Pamiers

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Pamiers
Pamiers
Vue sur la vieille ville, à partir du cimetière Saint-Jean.
Blason de Pamiers
Blason
Pamiers
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
(sous-préfecture)
Arrondissement Pamiers
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des Portes d'Ariège Pyrénées
(siège)
Maire
Mandat
Frédérique Thiennot (DVC)
2020-2026
Code postal 09100
Code commune 09225
Démographie
Gentilé Appaméens
Population
municipale
15 659 hab. (2019 en diminution de 0,54 % par rapport à 2013)
Densité 342 hab./km2
Population
agglomération
29 340 hab. (2019)
Géographie
Coordonnées 43° 07′ 03″ nord, 1° 36′ 42″ est
Altitude 365 m
Min. 256 m
Max. 473 m
Superficie 45,85 km2
Unité urbaine Pamiers
(ville-centre)
Aire d'attraction Pamiers
(commune-centre)
Élections
Départementales Cantons de Pamiers-1 et Pamiers-2
(bureau centralisateur)
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Pamiers
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Pamiers
Liens
Site web ville-pamiers.fr

Pamiers (Pàmias en occitan) est une commune française située dans le nord du département de l'Ariège, en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du pays de l'Aguanaguès ou plaine d'Ariège, parfois appelé basse Ariège, ou piémont ariégeois.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par l'Ariège, le Crieu, le Galage, l'Estrique, le ruisseau de la Galage et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (« Garonne, Ariège, Hers, Salat, Pique et Neste »), deux espaces protégés (le « cours de l'Ariège » et le « tronçon du cours de l'Ariège ») et quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Pamiers est une commune urbaine qui compte 15 659 habitants en 2019. Elle appartient à l'unité urbaine de Pamiers et fait partie de l'aire d'attraction de Pamiers. Ses habitants sont appelés les Appaméens ou Appaméennes.

Établie sur la rive droite de l'Ariège, au pied des premiers contreforts de la chaîne pyrénéenne, la ville, de tradition industrielle du fait de la présence d'une importance usine métallurgique, possède aussi un patrimoine architectural important, constitué de plusieurs bâtiments civils et religieux en brique toulousaine, principalement concentrés dans la vieille ville entourée de canaux.

C'est avec Saint-Girons une des deux sous-préfectures du département de l'Ariège, la préfecture étant Foix, située à une vingtaine de kilomètres au sud, en amont sur l'Ariège. Pamiers est cependant la commune la plus peuplée du département avec 15 603 habitants en 2018, appelés les Appaméens et les Appaméennes[1]. Son unité urbaine compte 29 233 habitants en 2018 et son aire urbaine 35 583 habitants en 2017.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Maki2-town-hall-12.svg La commune avec l'emplacement de la mairie dans le département
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
1 : carte dynamique ; 2 : carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes

Pamiers est située dans la plaine de Basse-Ariège, au pied des collines du Terrefort ariégeois, à environ 64 kilomètres au sud de Toulouse, 20 kilomètres au nord de Foix, 70 kilomètres à l'ouest de Carcassonne et 93 kilomètres à l'est de Saint-Gaudens.

Distances kilométriques (routes/autoroutes) : Andorre-la-Vieille : 117 km, Barcelone : 269 km, Bayonne : 310 km, Bordeaux : 302 km, Carcassonne : 70 km, Foix : 20 km, Montpellier : 213 km, Paris : 725 km, Pau : 208 km, Perpignan : 220 km, Saint-Gaudens : 93 km, Saint-Girons : 53 km, Tarbes : 167 km, Toulouse : 64 km.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Pamiers est limitrophe de treize autres communes.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le Bassin aquitain, le deuxième plus grand bassin sédimentaire de la France après le Bassin parisien, certaines parties étant recouvertes par des formations superficielles. Les terrains affleurants sur le territoire communal sont constitués de roches sédimentaires datant du Cénozoïque, l'ère géologique la plus récente sur l'échelle des temps géologiques, débutant il y a 66 millions d'années. La structure détaillée des couches affleurantes est décrite dans la feuille « n°1057 - Pamiers » de la carte géologique harmonisée au 1/50 000ème du département de l'Ariège[3],[4] et sa notice associée[5].

