Figeac

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Figeac
Figeac
Figeac : vue générale.
Blason de Figeac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
(sous-préfecture)
Arrondissement Figeac
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Grand-Figeac
(siège)
Maire
Mandat
André Mellinger (PS)
2020-2026
Code postal 46100
Code commune 46102
Démographie
Gentilé Figeacois
Population
municipale
9 802 hab. (2019 en diminution de 0,24 % par rapport à 2013)
Densité 279 hab./km2
Population
agglomération
16 494 hab. (2017 en augmentation [I 1])
Géographie
Coordonnées 44° 36′ 31″ nord, 2° 01′ 54″ est
Altitude 311 m
Min. 170 m
Max. 451 m
Superficie 35,16 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Figeac
(ville-centre)
Aire d'attraction Figeac
(commune-centre)
Élections
Départementales Cantons de Figeac-1 et Figeac-2
(bureau centralisateur)
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web ville-figeac.fr

Figeac est une commune française située dans le département du Lot, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Figeac vue du monument du Cingle.

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune du Lot située dans le Massif central au débouché de l'Auvergne et du Haut Quercy. Cette commune est proche de l'Aveyron et du Cantal. C'est une des deux sous-préfectures du département, elle est aussi au centre de l'unité urbaine de Figeac et de l'aire urbaine de Figeac.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 3 516 hectares ; son altitude varie de 170 à 451 mètres[2].

Hydrogéologie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par le Célé et ses affluents le Ruisseau de Planioles et le Drauzou.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Lignes de chemin de fer[modifier | modifier le code]

La gare de Figeac se trouve au croisement des deux lignes ferroviaires : Brive - Toulouse via Capdenac et Figeac - Arvant. A ce titre, trois liaisons du TER Occitanie y passent :

Le train de nuit Paris - Rodez (prolongé à Albi les vendredis et les dimanches) y dessert également.

La gare de Figeac fut construite en 1862. Dans la nuit du mercredi au jeudi , le bâtiment voyageurs est ravagé par un incendie important, provoquant l'interruption du trafic pendant plusieurs semaines. Le projet de sa reconstruction est engagé par la région Occitanie, le nouveau bâtiment sera inauguré à l'horizon fin 2021[3].

Routes[modifier | modifier le code]

La ville de Figeac est reliée aux villes voisines par plusieurs axes routiers :

Une déviation reliant la D 840 (Rodez - Capdenac) à la D 802 (A20) par le sud de la ville a été récemment mise en service. D'une longueur totale de 7,8 km, elle a nécessité la construction de trois carrefours giratoires et sept ouvrages d'art pour un coût de 39 millions d'euros. Un premier tronçon, à l'est, d'environ deux kilomètres, a été inauguré le 7 mai 2010 entre la D 840 et la D 822 (Montauban - Villefranche-de-Rouergue), il aura coûté près de dix millions d'euros. La partie ouest est terminée depuis 2013[4].

Lignes aériennes[modifier | modifier le code]

Par avion, aérodrome de Figeac-Livernon, situé sur la commune de Durbans.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

En septembre 2003, Figeac s'est dotée d'un service de bus gratuits, dénommé « La navette ». Il est composé de 10 lignes et de 96 points d'arrêt. Le service est gratuit et assuré par trois minibus de 28 places et un bus de 70 places. En plus, un service à la demande est proposé sur quatre « zones » (s'éloignant légèrement plus de la ville), quatre jours par semaine[5]. La première année, 211 106 voyageurs ont été transportés. L'offre kilométrique du réseau régulier (hors service à la demande) est d'environ 200 000 kilomètres par an. La vitesse moyenne de transport de passagers est d'environ 21 km/h. Cette vitesse est plus élevée que dans la plupart des réseaux de bus (à cause de la petite taille de Figeac), ce qui a la particularité d'y rendre le bus compétitif par rapport au vélo, pour la plupart des voyageurs. Figeac est une des plus petites communes de France à s'être dotée d'un service de transport collectif.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[6]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat, Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[7].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[6]

  • Moyenne annuelle de température : 13,2 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 4,1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 12,5 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 16,4 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 953 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,1 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,1 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[9] complétée par des études régionales[10] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Maurs », sur la commune de Maurs, mise en service en 1992[11] et qui se trouve à 17 km à vol d'oiseau[12],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 12 °C et la hauteur de précipitations de 1 176,3 mm pour la période 1981-2010[13]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Rodez-Aveyron », sur la commune de Salles-la-Source, dans le département de l'Aveyron, mise en service en 1972 et à 43 km[14], la température moyenne annuelle évolue de 10,7 °C pour la période 1971-2000[15], à 10,7 °C pour 1981-2010[16], puis à 11,1 °C pour 1991-2020[17].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Deux ZNIEFF de type 1[Note 4] sont recensées sur la commune[18] : les « bois de Felzins et des Rouquettes, Roc de Gor et cours du Célé attenant » (332 ha), couvrant 4 communes du département[19] et la « rivière Célé » (1 383 ha), couvrant 15 communes du département[20] et trois ZNIEFF de type 2[Note 5],[18] :

