Sérignan

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Sérignan
Collégiale Notre-Dame-de-Grâce
Collégiale Notre-Dame-de-Grâce
Blason de Sérignan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Canton Béziers-1
Intercommunalité Communauté d'agglomération Béziers Méditerranée
Maire
Mandat
Frédéric Lacas
2014-2020
Code postal 34410
Code commune 34299
Démographie
Gentilé Sérignanais
Population
municipale
7 014 hab. (2014)
Densité 256 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 16′ 51″ nord, 3° 16′ 42″ est
Altitude Min. 0 m – Max. 24 m
Superficie 27,45 km2
Localisation

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Sérignan est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Occitanie. Elle s'écrit Serinhan en Occitan.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont Valras-Plage, Vendres, Sauvian, Villeneuve-lès-Béziers et Portiragnes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous les formes Surignano en 960, Surignanus en 969, in Sirignano en 990, de Serrignano, de Sirignano en 1069, de Serignano en 1137, de Serinha en 1368[1].

Son nom viendrait de celui d'un centurion romain Surinius[1], Surinus ou Serenus qui aurait reçu une villa, en récompense de ses mérites, sur l'emplacement du village.

Soit, dérive de Sarragna signifiant « lieu clos / lieu de péage » , ce qui peut s'expliquer par un comptoir maritime destiné à recevoir les taxes des bateaux qui remontaient l'Orb.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1817   Jacques Amat    
maire en 1834   M. Brousse   Conseiller général
1847   Pierre Tindel    
1893 21 mars 1902 Étienne Crouzat    
17 mai 1900 21 mars 1902 Célestin Abbes    
22 septembre 1944 18 mai 1945 Jean Combescure    
25 octobre 1947 mars 1965 Jean Combescure    
mars 1965 mars 1989 Marius Castagné PCF  
mars 1989 mars 2008 André Gélis UMP  
mars 2008 en cours Frédéric Lacas DVD Médecin
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 7 014 habitants, en augmentation de 5,78 % par rapport à 2009 (Hérault : 6,81 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 317 1 389 1 596 1 755 1 997 2 100 2 141 2 147 2 254
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 310 2 408 2 442 2 419 2 392 3 048 3 494 3 513 3 485
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 509 3 350 3 222 3 593 3 640 2 847 2 683 2 393 2 717
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
2 788 2 950 3 214 3 884 5 173 6 134 6 522 6 740 7 014
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chœur de la collégiale Notre-Dame-de-Grâce
  • La collégiale Notre-Dame-de-Grâce : la construction de ce monument classé s’est échelonnée du XIIe au XVe siècle. La collégiale relevait de l'abbaye de Saint-Thibéry. Son clocher, imposante tour de 30 mètres de haut, évoque plus le donjon guerrier que l’édifice religieux. Un mâchicoulis( ? Moi, je vois deux archères, ou meurtrières, mais pas de mâchicoulis, au sens technique du terme…) protégeant un beau portail aux voussures romanes renforce la première impression militaire dégagée par la façade. Comme souvent dans les églises, les vitraux de Notre-Dame-de-Grâce sont les éléments qui ont le plus souffert des outrages du temps. Beaucoup ont été remplacés au cours des siècles. Ouverte par sept hautes fenêtres à meneaux, l’abside présente un ensemble de vitraux réalisés par les ateliers de Mauvernay et posés en 1879.
  • Les rues et les places typiques du Sud : les rues de Sérignan regorgent de cette archéologie du souvenir. Au 58, à l’entrée d’une petite impasse, on peut franchir un porche avant d’atteindre une belle porte d’époque Renaissance. Carriéra de Saint-Roch, «rue Saint-Roch» : dans cette rue, qui portait le nom du saint patron de Sérignan, les façades de certaines maisons abritaient dans les niches des statues du saint[6].