La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de références dans toutes les statistiques, est de 45,85 km2[6],[Note 1]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 46,36 km2[4]. Son relief est relativement accidenté puisque la dénivelée maximale atteint 217 mètres. L'altitude du territoire varie entre 256 m et 473 m[9].

Pamiers est située sur la première terrasse de l'Ariège.

La superficie de la commune est de 4 585 hectares ; son altitude varie de 256 à 473 mètres[10].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est dans le bassin versant de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[11]. Elle est drainée par l'Ariège, le Crieu, la Galage, l'Estrique, le ruisseau de la Galage, un bras de l'Ariège, le ruisseau de Faurie, le ruisseau de Labayche, le ruisseau de Lafitte, et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 44 km de longueur totale[12],[13].

L'Ariège, d'une longueur totale de 162,91 km, prend sa source dans la commune de Porta et s'écoule du sud vers le nord. Elle traverse la commune et se jette dans la Garonne à Portet-sur-Garonne, après avoir traversé 56 communes[14].

Le Crieu, d'une longueur totale de 34,8 km, prend sa source dans la commune de Ventenac et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans l'Ariège à Saverdun, après avoir traversé 14 communes[15].

La Galage, d'une longueur totale de 19,3 km, prend sa source dans la commune de Pamiers et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans l'Ariège à Cintegabelle, après avoir traversé 6 communes[16].

L'Estrique, d'une longueur totale de 16,5 km, prend sa source dans la commune de Saint-Victor-Rouzaud et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans l'Ariège à Bézac, après avoir traversé 5 communes[17].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat du Bassin du Sud-Ouest », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[18]. En 2020, la commune ressort du type « climat de montagne » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, la température décroît rapidement en fonction de l'altitude. On observe une nébulosité minimale en hiver et maximale en été. Les vents et les précipitations varient notablement selon le lieu[19]. À l'est du département, l’influence méditerranéenne accentue les contrastes saisonniers, le climat y est plus sec[20].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[18].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 12,8 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,6 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 9,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 15,3 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 813 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 9,7 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 5,9 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[22] complétée par des études régionales[23],[24] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1985 permet de connaître en continu l'évolution des indicateurs météorologiques. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records PAMIERS LYCAGRI (09) - alt : 294 m 43° 07′ 36″ N, 1° 38′ 42″ E
Statistiques établies sur la période 1985-2008 - Records établis sur la période du 01-01-1985 au 31-12-2008
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,4 2,2 4,1 6,1 10 13,5 15,6 15,4 12,1 9,2 4,5 2,2 8,1
Température moyenne (°C) 5,4 6,6 9 11 15,1 18,8 21,5 21,3 18 14,1 8,6 6,1 13
Température maximale moyenne (°C) 9,5 11 13,9 15,8 20,3 24,1 27,4 27,2 23,9 19,1 12,7 10 17,9
Record de froid (°C)
date du record
−21
16.01.1985
−10
11.02.1986
−6,3
02.03.05
−3
05.04.1996
1
12.05.1985
6
04.06.01
8
12.07.1990
7
30.08.1993
3,5
26.09.02
−1,5
23.10.1991
−9
23.11.1988
−9
25.12.01
−21
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
21
03.01.1998
22,5
24.02.1990
28
24.03.01
29
29.04.05
35
30.05.01
38
21.06.03
39
13.07.03
41
13.08.03
34
06.09.1994
31
30.10.01
25
08.11.1985
22
18.12.1989
41
2003
Précipitations (mm) 65,8 47,8 60 84,4 82,4 66,9 42,1 55,9 68,9 72,5 70,6 68,5 785,8
Source : « Fiche 09225004 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, édité le : 06/01/2022 dans l'état de la base