  • la « basse vallée du Célé » (4 063 ha), couvrant 15 communes du département[21] ;
  • la « Moyenne vallée du Lot » (7 893 ha), couvrant 36 communes dont huit dans l'Aveyron et 28 dans le Lot[22] ;
  • le « Ségala lotois : bassin versant du Célé » (12 535 ha), couvrant 28 communes dont six dans le Cantal et 22 dans le Lot[23].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Figeac est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[24],[I 2],[25]. Elle appartient à l'unité urbaine de Figeac, une agglomération intra-départementale regroupant 6 communes[I 3] et 13 328 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[I 4],[I 5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Figeac, dont elle est la commune-centre[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 59 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 6],[I 7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (64 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (46,3 %), forêts (24,9 %), zones agricoles hétérogènes (10 %), zones urbanisées (9,2 %), terres arables (3,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,7 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,9 %)[26].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme est attesté dès le VIIe siècle sous la forme Figiacus[27]. D'après une charte attribuée à Pépin le Bref, ce lieu était nommé Fiat.[réf. nécessaire]

Une anecdote prétend qu'il aurait été déformé par la suite en Figeac à partir de l'expression latine Fige acum. Elle tente aussi, par cette façon, d'expliquer l'origine des monuments appelés aiguilles. Beaucoup de pèlerins se perdaient dans les forêts aux alentours de Figeac et l'abbé aurait répondu à ceux qui le lui faisaient observer : « Fige acum », qui se traduit par : « Plantez une aiguille »[28]. Selon la légende[29], un vol de colombes, dessinant une croix dans le ciel, sous les yeux de Pépin le Bref, décida de la fondation, en ces lieux, d'un monastère, en 753. Le roi aurait dit « Fiat là ! » (« qu'il [le monastère] soit fait là ! »), cette expression aurait donné le nom Figeac.

Ces légendes étymologiques ne sont pas validées par les travaux des toponymistes. Ils se basent sur la forme la plus ancienne du nom attestée dès le VIIe siècle sous la forme Figiacus et y voient un type toponymique gallo-roman en -acum[27], suffixe localisant et de propriété d'origine gauloise -acon (celtique *-āko) qui a généralement abouti à -ac dans le domaine linguistique occitan, parfois à -at (Auvergne, Limousin). Il est précédé de l'anthroponyme gallo-roman Fidius[27],[30] ou *Fibius, variation possible de Fabius, que l'on retrouverait dans Fiac (Tarn) et Fyé (Yonne, Fiacus, 830)[27].

En occitan, la ville se nomme Fitsat, écrit Fijac.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité et Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Une voie romaine franchissait le Célé à gué et l'on a trouvé des restes de murailles et des sarcophages gallo-romains.

Selon la légende[29], un vol de colombes, dessinant une croix dans le ciel, sous les yeux de Pépin le Bref, décida de la fondation, en ces lieux, d'un monastère, en 753. En 755, le pape Étienne II, venu bénir l'église, vit Jésus lui-même escorté par des anges, venir consacrer le monastère. Quoi qu'il en soit, le lieu était déjà habité dans l'Antiquité.

Période féodale[modifier | modifier le code]

Selon Malte-Brun[31], une abbaye aurait été fondée dans la première moitié du VIIIe siècle. En 861, les Vikings y auraient tué soixante moines après avoir massacré les habitants réfugiés dans l'église.

Une abbaye, fut fondée en 838, après le pillage du monastère par les Vikings. Bien située sur les chemins de Compostelle et de Rocamadour, elle prospéra et entraina rapidement le développement d'une agglomération. À la suite de tensions croissantes, à partir de 1244, entre les consuls, représentants des principales familles marchandes, et l'abbé, Figeac, à l'issue d'une négociation menée par Guillaume de Nogaret et moyennant rachat par la couronne des droits abbatiaux, passa sous la dépendance directe de Philippe IV le Bel en 1302. Le roi lui accorda le rare privilège de battre la monnaie. Grâce à un artisanat prospère, la ville s'enrichit.

Selon Malte-Brun[31], en 1318, Philippe V le Long, satisfait des habitants de Figeac qui l'auraient promptement reconnu roi de France, confirma les prérogatives, libertés, franchises déjà obtenues. Il accorda une charte particulièrement favorable : sceaux, drapeaux, consuls choisis parmi les habitants. Ils possédaient les murs, tours, remparts et fossés. Ces privilèges furent confirmés par Philippe VI de Valois (1334) et Louis XI, à l'occasion de sa visite en 1463.

Au service des Anglais, Bernardon de la Salle s'empara de la ville de Figeac le [32], mais l'abandonna l'année suivante contre versement d'une indemnité.

Les Templiers et les Hospitaliers[modifier | modifier le code]

La commanderie de Figeac, fondée en 1187 (située au 41 rue Gambetta aujourd'hui) est classée au titre des monuments historiques en 1991.

Les guerres de religion[modifier | modifier le code]

Les guerres de Religion trouvèrent la ville divisée. Jeanne de Genouillac, fille de Galiot, seigneur d'Assier, travailla à gagner la population à la foi nouvelle. Les protestants tentèrent, à partir de Capdenac, devenue protestante en 1563, de s'emparer de Figeac à deux reprises en 1564, puis le , avant d'y parvenir finalement en 1576 lorsque les calvinistes à l'intérieur de la ville ouvrirent les portes à ceux de dehors. Les armées protestantes s'emparèrent de la ville, se livrèrent à un massacre et brûlèrent une partie de la ville. La colline du Puy fut transformée en place forte[31]. Le 10e synode national protestant se tint à Figeac le . L'édit de Nantes laissa la ville aux protestants et ce n'est qu'après la chute de Montauban, en 1622, que Louis XIII fit démanteler la citadelle.

