Équipe de France de handball masculin

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France
Information
Fédération Fédération française de handball
Entraîneur - Didier Dinart
- Guillaume Gille
Surnom 1992 : les « Bronzés »
19931996 : les « Barjots »
20012008 : les « Costauds »
2008 – : les « Experts »
Capitaine Thierry Omeyer
Meilleur marqueur Jérôme Fernandez : 1 452
Plus capé Jackson Richardson : 417
Jeux olympiques
Participations 7 (1re participation en 1992)
Meilleur résultat Médaille d'or, Jeux olympiques (2008, 2012)
Championnat du monde
Participations 21 (1re participation en 1954)
Meilleur résultat Médaille d'or, monde (1995, 2001, 2009, 2011, 2015, 2017)
Championnat d'Europe de handball masculin
Participation 12 (1re participation en 1994)
Meilleur résultat Médaille d'or, Europe (2006, 2010, 2014)

Uniformes

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Domicile

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Extérieur

L'équipe de France de handball masculin est constituée d'une sélection de joueurs français sous l'égide de la fédération française de handball.

Double championne du monde en titre et vice-championne olympique, il s'agit de la sélection la plus titrée de tous les temps[1]. La génération que l'on surnomme « les Experts » est même considérée comme la plus talentueuse de l'histoire du handball international, devant l'équipe de Suède des années 1990. Cette génération parvient à réaliser à partir du milieu des années 2000 avec le même noyau de joueurs ce qu'aucune autre formation nationale masculine n'avait encore accompli : elle se bâtit en quelques années seulement un palmarès unique en remportant entre 2006 et 2017 neuf titres sur les quatorze compétitions qu'elle dispute. Seule nation à conserver un titre olympique dans ce sport[2] (victoires en 2008 et en 2012), elle est également la première, et à ce jour la seule, à avoir détenu simultanément les trois trophées majeurs (Jeux olympiques, Championnat du monde, Championnat d'Europe), et ce à deux reprises en 2010 puis en 2015.

L'équipe de France devient en 2017 la première équipe de l'histoire à gagner six titres mondiaux (1995, 2001, 2009, 2011, 2015 et 2017) auxquels s'ajoutent trois titres européens (2006, 2010 et 2014) et deux titres olympiques (2008 et 2012), ce qui en fait la première équipe à avoir remporté au moins deux fois chacune des trois compétitions majeures. Seule la Russie est également parvenue à soulever chaque trophée au moins une fois.

Des surnoms lui ont été attribués depuis les années 1990 et l'éclosion de la sélection au plus haut niveau de la scène internationale : les Bronzés (1992), les Barjots (1993-1996), les Costauds (2001-2008) et les Experts (depuis 2008), périodes où la sélection a disputé treize finales internationales, n'en a perdu que deux (en 1993 et en 2016) et n'a connu que trois sélectionneurs, Daniel Costantini de 1985 à 2001, Claude Onesta de 2001 à 2016 et Didier Dinart secondé par Guillaume Gille à partir de 2016. De 1995 à 2015, l'équipe de France a disputé dix finales internationales sans connaître la défaite, série record, avant de perdre son titre olympique face au Danemark en finale des Jeux olympiques de Rio . Elle compte parmi ses plus sérieux rivaux le Danemark, la Croatie, l'Espagne, l'Allemagne, la Russie et surtout la Suède et les confrontations avec ces différentes équipes sont devenues des rendez-vous réguliers lors des phases finales des grandes compétitions.

Son joueur le plus titré est le gardien de but Thierry Omeyer qui a remporté dix médailles d'or depuis 2001, Nikola Karabatic, Michael Guigou, Daniel Narcisse et Jérôme Fernandez totalisent quant à eux neuf médailles d'or. De plus, l'équipe de France a compté dans ses rangs six joueurs ayant été désignés meilleur handballeur mondial de l'année : Jackson Richardson en 1995, Stéphane Stoecklin en 1997, Bertrand Gille en 2002, Nikola Karabatic en 2007, 2014 et 2016, Thierry Omeyer en 2008 et Daniel Narcisse en 2012.

Histoire[modifier | modifier le code]

Débuts et essor de l'Équipe de France[modifier | modifier le code]

Les débuts du handball en France sont timides. Plusieurs tentatives sont faites à la fin des années 1930 pour unifier sous l'égide d'une fédération unique ce sport pratiqué majoritairement en milieu scolaire. C'est en 1941, sous l'Occupation, que la première Fédération Française de Handball est officialisée par le gouvernement de Vichy. Ce dernier étant déclaré illégitime à la Libération, cette décision est invalidée. Sept ans sont nécessaires pour que la FFHB soit définitivement entérinée le 11 juillet 1952.

Le handball se développe alors rapidement, passant de 25 000 licenciés en 1965 à 160 000 licenciés en 1982, mais cette dynamique visant à rendre le sport populaire se fait au détriment de la qualité de son élite, et l'Équipe de France peine à atteindre un niveau compétitif à l'échelle internationale[3].

En 1954, l'équipe de France participe à son premier Championnat du monde disputé en Suède et termine à la sixième et dernière place. Quatre ans plus tard, sous la houlette de Bernhard Kempa[4], elle termine neuvième sur seize équipes au Championnat du monde 1958.

Lors des années 1960 et 1970, la France domine les pays latins (Espagne, Portugal), fait jeu égal avec la Suisse et l'Autriche mais est dominée par les « héréditaires » suédois et allemands et les nations des démocraties populaires. Même au Championnat du monde 1970 disputé à domicile, la France ne parvient pas à faire mieux que douzième avec une seule victoire pour cinq défaites. Par conséquent, elle ne parvient à se qualifier à aucune des tournois olympiques entre 1972 et 1988.

En 1985, l'équipe de France est reléguée en division C après un mondial B raté terminé au dix-neuvième rang. Daniel Costantini prend en main cette équipe, qui a besoin de transformer complètement les méthodes de travail jusque-là utilisées. Il déclare disposer de joueurs pouvant potentiellement intégrer le haut niveau mondial et qu'il faut simplement le temps et les moyens (très réduits jusqu'alors dans ce sport) adéquats au développement d'un collectif solide. Avec l'aval de la Fédération qui a vu ses espoirs de qualification automatique aux Jeux olympiques s'envoler à la suite de leur attribution à Barcelone, il entreprend d'importantes modifications de la préparation avec notamment des séances physiques très exigeantes.

Lors du Championnat du monde B 1989 organisé en France, les Bleus terminent à la 5e place et réintègre ainsi le groupe A mondial. Au Championnat du monde 1990, la France est emmenée par un jeune joueur d'avenir, Jackson Richardson, et une génération promise à enfin briller dans ce sport. Elle remporte son premier match en Championnat du monde face à l'Algérie et accroche des nations plus réputées comme la Hongrie ou la Roumanie. Grâce à un parcours honorable, la France se donne le droit de disputer un match historique pour la neuvième place et une qualification aux Jeux olympiques de Barcelone face à l'Islande. Les Français vont se donner corps et âme pour remporter ce match (29-23) et se qualifier pour le tournoi olympique. Daniel Costantini a réussi une partie de son pari d'emmener l'équipe de France aux Jeux[5].

