Saint-Cirq-Lapopie

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Saint-Cirq-Lapopie
Saint-Cirq-Lapopie
Vue générale du village médiéval
surplombant la vallée du Lot.
Blason de Saint-Cirq-Lapopie
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Cahors
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Cahors
Maire
Mandat
Gérard Miquel
2020-2026
Code postal 46330
Code commune 46256
Démographie
Gentilé Saint-Cirquois
Population
municipale
198 hab. (2018 en diminution de 8,76 % par rapport à 2013)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 27′ 55″ nord, 1° 40′ 14″ est
Altitude Min. 120 m
Max. 389 m
Superficie 17,89 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Cahors
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Causse et Vallées
Législatives Première circonscription
Localisation
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Saint-Cirq-Lapopie
Liens
Site web http://www.tourisme-cahors.fr

http://www.saintcirqlapopie.fr

Saint-Cirq-Lapopie (en occitan Sent Circ de la Pòpia) est une commune française, située dans le département du Lot dans la région Occitanie, en Quercy.

Ses habitants sont appelés les Saint-Cirquois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à 30 km à l'est de Cahors au cœur du parc naturel régional des Causses du Quercy. Ce village médiéval surplombant le Lot a été classé partiellement au titre des sites dès 1940.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Cirq-Lapopie[1]
Saint Géry-Vers Bouziès Tour-de-Faure
Esclauzels Saint-Cirq-Lapopie[1]
Berganty Concots Crégols
Carte de la commune de Saint-Cirq-Lapopie et des proches communes.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat, Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 12,5 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 4 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 10,9 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 891 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 9,5 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,2 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Saint-Gery », sur la commune de Saint Géry-Vers, mise en service en 1974[7] et qui se trouve à 7 km à vol d'oiseau[8],[Note 2], où la température moyenne annuelle est de 14,1 °C et la hauteur de précipitations de 862,5 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Gourdon », sur la commune de Gourdon, mise en service en 1961 et à 38 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 12,4 °C pour la période 1971-2000[11], à 12,7 °C pour 1981-2010[12], puis à 13,1 °C pour 1991-2020[13].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[14],[15].

La commune fait partie du parc naturel régional des Causses du Quercy, un espace protégé créé en 1999 et d'une superficie de 183 039 ha, qui s'étend sur 102 communes du département du Lot[16]. La cohérence du territoire du Parc s’est fondée sur l’unité géologique d’un même socle de massif karstique, entaillé de profondes vallées. Le périmètre repose sur une unité de paysages autour de la pierre et du bâti (souvent en pierre sèche), de l’empreinte des pelouses sèches et du pastoralisme et de l’omniprésence des patrimoines naturels et culturels[17],[18]. Ce parc a été classé Géoparc en mai 2017 sous la dénomination « géoparc des causses du Quercy », faisant dès lors partie du réseau mondial des Géoparcs, soutenu par l’UNESCO[19],[20].

Un autre espace protégé est présent sur la commune : la réserve naturelle nationale d'intérêt géologique du département du Lot, classée en 2015 et d'une superficie de 800 ha, composée de 59 sites d'intérêts géomorphologique, minéralogique, tectonique et paléontologique remarquables[21],[22].

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 3]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats : la « moyenne vallée du Lot inférieure »[24], d'une superficie de 2 554 ha, abritant plusieurs espèces d'intérêt communautaire (Lamproie de Planer, Toxostome, Odonates) ainsi que des boisements alluviaux et des prairies humides[25].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Quatre ZNIEFF de type 1[Note 4] sont recensées sur la commune[26] :

  • le « cirque de Vènes, pech Arnal et Bournac du Garrigou » (144 ha)[27] ;
  • les « corniches et landes de Place Grande » (57 ha), couvrant 2 communes du département[28] ;
  • le « cours moyen du Lot » (1 543 ha), couvrant 33 communes dont huit dans l'Aveyron et 25 dans le Lot[29] ;
  • les « vallées des ruisseaux du Bournac et de Font d´Erbies et combes tributaires » (1 618 ha), couvrant 4 communes du département[30] ;

et une ZNIEFF de type 2[Note 5],[26] : la « Moyenne vallée du Lot » (7 893 ha), couvrant 36 communes dont huit dans l'Aveyron et 28 dans le Lot[31].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Cirq-Lapopie est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[32],[33],[34].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cahors, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 78 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[35],[36].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (73,6 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (75,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (71,3 %), zones agricoles hétérogènes (23,8 %), eaux continentales[Note 8] (2,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,3 %)[37].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme latinisée eccl.[esia] S[ancti] Cirici de la Papia (« Église de Saint-Cyr de la Papia ») en 1269[38]. Selon Ernest Nègre, Albert Dauzat cite le déterminant complémentaire sous la forme Popia[39], ce qui est erroné, du moins dans la réédition de 1979.

