Union des démocrates et indépendants

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Union des démocrates et indépendants
Image illustrative de l’article Union des démocrates et indépendants
Logotype officiel.
Présentation
Président Jean-Christophe Lagarde
Fondation
Fusion de Force européenne démocrate
Nouvelle Écologie démocrate
France écologie
Canal écologiste républicain
Siège 22 bis, rue des Volontaires
75015 Paris
Président fondateur[1] Jean-Louis Borloo
Présidente du conseil national Valérie Létard
Secrétaire général Daniel Leca
Vice-présidents Brigitte Fouré
Michel Zumkeller
Sophie Joissains
Claude Riboulet
Françoise Gatel
Porte-paroles Sophie Auconie
Maurice Leroy
Secrétaires généraux adjoints Hervé Marseille, Olivier Richefou, Olivier Henno, Élisabeth Doineau, Dominique Vérien, Béatrice Descamps, Anne Tachene
Mouvement de jeunesse UDI Jeunes
Positionnement Centre[2] à droite[3],[4]
Idéologie Europhilie[5]
Fédéralisme européen[6]
Social-libéralisme[6]
Écologisme[7],[8]
Affiliation européenne Parti de l'Alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe
Adhérents 9 000 (2018)[9]
Couleurs           Violet et bleu ciel
Site web parti-udi.fr
Présidents de groupe
Assemblée nationale Jean-Christophe Lagarde (UAI)
Sénat Hervé Marseille (UC)
Représentation
Députés
21 / 577
Sénateurs
28 / 348
Présidence de conseils départementaux
5 / 101
Maire des villes de plus de 100 000 habitants
1 / 41
Logo jusqu'en 2018.

L'Union des démocrates et indépendants (UDI) est un parti politique français du centre droit, fondé par Jean-Louis Borloo le [10], sur la base du groupe parlementaire du même nom à l'Assemblée nationale. L'UDI est composée de différents partis qui conservent leur existence, formant ainsi une fédération de partis.

Jean-Louis Borloo a présidé le parti de 2012 à 2014, et Jean-Christophe Lagarde lui a succédé.

Sommaire

Historique[modifier | modifier le code]

2012-2014 : présidence de Jean-Louis Borloo[modifier | modifier le code]

Processus de fondation de l'UDI[modifier | modifier le code]

Jean-Louis Borloo, président-fondateur de l'UDI de 2012 à 2014.

Les élections législatives de , si elles sont marquées par un échec de la précédente majorité parlementaire (coalition UMP-NC), voient cependant l'élection d'une trentaine de députés centristes issus de cette dernière avec l'investiture du Parti radical, du Nouveau Centre ou de l'Alliance centriste. Alors que se forme la Force européenne démocrate au cours de l'été 2012 et accompagné de plusieurs députés, Jean-Louis Borloo crée un groupe parlementaire « Union des démocrates et indépendants », dans le but de rassembler les rassembler. Malgré l'opposition initiale de certains parlementaires qui échouent à conserver leur propre groupe et qui le rejoindront finalement le groupe compte alors une petite trentaine de députés, principalement issus de l'ancien groupe Nouveau Centre et des députés radicaux qui siégeaient au groupe UMP sous la législature précédente.

Le , à l'occasion des journées parlementaires du centre, Jean-Louis Borloo annonce la création d'un parti politique, du même nom que le groupe parlementaire centriste, l'Union des démocrates et indépendants[11]. Le 9 octobre, les instances nationales des forces politiques constituant l'UDI mettent en place un bureau provisoire. Le 21 octobre suivant, une assemblée constituante se réunit à la Maison de la Mutualité à Paris afin d'officialiser la création du mouvement[12]. Sont présentes plus de 3 000 personnes, issues des divers partis fondateurs de l'UDI. Parmi les présents, se trouve notamment Simone Veil. L'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing n'étant pas présent, adresse un message vidéo d'encouragement à la création de l'UDI, dans lequel il « souhaite bonne chance » à ce nouveau parti[13]. Guy Verhofstadt, président du groupe ADLE au Parlement européen et ancien Premier ministre belge est également présent.

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Le parti se structure ensuite territorialement et élit les instances de ses fédérations départementales.

Après le congrès de l'UMP du et les tensions entre les deux candidats à la présidence sur les résultats, plusieurs personnalités quittent l'ancien parti majoritaire pour l'UDI : l'ancien ministre et ancien député d'Ille-et-Vilaine Pierre Méhaignerie le , le député de Mayenne Yannick Favennec Becot (déjà membre du groupe parlementaire UDI depuis sa création mais toujours militant de l'UMP à cette date) trois jours plus tard.

Premiers résultats électoraux[modifier | modifier le code]

La première confrontation électorale de l'UDI a lieu un peu moins de deux mois après la création du parti, à la suite de la législative partielle de la 1re circonscription du Val-de-Marne (9 et ). Henri Plagnol, maire de Saint-Maur-des-Fossés et député du groupe UDI, bien que toujours officiellement membre de l'UMP, est défait face à Sylvain Berrios, dissident UMP[14].

L'UDI voit l'échec de son sortant Henri Plagnol compensée par la victoire de Meyer Habib lors de l'élection législative partielle sur la huitième circonscription des Français établis hors de France.