Le Grand Siècle[modifier | modifier le code]

Le , un des chefs de la jacquerie des Croquants de 1624, Doüat est écartelé à Figeac, après l'échec de la révolte paysanne qui a suivi l'annulation de l'exemption de gabelle dont bénéficiait le Quercy.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Le XVIIIe siècle fut une période de prospérité au cours de laquelle les murailles défensives ainsi que les fossés disparurent. La Révolution vit la guillotine faire tomber cinq têtes, place de la Raison. Le maréchal Ney se cacha à Figeac, peu avant son arrestation.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Figeac est reliée au chemin de fer le 10 novembre 1862, date d'inauguration de l'axe Brive-Toulouse par la gare de Figeac. En 1864, l'ouverture de la ligne de chemin de fer vers Aurillac, au titre de la concession de Clermont au Lot, permet également une liaison ferroviaire avec le Cantal. Les voies forment alors un « Y » caractéristique à la gare de Figeac[33].

Dans la nuit du 25 août 1892, les habitants de Figeac ressentirent un léger tremblement de terre, relaté dans un article de la Dépêche du Midi du 28 août 1892[34].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Résistance à l'occupant[modifier | modifier le code]

Après que les Allemands ont envahi la Zone libre en , la résistance s'établit dans l'arrondissement de Figeac et les lieux boisés propices situés au Nord. De nombreux jeunes réfractaires au service du travail obligatoire s'y rallient, les gendarmes se montrent indulgents voire complices[35].

Les résistants du département du Lot sont très actifs, soutenus par la population et visibles. Ils réalisent de nombreuses actions : occupation de lieux publics comme la gare de Figeac, récupération d'armes par attaque des forces de l'ordre le , exécution de collaborateurs à Cajarc le , détournement d'un wagon de riz destiné aux Allemands, raids sur les banques, postes, gros commerçants et enfin accrochage avec l'occupant à Larnagol[35]...

Le à 9 heures du soir, les habitants de Figeac entendent cinq explosions provenant des usines Ratier qui travaillaient sous la contrainte pour l'aviation du Troisième Reich. La résistance a fait exploser trois machines à reproduire les hélices, un four à cémenter et une presse de trente tonnes pour faire chuter la production destinée à l'occupant[35].

Réactions allemandes[modifier | modifier le code]

Selon Gilbert Lacan, les réactions des Allemands se répartissent sur trois périodes et ne doivent rien au hasard[35] :

  • de 1942 à début , une phase de préparation, sans réaction apparente, pendant laquelle la police allemande collecte des renseignements et établit des fichiers grâce à des informateurs ;
  • d'avril à fin auront lieu les déportations ;
  • enfin, du débarquement à la fuite des occupants, les populations subissent des représailles.

Le , quelques soldats allemands, venus en voiture de tourisme, procèdent à l'arrestation ciblée de trois Figeacois. Les Allemands ont connaissance de parachutages d'armes qui ont eu lieu sur le plateau de Lascamps entre Béduer et Faycelles. Le , cent soldats contrôlent les carrefours avec des fusils mitrailleurs et cernent quelques maisons dont ils arrêtent les occupants. André Aigueperse, Louis Bergman et Pierre Prokusky sont abattus sans raison devant leur domicile. Beaucoup de jeunes prennent alors le maquis[35].

Dans la nuit du 10 au , une partie de la 2e division SS Das Reich traverse la ville de Figeac sans s'arrêter. La population se rassure à tort car c'est le début d'une énorme opération de police. À chaque carrefour après la côte de Planioles, la colonne se divise en deux pour ratisser tout le nord du Lot. Le 12 mai vers 6 heures du soir quelques voitures reviennent vers Figeac et occupent la poste, la gare et les différents carrefours. Les premières arrestations débutent et au matin quarante personnes sont regroupées à l'hôtel Tillet (place des Carmes). Le 13 mai à 7 heures du matin, la ville est encerclée et tous les hommes de Figeac sont convoqués à la gendarmerie pour une vérification de papiers. Après un premier tri où sont écartés les plus de 60 ans et les employés des services publics, ils sont regroupés au soleil dans la cour de l'école primaire voisine et subissent des brutalités. Les Allemands chargent 800 Figeacois debout dans 32 camions qui, vers 18 heures, démarrent vers Cahors[35]. Après des interrogatoires à la caserne de dragons de Montauban, 540 d'entre eux sont déportés vers les camps de Neuengamme et de Dachau. Huit femmes de Figeac sont envoyées au camp de Ravensbrück.

Le , la 2e division SS Das Reich passe par Figeac. Ses derniers éléments sont attaqués par les maquisards dans la côte de Planioles. En représailles, des habitants sont tués et des maisons incendiées[35].

Citation de la ville de Figeac[modifier | modifier le code]

Le , la ville de Figeac a reçu la Croix de Guerre avec étoile de vermeil[36].

Fin du XXe et début du XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Le , la gare de Figeac est ravagée par un violent incendie qui se déroule vers quatre heures du matin. Le bâtiment est partiellement détruit[37]. La piste accidentelle est privilégiée malgré le peu d'indices disponibles. Datant de 1862 et apprécié des figeacois, il ne reste de l'édifice que la façade et les murs. Il faut attendre la mi-décembre pour voir un retour à la normale de la circulation des trains[38].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Cette section est consacrée aux finances locales de Figeac de 2000 à 2018[Note 8].

Les comparaisons des ratios par habitant sont effectuées avec ceux des communes de 10 000 à 20 000 habitants de 10 000 à 20 000 hab appartenant à un groupement fiscalisé, c'est-à-dire à la même strate fiscale.

