Élevage ovin

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Élevage ovin en Australie

L'élevage ovin concerne le fait d'élever des moutons (Ovis aries) au profit des humains.

Histoire[modifier | modifier le code]

La domestication du mouton est une des plus anciennes après celle du chien. Elle s'est probablement faite dans le croissant fertile autour de la Mésopotamie. Le processus d'élevage a conduit à la domestication et à l'émergence de races spécialisées.

Une mutation survenue au Maghreb en a révolutionné l'élevage. Des moutons à la laine très fine et longue sont apparus. Amenés en Espagne, ils y ont créé la race Mérinos. Cette race à la qualité de laine exceptionnelle a été longtemps gardée jalousement par les Espagnols, avant de s'exporter mondialement.

Production[modifier | modifier le code]

Troupeau de basco-béarnaises, élevées pour leur lait destiné à produire du fromage.
  • Viande : c'est la production primitive. En Occident elle n'est prisée que pour les jeunes agneaux au printemps. Dans les pays de tradition islamique le mouton est une viande noble, consommée lors de fêtes traditionnelles (Aïd el-Kebir).
  • Laine : elle est utilisée pour la fabrication de vêtements (très bonnes propriétés isolantes), de tapis (tapis persan), etc.
  • Lait : peu consommé en l'état, il est principalement transformé en fromage (fromages au lait de brebis).
  • Fumier : dans l'élevage traditionnel, le mouton est élevé en pâturage extensif, mais l'élevage en bergerie génère un fumier de bonne qualité en maraîchage.
  • Nettoyage écologique : le mouton a longtemps été élevé en zone d'arboriculture fruitière. Il gardait propre le sol en le pâturant. Ses excréments contribuaient à fertiliser le sol. Aujourd'hui, cette pratique perdure dans les zones à agriculture traditionnelle. Cet usage est cependant remis d'actualité en France, Espagne ou Italie, pour nettoyer les sous-bois et les rendre moins inflammables. La race des moutons d'Ouessant est quasi exclusivement élevée par des particuliers qui utilisent sa petite taille pour entretenir des parcs ou terrains.

Chiffres[modifier | modifier le code]

En France, le cheptel ovin s’établit à 6,9 millions de têtes en 2011[1]. Parmi elles, on compte 5 millions de brebis, dont 1/4 sont des brebis laitières.
Le cheptel ovin français décline depuis plusieurs décennies : en 2000, il atteignait 9,3 millions de têtes, et près de 13 millions en 1979. C'est surtout l'élevage ovin pour la viande qui régresse. Le nombre d'exploitations agricoles détenant des ovins a chuté depuis 2000 : elles sont environ 53 000 en 2011, contre près de 96 000 en 2000[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La-viande.fr : Le cheptel et la production ovine française - Évolution du cheptel français, source Eurostat
  2. Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, GraphAgri France 2012, octobre 2012, volet « Productions animales », p.154. Consulté sur le site Agreste le 3 novembre 2012.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L. Rieutort, 1995, L'élevage ovin en France, CERAMAC, 511 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]