Les « Bronzés » de 1992[modifier | modifier le code]

Les « Bronzés » est, par analogie au film éponyme (1978) de Patrice Leconte figurant un groupe de vacanciers dilettantes persuadés de leurs capacités hors du commun, le surnom de l'équipe de France de handball qui a participé aux Jeux olympiques de Barcelone en 1992.

Avec une nouvelle fois une préparation longue et difficile, la France arrive à Barcelone comme une nation en devenir mais encore en manque de résultats. Lors du premier match du tournoi, la France affronte le pays hôte, l'Espagne, un des favoris de l'épreuve. Mais les Espagnols trop sûrs d'eux se font surprendre par des Français intraitables et sûrs de leurs forces[5]. Les futurs Barjots remportent leur premier match olympique face à une nation majeure et installent ainsi le handball français parmi les meilleures nations de ces Jeux[5]. Ils confirment par la suite en gagnant face à l'Allemagne, à l'Égypte et à la Roumanie. Les joueurs se teignent tous en blond une fois parvenus dans le dernier carré de la compétition olympique pour permettre de détendre l'atmosphère avant le match face à la grande Suède. Cela n'empêchera pas la défaite face à la meilleure équipe mondiale du moment mais les Français remportent la médaille de bronze face à l'Islande, donnant à la France sa première médaille dans une compétition internationale de handball[5].

Les « Bronzés » médaillés aux Jeux olympiques de Barcelone en 1992 sont : Philippe Médard, Pascal Mahé, Philippe Debureau, Denis Lathoud, Denis Tristant, Gaël Monthurel, Éric Quintin, Jean-Luc Thiébaut, Philippe Gardent, Thierry Perreux, Laurent Munier, Frédéric Perez, Jackson Richardson, Stéphane Stoecklin, Frédéric Volle, Alain Portes.

Les « Barjots » de 1993 à 1996[modifier | modifier le code]

« Les Barjots » est le surnom de l'équipe de France de handball qui a disputé une première finale mondiale en 1993 (perdue face à la Russie 19-28 en Suède) puis remporté le championnat du monde 1995 en Islande en battant la Croatie 23 à 19 en finale, emmenée notamment par Denis Lathoud, Jackson Richardson et Frédéric Volle. Ce trophée est le premier titre mondial remporté par la France tous sports collectifs confondus.

Durant cette période, les résultats de la France ont été les suivants :

Le surnom de « Barjots » est dû à l'état d'esprit général des joueurs qui abordaient les compétitions dans des conditions toujours particulières, perdant face à des équipes abordables pour ensuite enchaîner des matchs nettement meilleurs face à de grosses équipes. Les joueurs avaient aussi l'habitude de fêter des titres ou des médailles avec des coupes de cheveux très particulières à une époque où cela n'était pas courant. D'autres pratiques telles que le bizutage pour les nouveaux étaient fréquentes[5]. L'origine du sobriquet est né d'une simple interview entre Philippe Gardent, le capitaine et François Brassamin, journaliste de L'équipe, la veille de la finale de 1993, durant laquelle le journaliste demande à Gardent de donner un trait de personnalité qui illustre parfaitement chaque joueur de l'équipe de France. Au beau milieu de l'interview, le capitaine déclare : « on est tous des barjots ». La déclaration de Philippe Gardent est reprise le lendemain dans le quotidien sportif.

La période des Barjots s'est arrêtée à Atlanta lors des Jeux olympiques 1996, à la suite de leur défaite en demi-finale face à la Croatie et à leur décevante 4e place, à l'issue de laquelle des piliers des premières conquêtes comme Frédéric Volle, Denis Lathoud et Philippe Gardent ont pris leur retraite internationale[5],[6].

Les « Costauds » de 2001 à 2008[modifier | modifier le code]

Après une 6e place aux Jeux olympiques de Sydney 2000, la formation dirigée par Daniel Costantini ne s'arrête pas là puisqu'en 2001, devant son public, l'équipe de France décroche une deuxième couronne mondiale obtenue lors d'une finale mémorable pour le handball français avec un public surchauffé et un suspense hors du commun face à la Suède. Les Français gagnent alors le surnom de « Costauds ».

Le palmarès de cette période entre « Barjots » et « Costauds » est le suivant :

Après le départ en retraite d'une grosse partie de la génération des Barjots ainsi que du sélectionneur de l'époque Daniel Costantini, l'équipe de France doit se renouveler, avec l'arrivée en 2001 du nouveau sélectionneur Claude Onesta et de la génération des « costauds », qui comptent comme « meilleur joueur du monde » Nikola Karabatic puis le gardien Thierry Omeyer[7].

La première compétition de l’ère Onesta est le Championnat d'Europe 2002 en Suède, terminé à la 6e place, manquant de peu la qualification en demi-finale. Deux ans plus tard, les Français perdent leur dernier match du tour principal de l’Euro 2004 face à la Slovénie, hôte de la compétition. Si l’équipe de France n’est encore jamais arrivée à atteindre le dernier carré d’un championnat d'Europe, les résultats en championnats du monde sont meilleurs, avec une nouvelle médaille de bronze au Championnat 2003 : vainqueur de ses trois matchs du tour principal, les Français s’inclinent en demi-finale 22 à 23 face à l’Allemagne mais se rattrapent ensuite en dominant l’Espagne 27 à 22 dans le match pour la 3e place.

Aux Jeux olympiques de 2004, l'équipe de France, outsider du tournoi, et porté par la doublette Jackson Richardson et Nikola Karabatic au poste d'arrière, réalise un premier tour parfait avec cinq victoires en cinq matchs et retrouve la Russie qui s'est montrée moyenne depuis le début de la compétition. Dans un match couperet, très tendu, la France tombe sur une grosse performance du gardien Andreï Lavrov ; les Costauds sont éliminés dès les quarts de finale. La star du hand français, Jackson Richardson, ne sera donc jamais champion olympique.

Peu après, le Championnat du monde 2005 organisé en Tunisie est la dernière participation pour les derniers des Barjots, Jackson Richardson, Grégory Anquetil et Guéric Kervadec. Le début de la compétition est difficile pour les Français qui perdent à la surprise générale face aux Grecs et tenu en échec par le pays hôte. L'équipe de France est au bord de l'élimination lors du tour principal et le sélectionneur Claude Onesta est contesté. Pour le dernier match de la poule, les Costauds doivent compter sur une défaite de la Grèce, qui est battue par la République Tchèque, déjà éliminée. En demi-finale, la France s'incline face à la Croatie d'Ivano Balic et perd sur blessure Jackson Richardson, dont c'est le dernier match en équipe nationale. Les Bleus retrouvent la Tunisie pour le bronze : dans une partie engagée et tendue, les Français arrachent la victoire d'un but. Claude Onesta reste sélectionneur.