Pour l'exercice 2018, le compte administratif du budget municipal de Figeac s'établit à 17 485 430  en dépenses et 17 472 630  en recettes :

  • les dépenses se répartissent en 12 937 680  de charges de fonctionnement et 4 547 750  d'emplois d'investissement ;
  • les recettes proviennent des 13 960 580  de produits de fonctionnement et de 3 512 050  de ressources d'investissement.

Pour Figeac en 2018, la section de fonctionnement[Note 9] se répartit en 12 937 680  de charges (1 229  par habitant) pour 13 960 580  de produits (1 326  par habitant), soit un solde de la section de fonctionnement de 1 022 900  (97  par habitant) :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels[Note 10] pour une valeur totale de 6 789 000  (52 %), soit 645  par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Pour la période allant de 2014 à 2018, ce ratio fluctue et présente un minimum de 631  par habitant en 2016 et un maximum de 677  par habitant en 2014. Viennent ensuite les groupes des achats et charges externes[Note 11] pour 25 %, des subventions versées[Note 12] pour 7 %, des charges financières[Note 13] pour 1 % et finalement celui des contingents[Note 14] pour des sommes inférieures à 1 % ;
  • la plus grande part des recettes est constituée des impôts locaux[Note 15] pour un montant de 5 744 000  (41 %), soit 546  par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Sur la période 2014 - 2018, ce ratio fluctue et présente un minimum de 501  par habitant en 2014 et un maximum de 545  par habitant en 2018. Viennent ensuite de la dotation globale de fonctionnement (DGF)[Note 16] pour 7 % et des autres impôts[Note 17] pour 7 %.

La dotation globale de fonctionnement est quasiment égale à celle versée en 2017.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Figeac. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2017 :

La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette[39].

Les emplois d'investissement en 2018 comprenaient par ordre d'importance :

  • des dépenses d'équipement[Note 18] pour un montant de 3 317 000  (73 %), soit 315  par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Sur la période 2014 - 2018, ce ratio fluctue et présente un minimum de 158  par habitant en 2015 et un maximum de 315  par habitant en 2018 ;
  • des remboursements d'emprunts[Note 19] pour 709 000  (16 %), soit 67  par habitant, ratio inférieur de 23 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (87  par habitant).

Les ressources en investissement de Figeac se répartissent principalement en :

  • subventions reçues pour un montant de 744 000  (21 %), soit 71  par habitant, ratio supérieur de 16 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (61  par habitant). Sur la période 2014 - 2018, ce ratio fluctue et présente un minimum de 16  par habitant en 2016 et un maximum de 103  par habitant en 2014 ;
  • fonds de compensation pour la TVA pour 426 000  (12 %), soit 40  par habitant, ratio supérieur de 11 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (36  par habitant).

L'endettement de Figeac au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 20], l'annuité de la dette[Note 21] et sa capacité de désendettement[Note 22] :

  • l'encours de la dette pour une valeur de 4 779 000 , soit 454  par habitant, ratio inférieur de 47 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (864  par habitant). Pour la période allant de 2014 à 2018, ce ratio diminue de façon continue de 618  à 453  par habitant ;
  • l'annuité de la dette pour une valeur de 851 000 , soit 81  par habitant, ratio inférieur de 28 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (112  par habitant). Pour la période allant de 2014 à 2018, ce ratio fluctue et présente un minimum de 59  par habitant en 2015 et un maximum de 83  par habitant en 2014 ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour un montant de 1 723 000 , soit 164  par habitant, ratio inférieur de 13 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (189  par habitant). Sur la période 2014 - 2018, ce ratio fluctue et présente un minimum de 138  par habitant en 2017 et un maximum de 189  par habitant en 2015. La capacité de désendettement est d'environ 2 années en 2018. Sur une période de 19 années, ce ratio est constant et faible (inférieur à 4 ans)

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Figeacois.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[40]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[41].

En 2019, la commune comptait 9 802 habitants[Note 23], en diminution de 0,24 % par rapport à 2013 (Lot : +0,19 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 0006 4526 6406 1536 3906 2366 1717 2307 433
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 8208 3217 6107 3337 3337 2057 3966 6806 310
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 8615 8705 8085 4875 5835 7285 8896 8777 062
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
8 3389 59310 0779 6679 5499 6069 9439 7739 833
2019 - - - - - - - -
9 802--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[42] puis Insee à partir de 2006[43].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[44] 1975[44] 1982[44] 1990[44] 1999[44] 2006[45] 2009[46] 2013[47]
Rang de la commune dans le département 2 2 2 2 2 2 2 2
Nombre de communes du département 340 340 340 340 340 340 340 340

Enseignement[modifier | modifier le code]

Collège-lycée Jeanne-d'Arc[modifier | modifier le code]

Cet établissement est un établissement privé catholique, proposant des filières générales, technologiques et professionnelles. Ce collège-lycée est jumelé avec le lycée de Bielefeld (Allemagne). Les bâtiments sont au cœur des vieux remparts de la ville ; certains faisaient partie du pensionnat de la Sainte-Famille fondé par Émilie de Rodat. En 2015, le lycée se classe 2e sur 9 au niveau départemental en termes de qualité d'enseignement, et 462e au niveau national[48].

Collège Marcel Masbou[modifier | modifier le code]

Le collège Masbou de Figeac est un établissement public accueillant des élèves de la sixième à la troisième, notamment grâce à l'existence d'une branche de classes Segpa et Ulis (unité localisée pour l'inclusion scolaire), UPE2A et CHAM. Une multitude d'options sont proposées dont des classes bilangues, des classes d'option latin, musique (classe à horaires aménagés), et langues régionales (occitan).

Lycée Champollion[modifier | modifier le code]

L'entrée du lycée Champollion.

