Occitanie

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Langue d'oc.
Occitanie
Occitània (oc)(ca), Óucitanìo (oc),
Occitania (it)(es)
Localisation de l'Occitanie en Europe
Localisation de l'Occitanie en Europe
Blason de Occitanie
Héraldique
Drapeau contemporain de l'Occitanie[1]
Drapeau contemporain de l'Occitanie[1]
Administration
Pays Drapeau : Espagne Espagne
Drapeau : France France
Drapeau : Italie Italie
Drapeau : Monaco Monaco
Statut
  • Territoire semi-autonome (Es)
  • Minorité historique et linguistique (It)
  • Sans statut (Fr, Mc)
Administration
Démographie
Gentilé Occitan(e)(s)[2],[3].
Population 16 227 241 hab. (2006-Fr[4]; 2008-It[5]; 2008-Es[6]; 2008/est.2013-Mc[7])
Densité 85 hab./km2
  - Grande Occitanie (Fr) 16 003 361 hab. (98 %)
  - Vallées occitanes (It) 176 937 hab. (1 %)
  - Val d'Aran (Es) 9 993 hab. (< 1 %)
Géographie
Coordonnées 44° 18′ 00″ N 2° 52′ 41″ E / 44.3, 2.8780644° 18′ 00″ Nord 2° 52′ 41″ Est / 44.3, 2.87806
Superficie 190 986 km2
  - Grande Occitanie (Fr) 185 829 km2 (97 %)
  - Vallées occitanes (It) 4 521 km2 (2 %)
  - Val d'Aran (Es) 634 km2 (< 1 %)
  - Monaco (Mc) 2 km2 (< 1 %)
Divers
Devise
  • « Volem viure al país » (oc)[8]
    (de facto: Nous voulons vivre au Pays/dans notre Pays)
  • « Larguesa, Prètz, Mercé, Paratge, Convivéncia » (oc)[9](de facto : Générosité/Ouverture d'esprit, Valeur/Noblesse de cœur, Merci/Grâce, Egalité/Respect de l’autre, Convivialité/Vivre ensemble)
Langues officielles
Hymne
  • Montanhes Araneses
    (officiel en Catalogne[10])
    version aranaise de Se canta

  • Se canta (de facto)
    dans ses nombreuses variantes régionales est considéré depuis le XXe siècle comme l'hymne de l'Occitanie.

Domaine internet .OCC En projet
Fuseau horaire +1 (CET) ; heure d’été : UTC+2 (CEST)
Monnaie Euro (EUR)
Indicatif téléphonique +34 (Es)
+33 (Fr)
+39 (It)
+377 (Mc)
Localisation
Carta Occitania.pdf
Marseille - Marselha (1 516 340 hab.)

Toulouse - Tolosa (1 321 105 hab.)
Nice - Niça/Nissa (933 080 hab.)
Bordeaux - Bordèu (925 253 hab.)
Toulon - Tolon (564 823 hab.)
Montpellier - Montpelhièr (459 916 hab.)
Clermont-Ferrand - Clarmont-Ferrand (409 558 hab.)
Avignon - Avinhon/Avignoun (290 466 hab.)
Bayonne - Baiona/Bayoune (284 485 hab.)
Limoges - Lemòtges/Limòtges (247 944 hab.)
Nîmes - Nimes (221 455 hab.)
Pau - Pau (216 830 hab.)
Valence - Valença (167 155 hab.)
Béziers - Besièrs (124 967 hab.)
Tarbes - Tarba (109 892 hab.)
Albi - Albi (95 600 hab.)
Agen - Agen (94 659 hab.)
Brive-la-Gaillarde - Briva la Galharda (93 260 hab.)
Périgueux - Peireguers/Periguers (91 585 hab.)
Montauban - Montalban (90 000 hab.)
Alès - Alès (89 390 hab.)
Fréjus - Frejús/Freiús (83 840 hab.)
Carcassonne - Carcassona (82 577 hab.)
Vichy - Vichèi (80 194 hab.)

Castres - Castras (79 988 hab.)
Occitanie dans un texte imprimé en 1644.
Occitanie dans un texte imprimé en 1647.

L’Occitanie[11] (Occitània[12] ou Óucitanìo[13] en occitan) est une région historique[14],[15],[16],[17] du sud-ouest de l’Europe où l’occitan fut la principale langue vernaculaire (voir les différents noms de l'Occitanie). Ce territoire était déjà uni à l'époque romaine sous le nom de Viennoise puis des Sept Provinces (latin : Septem Provinciæ[18]) et au début du Moyen Âge (Aquitanica ou le royaume wisigoth de Toulouse[19]), avant la conquête française commencée dans les années 1200.

L’Occitanie est caractérisée par la culture occitane qui représente depuis le Moyen Âge le second versant de la culture romane en France et dans une moindre mesure en Italie, en Espagne et à Monaco[20]. Elle est présentée et reconnue sur des sites institutionnels de collectivités françaises, comme ceux du Conseil départemental de Lot-et-Garonne[21] ou de la ville d’Agen[22].

Les dimensions de la région désignée comme Occitanie peut varier selon les critères retenues:

  • En se basant sur une définition géo-linguistique, l'Occitanie coïncide avec l'étendue actuelle du glossonyme occitan. Les régions anciennement occitanophones n'y sont pas inclues. C'est la définition la plus répandue actuellement.
  • En élargissant l'appellation linguistique d'occitan à tout le diasystème occitano-roman actuel, les pays catalans sont ajoutés à la région ci-dessus[23],[24]. La déclaration en 1934 d'indépendance du catalan par rapport à l'occitan a mis un frein à cette vision panoccitaniste[25].
  • En considérant l'Occitanie comme le cœur d'une civilisation, le domaine est élargi au nord jusqu'à la Loire en incluant d'anciennes régions occitanophones. Les limites du territoire deviennent cependant plus floues car d'autres régions comme le nord de l'Italie et la Catalogne historique ont aussi été des foyers de troubadours utilisant la koinè littéraire occitane.

Sommaire

Définition[modifier | modifier le code]

Le nom d’Occitanie est apparu au Moyen Âge sur la base d’un concept géographique, linguistique et culturel, pour désigner la partie du domaine royal français parlant la langue d’oc[26].

Sa définition actuelle est variable. Dans l’usage le plus courant, l’Occitanie désigne le territoire où l’occitan est resté usité jusqu’à aujourd'hui[27],[28],[29], dans les limites définies entre 1876[30] et le XXe siècle[31]. Si la langue et la culture occitane y sont presque toujours associées[27],[28],[29],[32], on trouve aussi des références à une histoire commune[32],[33], une ethnie[32],[33], une patrie[34],[35], à un peuple[36],[37],[38],[39],[40] ou à une nation[41],[42],[43]. Certaines personnes considèrent l’Occitanie comme un mythe[32],[44]. La première étude sociologique en langue occitane pour savoir comment les occitans se définissent eux-mêmes a été commencée en 1976[45]. L'enquête montre que la réalité occitane est définie par la langue pour 95 % des personnes, la culture (94 %), la caractérisation par une histoire commune (69 %), une ethnie (50 %), une nation (20 %), 10 % des personnes estiment que l'Occitanie n'est qu'un mythe[32].

Si les précédentes notions sont en général circoncises aux frontières linguistiques modernes de l'occitan, ce terme peut être aussi utilisé pour désigner un territoire plus vaste. Le terme "Occitanie" se banalise de plus en plus dans le vocabulaire des scientifiques[46]. Il est utilisé particulièrement dans un sens historique et anthropologique en désignant une région s'étendant au nord jusqu'à la Loire, faisant fi des frontières linguistiques contemporaines[14]. Dans un ouvrage écrit par des experts en histoire médiévale, il est inclus dans l'Occitanie de l'an 1000 à la fois les provinces désoccitanisées du nord (aujourd'hui en Poitou-Charentes) et la Catalogne historique (sans les Baléares et le pays Valencien) - p.484[16]. L’étoile à sept branches, adoptée comme emblème par le Félibrige symbolisait les sept provinces de l’Occitanie, dont l’une était catalane[47]. L’Occitanie est en effet divisée par cette association en sept maintenances (sections) dont une était celle de Catalogne-Roussillon.

L'idée que toutes les personnes qui parlent occitan appartiennent à un « espace culturel commun[48] » a soulevé et soulève encore des oppositions chez ceux qui y voyaient soit une menace à l'unité nationale française[49], soit la négation d'une identité régionale (notamment en Auvergne, Béarn et Provence). Parallèlement au terme langues d'oc, ces militants ont récemment introduit la notion de Domaine d'Oc[50].

Des auteurs considèrent que l’Occitanie est un État manqué ou avorté[51],[52].

«  C'est entre le milieu du XIème siècle et la fin du XIIème siècle que se dessinent en Europe les premières ébauches des États nationaux [...] Que dans ce concert ne soit pas apparu une État occitan semble à première vue déconcertant: les pays d'oc en effet possédaient sur leurs voisins une avance certaine tant sur le plan économique que sur le plan culturel. Le renouveau des échanges y avait été plus précoce, l'infrastructure urbaine y était plus solide; quant à la langue d'oc, illustrée dès les dernières années du XIème siècle par la poésie des troubadours, elle se haussait au cours du siècle suivant, au rang de langue de culture dans toutes les cours européennes. L'espace occitan en l'an 1000. Il n'était pas inscrit dans le ciel qu'un État occitan dût obligatoirement avorter. En fait, plusieurs figurations s'en esquissèrent entre l'an 1000 environ et le début de la croisade albigeoise (1208) [...].  »

— Pierre Bonnassié, Les sociétés de l'an mil: Un monde entre deux âges.[53]


L’Occitanie, telle que définie par le territoire linguistique moderne de l’occitan, couvre la majeure partie du sud de la France actuelle, les vallées alpines de l’Ouest du Piémont, en Italie, le Val d'Aran en Espagne et Monaco[54],[55] soit une superficie d'environ 190 000 km2. Elle comptait environ quinze millions d'habitants en 1999[56],[57] dont environ 20 % d'habitants nés en dehors du territoire[58] et environ 20 % des natifs l'ayant quitté[59]. En revanche, en l’absence de recensement linguistique, on ne connaît qu'imparfaitement le nombre de locuteurs de l'occitan[60].

Désignations[modifier | modifier le code]

Testament de Lancelot d'Orgemont, 1286. Premier président du Parlement de Langue de Oc, il déclare faire son testament selon la coutume de l'Occitanie, mores patriae occitanae.
Mention de l'Occitanie regroupant Toulousain, Agenais et Saintonge en 1756
Entrée oucitanìo dans le trésor du Félibrige de Frédéric Mistral

Occitanie provient du latin médiéval Occitania. La première partie du nom, Occ-, vient de l'occitan òc et de l'expression langue d'oc, en italien lingua d'oc. C'est une appellation promue par Dante de l'occitan par la manière de dire de "oui" en occitan-catalan ancien; par opposition a la langue de si (l'italien) et à la langue d'oïl (« oui » en ancien français). La terminaison -itania est probablement une imitation du nom [Aqu]itania (Aquitaine).

La première attestation de l'emploi d’Occitanie en français date de 1644[61],[62]. La première attestation d'Occitania en italien date de 1658[63].

L'ensemble des pays de langue d'oc a connu diverses désignations au cours de l'histoire, voir : Noms de l'Occitanie.

Comme le mot Languedoc (décomposé en "Langue de Goth[64]"), le mot Occitanie a fait l'objet d'étymologies fantaisistes. Ainsi, dans La Minerve Française, ouvrage collectif paru à Paris en 1818, on trouve une histoire des changements de nom des provinces qui fait du mot Occitanie un doublet du mot Occident formé au Bas-Empire, en lui donnant pour origine le sens de "régions située à l'Ouest[65]", et non de région où l'on parle la langue d'Oc.

Historiographie du concept d'Occitanie[modifier | modifier le code]

La langue d'oc est une langue territorialisée, c'est-à-dire parlée principalement sur un territoire dont on peut décrire les frontières. Cette partie s'attache à décrire les fondements du concept d'Occitanie, les différents noms qu'a pu prendre ce territoire et la création du concept moderne d'Occitanie.

Un objet d'étude unique : la culture d'oc[modifier | modifier le code]

Les locuteurs de la langue d'oc n'emploient pas une seule acception de leur langue car l'occitan n'est pas une langue monolithique avec par exemple un seul dictionnaire où chacun des locuteurs retrouve exactement son vocabulaire, mais une juxtaposition de dialectes. Aussi, de nombreuses études se sont focalisées sur les différences entre les provençaux, les languedociens, etc. Il faut aussi rappeler les nombreuses caractéristiques communes de l'espace culturel occitan et qui ne sont généralement considérées comme partisanes.

La conscience d'une culture commune[modifier | modifier le code]

Robert Lafont développe cette idée dans l'introduction de l'Histoire et anthologie de la littérature occitane[66]. La référence aux troubadours est essentielle. Cet argument socio-linguistique est modulé selon les auteurs mais il est accepté par tous les courants, y compris chez les auteurs qui parlent de "domaine d'oc" puisque par définition, leur étude du domaine d'oc repose sur la conscience de l'existence d'une culture commune.

L'intercompréhension[modifier | modifier le code]

Les différents locuteurs de la langue partagent de nombreux traits communs (l'accentuation tonique, un vocabulaire proche, l'emploi fréquent du subjonctif, etc.) qui permettent une compréhension mutuelle. Pour les occitanistes, cette intercompréhension signifie que l'Occitan est une seule langue, pour les autres, elle signifie que ces langues sont très proches mais tous acceptent que les locuteurs de cet espace se comprennent.

Des caractéristiques sociales communes[modifier | modifier le code]

L'exemple le mieux étudié est celui du droit romain qui se maintient mieux dans la société alto-médiévale occitane que dans le Nord de la France grâce aux promulgations de lois wisigothes et burgondes[67]. Dès le milieu du XIe siècle, l'enseignement du Digeste repris peu après Bologne dans les universités de Toulouse, Montpellier, Avignon, Perpignan… favorisera une renaissance massive du droit romain en Occitanie.