Le Championnat d'Europe 2006 est la première victoire des Bleus dans un Championnat d'Europe, avec de jeunes joueurs comme Luc Abalo.

Lors du Championnat du monde 2007, les Bleus partent parmi les favoris avec un effectif de vedettes évoluant presque toutes dans le championnat allemand, le meilleur au monde. Ils termineront à la 4e place, étant éliminés par l'Allemagne, qui évolue à domicile. La défaite est mal vécue par les Français, qui dénoncent un arbitrage partial, en particulier lors du but refusé à Michaël Guigou à 30 secondes du terme de la dernière prolongation, but qui aurait permis aux Français d'égaliser pour pouvoir disputer les tirs au but.

Au Championnat d'Europe 2008 disputé en Norvège, après un tour préliminaire sans défaite et un tour principal où les Bleus n'en concèdent qu'une seule, la France rencontre en demi-finale la Croatie menée par Ivano Balić et s'incline 23 à 24. Pour la petite finale, elle rencontre les Allemands, champions du monde en titre et découragés à la suite de leur défaite contre le Danemark, futur champion d'Europe. La France l'emporte 36 à 26, le plus grand écart de buts vu jusque là dans un France-Allemagne, pour remporter la médaille de bronze.

L'autre objectif majeur est la qualification pour le tournoi olympique 2008 de Pékin qui se fait lors du tournoi de qualification olympique. Ce dernier se déroule à Paris face à l'Espagne, à la Tunisie et à la Norvège. La compétition s'annonce dure car seuls les 1er et 2e seront qualifiés. Finalement, la France se qualifie en battant ses trois adversaires.

Les « Costauds » se constituent un palmarès respectable :

Les « Experts » depuis 2008[modifier | modifier le code]

Médaille d'or, Jeux olympiques Médaille d'or aux Jeux olympiques de 2008 à Pékin[modifier | modifier le code]

L'équipe de France sur la plus haute marche du podium olympique, au Palais national omnisports de Pékin le 24 août 2008.

Emmenée par le capitaine Olivier Girault qui prend sa retraite à l'issue de la compétition pour entraîner le Paris Handball, l'équipe de France est désignée favorite du tournoi olympique. Pour ces Jeux, les joueurs se sont donné comme surnom « Les Experts », en référence à la série télévisée du même nom. Dans une poule assez relevée, l'équipe de France réalise un parcours quasi parfait avec des victoires contre la Croatie de Balić, championne olympique en titre, durant laquelle Jérôme Fernandez se fracture le troisième métacarpe de la main droite (il sera remplacé par Cédric Burdet pour la suite de la compétition), l'Espagne de Barrufet, championne du monde en 2005, le Brésil et la Chine (pays hôte)sans oublier un match nul contre la Pologne vice-championne du monde en titre.

En quart de finale, les Bleus retrouvent au même stade de la compétition l'équipe qui les avait éliminés en 2004, la Russie, mais cette fois-ci, ils s'imposent 27 à 24.

Ils retrouvent ainsi la Croatie en demi-finale. Dans ce match difficile, bien différent de celui du premier tour (Ivano Balić, blessé lors du premier match, est de retour), la France réussit à repousser les attaques croates grâce à une bonne défense et un Thierry Omeyer des grands jours, auteur de dix-sept arrêts, mais aussi à une belle première mi-temps de Cédric Burdet, le remplaçant de Jérôme Fernandez au poste d'arrière droit, et à une belle deuxième mi-temps de Daniel Narcisse qui inscrit le 25e et dernier but et de loin le plus beau du match. La France s'impose finalement 25 à 23, et accède ainsi à sa première finale olympique.

Seize ans après, les Bleus retrouvent l'Islande, qu'ils avaient battue pour le bronze à Barcelone. L'équipe de France de handball devient championne olympique pour la première fois en remportant la finale 28 à 23 face aux Islandais. Thierry Omeyer, Daniel Narcisse et Bertrand Gille sont choisis pour faire partie de l'équipe-type du tournoi. Nikola Karabatic termine meilleur buteur de l'équipe (37 buts), devant Bertrand Gille et Daniel Narcisse (35 chacun).

Médaille d'or, monde Médaille d'or au Championnat du monde 2009 en Croatie[modifier | modifier le code]

L'heure est maintenant au Championnat du monde et aux qualifications au championnat d'Europe. Il faut aussi renouveler l'équipe puisqu'Olivier Girault, Joel Abati et Cedric Burdet ont décidé d'arrêter leur carrière internationale. De nouveaux visages apparaissent : ceux de Bertrand Roiné l'arrière de Chambéry, Cédric Sorhaindo le pivot du Paris Handball, Sébastien Ostertag l'ailier de Tremblay en France mais aussi des retours avec Fabrice Guilbert et Sébastien Bosquet.

L'équipe de France réalise une rentrée en demi-teinte avec une laborieuse victoire 30 à 21 contre le Luxembourg et une défaite32 à 29 contre la République tchèque. Lors de la préparation au championnat du monde de handball 2009 se déroulant en Croatie, notamment lors du tournoi de Bercy, on voit apparaître de nouveaux joueurs comme Xavier Barachet ou Grégoire Detrez, ainsi que le retour de Guillaume Joli, Franck Junillon ou Sébastien Bosquet. La liste des joueurs sélectionnés pour participer au Championnat du monde est annoncée juste après le tournoi de Bercy par Claude Onesta.

L'équipe de France participe en janvier 2009 au Championnat du monde organisé en Croatie.

La France débute bien son tournoi en terminant première de son groupe devant la Slovaquie, la Hongrie, la Roumanie, l'Argentine et l'Australie.

Elle finit cependant deuxième du tour principal, puisque déjà qualifiée pour les demi-finales, elle fait tourner son effectif et perd un match sans enjeu face à la Croatie. Elle affronte le Danemark en demi-finale et se qualifie facilement 27 à 22 pour la finale. À la suite de plusieurs blessures, notamment celle de Didier Dinart, Joël Abati est rappelé en équipe de France.

Le dimanche , l'équipe de France masculine remporte la finale du Championnat du monde face à la Croatie qui joue à domicile, après un match très serré dans une ambiance survoltée devant près de 15 000 spectateurs. « Les Experts » font la différence dans les dix dernières minutes, pour achever le match avec cinq buts d'avance (24-19). Ils entrent dans l'histoire en réalisant le doublé JO 2008 – championnat du monde 2009 en moins de six mois.