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Desservie par le réseau SNCF (ligne Toulouse/Latour-de-Carol) en gare de Pamiers, par l'autoroute A66 (Villefranche-de-Lauragais/Pamiers) et la route nationale RN20 (Paris/Espagne), la ville est un important carrefour de communications entre le bas pays toulousain et la vallée de la Haute-Ariège.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Pamiers est une commune urbaine[Note 4],[25]. Elle fait en effet partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[I 1],[26]. Elle appartient à l'unité urbaine de Pamiers, une agglomération intra-départementale regroupant 10 communes[I 2] et 29 340 habitants en 2019, dont elle est ville-centre[I 3],[I 4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Pamiers, dont elle est la commune-centre[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 53 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 5],[I 6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,6 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (72,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (29,6 %), terres arables (24,5 %), forêts (14,6 %), zones urbanisées (13,1 %), prairies (12,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,7 %)[27].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 9 004, alors qu'il était de 8 648 en 2013 et de 8 233 en 2008[I 7].

Parmi ces logements, 83,1 % étaient des résidences principales, 2,8 % des résidences secondaires et 14,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 53,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 46 % des appartements[I 7].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Pamiers en 2018 en comparaison avec celle de l'Ariège et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (2,8 %) inférieure à celle du département (24,6 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 42,9 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (45,9 % en 2013), contre 66,3 % pour l'Ariège et 57,5 % pour la France entière[I 8].

Le logement à Pamiers en 2018.
Typologie Pamiers[I 7] Ariège[I 9] France entière[I 10]
Résidences principales (en %) 83,1 65,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 2,8 24,6 9,7
Logements vacants (en %) 14,1 9,7 8,2

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Pamiers est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à trois risques technologiques, le transport de matières dangereuses le risque industriel et la rupture d'un barrage[28],[29].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Zonage de l'aléa retrait-gonflement des argiles sur la commune de Pamiers.

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement ou crue torrentielle d'un cours d'eau, l'Ariège et du Crieu0[30].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des chutes de blocs, soit des glissements de terrains, soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles. Près de 50 % de la superficie du département est concernée par l'aléa retrait-gonflement des argiles, dont la commune de Pamiers[31]. L'inventaire national des cavités souterraines permet par ailleurs de localiser celles situées sur la commune[32].

Ces risques naturels sont pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais d'un plan de prévention des risques (PPR) inondation et mouvement de terrain approuvé le 6 février 2007[33].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

La commune est exposée au risque industriel du fait de la présence sur son territoire de deux entreprises soumises à la directive européenne SEVESO[34].

Le risque de transport de matières dangereuses par une infrastructure routière ou ferroviaire ou par une canalisation de transport de gaz concerne la commune. Un accident se produisant sur une telle infrastructure est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[35].

Sur le département de l’Ariège on dénombre cinq grands barrages susceptibles d’occasionner des dégâts en cas de rupture. La commune fait partie des 80 communes susceptibles d’être touchées par l’onde de submersion consécutive à la rupture d’un de ces barrages[36].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de Pamiers est sujet à controverses.

D'aucuns pensent que ce nom viendrait de pam, unité de mesure usitée en ces contrées. Les nouveaux habitants de la cité bénéficiaient en effet de terres gratuites mesurées en pams, ou a pamez.

Néanmoins, l'explication la plus répandue fait intervenir Roger II de Foix, revenant de la première croisade, plus précisément de la région d'Apamée en Syrie. Comme il est parfois coutume à l'époque pour un chevalier rentrant de croisade, il nomme le château et ses dépendances du nom de ses faits d'armes : Castrum Appamiae. Progressivement, ce nom aurait été donné à la ville. Cette hypothèse paraît appuyée par le gentilé des habitants de la ville (Appaméens).

