1978

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Cette page concerne l'année 1978 (MCMLXXVIII en chiffres romains) du calendrier grégorien.

Événements[modifier | modifier le code]

Afrique[modifier | modifier le code]

19 mai : sauvetage de Kolwezi. Parachutistes français lors de l'opération Bonite à Kolwezi
Article connexe : Conflit tchado-libyen.
  • Agitation sévèrement réprimée des élèves et étudiants en Centrafrique.
  • Nouvelle constitution au Nigeria prévoyant le retour des civils au pouvoir (promulguée en 1979).

Amérique[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : 1978 au Canada et 1978 aux États-Unis.
Ruines du Templo Mayor à Mexico
  • Mars[3] : rupture des relations diplomatiques entre la Bolivie et le Chili à la suite de l'échec des négociations concernant un accès à l’océan pour la Bolivie avant le centenaire de la guerre du Pacifique (1979). Le président bolivien Banzer engage une ouverture politique, et des élections sont programmées pour juillet.
  • 18 avril : les États-Unis ratifient leur traité avec Panama sur le Canal de Panama. La zone du canal est attribuée à Panama. Le canal lui-même demeure américain jusqu’en 1999, date à laquelle il devra passer sous souveraineté panaméenne.
  • Avril : en visite au Brésil, Jimmy Carter prend l’initiative de rencontrer six opposants déclarés au régime, ce qui est vécu par les militaires comme un affront et une ingérence dans les affaires intérieures du pays.
  • 18 juin[4] : Élections au Pérou pour choisir les cent membres d’une assemblée constituante. Formidable avancée de la gauche. L’APRA arrive en tête avec 35 %, mais est suivie par la Gauche unie, avec 29 %.
  • 7 août : coup d’État militaire au Honduras.
  • 22 août (Nicaragua) : le FSLN prend le palais national. Une ultime tentative de conciliation de l’Organisation des États américains échoue.
  • 11 octobre : Omar Torrijos renonce à son poste de chef du gouvernement du Panama. Il conserve le contrôle de la Garde nationale jusqu’à sa mort dans un mystérieux accident d’avion, le .
  • 18 octobre (Chili) : projet de Constitution au Chili[5].
    • Augusto Pinochet lance une « consultation nationale » sur de « nouvelles bases institutionnelles » en réponse aux pressions internationales. En octobre, la commission Ortúzar propose un projet de Constitution. Le débat se limite à la durée du mandat de Pinochet : 1989 ou 1997. Pinochet ne tient pas compte des travaux de la commission et rédige pratiquement lui-même la Constitution.
  • 3 novembre : indépendance de la Dominique.
  • 15 novembre (Brésil) : élections législatives et élections des gouverneurs au suffrage universel direct (pour la première fois depuis 1966). Le Mouvement Démocratique Brésilien obtient 57,6 % des voix aux élections législatives[6].
    • Sous la pression des militaires les plus intransigeants (duros), les règles du jeu sont une nouvelle fois changées. Le pactole de Abril (décrets d’avril 1977) stipulent que le président choisirait un tiers des députés, que les gouverneurs seraient élus au suffrage indirect et que la propagande serait strictement réglementée. L’armée est aussi divisée sur la question de la succession de Ernesto Geisel, qui parvient à imposer le général Figueiredo contre l’avis des duros. Celui-ci poursuit la politique de concessions limitée de son prédécesseur. Golbery reste conseiller du président et tente de favoriser l’émergence d’une opposition modérée, afin d’éviter que les élections ne se transforment en affrontement et de disposer d’une solution de rechange.
  • 17 novembre : enlèvement d'un couple d'Uruguayens à Porto Alegre, au Brésil, exemple de la coopération brésilienne à l'opération Condor.
  • 18 novembre : 914 membres d'une secte américaine se donnent la mort à Jonestown[Lequel ?] en Guyana.
  • 24 novembre (Bolivie) : une fraction de l’armée autoqualifiée « institutionnaliste » renverse le président Pereda et met à sa place le général David Padilla Arancibia qui promet de nouvelles élections pour juillet 1979.
  • Au Pérou, le pouvoir d’achat de la classe ouvrière a baissé de 40 % depuis 1973. Le salaire minimum ne représente plus que 55 % de son niveau de 1973. Dans le même temps, la dette extérieure a triplé et son service, qui absorbait 15 % des recettes d’exportation en 1969, passe à 35 % en 1979.


