Jean-Luc Moudenc

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Jean-Luc Moudenc
Jean-Luc Moudenc, en 2016.
Jean-Luc Moudenc, en 2016.
Fonctions
Maire de Toulouse
En fonction depuis le
(3 ans, 2 mois et 18 jours)
Réélection 30 mars 2014
Prédécesseur Pierre Cohen

(3 ans, 10 mois et 15 jours)
Élection 6 mai 2004
Prédécesseur Françoise de Veyrinas
Successeur Pierre Cohen
Président de Toulouse Métropole
En fonction depuis le
(3 ans, 1 mois et 29 jours)
Prédécesseur Pierre Cohen
Député de Haute-Garonne
Élu dans la 3e circonscription

(1 an, 9 mois et 21 jours)
Élection 17 juin 2012
Législature XIVe législature
(Cinquième République)
Groupe politique UMP
Prédécesseur Pierre Cohen
Successeur Laurence Arribagé
Conseiller général de Haute-Garonne
Élu dans le canton de Toulouse-9

(13 ans et 10 mois)
Élection 27 mars 1994
Réélection 18 mars 2001
Président Pierre Izard
Prédécesseur Geneviève Raynal
Successeur Françoise Pouget
Conseiller régional de Midi-Pyrénées

(12 ans et 5 jours)
Élection 22 mars 1992
Réélection 15 mars 1998
Président Marc Censi
Martin Malvy
Biographie
Nom de naissance Jean-Luc Moudenc
Date de naissance (56 ans)
Lieu de naissance Toulouse, Haute-Garonne (France)
Nationalité Française
Parti politique UDF, UMP puis LR
Conjoint Blandine Moudenc
Diplômé de Université des sciences sociales de Toulouse
Religion Catholicisme[1]

Jean-Luc Moudenc
Maires de Toulouse

Jean-Luc Moudenc, né le à Toulouse, est un homme politique français. Membre du parti Les Républicains, il est maire de Toulouse depuis 2014 après l'avoir été une première fois de 2004 à 2008 et président de Toulouse Métropole depuis la même date.

Il est auparavant député de la troisième circonscription de la Haute-Garonne de 2012 à 2014. Il est également président de l'association France Urbaine, depuis le 6 novembre 2015.

Parcours scolaire[modifier | modifier le code]

Son enfance se déroule à Toulouse après un passage à Vitry-sur-Seine[2] où son père travaille. Il est élève au lycée polyvalent du Mirail-Rive gauche. Son baccalauréat de lettres obtenu, il entre à l’université des sciences sociales de Toulouse et obtient un DESS en droit du travail et gestion du personnel. Durant ses études, il est président de la mutuelle étudiante SMESO.

Entrée en politique[modifier | modifier le code]

À la fin 1977, Jean-Luc Moudenc s’engage en politique. Il n’a alors que 17 ans lorsqu’il adhère au Centre des démocrates sociaux (CDS). Puis en 2002, il rejoint l’UMP qui fédère les courants d’idées des trois grandes familles de la Droite et du Centre. Il appartient à la tendance centriste et humaniste. En décembre 2010, il prend la présidence de l’UMP de Haute-Garonne[3].

Premiers mandats[modifier | modifier le code]

En 1987, il devient conseiller municipal de Toulouse sur la liste de Dominique Baudis alors maire de Toulouse. Il est chargé des « Relations avec les associations étudiantes »[4].

En 1992, il devient le plus jeune conseiller régional de Midi-Pyrénées sur la liste de Marc Censi. Il lance le « Plan Université 2000 » qui permet la reconversion de l’ex-manufacture des tabacs, les Instituts universitaires professionnalisés de l’Université Paul Sabatier, l’extension de l’Institut national des sciences appliquées (INSA) et l’implantation de l’école d’agriculture. Il participe également à l’élaboration du classement du Canal du Midi à l’Unesco[5].