Au Moyen Âge, elle portait aussi le nom de Frédélas, de Frédéric, fils du roi wisigoth Théodoric Ier, mort en 463.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blasonnement : Coupé d'un et parti de deux : au premier de gueules au lion d'or, au deuxième d'azur à une fleur de lys d'or, au troisième d'or à trois fasces de gueules, au quatrième de gueules à l'aigle bicéphale d'or surmontée d'une couronne du même, au cinquième de gueules à une tour crénelée de cinq pièces d'argent, ouverte, ajourée et maçonnée de sable, au sixième d'or à un ormeau arraché de sinople.

Blason de Pamiers

Le blason représente les six quartiers de la ville :

  • Le Mercadal (autour de la cathédrale), représenté par le lion qui se trouvait dans les armes d'Arnaud de Villemur, évêque de Pamiers au XIVe siècle ;
  • Villeneuve (autour de la place de la République), qui, par sa fleur de lys, symbolise le paréage avec Philippe le Bel en 1308 ;
  • Les Trois Barris, représenté par la tour (du boulevard de la Libération jusqu’au marché au bois) ;
  • Roumengous (du parc municipal jusqu’à l’école de Lestang). Ce quartier est représenté par l’aigle bicéphale, armes des religieux de Saint-Antoine du Viennois, qui fondèrent un hôpital dans le quartier ;
  • Le Camp (autour de l’église Notre-Dame du camp) est représenté par trois fasces, symbolisant les barrières des champs clos ;
  • Loumet (seul quartier à l’extérieur des canaux), représenté par un ormeau (« l’olmet » en occitan).


Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation de la cité[modifier | modifier le code]

La présence romaine est attestée notamment par la découverte de monnaies (sur la place du Mercadal où se situe la cathédrale) et d’une statuette en bronze de Mercure remarquablement conservée sur le site du cimetière Saint-Jean. Ainsi on peut, de source sûre, faire remonter la présence romaine au IIIe siècle av. J.-C. Le , on découvre, sur la butte du calvaire, un puits funéraire daté de -50 à -30 ans av. J.-C.[37],[38].

Sarcophage (Ve – VIe siècle) découvert au Mas Vieux

Certains pensent à une fondation beaucoup plus ancienne. La situation géographique, idéale pour la surveillance (le site est facile à défendre), les communications (point de passage entre l'Atlantique et la Méditerranée) et la culture agraire (terre fertile et eau disponible en quantité), semble conforter ces assertions.

La découverte d'un sarcophage paléochrétien[39],[40] daté de la fin Ve siècle ou du VIe siècle, au lieu-dit du Mas Saint-Antonin, permet de voir que le christianisme s'est d'ores et déjà implanté dans la région. Celle-ci est alors sous le contrôle des Wisigoths, et plus précisément de Frédéric, fils du roi Wisigoth de Toulouse Théodoric Ier. Le premier nom de l'agglomération, Frédélas, viendrai d'ailleurs de son dirigeant d'alors.

Charlemagne a créé le royaume d'Aquitaine qu'il a confié à son fils Louis. Le pays de Foix est alors confié au premier comte de Toulouse, Chorson. En 871, Charles II le Chauve, étant venu en Aquitaine, confie le comté de Carcassonne et le comté de Razès à Bernard, fils de Raymond Ier de Toulouse, mais il meurt en 872. Olibia II lui succède comme comte de Carcassonne et de Razès, puis Bencio et son frère Acfred II ensuite sa fille Arsinde qui s'est mariée avec Arnaud Ier, auxquels succède leur fils Roger Ier le Vieux comme comte de Carcassonne, de Couserans, de Comminges et seigneur du pays de Foix, en 957.

L’histoire de la ville se confond avec celle de saint Antonin[modifier | modifier le code]

Saint Antonin[41], fils de Frédéric et converti au catholicisme, évangélise la région. Il est martyrisé en 506 par les Wisigoths restés ariens. Dans Histoire générale de Languedoc, il est indiqué qu'il a été, à tort, assimilé avec saint Antonin d'Apamée[42].

