Canohès

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Canohès
Mairie de Canohès.
Mairie de Canohès.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Perpignan
Canton Perpignan-5
Intercommunalité Perpignan Méditerranée Métropole
Maire
Mandat
Jean-Louis Chambon
2014-2020
Code postal 66680
Code commune 66038
Démographie
Gentilé Canouhards
Population
municipale
5 263 hab. (2014)
Densité 615 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 39′ 10″ nord, 2° 50′ 06″ est
Altitude Min. 54 m – Max. 104 m
Superficie 8,56 km2
Localisation

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Liens
Site web www.canohes.fr

Canohès est une commune française située dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Canouhards[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Perpignan située dans son unité urbaine qui s'étend sur un territoire de 856 hectares.

La commune se situe à 20 km de la Méditerranée et à 26 km de l'Espagne par le Perthus, à 5 km au sud-ouest de Perpignan.

Carte de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Canohès[2]
Toulouges Perpignan
Thuir Canohès[2] Pollestres
Ponteilla

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le village est situé au bord d'une dépression formant un étang aux bords marécageux actuellement en grande partie asséché.

La superficie de la commune est de 856 hectares. L'altitude varie entre 54 et 104 mètres[3].

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • Ruisseau de « Les Canals ».
    • Il amène l'eau de la Têt, et ce d'Ille-sur-Têt à Perpignan.
    • Il traverse Canohès, au nord, et son origine semble remonter au Xe siècle. Il a subi depuis l'origine diverses modifications. Il a été en effet fortement réaménagé par Jacques II, roi de Majorque, dont il est sans doute la réalisation la plus prestigieuse. Le ruisseau permet l'irrigation de la rive droite de la Têt et servait de source d'énergie à plusieurs moulins royaux. Bordé d'arbres qui dispensent une ombre bienfaitrice en été, propriété de la ville de Perpignan, le chemin qui le longe est aujourd'hui une très agréable promenade pour les canouhards, et sa transformation en piste cyclable est envisagée dans le Cadre de la voie verte entre Perpignan et Villefranche-de-Conflent.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Formes du nom

Les premières mentions du nom sont Kanoas (843)[5], Canohas (951) et Kanovas (968)[6]. On rencontre ensuite Kanouas et Canoves au XIe siècle, Canoas au XIIe siècle, Canois au XIIIe siècle, Canohes et Canoes au XIVe siècle et Canoes, Canues et Canohes au XVIIe siècle[7].

En catalan, le nom de la commune est Cànoes[8].

Étymologie

Une première étymologie propose de trouver l'origine du nom de Canohès dans la racine pré-indo-européenne Kan et désignant une hauteur rocheuse, suivie du double suffixe -av -es. Mais cette origine semble peu probable du fait de la situation de ce village en plaine. Une autre hypothèse y voyait une contraction de l'expression casa nova et signifiant maisons nouvelles. Cette origine est également improbable car le terme casa qui existait déjà dans les formes anciennes d'autres noms de lieux de la même époque devrait apparaître aussi ici et ce n'est pas le cas. Une dernière origine improbable serait le latin cannaba, du pré-latin kan signifiant creux et du latin canna désignant le roseau, dont la forme ancienne n'aurait pu évoluer en Canohès[7].

L'étymologie la plus probable de Canohès est à chercher dans un nom composé de Kan (creux, ayant donné le canna déjà vu du roseau) et de Nauda (marécages). Le village était situé près d'un étang marécageux avec des roseaux et la contraction des deux termes a pu aboutir au kanoas du IXe siècle, l'accentuation du premier a ayant rendu neutre le deuxième qui ne s'entend quasiment plus, voire pas du tout, dans les formes les plus récentes, conduisant à la forme Cànus ou Cànoes en catalan normalisé. Malheureusement, l'administration française a mis un accent sur le -es final, le rendant sonore et dénaturant le nom d'origine[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Quelques poteries et une hache polie trouvées au Camp del Roure témoignent d'une occupation du territoire au néolithique. D'autres poteries et fragments de murs près de l'église ainsi que des fragments d'amphores près du Mas de les Coves prouvent quant à eux l'occupation à l'époque romaine[6].

Six sites archéologiques sont répertoriés sur le territoire, aucun cependant n'a été jusqu'ici exploré cependant, lors des travaux pour le passage du TGV, un site wisigothique alors mis au jour à Manrèse a été fouillé avant d'être détruit.