Il s'agit de l'hagiotoponyme saint Cyr, en occitan Sent Circ, honoré dans l'église paroissiale qui porte son nom.

En revanche le déterminant complémentaire est obscur, c'est pourquoi ni Albert Dauzat, ni Charles Rostaing, ni Ernest Nègre n'en donnent une explication.

Selon Gaston Bazalgues, le toponyme Saint-Cirq-Lapopie est basé sur l'hagiotoponyme chrétien Ciricus avec ajout du nom de famille de la Popie, seigneur de Cénevières. Leur nom peut provenir de Pompejac qui fait référence à un nom de domaine gallo-romain. Une origine populaire est basée sur l'occitan popa pour le nom du rocher qui est le point le plus haut de la ville[40].

Histoire[modifier | modifier le code]

Il est vraisemblable que l'occupation de cet escarpement rocheux surplombant la rive gauche du Lot, face à un cirque de falaises, a tenté les hommes dès l'époque gallo-romaine.

La terre de Saint-Cirq appartenait à la famille de Cardaillac. En 1229, Bertrand de Cardaillac rendit hommage à Raymond VII, comte de Toulouse pour cette terre. Un de ses descendants, nommé lui aussi Bertrand, reçut en 1395 le château et la terre de Saint-Cirq. Il fut la source des barons de Cardaillac-Saint-Cirq[41].

Plus tard, trois familles se partagèrent la seigneurie. Cette triple seigneurie ne fut pas sans poser quelques problèmes lors de la croisade contre les Albigeois :

Pendant la guerre de Cent Ans, Hugues IV de Cardaillac se rangea dans le camp français. Il fut un grand technicien de l'artillerie[42]

En 1471, Louis XI fit démanteler le château de Raymond de Cardaillac qui avait pris parti contre lui en soutenant le duc de Berry dans la guerre du bien public. Le château fut reconstruit sous le règne de Charles VIII, qui accorda de grandes faveurs à Raymond de Cardaillac, en dédommagement des préjudices causés sous le règne de Louis XI[41].

La division entre seigneuries se reproduisit à l'époque des guerres de religion : un Cardaillac devint le chef des protestants du Languedoc, tandis qu'un Saint-Sulpice restait catholique.

Amis cependant, ils s'entendirent pour interdire toute violence dans leur cité commune, mais en 1580, rompant la trêve, les huguenots s'emparèrent du château d'en haut, qu'Henri de Navarre fit démolir[réf. nécessaire].

Ancien chef-lieu de l'une des quatre vicomtés du Quercy.

Vers 1920 le peintre post-impressionniste Henri Martin qui s'était installé dans le Lot "découvrit" le village et le représenta dans deux de ses tableaux, le faisant ainsi connaître des artistes et amateurs d'art. Le village commença alors à attirer les touristes. Après sa rupture avec le Parti Communiste Français, le militant marxiste Charles Rappoport se retira à Saint-Cirq-Lapopie où il fut d'abord inhumé après sa mort en 1941 avant que sa dépouille soit envoyée au cimetière du Montparnasse. Dans les années 1950, le poète et écrivain André Breton établit pendant quelque temps sa résidence estivale dans l'ancienne demeure d'Henri Martin, L'auberge des Mariniers, décrivant son « coup de foudre » pour « Saint-Cirq embrasée aux feux de Bengale (...) apparue comme une rose impossible dans la nuit » [43] .

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Cirq-Lapopie

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur au château de trois tours en silhouette d'or, la tour du milieu plus haute ajourée de sable, brochant sur le tiers supérieur d'un besant aussi d'or en pointe[44].


Le pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

Sur la via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, on vient de Cabrerets par un court détour sur la variante de la vallée du Célé ; en aval de ce village en effet, les jacquets qui avaient emprunté la vallée du Lot rencontraient à rebours ceux qui avaient choisi la vallée du Célé.

La prochaine commune traversée est Cahors, avec sa cathédrale Saint-Étienne et le pont Valentré.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[45]
Période Identité Étiquette Qualité
1802 1815 Jacques Delport    
1815 1816 Guillaume Lagarrigue    
1816 1832 Jean Antoine Delmas    
1832 1833 Guillaume Lagarrigue    
1833 1846 Gabriel Redon    
1846 1854 Jean Baptiste Delmas    
1854 1860 André Bessac    
1860 1863 Jean Baptiste Delmas    
1863 1870 André Bessac    
1870 1877 Jean Baptiste Delmas    
1878 1879 Pierre Bessat    
1879 1892 Jean Pierre Lucie    
1892 1900 Jean Baptiste Mouilherat    
1935 1938 Joseph Delmas    
1938 1944 Sylvain Lafon    
1944 1953 Félix Pechberty    
1953 1977 Eloi Andrieu    
1977 1989 André Valette   Agriculteur
1989 1995 Jacques Delmas   Médecin
1995 2014 Gilles Hardeveld   Restaurateur
2014 En cours Gérard Miquel PS puis LREM Sénateur du Lot (1992 → 2017)
Président du conseil général du Lot (2004 → 2014)
Conseiller général du Lot (1982 → 2015)
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[46]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[47].