Un sanctuaire (le "Mas Vieux" à environ 1 km au sud de la ville actuelle, dans un méandre de l'Ariège au lieu-dit Cailloup) est élevé pour abriter les reliques du saint. Ce lieu est antérieur à 961, date du testament de Raymond, comte de Rouergue, qui donne l'alleu de Carlat à Roger Ier le Vieux, avec substitution après sa mort en faveur de l'abbaye de Saint-Antonin de Frédelas[43], première citation dont nous disposons sur l'histoire de la ville. De cette donation, on en a déduit que le sanctuaire a été construit par Roger Ier le Vieux, comte de Carcassonne. Il est remplacé peu à peu par une abbaye construite sur l'autre rive et qui prit le vocable de Saint-Antonin après la translation des reliques en 987, à cause du danger d'inondations, comme l'indique un document[44].

L'origine de la ville est le château de Pamiers et l'abbaye de Saint-Antonin fondé à Frédelas[45]. Le comte Roger Ier le Vieux, fils d'Arnaud, a partagé ses possessions entre ses trois fils par son testament de 1002. L'aîné Raymond Roger a reçu le comté et la ville de Carcassonne, son deuxièmle fils, Bernard Roger a eu le pays de Foix, le comté de Couserans, la moitié du pays de Volvestre, les pays de Dalmazan, de Podaguez, d'Arganaguez, avec la moitié de la forêt de Boulbonne entre l'Ariège et l'Hers, son dernier fils, Pierre Roger de Carcassonne, abbé de La Grasse, plus tard évêque de Gérone, a obtenu les abbayes du comté de Carcassonne. Il a donné à sa femme Adélaïde la jouissance du château et la terre de Foix[46],[47]. Roger Ier le Vieux a vécu jusqu'en 1012. Son deuxième fils, Bernard Roger, a alors pris possession du pays de Foix et du comté de Couserans. Il a été créé comte de Foix après que son frère aîné, Raymond Roger, lui ait pris le diocèse de Couserans et une partie de ce comté qui a été réduit en vicomté[48]. La création du titre de comte de Foix est discutée par Pierre de Marca dans Histoire de Béarn[49], mais elle est critiquée dans Histoire générale de Languedoc[50]. Roger Ier, 2e comte de Foix, lui succède.

En 1063, Guillaume IV de Toulouse, suzerain des comtes de Foix, accepte la donation de l'abbaye de Saint-Antonin faite en 1049 à saint Hugues par Roger Ier, comte de Foix, et sa femme, Amica[51],[52],[53]. Roger Ier meurt en 1064. N'ayant pas d'enfants, son domaine passe à son frère, Pierre Bernard de Foix, comte de Couserans[54], qui meurt vers 1074. Son fils, Roger II de Foix, lui succède. Par le traité du , Roger II renonce aux comtés de Carcassonne et de Razès qui auraient dû lui revenir après la mort de Pierre Raymond de Carcassonne sans héritier mâle, au profit d'Ermengarde et les Trencavel qui lui versent une somme importante lui permettant de financer son départ à la Croisade et prennent le titre de vicomte de Carcassonne. Il part faire la Première croisade mais arrive en Terre sainte après la prise de Jérusalem. Il revient à Foix en 1105, probablement après avoir participé au siège de Tripoli et la mort de Raymond de Saint-Gilles.

En , le comte Roger II de Foix a restitué à l'abbaye de Saint-Antonin de Frédelas les domaines que son oncle paternel, Roger Ier de Foix, et lui avaient usurpés. Il restitue le village de Frédelas, le château de Pamiers, et l'abbaye de Saint-Antonin. Le prieur Isarn, avec l'accord de ses clercs, de l'évêque de Toulouse Amelius Raymond du Puy, et de l'évêque de Barbastro ancien chanoine de l'abbaye, Raymond de Durban, a donné au comte la garde du château de Pamiers avec l'avouerie de l'abbaye. Le château de Pamiers a été construit par le comte Roger II après son retour de Terre sainte (aujourd'hui rasé) sur la butte du castella : le Castrum Appamiae. Le comte l'aurait nommé ainsi en souvenir de ses faits d'armes pendant la première croisade, du nom de la ville syrienne, Apamée. C'est la première mention de Pamiers[55]. Une église est également construite au pied de ce château (Notre-Dame du Mercadal) où se dresse aujourd'hui la cathédrale.