Médaille d'or, Europe Médaille d'or au Championnat d'Europe 2010 en Autriche[modifier | modifier le code]

L'équipe de France fêtant le titre de champion d'Europe 2010

Encore dans l'effervescence de son titre de champion du monde, les experts doivent repartir pour les matchs de qualification pour l'Euro 2010 en Autriche. L'Équipe de France doit rattraper son départ dans ces qualifications un peu en demi-teinte, tout d'abord face au Portugal et à la Lettonie. Les deux seront battus sans aucun souci par les bleus qui continuent de suivre la République tchèque elle aussi en course. Le mois de juin est la dernière ligne droite pour les bleus qui doivent remporter leurs trois prochains matchs face au Luxembourg, à la République tchèque et au Portugal pour pouvoir participer à l'Euro. Mission réussie puisque les experts l'emportent sans forcer leur talent à Montbéliard 35-18 face au Luxembourg, puis le match capital face à la République tchèque diminuée par les blessures de certains cadres comme Jicha le joueur de Kiel. Enfin, les bleus se qualifient facilement avec une grosse victoire face au Portugal. La qualification dans la poche, l'équipe de France doit cependant jouer un dernier match de qualification en Lettonie, occasion pour Claude Onesta de lancer les jeunes et futurs cadres de l'équipe de France comme Cyril Dumoulin dans les buts, William Accambray, Grégoire Detrez, ou encore Igor Anic. Ce match sans enjeu se solde par une défaite 27-24, mais il pourra servir au sélectionneur dans l'avenir.

Après un début de compétition relativement difficile (2 matchs nuls en 3 rencontres dans le tour préliminaire), les Experts montent progressivement en puissance et remportent tous leurs matchs du tour principal, terminant à la première place de leur groupe. Ils remportent ensuite la demi-finale face à l'Islande (future 3e de l'épreuve) 36 à 28. L'équipe de France remporte le titre continental après une victoire en finale face à la Croatie 25 à 21. Elle devient alors la première (et actuellement la seule) nation à remporter coup sur coup les titres Olympique (2008), Mondial (2009) et Continental (2010).

Médaille d'or, monde Médaille d'or au Championnat du monde 2011 en Suède[modifier | modifier le code]

Un début de compétition assez facile avec trois victoires contre le Bahreïn, l'Égypte et la Tunisie. Toutefois, la France connait un premier problème d'effectif avec la blessure de Sébastien Bosquet dans les dernières minutes du match contre le Bahreïn. L'équipe de France enchaine par une victoire sur l'Allemagne. Alors qu'elle est sur le point de faire un premier tour parfait, elle concède un match nul 28 partout contre l'Espagne. Ces résultats lui permettent de se qualifier pour la phase principale.

Lors de celle-ci, les Bleus affrontent lors de leur premier match la Hongrie qu'ils battent très facilement 37 à 24 puis se qualifient dès leur deuxième match, aux côtés de l'Espagne, en battant la Norvège 31 à 26. Dans un dernier match, presque sans enjeu, la France s'impose 34 à 28 face à l'Islande et s'assure la première place de la poule.

Elle affronte en demi-finale et devant les 12 000 spectateurs de la Malmö Arena l'équipe de Suède, pays hôte, et se qualifie sans trembler, 29 à 26, pour sa deuxième finale mondiale consécutive en affrontant l'équipe voisine du Danemark. Bertrand Gille et Michaël Guigou rendent dans cette demie une copie parfaite (100 % de réussite aux tirs) et Thierry Omeyer assume son rang (38 % de tirs arrêtés).

En finale, dans une Malmö Arena de nouveau comble et acquise à la cause danoiseMalmö est à moins d'une heure de Copenhague — la France devient le la première équipe depuis la Roumanie en 1974 à conserver sa couronne mondiale et remporte sa quatrième compétition internationale majeure consécutive au terme d'un match très disputé. La première mi-temps se termine avec un écart de trois buts (15-12) en faveur des Bleus. En seconde mi-temps, les Experts gèrent leur avance, mais les Danois ne plient pas, par l'intermédiaire de Mikkel Hansen ils reviennent grâce aux pertes de balle françaises et profitent aussi des arrêts de leur gardien Landin Jacobsen. À 3 secondes de la fin, les Danois parviennent à égaliser à 31 partout grâce à un but de Bo Spellerberg et arrachent la prolongation. Malgré une infériorité numérique, les Français parviennent grâce à Abalo et Guigou à garder l'avantage. Les Danois arriveront à prendre le dessis mais les Français réussissent à égaliser et à prendre un dernier avantage pour finir le match avec deux buts d'avance, 37 à 35 après prolongation (le dernier but français est marqué à la dernière seconde du match).

L'équipe de France est donc qualifiée pour le Championnat d'Europe 2012, les Jeux olympiques 2012 et le Championnat du monde 2013 à l'occasion desquels elle défendra ses trois titres.

Championnat d'Europe 2012 en Serbie[modifier | modifier le code]

L'équipe de France est qualifiée d'office pour le Championnat d'Europe 2012 en tant que tenante du titre (2010).

La période entre le Championnat du monde 2011 et le Championnat d'Europe 2012 est uniquement constituée de rencontres amicales.

Du 16 au , l'équipe de France connait son premier échec après quatre années de domination absolue sur le handball européen et mondial. Après quatre finales remportées d'affilée, elle se présente en tenante du titre face à l'Espagne pour son premier match de la poule C, au tour initial de cet Euro 2012. Nettement dominée, elle est battue de trois buts 26 à 29. Bien qu'ayant ensuite réussi à prendre le meilleur sur la Russie 29 à 24, elle perd un nouveau match face à la Hongrie 26 à 23 et rejoint donc le second tour avec zéro point, ce qui compromet ses chances d'accéder comme d'habitude au dernier carré de la compétition. Une victoire arrachée à la Slovénie (28-26) le 22 janvier ne masque pas les faiblesses en ce début d'année 2012 des Experts pourtant au grand complet. La large défaite face à la Croatie 29 à 22 48 h plus tard, concédée au cours d'un dernier quart d'heure où leur jeu se délite, scelle le destin des Bleus, éliminés et déchus de leur titre européen. Un dernier nul face à l'Islande (29-29) s'avère anecdotique pour la France, qui ne joue donc même pas les matchs de classement, et qui aura en vain cherché le « déclic » durant cette compétition.