  • Plages : Sérignan a choisi la manière douce pour maintenir dans son état naturel ce patrimoine fragile. La mise en place de ganivelles en châtaignier pour piéger le sable, la création de passerelles transdunaires pour éviter le piétinement, la conservation de la flore des dunes (oyat, camomille, chardon bleu, immortelle, blanquette…) pour stabiliser le sable ont toujours été préférées aux matières plus « dures » et plus coûteuses. Les dunes ainsi réhabilitées peuvent atteindre jusqu’à 8 mètres de hauteur, ce qui constitue un record en Languedoc-Roussillon. À l’arrière, un réseau discret de sentiers pédestres qui longe ici et là des rondines et des gourgues de salicornes et de tamaris, permet de découvrir le site exceptionnel des Orpellières et de la Grande Maïre.
  • Le Musée régional d'art contemporain Languedoc-Roussillon : créé en 1991 et situé au cœur du centre ville, dans un nouvel espace, inauguré le , le musée de Sérignan est consacré à l'art contemporain.
  • La Cigalière : salle de spectacle, cernée par des colonnes de Daniel Buren.
  • Le domaine protégé des Orpellières, orné des peintures murales de Dado.
  • Sérignan-Plage et La Maïre
  • L'Orb (fleuve)
  • Le château de Sérignan : le château se dressait au centre du village. On ignore à quelle date il a été construit, mais il est vraisemblable que son édification fut contemporaine de celle des remparts. Il appartenait à la famille des seigneurs de Sérignan et changea plusieurs fois de propriétaires, suivant les aléas des mariages entre grandes lignées. C'est par erreur, à la suite d'une confusion entre Serviès-en-Val et Sérignan, que l'on fait d'Olivier de Termes le seigneur de ce château en 1262. En 1286, lors du dramatique épisode du débarquement de l'amiral de Loria et de ses troupes aragonaises, le château est dévasté et incendié. Reconstruit, il devient, le 5 janvier 1542, propriété de la famille Delort – fondatrice de la dynastie des seigneurs de Lort de Sérigan – par le mariage de Marguerite de Valras et de Sérignan, avec l’écuyer Martin Delort. Mais les De Lort, nantis de hautes fonctions qui les obligent à résider à Béziers ou à Paris, désertent le château qui n’est pratiquement plus habité. Au début du XVIIIe siècle, le seigneur l’abandonne à ses fermiers, qui l’utilisent non pas comme lieu de résidence, mais comme bâtiment d’exploitation agricole. En 1732, un moulin à huile est installé dans l’ancien château dont il ne reste, malheureusement, que peu de traces.
  • La Maison du tourisme.
  • L' extraordinaire Lycée méditerranéen Marc Bloch, construit selon les normes BBC par le cabinet d'architecture Fontès, a ouvert ses portes en 2013 et constitue à ce jour l'un des plus beaux sites d'enseignements public en Occitanie. En effet, les matériaux utilisés lors de sa construction (Pierre et Granit bleu), la géothermie pour climatiser les bâtiments et respecter l'environnement, les nombreux jardins intérieurs et extérieurs sans oublier les divers plans d'eaux qui sont un clin d'œil à la Méditerranée tout proche, en font un établissement contemporain luxueux prenant ses racines dans l'architecture locale des abbayes citerciennes jouant sur les ombres et la lumière, le silence et la communication entre les personnes. Beauté architecturale et concepts novateurs dans la mise en œuvre de ce grand lycée régional ne peuvent que tendre à l'excellence des professeurs qui y excercent leur art et des étudiants soucieux d'apprendre et de progresser dans un cadre enchanteur qui leur est dédié.

Économie[modifier | modifier le code]

Le tourisme[modifier | modifier le code]

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Sérignan, par la proximité et la qualité de son cordon littoral, a depuis longtemps une vocation touristique. La grande plage de sable fin qui s’enfonce doucement dans la mer a séduit les Biterrois dans les premiers temps du tourisme balnéaire. Ce développement a été particulièrement important sur la rive droite de l’Orb, qui deviendra par la suite la commune de Valras-Plage. Sur la rive gauche, le grau de la Maïre - jusque-là domaine des pêcheurs - a attiré également de nombreux baigneurs, alors que la vigne occupait encore une part importante du sol à l’arrière du cordon dunaire.