En 1994, il est élu conseiller général du Canton de Toulouse-9 (qui englobe les quartiers de Sauzelong, du Pont des Demoiselles, de Montaudran et de la Terrasse, ainsi que la commune de Ramonville). Il devient le plus jeune conseiller général de Haute-Garonne. En 2001, il est réélu au conseil général avec 57% des voix et démissionne de son mandat régional.

En 1995, il est réélu sur la liste de Dominique Baudis qui lui confie alors la délégation des déplacements urbains. Il deviendra le président de la Semvat, entité qui gère les transports de l’agglomération toulousaine.

De 1998 à 2001, il est vice-président du SMTC, le Syndicat mixte des transports en commun qui devient ensuite Tisséo, et impulse l’élaboration du Plan de déplacements urbains qui structure le développement des transports de l’agglomération de 2001 à 2012. Il mènera également le projet de création de Ligne B du métro de Toulouse et lancera les travaux de la Ligne T1 du tramway de Toulouse.

En 2001, il devient troisième adjoint chargé des déplacements urbains, de l’urbanisme et supervise plusieurs opérations d’urbanisme comme le Val de Limayrac, les Ponts-Jumeaux, Job, l’avenue de Lombez et impulsera les projets de la Cartoucherie, de Montaudran, de Niel et de Borderouge nord.

Premier mandat de maire de Toulouse[modifier | modifier le code]

Jean-Luc Moudenc à un meeting de Nicolas Sarkozy, en avril 2007.

Le 6 mai 2004, Jean-Luc Moudenc est élu maire de Toulouse, à la suite de la démission de Philippe Douste-Blazy, appelé au gouvernement.

Dans le domaine social il opère un quasi-doublement du Grand projet de ville pour les quartiers en difficulté, avec une priorité à la rénovation scolaire et à la construction de crèches et d’équipements de quartiers. La rue d'Alsace-Lorraine devient piétonne et une plus grande place aux vélos est faite au centre ville[6].

Il instaure la mise à disposition de vélos en libre-service dans tous les quartiers toulousains : Vélô Toulouse[7].

Dans le domaine culturel, il inaugure le muséum d’histoire naturelle rénové, la Cité de l'espace agrandie, la Maison de l’occitanie. En 2007, il initie le déménagement du Parc des expositions et la transformation de l’Île du Ramier en « île aux loisirs » et l’aménagement des berges de la Garonne pour les piétons-cycles.

Au premier tour des municipales de 2008, Jean-Luc Moudenc obtient 42,60% des voix. Au second tour, il réalise un score de 49,58% et perd l'élection[8].

Il devient conseiller municipal, puis conseiller communautaire à la communauté urbaine du Grand Toulouse à partir de février 2009. Il devient le leader de l'opposition municipale sur la ville de Toulouse.

Parallèlement[Quand ?], il est nommé contrôleur général des finances par Nicolas Sarkozy[9]. Il est depuis en disponibilité[1].

Député de Haute-Garonne[modifier | modifier le code]

En octobre 2011, Jean-Luc Moudenc annonce sa candidature aux élections législatives dans la Troisième circonscription de la Haute-Garonne. Il affronte 12 candidats, dont le maire de Balma, Alain Fillola et François Simon (alliance PS et Verts). Il l’emporte avec 50,41% des voix au second tour face à François Simon[10].

À l’Assemblée nationale, il siège à la Commission du Développement durable et de l'Aménagement du territoire. Il est également vice-président des groupes d’études « industrie aéronautique » ainsi que « villes et banlieues » et il est membre des groupes d’études sur « les langues régionales » et sur « les voies navigables et transports multimodaux/canaux ».

Il est vice-président du groupe d’amitié France-Espagne et secrétaire du groupe d’amitié France-Israël[11].

À la suite de son élection à la mairie de Toulouse, il démissionne de son mandat de député, provoquant ainsi une élection partielle à laquelle Laurence Arribagé, sa suppléante à l'Assemblée nationale, est élue.