Ces caractéristiques sociales ne sont pas non plus éternelles et intangibles car des facteurs de mutations endogènes[68] et le jeu des influences européennes, notamment avec le Nord de la France, peut estomper ces particularités sociales[69]. Cela est remarquable par exemple pour l'éducation : Pierre Goubert et Daniel Roche écrivent, pour expliquer la faible alphabétisation en Occitanie au XVIIIe siècle, qu'il existe sur ces territoires une confiance maintenue dans les vieux langages vulgaires[70]. Les rapports à l'éducation sont aujourd'hui complètement inversés entre le nord et le sud de la France grâce à l'empreinte anthropologique de la famille souche[71],[72]. Par ailleurs, l'influence de la famille souche se ressent aussi par la faible présence des familles avec de nombreux enfants[73].

Autre exemple : De nombreux débats ont eu lieu aussi autour de l'expression Midi rouge forgée par Maurice Agulhon[74] pour savoir si le "pays d'oc" avait été plus "républicain" que la moitié nord de la France. Enfin, pour André Armengaud[75], ces caractéristiques sociales communes permettent d'écrire une synthèse historique. Mais depuis 1979, aucune autre Histoire d'Occitanie n'a été entreprise.

Différents noms de l'Occitanie ou de ses régions[modifier | modifier le code]

Pars occitana dans un livre imprimé en latin en 1530.

Tout comme la langue d'Oc, l'Occitanie a été désignée sous diverses appellations successives[76]. Les termes ne sont pas exclusifs : on peut, à une même période, trouver des auteurs qui emploient des termes différents. Occitanie ou Pays d'Oc sont les termes les plus fréquemment employés aujourd'hui. Toutefois le terme de Provence est encore usité quand les félibres chantent la Coupo Santo par exemple lors de la fête annuelle de l'Estello.

  • Dioecesis Viennensis (Diocèse de Vienne) et Dioecesis Septem Provinciarum (Diocèse des Sept Provinces), sous Dioclétien et Constantin lors d'une division de l'Empire romain, la Gaule est divisée en diocèses et celui de Vienne a sa frontière sur la Loire, contourne le Massif central et passe le Rhône entre Lyon et Vienne[77]. C'est le début de la bi-partition entre langue d'oc et langue d'oil[78].
  • Aquitaine: en 781, Charlemagne crée un nouveau royaume d'Aquitaine et nomme son fils Louis à sa tête. Ce nouvel État comprenait l'Aquitaine proprement dite (région entre Garonne et Loire et le Massif central) ainsi que la Vasconie. En 806, Charlemagne partage son empire. Louis reçoit en plus de l'Aquitaine la Marche d'Espagne, la Septimanie et la Provence.
  • Proensa (Provence), du latin Provincia qui désignait initialement la Province Romaine[79] est utilisé dès le XIe siècle: ensemble des pays de langue d'oc (aussi appelée langue provençale) du sud de la Loire.
  • Patria romana[80].
  • Lingua Occitana (Langue d'oc) ou Pars occitana (Partie d'oc) pour désigner les nouveaux territoires royaux conquis au sud de la Loire. Occitania fut créée en latin par l'administration capétienne avec la combinaison de la particule 'Oc/òc' [ɔk] (oui, en occitan) et de la prestigieuse 'Aquitania/Aquitània '[ɑkiˈtanjɑ](Aquitaine)[81]. Apparu au XIIIe siècle[82], ce terme servit, après l'annexion de la quasi-totalité des pays du Midi par la France, à désigner uniquement le Languedoc.
  • Respublica Occitania au cours du XIVe siècle[83].
  • Patrie de langue d'oc (latin patria linguae occitanae), dans les textes officiels du Royaume de France à partir du XIVe siècle[79].
  • Provinces de l'Union ou Provinces-Unies du Midi : en février 1573 les huguenots et les catholiques modérés créent une république fédérative où chaque province jouit d'une grande autonomie face au pouvoir central[84].
  • Gascogne après l'édit de Villers-Cotterêts, « on appelle du nom général de Gascogne ou de Gascons, les pays et les peuples situés à gauche de la Loire où on parle encore l'ancien provençal[85] ». Utilisé essentiellement à partir de l'accès au trône de France d'Henri IV (1589) et jusqu'à la Révolution française[86].
  • Provinces réputées étrangères du sud de la France depuis le milieu du XVIIe siècle à la fin du XVIIIe siècle (voir: Traites)
  • Occitania dans l'Encyclopédie de Diderot[87].
  • Occitanie (au sens de l'ensemble des parlers d'oc) : en 1732 dans le recueil des lois capétiennes de Secousse[88], en 1878, dans le Trésor du félibrige, en 1911 dans les Statuts du félibrige[89] ; en 1927, Estieu et Salvat fondent le Collège d'Occitanie[90]. Pour Nicolas Quint, « l'adjectif occitan est couramment utilisé par l'ensemble de la population pour désigner des concepts et objets mais pas des êtres humains[91] ».
  • Midi : est une notion géographique vague indiquant d'une manière assez imprécise les régions de parlers occitans du Sud de la France.
  • France méridionale : est une autre appellation géographique vague indiquant d'une manière assez imprécise les régions de parlers occitans du Sud de la France.
  • Pays d'Oc : est apparu au XIXe siècle sous l'impulsion de Frédéric Mistral[92], repris par Antonin Perbosc quatre ans plus tard.
  • Domaine d'oc : néologisme apparu à la fin du XXe siècle chez les partisans de plusieurs « langues d'oc. »

Le terme Occitanie recouvre aujourd'hui une région linguistique. Ce sens était utilisé à l'époque médiévale attestée depuis 1290[93]. Le , lors du consistoire de Poitiers, il ressort que le roi de France règne sur deux nations : l'une de lingua gallica et l'autre de lingua occitana. Cette partition entre langue d'oc et langue d'oïl dans l'espace gallo-roman est fort ancienne puisqu'elle débuta avec la romanisation elle-même[78]. En 1381, le roi Charles VI considère que son royaume comprend deux parties: les pays de langue d'oc ou Occitanie et les pays de langue d'oil ou Ouytanie « Quas in nostro Regno occupare solebar tam in linguae Occitanae quam Ouytanae[94] ». Occitanie reste en vigueur dans l'administration jusqu'à la Révolution française de 1789. Il est repris au XIXe siècle par l'association littéraire du Félibrige[89] puis il est à nouveau revendiqué depuis le XXe siècle, notamment depuis la fin des années 1960.

L'apparition du concept moderne d'Occitanie[modifier | modifier le code]

Occitania dans un livre imprimé en latin en 1575.

Si le terme Occitanie apparaît en français dès le milieu du XVIIe siècle[95],[96], puis en 1732 dans un recueil de lois de l'ancien régime[97], il ne devient courant qu'au début du XXe siècle. Dans l'entre-deux-guerres, une école félibréenne, l'Escòla Occitana est créée en 1919 en Languedoc toulousain. La Societat d'estudis occitans voit le jour en 1930. Ces initiatives (ainsi que d'autres) restent très liées, notamment par la double appartenance de leurs principaux animateurs, au Félibrige, dont les statuts de 1911 mentionnaient d'ailleurs l'Occitanie.

Après la Seconde Guerre mondiale, la création de l'Institut d'études occitanes, présidé par un résistant (à une époque où le Félibrige comme la SEO étaient entachés par des procès de collaboration), mais surtout son action en matière de réforme linguistique, notamment sa volonté d'adapter la norme classique au provençal, marquent une rupture avec une fraction importante du Félibrige[98]. François Fontan crée le premier parti ouvertement nationaliste occitan en 1959.

En France, l’Occitanie est confrontée à un problème de reconnaissance de l'occitan puisque depuis 1992, le français est la seule « langue de la République ». En 1994, elle est rendue obligatoire dans l'espace public (lieux de commerce et de travail, transports en commun...) et dans l'administration (lois, règlements, documents, jugements...)[99].



Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de l'Occitanie.

Sous la domination romaine tardive (après 355 EC), la majeure partie de l'Occitanie était connue comme Aquitania (Aquitaine)[100]. Elle-même faisant partie des Sept Provinces représentant une grande Provincia (Provence). Tandis que les provinces septentrionales de ce qui est maintenant la France ont été appelés Gallia (Gaule). Gallia Aquitania  ou Aquitanica est un nom utilisé depuis l'époque médiévale pour désigner l'Occitanie (c'est-à-dire le Limousin, l'Auvergne, le Languedoc et la Gascogne), incluant aussi la Provence au début du VIe siècle. 

Le royaume d'Aquitaine et ses dépendances après le partage de 806 (jaune plein et bordures jaune).

L'Occitanie a été souvent politiquement unie pendant le haut Moyen Âge, lors du royaume wisigoth et sous plusieurs souverains mérovingiens ou carolingiens. À Thionville, neuf ans avant sa mort (805), Charlemagne a promis que son empire serait divisée en trois territoires autonomes en fonction des nationalités et des langues vernaculaires: un territoire franco-allemand autour des francs, un territoire nord-italien autour des lombards et un territoire qui est à peu près l'Occitanie moderne, issue de la réunion d'une grande Provence et de l'Aquitaine[101].  Mais les choses ne se passèrent pas comme prévu. À la division de l' Empire franc (IXe siècle), l'Occitanie fut divisée en différents comtés, duchés, royaumes, évêchés et diocèses, ainsi qu'en communes fortifiées autonomes. Depuis lors, le pays n'a jamais été politiquement uni à nouveau.

Du IXe au XIIIe siècles, l'Occitanie a subi un enchevêtrement de différentes allégeances envers des souverains nominaux. Les ducs d'Aquitaine, les comtes de Foix, les comtes de Toulouse et les rois aragonais ont rivalisé dans leurs tentatives de contrôler les différents pays de l'Occitanie[102]. Plusieurs tentatives d'unification politique ont eu lieu, surtout entre le XIe et le XIIIe siècles. L'Occitanie est restée unie par une culture commune qui se jouait des frontières politiques, en perpétuels mouvements. Les noms "Occitania"[103] et « occitan » ( langue occitane ) sont apparues dans les textes latins dès 1242-1254[104] à 1290. Au cours des années suivantes du début du XIVe siècle, plusieurs textes existent dans lesquels il est fait indirectement référence au territoire comme « le pays de la langue occitane » ( Patria Linguae Occitanae )[105]. Depuis le Moyen Âge, l'Occitanie a une certaine conscience de son unité[106] comme le montre l'important développement de la littérature de langue occitane au XIIe et XIIIe siècles.  Cette unité se retrouve maintenant sous la dénomination de Midi. La littérature occitane était glorieuse et prospère, les troubadours ont inventé l'amour courtois ( fin'amor ). La langue d'Oc était utilisée dans tous les milieux cultivés européens.

L'expulsion des habitants de la ville de Carcassonne en 1209

Mais à partir du XIIIe au XVIIe siècles, les rois de France ont conquis progressivement l'Occitanie, parfois par la guerre et l'extermination de la population, parfois en usant d'intrigues politiques subtiles. Dès la fin du XVe siècle, la noblesse et la bourgeoisie ont commencé à apprendre le français alors que le peuple conservait l'occitan (ce processus a commencé au XIIIe siècle dans deux régions les plus septentrionales, dans le nord du Limousin et dans le Bourbonnais). En 1539, François Ier a émis le décret de Villers-Cotterêts qui impose l'usage du français dans l'administration. Mais en dépit de mesures comme celle-ci, un fort sentiment d'identité nationale contre l'occupant français est resté. Jean Racine a écrit lors d'un voyage à Uzès en 1662: « Nous appelons ici la France tout le pays qui est au-delà de la Loire. Celui-ci passe comme une province étrangère. »[107].

En 1789, les comités révolutionnaires ont essayé de rétablir l'autonomie des régions du "Midi". Ils ont utilisé la langue occitane mais le pouvoir jacobin les neutralisera.

La prestigieuse Aquitaine historique ne doit pas être confondue avec la région française moderne appelé du même nom : c'est la principale raison pour laquelle le terme Occitanie a été relancé dans le milieu du XIXe siècle.

Depuis le XIXe siècle, plusieurs mouvements ont essayé d'améliorer l'utilisation sociale de l'occitan et d'obtenir la reconnaissance publique de la culture occitane. Le XIXe siècle a connu une forte reprise de la littérature occitane et l'écrivain Frédéric Mistral a reçu le prix Nobel de littérature en 1904. Mais à partir de 1881, les enfants qui parlaient occitan à l'école ont été punis conformément aux recommandations du ministre Jules Ferry. Cela a conduit à une dévalorisation de la langue appelée la vergonha (la honte). L'ensemble des quatorze millions d'habitants de la région parlaient occitan en 1914[108], mais le français a pris le dessus au cours du XXe siècle. 

Manifestation occitaniste à Carcassonne en 2005

La situation a empiré avec l'exclusion de la langue d'oc des médias. En dépit de cette baisse d'usage, la langue occitane est toujours vivante et va gagner un nouvel élan. Une partie du mouvement occitaniste exprime des revendications politiques allant de l'autonomie régionale à l'indépendance complète. En 1990, l'occitan a été reconnu comme une langue officielle du Val d'Aran[109] (Espagne) puis dans toute la Catalogne en 2006. En 1999, c'est devenu une langue protégée dans une grande partie des vallées occitanes[110] (Italie). En 2007 la région Midi-Pyrénées et le département des Pyrénées-Orientales (France) ont adopté des dispositions en faveur de la langue et de la culture occitanes. En 2009, c'est le cas de la région Rhône-Alpes (France).


Établissements extérieurs[modifier | modifier le code]

  •      Comté de Tripoli

En 1102, Raymond IV de Toulouse fonda, lors des croisades, le comté de Tripoli au nord de Jérusalem. Ce n'était pas une colonie au sens moderne du terme, mais plutôt une enclave occitanophone peuplée de gens venus d'Occitanie et d'Italie.