Médaille d'or, Jeux olympiques Médaille d'or aux Jeux olympiques de 2012 à Londres[modifier | modifier le code]

L'équipe de France est qualifiée d'office pour les Jeux olympiques d'été de 2012 en tant que championne du monde en titre (2011). Au premier tour du tournoi olympique, les Experts connaissent la défaite face à l'Islande (29-30), en ayant par ailleurs remporté tous leurs autres matchs, contre la Grande-Bretagne (44-15) pour leur entrée dans le tournoi le 29 juillet, puis l'Argentine (32-20), la Tunisie (25-19) et la Suède (29-26) une première fois. Deuxième de la poule A, l'équipe de France affronte l'Espagne en quarts de finale le 8 août et s'impose à la dernière seconde 23 à 22 sur un but de William Accambray. Elle maîtrise largement sa demi-finale contre la Croatie (25-22) qu'elle avait déjà battue au même stade à Pékin, puis retrouve la Suède en finale, le . Un match où la France mène presque tout du long, mais qui se termine sur le plus serré des scores : 22 à 21. L'équipe de France de handball devient la seule sélection nationale à avoir réussi à conserver un titre olympique, si l'on excepte le cas de l'URSS en 1988 suivie par l'Équipe unifiée, soit pratiquement la même nation, en 1992 (mais seuls deux joueurs de 1992 avaient participé à la finale victorieuse de 1988). Dix des joueurs de l'équipe sont déjà médaillés d'or à Pékin en 2008.

Championnat du monde 2013 en Espagne[modifier | modifier le code]

L'équipe de France est qualifiée d'office pour le Championnat du monde 2013 en tant que tenante du titre (2011).

Elle est logiquement battue par la Croatie (23-30) en quart de finale après avoir terminé à la deuxième place de la poule A au tour préliminaire derrière l'Allemagne (quatre victoires et une défaite) et puis après avoir gagné difficilement contre l'Islande (30-28) en huitième de finale.

Elle finit la compétition à la 6e place, son plus mauvais classement au Championnat du monde depuis 1999.

Médaille d'or, Europe Médaille d'or au Championnat d'Europe 2014 au Danemark[modifier | modifier le code]

L'équipe de France termine première et invaincue du Groupe 3 de qualification pour le Championnat d'Europe 2014 en remportant six victoires contre la Norvège, la Lituanie et la Turquie.

Elle est ainsi qualifiée pour le Championnat d'Europe 2014 au Danemark en janvier 2014 et affronte dans la poule C au tour préliminaire, la Serbie (finaliste du Championnat d'Europe 2012), la Pologne et la Russie.

Elle réalise une finale parfaite face au pays hôte grâce notamment à l'apport de jeunes joueurs tels que Valentin Porte.

Pour l'anecdote, certains médias tentent de renommer l'équipe de France « les Indestructibles », mais les joueurs déclarent qu'ils préfèrent rester « les Experts ».

Médaille d'or, monde Médaille d'or au Championnat du monde 2015 au Qatar[modifier | modifier le code]

L'équipe de France termine en tête du groupe C en restant invaincue, malgré un début de compétition en demie teinte et un nul face à l'Islande. Lors du dernier match décidant du vainqueur de poule, la France bat la Suède au terme d'un match laborieux au cours duquel elle ne parvient à passer devant au score qu'en toute fin de match. Elle accède ainsi à une partie de tableau plus clémente pour la suite.

Les Bleus remportent ensuite deux victoires faciles au terme de deux matchs parfaitement maîtrisés contre l'Argentine et la Slovénie, grâce notamment à un Thierry Omeyer revenu en état de grâce après un début de compétition difficile. Elle se qualifie ainsi pour la demi-finale de la compétition pour affronter l'Espagne championne du monde en titre. À l'issue d'un match très engagé où les défenses des deux équipes prennent l'ascendant sur les attaques (seulement huit buts en seconde mi-temps pour chaque équipe), la France se défait 26 à 22 de son adversaire et se qualifie pour la finale de la compétition où elle affronte le Qatar, pays organisateur. En finale, elle bat son hôte sur le score de 22 à 25 et devient ainsi le pays le plus titré de l'histoire avec cinq victoires. Elle parvient par la même occasion à détenir pour la seconde fois tous les titres internationaux majeurs simultanément, ce qu'aucun autre pays n'est parvenu à accomplir dans l'histoire de ce sport. Elle obtient par ailleurs sa qualification directe pour les Jeux olympiques de Rio 2016.

Championnat d'Europe 2016 en Pologne[modifier | modifier le code]

L'équipe de France se qualifie tranquillement pour la phase finale du championnat d'Europe en remportant tous ses matchs de qualification. En préambule à la compétition, elle obtient des résultats en demi-teinte lors des deux premières phases de la golden league sans que cela ne paraisse trop préoccupant étant donné l'absence de nombreux cadres et l'arrivée de jeunes joueurs. Les Bleus abordent l'Euro sans pression en laissant clairement entendre que même s'ils ne vont pas le galvauder, ils n'en font pas une priorité, préférant mettre l'accent sur la défense de leur titre olympique en août.

La France débute bien en remportant facilement ses deux premiers matchs face à la Macédoine (30-23) et la Serbie (36-26). Mais dès le troisième match face son hôte, la Pologne, elle montre des lacunes en s'inclinant nettement 25 à 31. Elle est toutefois qualifiée pour le tour principal avec 2 points.

Après deux victoires confortables et probantes contre la Biélorussie (34-23) et surtout la Croatie (32-24), elle retombe dans ses travers en s'inclinant 24 à 29 lors du match décisif qui l'oppose à la Norvège au cours duquel elle ne semble jamais être en mesure de prendre l'ascendant sur une défense norvégienne intraitable. Ecartée du dernier carré, elle termine la compétition sur une bonne note en battant le Danemark 29 à 26 pour se classer à une honorable cinquième place.

Médaille d'argent, Jeux olympiques Médaille d'argent aux Jeux olympiques 2016 à Rio de Janeiro[modifier | modifier le code]

Vainqueur du Championnat du monde 2015 au Qatar, l'équipe de France obtient à cette occasion sa qualification pour les Jeux olympiques.

Après un premier match engagé face à la Tunisie conclu par une victoire 25 à 23, les Français s'imposent largement 35 à 20 face au vice-champion du monde qatari puis 31 à 24 face à l'Argentine. Assuré d'être qualifiée en quart de finale, la France s'incline ensuite 28 à 29 face à une Croatie qui est de retour après un début de compétition difficile (défaite 23 à 30 face au Qatar et courte victoire 27 à 26 face à l'Argentine). Enfin, la victoire 33 à 30 face au Danemark permet aux Experts de terminer à la deuxième place de la poule.

Opposé au Brésil en quart de finale, les locaux, portés par leur public, tiennent tête à la France jusqu’à la 40e minute (22-22) mais ne peuvent lutter sur la durée et les Français s’imposent finalement 34 à 27.

En demi-finale, les Experts jouent contre l'Allemagne, championne d'Europe en titre. Menant jusqu'à sept points d'écart à vingt minutes de la fin (24-17), la France s'impose grâce à un but incroyable de Daniel Narcisse 29 à 28 dans les ultimes secondes du match.

Le Danemark met fin à la série de dix victoires en finale internationale en battant l'équipe de France en finale des Jeux de Rio 28 à 26. La France récolte la médaille d'argent.