Plate-forme commune avec le MoDem au sein de « L'Alternative »[modifier | modifier le code]

Logotype de L'Alternative

Le , Jean-Louis Borloo, président de l'UDI, signe avec François Bayrou, président du MoDem, une charte qui unit leurs deux partis au sein d'une plate-forme politique commune, « L'Alternative », avec l'ambition de conduire des listes communes aux élections nationales, européennes et régionales. La possibilité d'une primaire commune aux partis centristes en vue de l'élection présidentielle de 2017 est également envisagée[15].

Élections municipales de 2014[modifier | modifier le code]

Dans la perspective des élections municipales de 2014, l'UDI se veut « alliée mais concurrente » de l'UMP. L'UDI espère cependant l'emporter dans certaines villes, telles que Strasbourg, Tours, Toulouse, Pau ou Rouen[16]. Dans la plupart des communes, l'UDI participera ou conduira des listes d'union avec l'UMP, et souvent avec le MoDem, celui-ci s'étant clairement positionné en opposant à la majorité présidentielle de François Hollande.

À l'issue du scrutin, elle gagne ou conserve notamment les villes suivantes : Nancy, Amiens, Arras, Bourges, Drancy, Bobigny, Niort, Annecy, Valenciennes, Neuilly-sur-Seine, Agen, Louviers, Vincennes, Issy-les-Moulineaux, Laval, Saint-Dié-des-Vosges, Nouméa, Châtellerault, Bar-le-Duc, Montélimar, Bayonne, Dinan, Massy, Sceaux, Saint-Ouen, Béthune, Albi, Cambrai, Maubeuge.

Retrait de Jean-Louis Borloo[modifier | modifier le code]

Yves Jégo, président par intérim de l'UDI en 2014.

Le dimanche , après plusieurs mois de convalescence à la suite d'une pneumonie, Jean-Louis Borloo annonce sa démission du poste de président de l'UDI, estimant qu'il n'a pas « toute l'énergie nécessaire pour remplir complètement toutes [ses] responsabilités »[17].

Nommé président par intérim, Yves Jégo démissionne à son tour au mois de juin afin de présenter sa propre candidature à l'élection du nouveau président de l'UDI, prévue à l'automne suivant. Une direction collégiale provisoire est alors constituée pour le remplacer. Elle se compose des secrétaires généraux Laurent Hénart et Jean-Christophe Lagarde, des présidents des groupes parlementaires Philippe Vigier et François Zocchetto ainsi que du président du conseil national, Hervé Morin[18].

Lors du vote à l'Assemblée nationale du sur le pacte de stabilité prévoyant 50 milliards d'économies par le gouvernement Valls, 17 députés de l'UDI s'abstiennent alors que 4 votent pour et que 7 votent contre. Ce vote est alors perçu comme pouvant marquer le début d'un rapprochement entre l'UDI et le Parti socialiste[19].

Liste commune avec le MoDem aux élections européennes de 2014[modifier | modifier le code]

Pour les élections européennes de 2014, l'UDI s'allie au MoDem

Le parti compte s'appuyer sur son positionnement pro-européen pour faire un bon score[20] aux élections européennes de 2014. Selon les sondages, l'UDI est créditée de 5 à 8 % des suffrages, ce qui lui permettrait d'obtenir des députés européens. Jean-Louis Borloo et François Bayrou (Mouvement démocrate) se sont déclarés favorables à la constitution liste commune centriste, humaniste, libérale et fédéraliste aux élections européennes. Ce projet sera concrétisé par des listes communes aux deux partis dans l'ensemble des circonscriptions sous l'étiquette « UDI-MoDem, Les Européens - Liste soutenue par François Bayrou et Jean-Louis Borloo.»

Ils obtiennent près de 10 % des suffrages et sept sièges dont trois députés UDI, qui rejoignent tous le groupe de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe, présidé par Guy Verhofstadt, qui avait soutenu la liste le à Paris, lors d'une réunion de travail sur le projet européen de l'UDI[21],[22].

Depuis 2014 : présidence de Jean-Christophe Lagarde[modifier | modifier le code]

Élection de Jean-Christophe Lagarde[modifier | modifier le code]

Quatre membres du parti sont candidats à la succession de Jean-Louis Borloo :

Dix jours après avoir officialisé sa candidature, Jean Arthuis (AC) annonce qu'il la retire afin de se consacrer à la présidence de la commission des budgets du Parlement européen[25]. Un autre membre du parti, Emmanuel Pasco-Viel (adhérent direct)[26], n'a pas obtenu les 500 parrainages nécessaires[27].

Le , les résultats du premier tour sont publiés ; le deuxième oppose Jean-Christophe Lagarde et Hervé Morin.

Le , Jean-Christophe Lagarde est élu président du parti avec 53,49 % des suffrages exprimés[28].

Portrait de Jean-Christophe Lagarde
Jean-Christophe Lagarde est désigné successeur de Borloo le .

Après la prise de fonction de Jean-Christophe Lagarde, poursuit sa stratégie d'alliance avec l'UMP, sans toutefois délaisser le MoDem. Lagarde revendique ce partenariat avec la droite, tout en précisant que « c'est une collaboration, pas une soumission »[31]. Des candidatures communes aux élections départementales et régionales sont alors préparées, généralement en y incluant aussi le MoDem.

