Sud Radio (France)

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Sud Radio
Description de l'image Sud Radio 2014 logo.png.
Présentation
Pays Drapeau de la France France
Siège social Labège (Haute-Garonne)
Propriétaire Fiducial Medias
Slogan Apprendre et comprendre (2014)
Langue Français
Statut Radio privée de Catégorie B et Catégorie E
Site Web www.sudradio.fr
Historique
Ancien nom Andorradio
Radio des Vallées d'Andorre
Création
Diffusion
AM  Oui
FM  Oui
RDS  Oui
Numérique terrestre  Oui
Satellite  Oui
Câble  Oui
ADSL  Oui
Streaming  Oui
Podcasting  Oui

Sud Radio est une station de radio généraliste d'information générale, sociale, politique, économique, sportive et de débat, à dominante parlée et à vocation nationale. Station commerciale privée française de catégorie B et de Catégorie E, elle est principalement diffusée dans le sud de la France et en région parisienne. Originellement basée en Andorre afin de contourner la législation française interdisant les stations commerciales et privées, elle exploite la modulation d'amplitude avant d'être autorisée à émettre sur le sol français, à partir des années 1980. Désormais basée à Labège (dans l'agglomération de Toulouse) et disposant de studios à Paris, elle est membre du SIRTI.

Historique[modifier | modifier le code]

Station périphérique[modifier | modifier le code]

En 1951, un habitant des Vallées d'Andorre, Stanislas Puiggros, impliqué dans la création de Radio Andorre, mais en délicatesse avec ses associés, propose au gouvernement français de lui vendre la licence d'exploitation radiophonique qu'il a trouvée dans sa corbeille de mariage et datant de 1935. À la demande de Vincent Auriol, des négociations chaotiques commencent avec les autorités de l'Andorre pour la construction d'un émetteur. La mise en service se fait finalement le [1] et la station prend le nom d'Andorradio.

Le un accord est signé avec le Conseil des Vallées d'Andorre, d'après lequel deux stations sont dorénavant autorisées à émettre depuis l'Andorre pour une durée de vingt ans. D'un côté Radio Andorre plus tournée vers l'Espagne et l'international et de l'autre côté une radio orientée vers la France, qui pour éviter toutes confusions avec sa rivale changera de nom. Andorradio devient la Radio des Vallées d'Andorre.

En 1966, Radio des Vallées d'Andorre devient Sud Radio. L'émetteur, située en principauté d'Andorre au Pic Blanc non loin du Pas de la Casa, est modernisé et obtient une puissance d'émission plus importante (près de 900 kW). Grâce à ce puissant émetteur, Sud Radio va devenir une station périphérique très écoutée dans le Sud-Ouest de la France (régions Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon et Aquitaine).

À cette époque, Sud Radio possède trois studios, le premier est situé 7 avenue Meritxell à Andorre-la-Vieille, le second est située rue d'Alsace Lorraine à Toulouse et le troisième dans les locaux de la Sofirad à Paris.

En 1981, la concession de Sud Radio arrive à échéance et les autorités andorranes décident de fermer l'émetteur du Pic Blanc.

Cette même année 1981, le monopole d'État accordé, depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale à Radio France pour la radiodiffusion depuis la France, est supprimé par le gouvernement dirigé par Pierre Mauroy sous la volonté du président François Mitterrand. Sud Radio obtient en novembre 1981 l'autorisation d'émettre depuis Gauré (non loin de Toulouse) sur la même fréquence : c'est-à-dire 367 mètres ondes moyennes soit 819 kHz.

Sud Radio quitte ainsi totalement la principauté d'Andorre pour devenir une radio régionale française.

Station régionale française[modifier | modifier le code]

En , Sud Radio reçoit l'autorisation d'émettre sur la bande FM française.

L'année suivante, les laboratoires pharmaceutiques Fabre prennent le contrôle de Sud Radio avec à leurs côtés, des investisseurs régionaux. En 1989, Sud Radio prend le contrôle, à hauteur de 75 %, de Wit FM alors détenue en totalité par le club professionnel de football des Girondins de Bordeaux.