Les colonies vaudoises ont eu une destinée plus longue:

  • en Calabre, les colonies vaudoises ont été établies au cours du XIIIe ou XIVe siècle. Elles ont subi au XVIe siècle une politique de persécution et les survivants ont été regroupés à Guardia Piemontese, où l'occitan est encore parlé de nos jours ;
  • en Allemagne, les colonies vaudoises et huguenotes ont perdu l’usage de la langue dans la première moitié du XXe siècle[111].


Géographie[modifier | modifier le code]

Menton, en Provence, la ville la plus orientale du littoral occitan.
Valence, dans le Dauphiné, souvent désignée comme « la porte du Midi de la France ».
Les Monts d'Auvergne.
Le palais princier de Monaco.
Miroir d'eau de Bordeaux, en Gascogne.
Parc national des Pyrénées.
La place du Capitole à Toulouse avec la croix occitane en son centre
Le Grand Escalier et le boulevard d'Athènes à Marseille, la plus grande ville d'Occitanie.

Généralités[modifier | modifier le code]

L'Occitanie forme un grand isthme entre la péninsule ibérique et le reste de l'Europe, en s'étendant entre deux mers: la mer Méditerranée et l'océan Atlantique et trois massifs montagneux: les Alpes, le Massif central et les Pyrénées.

Dans l'ensemble, ce qui caractérise ces pays d'oc est leur ossature montagneuse avec trois refuges « quasi inexpugnables » (les Pyrénées, le Massif central et les Alpes)[112] entrecoupée de nombreuses vallées et plateaux, bordés d'un paysage de type collinaire. Seul le cœur du bassin aquitain (littéralement "terre des eaux") contraste par des paysages de plaines de faible altitude.

Les plus grandes villes sont, d'ouest en est: Bordeaux, Toulouse, Clermont-Ferrand, Montpellier, Marseille, Aix-en-Provence, Toulon et Nice.

L'Occitanie s'étend sur quatre États :

  • En France : l'Occitanie correspond à peu près à la notion vague de « Midi », à savoir l'essentiel du Massif central et presque toutes les régions du sud, sauf la Corse, le Roussillon (où l'on parle catalan) et le Pays basque.
  • En Italie : les Vallées Occitanes, dans les Alpes (rattachées aux régions Piémont et Ligurie).
  • En Espagne : le Val d'Aran.
  • À Monaco : qui est un cas particulier puisque le ligure y est aussi largement présent.

Régions culturelles[modifier | modifier le code]

Les régions d'Ancien Régime qui composent l'Occitanie sont les suivantes : Auvergne, Forez (frange ouest et sud), Bourbonnais (moitié sud), Couserans, Dauphiné (moitié sud), Comté de Foix, Comté de Nice, Périgord, Gascogne, Guyenne, Languedoc, Angoumois (extrémité orientale), Limousin, Poitou (extrémité sud-est), Marche, Provence, Comtat Venaissin, Velay, Vivarais.

Provinces occitanes traditionnelles (actuellement en France) :

1. Béarn (Pau) — 6 800 km2 (est.)
2. Guyenne & Gascogne (Bordeaux) — 69 400 km2 (est.)
3. Limousin (Limoges) — 9 700 km2 (est.)
4. Marche (Limousin) (Guéret) — 7 600 km2 (est.)
5. Auvergne (Riom) — 19 300 km2 (est.)
6. Languedoc (Toulouse) — 45 300 km2(est.)
7. Dauphiné (Grenoble) — 8 500 km2 (est.)
8. Comté de Nice (Nice) — 3 600 km2 (est.)
9. Provence (Aix-en-Provence) — 22 700 km2 (est.)
10. Comtat Venaissin (Carpentras) — 3 600 km2 (est.)
11. Comté de Foix (Foix) — 3 300 km2 (est.)
X. Bourbonnais (absent de la carte) — approx. 7 500 km2 (est.)


Régions administratives actuelles de la France :
A. Aquitaine (Bordeaux) — 41 308 km2
B. Limousin (Limoges) — 16 942 km2
C. Auvergne (Clermont-Ferrand) — 26 013 km2
D. Rhône-Alpes (Lyon) — 43 698 km2
E. Provence-Alpes-Côte d'Azur (Marseille) — 31 400 km2
F. Languedoc-Roussillon (Montpellier) — 27 376 km2
G. Midi-Pyrénées (Toulouse) — 45 348 km2

Les provinces traditionnelles d'Occitanie furent découpées entre les départements actuels.

Régions administratives[modifier | modifier le code]

Pays (ou parçan) et régions d'Occitanie

Les régions administratives couvrant l'Occitanie sont les suivantes : Aquitaine (sauf les périphéries où l'on parle basque et saintongeais), Auvergne (sauf le nord de l'Allier), Limousin, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon (sauf les Pyrénées-Orientales où l'on parle majoritairement le catalan bien que la région du Fenouillèdes, au Nord-Ouest du département, soit de langue et de culture occitane), Provence-Alpes-Côte d'Azur, Rhône-Alpes : dans la moitié sud, à savoir presque toute la Drôme et l'Ardèche, le sud de l'Isère et quelques franges de la Loire. Dans les autres départements, la langue régionale est le francoprovençal, Poitou-Charentes : dans l'est de la Charente et dans le sud-est de la Vienne, Centre-Val de Loire : dans quelques communes au sud du Cher et de l’Indre, Piémont (Italie) : dans les Vallées Occitanes, Ligurie (Italie) : dans quelques communes à l'est, appelées collectivement Vallées Occitanes, Catalogne (Espagne) : dans le Val d'Aran (voir Régions occitanes pour plus de précisions).

Délimitations géographiques[modifier | modifier le code]

La délimitation géographique de l'Occitanie la plus couramment acceptée, a été précisée entre 1876 - début des recherches sur les frontières linguistiques[113] - et le XXe siècle[114]. L'Occitanie couvre en gros un tiers sud de la France (appelé couramment Midi, incluant Monaco), les Vallées occitanes et Guardia Piemontese, en Italie, ainsi que le Val d'Aran, en Espagne.

La pratique de l'occitan n'est pas la même uniformément sur tout le territoire. En outre, il existe une zone de transition linguistique au nord appelée Croissant où les parlers d'oil et d'oc interfèrent fortement (voir Croissant). A contrario, certains territoires ne sont pas considérées comme faisant partie de l'Occitanie selon la définition moderne[115] :

  • plusieurs zones ont été désoccitanisées plus ou moins précocement telles que le Poitou, puis les Charentes, le pays Gabay et la petite Gavacherie (remplacement par des parlers d'oil après la guerre de Cent Ans), les zones intermédiaires avec le franco-provençal en Rhône-Alpes, les basses vallées des Alpes concurrencées par le piémontais et le ligure (Italie).
  • la zone "charnègue" ("métis" en gascon) est influencée par le Pays basque car plusieurs communes gasconnes faisaient partie de l'ancienne province essentiellement bascophone du Labourd et sont maintenant situées dans l'ouest du département des Pyrénées-Atlantiques: Bidache, Guiche, Came, Urt, Bassussarry, Montory, Mouguerre[116]. C'est une région où les deux cultures basques et occitanes gasconnes cohabitent depuis longtemps tout comme les familles issues de mariages mixtes[117].
  • les pays catalans sont en général exclus de l'Occitanie depuis 1934 car ils ont revendiqué leur différence nationale[118]. Le catalan étant une langue par élaboration.
  • dans plusieurs régions du monde on rencontre des locuteurs historiques de l'occitan. Ces régions ne sont pas considérées comme occitanes, à l'exception de Guardia Piemontese qui est une enclave linguistique en Italie du sud.
  • la zone du parler royasque est généralement exclue de l'occitan malgré les demandes de ses locuteurs qui ont permis de le faire classer comme de l'occitan en Italie. Cela permet à ses locuteurs de bénéficier des effets de la loi no 482/1999 en matière de minorités historiques, dont sont exclus les parlers nord-italiens. Dans le passé, et notamment peu après la cession de Brigue et de Tende à la France, en 1947, a été défendue l'attribution, plus ou moins exclusive, du royasque et du brigasque au système des dialectes vivaro-alpins[119],[120], tandis que plus récemment, les linguistes spécialistes du domaine reconnaissent la prévalence de traits phonétiques, lexicaux et morpholigiques liguriens (Werner Forner[121], Jean-Philippe Dalbera[122] et Giulia Petracco Sicardi[123]). Le brigasque est une variante du royasque présentant le plus de traits occitans[124].

Grandes villes d'Occitanie[modifier | modifier le code]

Carte représentant la plupart des villes importantes de l'Occitanie

Le tableau ci-dessous donne le classement des grandes villes occitanes selon la population de leur aire urbaine (recensement de 1999). Il inclut toutes les communes et aires urbaines de plus de 100 000 habitants.

L'aire urbaine englobe l'agglomération (pôle urbain) ainsi que les communes de la couronne périurbaine dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans l'agglomération ou dans des communes attirées par celle-ci (définition INSEE).

Les chiffres indiqués sont ceux de la population totale (avec doubles comptes) pour les communes, et sans doubles comptes pour les agglomérations et aires urbaines.

Débats autour de l'Occitanie[modifier | modifier le code]

Standardisation de l'écriture[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, l'effort d'unification a surtout porté à unifier le « pays d'oc » (comme on disait alors) autour de la graphie et de la forme de langue utilisées par Frédéric Mistral (un provençal rhodanien expurgé de formes trop locales et de certains francismes, appelé provençal mistralien). Dès la fin du XIXe siècle, une tendance du Félibrige prône le retour à un système plus proche de celui de l'ancien occitan (Joseph Roux, limousin, Prosper Estieu, Antonin Perbosc, languedociens). Au XXe siècle, la graphie classique devient majoritaire, mais elle coexiste avec des graphies globalement minoritaires, mais parfois majoritaires dans une région (ex : la graphie mistralienne en Provence).

Gui Martin et Bernard Moulin, dans leur Grammaire provençale, établissent le parallèle entre la graphie classique et l'occitanisme culturel[125].

Il existe - comme en français - une palatisation du CA et du GA latins en CHA et en JA. Elle est toujours vérifiable dans la partie septentrionale de l'Occitanie et définit ce que les linguistes ont dénommé le « nord-occitan ». À titre d'exemple, canta devient chanta, castel, chastel et plaga, plaja[126].

Symboles communs[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Croix occitane et Étoile à sept branches.

Deux symboles sont généralement employés pour désigner l'Occitanie : l'étoile à sept branches (astrada en graphie classique, astrado en graphie mistralienne) et la croix occitane (crotz occitana, crous óucitano), parfois aussi appelée croix de Toulouse. Ces deux symboles sont souvent utilisés seuls[127] et ils entrent alors en concurrence entre eux. Mais ces symboles sont aussi plus souvent associés pour symboliser l'unité du pays d'oc.

La croix occitane est de gueules à la croix vidée, cléchée (ou pattée) et pommetée d'or. Il en existe plusieurs espèces : dans certains cas, les pommetées forment un rond (ci-contre), dans d'autres un carré.

La première apparition de la croix, concernant le Comté de Toulouse, date du règne de Raymond V. Il existe notamment une description du sceau de ce comte datée de 1165.

Pour le moment, les documents ne permettent pas de déterminer une origine unique incontestable.

Identité commune[modifier | modifier le code]

En 1979, paraît l'Histoire d'Occitanie coédité par l'Institut d'études occitanes et les éditions Hachette. Le titre fait penser à l'histoire d'un pays. L'ouvrage est paru sous la direction de Robert Lafont et défend la thèse qu'on peut écrire l'histoire du peuple occitan comme celle de n'importe quel autre peuple. Il n'est pas rare de trouver sous la plume des occitanistes des références à la colonisation française[128] ou au peuple occitan[129]. Un certain nombre d'intellectuels et de mouvements culturels ou politiques aspirent à une renaissance littéraire en langue d'oc, et parfois, à une autonomie, voire une indépendance totale (politique, culturelle et économique) des zones qu'ils considèrent comme occitanes.

L'historien Fernand Braudel souligne des différences de civilisation entre le France du nord et l'Occitanie. « D’ordinaire ce qui se passe au Nord ne se passera pas de la même manière au Sud et vice versa : la civilisation, (façon de naître, de vivre, d’aimer, de se marier, de penser, de croire, de rire, de se nourrir, de se vêtir, de bâtir ses maisons et de grouper ses champs, de se comporter les uns vis à vis des autres) n’est presque jamais la même du oui nordique au oui méridional, de l’oil à l’oc. Il y a eu, il y a encore, il y aura toujours, vers le Sud, une « autre » France »[130]

Quant au géographe Xavier de Planhol, il met en évidence des différences internes Nord-Sud de l’espace français, parmi lesquelles la linguistique : langue d'oc (occitan)/langue d'oil (français), le type d’habitat: concentré ou dispersé, le type de structures familiales : famille élargie ou nucléaire, les usages agraires: usage de l'araire ou de la charrue et assolement biennal ou triennal, la forme des toits : plats à tuile creuse ou pentus avec d’autres modes de couverture[131].

Certains scientifiques, tels que Christian Coulon, chercheur en sciences politiques au CNRS, considèrent que l'on ne peut pas réduire l'Occitanie au territoire d'une langue, qui serait en sorte le marqueur essentiel d'une nation. Cette façon de voir les choses ne permettrait pas de saisir la société occitane dans ses structures spatiales et culturelles. Rejetant les frontières linguistiques pour aborder un espace de civilisation ou une aire culturelle qui porte une culture politique dans un projet de société plus ou moins confus, en dehors de toute construction étatique[132],[133]. Ce projet politique intemporel serait caractérisé par le refus de l'un, organisé autour du polycentrisme et de l'autonomie locale, au lieu de l'être autour du prince ou de l'État.