En , l'UDI dépose conjointement avec l'UMP motion de censure contre le gouvernement Valls II à la suite de l'utilisation par le Premier ministre de l'article 49-3 pour la Loi Macron[32]. La motion échoue ; sept des trente députés de l'UDI n'ont pas voté pour[33].

En , le parti se trouve dans une situation financière difficile qui le contraint à réduire ses dépenses[34].

Élections régionales de 2015 : listes d'union avec LR et le MoDem dans la plupart des régions[modifier | modifier le code]

En décembre 2015, l'UDI fait listes communes avec LR et le MoDem aux élections régionales, et conduit trois listes en régions Normandie (Hervé Morin), Centre-Val de Loire (Philippe Vigier) et Bourgogne-Franche-Comté (François Sauvadet). Dans cette dernière région, le MoDem conduit sa propre liste (comme à La Réunion, où sa liste fusionnera, seule région dans ce cas, avec les listes de gauche au second tour).

Pour l'Île-de-France, le bureau politique de l'UDI avait dans un premier temps désigné Chantal Jouanno comme tête de liste (par 60 voix contre 42 à Rama Yade)[35]. Après une pré-campagne lancée le 7 avril 2015[36] et malgré des sondages donnant 6 à 12% à cette liste, un accord sera finalement conclu avec LR et le MoDem pour constituer une liste commune, menée par Valérie Pécresse.

En Auvergne-Rhône-Alpes, l'UDI et le MoDem sont dans un premier temps réticents à intégrer une liste LR menée par Laurent Wauquiez. Ils concluent un accord de principe devant conduire à une liste centriste distincte de celle de la droite. Cependant, l'une puis l'autre finissent par renoncer et à rallier la liste LR.

Dans deux régions, la constitution des listes d'union avec LR est particulièrement difficile. En Bretagne, l'UDI retire finalement son investiture à la liste menée par Marc Le Fur. En Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, elle laisse la liberté à ses militants de soutenir ou non la liste menée par Dominique Reynié, dont la composition est également contestée par une partie de LR dont Nicolas Sarkozy[37].

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À l'issue du scrutin, seul Hervé Morin l'emporte (36,43%), d'une courte tête, devant le socialiste sortant (Haute-Normandie) Nicolas Mayer-Rossignol (36,08%), dans une triangulaire dont l'issue était incertaine au vu des sondages. Il devient le premier président du nouveau conseil régional de Normandie, issu de la fusion des Basse et Haute-Normandie.

Donné vainqueur par tous les sondages, Philippe Vigier, en tandem avec l'UMP Guillaume Peltier, échoue (34,58%) en Centre-Val-de-Loire derrière le sortant socialiste François Bonneau (35,42%).

En Bourgogne-Franche-Comté, la défaite de François Sauvadet, est un peu plus nette (32,89%) derrière la candidate PS Marie-Guite Dufay (34,68%), présidente sortante de la Franche-Comté.

L'UDI avait également investi une liste indépendante en Martinique qui réalise 1,51% au premier tour. L'UMP et le MoDem faisaient liste commune au premier tour et fusionneront avec la liste du Mouvement indépendantiste martiniquais d'Alfred Marie-Jeanne qui l'emportera au second.

Au terme de l'élection, l'UDI compte 200 conseillers régionaux (479 pour l'UMP, 63 pour le MoDem). La région où sa représentation est la plus forte sont les Hauts-de-France, avec 37 sièges, soit 21,7%. Suivent les pays de la Loire (16,1% des sièges), la Normandie (15,6%) et le Grand Est (15,3%).

À la suite du premier tour des élections régionales de 2015, Jean-Christophe Fromantin annonce son départ et celui de sa formation, Territoires en mouvement, de l'UDI[38].

Adhésion à l'Alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe[modifier | modifier le code]

Depuis décembre 2016, l'UDI est membre du parti européen de l'Alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe (ADLE).

Le parti quitte le Parti démocrate européen pour le Parti de l'Alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe, autre parti du groupe au Parlement européen du même nom, lors de son 37e congrès de [39].

Primaire de la droite et du centre[modifier | modifier le code]

Dans la perspective de l'élection présidentielle de 2017, l'UDI doit choisir entre plusieurs options.

Une candidature d'union de la droite et du centre est de plus en plus sérieusement envisagée, en prenant part à la primaire à laquelle l'UMP invite l'UDI à participer. Une variante pouvant être la non-participation à la primaire, puis la négociation d'un accord programmatique et électoral avec celui ou celle qui l'aurait emportée.

L'option d'une candidature indépendante de l'UDI distincte de celle de l'UMP [31],[40] n'est pas non plus exclue. Cependant, elle est rendue difficile depuis le retrait de Jean-Louis Borloo, qui prive le parti de sa principale figure d'envergure nationale, susceptible de réaliser un score non négligeable au premier tour. Une partie de l'UDI reste également marquée par la pré-campagne d'Hervé Morin en 2011-2012, qui s'était soldée par un échec au vu du niveau dont il était crédité dans les sondages.

Enfin, même si elle est encore réclamée par certains, une « primaire des centres » ou alliance avec le MoDem ne semble plus d’actualité, François Bayrou n'évoquant plus ce scénario et soutenant la candidature d'Alain Juppé à la primaire de la droite, sans y participer.