Le lycée Champollion de Figeac est un établissement public proposant plusieurs enseignements : général, technologique, professionnel et en alternance. En 2009, 622 élèves sont scolarisés au lycée général[49], 291 au lycée professionnel[50] et 150 professeurs y enseignent.

En 2015, le lycée se classe 1er sur 9 au niveau départemental en termes de qualité d'enseignement, et 146e au niveau national[51]. Le classement s'établit sur trois critères : le taux de réussite au baccalauréat, la proportion d'élèves de première qui obtient le baccalauréat en ayant fait les deux dernières années de leur scolarité dans l'établissement, et la valeur ajoutée (calculée à partir de l'origine sociale des élèves, de leur âge et de leurs résultats au diplôme national du brevet)[52].

IUT[modifier | modifier le code]

Avec l'Institut universitaire de technologie de Figeac depuis 1995, grâce au soutien du président du conseil régional, Martin Malvy, la ville de Figeac dispose d'un établissement d'enseignement supérieur universitaire. Ce qui fait de Figeac la plus petite ville universitaire de France[53]. L'Institut universitaire de technologie est rattaché à l'université de Toulouse II le Mirail. À la rentrée de , 347 étudiants étaient inscrits dans l'établissement. Le département génie mécanique et productique (GMP) a été le premier à ouvrir en 1995. Il forme des étudiants appelés tout naturellement à s'intégrer dans le tissu industriel de la Mechanic Valley qui va de Rodez à Brive et dont Figeac est l'un des pivots. Beaucoup poursuivent leurs études, pour les meilleurs, en école d'ingénieur. Le département technique de commercialisation (TC) a complété l'offre de formation en 1997. Ils sont de plus en plus nombreux à poursuivre leurs études en licence professionnelle, IUT ou école d'ingénieur. Enfin, depuis la rentrée 2000, un troisième département est venu se rajouter, celui des carrières sociales (CS), option animation sociale et socioculturelle. Cette formation dispensée par quelques rares IUT (13 au total), attire un grand nombre d'étudiants de tous les coins de la France. À la suite de son succès grandissant, l'IUT de Figeac s'est agrandi en 2006, afin d'accueillir un plus grand nombre d'étudiants.

Lycée agricole « la Vinadie »[modifier | modifier le code]

Lycée agricole public se situant sur la route de Villefranche de Rouergue créé en 1979 : il offre une formation agricole, services, éducateur canin et de vente en animalerie.

Sports[modifier | modifier le code]

Le Groupe sportif figeacois, club de rugby à XV qui évolue en Championnat de France de rugby de 2e division fédérale

  • Cercle des Nageurs Figeacois
  • Figeac Athlétisme Club
  • AROC Pays de Figeac
  • Centre d'aïkido quercynois
  • Aveyron Lot Basket Association
  • Club de Badminton Figeacois
  • La Boule Figeacoise
  • École de Bushido
  • Ring Figeacois
  • Figeac Eau Vive
  • Boxe Française Canne de combat Figeac
  • Figeac Nature Orientation
  • Tai Chi Chuan
  • Vélo Club Figeacois
  • Association Cyclotourisme Figeacois
  • Danse Passion
  • Centre des Ateliers de Danse d'Enseignement Pédagogique et Chorégraphique du Quercy de Rouergue
  • Association Entre-Chats
  • Association Modern'Jazz
  • Rythme Danse
  • Atout Danse
  • Salsa Caliente
  • Texas Country Célé
  • Cheval Sport Figeac
  • Club Figeacois du Poney et du Cheval
  • Club Alpin Français de Figeac
  • Figeac Speleo Club
  • Figeac Quercy Foot
  • Bleuets Figeac Gym
  • Figeac Forme
  • Gymnastique et Détente
  • Retraite Sportive Figeac
  • Haltéro Club Figeacois
  • Figeac Judo
  • École de Judo Figeacoise
  • Karaté Club Figeac
  • Figeac Padel
  • AAPPMA Figeac
  • Pétanque Figeacoise
  • Randopattes
  • Groupe Sportif Figeacois[54].

Activités et références culturelles[modifier | modifier le code]

Le film de Louis Malle intitulé Lacombe Lucien, a été tourné à Figeac (dont une partie à l'hôtel du Viguier du Roi). Il traite de la résistance et de la collaboration en 1944. Le film Nés en 68 a également été tourné à Figeac et dans ses environs.

Des festivals ont lieu chaque année, le Chaînon manquant festival « pluridisciplinaire d’artistes en découverte » qui a lieu au printemps, puis le Festival théâtral de Figeac dirigé par Marcel Maréchal en juillet, et les Rencontres musicales de Figeac au mois d’août.

Santé[modifier | modifier le code]

La ville de Figeac dispose d’un centre hospitalier, doté d’un service d’urgences, d’un SMUR, d’un bloc opératoire avec une chirurgie complète et ambulatoire, deux services de médecine (gériatrie, soins palliatifs, gastro-entérologie, cardiologie, médecine polyvalente), un centre périnatal de proximité avec gynécologue et sages femmes, une unité de surveillance continue, un plateau de consultations médicales (cardiologie, gastro-entérologie, gériatrie, endocrinologie, néphrologie, rhumatologie, anesthésie, plaie et cicatrisation) et chirurgicale (orthopédie, viscérale , urologie), un service d’imagerie avec scanner, échographie et imagerie conventionnelle.

La Clinique Font Redonde complète ces activités par un service de Soins de Suite et Réadaptation, un service d’Hospitalisation à Domicile, un hôpital de jour de chimiothérapie.

