120. « Composition communale de l'aire urbaine de Toulouse », INSEE (consulté le 22 janvier 202015)
  121. Christian Cau, Petite Histoire de Toulouse, p. 10
  122. Suivirent plusieurs expéditions de pillage, dont la plus célèbre fut vaincue par Charles Martel lors de la bataille de Poitiers (732)
  123. Histoire de Toulouse, Éd Privat, 1974, p. 51
  124. Charles de Tourtoulon, La Limite géographique de la langue d'oc et de la langue d'oïl, 1894
  125. Histoire de Toulouse, Op. cit., p. 73
  126. M. de Ponsan, Histoire de l' Académie des Jeux floraux (Toulouse, 1764), p. 4
  127. [2]
  128. Pierre Saliès, « Le grand incendie de Toulouse de 1463 », dans M.S.A.M.F., tome XXXII (1966)
  129. Histoire de Toulouse, Op. cit., p. 98
  130. Anne Le Stang, Histoire de Toulouse illustrée, avril 2006, éd. Le périgrinateur, (ISBN 978-2-910352-44-8), p. 178-179
  131. Ib., p. 198
  132. VAN PUYMBROECK, Cyrille et REYNARD, Robert, « Répartition géographique des emplois », INSEE, consulté le 30 juin 2016
  133. LEFILLIÂTRE, Jérôme, « L'étonnant classement du PIB des villes françaises », Challenges.fr, 12/01/2012
  134. « Palmarès des villes les plus dynamiques : la revanche de la province », sur L'Express,‎ .
  135. « Les villes les plus dynamiques de France », Challenges,‎
  136. http://www.ladepeche.fr/article/2015/06/19/2127883-toulouse-metropole-la-plus-dynamique.html
  137. la Haute-Garonne encyclopédie illustrée, page 292, (ISBN 978-2-7089-5811-1)
  138. Atlas régional : les effectifs d'étudiants - édition 2014
  139. « Éditions Privat », sur cavi.univ-paris3.fr (consulté le 18 septembre 2012).
  140. Pôles économiques, site officiel du Grand Montauban, consulté le 30 juin 2016
  141. Danièle Devynck, Connaître Albi, p. 13.
  142. Ibid., p. 27
  143. http://www.mairie-albi.fr/decouvrir_albi/albi_chiffres/chiffres.html page officielle de la Ville d'Albi
  144. « Les 50 qui font bouger Albi », L'Express (consulté le 13 février 2008)
  145. Article «  Le Comité du patrimoine mondial inscrit cinq nouveaux sites culturels sur la Liste du patrimoine mondial et approuve deux extensions de biens existants », 31 juillet 2010, sur le site du Patrimoine mondial de l'UNESCO.
  146. « Collections du Musée Toulouse-Lautrec », Musée Toulouse-Lautrec (consulté le 20 février 2016)
  147. Chambre mi-partie de Languedoc, inventaire des Archives départementales de la Haute-Garonne
  148. Territoires et emploi - 1ère partie : géographie des déplacements, INSEE, consulté le 01/07/2016
  149. « Ville fortifiée historique de Carcassonne - UNESCO World Heritage Centre : », Patrimoine mondiale de l'UNESCO (consulté le 23 mai 2007)
  150. Les dates sont différentes suivant les sources : Histoire de Carcassonne de Jean Guilaine et Daniel Fabre, édition Privat, (ISBN 2-7089-8328-8), page 39 donne la date de 462
  151. « la dynastie des Trencavel », Ministère de la culture (consulté le 27 mai 2007)
  152. Projections de population dans les principales aires urbaines de Midi-Pyrénées 2007 - 2042, Aire urbaine de Foix - Pamiers, INSEE, consulté le 2 juillet 2016
  153. PAUL, Arnaud, « Ariège : le nombre d'intercommunalités va passer de 20 à 8 dans un premier temps », La Dépêche.fr, 20/04/2016
  154. « Continental récompensée pour son excellence », Auto Plus, 04/06/2012
  155. GAZZANE, Hayat, « La meilleure usine d'Europe est à Foix, dans l'Ariège », Le Figaro.fr économie, 11/11/2012
  156. Site du recensement de l’INSEE, chiffres au 01/01/2008
  157. « Pas à pas vers la Communauté Urbaine », site officiel de la Communauté d'agglomération Perpignan Méditerranée, 8 juin 2015
  158. « Soutiens de gauche à la Communauté Urbaine Perpignan Méditerranée », La Clau, 19 septembre 2015
  159. INSEE - Population cumulée des communes de la communauté d'agglomération Nîmes Métropole : 240 006 habitants en 2012
  160. Union des aéroports français, consulté le 15 janvier 2016
  161. LRMP : La région s'engage à ne pas augmenter les indemnités de ses élus http://www.herault-tribune.com/articles/33023/lrmp-la-region-s-engage-a-ne-pas-augmenter-les-indemnites-de-ses-elus/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]