« Ces hommes qui ne parlent jamais de liberté agissent le plus souvent comme s'ils n'avaient d'autre idéal et d'autre bien à défendre que leur liberté. On voit des villes se révolter contre leur seigneur légitime par peur de voir restreindre leur liberté de se gouverner elles-mêmes, les évêques tenir tête aux rois, voire aux papes, les seigneurs faire la guerre aux évêques, tous semblent mettre leur point d'honneur dans le refus de toute contrainte. Dans le Midi de la France, cet état d'esprit avait atteint son apogée, car le pays était de civilisation ancienne, riche, orgueilleux de son passé et avide de progrès. »

— Zoé Oldenbourg (1916-2002)

Les observateurs sont frappés de la concentration en Occitanie de soulèvements populaires, de jacqueries paysannes et de révoltes urbaines ainsi que certaines formes d'anti-militarisme qui dénote de formes de résistances et de dissidences voire d'un refus d'intégration face à la pénétration étatique dont les instruments sont souvent la fiscalité et l'armée. La sociabilité populaire est un autre trait de résistance et de sauvegarde des libertés et autonomies locales.

« l'autonomie culturelle du peuple, sa capacité d'affirmer symboliquement son identité (sa particularité, sa différence) culturelle collective. »

— P. Vieille Formes de production et culture en Provence : la rupture de la première moitié du XIXe siècle, Revue L'Homme et la société, N°s 39-40, 1976, p.96.

Une histoire occultée[modifier | modifier le code]

Suite aux évènements de mai 68, plusieurs ouvrages paraissent sur l'histoire de l'Occitanie. Ce sont des actes de militantisme dont les auteurs reprochent aux historiens professionnels leur mutisme voir leur complaisance envers une histoire de France mythifiée qui ignore le fait occitan. Dans l'éducation scolaire française telle que reçue par de nombreuses générations, il semble que le génie de la France n'a trouvé un terrain favorable qu'au nord.

«  Les peuples soumis n'ont que l'histoire des vaincus, et qui se souvient encore de la cour des Raymond, d'Aliénor d'Aquitaine, ou de l'université de Cahors, florissante au temps de la splendeur de Tombouctou?  »

— Pierre Maclouf , "L'Anti-France?" dans "Occitanie entre deux mers et trois montagnes [...]" p38.

« Quand nous sortions de Paris, c'était pour aller à Rouen avec Flaubert ou à Strasbourg avec Hugo, peut-être à Orléans, mais on ne descendait jamais plus bas... Dès que nous mettions le nez dans un livre de classe, nous ne quittions pas beaucoup la moitié nord de la France. »

— Claude Duneton , "Parler Croquant", Paris, Stock, 1973.

«  Faire apprendre par cœur aux citoyens en herbe que: "Nos ancêtres les Gaulois étaient grands et blonds" semble aussi ridicule en Corse ou en Occitanie que dans n'importe quel pays d'Afrique.  »

— Henri Jeanjean, "La décolonisation française et le mouvement occitaniste" Mots pluriels n°16 - Décembre 2000, en ligne.

«  Les études des historiens du XIXe siècle qui avaient dénoncé la destruction du système démocratique dans le Sud de la France et l'extrême brutalité de la Croisade contre les Albigeois, ont permis d'entreprendre une réécriture de l'Histoire et de saper les fondations de la propagande dont on gavait les Occitans, Bretons, Corses et Basques par l'intermédiaire de l'Éducation Nationale - qu'à bien des égards certains considèrent comme une éducation coloniale.  »

— Henri Jeanjean, "La décolonisation française et le mouvement occitaniste" Mots pluriels n°16 - Décembre 2000, en ligne.

L'historiographie occitane présente des problèmes particuliers. L’Occitanie n'est pas une province d’Ancien Régime, identifiable sur une carte et légitimée par une longue existence institutionnelle. Ce n'est pas non plus une région administrative, d'autant plus qu'elle est partagée entre quatre États. Au contraire, c'est une entité linguistique qui englobe des territoires historiques aux destins très divers. C'est pourquoi la plupart des auteurs souhaitent proposer une contre-histoire, celle d'une réalité occitane occultée par le discours officiel de l’histoire nationale française. L’histoire locale n’étant prise en compte que dans la mesure où elle peut entrer dans le cadre général de l’espace occitan. L’histoire occitane ainsi présentée révèle une cohérence profonde, celle d'un cycle long qui s’organise autour de l’alternance de phases de libération et de phases de répression venue du Nord[134].

L'amateurisme radical de la première moitié des années 1970 se ressent dans plusieurs ouvrages dont les auteurs n'ont rien de scientifiques. En général les historiens professionnels ignorent ces publications. Et lorsqu'ils s'y intéressent, il ne leur est pas difficile d'y trouver des failles remettant ainsi en cause l’occitanisme militant. Cependant, la parution en 1979 de l'« Histoire d'Occitanie » sous la direction de Robert Lafont et d'André Armengaud rompt avec cet amateurisme en s'entourant d'une équipe de scientifiques. Toutefois, cela n’a pas permis de susciter un débat dans le milieu scientifique tel qu'espéré, les historiens ayant perçu avec méfiance cet ouvrage considéré comme militant. D'autant plus qu'il dépasse le cadre normal d’une recherche universitaire d’histoire régionale, l'Occitanie étant un espace nettement plus vaste qu'une région. Quant aux occitanistes, ils ne l’ont pas forcément aimé, le livre ayant été perçu comme trop universitaire. Mais, en s’interrogeant sur le fait occitan à travers l’analyse de similitudes et de liens entre différentes zones géographiques et différentes époques, il est devenu possible d’entrevoir les dynamiques sociales, économiques, humaines à l’œuvre. D'autre part, un historien voit maintenant mieux l'intérêt de connaitre l'occitan alors qu’une partie de la documentation historique disponible est dans cette langue. C'est ainsi que l’histoire « régionale » du Midi, cesse d’être secondaire et abandonnée aux érudits locaux pour aborder des sujets d'histoire générale.

Unité politique[modifier | modifier le code]

L’absence d’unité politique de l’Occitanie (passée ou présente) a été évoquée dans plusieurs débats. Ce fut notamment le fait de l’historien Henri-Irénée Marrou, en réaction à la parution du livre de Robert Lafont Lettre ouverte aux Français d'un Occitan. Marrou répondit : « l'Occitanie n'existe pas »[135]. Ce fait est minimisé par le linguiste Patrick Sauzet (oc) : « C'est parce qu'il n'y a jamais eu d'Occitanie qu'il est intéressant de la faire »[136]. On peut noter que le regroupement, dans le cadre des eurorégions qui dépassent le cadre régional de 1956, de collectivités territoriales, n'a pas permis de constituer une eurorégion « Occitanie »: Midi-Pyrénées, le Languedoc-Roussillon, la Catalogne et l'Aragon se sont associés de leur côté alors que Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d'Azur, la Ligurie, le Piémont et le Val d'Aoste se sont associés du leur; et l'Aquitaine s'est associée avec l'Euskadi et la Navarre).

Un pays dépendant[modifier | modifier le code]

Le thème de la dépendance de l'Occitanie envers l'État français a été décrite par des militants occitanistes en termes de colonialisme interne. Celui-ci se manifesterait par trois handicaps: le sous-développement, un développement (humain, territorial, économique et social) non maitrisé ainsi qu'une faible capacité d'entrepreneuriat[137].

François Dubet analyse que « dans sa plus grande part, le discours occitan des années 70 a parlé de l'Occitanie comme d'une ethnie dépendante qui ne maîtrisait pas ses décisions économiques et dont les classes dirigeantes locales n'assuraient pas leur rôle d'agent de développement. La dépendance ne se réduit jamais à un simple mécanisme économique ; elle suppose des agents idéologiques et sociaux. »[138]

En 1866, les dix départements les plus défavorisés de France étaient tous situés en Occitanie. Un économiste a montré qu'ils avaient reçu un total de 51 millions de francs de l'État, tandis que le département de la Seine, situé en région parisienne, a reçu à lui seul 877 millions. Chacun de ces départements occitans ont reçu moins d'argent qu'ils ne contribuaient aux caisses de l’État[139].

L’universitaire Henri Jeanjean explique qu'un siècle plus tard, le fossé séparant Paris et la province s'est encore élargi et qu'il ne pouvait plus être expliqué par un déterminisme historique et géographique mais par les politique économiques successives. Pour lui, ce scénario rappelle les schémas d'exploitation appliqués en Afrique par la colonisation économique[140]

Les références au colonialisme sont encore présentent bien après la période d'éclatement des empires coloniaux. Voici une définition de la colonisation donnée en 1980:« Installation dans un pays soumis, d'un pouvoir étranger qui en pille les ressources naturelles et humaines. C'est bien le cas de l’Occitanie, dont la main-d’œuvre va grossir la banlieue parisienne, et dont les matières premières sont exploitées ailleurs. L'Occitanie était jusqu'à présent une colonie d'exploitation ; elle tend à devenir une colonie de peuplement, vouée au tourisme et aux loisirs. »[141].

Évolution socio-démographique[modifier | modifier le code]

La société occitane fait preuve d'une dégradation sur le plan socio-démographique: à la fois quantitative et structurelle. La population occitane vieillit à cause de la baisse de la natalité, mais aussi de mécanismes liés selon Jean-Claude Lugan à l'état de dépendance de l'Occitanie: le jeu des soldes migratoires et l'émigration des jeunes occitans en âge d'être actifs, avec des incidences sur la natalité. L'importance relative de la société occitane par rapport à l'ensemble de la société française diminue[142].

L'Occitanie est décrite comme une société stagnante, au déclin démographique déjà ancien[142]:

Taux de croissance naturelle[142]
1936-1954 1954-1962 1962-1968 1968-1975
Occitanie -1,9 % +2,6 % +2,1 % +1,5 %
Ensemble des autres régions de France +3,3 % +6,5 % +4,7 % +4,9 %

Tandis que le solde migratoire (arrivées-départs) est nettement excédentaire dans l'après-guerre, essentiellement dû à des flux d'immigration. Ceux-ci sont constitués essentiellement de rapatriés de l'Afrique Française du Nord; de travailleurs algériens, marocains, portugais, et dans une moindre mesure d'italiens et d'espagnols; de retraités qui reviennent au pays ou qui sont attirés par le climat; et de divers européens en recherche d'affaires et qui sont de plus en plus nombreux à s'installer quasi-définitivement[142].

Solde migratoire[142]
1954-1962 1962-1968 1968-1975
Occitanie +5,0 % +6,8 % +4,2 %
Ensemble des autres régions de France +2,7 % +1,7 % +0,8 %

Évolution socio-économique[modifier | modifier le code]

Par ailleurs, l'Occitanie présente des particularités dans sa structure socio-professionnelle: les agriculteurs y représentent une part importante de la population active, malgré une récession sensible. Les artisans et les petits commerçants occitans voient une augmentation de leur part relative de +1,0 % à + 2,5 % comparé aux autres régions françaises, certains considèrent que c'est l'indice d'une évolution économico-sociale anachronique. Les ouvriers sont plus faiblement représentés qu'ailleurs, signe de la faiblesse de l'industrie occitane qui n'est pas capable d'absorber la main-d’œuvre libérée par l'accroissement de la productivité agricole et par la liquidation technocratique de certains pans de l'agriculture[142].

Structure socio-professionnelle[142]
Agriculteurs exploitants Salariés agricoles Artisans et petits commerçants Prof. libérales, cadres supérieurs Cadres moyens Employés Ouvriers Total des actifs
1954 1975 1954 1975 1954 1975 1954 1975 1954 1975 1954 1975 1954 1975 1954 1975
Occitanie 28,7 % 10,9 % 7,7 % 2,6 % 11,2 % 8,6 % 2,4 % 6,8 % 4,9 % 12,1 % 8,8 % 15,4 % 27,4 % 34,0 % 42,0 % 38,4 %
Ensemble des autres régions de France 18,5 % 6,6 % 5,5 % 1,5 % 10,2 % 6,1 % 3,1 % 6,9 % 6,3 % 12,9 % 11,5 % 18,2 % 35,6 % 38,1 % 45,7 % 42,3 %
Écart Occitanie/autres régions françaises +10,2 % +4,3 % +2,9 % +1,1 % +1,0 % +2,5 % -0,7 % -0,1 % -1,4 % -0,8 % -2,7 % -2,8 % -8,2 % -4,1 % -3,7 % -3,9 %

Lorsqu'on regarde la répartition de la population active employée suivant les secteurs d'activité, on note l'importance de l'agriculture en Occitanie. Mais l'écart le plus important est dans le secteur industriel qui emploie 1 personne sur 5 en Occitanie contre 1 personne sur 3 dans le reste de la France. Cela pose la question de savoir si cette situation est dû à une sous-industrialisation causée par le manque de ressources naturelles et le hasard de la géographie ou à une industrialisation avortée liée aux modalités d'insertion de l'Occitanie dans l'espace français[142].

Répartition de la population active employée suivant les secteurs d'activité (1975)
Agriculture Industrie Bâtiment Transport, commerce, services Administration
Occitanie 14,11 % 21,5 % 10,3 % 33,9 % 20,0 %
Ensemble des autres régions de France 8,3 % 32,5 % 8,6 % 31,7 % 18,8 %
Écart Occitanie/autres régions françaises +5,8 % -11 % +1,7 % +2,2 % +1,2 %

Le secteur industriel est peu développé mais en plus deux autres facteurs inquiétants l'aggravent. D'une part, la prédominance d'industries agissant sur des marchés stagnants ou très aléatoires et d'autre part des structures industrielles à la fois très dispersées et dépendantes de centres extérieurs à la région[143].

L'industrie occitane est plutôt développée dans les biens de consommation au sens large; tandis que les biens d'équipement, marchés en croissance et à forte valeur ajoutée, sont atrophiés. On peut même, en rentrant dans les détails mettre en évidence l'absence de la sidérurgie et de la métallurgie qui ont joué un rôle essentiel dans l'industrialisation et le développement des pays occidentaux aux XIXe et XXe siècles[143].