Cultes[modifier | modifier le code]

Trois églises catholiques sont recensées à Figeac : L'église Saint Sauveur, l'église du Puy, l'église des Carmes. Il existe également un carmel accueillant les pèlerins de Saint-Jacques.

Un temple protestant est situé rue du 11-Novembre.

Une salle de prière dédiée aux musulmans est située impasse Thomfort.

Économie[modifier | modifier le code]

Fondée en 1985, la coopérative de territoire Les Fermes de Figeac emploie 160 salariés autour de la commune dans les secteurs de l'élevage et des énergies renouvelables[55].

Industrie aéronautique[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de la zone industrielle autour de Ratier.

À Figeac sont implantés deux sous-traitants aéronautiques de rang international : Ratier-Figeac et Figeac Aero.

  • Ratier-Figeac

Fondée en 1904, fabrique des hélices depuis 1908 et est devenue le premier hélicier mondial, grâce notamment au transfert de fabrications réalisées aux États-Unis par Hamilton Sundstrand (ancien actionnaire à 100 %) et destinées entre autres à l'US Navy, et à sa sélection pour la conception et la fabrication de l'hélice de l'Airbus A400M Atlas. L'activité hélice connaît une forte croissance depuis quelques années à la suite de l'augmentation du prix du kérosène, ce type de moteurs étant plus économe. Elle représente environ 40 % du chiffre d'affaires.

Depuis le rachat de l'équipementier Goodrich par UTC (United Technologies), l'organigramme du groupe, et, par conséquent, l'actionnariat ont changé. Hamilton Sundstrand a été fusionné avec Goodrich, la nouvelle entité prenant le nom de Collins Aerospace (Utas), nouvel actionnaire majoritaire de Ratier Figeac[56].

Ratier-Figeac fabrique aussi des actionneurs de plan horizontal arrière, des vérins de portes et des équipements de cockpit (mini-manches pilote et copilote) pour divers avions de la gamme Airbus Commercial Aircraft (A300/A310, A320, A330/A340, A380) et Bombardier (CRJ-200, CRJ-700…), ainsi que des pièces d'hélicoptères. En 2012, elle employait directement plus de 1 000 salariés pour un chiffre d'affaires de 222 millions d'euros[57].

  • Figeac Aero

Fondée en 1989, l'entreprise est spécialisée dans la fabrication de pièces usinées de structure et de moteurs, ainsi que l'assemblage de sous-ensembles pour les grands constructeurs aéronautiques. L'entreprise a connu une croissance ces dernières années en obtenant notamment des contrats outre-Atlantique. En 2012, l'entreprise employait 680 salariés pour un chiffre d'affaires de 96 millions d'euros. En décembre 2013 l'entreprise fait son entrée en bourse sur le marché Alternext. Le chiffre d'affaires progresse fortement : il a atteint 137 M€[58] en 2013 et 252 M€[59] en 2015.

  • FEM Aero

Fondée en 1990, la société FEM Aero, connue aussi sous sa marque commerciale FEM Technologies, a développé un savoir-faire dans le câblage électrique, électronique et électrotechnique. Initialement axée sur le domaine aéronautique, elle s'est diversifiée et est présente sur l'ensemble des secteurs (aéronautique, ferroviaire, machine outils, médical, militaire, automobile, distribution d'énergie, transmissions....).

Numérique[modifier | modifier le code]

L'un des trois bâtiments du siège de la société Lomaco à Figeac.

Fondée en 1966, la société Lomaco, dont le siège se situe à Figeac, est une entreprise de services numériques, spécialiste des logiciels de gestion d'activité dans les domaines du transport sanitaire, des pompes funèbres et du matériel médical[60]. Cette dernière regroupe 105 salariés en 2014[61]. L'entreprise est détenue en majorité par le Groupe Fidéciel dont le siège est également situé à Figeac. Ce groupe détient quatre sociétés françaises principalement dans le domaine du numérique.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Figeac est classée ville d'art et d'histoire et a été reconnue par le conseil Régional Midi-Pyrénées comme l'un des 18 Grand Site Occitanie. La vieille ville a gardé son plan et ses ruelles tortueuses du Moyen Âge et l'on peut y voir de nombreuses maisons anciennes en grès.

Religieux[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Sauveur[modifier | modifier le code]

L'édifice a été classé au titre des monuments historiques en 1840. Plusieurs objets sont référencer dans la base Palissy[63].

L'église Saint-Sauveur.

Cette église[64], reste de l'abbaye qui se rattacha à Cluny à la fin du XIe siècle, fut consacrée en 1092. Saint Hugues en fut l'abbé. Bien que très modifiée au cours des siècles, soit du fait d'embellissements, soit à cause des dégâts causés par les guerres de Cent Ans ou les guerres de religion, elle conserve néanmoins fière allure.

C'est une église de pèlerinage, semblable par ses dimensions à Saint-Sernin de Toulouse ou Sainte-Foy de Conques, dotée d'une triple nef, d'un vaste transept, d'un déambulatoire et d'une abside à chapelles rayonnantes. L'ancienne salle capitulaire est décorée de bois polychrome du XVIIe siècle.

Un chapiteau, retaillé en bénitier, provenant de cette église est exposé à New York aux Cloisters (Metropolitan Museum of Art)[65].

L'église des Carmes[modifier | modifier le code]

L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques en 1993. Douze tableaux des apôtres sont référencer dans la base Palissy[66].

L'église des Carmes.