Au Xe siècle, Canohès devient possession de l'abbaye de Lagrasse, dont les moines asséchèrent sans doute les marécages s'étendant sur toute la Prade, en contrebas du village.

Au XIVe siècle, le village est fortifié (il n'en reste presque aucune trace) : il est probable qu'il se soit développé autour d'une cellera beaucoup plus ancienne. En 1356 on dénombre 37 feux, en 1358 Canohès compte 46 feux. En 1359 la situation est telle que l'on ne peut déclarer que 2 feux (fochs) soumis à la taxe, comme en 1378 et 1470. En 1515, la communauté ne compte plus qu’un seul feu. En 1709, 39 feux, 1720, 30 feux, 1730, 31 feux. En 1767 Cànohes compte 139 habitants, en 1774, 194 habitants, en 1790, 72 habitants.

Comme toutes les communes du Roussillon, Canohès est annexé au royaume de France par le Traité des Pyrénées de 1659[9].

Canohès se trouve, en 1793, au centre de batailles de la guerre avec l'Espagne. Le 13 pluviose de l'an V (calendrier républicain), Canohès compte 114 habitants, en l'an VIII 175.

Canohès développe son agriculture grâce à l'assèchement des marécages et le canal de Perpignan (ou Les Canals). Ce canal a été aménagé par le roi Jacques II de Majorque pour irriguer les moulins (à Canohès le Mas du Moulin en est un vestige) et les châteaux royaux. Il traverse Canohès de part en part, depuis le mas Vézian, en provenance de Thuir, et au-delà du mas Gaffart, en direction de Perpignan.

Canohès connaît actuellement une grande expansion du fait de sa proximité avec Perpignan : sa population a triplé en trente ans.

Canohès.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune de Canohès est incluse dans le canton d'Elne. Elle rejoint en 1801 le canton de Perpignan-Est puis, à partir de 1973, le canton de Perpignan-V (renommé Perpignan-5 en 1985). La commune est rattachée en 1982 au canton de Toulouges, qu'elle ne quitte plus par la suite[10],[3].

À compter des élections départementales de 2015, la commune de Canohès rejoint le canton de Perpignan-5, déjà existant mais reconfiguré.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[11]
Période Identité Étiquette Qualité
         
1800 1815 Pierre Hostailier    
1815 1821 André Tourne    
1821 1826 Jean-Pierre Goni    
1826 1830 André Tourne    
1830 1838 Jacques Rovira    
1838 1842 Jean-Pierre Goni    
1842 1846 Jacques Rovira Jalabert    
1846 1847 Simon Puget    
1847 1848 André Tourne    
1848 1851 Michel Clar    
1851 1866 Jacques Rovira Jalabert    
1866 1870 Michel Clar    
1870 1871 Barthélémy Boyer    
1871 1876 Jean-Pierre Molins    
1876 1877 Jean Guillemoles    
1877 1878 Barthélémy Boyer    
1878 1878 Jean-Baptiste Hostailler    
1878 1881 Asque    
1881 1884 Jean-Baptiste Hostailler    
1884 1888 Barthélémy Boyer    
1888 1892 Pierre Coubris    
1892 1900 Jean Gony    
1900 1904 Michel Coubris    
1904 1912 Boniface Escudier SFIO  
1912 1917 Raymond Salvat    
1917 1919 Pierre Surjus    
1919 1925 Raymond Salvat    
1925 1929 Dominique Terris    
1929 1943 Casimir Payret    
1943 1944 Jean Vallarino    
1944 1960 Louis Doutres SFIO Agriculteur
1960 1977 Ferdinand Pouquet SFIO-PS Agriculteur
1977 2008 Romain Escudier    
mars 2008 en cours Jean-Louis Chambon[12],[13] PS Retraité