Répartition de la population active de l'industrie par groupe de branche d'activité (1975)[143]
Industries agro-alimentaires Énergie Biens intermédiaires Biens d'équipement Biens de consommation
Occitanie 14,06 % 6,43 % 28,3 % 24,57 % 29,1 %
Ensemble des autres régions de France 9,8 % 4,9 % 25,57 % 33,67 % 25,9 %
Écart Occitanie/autres régions françaises +4,26 % +1,53 % +2,73 % -9,1 % +3,2 %

On peut mesurer l'important degré de dépendance de l'Occitanie à l'égard de centres extérieurs de décision et d'accumulation du capital. Cinq des six régions occitanes sont très fortement contrôlés par des entreprises implantées en dehors de la région. Cette dépendance est moyenne en Auvergne qui fait figure d'exception grâce à l'implantation du groupe Michelin, mais celui-ci poursuit une stratégie mondiale qui va estomper son intérêt pour cette région. Alors que seulement 2 à 3 % des régions non-occitanes de France sont contrôlées par des entreprises siégeant en Occitanie, 54 % des effectifs occitans sont employés par des groupes extra-régionaux[143],[144].

Accessibilité aux autres régions européennes[modifier | modifier le code]

L'accessibilité potentielle décrit avec quelle facilité les gens peuvent atteindre des personnes d'autres régions européennes en utilisant la route, le rail et l'air. Cet indicateur est calculé par l'ESPON sur la base de deux éléments: la population de la région et le temps minimum nécessaire aux trajets. En général, les régions ayant une haute accessibilité aux produits de base, aux fournisseurs et aux marchés réussissent économiquement bien et améliorent leur position compétitive dans le marché global.

La quasi-totalité de l'Occitanie est classée dans les régions les moins accessibles et avec un revenu par habitant inférieur à la moyenne, seuls cinq départements sont à la fois accessibles et ont un revenu supérieur à la moyenne: Gironde, Haute-Garonne, Puy de Dôme, Bouche-du-Rhône et Alpes Maritimes[145] .

L'Occitanie connaît une forte attractivité migratoire malgré une accessibilité et un bien-être économique inférieur à la moyenne[146]. On peut noter que les régions européennes qui bordent l'Occitanie au Sud et à l'Est ont aussi une forte attractivité migratoire mais elles ont un revenu par habitant supérieur à la moyenne, même dans les régions à moindre accessibilité[147].

Place dans la mondialisation[modifier | modifier le code]

La présence de métropoles dans un territoire est souvent associée à la capacité de tirer parti de la mondialisation. Dans quelle mesure l'Occitanie peut-elle profiter de la dynamique de mise en réseau des économies et des sociétés du monde? Peut-elle peser dans la recomposition en cours des cartes de la mondialisation ?

Même si la population résidente est importante, l'Occitanie ne possède aucune métropole européenne majeure, principale ou à fort rayonnement scientifique (type 1 à 5)[148]. Plusieurs villes importantes sont situées en Occitanie mais aucune ne peut prétendre à un statut de capitale[149]. L'ensemble des métropoles occitanes n'est pas en mesure de contrebalancer le poids de Paris, l'une des deux métropoles européennes majeures, afin de rééquilibrer le territoire français[149].

Trois métropoles occitanes sont de type 6 "aires urbaines fonctionnelles (AUF) diversifiées à dominante « affaires »"[148]: Marseille, Nice et Toulouse. Ce type catégorise des métropoles européennes de taille moyenne avec un niveau de revenu par habitant relativement élevé. Elles bénéficient d’une bonne accessibilité aérienne réelle ou potentielle. Leur économie est fortement tertiarisée, sans pour autant être dépourvue d’industrie. Les services « avancés » y sont bien présents, mais sans qu'elles soient des places financières. Ces villes bénéficient de financements européens pour la recherche, mais parmi les trois, seule Toulouse est réellement estudiantine.

Tandis qu'une dizaines d'autres métropoles sont de type 8 "AUF diversifiées à dominante « services »"[148]. Ce sont des aires urbaines de taille moyenne ou plus modestes; à l'exception de Bordeaux qui est une AUF de grande taille démographique mais qui n’a pas de fonction suffisamment remarquable lui permettant d’entrer dans un profil plus métropolitain. Elles sont peu spécialisée mais tout de même capables de créer un certain niveau de richesse. L’industrie y est encore bien présente tandis que les services collectifs sont surreprésentés dans leur économie, les services « avancés » y sont secondaires. Cependant, elles ont des accessibilités potentielles ou réelles relativement faibles et sont relativement peu insérées dans les réseaux économiques, scientifiques, culturels et politiques européens.

Mouvements culturels et politiques[modifier | modifier le code]

Il y a une distinction fondamentale entre les mouvements dont la vocation est culturelle et les mouvements strictement politiques qui se présentent aux élections. Les associations culturelles comme le Félibrige et l'Institut d’Études Occitanes ont toujours voulu être hors des partis politiques pour mieux rassembler l'ensemble des locuteurs de l'occitan.

Culture[modifier | modifier le code]

La plus ancienne association est le Félibrige. Une partie de ses membres a fondé un mouvement distinct sous le nom d'institut d'études occitanes après la Seconde Guerre mondiale. Les principaux mouvements en France sont les suivants. Ils affirment l'unité de l'occitan-langue d'oc dans sa diversité dialectale :

Une partie des associations adhérentes au Félibrige et à Parlaren revendiquent néanmoins une langue provençale distincte de l'occitan. D'autres associations revendiquent des "langues d'oc" distinctes, même si paradoxalement elles se sont pour certaines regroupées dans une Alliance des langues d'Oc.

À l'inverse, certains groupes revendiquent une identité occitano-romane incluant les pays catalans (France-Espagne).

En Italie, les principaux mouvements sont :

Contrairement à d'autres ethnies (p.ex. basques ou bretons), il n'existe pas de revendications d'une identité occitane historique. Ceci exclut l’irrédentisme sur les territoires désoccitanisés précocement (Poitou, Saintonge…) et les parties non occitanophones d'anciennes Provinces ou d'anciens États occitans (royaume de Navarre, Dauphiné…).

Politique[modifier | modifier le code]

En France, les partis ou mouvement politiques s’inscrivant dans le cadre de l'Occitanie (Parti de la nation occitane, Partit occitan, Libertat !,...) avaient du mal à gagner une audience importante et à obtenir des élus. Ils n'ont jamais eu d'élus dans les institutions nationales ou européennes, ni dans les conseils généraux. Toutefois aux élections régionales françaises de 2010, le Partit occitan, dans le cadre de la participation de la fédération Régions et peuples solidaires à Europe Écologie, fait son entrée dans cinq conseils régionaux. David Grosclaude est élu en Aquitaine[150], Guilhem Latrubesse en Midi-Pyrénées, Gustave Alirol en Auvergne, Anne-Marie Hautant et Hervé Guerrera en Provence-Alpes-Côte d'Azur[151]. Ce dernier est aussi élu au conseil municipal d'Aix-en-Provence et conseiller de la Communauté d'agglomération du pays d'Aix[152]. Le mouvement Bastir! - moviment social s'est présenté pour la première fois aux élections municipales de 2014 et a obtenu 55 élus[153] [154]. D'autre part, le président du Partit occitan, Gustave Alirol est actuellement aussi président du parti Régions et peuples solidaires et vice-président de l’Alliance libre européenne qui participe à un groupe de 50 députés au sein du Parlement européen[155].

En Espagne, les partis politiques aranais dirigent en alternance le Conseil général d'Aran (oc), institution principale du gouvernement du Val d’Aran. Ils ont aussi des élus dans les municipalités aranaises, au Parlement de Catalogne et au Sénat espagnol. Ils sont proches de partis catalans à l'exception du parti localiste Partit Renovador d'Arties-Garòs (oc) qui a toutefois passé des alliances avec Unitat d'Aran. Unitat d'Aran - Partit Nacionalista Aranès (oc) est affilié au Parti socialiste catalan, tandis que Convergència Democràtica Aranesa - Partit Nacionalista Aranès (oc), actuellement au pouvoir, est un parti lié à la Convergence démocratique de Catalogne. Esquèrra Republicana Occitana (ÈRO) (oc) fondé en 2008, est une section locale d'Esquerra Republicana de Catalunya (ERC). Corròp est un mouvement citoyen né en février 2015 qui entend rompre avec le bipartisme aranais et s'inspire du mouvement indépendantiste catalan Candidatura d'Unitat Popular, mais dans une optique tournée vers l'Occitanie[156].

Affiche de Libertat ! : La Résistance est une question de dignité!
Logo du PNO.
Logo du Partit occitan.

Parmi les anciens mouvements politiques, on peut citer :

  • Anaram Au Patac : extrême gauche, a participé au CRÒC
  • Comitat Occitan d'Estudis e d'Accion (COEA) : autonomiste de gauche. Il fut créé en 1965[157].
  • Comitats d'Accion Occitana (CAO) : gauche
  • Corrent Revolucionari Occitan (CRÒC) : indépendantiste lié à l'extrême gauche révolutionnaire.
  • Entau País : autonomiste de gauche implanté en Gascogne
  • Farem tot petar
  • Federacion Anarquista-Comunista d'Occitània (FACO) : indépendantiste, communiste libertaire
  • Hartèra, mouvement de la jeunesse révolutionnaire d'Occitanie : extrême gauche
  • Lucha Occitana : groupe d'intellectuels, d'étudiants et de syndicalistes agricoles, idéologiquement de gauche révolutionnaire, autonomiste et socialiste.
  • Movement Socialista e Autonomista Occitan
  • Movimento Autonomista Occitano (MAO) : branche du Parti nationaliste occitan dans le Piémont occitan italien. Seul son journal Ousitanio Vivo continue de paraître.
  • Partit Provençau : autonomiste
  • Pòble d'Òc : indépendantiste et libertaire
  • Le mouvement Volèm Viure al País (VVAP) : mouvement socialiste composé de différents groupes locaux autogestionnaires. Il n'existe plus mais le slogan qu'il a en fait repris reste souvent employé. Il a été dissous en 1987 pour faire place au Partit occitan[158].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Architecture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Architecture en Occitanie.

Festivités[modifier | modifier le code]

Parmi les fêtes remarquables :

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cuisine occitane.
La confrérie du cassoulet
Le Foie Gras, plat traditionnel de Gascogne.

La gastronomie méridionale est réputée.



Jeux et sports[modifier | modifier le code]

Course camargaise
Présence des clubs de rugby dans le Top 14 et frontières de l'Occitanie.
  • Le rugby possède en Occitanie un fort côté identitaire qui est lié aux origines de l'implantation de ce sport. À une époque, les syndicats d'ouvriers et même les regroupements étaient interdits. Le rugby a permis le développement des luttes sociales. En effet, les vestiaires du rugby étaient le seul lieu pour échanger des idées politiques entre de petits groupes. Les rencontres entre équipes originaires de différentes régions ont permis une propagation d'idéaux sociaux. L'entraide et le soutien mutuel entre rugbymans liés à cette époque ont aussi contribué à mêler sport, social et identité commune. Le rugby à XIII est solidement ancré dans l'Aude, en Provence, Lot-et-Garonne et dans la région toulousaine. On trouve aussi le rugby à XV (les équipes de Brive, de Toulouse, de Béziers, de Narbonne, de Tarbes, de Pau, d'Agen, de Toulon, d'Auch et de Montferrand comptent parmi les plus réputées).
  • En football l'Associacion Occitana de Fotbòl a fondé l'équipe d'Occitanie non reconnue par la FIFA, la sélection participe aux compétitions du NF Board, dont la Viva World Cup.Elle a disputé son premier match en février 2005 à Béziers contre l'équipe de Monaco (score 0-0), également une sélection locale participant au NF Board. La sélection a organisé la première Viva World Cup où elle termine troisième sur quatre équipes participantes. En 2008, elle est éliminée en quart de finale du second tour de l'Europeada, une compétition ayant réuni vingt équipes de minorités européennes. Elle a participé à la troisième édition en 2009, organisée par l'équipe de Padanie, où elle termine cinquième sur six.
  • La pétanque (de "pe" signifiant "pied", et de "tanca" signifiant « pieu, attache » en occitan provençal)
  • Le pilou, lo pilo sur la côte niçoise (pièce trouée avec un floc servant de guide)
  • La balle au tambourin joué dans la région de Montpellier
  • La joute nautique (joutes languedociennes pratiquées de Béziers au Grau-du-Roi, joutes provençales pratiquées en Provence et sur la Côte d'Azur).
  • Les jeux_béarnais sont issus des défis traditionnels que se portaient les paysans afin de prouver leur force, leur agilité ou encore leur adresse. On retrouve sous diverses appellations des jeux similaires dans différentes régions occitanes.

Langue[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Ancien occitan et Occitan.
Ensembles supradialectaux de la langue d'oc
Carte dialectale de la langue d'oc

C'est au Moyen Âge qu'apparaît une langue littéraire, sous le nom de langue limousine, depuis désignée comme la koinê (langue commune) des troubadours[159]. L'importance qu'elle prit dans toute l'Europe occidentale fut rendue possible par la création d'un état occitano-catalan puissant ayant pour suzerains les comtes de Toulouse et de Barcelone[160]. Cette langue désignée aussi sous le terme de proensal (provençal) fut nommée pour la première fois comme « langue d'oc » par Dante dans ses ouvrages De Vulgaris Eloquentia (I, chap. VIII) et La vita nuova (XXV)[81].

L'occitan et le français ont non seulement une même origine latine mais elles s'entre-interfèrent au niveau culturel[161]. Selon certains linguistes, l'occitan se compose de quatre groupes dialectaux[126] :

La Chambra d'Òc lança un appel en 2008 pour que l'occitan soit considéré comme "Patrimoine culturel immatériel de l'humanité"[162]. Il fût soutenu par les régions du Languedoc-Rousillon et du Piémont. Un traversée à pieds de l'Occitanie ("Occitània a Pè") fût organisé pour défendre l'appel, elle dura 70 jours. Ce projet continua sous le nom de "Chaminem per òc".

La langue occitane possède divers médias et principalement dans la presse écrite. On ne dénombre par contre aucune chaîne de télévision spécifique mais des émissions en occitan existent, principalement dans des décrochages régionaux sur France 3 et TV3. Une chaîne diffusée sur Internet existe depuis 2013, Oc télé[163].

Littérature[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Littérature occitane.