La stratégie de l'UDI pour la présidentielle est finalement soumise au vote des militants en , qui rejettent à 66,56 % la participation du parti à la primaire présidentielle de la droite[41] en l'absence de la conclusion d'un accord préalable avec LR, sans cependant exclure, s'il l'était, un soutien de l'UDI au candidat de la droite « avant, pendant et après la primaire, notre porte sera toujours ouverte à la discussion [42]

Soutien majoritaire à Alain Juppé[modifier | modifier le code]

Finalement, le 13 octobre 2016, Jean-Christophe Lagarde, 600 élus (dont les deux-tiers des parlementaires UDI) apportent leur soutien à Alain Juppé au premier tour de la primaire de la droite[43]. Cette prise de position majoritaire laisse toutefois les membres de l'UDI et ses parlementaires se positionner librement, certains soutenant François Fillon (comme François Zocchetto), Nicolas Sarkozy (comme Maurice Leroy), Bruno Le Maire (comme Hervé Morin) ou Nathalie Kosciusco-Morizet (comme Philippe Folliot). Une minorité de membres de l'UDI rejette l'implication du parti dans la primaire et n'apporte son soutien à aucun candidat (comme Frédéric Leturque) ou l'accorde à une éventuelle candidature d'Emmanuel Macron (comme Jean Arthuis).

Au second tour de la primaire, le parti soutiendra encore majoritairement Alain Juppé, à l'exception du Nouveau Centre, composante la plus divisée dans ses soutiens au premier tour, qui se ralliera à François Fillon [44].

Élection présidentielle de 2017[modifier | modifier le code]

Soutien à François Fillon au premier tour[modifier | modifier le code]

À la suite de la victoire de François Fillon, plusieurs membres de l'UDI refusent de soutenir sa candidature et rejoignent la campagne d'Emmanuel Macron, dont 130 membres de l'UDI Jeunes, co-signataires d'une tribune[45]. L'UDI prononcera la suspension de leur qualité de membres. La question est également débattue au sein du parti radical qui tranchera définitivement la question lors de son congrès en février 2017, en confirmant à près de 60% son soutien à François Fillon, contre 27% en faveur d'un ralliement à Emmanuel Macron[46] (motion défendue par Thierry Cornillet).

Pendant l'hiver 2016-2017, l'UDI et l'ensemble de ses composantes (Nouveau Centre, parti radical, Alliance centriste, Force européenne démocrate) confirment donc leur soutien à François Fillon. Une délégation de l'UDI menée par Jean-Christophe Lagarde, Philippe Vigier et François Zocchetto est chargée de négocier avec le candidat un accord programmatique et électoral incluant un certain nombre de circonscriptions réservées aux élections législatives de 2017. Cet accord est la condition qui doit sceller définitivement le soutien de l'UDI au candidat Les Républicains. Cependant, sans attendre sa conclusion, plusieurs membres de l'UDI intègre l'équipe de campagne de François Fillon, dont Philippe Vigier, en tant que porte-parole.

La conclusion de l'accord est annoncée puis reportée à plusieurs reprises. Dans un premier temps, elle est rendue difficile par le peu d'ouverture de François Fillon à l'intégration de propositions de l'UDI dans son programme (qu'il tient à conserver identique à celui qu'il a défendu à la primaire) et par les dissensions internes à l'UDI (volonté de départ d'Hervé Morin et d'une partie du Nouveau Centre, minorités internes au parti radical et à l'Alliance centriste souhaitant soutenir Emmanuel Macron…). Mais surtout, c'est la question du nombre de circonscriptions réservées à l'UDI, puis l'affaire Pénélope Fillon qui compliqueront la finalisation de l'accord.

Après la convocation de François Fillon par les juges dans le cadre de l'affaire Fillon, l'UDI suspend sa participation à sa campagne le et la retire le . Toutefois, après le renoncement définitif d'Alain Juppé à concourir, le bureau exécutif du parti adopte le une motion qui renouvelle son soutien au candidat de la droite, sous conditions d'initiatives de rassemblement, et valide l'accord électoral avec Les Républicains en vue des législatives[47].

Cette position ne sera pas unanimement respectée au sein du parti. Le 18 mars, le comité exécutif de l'Alliance centriste apporte son soutien à Emmanuel Macron[48]. Le 25 mars, des sénateurs UDI co-signent avec des sénateurs MoDem une tribune apportant leur soutien à Emmanuel Macron[49].

Soutien à Emmanuel Macron au second tour[modifier | modifier le code]

Le 23 avril 2017 l'UDI « appelle clairement et sans état d'âme à faire barrage à l'extrême droite et à voter pour M. Macron au second tour de la présidentielle »[50].

Pendant la campagne, la possibilité d'un soutien de Jean-Louis Borloo à Emmanuel Macron est évoquée à plusieurs reprises par les médias. Cependant, il ne se concrétisera qu'après le premier tour, le 29 avril, via une interview dans Le Journal du dimanche[51].