Asie et Pacifique[modifier | modifier le code]

  • 3 novembre : le Viêt Nam signe un traité d’amitié et de coopération avec l’Union soviétique[9].
  • 11 novembre : début du drame des « boat people » (épopée du Haï Hong).
  • Novembre : Printemps de Pékin. Des affiches manuscrites ou dazibao sont collées sur Mur de la démocratie à Pékin.
  • 16 décembre : établissement de relations diplomatiques entre la Chine et les États-Unis.
  • 22 décembre[10] : nouvelle Constitution en Thaïlande.
  • 18 - 22 décembre[11] : liberté religieuse au Tibet. Le panchen-lama Choekyi Gyaltsen reprend ses fonctions. Il exhorte plusieurs fois le dalaï-lama à revenir dans son pays.
  • 18 - 22 décembre : troisième plénum du XIe Comité central en Chine[12]. Retour au pouvoir de la ligne Deng Xiaoping. Il lance les Quatre modernisations.
    • Réforme agraire en République populaire de Chine. Suppression des communes et de la collectivisation des campagnes. Les paysans reçoivent des lots de terres avec des baux de longue durée d’au moins quinze ans ; leurs revenus dépendent désormais de leur travail. En contrepartie, l’État exige qu’ils livrent des quantités déterminées de produits agricoles pour nourrir les citadins, à des prix fixés à l’avance, mais nettement plus élevés que ceux pratiqués auparavant. Les paysans disposent du surplus comme ils l’entendent. La production agricole augmente et se diversifie : entre 1978 et 1984, la production de grains augmente de 5 % par an moyenne (2 % entre 1957 et 1978), celle de la viande progresse de 80 %. L’argent afflue dans les zones rurales, le niveau de vie progresse rapidement : maison en briques, téléviseurs, appareil électroménagers. Entre 1979 et 1984, la consommation réelle par tête chez les paysans progresse de 8,7 % par an, tandis que chez les résidents non agricoles, elle augmente de 5,8 %. Les disparités de revenus s’atténuent entre urbain et ruraux, bien que les campagnes restent en moyenne plus pauvres. Des zones de misère subsistent cependant dans les régions reculées, tandis qu’une population flottante sous-employée va chercher du travail en ville.
  • 25 décembre -  : guerre Cambodge-Viêt Nam. À la suite du massacre par les Khmers rouges de la population vietnamienne installée au Cambodge et des attaques lancées contre les villages vietnamiens, le Viêt Nam, soutenu par les dissidents du F.U.N.S.K (Front uni national de salut du Kampuchéa) envahit le Cambodge.


  • Accord de l'Union soviétique avec les Îles Cook, permettant l’expansion navale soviétique dans le Pacifique.
  • Départ de 200 000 nord-vietnamiens d’origine chinoise vers la Chine populaire.
  • Réévaluation du yen (premier endaka).

Proche-Orient[modifier | modifier le code]