En 1994, Sud Radio développe sa zone de diffusion, couvrant désormais 22 départements du sud de la France. Le chiffre d'affaires du groupe passe la barre des 100 millions de francs français en 1995. En 1997, le programme de Sud Radio est diffusé dans le bouquet radio de Canal Satellite. En 1998 les activités médias des laboratoires Fabre sont regroupées sous l'entité Sud Communication.

Dès l'année 2000, toutes les émissions sont diffusées en numérique. En 2001, le CSA attribue quatre nouvelles fréquences à Sud Radio en Auvergne-Limousin (Brive, Ussel, Mauriac et le Puy en Velay). En , Sud Communication vend Sud Radio et Wit FM à Sudporters, holding codétenue par le groupe Start, les stations Alouette et Scoop, et par le fonds FEDERI[2]. Après RMC en 2000, c'est la seconde fois en France qu'une radio périphérique historique se fait reprendre par un ensemble de radios créées après la libéralisation des ondes de 1981[3]. Une nouvelle grille est lancée l'année suivante avec le nouveau format "Show et Info".

En 2008, Sud Radio déménage ses studios à Labège près de Toulouse et installe un correspondant permanent à Marseille. Un émetteur permet la couverture de l'agglomération de Marseille-Aix-en-Provence soit un bassin d'audience potentielle supplémentaire de plus de 1,3 million de personnes.

Le , Rémy André, « Monsieur météo » de Sud Radio, quitte la station après plus de 16 ans de pluie et de beau temps. Le 16 mars, il est élu Maire de Grenade (ou Grenade-sur-Garonne).

Un ouvrage paru en , « Conquérants des ondes ! : L'incroyable histoire de Radio-Toulouse et Radio-Andorre » écrit par Sylvain Athiel et publié aux éditions Privat, rapporte le contexte dans lequel Sud Radio, dans un premier temps baptisée Radio des Vallées, a vu le jour en Principauté d'Andorre.

En , Pierre Galibert, animateur de Sud Radio, rejoint France Bleu Creuse. Un plan de sauvegarde est prononcé par le tribunal de commerce pour Sud Radio.

En à l'occasion de la modification de la grille de programmes, c'est le retour d'Yves Lignon, le mathématicien universitaire et chercheur en parapsychologie qui avait déjà été à l'antenne de 1991 à 1999.

En , le CSA sélectionne Sud Radio en catégorie E à Clermont-Ferrand et à Limoges.

Station à vocation nationale[modifier | modifier le code]

En , le CSA sélectionne Sud Radio en catégorie E à Paris sur la fréquence 99.9 FM. Elle a commencé à émettre en Île-de-France le 10 août 2011.

En août 2011, sur le modèle de sa concurrente RMC, Sud Radio se lance dans une nouvelle grille de programmes en privilégiant la parole donnée aux auditeurs et souhaite exploiter la fin du "politiquement correct". Un nouveau slogan apparaît alors : « Ouvrez-la ! »[4]. La radio enregistre dès lors les arrivées de Robert Ménard, Guillaume Tatu (ex Beur FM), Pascal Bataille (ex Nostalgie), Karim Hacène (ex Europe 1) et le retour de Gilles Tessier qui avait officié en 2010 aux commandes du jeu « Duel Gagnant »[5].

Polémique de la rentrée 2011[modifier | modifier le code]

Lors de la rentrée 2011, Sud Radio entend mettre l'accent sur la liberté d'expression que l'antenne souhaite alors favoriser se traduisant notamment par son nouveau slogan : "Ouvrez-la !". Mais ce parti-pris crée rapidement la polémique. Le 22 août, la radio organise un débat auprès de ses auditeurs afin que ces derniers donnent leur avis sur les circonstances de la libération de Dominique Strauss-Kahn. Au cours de deux émissions consacrées à ce sujet, plusieurs auditeurs font part à l'antenne de leur théorie concernant le "lobby juif" ou "l'argent des juifs" avec parfois des réactions timides voire complaisantes des journalistes animant l'émission[6]. Le 31 août, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel décide de mettre en demeure Sud Radio pour "propos discriminatoires"[7]. Sud Radio met aussitôt à pied Éric Mazet[8] qui est remplacé dès le 1er septembre par Laurence Peraud, aux côtés de Michel Cardoze pour la tranche 16 h - 18 h. Un article de fond sur l'affaire informe que « Au fil des années, la radio est passée d’une cinquantaine à une grosse dizaine de journalistes »[9].