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1358 1365 1378 1470 1515 1709 1720 1730 1767
46 f 37 f 2 f 2 f 1 f 39 f 30 f 31 f 139 H
1774 1789 1790 - - - - - -
31 f 42 f 72 H - - - - - -
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 5 263 habitants, en augmentation de 8,23 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Orientales : 4,38 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
145 175 196 314 310 345 373 440 450
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
485 505 556 630 757 926 926 941 938
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 016 1 020 1 116 1 063 1 013 1 110 1 066 1 009 1 050
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
1 210 1 512 2 131 2 908 3 568 4 349 4 831 4 871 5 263
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[18] 1975[18] 1982[18] 1990[18] 1999[18] 2006[19] 2009[20] 2013[21]
Rang de la commune dans le département 36 27 22 21 20 19 19 19
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronales : 6 janvier et 3e dimanche de mai[22].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Club de rugby à XV, le SOC (Stade olympique canouhard), champion du Roussillon 2e série en 1976 et 1979, 1re série en 1980 3e série 2003-2004 et quart de finaliste en championnat de France la même année. Champion de France 2e série en 1976.
  • Club de football, avec quatre équipes, une équipe féminine et un club corpo.
  • Club de tennis de table, une activité escalade, un club de judo, un club de taekwondo, un club de pétanque, un club de jeu lyonnais (sport-boules) créé en 1946.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 33 561 €[23].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte (ou Sant-Quirc Santa-Julite). Elle est dédiée à saint Cyr, martyrisé en 304, en Cilicie, alors qu'il n'avait que trois ans, et à sa mère sainte Julitte. Sa fête est inscrite au martyrologe romain du 16 juin. Saint Quirc (variante locale du nom saint Cyr) est le saint qu'invoquent les femmes qui allaitent.

L'édifice proprement dit est située en plein centre du village et remonte au XIe siècle. L'abside, semi-circulaire mais sensiblement outrepassée, remonte à cette époque. Au XIIe siècle vraisemblablement, la charpente de la nef unique fut remplacée par une voûte en pierre.

Au XIXe siècle, on adjoint deux collatéraux de part et d'autre de la nef romane (en 1876 et 1878). Ces travaux causent l'effondrement de toute la nef. Il ne reste donc de roman, mis à part l'abside, que le massif occidental de l'édifice, ou du moins partiellement. Une restauration récente y a mis au jour une fenêtre géminée.

Lavoir canohès.jpg
  • Le lavoir :
    • Le 27 octobre 1894, M. Fournols, architecte, dresse le plan du lavoir que l'on va établir sur le « Correch des Romanis ».
    • Ce lavoir se composait à l'origine d'un bassin en ciment placé au niveau du sol. Modifié par la suite, il est toujours ouvert au public.

Le tunnel de les Coves n'est pas daté par les historiens. Il est probable que cette œuvre a été réalisée ou du moins continuée et confortée par les moines bénédictins de l'abbaye de Lagrasse (située sur les bords de l'Orbieu dans l'Aude), dont Canohès était une possession du XIIe siècle jusqu'à la Révolution. La tradition aurait tendance à en attribuer la construction aux Templiers. Cet émissaire souterrain a pour vocation d'évacuer les eaux de la cuvette naturelle de « la Prada », qui collecte les eaux de pluie amenées par les « agulles », et est à l'origine du « Ganganell » qui arrose Perpignan. Ce tunnel n'était sans doute pas unique puisque l'on parle également de « Coves velles ». Dans le passé, il a permis la mise en culture de nouvelles terres et l'assainissement du territoire. Aujourd'hui, il assure toujours sa fonction qui est essentielle pour le village. En effet, son obturation provoquerait l'inondation de plusieurs hectares de terre. Creusé sous un plateau, il se situe à certains endroits à 15 m de profondeur.

Le monument funéraire d'Auguste Estrade (au cimetière du village), décédé le 6 septembre 1892, qui était propriétaire du Mas du Moulin : construit par l'entreprise Sarda de Perpignan sous le contrôle de M. Viggo Droph Petersen, architecte danois (Danemark 1851 - Perpignan 1937), selon les dessins de M. Estrade, il a été terminé le 8 mai 1896. En céramique romaine, il fait 11 m 80[Quoi ?] de haut. C'est un monument d'inspiration hellénique : il rappelle le trophée chorégique de Lysicrate (-334) à Athènes. Sa construction a été commandée par l'Institut de France à Paris auquel Estrade avait laissé ses instructions.