En 2018, la commune comptait 198 habitants[Note 9], en diminution de 8,76 % par rapport à 2013 (Lot : +0,1 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0901 1861 2141 2191 3331 2821 2761 3661 407
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4231 4611 3411 3211 4401 3791 3081 3121 172
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 070504536378341317291235241
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
221191167179187207215218204
2018 - - - - - - - -
198--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[48] puis Insee à partir de 2006[49].)
Histogramme de l'évolution démographique

Logement[modifier | modifier le code]

En 2016, Saint-Cirq-Lapopie compte davantage de résidences secondaires (56,1%) que de résidences principales (38,5%)[50].

Économie[modifier | modifier le code]

Depuis le Moyen Âge était établie à Saint-Cirq-Lapopie une puissante corporation de tourneurs sur bois. Ces artisans, encore nombreux au XIXe siècle, utilisaient un tour primitif. Deux tourneurs dont un spécialisé en robinetterie (robinets de tonneaux) perpétuent, de nos jours, cette tradition.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine Religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Cirq-et-Sainte-Juliette, puissante église du XVe siècle ayant conservé l'abside romane de la chapelle des châteaux, donjon carré et tourelle d'escalier. L'édifice a été classé au titre des monuments historiques en 1911[51]. Plusieurs objets sont référencés dans la base Palissy[51].
  • Chapelle basse du chemin de croix de Saint-Cirq-Lapopie.
  • Chapelle des Mariniers de Saint-Cirq-Lapopie.
  • Chapelle du cimetière de Saint-Cirq-Lapopie.
  • Chapelle Sainte-Croix de Saint-Cirq-Lapopie : Tout en haut d'un chemin de croix planté de buis, cette chapelle du XIXe siècle, reconstruite en 1854 à l'emplacement de l'ancienne église, rappelle que les reliques de la Vraie Croix furent rapportées de Terre Sainte par Géraud de Cardaillac.

Patrimoine Civil[modifier | modifier le code]

Photo aérienne de Saint-Cirq-Lapopie.
Église de Saint-Cirq-Lapopie.
  • Un des plus beaux villages de France et un des lieux les plus touristiques du Lot, Saint-Cirq-Lapopie est un village-musée presque entièrement classé et bien connu des artistes, dont André Breton, qui acheta et s'installa dans l'ancienne Auberge des mariniers dans les années 1950.
  • Vue sur la vallée du Lot, à 80 mètres en contrebas.
  • Au sommet du plateau, ruines de trois châteaux et l'église Saint-Cirq-et-Sainte-Juliette.
  • Ruelles escarpées et étroites, aux maisons médiévales du XIVe siècle[52] en encorbellement et aux toits pointus.
  • Musée Rignault, où se déroulent notamment des expositions temporaires d'art contemporain. Émile-Joseph Rignault (1874-1962), passionné d'art et collectionneur, en a fait don en 1946 au conseil général du Lot.
Le musée Rignault dans le village de Saint-Cirq-Lapopie.
  • Les Maisons Daura, demeures du peintre Pierre Daura, offertes par sa fille Martha au conseil régional Midi-Pyrénées pour qu'y soient installés une résidence d'artistes et un lieu d'exposition[53], sont désormais dévolues à l'Art Contemporain. Sous la direction artistique de la MAGP (Maison des Arts Georges Pompidou)[54] à Cajarc, cette résidence d'artiste à la programmation exigeante accueille depuis 2005 une sélection de créateurs du monde entier sur deux périodes (été et hiver) : la résidence d'été donne lieu chaque année à la création d'œuvres inédites in-situ dans le village et des recoins inattendus de la vallée du Lot à l'occasion du Parcours d'Art Contemporain en Vallée du Lot[55].
  • Belvédère du cirque de Vènes : Une petite croix en fer signale l'accès au point de vue sur la plaine de Tour-de-Faure et le cirque de falaises de Vènes.
  • Belvédère du Bancourel : Au pied d'un colombier circulaire du XVIe siècle, l'esplanade du Bancourel offre une vue spectaculaire sur le rocher de Lapopie et l'écluse d'Aulanac. À côté, on peut voir le pigeonnier de Bancourel inscrit au titre des monuments historiques en 2010.
  • Écluse et moulin d'Aulanac : En contrebas des falaises, au bord de la rivière, ancien moulin du début du XIVe siècle, associé au XIXe siècle à une écluse et sa maison éclusière. Le bâti, pierres et colombages est juxtaposé à l’ancienne et traditionnelle fabrique du village, celle des robinets de bois.
Le chemin de halage creusé dans la falaise.
  • Chemin de halage de Ganil : Précédé par le moulin et la maison éclusière, ce chemin de halage entaillé à flanc de falaise constitue l'un des parcours les plus spectaculaires de la vallée. La promenade commence à la Plage-Halte nautique de Saint-Cirq-Lapopie : Plage aménagée, environ 10 km aller-retour.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Peinture[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • 1985 : La Promise (The Bride) est un film américain réalisé par Franc Roddam, avec Sting. La Promise est un remake de La Fiancée de Frankenstein, film américain réalisé par James Whale en 1935.
  • 2005 : L’automne c’est triste en été… écrit et réalisé par Nicolas Boucart, avec Serge Merlin, Christian Marc, Richard Duval et les figurants bénévoles du village. Court métrage sélectionné au Festival VisAges en Suisse 2008, au IFF Molodist Kiev 2006, Huesca International Film Fest Espagne 2006, Festival International de Chicoutimi Québec 2006, Festival Tous courts d’Aix en Provence 2005, Festival International du Film Francophone de Namur 2005, Festival Le court en dit long Paris 2005.
  • 2005 : Saint-Jacques... La Mecque de Coline Serreau (sculpture en bas-relief sur le chemin de halage).
  • 2013 : Vive la France de Michaël Youn (une partie du film se déroule dans le village lors de la fête nationale du , c'est le village d'enfance du personnage du film Marianne Bouvier).