Les années soixante ont connu le début d’un tourisme organisé, avec la mise en place des premiers campings destinés à l’accueil des populations venues de loin. Pour installer ces établissements, des forages dans la nappe Astienne furent nécessaires afin de pouvoir disposer d’eau potable. Parallèlement, fut mis en place un système original et écologique d’épuration des eaux usées, qui autorisa le développement d’une végétation rare sur ce secteur, en éliminant tout rejet à la mer. Les précurseurs du tourisme balnéaire sérignanais ont arraché des pieds de vigne pour gagner de l’espace et accueillir une clientèle internationale. Ainsi, alors que les grands projets immobiliers prenaient corps sur le littoral héraultais, sous l’impulsion de la Mission d’Aménagement, Sérignan et Sérignan-Plage poursuivaient leur développement à travers les campings.

Le naturisme[modifier | modifier le code]

Dans les années soixante-dix, à la demande d’un groupe de naturistes et après un vaste débat au sein de la commune, ainsi que parmi les membres de la paroisse allait naître un complexe naturiste en bord de mer.
Il est aujourd'hui composé de 2 campings naturistes, d'un village d'hôtellerie de plein air, d'une association et d'une plage naturiste d'un kilomètre.

Le port de plaisance[modifier | modifier le code]

Le port de plaisance de Sérignan offre une capacité d’accueil de plus de 320 anneaux maritimes et 60 appontements en rivière. Il fut créé en 1971 et est géré par la Chambre de commerce et d'industrie de Béziers Saint-Pons.

Dans les prochaines années, le développement de Port Sérignan, un projet de station balnéaire de nouvelle génération, donnera un nouvel élan au développement touristique à Sérignan.

Sérignan offre ainsi aux vacanciers, le double attrait d’une ville authentique et préservée, qui vit toute l’année, à proximité d’un bord de mer non urbanisé soucieux du respect de l’environnement. C’est dans cet esprit que le Conservatoire du littoral a fait l’acquisition des terrains des Orpellières, sauvegardant ainsi le front de mer de toute urbanisation future. D’un point de vue économique, le tourisme constitue la principale richesse de la commune.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pierre de Jean Olivi (vers 1248 Sérignan, 1298 Narbonne) est un religieux franciscain qui a exercé une influence considérable sur les Franciscains du Languedoc et sur les Béguins qui les entouraient. C'est l’une des figures les plus marquantes, tant de l’histoire intellectuelle occidentale que de l’histoire religieuse du Languedoc dans la deuxième moitié du XIIIe siècle.

Guillaume Courtet est probablement depuis le XVIIe siècle le plus populaire des Sérignanais dans sa commune. Cet esprit brillant a choisi très tôt le témoignage total de sa foi en Jésus-Christ. Après tout un itinéraire de prédicateur et de professeur de théologie en Languedoc, en Europe, en Asie, il débarquera clandestinement au Japon et c’est sur une colline de Nagasaki en 1637, qu’il deviendra le premier martyr français au Japon. Au fil des siècles, ses compatriotes lui sont restés très attachés contribuant ainsi au succès, en 1987, d’une cause canonique qui doit tant au chanoine Joseph Estournet.

  • Joseph Crousat, dit Crouzat (1735-1825), général des armées de la République.
  • Jean Guillaume Barthélémy Thomières (1771-1812) général français de la Révolution et de l’Empire.
  • André Oulié (1898 – 1996), dessinateur et scénariste de bandes dessinées. Premier dessinateur français de Zorro et créateur de Robin l'intrépide. Il repose dans le cimetière de Sérignan.
  • Jean Gau (1902-1979), navigateur né à Sérignan ayant effectué plusieurs tours du Monde à la voile, décédé à Pézenas.
  • Georges Senal (1947-), joueur de rugby.
  • Richard Gasquet (1986 -), joueur de tennis.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sérignan Blason De gueules, au sautoir losangé de sinople et d'argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Un plat de pomme de terre à la santangiolèse

La diversité des origines des habitants de Sérignan fait que sa gastronomie est riche, variée et originale, souvent fruit de la fusion culinaire.

Les patanes à la santangiolèse (ou patates à la mode de Saint Ange), une spécialité des sérignanais originaires de Cetraro (en Italie) est un plat très prisé.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Page 601, (ISBN 2600028838)
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. source : Ville de Sérignan


Liens externes[modifier | modifier le code]

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