Départs de l'Alliance centriste, puis du parti radical et du parti Les Centristes[modifier | modifier le code]

Le 18 mars 2017, l'Alliance centriste s'est désolidarisée du soutien de l'UDI à François Fillon en apportant finalement le sien à Emmanuel Macron. Réunie en conseil national la semaine suivante, l'UDI « prend acte du départ »[52] de l'Alliance centriste et de ses principaux dirigeants Philippe Folliot et Jean Arthuis, qui soutenait Emmanuel Macron depuis l'automne 2016. Une large majorité des parlementaires de l'AC feront le choix de rester membres de l'UDI : Thierry Benoit, Yannick Favennec Becot, Olivier Cadic, Vincent Delahaye, Élisabeth Doineau, Jean-Claude Luche et Pierre Médevielle puis le maire de Laval et ancien président du groupe centriste au Sénat, François Zocchetto. Par la suite, le 17 janvier 2018, Françoise Gatel est présente lors des vœux de l'UDI.

Le Parti radical, présidé par Laurent Hénart, membre fondateur, quitte l'UDI pour fusionner avec le PRG et créer le Mouvement radical le 9 décembre 2017. Plusieurs cadres et parlementaires du parti radical choisiront de rester membre de l'UDI : Yves Jégo, Michel Zumkeller, Daniel Leca, Sylvie Goy-Chavent, Vincent Delahaye, Sophie Joissains, Laurent Degallaix.

La Gauche moderne, présidée par Christian Debève, était à la fois associée à l'UDI et au Parti radical. Ses membres, dont son président[53], sont aujourd'hui membre du Mouvement radical.

Les Centristes, un autre parti fondateur, présidé par Hervé Morin, annonce quitter l'UDI le 16 décembre 2017[54]. Cela confirme l'intention qu'avait exprimée Hervé Morin en décembre 2016, à la suite de la victoire de François Fillon à la primaire. S'en était suivi la convocation d'un congrès du Nouveau Centre, pour constituer une nouvelle formation politique de centre droit[55]. Finalement, le parti avait renoncé à quitter la confédération centriste mais se renomma Les Centristes et posa des conditions quant à son maintien dans l'UDI[56]. Après le départ de LC, Maurice Leroy, Stéphane Demilly, Daniel Dubois, Brigitte Fouré et Loïc Hervé feront le choix, fin 2017 et début 2018, de rester membres de l'UDI.

L'UDI depuis l'élection présidentielle de 2017[modifier | modifier le code]

À la suite de l'élection présidentielle deux composantes (le Parti radical et Les Centristes) de l'UDI ont quitté le parti, après celui de l'Alliance centriste, acté en mars 2017 (cf. supra).

Rupture de l'alliance nationale avec LR, évolution vers un parti unitaire[modifier | modifier le code]

Le 1er octobre 2017, Jean-Christophe Lagarde annonce que l'UDI renonce à son alliance privilégiée avec LR[57], qui était l'un des éléments de son pacte fondateur, qui ancrait le parti au centre-droit de l'échiquier politique. Il confirmera cette orientation après l'élection de Laurent Wauquiez à la présidence du parti conservateur.

Début 2018, la situation de l'UDI est paradoxale, comme le relève le journaliste Olivier Faye dans Le Monde « Fondée en 2012 par Jean-Louis Borloo, l’UDI se félicite de compter dans ses rangs un nombre de parlementaires historique pour elle. Mais son espace politique a été considérablement réduit par l’élection d’Emmanuel Macron comme président de la République »[58]. En mars 2018, Laurent de Boissieu relève que « l’UDI est dans une zone grise entre opposition et majorité. Au Parlement, sur les scrutins qui déterminent l’appartenance à l’une ou à l’autre, l’abstention domine. Sauf en ce qui concerne les deux membres du parti associé Tapura huiraatira (Polynésie française), qui s’inscrivent dans la majorité »[59].

Pour compenser les départs de trois des composantes de l'UDI en 2017, Jean-Christophe Lagarde annonce début 2018 son intention de constituer « une force (désormais) unifiée et sans chapelle[60]

Réélection de Jean-Christophe Lagarde[modifier | modifier le code]

L'UDI réunira son congrès le 17 mars 2018. Il sera l'occasion de proclamer les résultats de l'élection du président du parti qui se déroulera par voie électronique du 4 au 7 mars (premier tour) et du 14 au 16 mars 2018 (second tour)[61].

Louis Giscard d'Estaing, qui avait envisagé être candidat en novembre 2017, annonce le 18 janvier 2018 qu'il renonce à se présenter. Selon l'AFP, Jean-Christophe Lagarde serait « désormais assuré d'être reconduit à la tête du parti en mars prochain, étant le seul à avoir réuni les 500 parrainages requis.»[62].

En effet, Jean-Christophe Lagarde est réélu le 17 mars 2018 avec 90,4 % des suffrages et 9,6 % de votes blancs. Le parti change de logo. Valérie Létard devient présidente du conseil national.

Élections[modifier | modifier le code]

Élections législatives partielles[modifier | modifier le code]

En janvier 2018, l'UDI renouvelle son soutien aux candidats LR lors des élections législatives partielles se tenant dans le Val-d'Oise (où l'une de ses membres est de surcroît suppléante du candidat de la droite) et le Territoire-de-Belfort. Son président fait néanmoins savoir le 30 janvier que le parti n'en fera pas de même en Guyane et en Haute-Garonne où il soutiendra les candidats investis par La République en marche à ces scrutins partiels organisés en mars[63].

