Palais épiscopal de Castres

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Palais épiscopal de Castres
Castres palais épiscopal.jpg
Palais vu du parc.
Présentation
Destination initiale
Palais
Destination actuelle
Musée et hôtel de ville
Style
XVIIe siècle
Propriétaire
Commune
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
Hôtel de villeVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées

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Le palais épiscopal de Castres ou palais de l'évêché, est une ancienne résidence des évêques à l'époque où Castres était le siège d'un évêché. Il est inscrit monument historique depuis le 18 juin 1927 et classé en partie depuis septembre 1987[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Benoît d'Aniane fonde un monastère à Castres sous Charlemagne. Il est rattaché à l'Abbaye Saint-Victor de Marseille en 1074. Des travaux de construction sont entrepris sur les rives de l'Agout. Les bâtiments de l'époque étaient situés entre l'actuel palais et la cathédrale Saint-Benoît. Une tour subsiste des remparts qui ceinturaient l'abbaye, le reste ayant été détruit lors du percement de la rue Henri IV durant la Révolution.

La ville de Castres est érigée en évêché en 1317 par le pape Jean XXII. Le logement du prélat est installé dans les locaux de l'abbaye.

Castres a subi de nombreuses destructions durant les guerres de religion et des travaux de reconstruction sont nécessaires au XVIIe siècle.

La construction du palais actuel débute en 1666 à la demande de l'évêque Michel de Tubœuf. Jules Hardouin-Mansart en dessine les plans. Le palais est inauguré en 1673[2].

La construction s'insère dans un vaste chantier de réaménagement du quartier. La cathédrale Saint-Benoit a été restaurée quelques années auparavant, et les remparts seront abattus pour créer les jardins de l'évêché dessinés par André Le Nôtre. Au début du XXe siècle, le théâtre municipal vient clore les travaux.

Description[modifier | modifier le code]

Le bâtiment se présente sous la forme d'une longue façade homogène côté jardin, comportant 26 fenêtres et une grande porte donnant accès à un hall d'entrée. Côté rue, une cour est close d'un mur ouvert par une porte à colonne. L'angle nord de la cour est occupé par une tour datant de l'abbaye d'époque médiévale. Dans cette cour se trouve l'entrée du musée. Une autre cour intérieure est entièrement cernée de bâtiments. La façade possède une porte vitrée qui donne accès à l'hôtel de ville de Castres.

Fonction[modifier | modifier le code]

photo couleur d'un bâtiment de style classique. Une grande porte vitrée surmontée d'un drapeau bleu-blanc-rouge est encadrée de grandes fenêtres blanches à petits carreau. À droite, une tour médiévale ferme une cour barrée par un mur et une entrée à colonne et chapiteau.
Façade côté rue.

Son rôle de palais épiscopal cesse en 1801, lorsque l'évêché de Castres est supprimé, englobé dans l'Archidiocèse d'Albi, Castres et Lavaur. Le palais est alors remis aux instances laïques. L'hôtel de ville de Castres y est installé et en 1840, une partie des galeries du premier étage accueille le musée Goya.

Annexes et sources[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. « Palais épiscopal de Castres », notice no PA00095519, base Mérimée, ministère français de la Culture (consulté le 4 avril 2015)
  2. « Historique, patrimoine et musées », Site « ville-castres.fr » de la municipalité de Castres (consulté le 27 mars 2015)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]