Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption de Montauban

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption de Montauban
Image illustrative de l'article Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption de Montauban
La façace
Présentation
Culte Église catholique
Type Cathédrale
Rattachement Diocèse de Montauban siège
Début de la construction 1692
Fin des travaux Première moitié du XVIIIe siècle
Architecte François II d'Orbay puis Jules Hardouin-Mansart et Robert de Cotte
Style dominant Architecture classique
Protection Logo monument historique Classée MH (1906)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn-et-Garonne
Ville Montauban
Coordonnées 44° 00′ 55″ nord, 1° 21′ 19″ est

Géolocalisation sur la carte : Montauban

(Voir situation sur carte : Montauban)
Cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption de Montauban

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption de Montauban

Géolocalisation sur la carte : Tarn-et-Garonne

(Voir situation sur carte : Tarn-et-Garonne)
Cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption de Montauban

La cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption de Montauban est une cathédrale catholique française située dans le département de Tarn-et-Garonne.

Elle est le siège du diocèse de Montauban[1]. Le diocèse a été créé en 1317 sur des territoires des diocèses de Toulouse et de Cahors, aboli par le concordat de 1801 (intégré alors à l’archidiocèse de Toulouse) puis restauré en 1822. Ce monument fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [2]. Elle a été édifiée au point culminant du centre ville à une altitude de 102,65 m.

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville de Montauban a été protestante au début des guerres de religion et est devenue catholique en 1629.

La construction de l’église a été permise par la révocation de l’Édit de Nantes en 1685. La première pierre de la nouvelle cathédrale a été posée le 10 avril 1692, après l'achat de plusieurs îlots de maisons à l'endroit le plus élevé de la ville.

En 1707, six des piliers de la nef, bâtis en briques mal cuites, s'écroulent et entraînent dans leur chute une partie de la voûte.

La consécration solennelle de la cathédrale eu lieu le 1er novembre 1739. L’architecte était à l’origine François d'Orbay, et son travail a été continué à sa mort en 1697 par Jules Hardouin-Mansart et Robert de Cotte.

Les tours de façade étaient autrefois surmontées d'élégants clochetons en forme de bulbe, démolis en 1831.

Extérieur[modifier | modifier le code]

La cathédrale au coucher du soleil

La cathédrale est atypique, de par sa construction en pierre dans un paysage architectural dominé par la brique rouge. Sa construction a été ordonnée par Louis XIV pour marquer la présence du pouvoir royal et du catholicisme dans une ville traditionnellement protestante.

Deux tours encadrent la façade ouest, produit de l’architecture classique, frontispice ionique avec un péristyle présentant des statues des quatre Évangélistes en remplacement des statues originelles. Le Saint Jean l'Évangéliste est du sculpteur breton : Francis Guinard.

L'intérieur[modifier | modifier le code]

L’intérieur est également décoré dans un style classique, avec ses pilastres, métopes et triglyphes, et ses lignes verticales strictes et élégantes. Détail intéressant, le portail central de la cathédrale de Montauban peut se targuer d'être le plus haut d'Europe, plus élevé encore que celui de la basilique Saint-Pierre de Rome.

La contre-façade[modifier | modifier le code]

Sur un arc surbaissé se trouve le grand orgue en noyer sculpté (1675), provenant initialement de l'église Saint-Jacques. Il compte aujourd'hui 4 claviers, 1 pédalier et 45 jeux (restauré en 1997).

Partie droite de la nef[modifier | modifier le code]

  • La chapelle des fonts baptismaux. Premiere chapelle de droite.
Le Cuve en marbre date du XVIIIe siècle. Le tableau du retable est une huile sur toile du XIXe siècle dont la signature n'a pas pu être déchiffrée représentant le baptême du Christ. Œuvre inspirée de Pierre Mignard, elle est inscrite au titre des monuments historiques [3].
  • La chaire à prêcher (devant la troisième chapelle) est classée au titre des monument historique[4], la partie centrale date du XVIIIe siècle, le double escalier est du XIXe siècle.
  • La chapelle de sainte Philomène. Troisième chapelle de droite. Le tableau du retable : Le Couronnement de sainte Philomène huile sur toile par Jules Jolivet classée au titre des monument historique [5]


Bras droit du Transept[modifier | modifier le code]

Le chœur[modifier | modifier le code]

  • L'autel principal, œuvre des ébénistes d'art Onéglio et Irène Fasan, se situe sous la coupole. Après différents projets, notamment en 1860, la construction du baldaquin est décidée en 1872 sur un dessin de l'architecte diocésain Olivier : la réalisation est programmée sur 1873 par le sculpteur Poncin[7].

Les pendentifs qui la portent s'ornent de médaillons figurant en bas-relief les quatre Vertus cardinales : la Force, la Justice, la Prudence et la Tempérance :

La Force avec la colonne et le lion
La Justice avec la balance et l'épée
La Tempérance avec l'éléphant
La Prudence avec le miroir

Les trois sièges des célébrants qui se trouvent à gauche de l'autel et en face de la chaire de l'évêque sont également des réalisations de Onéglio et Irène Fasan.

  • L'orgue de chœur travail de Vincent Cavaillé-Coll date de 1873 il est classé au titre des monuments Historique[8].
  • Chapelle absidiale de gauche : deux statues monumentales en pierre calcaire commandées en 1715 au sculpteur Marc Arcis représentant Ambroise de Milan (avec sa mitre) et saint Augustin[9].

Bras gauche du transept[modifier | modifier le code]

Une huile sur toile célèbre d’Ingres, Le vœu de Louis XIII. Peinte spécialement pour la cathédrale, elle avait remporté un vif succès au salon de Paris en 1824.

Partie gauche de la nef[modifier | modifier le code]

  • Chapelle de saint Théodard. Troisième chapelle de gauche. Les décors muraux en trompe-l’œil montrent des trophées religieux (3e quart du XIXe siècle). Le tableau du retable : Huile sur toile Saint Théodard Archevêque de Narbonne - par le peintre toulousain François Fayet (1630-1708). Don de Pierre Berthier évêque de Montauban en 1674. Les armoiries, du commanditaire Pierre de Berthier, sont visible en bas à droite du tableau. Il est classé au titre des monuments Historique[10].
  • Chapelle de saint martin. Quatrième chapelle de gauche. Le tableau du retable : La messe de saint Martin - par le peintre toulousain François Fayet, et pour le même commanditaire que le tableau précédent. Ces deux tableaux étaient initialement destiné à l’Église Saint-Jacques de Montauban[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Chalumeau, La cathédrale de Montauban, p. 21-39, Bulletin archéologique historique et artistique de la Société archéologique de Tarn-et-Garonne, 1943, tome LXXI (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]