Élections européennes de 2019[modifier | modifier le code]

Comme le MoDem, le MRSL et Agir, l'UDI est l'un des partis régulièrement cité comme potentiel allié de la LREM pour la constitution d'une liste commune aux élections européennes de 2019. Dans une interview parue le 7 juin 2018, Jean-Christophe Lagarde s'est déclaré prêt à prendre la tête d'une liste indépendante de l'UDI portant un « projet européen fédéraliste » sans écarter la possibilité de conclure une alliance avec LREM. Dans la même interview il exclut toute alliance avec LR, le RN et LFI. Enfin, il se prononce en faveur d'un élargissement du groupe ADLE, mais s'oppose à sa dissolution.

L'UDI réunit un conseil national le 23 juin 2018 consacré aux questions européennes[64]. Elle y adopte un projet « eurobâtisseur »[65] qui prône l'établissement d'une Europe fédérale. Cela se traduirait par une redéfinition des compétences de l'Union européenne (priorités données à la défense, l'écologie, l'agriculture, la convergence des fiscalités des entreprises, le codéveloppement avec l'Afrique), la création de plusieurs organes européens : ministère de l'Économie de la zone euro, parquet européen et police fédérale (sur le modèle du FBI américain), ministère des migrations ainsi qu'une réforme de son financement (baisse des contributions nationales compensée par des ressources fiscales propres)[66],[65]. Guy Verhofstadt, président du groupe de l'ADLE s'est exprimé lors de ce conseil national en affirmant sa ligne fédéraliste « le mal européen, c'est que ce n’est pas une entité fédérale » et en assurant l'UDI de son aide si elle constituait sa propre liste[67].

Organisation[modifier | modifier le code]

L'UDI est organisée sur un mode fédéral permettant l'adhésion directe, ou par l'intermédiaire de l'un des partis membres.

Partis membres[modifier | modifier le code]

L'UDI est un parti regroupant les formations politiques et structures associées suivantes :

Anciens partis membres[modifier | modifier le code]

Adhérents[modifier | modifier le code]

Les 27 355 adhérents de l'UDI, avant l'élection du président en , se répartissent de la manière suivante[69] :

  • Adhérents directs : 9 276
  • Adhérents via le Parti radical : 6 364
  • Adhérents via la Force européenne démocrate : 5 862
  • Adhérents via le Nouveau Centre : 5 327
  • Adhérents via l'Alliance centriste : 476
  • Adhérents via la Gauche moderne : 1 097 dont 803 électeurs[70]

Organigramme[modifier | modifier le code]

Siège de l'UDI, rue des Volontaires à Paris.

Actuellement, la direction nationale[71] de l'UDI est composée de :


  • Commission nationale d'arbitrage et de transparence (CNAT)
    • Président : Hubert de Jenlis
  • Commission des recours
    • Président : Hervé Prononce
  • Commission de validation des adhésions
    • Présidente : Martine Ollié


  • Délégués nationaux :


  • Secrétaires nationaux thématiques :
    • Affaires étrangères : Maurice Leroy et Sylvie Goy-Chavent
    • Affaires européennes : Patricia Lalonde et James Chéron
    • Agriculture : Hervé Prononce et Benoît Rolland
    • Agroalimentaire : Éric Delhaye
    • Anciens combattants et mémoire : François Rochebloine
    • Cohésion des territoires : Xavier Argenton et Nicolas Lebas
    • Collectivités territoriales : Françoise Gatel et Philippe Laurent
    • Commerce et artisanat : Sophie Auconie
    • Coopération et développement : Josy Chambon
    • Culture et communication : Gildas Lecoq et Josy Carrel-Torlet
    • Sécurité civile : Bruno Drapon
    • Dialogue social : Béatrice de Lavalette
    • Écologie : Jean-Philippe Dugoin-Clément et Christelle Favetta-Siéyès
    • Économie et travail : Olivier Cadic et Catherine Fournier
    • Éducation nationale : Béatrice Descamps et Laurent Lafon
    • Egalité entre les femmes et les hommes : Annick Billon
    • Enseignement supérieur et recherche : Jean-François Vigier et Faten Hidri
    • Famille : Élisabeth Doineau
    • Fonction publique : Pascal Brindeau et Karine Franclet
    • Formation professionnelle et apprentissage : Fabien Léon
    • Grand Paris, métropoles et intercommunalité : Pascal Grappin et Anne Tachene
    • Innovation et numérique : Olivier Gacquerre et Valérie Nahmias
    • Jeunesse et citoyenneté : Nicolas Calluaud
    • Justice : Mustapha Saadi et Anis Sabri-Le Baron
    • Laïcité : Jean-Luc Cadeddu
    • Lutte contre le terrorisme : Nathalie Goulet
    • Mer et pêche : Jean-Yves de Chaisemartin et Richard Honvault
    • Outre-mers : Nassimah Dindar et Éric Hélard
    • Professions libérales : Nathalie Lebas et Romain Mifsud
    • Ruralité : Yannick Favennec et Dominique Vérien
    • Santé : Marie-Christine Gros-Favrot et Grégory Tamprement
    • Sécurité : Grégoire Le Blond et Florent Montillot
    • Solidarités et dépendance : Corinne Coudereau et Marylène Millet
    • Transports et énergie : Edith Gallois et Éric Roux
    • Ville et logement : Sophie Joissains

Français de l'étranger[modifier | modifier le code]

L'UDI est présente également au sein d'un réseau pour les Français de l'étranger. Des « clubs UDI » par pays sont coordonnés par Olivier Cadic[72].