Aux XIIe et XIIIe siècles, une ville en plein essor grâce à la religion[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle, la ville se développe fortement, malgré la crise du catharisme. Pamiers est alors un fief de l’orthodoxie. En 1207, au château de Pamiers (aujourd'hui rasé), se déroule le colloque de Pamiers, dernière rencontre entre les cathares et l'Église catholique avant la croisade des albigeois.

Le pape Boniface VIII récompense la fidélité de la ville en érigeant Pamiers en évêché en 1295 et en créant un studium generale[56]. Il nomme Bernard Saisset, alors abbé de Saint-Antonin, évêque. Celui-ci devient son principal intermédiaire auprès de Philippe IV le Bel lors du conflit de 1296, et l'abbatiale est élevée au rang de cathédrale.

Dès lors, la ville s’enrichit et rayonne grâce à la religion. De nombreux ordres (on en comptera jusqu'à quinze différents) s’implantent à Pamiers. Ces ordres religieux, outre leur mission évangélique, développent aussi l'enseignement, en particulier les Dominicains, mais aussi les Franciscains et les Carmélites.

Pamiers accueille un nombre important de couvents au XIIIe et XIVe siècles,

  • Les Dominicains

La première mention des Dominicains, ou Frères prêcheurs date du . Leur couvent était situé sur l'emplacement de l'actuelle maison des œuvres du diocèse, rue des Jacobins, anciennement appelée « carrera dels predicadores » (rue des Prêcheurs), signe de leur présence.

  • Les Franciscains

Les Franciscains, (aussi appelé Frères mineurs ou Cordeliers), s'installèrent en 1269 au quartier de Lestang. La Tour des Cordeliers en atteste.

Les Carmes s'établirent en 1311 sur les bords du canal, rue des Escoussières, et les carmélites fondèrent un couvent en 1648. Ce couvent et la chapelle qui en dépend sont toujours debout aujourd'hui, mais les sœurs carmélites, trop peu nombreuses, ont quitté Pamiers en automne 2008[57]. Il s'agissait du dernier ordre religieux présent à Pamiers.

  • Les Augustins

On retrouve les Augustins en 1315 au quartier de Loumet. Il reste de leur bâtiment la tour des Augustins, très ruinée, trace sans doute du mur d’enceinte du couvent.

  • Les Clarisses

Les Clarisses (Minorettes), placées sous l'obédience de Saint-François, habitaient dès 1328 rue Major (actuellement rue Gabriel-Péri), à côté de la rue Sainte-Claire.

  • Les autres ordres religieux

On relève à Pamiers la présence d'autres ordres religieux comme les Béguins (1358) et les Béguines (1327), les Hospitaliers, les Jésuites, etc.

Le rayonnement de Pamiers au XVe siècle[modifier | modifier le code]

Au cours du XVe siècle, malgré le relatif éloignement de la zone de production, c'est à Pamiers que l'on évalue chaque année la dose de pastel nécessaire pour teindre correctement les draps. La ville joue rôle dans la culture du pastel méridional.

Les coutumes de la ville de Pamiers: l'exemple de la question de la liberté à travers le procès d'Antoine Simon[modifier | modifier le code]

C'est au cours de ce XVe siècle qu'a lieu le procès d'un esclave noir libéré grâce aux coutumes de la ville datant du XVe siècle[58]. Antoine Simon est un esclave originaire d'Afrique appartenant à Pons Ferrer, un riche marchand barcelonais, au XVe siècle. On ignore sa date de naissance et de décès. Antoine Simon s'était enfui vers Toulouse et Pamiers car selon les coutumes de ces villes les esclaves devenaient libres. La coutume dans la ville de Pamiers datait de 1228. En 1446, un procès a lieu contre Antoine Simon dans la ville de Pamiers, comté de Foix. Pons Ferrer attaque Antoine Simon en justice car il avait acheté selon lui Antoine Simon fort cher (100 florins d'Aragon). Mais Antoine Simon est déclaré libre et citoyen de la ville de Pamiers le [59].