Monuments[modifier | modifier le code]

Musées et lieux historiques[modifier | modifier le code]

Musique et danse[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musique occitane.

La culture en langue d'oc comprend de nombreux chants traditionnels et une création diversifiée.

Patrimoine naturel et paysager[modifier | modifier le code]

Pratiques rituelles[modifier | modifier le code]

Un Santon, une figurine en bois traditionnelle de Noël en Provence.


Savoir-faire[modifier | modifier le code]

  • La renaissance de la fauconnerie est due, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, au périgourdin Abel Boyer.

Personnalités notoires[modifier | modifier le code]

Voici une liste non exhaustive de personnalités célèbres nées en Occitanie ou qui y sont liées par un lien fort.

Artistes[modifier | modifier le code]

Écrivains[modifier | modifier le code]

Figures historiques[modifier | modifier le code]

Personnalités politiques[modifier | modifier le code]

Scientifiques[modifier | modifier le code]

Sportifs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Remise du drapeau occitan à la mairie d’Agen", sur le site du maire d’Agen Jean Dionis du Séjour
  2. occitans sur Larousse.fr.
  3. Occitan sur le Dictionnaire de l’Académie française, neuvième édition en ligne.
  4. INSEE
  5. ISTAT
  6. IDESCAT
  7. IMSEE
  8. À l'origine, c'était un slogan qui fut employé pour la première fois dans un tract le 6 novembre 1971, à l’occasion d’une manifestation de paysans sur le Larzac mais il fût utilisé dès la manifestation du 9 mai 1971 « plusieurs centaines de militants occitans et d’extrême gauche [...] se sont déplacés. Alors que bouillonne la révolte des vignerons, les chefs de file occitans que sont le professeur Robert Lafont et l’écrivain Yves Rouquette, fondateurs de la revue Viure, sont du défilé. Dans le cortège, L’Internationale se mêle [à] Volem viure al païs... ». (Pierre-Marie Terral, 2011, Larzac : de la lutte paysanne à l’altermondialisme, Toulouse, éd. Privat, p. 42). Trois ans après sera fondé le mouvement socialiste et autonomiste « Volem viure al païs ». Un article du Figaro Magazine de décembre 1978 note aussi son utilisation : « quittant la Resse, je me suis tourné. Un panneau écrit en occitan était cloué à l’entrée de la ferme : Volem viure à la Resse. La terra e nostra. Sabes plan » (Alexander Alland, 1995, Le Larzac et après: l’étude d’un mouvement social innovateur, Paris, Editions L’Harmattan, p. 112). En 2003 les habitants de Saint-Affrique se mobilisèrent pour sauver l’hôpital avec comme message : « Gardarem l’espital, per viure al païs » (« Nous garderons l’hôpital, pour vivre au pays »). En 2007, un documentaire sur la décroissance, est intitulé Volem rien foutre al païs.
  9. Plusieurs variantes existent basées sur les idéaux de la société des troubadours.
  10. Era Val d’Aran celèbre era sua hèsta(oc)
  11. "Définition de l’Occitanie", site internet de la ville d’Agen.
  12. Occitània avec un accent grave sur à selon la norme classique. La variante Occitania* — sans accent — est considérée comme incorrecte. Voir la grammaire normative d'Alibert (p. viii) et les préconisations du Conseil de la langue occitane (p. 101).
  13. Écriture selon la graphie mistralienne.
  14. a et b L'Origine des systèmes familiaux : Tome 1 L'Eurasie, Emmanuel Todd, éd. Gallimard, col. « NRF Essais », 2011 (ISBN 9782070758425), 768 pages
  15. Le terme Occitanie n'est pas le seul à être utilisé pour désigner cette région historique. Dans les bibliothèques universitaires, on va trouver des ouvrages scientifiques utilisant aussi les termes de sud de la France ou de Midi. Voici quelques exemples de livres appartenants à la bibliothèque de l'école polytechnique de Zürich révélés par le mot-clé "Südfrankreich":
  16. a et b Michel Zimmermann (dir.), Les sociétés méridionales autour de l'an mil , répertoire des sources et documents commentés, Paris, CNRS éditions,‎ , 477 p. (ISBN 2222047153)
  17. Collectif dirigé par André Armengaud et Robert Lafont (dir.), Histoire d'Occitanie - par une équipe d'historiens, Paris, Hachette,‎ , 949 p. (ISBN 2010060393)
  18. Carte de l'Empire romain vers 400 EC
  19. Carte du royaume wisigoth
  20. Pierre Bec, La Langue occitane, Éd. Presses universitaires de France, Paris, 1986, p. 3.
  21. "Occitanie", site du Conseil départemental de Lot et Garonne [sans trait d'union]
  22. "Définition de l’Occitanie", site de la Ville d’Agen
  23. Josep Carbonell i Gener "imagine un avenir commun (panoccitanisme) culturel et, à plus long terme, politique" entre "entre les deux cultures, catalane et occitane". Josep Maria Batista i Roca "illustre la culture catalane et développe inlassablement la conviction d'un avenir commun occitano-catalan dans une Europe démocratique et fédérale." Trois Catalans au service de la cause occitane.
  24. Anne Charlon et Phryné Pigenet,Les exils catalans en France, Presses Paris Sorbonne, Numéro 6 de Iberica: Essais, 2005, 388 pages, [ISBN 2840503867] - L'autonomie de la Catalogne et le panoccitanisme, p.170 et s., "La construction d'une communauté de destin entre Catalogne et Occitanie, jusques et y compris dans le domaine politique, objectif des panoccitanistes serait envisageable."
  25. Los catalanes sí que son secesionistas de verdad, Levante-El Mercantil Valenciano
  26. "Le pouvoir royal et la lingua de hoc, alias Occitania" : "C'est l'irruption du pouvoir capétien loin au sud de son domaine originel qui entraîne la fabrication du nom des contrées qu'il intègre désormais à ce domaine. On ne peut plus les appeler « comté de Toulouse », ou « vicomté d’Albi, Béziers, Carcassonne », puisqu'il n'y a plus de vicomtes depuis feu Montfort, ni de comtes après la mort d'Alphonse en 1271. Il faut pourtant bien leur trouver une désignation claire, ce qui est fait dès la fin du XIIIe siècle. Ce sera donc la partie du domaine royal où l'on parle une langue qui n'est pas celle de l'autre partie, là-bas au nord : la Langue d'oc, en latin Occitania. Ce qui peut englober, au hasard des conquêtes, d'autres zones où justement se parle la même langue..."
  27. a et b Robert Lafont (1971, 1977, 1987), Clefs pour l'Occitanie, Paris : Seghers, 1987 : ISBN 2-232-11190-3.
  28. a et b Histoire d'Occitanie sous la direction d'André Armengaud et Robert Lafont. Paris : Hachette, 1979 ISBN 2-01-006039-3
  29. a et b Robèrt Lafont (2003). Petita istòria europèa d'Occitània, Canet : El Trabucaire ISBN 2-912966-73-6
  30. Début des recherches sur les frontières linguistiques avec notamment Charles de Tourtoulon et Octavien Bringuier, Étude sur la limite géographique de la langue d’oc et de la langue d’oïl (avec une carte), 1876, Paris : Imprimerie nationale [rééd. 2004, Masseret-Meuzac : Institut d’Estudis Occitans de Lemosin/Lo Chamin de Sent Jaume].
  31. Ouvrages de Pierre Bec et Jules Ronjat en bibliographie dans l'article occitan et de Gaston Tuaillon dans l'article francoprovençal.
  32. a, b, c, d et e Yvon Bourdet. Maria Clara Viguier Occitans sens o saber (Occitans sans le savoir), Langage et société, 1980, vol. 11, no 1, p. 90-93. Maria Clara Viguier Occitans sens o saber (Occitans sans le savoir)
  33. a et b Encyclopédie Universalis - Langue et littérature occitanes « Langue d'une ethnie qui n'a pu se constituer en nation, son histoire est la quête constante d'une prise de conscience que les impératifs les plus divers ont constamment remise en cause. »
  34. Jean Jaurès dans: Jean Jaurès cahiers trimestriels, Issues 151-154, Société d'études jaurésiennes, édit. Société d'études jaurésiennes, 2000
  35. Simone Weil et la patrie occitane. Juifs et source juive en Occitanie, Blanc Jòrdi, Vent Terral, Enèrgas, 1988, p. 123-137
  36. Mistral et le peuple occitan, Sylvain Toulze, Société d'Éditions Occitanes, 1931
  37. Le peuple occitan veut prendre la rue pour ses droits - La Dépêche du Midi
  38. Peuple occitan - Festival de cinéma de Douarnenez
  39. Manifeste PNO, version française
  40. Eurominority.eu, association pour la Promotion des Peuples Minorisés Européens - Occitanie
  41. « Toutes les caractéristiques d'une nation, autres que la langue, se retrouvent en Occitanie et l'on peut constater ici aussi à quel point la langue est l'indice synthétique de la nation. L'originalité occitane est bien marquée par rapport aux ethnies voisines, et cela à tous les points de vue : racial (composé racial où le sang O est plus fréquent qu'en France, qu'en Italie ou qu'en Catalogne, moins prédominant qu'en Euzkadi), origine du peuplement (Ligures, Ibères et Gaulois, fort contingent latin, faible apport Wisigoth) ; ethnopsychologique ; politique (soulèvements aquitains sous les Carolingiens, État national des comtes de Toulouse, union de tous « les gens de notre langue » contre l'invasion française, puis constants soulèvements paysans dans toutes les provinces, États indépendants lors des guerres de religion : Marseille, Montauban et surtout Béarn, guerre des Camisards, autonomisme des Girondins, enfin depuis le XIXe siècle, vote oppositionnel constant donnant des majorités dites "de gauche" ou assurant le succès de ce qui est apparu momentanément comme le plus protestataire (poujadisme, Mitterrand) ; culturel (de la civilisation des troubadours, appelée par Engels une pré-Renaissance jusqu'à Mistral et à notre littérature contemporaine); enfin (et certains diront surtout) démographique, économique et social : faible natalité, dépeuplement et immigration étrangère, sous-développement et régression relative face aux ethnies voisines (Italie, Catalogne, Euzkadi et surtout France), autrefois évasion de capitaux et maintenant non-utilisation ou pillage de nos ressources par la France, prédominance numérique de la classe des petits-propriétaires.  »

    — François Fontan, La nation occitane, ses frontières, ses régions. François Fontan (extraits de : La nation occitane, ses frontières, ses régions, 1969).