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Année Candidat Résultats
Voix % Rang
2017 soutien à François Fillon puis à Emmanuel Macron

Élections législatives[modifier | modifier le code]

Année % Sièges Gouvernement
1er tour 2d tour
2017 3,03 3,04
18 / 577
Opposition

Élections européennes[modifier | modifier le code]

Année Voix % Sièges Rang Groupe
2014[a 1] 1 884 565 9,94
7 / 74
4e ADLE
  1. Listes communes avec le MoDem (quatre sièges)

Élections sénatoriales[modifier | modifier le code]

Année Sièges Rang Groupe
2014
43 / 348
3e UDI-UC
2017
49 / 348
3e UC

Élections régionales[modifier | modifier le code]

Année 1er tour 2d tour Conseillers Présidents
Voix % Voix %
2015[b 1] 5 914 834 27,25 10 127 617 40,24
199 / 1 722
1 / 17
  1. Listes communes avec Les Républicains et le MoDem

Élections départementales[modifier | modifier le code]

Année 1er tour 2d tour Conseillers Présidents
Voix % Voix %
2015[c 1] 263 209 1,29 247 714 1,34
422 / 4 108
14 / 101
  1. Union avec l'UMP et le MoDem

Élections municipales[modifier | modifier le code]

Année 1er tour 2d tour Conseillers Villes + 100 000 hab.
Voix % Voix %
2014[d 1] 511 541 2,33 132 033 1,32
5 373 / 526 341
2 / 41
  1. Certaines listes sont communes avec l'UMP et le MoDem

Élus[modifier | modifier le code]

Députés[modifier | modifier le code]

Sénateurs[modifier | modifier le code]

Députés européens[modifier | modifier le code]

Six députés européens élus en 2009 rejoignent l'UDI, cinq d'entre eux étant membres d'une composante. Ils siègent tous au sein du groupe PPE.

Députés européens de la 7e législature (2009-2014) membres de l'UDI Sièges
Sophie Auconie (NC puis FED, Massif central-Centre), Jean-Marie Cavada (LC, Île-de-France), Marielle Gallo (LGM, Île-de-France), Dominique Riquet (PRV, Nord-Ouest), Michèle Striffler (LGM, Est) et Christine de Veyrac (adhérente directe, Sud-Ouest)
6 / 74

Marielle Gallo quitte l'UDI à la suite du retrait de Jean-Louis Borloo, en [83].

Lors des élections européennes de 2014, Jean-Marie Cavada et Dominique Riquet sont réélus, tandis que Jean Arthuis se fait élire dans la circonscription Ouest. Sophie Auconie (tête de liste dans la circonscription Massif central-Centre) et Michèle Striffler (no 3 dans la circonscription Est) ne sont pas réélues. Christine de Veyrac n'est pas reconduite sur les listes du parti, et se retire de la vie politique après son échec aux municipales à Toulouse. Les députés européens élus en 2014 rejoignent le groupe ADLE.

Durant la législature 5 députés européens, candidats en 2014 sur les listes UDI-MoDem au titre de l'UDI, siégeront au Parlement européen.

Députés européens de la 8e législature (2014-2019) membres de l'UDI (au 1er janvier 2018) Sièges
Patricia Lalonde (Île-de-France)
1 / 74

En septembre 2014, Jean-Marie Cavada quitte l'UDI, le Nouveau Centre pour devenir président de Nous Citoyens.

En mars 2017, Jean Arthuis a quitté l'UDI avec l'Alliance centriste.

En mai 2017, Thierry Cornillet devient député européen à la suite de l'entrée au gouvernement de Sylvie Goulard et Patricia Lalonde devient également députée européenne, avec l'entrée au gouvernement de Marielle de Sarnez.

Membres du Parti radical, Dominique Riquet et Thierry Cornillet rejoignent le Mouvement Radical et cessent donc d'être membre de l'UDI. Patricia Lalonde quitte la Gauche moderne pour rester à l'UDI.

Élus locaux[modifier | modifier le code]

Conseillers régionaux[modifier | modifier le code]

Hervé Morin est élu président de la région Normandie à la suite des élections de 2015. Il quitte l'UDI en décembre 2017 avec son parti Les Centristes.

Conseillers départementaux[modifier | modifier le code]

À la suite des élections départementales de 2015, le parti dispose de 13 présidences de conseils départementaux[90]:

En 2016, Jean-Yves Couteau (Indre-et-Loire), est décédé[91]. Son remplaçant est Jean-Gérard Paumier (LR).

En 2017, Jean-Claude Luche (Aveyron) démissionne en janvier au profit de Jean-François Galliard (UDI). Alain Lambert (Orne) fera de même en mars, au profit de Christophe de Ballore (DVD). Maurice Leroy, réélu député, démissionne de son poste de président du Conseil départemental de Loir-et-Cher, au profit de Nicolas Perruchot (LR). André Villiers (Yonne), élu député, démissionne également, son successeur est Patrick Gendraud (LR). Nassimah Dindar (La Réunion), élue sénatrice, quitte sa présidence en décembre, Cyrille Melchior (DVD) lui succède. Christian Gillet (Maine-et-Loire) quitte l'UDI en décembre[92]. Jean-Léonce Dupont (Calvados) et Pascal Martin (Seine-Maritime) restent membres du parti Les Centristes, après que ce dernier a quitté l'UDI en décembre. Patrick Weiten (Moselle), membre du parti radical, dont il est le coordonnateur pour la région Grand Est, a sans doute rejoint le MRSL, bien qu'il soit toujours présenté comme étiqueté UDI par la presse en janvier 2018[93].