Les tourmentes du XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, la ville de Pamiers doit faire face aux maladies et aux guerres.

En 1521, une épidémie de peste s'abat sur la ville. Elle perdurera trois ans. Les deux tiers des habitants quittent Pamiers, et la population qui demeure se cloître en fermant les barrières de chaque quartier. On abandonne aux pestiférés les églises placées hors de la ville et l'économie est au point mort. En 1527 et en 1528, les pluies continuelles détruisent les récoltes de blé, et une épidémie se développe à nouveau. Une nouvelle épidémie de peste fait plus de 3 000 morts en 1563.

Mais le plus grand fléau de ce siècle fut sans aucun doute les guerres de religion. Elles furent dévastatrices, et la ville en souffrit beaucoup. En , les différentes églises sont rasées (hormis les clochers qui servent de tour de défense), et l'abbaye ne s'en relèvera pas. Les reliques de saint Antonin restées à Pamiers sont également brûlées. En , le prince de Condé aidé des paysans des environs prend et ravage la ville, à la suite de la prise d’armes des Protestants, qui avaient appelé en renfort Henri II de Rohan. Les 200 principaux chefs huguenots furent pendus ou envoyés aux galères[60];les habitants eurent la vie sauve, mais leurs biens étaient mis à la disposition du prince de Condé.

Néanmoins, les lueurs de la Renaissance parviennent jusqu'à Pamiers, notamment grâce à ses évêques. Bernard de Lordat (ca 1453-1547) fait imprimer un livre à Pamiers en 1522, réunion de deux textes dus à Baptiste de Mantoue. De plus, 1526 voit l'institution de l'Université de Pamiers par Henri II de Navarre.

La reconstruction de la ville aux XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Henri de Sponde, grand humaniste, tente malgré le peu de moyens dont il dispose de rehausser la qualité culturelle de son diocèse. Il fait reconstruire les édifices religieux et favorise le retour des congrégations religieuses. Puis, sous la direction des grands évêques que sont François de Caulet au XVIIe siècle, Jean-Baptiste de Verthamon au XVIIIe siècle et François de Camps de 1685 à 1693, d’importants chantiers sont ouverts (églises, palais épiscopal (actuelle mairie), présidial (actuel palais de justice), séminaires (actuels lycées du Castella et des Jacobins).

La Révolution[modifier | modifier le code]

Porte de l'Agasse, vers 1840 à Pamiers par Eugène de Malbos.

En 1789, c'est à Pamiers que se tiennent les assemblées du clergé, de la noblesse, et du tiers état, pour élire les représentants de la sénéchaussée aux États généraux de 1789. En avril sont élus quatre députés : pour le clergé Jean Bernard Font chanoine de la cathédral, pour la noblesse Mathieu Louis Armand d'Usson et pour le tiers état Georges Bergasse de Laziroules, maire de Saurat, et Marc-Guillaume-Alexis Vadier, de Pamiers[61].

Lors de la Révolution, Pamiers est un lieu de tensions extrêmes. En effet, l'ardeur révolutionnaire des Appaméens ne va pas de plein accord avec le siège épiscopal de la ville. Elle va perdre ce siège, tout comme son présidial. Du reste, ce présidial, l'actuel palais de justice, verra les fleurs de lys de son fronton effacées. La Révolution met également fin au culte voué à saint Antonin.

Un nouveau moyen d’essor économique : la métallurgie[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, l’industrie naissante sera le principal facteur de développement. En 1817 est créée l’usine métallurgique de Pamiers, qui devient alors le moteur de la ville. Encore aujourd'hui, l'entreprise fait vivre nombre d'Appaméens et d'Ariégeois.