2013 : nouveau propriétaire[modifier | modifier le code]

Au printemps 2012, après avoir constaté et admis son échec dans le domaine de la radio généraliste, Jean-Éric Valli décide de vendre Sud Radio. Au mois de novembre des négociations exclusives avec Marc Laufer (ancien directeur général de NextRadioTV) sont en cours pour le rachat de la station[10].

Le , Sud Radio Groupe annonce avoir cessé les négociations avec Marc Laufer[11], ce dernier ayant modifié "substantiellement et unilatéralement l'offre qui lui avait permis d'entrer en négociations exclusives". Marc Laufer est toujours "intéressé par le dossier" alors qu'en parallèle et selon le Figaro, Bernard Tapie avec La Dépêche pourrait participer à l'appel à candidature[12].

Le finalement le CSA valide la cession de la radio au groupe Fiducial[13].

Le , le rachat de Sud Radio pour un montant de 7 millions d'euros au groupe Sud radio groupe par Fiducial medias est validé par le CSA[2]. Fiducial Médias, s’est engagé, à « renforcer et préciser les stipulations conventionnelles relatives à la part maximale du temps d’antenne consacrée à la musique au regard des autres programmes, notamment d’information et de divertissement, ainsi qu’à la place accordée au rugby dans les programmes, et pour la convention de catégorie B du service Sud Radio, aux horaires de diffusion des informations et rubriques du programme régional »[2].

L'objectif du nouvel actionnaire est de restituer à Sud Radio sa place parmi les grandes radios généralistes en France : redimensionnement des équipes rédactionnelles et techniques et nouvelle stratégie éditoriale[14],[réf. insuffisante].

2014 : nouvelle approche éditoriale[modifier | modifier le code]

Sud Radio, station généraliste privée à caractère national, se veut la chaîne du débat public. Sa communication précise qu'elle souhaite être axée sur le réel, avec comme ambition éditoriale de décrypter les questions les plus difficiles dans un monde devenu complexe : « je veux une antenne pédagogique pour mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons » déclare Christophe Bordet, rédacteur en chef[Depuis quand ?][15],[16] et entend revoir sa stratégie de traitement éditoriale, de bénéficier d'éclairages multiples, d'acquérir les clés de compréhension et de jugement des réalités humaines, économiques, sociales et politiques, un positionnement illustré par son nouveau slogan « Apprendre et comprendre » (remplaçant « L'esprit libre », lancé en 2012).

Une attention particulière est portée au rugby afin que ce sport, historiquement lié à Sud Radio, soit valorisé et soutenu à l'antenne[17],[18].

L'abandon de positions polémiques d'une époque antérieure sont affirmées : "je ne veux pas de journalisme militant à l'antenne" dira Didier Maïsto, Président de Sud Radio[Depuis quand ?][17].

Depuis 2016 : équipes renouvelées[modifier | modifier le code]

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En juin 2016, Bruno Dubois rejoint Sud Radio en qualité de directeur de l'antenne de Sud Radio[19]. Le 30 août 2016, Patrick Roger devient le directeur général de Sud Radio. La nouvelle grille, lancée le 5 septembre 2016, est marquée par l'arrivée de Brigitte Lahaie de 14h à 16h, après son départ de RMC. Valérie Expert, André Bercoff, Jacques Pessis, Jean-Luc Petitrenaud, Philippe Verdier, Alain Marty, Nathalie Shren Guirma...

Identité de la station[modifier | modifier le code]

Logos[modifier | modifier le code]

Slogans[modifier | modifier le code]

Équipes[modifier | modifier le code]

Programmation[modifier | modifier le code]

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Lorsque Jérôme Delaveau est en charge de la direction des programmes, les émissions de Sud Radio sont alors axées sur le slogan « Show & Info ». Après sa démission pour rejoindre Hit Radio (Maroc), Christophe Dalence lui succède, lui-même remplacé par Fidel Balbona qui intervient comme directeur des programmes et de l'info de mars à décembre 2011. Sylvain Athiel lui succède de février à octobre 2012. Laurent Dumay reprend par la suite la direction d'antenne de la station, jusqu'au rachat de SudRadio par Fiducial.