Le monument aux morts se trouve dans un petit square devant le cimetière. Il s'agit d'une stèle en granit d'une hauteur totale de 3 m 18[Quoi ?], surmontée d'une Pietà en bas-relief et de l'inscription « À nos Morts ». Elle porte une plaque de marbre blanc sur laquelle sont gravés les noms des Morts pour la France du village : 45 morts lors de la Première Guerre mondiale et 12 lors de la Seconde Guerre mondiale. Il a été inauguré le 14 juillet 1948 en présence de Louis Doutres, maire de la commune à l'époque, et du docteur Guiry, président du Comité qui a initié et financé le projet par souscription publique.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Clubs Culturels
  • Club de Point Compté.
  • Association « Patrimoine Histoire et Collections de Cànohes et des Environs » qui afin de préserver le patrimoine du village recherche et réunit dans ses « cahiers », tous documents, écrits, photos, se rapportant à l'histoire de Canohès et de ses habitants et réunit les collectionneurs de cartes postales, timbres, etc.
  • Le Groupement Féminin qui recouvre, la cuisine, la couture, la peinture sur porcelaine et le cartonnage.
  • Le Club des retraités.
  • La Chorale « Canohes chante ».
  • Club d'échecs L'échiquier diabolique de Canohès (EDC).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Auguste Estrade (1817-1892) : ingénieur, ancien élève de l'école Polytechnique, propriétaire du mas du Moulin à Canohès, il présente à l'Exposition universelle de Paris, en 1889, une locomotive « à grande vitesse » de sa conception baptisée « la Parisienne » qu'il a construite en 1886, il espère atteindre 120 km à l'heure, hélas les essais ne sont pas concluants ;
  • Boniface Étienne Joseph Escudier (1875-1953) : ouvrier agricole et petit paysan, militant socialiste (puis séduit par les théories libertaires) et syndicaliste né à Canohès, maire de Canohès (1904-1912). Un des principaux dirigeants et promoteurs des Syndicats ouvriers agricoles et viticoles du département. En avril 1907, il fait voter un emprunt de 3 000 Fr. pour ouvrir dans sa commune, des chantiers communaux, dont l'objectif est « de remédier au chômage qui sévit actuellement à Canohès, à la suite de la crise viticole... » Le 1er novembre 1911 au IIIe congrès des Syndicats ouvriers des P.-O., il fait adopter un ordre du jour contre le racisme et pour la solidarité avec les travailleurs immigrés. Après la Première Guerre mondiale, il reconstitue le syndicat CGT des ouvriers agricoles de Canohès et en est le secrétaire. Il se retire de l'action syndicale et politique et en 1937 est administrateur de la caisse départementale des assurances sociales. Son petit-fils, Romain Escudier, est maire de Canohès de 1977 à 2008. Élu conseiller municipal en 1959 sur une liste comprenant essentiellement des membres de la SFIO et du Parti Radical de Gauche, il est élu maire en 1977 après le retrait entre les 2 tours du maire sortant, Ferdinand Pouquet[24] ;
  • Julien Panchot (1901-1944) : résistant de la Seconde Guerre mondiale né à Canohès ;
  • Henri Doutres (1929-) : joueur de rugby à XV né à Canohès en 1929, champion de France en 1955 avec l'USAP, troisième ligne aile (1,73 m - 85 kg) ;
  • Richard Milian (1960-) : matador né à Canohès ;
  • Le Joueur du grenier (alias Frédéric Molas) (1982-) : testeur de jeux vidéo rétro sur Internet, vivait et tournait ses émissions dans cette commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Géraldine Mallet, Églises romanes oubliées du Roussillon, Les Presses du Languedoc, 2003 (ISBN 2-85998-244-2)
  • Les Cahiers de Patrimoine, Histoire, Collections de Cànohes et des environs (11 numéros)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bienvenue à Canohès.
  2. Carte IGN sous Géoportail.
  3. a et b Notice Cassini de Canohès
  4. « Plan séisme »
  5. Site mairie de Canohès.
  6. a et b Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, , 579-1133 p. (ISBN 2904610014).
  7. a, b et c Lluís Basseda, Toponymie historique de Catalunya Nord, t. 1, Prades, Revista Terra Nostra, , 796 p..
  8. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne).
  9. Site univ. de Perpignan Traité des Pyrénées.
  10. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9).
  11. Liste des maires sur MairesGenWeb
  12. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010.
  13. Réélection 2014 : « Maires », sur le site de la Préfecture du département des Pyrénées-Orientales (consulté le 20 avril 2014).
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  18. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  19. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  20. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  21. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  22. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7).
  23. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).
  24. Frenay, Les débuts du Mouvement Syndical Agricole des P.O. 1894-1914 ; Jean Maitron, Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Cahiers de l'Institut Maurice Thorez n°1, Paris, 1966 ; Archives communales, Articles divers journaux Le Socialiste des P.O., Le Cri catalan, L'Action syndicale.