Lamanère

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Lamanère
Vue du village.
Vue du village.
Blason de Lamanère
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Céret
Canton Le Canigou
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Vallespir
Maire
Mandat
Agnès Parayre (UMP)
2014-2020
Code postal 66230
Code commune 66091
Démographie
Gentilé Lamanérois, Lamanéroises
Population
municipale
43 hab. (2014)
Densité 1,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 21′ 40″ nord, 2° 31′ 16″ est
Altitude Min. 667 m – Max. 1 554 m
Superficie 23,83 km2
Localisation

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Lamanère est une commune française située dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie. C'est le village le plus au sud de la France continentale.

Ses habitants sont appelés les Lamanérois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Lamanère se situe dans le canton du Canigou et dans l'arrondissement de Céret, dans le sud du département des Pyrénées-Orientales[1].

Le point le plus méridional de la France continentale, le puig de Coma Negra, se trouve sur la commune. La distance à vol d'oiseau est de 978 km de Bray-Dunes, commune la plus au nord de France métropolitaine.[réf. nécessaire]

Situation de la commune

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lamanère[1],[2]
Prats-de-Mollo-la-Preste Serralongue
Lamanère[1],[2]
Camprodon
(Espagne)
Montagut i Oix
(Espagne)
Albanyà
(Espagne)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 4, correspondant à une sismicité moyenne[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé à la confluence de la rivière de Lamanère et de son affluent sur la rive droite la rivière d'El Taix (ou Teix)[1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La seule route permettant de se rendre à Lamanère est la route départementale D44, en provenance de Serralongue, au nord[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention du nom pourrait être villa Menera de Bassegoda (1225) à une époque où le territoire dépendrait alors du château de La Roca de Bassegoda. Mais cette mention pourrait aussi être en fait une référence aux mines de Bassegoda, situées à quelques kilomètres plus au sud-est, à Albanyà. De manière plus certaine, une famille dite de La Menera est mentionnée du XIIIe siècle au XIVe siècle[4]. Le nom est aussi attesté dans un texte de 1427, qui cite le lloch appellat La Menera[5].

En catalan, le nom de la commune est La Menera[6].

Le nom catalan été francisé de manière erronée par confusion du premier -e de menera avec un -a neutre et par agglutination de l'article et du nom[7].

Menera serait issu du celtique *meina, puis du gallo-roman *mena, terme désignant le minerai. Plus tard, mener prend le sens de mine et menera est utilisé pour un ensemble de mines, puisque la région produisait à la fois du fer, du plomb, du cuivre et de la houille. Le nom a alors été utilisé à la fois pour la localité et pour la rivière[7].

Il s'agit d'une formation toponymique catalane francisée par la suite, dont le radical men- représente une variante du terme mina « mine », suivi du suffixe -eria, d'origine latine -aria[8], d'où le sens global de « la minière », c'est-à-dire « l'endroit où il y a une mine »[5]. Menera a donc la même origine que le mot catalan mineria qui signifie l'« art d'exploiter des mines »[9],[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Dépendant du territoire de Serralongue, Lamanère est au Moyen Âge inféodé au seigneurs de Cabrenç, eux-mêmes vassaux des vicomtes de Castelnou. Après la Révolution française, Lamanère devient une commune en 1790[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Lamanère comprend sept membres, avec deux adjoints et quatre conseillers municipaux en plus du maire[12].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 1989 Michel Mach[13]    
1989 1995 Philippe Cassu DVD  
1995 2001 Marie-France Figa PCF[14]  
2001 2008 Yvette Julia DVD  
mars 2008 en cours Agnès Parayre[15] LR Commerçante[16]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1767 1789
260 H 104 f
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Note : 1730 : comptée avec Serralongue.

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[18],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 43 habitants, en diminution de -20,37 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Orientales : 4,38 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
392 560 678 745 692 740 750 794 816
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
713 624 548 588 510 496 488 451 473
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
510 513 514 422 440 433 348 323 284
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
198 113 74 60 37 44 60 54 43
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[21] 1975[21] 1982[21] 1990[21] 1999[21] 2006[22] 2009[23] 2013[24]
Rang de la commune dans le département 170 161 185 211 199 196 204 208
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : 3 août ;
  • Fête communale : dimanche et lundi de Pentecôte[25].

Santé[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de médecin à Lamanère. Les plus proches sont situés à Prats-de-Mollo-la-Preste ou Saint-Laurent-de-Cerdans[26].

Sports[modifier | modifier le code]

Le village de Lamanère est le point de départ de nombreuses randonnées dans les environs[27], ainsi que d'une course en montagne annuelle de 17 km qui a lieu au mois de juin[28].

Économie[modifier | modifier le code]

Peut-être déjà connues durant l'Antiquité, les mines d'argent, de fer, de cuivre et d'étain de Lamanère sont mentionnées et exploitées dès le XIIIe siècle[4]. L'exploitation du fer, du cuivre et du plomb a perduré jusqu'au début du XXe siècle[11].

Comme dans plusieurs villages des environs, il y avait jadis à Lamanère une importante activité de production d'espadrilles. Le dernier fabricant a fermé en 1981[11].

Seule l'activité agricole a subsisté, avec notamment encore quelques éleveurs de bovins présents sur la commune[11].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Lamanère

Les armes peuvent se blasonner ainsi : Écartelé, au premier d'or à quatre pals de gueules, au second d'azur à un Saint-Sauveur bénissant de sa dextre et tenant un globe dans sa senestre, le tout d'or, au troisième d'azur à une boussole d'argent, l'aiguille partie de même et de gueules, le gueules pointant vers le Sud indiqué par la capitale de sable S, au quatrième d'or à une entrée de mine au naturel ouverte de sable surmontée d'un fusil contourné aussi au naturel.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Carte IGN sous Geoportail
  2. Institut cartographique de Catalogne, « Visualisateur cartographique Vissir » (consulté le 24 août 2013)
  3. « Plan séisme » (consulté le 12 mars 2017)
  4. a et b Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, , 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
  5. a et b Site de Jean Tosti
  6. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne)
  7. a et b Lluís Basseda, Toponymie historique de Catalunya Nord, t. 1, Prades, Revista Terra Nostra, , 796 p.
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 380b
  9. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : Tome 2, Formations non-romanes, dialectales, vol. 2, Librairie Droz, , 676 p. (ISBN 9782600001335)p. 1350
  10. http://dlc.iec.cat/results.asp?txtEntrada=mineria
  11. a, b, c et d Site officiel, section La Menera, Village le Plus au Sud de la France continentale !
  12. Site officiel de la commune, section Conseil municipal
  13. M. Mach a parrainé la candidature de Pierre Juquin (MPPT) à l'élection présidentielle de 1988
  14. M.-F. Figa a parrainé la candidature de Jean Saint-Josse à l'élection présidentielle de 2002
  15. [PDF] « Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2014 », sur http://la-clau.net.
  16. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  17. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  21. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  22. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  23. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  24. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  25. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
  26. Recherche de médecins sur le site des Pages jaunes.
  27. Site officiel, section Randonnée
  28. Site officiel, section Course de montagne