Ancienne église Saint-Thomas, il s'agit de l'église la plus modeste en dimension de la ville. Située à proximité de l'hôpital, à l'entrée de Figeac, elle est le dernier témoin de l'ancien couvent Carmélite qui fut jadis établi à cet endroit.

L’église Notre-Dame-du-Puy[modifier | modifier le code]

L'édifice a été classé au titre des monuments historiques en 1916. Plusieurs objets sont référencer dans la base Palissy[67].

L'église Notre-Dame-du-Puy.

La bien nommée, puisqu'elle domine tout Figeac, sur la place du Foirail. Cette église d'origine romane fut plusieurs fois remaniée, notamment aux XIVe et XVIIe siècles, lorsque les trois travées centrales furent réunies en une seule ; le chœur renferme de beaux chapiteaux romans sculptés et un grand retable en noyer sculpté, daté de 1696. C'est pourtant la plus ancienne paroisse de Figeac, née, selon la tradition, d'un miracle : La Vierge y aurait fait fleurir une aubépine en hiver.

C’était le siège d’une confrérie Saint-Jacques.

Musées[modifier | modifier le code]

La ville abrite le musée Champollion « les écritures du monde »[68]. Plus de 40 000 visiteurs par an peuvent découvrir à travers les collections comment l'écriture est apparue dans le monde depuis 5 000 ans.

Si le musée Champollion est le musée-phare de la ville, il existe d'autres musées à Figeac : le musée Paulin-Ratier, le musée de la Résistance et enfin le musée d'histoire de Figeac. Ce dernier a été réaménagé en 2012 dans l'esprit des cabinets de curiosités, dans des salles appartenant à l'ancien séminaire, derrière l'église Notre-Dame-du-Puy.

La place des Écritures[modifier | modifier le code]

La place des Écritures.

Enchâssée dans un ensemble architectural médiéval, son sol est couvert d'une reproduction monumentale de la pierre de Rosette (14 × 7 m), sculptée dans du granite noir du Zimbabwe par l'artiste conceptuel américain Joseph Kosuth. Inaugurée en , cette importante œuvre contemporaine demande également à être contemplée depuis le jardin suspendu du musée qui domine la place. Dans une courette attenante, la traduction en français des inscriptions est gravée sur une plaque de verre.

L'obélisque de Champollion[modifier | modifier le code]

L'obélisque au sud de la place de la Raison.

Le , le conseil municipal décida d'élevé un obélisque à la mémoire de Champollion. Une souscription réunit 4 000 francs et permit d'élever deux ans plus tard une aiguille en granit de 7,8 mètres de hauteur extraite du rocher de la clouque de Golinhac. Il comprend des inscriptions en hiéroglyphes signifiant « A toujours ! » et deux plaques de bronze sur le piédestal accueillant des bas-reliefs égyptiens[69].

La place Carnot[modifier | modifier le code]

Ancienne place de la Halle, elle est entourée de maisons imposantes, certaines en torchis, aux balcons de fer forgé, sous les toits desquelles s'ouvrent des galeries couvertes, les soleilhos, qui servaient jadis au séchage du linge ou des peaux, ou encore de refuge pour prendre l’air pendant les chaudes soirées d’été.

Les aiguilles[modifier | modifier le code]

Les deux « aiguilles » des environs de Figeac sont de grands obélisques de pierre de forme octogonale reposant chacun sur un piédestal de quatre marches. Elles sont faites de pierres de taille cimentées. L'aiguille du Cingle, dressée au sud de la ville mesure 14,50 mètres. L'aiguille de Lissac ou de Nayrac, dressée à l'ouest, mesure 11,50 mètres.

On pense qu'il y en avait jadis quatre : une aiguille à chacun des quatre points cardinaux, mais on ne connaît toujours pas leur utilité exacte. Étaient-elles des repères pour les voyageurs sur la route de Saint Jacques de Compostelle, ou des bornes limitant les terres du monastère de Figeac ?

Les ponts sur le Célé[modifier | modifier le code]

Le pont du Pin.

De l'amont vers l'aval, on trouve quatre ouvrages pour franchir le Célé[70].

  • Le pont du Pin : c'est un pont médiéval comprenant deux voûtes construites au XIIIe siècle et une troisième au XVe siècle. Cette dernière enjambait le bief amont du moulin de Paramelle. Ce pont devait son nom à un grand pin disparu à la Révolution.
  • Le pont Gambetta : auparavant, à cet endroit, un ouvrage médiéval s'appelait le pont du Griffoul car les sources voisines de Fonts-Redonde étaient canalisées vers une fontaine située sur un avant bec du pont. Il fut reconstruit en 1883 et permet aujourd'hui le passage de la route de Villefranche-de-Rouergue et Rodez.
  • La passerelle sur le Célé : cette voie piétonne, située en face du Palais de Justice, fut conçue en 2003 par l'ingénieur Marc Mimram.
  • Le pont du Gua : Il doit son nom à un gué autrefois situé à cet emplacement. Un pont fut construit à cet endroit au XVe siècle par les consuls. Ce pont fut reconstruit et inauguré en 2001. Il mesure 46,5 mètres de long et 10 de large.