Au 19 janvier 2018, l'UDI compte 5 présidents de conseils départementaux :

Conseil de Paris[modifier | modifier le code]

L'UDI a 9 élus au Conseil de Paris répartis sur 7 arrondissements: Yves Pozzo di Borgo (VIIe); Leïla Diri (XIe); Édith Gallois (XIIIe); Éric Azière (XIVe); Anne Tachène (XVe); Éric Hélard et Ann-Katrin Jégo (XVIe); Valérie Nahmias et Olga Johnson (XVIIe).

Présidents de communautés urbaines, d'agglomérations et de communes[modifier | modifier le code]

Département Intercommunalité Élu Population
Ain Communauté de communes Val-de-Saône Chalaronne Luga Giraud, Muriel Muriel Luga Giraud 8 210
Bouches-du-Rhône Communauté d'agglomération du pays d'Aubagne et de l'Étoile Barthélémy, Sylvia Sylvia Barthélémy 104 003
Gard Communauté d'agglomération Nîmes Métropole Lachaud, Yvan Yvan Lachaud 233 257
Ille-et-Vilaine Communauté d'agglomération Vitré Communauté Méhaignerie, Pierre Pierre Méhaignerie 77 581
Indre-et-Loire Communauté de communes de la Touraine du Sud Hénault, Gérard Gérard Hénault 15 567
Indre-et-Loire Communauté de communes Loches Développement Louault, Philippe Philippe Louault 20 879
Loir-et-Cher Communauté de communes du pays de Vendôme Brindeau, Pascal Pascal Brindeau 27 539
Moselle Metz Métropole Bohl, Jean-Luc Jean-Luc Bohl 230 334
Nord Communauté d'agglomération de Cambrai Villain, François-Xavier François-Xavier Villain 76 128
Nord Communauté de communes du pays de Mormal Cambier, Guislain Guislain Cambier 45 715
Nord Communauté de communes Flandre Lys Ficheux, Bruno Bruno Ficheux 38 007
Pyrénées-Atlantiques Agglomération Côte Basque-Adour Etchegaray, Jean-René Jean-René Etchegaray 122 912
Saône-et-Loire Communauté de communes du Mâconnais Charolais Mignot, Philippe Philippe Mignot 3 500
Seine-Saint-Denis Communauté d'agglomération de l'aéroport du Bourget Salini, Stéphane Stéphane Salini 92 396
Somme Communauté de communes du Pays du Coquelicot Demilly, Stéphane Stéphane Demilly 28 249
Somme Communauté de communes du Santerre Sueur, José José Sueur 9 350
Tarn Communauté d'agglomération de l'Albigeois Bonnecarrere, Philippe Philippe Bonnecarrere 80 121
Yvelines Communauté de communes Gally Mauldre Richard, Laurent Laurent Richard 22 226

Maires[modifier | modifier le code]

Le parti est à la tête de plus de 75 communes de plus de 10 000 habitants, parmi lesquelles deux de plus de 100 000 habitants.

Élus des Français de l'étranger[modifier | modifier le code]

Élus de l'Assemblée des Français de l'étranger et conseillers consulaires[94] :

Autres personnalités membres de l'UDI[modifier | modifier le code]

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Titre honorifique, Jean-Louis Borloo n'exerçant aucune fonction exécutive au sein de la direction nationale de l'UDI
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  3. (en) Jocelyn Evans et Gilles Ivaldi, The 2012 French Presidential Elections: The Inevitable Alternation, Palgrave Macmillan, , p. 182.
  4. Laurent de Boissieu, « Union des Démocrates et Indépendants (UDI) », sur france-politique.fr (consulté le 29 juin 2017).
  5. Gilles Richard, Histoire des droites en France : de 1815 à nos jours, Perrin, , 636 p. (lire en ligne).
  6. a et b Olivia Elkaim, « L’UDI ou la malédiction du centre », sur La Vie.fr, (consulté le 27 février 2018).
  7. AFP, « L'UDI de Borloo installe son pôle écologiste », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  8. « Jean-Louis Borloo, le politique qui a mis l'écologie au centre », LExpress.fr,‎ (lire en ligne).
  9. « L'UDI veut faire sa place dans la nébuleuse du centre », petitbleu.fr,‎ 2018/09/09/ (lire en ligne).
  10. « Borloo lance l'UDI : c'est quoi ce nouveau parti ? », sur La Dépêche, (consulté le 17 septembre 2018).
  11. « Discours de Jean-Louis BORLOO - 18 septembre - UDI » [vidéo], sur Dailymotion (consulté le 7 décembre 2015).
  12. Abel Mestre, « Le premier pari réussi de Borloo et de l'UDI », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
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    Cette répartition ne prend pas en compte le correctif apporté le sur 1 000 adhérents rajoutés
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]