Télévision[modifier | modifier le code]

  • 2012 : lors de l'émission Le Village préféré des Français diffusée sur France 2 le , le village a été élu parmi 22 villages de France par 66 000 votants[57],[58].
  • 2019 : lors d'une émission La Carte aux trésors (France 3), le village est le cadre de l'épreuve finale de la rose des vents, qui attend les candidats au rocher, « point le plus haut du village ».

Documents[modifier | modifier le code]

  • Saint-Cirq-Lapopie, le plus beau village de France ?, ebook de l'écrivain lotois Stéphane Ternoise, publié le [59].

Galerie[modifier | modifier le code]

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Dans les rues de Saint-Cirq-Lapopie

Culture du safran[modifier | modifier le code]

On cultive le Crocus sativus dans le Quercy depuis le Moyen Âge et son safran est réputé. Un document datant de 1468 atteste de la présence d'une safranière à Porte Roques, dans la paroisse de Saint-Cirq-Lapopie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Saint-Gery - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Saint-Cirq-Lapopie et Saint Géry-Vers », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Saint-Gery - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Saint-Cirq-Lapopie et Gourdon », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Gourdon - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Gourdon - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Gourdon - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Les différents espaces protégés. », sur http://www.observatoire-biodiversite-centre.fr/ (consulté le )
  15. « Liste des espace protégés sur la commune », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le )
  16. « Le parc naturel régional des Causses du Quercy – charte 2012-2024 », sur https://www.parc-causses-du-quercy.fr (consulté le )
  17. [PDF]« Le parc naturel régional des Causses du Quercy – charte 2012-2024 - le rapport », sur https://www.parc-causses-du-quercy.fr (consulté le )
  18. « - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  19. « le géoparc des Causses du Quercy », sur le site des Géoparks de l'Unesco (consulté le )
  20. « Géoparc des Causses du Quercy - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  21. « Réserve naturelle d'intérêt géologique du département du Lot. », sur www.reserves-naturelles.org (consulté le )
  22. « la réserve naturelle nationale d'intérêt géologique du département du Lot - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  23. Réseau européen Natura 2000, Ministère de la transition écologique et solidaire
  24. « Liste des zones Natura 2000 de la commune de Saint-Cirq-Lapopie », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  25. « site Natura 2000 FR7300912 - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le )
  26. a et b « Liste des ZNIEFF de la commune de Saint-Cirq-Lapopie », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
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  42. Règlement d'Hugues de Cardaillac , datant de 1348, qui prouve explicitement que les canons pouvaient être placés dans les tours, sur les terrasses sommitales. E.Forestié, « Hugues de Cardaillac et la poudre à canon », in Bulletin de la Société archéologique de Tarn-et-Garonne, 1901, pp.203-216)
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  57. Le village préféré des français
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  59. Saint-Cirq-Lapopie, le plus beau village de France ?

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  3. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[23].
  4. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  5. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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