Gavarnie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Gavarnie
Le village de Gavarnie avec son cirque en arrière-plan.
Le village de Gavarnie avec son cirque en arrière-plan.
Blason de Gavarnie
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Argelès-Gazost
Canton La Vallée des Gaves
Intercommunalité communauté de communes Gavarnie-Gèdre
Code postal 65120
Code commune 65188
Démographie
Gentilé Gavarniens
Population 130 hab. (2013)
Densité 1,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 43′ 59″ nord, 0° 00′ 35″ ouest
Altitude Min. 1 200 m – Max. 3 298 m
Superficie 82,54 km2
Historique
Commune(s) d’intégration Gavarnie-Gèdre
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Pyrénées

Voir sur la carte administrative des Hautes-Pyrénées
City locator 15.svg
Gavarnie

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Pyrénées

Voir sur la carte topographique des Hautes-Pyrénées
City locator 15.svg
Gavarnie

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 15.svg
Gavarnie

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 15.svg
Gavarnie
Le Gave de Pau ou Gave de Gavarnie à Gavarnie-Gèdre (Hautes-Pyrénées)

Gavarnie (Gavarnia en occitan gascon) est une ancienne commune française, située dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Gavarnie-Gèdre.

Les habitants de Gavarnie se nomment les Gavarniens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Situé dans les Pyrénées, Gavarnie est un petit village de montagne (environ 1 400 mètres d'altitude) à la frontière avec l'Espagne. En 1997, le massif du Mont-Perdu dont fait partie le cirque de Gavarnie a été classé au patrimoine mondial de l'UNESCO au double titre de paysage naturel et culturel[1].

Gavarnie-Gèdre est la commune française la plus méridionale traversée par le méridien de Greenwich.

Situation de la commune de Gavarnie.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gavarnie
Cauterets Gèdre
Gavarnie
Torla-Ordesa (Espagne) Fanlo (Espagne) Bielsa (Espagne)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 4, correspondant à une sismicité moyenne[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le gave de Pau, ici nommé gave de Gavarnie, prend sa source sur le territoire de la commune, au cœur du parc national des Pyrénées. C'est la Grande Cascade haute de ses 422 mètres.

Le ruisseau des Oulettes, affluent gauche du gave de Pau dans le bassin versant de l'Adour, prend sa source sur la commune et y conflue sous le nom de gave d'Ossoue.

Le gave de Gavarnie entre la Prade et la Courade.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La vallée de Gavarnie doit son nom au gave de Pau. Ce toponyme pyrénéen est en effet basé sur l'étymon pré-latin gabar à l'origine du mot gave[3], élargi par un suffixe obscur. Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail[4] rapportent les dénominations historiques du village :

Dénominations historiques :

  • de Gavernia, latin (1144, Du Bourg).
  • prior Gabarniae, latin (1213, Du Bourg).
  • Hospitale de Gavarnia, latin et gascon (1379, Procuration Tarbes).
  • Guauarnie, Guabarnie, (1429, censier de Bigorre).
  • Gavarnie, Gabarnie, (1614, Guillaume Mauran).
  • Gabarnie, (1760, Larcher, pouillé de Tarbes).
  • On lui attribue le nom de Gavarnie à cause de la rivière du Gave qui prend sa source dans son territoire (1768, Duco).

Nom occitan : Gavarnia.

Histoire[modifier | modifier le code]

Pont de neige à Gavarnie avec Henry Russell, photo par Eugène Trutat, conservée au Muséum de Toulouse

Par ordonnance (no 10.168) du Roi (Neuilly, le 5 août 1842) : « Les sections de Gédre et de Gavarnie sont distraites de la commune de Luz, chef-lieu de canton, arrondissement d'Argelès (Hautes-Pyrénées), et formeront deux municipalités distinctes. » [5]

Article détaillé : Gascogne.
Article détaillé : Comté de Bigorre.
Article détaillé : Pays Toy.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Gavarnie fait partie de la communauté de communes Gavarnie-Gèdre, créée en mai 2000, qui réunit deux communes.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
mars 2001 (réélu en avril 2014) en cours Christian Bruzaud    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1846. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7],[Note 1].