De janvier à mai 2014, Claude Hemmer dirige les programmes de SudRadio. Depuis, sous la direction de Didier Maïsto, Christophe Bordet, rédacteur en chef, pilote la grille et les orientations éditoriales[20],[21].

Le programme comporte quotidiennement au moins douze heures d'informations et d'émissions à contenu éditorial à dominante parlée : rubriques, interviews, retransmissions et commentaires sportifs, débats, et autres rendez-vous éditoriaux) en semaine, et au moins huit heures le samedi et le dimanche[22].

Le sport — et particulièrement le rugby — fait partie de l'ADN de Sud Radio[18] qui y consacre une part importante de son antenne[23]. L'actualité sportive est présente tous les jours, le week-end étant consacré au traitement des matches et tournois. Sud Radio a noué des partenariats de longue date avec des clubs de rugby, comme le Stade Toulousain mais aussi de football avec le Toulouse FC ou de basket-ball avec l'Élan Béarnais.

N'étant pas une radio musicale et conformément à sa la convention, Sud Radio consacre moins de 15 % du temps d'antenne à la musique. La programmation fait appel aux succès du patrimoine francophone et aux artistes issus de la nouvelle scène française.

Diffusion[modifier | modifier le code]

La zone de diffusion de Sud Radio couvre 29 départements, issus des cinq régions suivantes : Nouvelle-Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie, Île-de-France et Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Histoire de Sud Radio : 1958 », sur 100ansderadio.free.fr
  2. a, b et c « Cession des stations Sud Radio et Wit FM à la société Sudporters », sur csa.fr,
  3. Sud Radio dans l'orbite des indépendants, sur Stratégies.fr
  4. Le Nouvel Observateur, Robert Ménard polémiquera bientôt sur Sud Radio, 22 juillet 2011
  5. Radio Actu, Sud Radio - La station met en place sa grille de rentrée et recrute Pascal Bataille, 17 août 2011
  6. La polémique Sud Radio sur LePoint.fr
  7. "Lobby juif" : le CSA met en demeure Sud Radio sur lemonde.fr
  8. "DSK et les juifs" : Le CSA sanctionne Sud Radio pour "propos discriminatoires" sur LePoint.fr
  9. « Sud radio: le dangereux business de l'auditeur en colère », Les inRocks,
  10. Le Monde, Sud Radio sur le point d'avoir trouvé un repreneur, 7 novembre 2012
  11. BFM TV, Marc Laufer ne rachètera pas Sud Radio, 14 février 2013
  12. Le Figaro, Sud Radio convoitée par Tapie et La Dépêche, 14 février 2013
  13. L'Opinion.fr - L'invisible Christian Latouche rachète Sud Radio et fait grossir son groupe de presse 8 septembre 2013
  14. "Fiducial veut développer Sud radio", AFP Marion-Jeanne Lefebvre, 07/10/2013
  15. Frédéric Brulhatour, « Sud Radio : la pédagogie dans le programme », La Lettre Pro,‎
  16. Brulhatour, « Sud Radio : la pédagogie dans le programme », lalettre.pro
  17. a et b Aude Dassonville, « "Je ne veux pas de journalisme militant à l'antenne" », Télérama,‎
  18. a et b Frédéric Brulhatour, « Le grand retour du rugby sur Sud Radio », La Lettre Pro de la Radio,‎ (lire en ligne)
  19. Brulhatour, « Sud Radio : Bruno Dubois nommé directeur d'antenne », La Lettre Pro de la Radio & des Médias - La Puissance du Média Radio, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  20. « Sud Radio est de retour », La Lettre Pro de La Radio, no 60,‎
  21. Jean-Charles Verhaeghe, « Sud Radio est de retour », sur lalettre.pro
  22. « Programmes », sur sudradio.fr (consulté le 24 novembre 2014)
  23. « Sud Radio - "Rugby et Compagnie" revient sur la station », Radioactu,‎ (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]