Second mandat de maire de Toulouse[modifier | modifier le code]

Il se porte candidat à la mairie de Toulouse en 2014, menant une liste d'union de la droite. En dépit de mauvais sondages, sa liste arrive en tête au premier tour, avec 38,2 %, contre 32,3 % pour celle du maire sortant socialiste, Pierre Cohen, auquel il faisait déjà face en 2008. La liste qu'il mène remporte ensuite le second tour avec 52,06 % des voix face à celle de Pierre Cohen, qui en obtient 47,94 %[12]. Toulouse est ainsi la plus grande ville reconquise par la droite. Jean-Luc Moudenc est formellement élu maire le 4 avril, lors de la première réunion du nouveau conseil municipal. Il devient le 24 avril président de la communauté urbaine de Toulouse Métropole[13], devenue Toulouse Métropole au 1er janvier 2015.

Autres mandats[modifier | modifier le code]

Le 20 mai 2014, Jean-Luc Moudenc est élu président de l'Association des maires de grandes villes de France, par 46 voix, contre 39 à Jean-Louis Fousseret, maire (PS) de Besançon[14].

Le 6 novembre 2015, Jean-Luc Moudenc est élu à l'unanimité président de France Urbaine suite à la fusion de l’AMGVF (Association des Maires des Grandes Villes de France) et de l’ACUF (Association des Communautés Urbaines de France)[15]. Comptant 96 membres de toutes tendances politiques confondues et représentant près de 30 millions d'habitants, France urbaine a pour objectif de promouvoir le fait urbain auprès des pouvoirs publics et de tous les citoyens.

Il préside également la commission commune « Politique de la ville et cohésion sociale » de France Urbaine, l’AMF (Association des Maires de France) et l’AMVBF (Association des maires Ville et Banlieue de France).

Vie privée[modifier | modifier le code]

Catholique pratiquant, il est marié à Blandine Moudenc, son assistante parlementaire entre 2012 et 2014. Ils ont ensemble deux filles[1].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Mariana Grépinet, « La ville rose de Jaurès sanctionne un maire PS sans charisme », Paris Match, semaine du 3 au 9 avril 2014, page 26.
  2. « Le père de Jean-Luc Moudenc inhumé aujourd'hui à Lardenne », La Dépêche,‎ (lire en ligne).
  3. Jean-Luc Moudenc au scanner
  4. Jean-Luc Moudenc bras droit de Philippe Douste Blazy élu maire de Toulouse
  5. Jean-Luc Moudenc
  6. Le grand retour de la rue Alsace
  7. Vélo Toulouse c'est parti
  8. Résultats municipales 2008
  9. Jean-Luc Ferré, « L'art de l'entourage », L'Express, no 3330,‎ , iv (ISSN 0014-5270)L'Express du 29 avril 2015.
  10. Résultats législatives Toulouse
  11. Commission du développement durable et de l'aménagement du territoire de l'Assemblée nationale
  12. « Jean-Luc Moudenc reprend la ville de Toulouse », Voix du Midi, 30 mars 2014
  13. « Jean-Luc Moudenc, consensuel président de Toulouse Métropole », Voix du Midi, 24 avril 2014
  14. « Le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc élu président de l'association des maires des grandes villes de France », France 3, 20 mai 2014
  15. « Jean-Luc Moudenc élu président de "France Urbaine", la nouvelle association des élus urbains - France 3 Midi-Pyrénées », sur France 3 Midi-Pyrénées (consulté le 10 mai 2016)
  16. « Légion d'honneur. Louis Lareng décore Jean-Luc Moudenc », ladepeche.fr, 15 janvier 2008
  17. « Le Capitole fête Juan Carlos », ladepeche.fr, 30 mars 2006
  18. « Ordre du Saint-Sépulcre (France) », sur www.saintsepulcre-france.org (consulté le 28 octobre 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]