Fos (Haute-Garonne)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Fos.
Fos
Le village de Fos, en bord de Garonne.
Le village de Fos, en bord de Garonne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Saint-Gaudens
Canton Bagnères-de-Luchon
Intercommunalité Communauté de communes des Pyrénées Haut-Garonnaises
Maire
Mandat
Francis Dejuan
2014-2020
Code postal 31440
Code commune 31190
Démographie
Gentilé Fosséens, Fosséennes
Population
municipale
247 hab. (2014)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 52′ 27″ nord, 0° 44′ 13″ est
Altitude Min. 520 m – Max. 2 024 m
Superficie 18,17 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haute-Garonne

Voir sur la carte administrative de la Haute-Garonne
City locator 14.svg
Fos

Géolocalisation sur la carte : Haute-Garonne

Voir sur la carte topographique de la Haute-Garonne
City locator 14.svg
Fos

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Fos

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Fos
Liens
Site web fos31.fr

Fos (Hòs en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Fosséens.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Garonne à Fos.

Fos est une commune frontalière avec l'Espagne (val d'Aran) située dans les Pyrénées, sur la Garonne à 40 km au sud-est de Saint-Gaudens.

Sa limite sud marque la frontière, depuis le pic de Sacaube à l'ouest, jusqu'au cap de la Pique à l'est.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Fos
Argut-Dessous Boutx
Arlos Fos Melles
Bausen (Espagne) Canejan (Espagne)

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par la Garonne et son affluent le Ruisseau de Maudan.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 817 hectares ; son altitude varie de 520 à 2 024 mètres[1].

Article détaillé : Géologie des Pyrénées.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès par la route nationale 618c ou route nationale 125 et les lignes régulières de transport interurbain réseau Arc-en-ciel (anciennement SEMVAT). Voir aussi l'ancienne ligne de Marignac au Pont-du-Roy.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Jean Cazalbou attribuerait l'origine de Fos a une « fosse », une douve, qui aurait été faite lors de l'établissement d'un camp romain durant l'Antiquité. D'ailleurs, on retrouve le nom du village sous la forme de « Fossac » en français au XVIIIe siècle ou de « Hossa » en occitan.

Premier village sur la frontière espagnole, lorsque la Garonne, née en Espagne, entre en France, l'histoire de ce village très étendu relativement à son nombre d'habitants, est celle d'un point de passage assez anonyme, entre Comminges et Val d'Aran. Le val d'Aran français, est en fait fermé au nord par un resserrement de la vallée à Saint-Béat et au sud par Fos.

À cette route naturelle, secondaire, et basée sur une voie romaine vers l'Espagne, s'est ajouté le passage du GR 10, qui traverse d'est en ouest les Pyrénées et franchit la Garonne dans le village de Fos.

Le village est longtemps rattaché à l'évêché du Comminges, situé à Saint-Bertrand de Comminges, et est généralement la possession des comtes de Comminges, avant d'être rattaché à la couronne de France.

Un des faits les plus marquants est, en 1513, le serment du plan d'Arrem, un site situé sur son territoire, où se sont réunis des représentants de plusieurs vallées tant françaises qu'espagnoles pour renouveler le traité de lies et passeries. Ce site est aujourd'hui en partie recouvert par un barrage exploité par EDF.

De nombreuses escarmouches ont eu lieu dans son histoire autour de Fos.

La gare de Pont-du-Roy, au début de l'exploitation de la Ligne de Marignac au Pont-du-Roy

Le Pont-du-Roy était le terminus d'une petite ligne de tramway rural, celle de Marignac au Pont-du-Roy, qui a desservi la commune de 1914 à 1953.

En 1936, Fos constituait un point de passage des réfugiés de la guerre d'Espagne, avant d'être ensuite un point d'évasion de la France occupée.

Au-dessus de Fos, ont eu lieu récemment des lâchers d'ours.

Comme de nombreuses communes des montagnes pyrénéennes situées le long d'un cours d'eau, le village a été ravagé mi juin 2013 par les inondations exceptionnelles dues aux crues majeures des cours d'eau. Ces crues ont été la conséquence d'une pluviométrie inhabituelle augmentée de la fonte brutale, du fait de la pluie, de la neige tombée en abondance durant l'hiver et le printemps.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la huitième circonscription de la Haute-Garonne de la communauté de communes des Pyrénées Haut-Garonnaises et du canton de Bagnères-de-Luchon (avant le redécoupage départemental de 2014, Fos faisait partie de l'ex-canton de Saint-Béat), et aussi de l'ex communauté de communes du Canton de Saint-Béat jusqu'au .

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis 1944
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1947 Pierre Cerciat    
1947 1953 Bertrand Dulor    
1953 1977 Robert Bathaille    
1977 1993 Gilbert Bacaria    
1993 avril 2014 Jean Lafont PS  
avril 2014 en cours Francis Dejuan SE Retraité fonction publique

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 247 habitants, en diminution de -1,59 % par rapport à 2009 (Haute-Garonne : 6,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 129 1 133 1 269 1 382 1 497 1 598 1 612 1 654 1 724
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 551 1 368 1 451 1 374 1 350 1 178 1 038 1 006 984
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
929 975 878 803 796 811 652 680 556
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
550 558 381 351 319 272 250 245 247
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006 [5].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[6] 1975[6] 1982[6] 1990[6] 1999[6] 2006[7] 2009[8] 2013[9]
Rang de la commune dans le département 337 318 279 260 249 238 244 228
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Économie[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Fos fait partie de l'académie de Toulouse.

Culture et festivité[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Randonnées pédestres (sentier de grande randonnée 10, refuge de l'Étang d'Araing)

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Cazalbou (1913-2003), homme d'écriture. C'est dans ce village de Fos dont il est originaire, bien que né à Brive-la-Gaillarde, que Jean Cazalbou aimait vivre et recevoir ses élèves pour qu'ils voient, disait-il, qu'un écrivain vit comme tout le monde. Avant d'exercer de longues années au lycée Pierre-de-Fermat à Toulouse, il a parcouru, au cours de sa longue carrière une grande partie du pays. Ses engagements politiques, puis son entrée dans la Résistance l'ont conduit à être adjoint au maire de Toulon en 1945 et plus tard, président de l'association France-URSS à Paris. Professeur de lettres, conteur, écrivain, journaliste, il partagera sa passion aux côtés de Louis Aragon, à la rédaction en chef du journal Ce soir (1950). Sa muse privilégiée aura été sans nul doute son beau pays, les Pyrénées. Il a su traduire son profond amour pour Fos, avec force et vérité dans son roman La porte du Castéras. Membre de la société des gens de lettres de l'Académie du Languedoc, il laisse une œuvre d'un intérêt historique important. Les Fosséens lui ont rendu hommage en donnant son nom à la salle de lecture installée dans l'école du village. Par ses écrits, conférences et autres causeries, il a porté loin la vie et le quotidien de ce « premier village de France… en venant d'Espagne ». Quelques-uns de ses titres : La porte du Castéras, Le Pêcheur de sable, Fabrice et Berger, Fabrice et les passeurs de l'ombre, Fos, mémoire d'un village pyrénéen, Réflexions sous un préau, Louiseto du temps des cerises.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr,‎ (consulté le 10 janvier 2016)
  7. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  8. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  9. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  10. « Église », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 13 novembre 2011.
  11. L'ours expliqué de long en large dans un musée sur ladepeche.fr du 30 juillet 2000, consultée le 14 novembre 2011.