Médaille d'or, monde Médaille d'or au Championnat du monde 2017 en France[modifier | modifier le code]

Après 1970 et 2001, la France accueille pour la troisième fois le Championnat du monde de handball masculin, tournoi dans lequel l'équipe de France est la plus titrée avec cinq titres en vingt ans.

Les « Experts » débutent leur tournoi par deux larges victoires contre le Brésil (31-16) et le Japon (31-19) mais perdent Luka Karabatic sur blessure. Sur leur lancée, les Bleus battent ensuite la Norvège (31-28) et la Russie (35-24) au terme de matchs accomplis pour s'adjuger la première place de leur groupe.

En huitième de finale, les Experts éliminent l'Islande 31 à 25 malgré un début de match en demi-teinte ponctué par un seul but d'avance à la mi-temps. En quart de finale, les Bleus se qualifient aux dépens de la Suède sur le score de 33 à 30 dans un match serré au cours duquel les Suédois ont pris les commandes plusieurs fois, menant notamment d'un but à la mi-temps. À l'occasion de ces deux rencontres disputées dans le Stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d'Ascq, le record mondial de spectateurs pour un match international de handball est à chaque fois battu avec plus de 28.000 personnes dans les gradins[8].

En demi-finale, de retour dans l'AccorHotels Arena de Paris, la France bat la Slovénie 31 à 25 et se qualifie pour la finale du Championnat du monde.

En finale le dimanche 29 janvier à Paris, après une première mi-temps difficile où ils courent après le score face à la Norvège qui avait intégré la compétition grâce à une wild card, les Experts se détachent en deuxième période et prennent le meilleur, sur le score final de 33 à 26[9]. L'équipe de France de handball remporte ainsi son sixième titre mondial et sa onzième victoire internationale sur une période de vingt-deux ans[10], cette fois sous la houlette du duo d'entraîneurs Didier Dinart et Guillaume Gille, devenus doubles champions du monde sur le terrain et sur le banc[11]. Nikola Karabatic est désigné meilleur joueur du tournoi, tandis que Nedim Remili et le gardien Vincent Gérard font partie de l'équipe-type de cette édition 2017 des Championnats du monde[12].

Palmarès[modifier | modifier le code]

L'équipe de France de handball est la seule équipe de handball à avoir remporté quatre grandes compétitions d'affilée (championne olympique en 2008, championne du monde en 2009, championne d'Europe en 2010 et championne du monde en 2011). Dans cette dernière compétition, elle devient aussi la première équipe de handball masculin à conserver son titre olympique.

Elle est aussi de tous les sports collectifs la première équipe française non-handicapée à avoir été sacrée championne du monde, en 1995 (l'équipe française de handibasket l'a précédée étant championne en 1990 à Bruges).

Elle devient en 2008 la quatrième équipe française à être sacrée championne olympique, après l'équipe de rugby à XV en 1900, l'équipe de water-polo en 1924 et l'équipe de football en 1984.

En 2017, elle devient la première sélection sextuple championne du monde, et ce en vingt-et-une participations. Cette même année elle devient aussi une des équipes masculine la plus titrée au monde tous sports confondu.

Enfin, elle est la première et à ce jour la seule de toutes les équipes de sport collectif à avoir détenu simultanément les trois principaux trophées internationaux (Monde, Continent, J.O.), ce qu'elle a d'ailleurs accompli à deux reprises en 2010, puis en 2015.

Tableau des médailles[modifier | modifier le code]

Olympic rings with white rims.svg Jeux olympiques

Championnat du monde*

Championnat d'Europe

Jeux méditerranéens

  • Médaille d'argent, Jeux méditerranéens Médaille d'argent, Jeux méditerranéens Médaille d'argent, Jeux méditerranéens (1987, 1993, 2009)
  • Médaille de bronze, Jeux méditerranéens (2001)

(*) Record

Palmarès détaillé[modifier | modifier le code]

Olympic rings with white rims.svg Jeux olympiques
Année Tour Classement J G N P BP BC D
Drapeau de l'Allemagne 1972 non qualifiée - - - - - - - -
Drapeau du Canada 1976 non qualifiée - - - - - - - -
Drapeau de l'URSS1980 non qualifiée - - - - - - - -
Drapeau des États-Unis 1984 non qualifiée - - - - - - - -
Drapeau de la Corée du Sud 1988 non qualifiée - - - - - - - -
Drapeau de l'Espagne 1992 troisième Médaille de bronze, Jeux olympiques 7 5 0 2 157 143 +14
Drapeau des États-Unis 1996 demi-finale 4 7 4 0 3 190 165 +25
Drapeau de l'Australie 2000 quart de finale 6 6 3 1 2 141 130 +11
Drapeau de la Grèce 2004 quart de finale 5 6 5 0 1 159 134 +25
Drapeau de la République populaire de Chine 2008 vainqueur Médaille d'or, Jeux olympiques 8 7 1 0 228 186 +42
Drapeau du Royaume-Uni 2012 vainqueur Médaille d'or, Jeux olympiques 8 7 0 1 229 175 +54
Drapeau du Brésil 2016 finaliste Médaille d'argent, Jeux olympiques 8 6 0 2 241 209 +32
Total 7/12 2/7 50 37 2 11 1345 1142 +203
Championnats d'Europe
Année Tour Classement J G N P BP BC D
Drapeau du Portugal 1994 tour principal 6 5 2 1 2 123 120 +3
Drapeau de l'Espagne 1996 tour principal 7 5 3 0 2 130 120 +10
Drapeau de l'Italie 1998 tour principal 7 5 1 1 3 110 125 -15
Drapeau de la Croatie 2000 demi-finale 4 7 4 1 2 173 164 +9
Drapeau de la Suède 2002 tour principal 6 6 3 2 1 152 136 +16
Drapeau de la Slovénie 2004 tour principal 6 6 3 0 3 163 154 +9
Drapeau de la Suisse 2006 vainqueur Médaille d'or, Europe 8 7 0 1 243 192 +51
Drapeau de la Norvège 2008 demi-finale Médaille de bronze, Europe 8 6 0 2 231 207 +24
Drapeau de l'Autriche 2010 vainqueur Médaille d'or, Europe 8 6 2 0 225 196 +29
Drapeau de la Serbie 2012 tour principal 11 6 2 1 3 156 163 -7
Drapeau du Danemark 2014 vainqueur Médaille d'or, Europe 8 7 0 1 247 222 +25
Drapeau de la Pologne 2016 tour principal 5 7 5 0 2 210 182 +28
Drapeau de la Croatie 2018 Qualifiée
Total 12/12 3/12 78 48 8 23 2127 1955 +172

Légende :    : Compétition jouée à domicile.

