Cardaillac

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Cardaillac
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Arrondissement de Figeac
Canton Canton de Lacapelle-Marival
Intercommunalité Grand-Figeac
Maire
Mandat
Alain Dauga
2014-2020
Code postal 46100
Code commune 46057
Démographie
Population
municipale
595 hab. (2014)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 40′ 51″ nord, 1° 59′ 52″ est
Altitude 375 m (min. : 226 m) (max. : 575 m)
Superficie 18,1 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.cardaillac.fr/

Cardaillac (en occitan Cardalhac) est une commune française, située dans le département du Lot en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Figeac située à 9 km au nord-ouest de Figeac, à la limite du Limargue (région agricole riche) et du Ségala (région pauvre produisant du seigle et des châtaignes), Cardaillac a un patrimoine médiéval riche et il est l'un des plus beaux villages de France. son nom apparaît au VIIIe siècle. Le Chevalier Bertrand prit le nom Cardaillac lorsque le roi Pépin le Bref lui confia ces terres.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Cardaillac proviendrait d'un nom de domaine gallo-romain issu du nom gaulois Cardelia qui a évolué en Cardeilhac puis Cardaillac. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Cardaillac fut le fief de la branche ainée de la famille de Cardaillac. Une place forte fut bâtie à partir de 1064 sur un promontoire rocheux à la demande de Hugues baron de Cardaillac. Il en reste aujourd'hui trois tours du XIIIe siècle. En 1188, il subit l'assaut de Richard Cœur de Lion, qui devint par la suite roi d'Angleterre.

Les guerres de religion[modifier | modifier le code]

Cardaillac était dans le camp protestant pendant les guerres de religion. Le village a accueilli avec enthousiasme la Révolution française.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le à 6 heures du matin, une colonne de la 2e division SS Das Reich arrive de Figeac en tirant des rafales de fusils mitrailleurs. Ils cernent rapidement le village et installent une mitrailleuse dans le clocher. Ils sont à la recherche de résistants. Pendant deux heures, un officier allemand interroge le maire M. Lafage qui, malgré les dizaines de coups de feu tirés derrière sa tête, affirme habilement qu'il n'y a pas de maquisard dans son village. Pendant ce temps une dizaine de soldats, postés sur son balcon, tirent sur tout ce qui bouge et abattent deux jeunes : Marcel Cavarroc et Raymond Moussie. La troupe rassemble tous les hommes du village et gardent ceux âgés de seize à quarante ans et pille des maisons. L'officier convaincu par le maire relâche les prisonnier. Après le départ des allemands, ils découvrent le cadavre de Georgette Verniol, abattue en plein champ. Albertine Daynac fut aussi blessée par une balle qui perfora son dos et un de ses poumons, mais elle guérit au bout de deux mois[2].

Le lendemain, une autre colonne arrive et commence à piller le village, mais le maire aidé d'un traducteur lorrain, démontre que sa commune a déjà été contrôlée la veille. Les soldats repartent alors vers Figeac[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
1799 1813 Pierre Marroncle    
1813 1818 Jacques Cayla    
1818 1825 Jean Baptiste Vialars    
1826 1835 Géraud Marroncle    
1835 1852 Jean Baptiste Vialars    
1852 1870 Chevalie    
1870 1871 Emile Laparra    
1871 1874 Baptiste Antoine Lafage    
1875 1876 Chevalier    
1876 1908 Émile Laparra   Notaire
1908 1935 Léopold Laparra   Notaire
1935 1951 Gustave Lafage   Greffier
1951 1965 Jules Cantarel   Instituteur en retraite
1965 1983 Edgar Laparra   Fonctionnaire à la préfecture de la Seine
mars 2001 2014 Maurice Cabridens[4]    
2014 en cours Alain Dauga    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 595 habitants, en augmentation de 5,68 % par rapport à 2009 (Lot : 0,05 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 500 1 121 1 031 1 258 1 300 1 329 1 320 1 260 1 329
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 320 1 273 1 226 1 241 1 255 1 237 1 224 1 126 1 077
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 049 1 009 949 842 759 673 616 550 476
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
456 372 407 434 475 498 552 566 595
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006 [8].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 1783, Cardaillac comptait 1600 habitants[9].

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Berceau de la famille de Cardaillac.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 108
  2. a et b Gilbert Lacan, Figeac en Quercy : sous la terreur allemande, Paris, Union Amicale des Enfants de l'Arrondissement de Figeac, , 99 p., p. 27-30
  3. « Les maires de Cardaillac », sur francegenweb.org,‎ (consulté le 12 octobre 2016).
  4. Préfecture du Lot, « Liste des maires élus en mars 2008 », sur lot.pref.gouv.fr (consulté le 1er février 2010)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Edgar Laparra, Cardailac en Quercy et son histoire, , 196. p.
  10. « Tour de Sagnes », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Tour de l'horloge », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Panneau explicatif apposé sur le puits Manganel

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.