  42. Voir le Parti de la nation occitane.
  43. Texte de loi pour la reconnaissance de la réalité nationale occitane du Val d'Aran en Catalogne, Espagne: Le Val d'Aran veut plus d'autonomie
  44. Renée Mussot-Goulard, Les Occitans : un mythe?, Paris : A. Michel, 1978, 250 pages, Série "L'Aventure humaine", (ISBN 2226006982), (ISBN 978-2226006981)
  45. Occitans sens o saber ? ; Maria Clara Viguièr; Vent Terral, 1979, Documents, broché 190 p – Essai sociologique –
  46. On peut citer notamment le démographe Hervé Le Bras et l'historien Emmanuel Todd qui y ont souvent recours dans plusieurs de leurs ouvrages.
  47. Robert Sabatier, Histoire de la poésie française du XIXè -, Volume 2, Albin Michel,‎ , 656 p. (ISBN 2226222782), p. 472
  48. Un autre point de vue, défendu d'une certaine manière par ce site, dépasse la notion d'espace culturel uni et parle de nation..
  49. Par exemple, Henri-Irénée Marrou, historien et musicologue né à Marseille, écrivit dans la revue Esprit lors de la sortie de l'Histoire d'Occitanie dirigée par Robert Lafont : Il n'y a jamais eu d'Occitanie !. Marrou se revendiquait français et voyait dans la notion d'Occitanie une atteinte à l'unité nationale.
  50. Philippe Blanchet, directeur de la revue France Latine.
  51. Pierre Bonnassié, « L'Occitanie un État manqué ? », L'Histoire, no 14,‎ , p. 31 (lire en ligne)
  52. Hélène Débax, « L'échec de l'Etat occitan. Sur les divergences de l'évolution entre Occitanie et Catalogne (IXe-XIIIe siècles) », HAL-SHS (Sciences de l’Homme et de la Société),‎ (lire en ligne)
  53. Pierre Bonnassié, Les sociétés de l'an mil: Un monde entre deux âges, De Boeck Supérieur, 2001, 517 pages, isbn = 2804134792, passage = L'Occitanie un État manqué? p 143
  54. Il existe aussi une variante d'occitan monégasque autochtone (quartier du Port à la Condamine et de Saint Roman) - dite patois - qui est appelée moneguier. (René ANFOSSO, locuteur de moneguier p. 51 in REVEST Laurenç Nissa e Occitània per Garibaldi. Anthologie garibaldienne d'Oc, Serre éd., Nice, 212 p.).
  55. « 15 % de la population de Monaco parle le niçard/ nissart (niçois) variété de provençal, qui influence fortement le français du territoire monégasque. En fait, les personnes parlant niçard sont principalement les personnes âgées de plus de 50 ans, mais le provençal accroît son statut de langue littéraire (traduit de : « A further 15 % of the population of Monaco speaks the Niçard (Niçois) variety of Provençal, which greatly influences the French of the Monegasque region. In fact, the Niçard speaking community comprises mainly individuals of over 50 years of age, but Provençal is increasingly gaining status as a literary language ») « Monaco : Language Situation », in Encyclopedia of Language & Linguistics (Second Edition), 2006, p. 230 [1].
  56. Sur la base du recensement français de 1999, la population a été estimée à 14 millions d'habitants, voir: ALCOUFFE Alan (2001) Cultura occitana e devolopament economic, 361-382 [13 de desembre de 2000], Treballs de la Societat catalana de geografia, vol. XVI, 2001, núm. 52 Societat catalana de geografia 1 et Societat catalana de geografia 2.
  57. Plus de détails dans l’article (oc) w:oc:Geografia_d'Occitània#Populacion_detalhada.
  58. « Environ 20 % de la population actuelle est née en dehors du territoire (de 30 à 35 % en Provence, moins de 20 % à l'ouest du territoire). Cette immigration s'est produite surtout entre 1975 et 1993. Les langues parlées par les nouveaux venus sont majoritairement le français et ensuite les langues de l'immigration (arabe, berbère, etc.). » in L'étude Euromosaic-L'occitan en France.
  59. « Environ 20 % de la population née dans le territoire l'a quitté pour aller travailler ailleurs, surtout entre 1963 et 1975. Les causes les plus importantes sont: le manque de possibilités d'embauche, la crise industrielle et la mécanisation des travaux du secteur agricole. » European Commission européenne>Langues>Euromosaic - L'occitan en France
  60. Philippe Martel admet : "disons le nous ne savons pas combien il y a d’occitanophones dans ce pays" Martel Philippe, « Qui parle occitan ? », Langues et cité, 10, Paris, DGLFLF, 12/2007.
  61. "Arade, genti-homme de ceste Prouince Occitanie…", in Les récits historiques ou histoires divertissantes, entremeslées de plusieurs agreables rencontres & belles reparties. Par Iean-Pierre Camus, Evesque de Belley. À Paris, chez Gervais Clousier, au Palais, sur les degrez de la Saincte Chapelle. MDCXLIV en linha.
  62. Jean Pierre Camus, Les récits historiques ou histoires divertissantes entremeslées de plusieurs agréables rencontres & belles réparties, Edicions Talvera, 2010, ISBN 979-1-09-069605-1.
  63. "Tralascio qui Simone Monfortio, capo della crociata, chi mediante l'autorità del Legato Apostolico, resto vincitore d'Alby in Occitania…", in Bizzarie politiche, over, raccolta, delle piu notabili prattiche di stato, nella chistianita… de Laurens Banck, Giovanni d'Archerio, alla Franechera, 1658 en linha.
  64. Gilles Ménage, Dictionnaire étymologique de la langue française, 1750.
  65. "Cette province fut longtemps connue sous le nom de "Gaule narbonnaise", puis de Septimanie. Quand on divisa de nouveau l'Empire romain, on donna le nom d'Occitanie aux régions situées vers l'Ouest (de la Provence), et de Novempopulanie à la province de Bordeaux.".
  66. Robert Lafont, L'âge classique, tome I de l'Histoire et anthologie de la littérature occitane, Montpellier, Les Presses du Languedoc, 1997.
  67. Droit privé comparé Par Jean-François Gerkens.
  68. Voir L'Invention de l'Europe d'Emmanuel Todd.
  69. voir sur ce sujet les chapitres 2, 3 et 5 du présent ouvrage. Jean-François Gerkens, Ibid, pages 74-75.
  70. Goubert et Roche.
  71. Démographie : en trente ans, comme vous avez changé !
  72. Le niveau d'éducation en Europe en 2010
  73. Part des familles nombreuses
  74. « Le Midi rouge » est - il bien une réalité ? Entretien avec Jean-Jacques Becker et Gilles Candar, parution dans la revue Arkheia no 17-18.
  75. André Armengaud et Robert Lafont (dir.), Histoire d'Occitanie, Paris, Hachette, 1979, 949 pages.
  76. Revista tolsana Infòc, no 265, Genièr 2008.
  77. Pierre Bec, op. cit., p. 20.
  78. a et b Pierre Bec, op. cit., p. 21.
  79. a et b Pierre Bec, La langue occitane, Paris, PUF, 1979.
  80. Trobadors, Martial Peyrouny, CRDP d'Aquitaine, 2009, p. 14. ISBN 9 782866 175399
  81. a et b Pierre Bec, op. cit., p. 64.
  82. Louis-Étienne Arcère, Histoire de la Ville de la Rochelle et du Pays d'Aulnis, 1756, p. 40 en ligne.
  83. Pierre Bec, op. cit., p. 65.
  84. Les provinces-Unies du Midi, notice publiée sur le Musée virtuel du protestantisme
  85. Dom Vaissette.
  86. Alain Viaut cite le dictionnaire languedocien de l'Abbé de Sauvages (1785) : D'où il résulte que non seulement le provençal, mais tous les idiomes gascons des provinces méridionales sont du ressort de notre dictionnaire. Alain Viaut, "Pratiques et représentations de l'occitan en Aquitaine", in Variable territoriale et promotion des langues minoritaires, MSHA, 2007, p. 146 en ligne.
  87. "OCCITANIA (Géog. anc.) c'est le nom que quelques auteurs du Moyen Âge ont donné à la province du Languedoc; mais ce nom était commun à tous les peuples qui disaient oc pour oui, c'est-à-dire, aux habitants de la Gascogne, de la Provence, du Dauphiné, ainsi que du Languedoc, dont le nom moderne a été formé.".
  88. Explication en ligne.
  89. a et b Article Óucitanìo (en norme mistralienne, pour Occitània en norme classique) dans : Frédéric Mistral (1879-1886) Lou Tresor dóu Felibrige, Dictionnaire provençal-français, Aix-en-Provence : Remondet-Aubin [rééd. 1979, Aix-en-Provence : Edisud, 2 vol.] [consultable en ligne à http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7486f]. Voir aussi les statuts du Félibrige adoptés en 1911, à l'article 11: Tóuti li Felibre majourau o manteneire soun coumparti dins de seicioun terrenalo dicho mantenènço e courrespoundènto, tant que se pòu, is anciano prouvinço de l'Óucitanìo o i grand dialèite de La Lengo d'O. « Tous les félibres majoraux ou mainteneurs sont répartis dans des sections territoriales dites maintenances et correspondant, autant que possible, aux anciennes provinces de l'Occitanie ou aux grands dialectes de la langue d'oc ».
  90. Pierre Pasquini, Le pays des parlers perdus, préface de Robert Lafont, Montpellier, Presses du Languedoc, 1994, voir la page 160 pour plus de précisions.
  91. Nicolas Quint, Le Languedocien ou Occitan central de poche, Assimil, 2007, citation de la page 86.
  92. Frédéric Mistral, artice Oucitanìo, Le Trésor du félibrige, 1878.
  93. Robèrt Lafont (1986) La nominacion indirècta dels païses, Revue des langues romanes no 2, tome XC, p. 161-171.
  94. André Dupuy, Marcel Carrières et André Nouvel, Histoire de l'Occitanie, Éd. Connaissance de l'Occitanie, Montpellier, 1976 p. 58.
  95. « Arade, genti-homme de ceste Prouince Occitanie » in Jean-Pierre Camus, Les récits historiques ou histoires divertissantes, entremeslées de plusieurs agreables rencontres & belles reparties, 1644.
  96. « Raimond I comte de Tholose ou de l'Occitanie » in Jean Besly, Histoire des comtes de Poitou et des ducs de Guyenne depuis 811 à Louis le Jeune, 1647.
  97. Ordonnances des roys de France de la troisième race…. Troisième volume, Contenant les ordonnances du roy Jean depuis le commencement de l'année 1355 jusqu'à sa mort arrivée le 8 avril 1364 / par M. Secousse, Imprimerie Royale, Paris, 1732, en ligne sur Gallica.
  98. Simon Calamel et Dominique Javel, La langue d'oc pour étendard, p. 203 : IEO… organisme concurrent mais pas forcément ennemi… créé en 1945.
  99. Loi n° 94-665 du 4 août 1994 relative à l'emploi de la langue française "Toute inscription ou annonce apposée ou faite sur la voie publique, dans un lieu ouvert au public ou dans un moyen de transport en commun et destinée à l'information du public doit être formulée en langue française."
  100. Jean-Pierre Juge (2001) Petit précis - Chronologie occitane - Histoire & civilisation, p. 14
  101. Jean-Pierre JUGE (2001) Petit précis - Chronologie occitane - Histoire & civilisation, p. 19
  102. BONASSIÉ Pierre (1979) L'Occitanie, un État manqué?,  L’Histoire 14: 31-40.
  103. Joseph Anglade, Grammaire de l'ancien provençal ou ancienne langue d'oc, 1921, Part I, Chap. 1, p. 9: Le mot Langue d'Oc a d'abord désigné le pays où se parlait cette langue; c'était une expression géographique. Le pays de langue d'oc s'appelait en latin Occitania (formé sans doute sur Aquitania)'
  104. Frédéric Mistral, Lo Tresor dóu Felibrige (1878-1886), vol. II, p. 1171: "Les textes abondent qui montrent l'origine française ou ecclésiastique des expressions lingua occitana et Occitania. Le pape Innocent IV (1242-1254), un des premiers parle de Occitania dans ses lettres; les commissaires de Philippe le Bel qui rédigèrent l'arrêt sanè des coutumes de Toulouse se déclarent Ad partes linguae occitanae pro reformatione patriae designati et stipulent que leur règlement est valable in tota lingua occitaniae.
  105. Robèrt LAFONT (1986) "La nominacion indirècta dels païses", Revue des langues romanes no 2, tome XC, p. 161-171
  106. LAFONT Robèrt (2003) Petita istòria europèa d’Occitània, coll. Istòria, Canet: Trabucaire.
  107. Frédéric Mistral, Lou Tresor dóu Felibrige ou Dictionnaire provençal-français embrassant les divers dialectes de la langue d'oc moderne (1878–1886), vol. I, p. 1182.
  108. Joseph Anglade, Grammaire de l'ancien provençal ou ancienne langue d'oc, 1921: La Langue d'Oc est parlée actuellement par douze ou quatorze millions de Français
  109. Act no. 16 of 1990 (Regim especiau dera Val d'Aran / Special Regime of Aran Valley) and Act no. 1 of 1998 (Lei de politica linguistica / Language Policy Act), both in the autonomous region of Catalonia; Legalitat: oficialitat.
  110. Act no. 482 of 1999 in Italy (Norme in materia di tutela delle minoranze linguistiche storiche / Norms Concerning the Protection of Historical Language Minorities) Norme in materia di tutela delle minoranze linguistiche storiche.
  111. Les dialectes occitans d'Allemagne et de Calabre sont décrits en 1890 par Giuseppe Morosi, "L'odierno linguaggio dei Valdesi del Piemonte", Archivio glottologico italiano, XI (1890)
  112. Pierre Bec, op. cit., p. 12-13.
  113. Notamment Charles de Tourtoulon, & Octavien Bringuier, Étude sur la limite géographique de la langue d’oc et de la langue d’oïl (avec une carte), 1876, Paris: Imprimerie Nationale [rééd. 2004, Masseret-Meuzac: Institut d’Estudis Occitans de Lemosin/Lo Chamin de Sent Jaume].
  114. Ouvrages de Bec, Ronjat, Tuaillon en bibliographie dans l'article occitan.
  115. Voir par exemple la carte dans Occitània i l'occità, ouvrage de vulgarisation sur l'Occitanie et l'occitan publié par le gouvernement autonome de Catalogne (en catalan).
  116. Guiche, Came, Urt, Bidache, Bassussarry, Montory, Mouguerre… sont-ils vraiment gascons ?.
  117. Sharnègos.
  118. Date où des intellectuels catalans ont proclamé solennellement que le catalan contemporain était une langue distincte de l’occitan dans le manifeste Desviacions en els conceptes de llengua i de pàtria Manifest, maig del 1934
  119. « De fait, la communauté de la Brigue trouve ses plus lointaines origines dans les émigrations du XIIe siècle après la conquête du Languedoc et de la Provence par les "barons du Nord", conquête suivie de persécutions religieuses (note 10). Ainsi, sa langue est un parler provençal avec un ancien substratum ligurien dans lequel se mélangèrent des mots venant du français.
    (Note 10) On trouve des traces de la civilisation provençale dans quelques vallées alpines du Piémont […] En Ligurie on peut reconnaître des traces plus minimes en Basse-Roya (Olivetta San Michele, Airole, Libri) et dans les communes de Rochetta Nervina, Pigna et Triora. » Guido Lucarno, « Le traité de paix de 1947 entre l'Italie et la France. Conséquences sur la frontière et sur le développement de la vallée de la Roya », p. 121 in André-Louis Sanguin, Mare Nostrum : dynamiques et mutations géopolitiques de la Méditerranée, Paris : L'Harmattan, 2000.
  120. Werner Forner, « La fumée et le feu. À propos des tentatives de délimitation de l’aire occitane sud-orientale. Première partie : De 1850 à 1950 », in P. Fabre (éd.), Mélanges dédiés à la mémoire du Prof. Paul Roux, La Farlède (Association varoise pour l’enseignement du provençal), 1995, p. 155-180.
  121. Werner Forner, « À propos du ligurien intémélien. La côte, l’arrière-pays », in Travaux du Cercle Linguistique de Nice, 7-8 (1985-1986), p. 29-61 ; Werner Forner, « Areallinguistik I: Ligurien », in Lexikon der Romanistischen Linguistik (LRL), IV, Tübingen 1988, p. 453-469 ; Werner Forner, « Géographie linguistique et reconstruction, à l’exemple du ligurien intémélien », in Actes du I Colloque international sur l’ancien provençal, l’ancien français et l’ancien ligurien, Nice septembre 1986 (« Bulletin du Centre de Romanistique et de Latinité Tardive »), Nice 1989, p. 125-140 ; Werner Forner, « Fra Costa Azurra e Riviera: tre lingue in contatto », in V. Orioles, Fiorenzo Toso (it) (éd.), Circolazioni linguistiche e culturali nello spazio mediterraneo. Miscellanea di studi, Recco 2008, p. 65-90.
  122. Jean-Philippe Dalbera, Les parlers des Alpes-Maritimes. Étude comparative. Essai de reconstruction. Londres 1994, publication de l’Association internationale d’études occitanes.
  123. Giulia Petracco Sicardi, E. Azaretti, « Studi linguistici sull’anfizona Liguria-Provenza », in Dizionario Etimologico Storico Ligure, Alessandria 1989, a p. 11-62, di Giulia Petracco Sicardi, "Contributo alla definizione dell’anfizona Liguria-Provenza.
  124. « Le Brigasque présente une composante occitane qui dément la conviction de quelques personnes selon laquelle ce parler ferait partie des dialectes ligures. Le sentiment d’appartenir à la culture occitane est suffisamment partagé par les habitants » sur le site d'A Vaštéra.
  125. Gui Martin et Bernard Moulin, Grammaire provençale et cartes linguistiques, Aix-en-Provence, Comitat Sestian d'Estudis Occitans, C.R.E.O.Provença, p. 5.
  126. a et b Pierre Bec, op. cit., p. 34.
  127. L'astrada est utilisée seule sur la carte de membre du Félibrige, la croix est utilisée seule sur le sigle de l'IEO.
  128. Maryse ROUY : une langue restée vivante après huit siècles de colonisation française.
  129. Il existe un peuple occitan.
  130. Fernand Braudel (1902-1985),Identité de la France, Paris, éd. Arthaud, 1986, T. 1 Espace et Histoire, p. 73
  131. Xavier de Planhol et Paul Claval, Géographie historique de la France, Paris, Fayard,‎ , 635 p. (ISBN 2213021546), pp. 149 sqq
  132. Christain Coulon, Le contr'un occitan,‎ , dans "Occitanie entre deux mers et trois montagnes[...]"
  133. On peut citer notamment le démographe Hervé Le Bras et l'historien Emmanuel Todd qui ont aussi l'approche de l'Occitanie comme un espace différencié dans plusieurs de leurs ouvrages.
  134. Philippe Martel, "Histoires d'Occitanie"
  135. Henri Marrou, « Il n'y a jamais eu d’Occitanie », Esprit,‎
  136. Patrick Sauzet, Institut occitan : bulletin mensuel d'information de l'Institut occitan, Pau, octobre 1998. (numéro à préciser)
  137. Treize millions d'Occitans, Pierre Maclouf, Occitanie entre deux mers et trois montagnes, peuple vivant, terre d'archaïsmes..., p. 8
  138. François Dubet (1946- ),Après le populisme dans Occitanie deux mers [...]
  139. André Dupuy, Petite encyclopédie occitane, Montpellier, Saber, 1972
  140. Henri Jeanjean, "De l'Utopie au Pragmatisme? Le mouvement occitan 1976 -1990", Llibres del Trabucaire, Perpignan, 1992, pp.35-40.
  141. Rémi Pach et Joan Biret-Chaussat|"A boire et à manger...des mots et des images" dans "Occitanie entre deux mers et trois montagnes[...]", 1980
  142. a, b, c, d, e, f, g et h Jean-Claude Lugan, La société occitane: archaïsmes et dépendances, dans "Occitanie entre deux mers et trois montagnes[...]", 1980
  143. a, b, c et d Alain Alcouffe, Une industrie dominée, dans "Occitanie entre deux mers et trois montagnes[...]", 1980
  144. Enquête "Implantation industrielle et emploi régional en France" de l'INSEE, coll. E; n° 40, juillet 1976.
  145. Carte du revenu par habitant en 2006 en fonction de l'accessibilité potentielle(en)
  146. Performance des régions les moins accessibles, 2006(en)
  147. Carte accessibilité-revenu par habitant-migration, 2006(en)
  148. a, b et c Ludovic Halbert, Patricia Cicille,Denise Pumain, Céline Rozenblat, "Quelles métropoles en Europe ? Analyse comparée Synthèse", DATAR, 2011, en ligne
  149. a et b Yves Rouquette, "Governem-nos !", dans "Occitanie Entre deux mers et trois montagnes[...]", p.248.
  150. Résultats des élections régionales 2010 en Aquitaine et Section départementale : PYRENEES ATLANTIQUES (64).
  151. L’Occitanie présente au Conseil régional.
  152. « Les élu-e-s, fonctions et bios > Hervé GUERRERA » (consulté le 22 avril 2015)
  153. « Résultats du second tour »,‎ 2014 (consulté le 1 mai 2015)
  154. (oc+fr) « Lista dels elegits municipals »,‎ 2014 (consulté le 1 mai 2015)
  155. « Les députés Le Groupe des Verts/Alliance Libre Européenne » (consulté le 22 avril 2015)
  156. (oc) Ferriòl Macip, « Val d’Aran: la fin del bipartidisme? », La Setmana / Jornalet,‎ (lire en ligne)
  157. Chemins d'occitanie-Camins d'occitania: Politique Occitane 1974-2000,Gérard Tautil, Éditions L'Harmattan, 1998, p. 20.
  158. Chemins d'occitanie-Camins d'occitania: Politique Occitane 1974-2000, Gérard Tautil, Éditions L'Harmattan, 1998, p. 17.
  159. Pierre Bec, op. cit., p. 38.
  160. Pierre Bec, op. cit., p. 22.
  161. Pierre Bec, op. cit., p. 4.
  162. (oc+it) « Occitània a Pè - Apèl de la Chambra d’Òc - LENGA D'ÒC PATRIMÒNI MONDIAL DE L'UMANITAT »
  163. France 3 Aquitaine, « Oc télé »,‎ (consulté le 1 février 2015)