Avril : Beyrouth pendant la guerre du Liban
17 septembre : Menahem Begin, Jimmy Carter et Anouar el-Sadate signent les accords de Camp David (photographie prise le 9 septembre)
  • 14 mars : à la suite de l’action d’un commando palestinien qui a fait 37 victimes israéliennes, l’État hébreu lance l’opération Litani et occupe le Liban au sud du fleuve. 250 000 libanais doivent se réfugier au-delà du Litani. L’opération est condamnée par le Conseil de sécurité qui crée la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) composée de 4000 casques bleus et déployée dans le Liban Sud (résolutions 425 et 426). En juin, l’armée israélienne se retire mais conserve une bande d’occupation d’environ 10 km le long de la frontière contrôlée par la milice chrétienne de Saad Haddad, l’armée du Liban Sud.
  • Juin : au Liban, les milices s’affrontent pour le contrôle respectif de leurs zones. Bachir Gemayel, fils de Pierre, prend le contrôle des Forces libanaises (ex-Phalanges) et entreprend d’unifier par la force toutes les milices chrétiennes. Le 13 juin, une partie de la famille Frangié[Lequel ?] est assassiné dans le nord par un commando FL.
  • Juillet : affrontement entre l’armée syrienne et milices chrétiennes au Liban. Damas se rapproche des forces de gauche et de l’OLP.
  • Août[13] : Sadate fonde le parti national démocrate (PND), qui exerce son hégémonie sur la vie politique en Égypte.
  • 31 août : disparition de l'imam Moussa Sadr, leader de la communauté chiite libanaise, et de ses compagnons le cheikh Mohammed Yacoub et le journaliste politique Abbas Bader El Dine, lors d'une visite officielle en Libye auprès de Mouammar Kadhafi (25 août)[14].
  • 5 septembre : Jimmy Carter convoque Sadate et Begin pour un sommet à Camp David.
  • 8 septembre : émeutes à Téhéran qui sont violemment réprimées.
  • 16 septembre : un tremblement de terre de magnitude 7.7 fait 15 000 victimes à Tabas en Iran.
  • 17 septembre : accords de Camp David (États-Unis) entre l'Égypte et Israël (septembre 1978 puis février 1979). Il réaffirment que la résolution 242 reste le cadre de référence des négociations. En échange de l’établissement de relations normales entre l’Égypte et Israël, Begin s’engage à rendre par étape toute la péninsule du Sinaï occupé en 1973 et à y démanteler ses implantations de colons. L’Égypte ne peut y effectuer qu’un déploiement militaire limité. Pour la Cisjordanie et Gaza, les parties appellent à la conclusion d’accords transitoires d’un période de cinq ans. L’État hébreu promet de geler l’installation de colonies de peuplement en Cisjordanie pendant les négociations de paix, sans préjuger de la souveraineté future de la région. Israël accepte l’instauration d’une « autorité autonome » arabe élue dans les territoires occupés. La Jordanie sera associée à ce processus. Trois ans après l’établissement de l’autorité autonome, le statut définitif des territoires sera discuté entre Israël, l’Égypte, la Jordanie et les représentants élus de Cisjordanie et de Gaza. L’Égypte reconnaît officiellement Israël, qui obtient la liberté de navigation dans le canal de Suez. Il n’y a pas de formulation précise des droits des Palestiniens. Des ambiguïtés demeurent concernant le lien entre le traité de paix séparé israélo-égyptien à venir et l’établissement de l’autonomie palestinienne dans la bande de Gaza et en Cisjordanie.
  • 19 septembre : l’OLP condamne la « reddition » de Sadate et son passage du côté des intérêts américano-israéliens.
  • 6 octobre : l’ayatollah Khomeyni est expulsé d’Irak par Saddam Hussein. Il se réfugie en France à Neauphle-le-Château d’où il jouit de toute liberté par enregistrer sur cassettes ses diatribes qui parviennent sous le manteau en Iran et suscitent le ralliement d’une majorité de la population autour du leader spirituel chiite.
  • 2 - 5 novembre : IXe sommet arabe de Bagdad en l’absence de l’Égypte. Les accords de Camp David sont rejetés à l’unanimité et les participants étudient un transfert du siège de la LEA du Caire à Tunis.

Europe[modifier | modifier le code]

17 mars : marée noire en Bretagne


  • Royaume-Uni : les dépenses militaires tombent à 4,6 % du PNB. Le revenu moyen par tête passe à prix constant de 3 900 £ en 1978 à 5 200 £ en 1989. 57 % des ménages disposent d’une voiture et 56 % sont propriétaires de leur logement. Le Trades Union Congress compte 13 millions d’adhérents.
  • Le pacte de Varsovie peut mobiliser instantanément 943 000 soldats (contre 660 000 pour l’OTAN). Il dispose d’un avantage certain en nombre de chars, de canons et d’avions.
  • Effort naval soviétique : l’URSS peut déployer 740 grands navires (289 pour les États-Unis).

Chronologies thématiques[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Naissances en 1978[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Naissances en 1978.

Décès en 1978[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Décès en 1978.

Personnalités majeures décédées en 1978 :

Claude François

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]