En 2013, la commune comptait 130 habitants, en diminution de -11,56 % par rapport à 2008 (Hautes-Pyrénées : -0,31 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
341 358 330 331 308 309 301 303 310
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936
317 323 269 294 298 254 216 245 258
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004
186 519 213 167 162 169 177 164 154
2009 2013 - - - - - - -
140 130 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Festival de Gavarnie[modifier | modifier le code]

Présentation

Le Festival de Gavarnie est créé en 1985 par François Joxe. Avec sa compagnie parisienne du Chantier-Théâtre, il propose un spectacle spécialement conçu pour les lieux dans chacune des vingt premières éditions du festival, en conciliant création artistique et nature dans un site classé[10]. Après une pause en 2005, le festival reprend en 2006 avec le spectacle de la compagnie Il était une fois. Depuis 2007, l'association Théâtre Fébus anime le festival sous la direction de Bruno Spiesser.

Le festival reçoit le soutien des municipalités de Gavarnie, Luz-Saint-Sauveur et Tarbes, du département, de la région et de la DATAR.

En 2014, pour la 29e édition du festival, l'association théâtre Fébus met en scène Le songe d'une nuit d'été[11].

Programmation
Spectacle proposé par Le Chantier-Théâtre
  • 1985 : Dieu de Victor Hugo
  • 1986 : Divine Comédie d’après Dante
  • 1987 : Chanson de Roland
  • 1988 : Songe d’une Nuit d’Été d’après Macbeth de Shakespeare
  • 1989 : Rêv’évolution
  • 1990 : Don Juan d’après Molière et Mozart
  • 1991 : Don Quichotte d’après Cervantès
  • 1992 : Faust d’après Goethe et Berlioz
  • 1993 : La Création
  • 1994 : Mille et Une Nuits
  • 1995 : Carmen d’après Bizet et Mérimée
  • 1996 : Les Chevaliers de la Table Ronde
  • 1997 : Roméo et Juliette d’après Shakespeare et Berlioz
  • 1998 : La Flûte Enchantée d’après Mozart
  • 1999 : L’Odyssée d’après Homère
  • 2000 : Figaro d’après Beaumarchais et Mozart
  • 2001 : Gargantua d’après Rabelais
  • 2002 : Tristan et Yseult
  • 2003 : Hymne à la Joie
  • 2004 : Hymne à la Vie
Spectacle proposé par la compagnie Il Est Une Fois
  • 2006 : Les Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas
Spectacle proposé par l’association Théâtre Fébus
  • 2007 : Gaston Fébus, Prince des Pyrénées
  • 2008 : Frères de Liberté
  • 2009 : Cyrano de Bergerac
  • 2010 : La Reine Margot
  • 2011 : Quasimodo
  • 2012 : Le Cid
  • 2013 : La Belle et la Bête
  • 2014 : Le songe d'une nuit d'été

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

L'été, l'activité touristique bat son plein avec près d'un million de visiteurs annuels. La journée, les touristes côtoient les montagnards de passage.

L'hiver, le village reprend son rythme montagnard et abrite la station de ski Gavarnie-Gèdre.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent à un isard au naturel sur un tertre herbeux de sinople mouvant de la pointe de l'écu, au chef de gueules chargé d'une croix pattée de huit pointes d'argent, sur laquelle broche en cœur un besant d'or, accostée de deux coquilles du même[14].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pyrénées - Mont Perdu sur le site du Patrimoine mondial de l'UNESCO, consulté le 16 juin 2012.
  2. « Plan séisme »
  3. Gerhard Rohlfs, Le gascon : Études de philologie pyrénéenne, Tübingen; Pau, Verlag Max Niemeyer ; Marrimpouey Jeune, coll. « Beihefte zur Zeitschrift für romanische Philologie », , 2e éd. (1re éd. 1935), 252 p. (ISBN 9783484520257 et 3484520256, OCLC 3345494, lire en ligne), § 7.
  4. Michel Grosclaude et Jean-Francois Le Nail, intégrant les travaux de Jacques Boisgontier, Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées, Tarbes, Conseil Général des Hautes-Pyrénées, , 348 p. (ISBN 2-9514810-1-2), p. 191.
  5. Bulletin des Lois, 9e série : lois & ordonnances, tome 25 (no 925-970), 2e semestre 1842 [1]
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 201120122013 .
  10. François Joxe et Gargantua à Gavarnie sur humanite.fr, consulté le 19 février 2013.
  11. Festival de Gavarnie, consulté le 19 février 2014.
  12. Grands sites de Midi-Pyrénées, consulté le 18 juin 2012.
  13. « Église de Gavarnie », notice no PA65000005, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 16 juin 2012.
  14. Blason de Gavarnie sur le site Passion Bigorre, consulté le 28 février 2013.