Les maisons médiévales[modifier | modifier le code]

La mise en place d'un secteur sauvegardé a permis de mettre en valeur un riche patrimoine architectural de bâtiments civils datant du Moyen Âge, du XIIe siècle au XIVe siècle[71] :

  • l'hôtel dit du Viguier du Roi ou La Viguerie, rue Delzens, édifice datant des XIVe et XVIIIe siècles, construit sous le règne de Philippe IV Le Bel. C'est l'ancienne demeure du viguier (sorte de préfet à l'époque médiévale), sa tour royale emblématique surplombe la cité médiévale. Restauré au début des années 1990, il est transformé en hôtel haut de gamme. Il a servi de lieu de tournage du film Lacombe Lucien de Louis Malle.
  • la Maison du Griffon, place Champollion ; inscrite au titre des monuments historiques en 1996 ; construite entre le début du XIIe siècle et le début du XIIIe siècle selon les sources. C'est la plus vieille maison de la ville que l’on puisse dater. Elle tire son nom du griffon sculpté sur la façade au niveau du premier étage.
  • l'hôtel de la Monnaie (Oustal dé lo Mounédo en occitan) place Vival ; du XIIIe siècle ; converti en musée. Son nom n'aurait rien à voir avec la monnaie royale selon Gaston Bazalgues, en effet Via Munita désigne en latin une voie pavée. L'expression occitane Camin de la Moneda se traduit en français par chemin de la monnaie, l'Ostal de la Moneda désignerait une maison remarquable au bord d'une voie pavée ou romaine[72]. ;
  • l'hôtel de Balène ou Château Balène, rue Balène, ancienne forteresse médiévale aujourd'hui centre d'art contemporain. Il tire son nom d'une famille puissante, les seigneurs de Balène. Un membre de cette famille ayant tué un frère du roi Édouard III, ce dernier confisqua, puis vendit le château aux consuls de Figeac. Il servit de palais de justice vers 1800[28] ;
  • l'hôtel de Lostanges (Maison Gironde), place Barthal
  • l'hôtel Dumont de Sournac, angle des rues Clermont et Tomfort
  • l'hôtel Galiot de Genouillac, rue Roquefort.
  • l'hôtel d'Auglanat du XVe siècle, rue Gambetta
    Hôtel d' Auglanat

Sentiers de grande randonnée[modifier | modifier le code]

Deux sentier de grande randonnée passent par Figeac :

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Domaine du Surgié[modifier | modifier le code]

Vue du domaine du Surgié.

Le domaine de Surgié est un village de vacances situé au bord du Célé en amont de Figeac. Composé d'une résidence et d'un camping, il offre de nombreuses activités aquatiques et un parc de loisirs. Le domaine a été restructuré au cours de l'année 2010[73].

Autres[modifier | modifier le code]

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Maison Caumont

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Figeac

Les armes de Figeac se blasonnent ainsi : d'azur à la croix d'argent [31]


Pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

Figeac a un hôpital Saint-Jacques, inscrit au patrimoine de l'UNESCO.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis d'Alauzier, « Les Templiers à Figeac », Bulletin de la société des études littéraires, scientifiques et artistiques du Lot, t. 100, no 4,‎ , p. 317, lire en ligne sur Gallica[Note 24]
  • A. Lefavrais-Raymond, J.G. Astruc, P.L Guillot, Carte géologique de la France à 1/50 000 - Figeac, Éditions du BRGM Service géologique national, Orléans, 1992, (ISBN 2-7159-1858-5) (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[8].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  5. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Cette section est réalisée à partir des données des données du site https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/comptes-individuels-des-communes-fichier-global du ministère de l'Économie et des Finances. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 3.0.0 : Yin Yang Sigma a effectué la synthèse des tabeaux du site https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/comptes-individuels-des-communes-fichier-global concernant Figeac. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  9. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune. Y figure aussi le remboursement des intérêts des emprunts. Elle enregistre également les recettes fiscales, les dotations et participations de l’État ainsi que les recettes d’exploitation des services municipaux.
  10. Les « charges de personnel » regroupent les frais de rémunération des employés par la commune.
  11. Le poste « achats et charges externes » regroupe les achats non stockés de matières et fournitures (eau, énergie...), le petit matériel, les achats de crédits-bails, les locations, primes d'assurances...
  12. Les « subventions versées » rassemblent l'ensemble des subventions à des associations votées par le conseil municipal.
  13. Les « charges financières » correspondent à la rémunération des ressources d'emprunt.
  14. Les « contingents » représentent des participations obligatoires d'une commune au financement de services départementaux, notamment aux sapeurs-pompiers du département.
  15. Les « impôts locaux » désignent les impôts prélevés par les collectivités territoriales comme les communes pour alimenter leur budget. Ils regroupent les impôts fonciers, la taxe d'habitation ou encore, pour les entreprises, les cotisations foncières ou sur la valeur ajoutée.
  16. Les « dotations globales de fonctionnement » désignent, en France, des concours financiers de l'État au budget des collectivités territoriales.
  17. Les « autres impôts » couvrent certains impôts et taxes autres que les impôts locaux.
  18. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  19. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  20. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  21. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  22. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dettecapacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources de Figeac.
  23. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  24. L'auteur rectifie son point du vue sur l'absence des templiers à Figeac publié en 1950. Après avoir été dévolue aux hospitaliers, on trouve en 1342 un commandeur de la maison de Saint-Jean de Jérusalem de Figeac puis cette dernière devient un membre de Latronquière à partir de 1371.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. Unité urbaine de Figeac (223) - Dossier complet, insee.fr, consulté le .
  2. « Commune urbaine - définition » (consulté le ).
  3. « Unité urbaine 2020 de Figeac » (consulté le ).
  4. « Base des unités urbaines 2020 », (consulté le ).
  5. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. Centre Presse, « Détruite par un incendie, la gare de Figeac entrevoit le bout du tunnel », centre Presse (Aveyron),‎ (lire en ligne, consulté le ).
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