Championnats du monde
Année Tour Classement J G N P BP BC D
Drapeau de l'Allemagne 1938 non invitée - - - - - - - -
Drapeau de la Suède 1954 tour préliminaire 6 3 0 1 2 26 61 -35
Drapeau de l'Allemagne de l'Est 1958 tour préliminaire 9 3 1 0 2 66 57 +9
Drapeau de l'Allemagne 1961 tour principal 8 6 1 0 5 42 73 -31
Drapeau de la Tchécoslovaquie 1964 tour préliminaire 14 3 0 0 3 41 64 -23
Drapeau de la Suède 1967 tour préliminaire 10 3 1 0 2 34 41 -7
Drapeau de la France 1970 tour préliminaire 12 6 1 0 5 80 105 -25
Drapeau de l'Allemagne de l'Est 1974 non qualifiée - - - - - - - -
Drapeau du Danemark 1978 tour préliminaire 16 3 0 0 3 54 97 -43
Drapeau de l'Allemagne 1982 non qualifiée - - - - - - - -
Drapeau de la Suisse 1986 non qualifiée - - - - - - - -
Drapeau de la Tchécoslovaquie 1990 tour principal 9 6 2 1 3 138 138 0
Drapeau de la Suède 1993 finaliste Médaille d'argent, monde 6 4 0 2 134 131 +3
Drapeau de l'Islande 1995 vainqueur Médaille d'or, monde 9 7 0 2 218 185 +33
Drapeau du Japon 1997 troisième Médaille de bronze, monde 9 7 0 2 223 206 +17
Drapeau de l'Égypte 1999 quart de finale 6 9 6 0 3 242 211 +31
Drapeau de la France 2001 vainqueur Médaille d'or, monde 9 9 0 0 233 172 +61
Drapeau du Portugal 2003 troisième Médaille de bronze, monde 10 8 0 2 286 218 +68
Drapeau de la Tunisie 2005 troisième Médaille de bronze, monde 10 6 2 2 301 240 +61
Drapeau de l'Allemagne 2007 demi-finale 4 10 6 0 4 300 243 +57
Drapeau de la Croatie 2009 vainqueur Médaille d'or, monde 10 9 0 1 296 211 +85
Drapeau de la Suède 2011 vainqueur Médaille d'or, monde 10 9 1 0 327 245 +82
Drapeau de l'Espagne 2013 quart de finale 6 7 5 0 2 207 182 +25
Drapeau du Qatar 2015 vainqueur Médaille d'or, monde 9 8 1 0 259 215 +44
Drapeau de la France 2017 vainqueur Médaille d'or, monde 9 9 0 0 282 218 +64
Drapeau de l'Allemagne/Drapeau du Danemark 2019 Qualifiée
Total 21/25 6/21 150 99 6 45 3789 3313 +476

Bilan de la France par adversaire en compétitions internationales[modifier | modifier le code]

Palmarès par joueur ou sélectionneur[modifier | modifier le code]

Légende : * = titré à la fois en tant que joueur, puis sélectionneur.

Effectif de la sélection[modifier | modifier le code]

Effectif pour le championnat du monde 2017[13]
Joueurs Encadrement technique
No  P. Nom Date de naissance Taille Poids Sél. Buts Club Depuis
12 GB Vincent Gérard (1986-12-16 ) (30 ans) 1,88 m 97 kg 47 2 Drapeau : France Montpellier Handball 2013
16 GB Thierry Omeyer Capitaine (1976-11-2 ) (40 ans) 1,92 m 93 kg 347 4 Drapeau : France Paris Saint-Germain 1999
Ailiers
19 ALD Luc Abalo (1984-9-6 ) (32 ans) 1,82 m 82 kg 217 707 Drapeau : France Paris Saint-Germain 2005
21 ALG Michaël Guigou (1982-1-28 ) (35 ans) 1,79 m 78 kg 237 845 Drapeau : France Montpellier Handball 2002
14 ALG Kentin Mahé (1991-5-22 ) (25 ans) 1,86 m 83 kg 63 189 Drapeau : Allemagne Flensburg-Handewitt 2010
28 ARD Valentin Porte (1990-9-7 ) (26 ans) 1,90 m 96 kg 70 187 Drapeau : France Montpellier Handball 2013
Arrières
18 ARG William Accambray (1988-4-8 ) (28 ans) 1,94 m 104 kg 90 204 Drapeau : France Paris Saint-Germain 2009
27 ARD Adrien Dipanda (1988-5-3 ) (28 ans) 2,02 m 102 kg 24 37 Drapeau : France Saint-Raphaël VHB 2015
32 ARD Dika Mem (1997-8-31 ) (19 ans) 1,94 m 90 kg 1 2 Drapeau : Espagne FC Barcelone 2016
17 ARG Timothey N'Guessan (1992-9-18 ) (24 ans) 1,96 m 100 kg 38 74 Drapeau : Espagne FC Barcelone 2013
6 ARG Olivier Nyokas (1986-6-28 ) (30 ans) 1,90 m 88 kg 19 32 Drapeau : France HBC Nantes 2015
5 ARD Nedim Remili (1995-7-18 ) (21 ans) 1,95 m 94 kg 14 29 Drapeau : France Paris Saint-Germain 2016
Demi-centres
13 DC Nikola Karabatic (1984-4-11 ) (32 ans) 1,96 m 107 kg 273 1094 Drapeau : France Paris Saint-Germain 2002
8 DC Daniel Narcisse Capitaine (1979-12-16 ) (37 ans) 1,89 m 93 kg 300 912 Drapeau : France Paris Saint-Germain 2000
Pivots
23 P Ludovic Fabregas (1996-7-1 ) (20 ans) 1,98 m 100 kg 28 17 Drapeau : France Montpellier Handball 2015
22 P Luka Karabatic Blessure (1988-4-19 ) (28 ans) 2,02 m 107 kg 64 76 Drapeau : France Paris Saint-Germain 2011
20 P Cédric Sorhaindo (1984-6-7 ) (32 ans) 1,92 m 110 kg 172 360 Drapeau : Espagne FC Barcelone 2005
Entraîneur(s)
Préparateur(s) physique(s)
  • Drapeau : France Alain Quintallet
Kinésithérapeute
  • Drapeau : France Patrick Kersten
  • Drapeau : France Jean-Christophe Mabire
Directeur technique national
Médecin(s)
  • Drapeau : France Pierre Sébastien
Managers

Légende
———

Dernière mise à jour: 29 janvier 2017 Consultez la documentation du modèle

Yanis Lenne, l’ailier droit du Sélestat AHB, a accompagné l’équipe de France lors de la compétition en tant que remplaçant mais n’a jamais été aligné sur une feuille de match : il n’est donc pas champion du monde.