Orientations bibliographiques[modifier | modifier le code]

La bibliographie sur l'Occitanie a un caractère très disparate. Elle comporte plusieurs aspects remarquables : D'abord, les nombreuses publications sur le sujet (qui ne peuvent d'ailleurs pas toutes trouver leur place ici) sont souvent des textes engagés en faveur ou en opposition à l'idée d'Occitanie. De plus, le champ d'étude étant à cheval sur plusieurs pays, la bibliographie a un caractère fortement transnational et plurilingue. Enfin, le classement proposé ici suit l'ordre chronologique décroissant des années de publication.

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Bibliographie en français[modifier | modifier le code]

  • Henriette WALTER, Aventures et mésaventures des langues en France, Nantes, Éditions du temps, 2008, 288 pages. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean LAFITTE et Guilhem PEPIN, "Langue d'oc, princesse d'ambiguïté. Mistral, la langue d'oc et ses dialectes", in La France latine, no 145-2007, "Enjeux de recherches interdisciplinaires sur le domaine d'oc", pages 49-130 (ISSN 0222.0326). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Collectif, Langues d'oc, langues de France. Aspects politiques et juridiques, linguistiques et sociolinguistiques, Princi Negue Editour, 2006, 118 pages (ISBN 2.84618.320.1[à vérifier : ISBN invalide]). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Hervé TERRAL, La langue d'oc devant l'école, 1789-1951 : entre lutte et répression, la place accordée à l'occitan dans l'enseignement / textes choisis, Puylaurens, Institut d'études occitanes, 2005, 347 pages (ISBN 2-85910-383-X).
  • Pierre LAVELLE, L'Occitanie, histoire politique et culturelle, Puylaurens, Institut d'études occitanes, 2004, 587 pages (ISBN 2-85910-350-3). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Michel BANNIARD (dir.), Langages et peuples d'Europe : cristallisation des identités romanes et germaniques, VIIe-XIe siècle : colloque international / organisé par le Centre européen d'art et civilisation médiévale de Conques et l'université de Toulouse-Le Mirail, juillet 1997, Toulouse : CNRS, université de Toulouse-Le Mirail, 2002, 269 pages (ISBN 2-912025-09-5).
  • Philippe BLANCHET et Paul PONS (dir.), Les langues et cultures régionales ou minoritaires de l'Arc alpin : actes du colloque international, Gap, les 12 et 13 juillet 2002, Gréoux-les-Bains, Les Isles, Unioun prouvençalo, 2003, 95 pages (ISBN 2-7449-0493-7).
  • Laurent ABRATE, Occitanie 1900-1968, des idées et des hommes : l'émergence et l'histoire de la revendication occitane, Puylaurens, Institut d'études occitanes, 2001, 622 pages (ISBN 2-85910-280-9). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Pierre PASQUINI, Le pays des parlers perdus, Montpellier, Presses du Languedoc, 1994, 190 pages, préface de Robert Lafont. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Gilles REBULL, Nationalité et régionalisme en Provence de 1859 à 1893 : une interprétation de l'évolution felibréenne au regard de l'expérience catalane, Lou Félibrige - La revisto, no 222, premier trimestre 1997.
  • Henriette WALTER, L'aventure des langues en Occident, 1994 (ISBN 2-221-05918-2).
  • René MERLE, Une mort qui n'en finit pas ? L'écriture de l'idiome natal de la fin de l'Ancien régime à la naissance du Félibrige, Nîmes, MARPOC ; Montpellier, CNRS-Montpellier III, 1990, 215 pages (ISBN 2-907690-02-7).
  • Eliza Miruna GHIL, L'Âge de parage : essai sur le poétique et le politique en Occitanie au XIIIe siècle, New York-Bern-Paris, P. Lang, 1989, 407 pages, Collection "University studies in medieval and Renaissance literature", trad. de l'américain (ISBN 0-8204-1072-1). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Yves ROUQUETTE, Occitanie, Centre international de documentation occitane, 1984, 260 pages (ISBN 2901191207). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Isabelle LABORIE, La vie occitane dans l’Hérault au - travers de la production picturale de 1900 à 1950. Mémoire de Maîtrise. Université Paul Valéry. Montpellier III, 1993.
  • Daniel BORZEIX, René PAUTAL et Jacques SERBAT, Révoltes populaires en Occitanie : Moyen Âge et Ancien Régime, Le Loubanel, les Monédières, 1983, 394 pages (ISBN 2-903438-29-3).
  • Alain ALCOUFFE, Pierre LAGARDE, Robert LAFONT avec la collaboration de Jean-Claude Lugan, Pour l'Occitanie, Toulouse, Privat, 1979, 210 pages (ISBN 2-7089-4604-8). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • René NELLI, Mais enfin, qu'est-ce que l'Occitanie ?, Toulouse, Privat, 1978, 202 pages. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Michel BANNIARD, Langue et culture occitanes en Limousin aujourd'hui, Limoges : CRDP, 1977, 19 pages.
  • Gaston BALZAGUES, "Les Organisations occitanes", Paris, revue Les Temps modernes, num. 324-326 août-septembre 1973.
  • François FONTAN, "La Nation Occitane : ses frontières, ses régions", Bagnols sur Cèze, revue Lo lugarn / Lou Lugar, 1969, dernière édition en 2002 (ISSN 0399-192X).
  • Pierre Maclouf; Yves Rouquette; Bernard Manciet; Robert Escarpit; Pierre Guidoni; Daniel Fabre; Marceau Esquieu; Michel Chadeuil; Fulbert Cant; Rémi Pach, "Occitanie entre deux mers et trois montagnes, peuple vivant, terre d'archaïsmes: vers quel type de société?", Paris, revue Autrement, 1980, 250 pages (ISBN 2-862600-25-3). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Philippe Martel, "Histoires d’Occitanie", Revue d’Alsace En ligne mis en ligne le 30 octobre 2011, consulté le 01 août 2015 , n°133 , 2007. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Zoé Oldenbourg, "Le Bûcher de Montségur", 16 mars 1244", Folio, coll. Folio histoire, 1989, 608 pages (ISBN 2070325075). Document utilisé pour la rédaction de l’article

Bibliographie en occitan[modifier | modifier le code]

  • Joan FOURIÉ, La premsa d'oc pendent la darrièra guerra: l'exemple de Terra d'Oc, Lo Gai Saber.
  • Pierrette BERENGIER, Li discours di Capoulié à la Santo-Estello : 1941-1982, Bras (les Terres blanches, 93149), Parlaren, 1994, 291 pages (ISBN 2-284-00024-X).

Bibliographie en catalan et castillan[modifier | modifier le code]

  • Felip GARDY, Occitània: un enjòc, IV Jornades del CIEMEN del 16 al 23 d'agost del 1979 « Fet nacional: llengua, territori i migracions, publicada a Nationalia V.
  • Alain ROCH, Occitània: ensenhament e mass-media, V Jornades del CIEMEN del 24 al 28 d'agost del 1980 Ensenyament de la llengua i mitjans de comunicació social, publicat a Nationalia VI.
  • Pèire LAGARDA, Occitania e Occitanisme, I Jornades del CIEMEN del 22 al 29 d'agost del 1976 in Relacions lingüístiques Occitània-Catalunya.
  • Joan-Pèire BALDIT, Occitània, Barcelone, La Magrana, Collecció Alliberament, 1982, traduction en Catalan de Jordi Bolòs et Maria Dolors Duran.
  • Imma TUBELLA et Carles VINYAMATA, Les nacions de l'Europa capitalista, Barcelone, La Magrana, 1978.
  • Jesús MESTRE i GODES, Els càtars. Problema religiós, pretexte polític, Barcelone, Col. A l'Abast, 1994.
  • Xosé Lois GARCIA, Naciones colonizadas de Europa Occidental, Cruña, Follas Novas, 1978.
  • Jordi VENTURA, Les cultures minoritàries europees, Barcelone, Selecta, 1963.
  • Joan GROSCLAUDE, Pèire LAGARDA, ALCOUFFE Alem, Jordi VENTURA et Alem SURRE-GARCIA, « Occitània. L'última oportunitat », El Temps,‎ .
  • Xavier LAMUELA, Català, occità i friül : llengües subordinades i planificació lingüística, Barcelone, Quaderns Crema, coll. « Assaig Minor »,‎ .
  • Xosé Manoel Núñez Seixas, Movimientos nacionalistas en Europa en el siglo XX, Madrid,‎ .
  • (ca) Jordi VENTURA, « La revolució francesa i les llengües no oficials de l'Estat francès », Revista de Catalunya, no 38,‎ .
  • (ca) Jordi VENTURA, « L'edicte de Villiers-Cottêrets », Revista de Catalunya, no 58,‎ .
  • (ca) Figueres i Trull, « Ieu conessi un païs. Occitània i l'occità del 1945 als nostres dies », Revista de Catalunya, no 125,‎ .
  • Aureli ARGEMí et Ricard Vargas Golarons, « Dossier Occitània », Altres Nacions, no 2,‎ 1981.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Articles historiques et politiques
Articles linguistiques et culturels

Liens externes[modifier | modifier le code]