Joueurs réservistes[modifier | modifier le code]

Joueurs Encadrement technique
No  P. Nom Date de naissance Taille Poids Sél. Buts Club Depuis
Joueurs ayant fait la préparation mais non retenus[14]
1 GB Cyril Dumoulin (1984-2-2 ) (32 ans) 1,99 m 105 kg 56 0 Drapeau : France HBC Nantes 2009
26 DC Nicolas Claire (1987-7-10 ) (29 ans) 1,90 m 89 kg 7 4 Drapeau : France HBC Nantes 2015
29 ALD Benoît Kounkoud (1997-2-19 ) (19 ans) 1,88 m 78 kg 15 15 Drapeau : France Paris Saint-Germain 2015
31 ALD Yanis Lenne (1996-6-29 ) (20 ans) 1,88 m 81 kg 4 4 Drapeau : France Sélestat AHB 2016
Joueurs blessés
15 ARG Mathieu Grebille (1991-10-6 ) (25 ans) 1,98 m 96 kg 48 70 Drapeau : France Montpellier Handball 2012
10 ARD Kévynn Nyokas (1986-6-28 ) (30 ans) 1,88 m 85 kg 41 57 Drapeau : Allemagne VfL Gummersbach 2011
Joueurs non convoqués
25 P Benjamin Afgour (1991-4-1 ) (25 ans) 1,96 m 110 kg 6 14 Drapeau : France Dunkerque HGL 2014
7 P Igor Anic (1987-6-12 ) (29 ans) 1,94 m 105 kg 39 36 Drapeau : France USM Saran 2009
4 ARD Xavier Barachet (1988-11-19 ) (28 ans) 1,96 m 100 kg 84 162 Drapeau : France Paris Saint-Germain 2009
7 ALG Arnaud Bingo (1987-10-12 ) (29 ans) 1,90 m 90 kg 35 54 Drapeau : France Montpellier Handball 2010
5 ARG Baptiste Bonnefond (1993-1-22 ) (24 ans) 1,94 m 96 kg 3 0 Drapeau : France Montpellier Handball 2015
25 ARG Théo Derot (1992-6-17 ) (24 ans) 1,93 m 96 kg 3 4 Drapeau : France HBC Nantes 2016
2 ARG Jérôme Fernandez (1977-3-7 ) (39 ans) 1,99 m 108 kg 387 1456 Drapeau : France Pays d'Aix UCH 1997
11 ALG Samuel Honrubia (1986-7-5 ) (30 ans) 1,80 m 75 kg 79 192 Drapeau : France Tremblay-en-France (D2) 2009
9 ALD Guillaume Joli (1985-3-27 ) (31 ans) 1,78 m 80 kg 118 346 Drapeau : France Dunkerque HGL 2006
24 GB Wesley Pardin (1990-1-1 ) (27 ans) 1,95 m 108 kg 7 0 Drapeau : France Fenix Toulouse 2013
30 P Nicolas Tournat (1994-4-5 ) (22 ans) 1,99 m 106 kg 3 0 Drapeau : France HBC Nantes 2015
Entraîneur(s)
Manager

Légende
———

Dernière mise à jour: 29 janvier 2017 Consultez la documentation du modèle

Statistiques[modifier | modifier le code]

La Campagne 2011 de l'équipe de France, apparaît comme une des plus performantes grâce à 16 victoires en 18 matchs (nul contre l'Espagne lors du mondial de Suède, défaite en amical contre la Slovaquie le 3 novembre) et 585 buts marqués.

Les tableaux suivants listent les joueurs ayant marqué le plus de buts ainsi que ceux ayant à leur compte le plus de sélections en équipe nationale. En gras, les joueurs encore en activité.

Joueurs les plus sélectionnés
Joueur Carrière Sélections
Début Fin
Jackson Richardson 1990 2005 417
Jérôme Fernandez 1997 2015 390
Didier Dinart 1996 2013 379
Thierry Omeyer 1999 2017 358
Daniel Narcisse 2000 2017 311
Guillaume Gille 1996 2012 308
Philippe Gardent 1983 1995 298
Pascal Mahé 1984 1996 297
Nikola Karabatic 2002 - 284
Bertrand Gille 1997 2013 268
Gaël Monthurel 1987 1996 253
Olivier Girault 1997 2008 248
Michaël Guigou 2002 - 246
Thierry Perreux 1984 1995 244
Christian Gaudin 1992 2002 242
Frédéric Volle 1987 1996 241
Stéphane Stoecklin 1990 1999 238
Luc Abalo 2005 - 228
Cédric Burdet 1997 2008 226
Guéric Kervadec 1993 2005 217
Éric Quintin 1988 1996 216
Alain Portes 1983 1992 212
Joël Abati 1995 2009 203
Cédric Sorhaindo 2005 - 183
Philippe Médard 1979 1992 183
Christophe Kempe 1996 2009 178
Bruno Martini 1990 2002 178
Philippe Debureau 1985 1992 177
Patrick Cazal 1994 2003 171
Grégory Anquetil 1995 2005 169
Gilles Derot 1984 1992 167
Denis Lathoud 1987 1996 164
Meilleurs buteurs
Joueur Carrière Buts Buts par match
Début Fin
Jérôme Fernandez 1997 2015 1463 3,75
Nikola Karabatic 2002 - 1130 3,98
Frédéric Volle 1987 1996 1016 4,21
Daniel Narcisse 2000 2017 943 3,03
Stéphane Stoecklin 1990 1999 898 3,77
Michaël Guigou 2002 - 872 3,57
Bertrand Gille 1997 2013 806 3,01
Jackson Richardson 1990 2005 787 1,88
Pascal Mahé 1984 1996 739 2,49
Luc Abalo 2005 - 725 3,18
Guillaume Gille 1996 2012 678 2,35
Philippe Gardent 1983 1995 635 2,13
Joël Abati 1995 2009 586 2,89
Philippe Debureau 1985 1992 574 3,24
Olivier Girault 1997 2008 573 2,31
Guéric Kervadec 1993 2005 517 2,38
Alain Portes 1983 1992 500 2,36
Cédric Burdet 1997 2008 491 2,26
Patrick Cazal 1994 2003 482 2,82
Gregory Anquetil 1994 2005 476 2,82
Thierry Perreux 1984 1995 476 1,95
Denis Lathoud 1987 1996 463 2,84
Cédric Sorhaindo 2005 - 383 2,09
Andrej Golić 1998 2004 368 2,47
Guillaume Joli 2006 346 2,93
Stéphane Joulin 1996 2002 344 3,10
Laurent Munier 1987 1995 305 1,93
Gaël Monthurel 1987 1996 292 1,15
Éric Quintin 1988 1996 277 1,28
Christophe Kempe 1996 2009 267 1,50
Dernière mise à jour : 12 juin 2017

La première rencontre de l'équipe de France s'est jouée le .

La plus large victoire a eu lieu le lors d'une victoire 58 à 4 face à l'Albanie, lors des Jeux méditerranéens 2009.

Principaux résultats[modifier | modifier le code]