Pamiers à l'ère post-industrielle[modifier | modifier le code]

La ville, « porte d'entrée de l'Ariège », est aujourd'hui en pleine expansion. Cette « renaissance » est due notamment à l'ouverture en 2002 de l'autoroute A66, à la croissance économique (zones industrielles et commerciales en construction), à la proximité relative de Toulouse et au cadre de vie : campagne et montagne proche, mais également, proximité des services.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Pamiers est membre de la communauté de communes des Portes d'Ariège Pyrénées[I 11], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Pamiers. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[62].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Pamiers, au département de l'Ariège, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Occitanie[I 11].

Sur le plan électoral, elle dépend des cantons de Pamiers-1 et Pamiers-2 pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 11], et de la deuxième circonscription de l'Ariège pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[63].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Canton de Pamiers-Est : André Montané, PS : 59,68 % (67 % sur le canton) / Hubert Lopez, DVD : 40,32 % (33 % sur le canton)

Pamiers-2 : Monique Bordes - André Montané, PS : 58,99 % (59,44 % sur le canton) / Gérard Prieto - Andrée Violin, FN : 41,01 % (40,56 % sur le canton).

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 10 000 et 19 999 habitants au dernier recensement, le nombre de membres du conseil municipal est de trente trois[64],[65].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis 1959
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1982 Gaston Bareilles DVD Médecin
1982 1989 Francis Rouquet DVD Dentiste
1989 1995 François Bernard Soula PS Chirurgien
Conseiller général du canton de Pamiers-Ouest (1992-2011)
1995 2020 André Trigano DVD Entrepreneur, ancien député UDF (1993-1997)
Président de la communauté de communes
2020 En cours Frédérique Thiennot DVC Médecin-urgentiste

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Compte tenu de la proximité géographique, les tribunaux se trouvent à la cité judiciaire de Foix puis à Toulouse pour les juridictions supérieures.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[66],[Note 6]

En 2019, la commune comptait 15 659 habitants[Note 7], en diminution de 0,54 % par rapport à 2013 (Ariège : +0,39 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 9546 1745 6465 9196 0486 9056 4807 6677 770
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7 6317 9107 8778 6908 96711 72611 94411 14310 657
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
10 88610 44910 01712 01212 13113 16414 03512 02612 822
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
13 29714 56414 32513 34512 96513 41714 83015 44815 688
2019 - - - - - - - -
15 659--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[67] puis Insee à partir de 2006[68].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[69] 1975[69] 1982[69] 1990[69] 1999[69] 2006[70] 2009[71] 2013[72]
Rang de la commune dans le département 1 1 1 1 1 1 1 1
Nombre de communes du département 340 328 330 332 332 332 332 332

Aire urbaine de Pamiers

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Enseignement public du 1er degré : école maternelle des Condamines, école élémentaire Cazalé, école maternelle et élémentaire des Carmes et du Pont-Neuf, école maternelle et élémentaire de Lestang, école maternelle Gabriel-Fauré, école élémentaire des Canonges.
  • Enseignement privé du 1er degré : école élémentaire et maternelle Jeanne d'Arc, école maternelle et élémentaire Jean XXIII[73] (ancien Petit Séminaire), institution Notre-Dame maternelle et primaire, école maternelle et élémentaire Calandreta del Païs de Pamias.
  • Enseignement public secondaire : collège Pierre Bayle, collège Joseph-Paul Rambaud, lycée polyvalent du Castella, Lycée agricole (LEGTA), lycée d'enseignement adapté (EREA), lycée professionnel Irénée Cros.
  • Enseignement privé secondaire : collège Jean 23[73], institution Notre-Dame[74] (collège et lycée), lycée professionnel des Jacobins
  • Formations Post-bac : BTS force de vente et action commerciale (lycée du Castella), BTS Productions Animales (LEGTA) et Licence Professionnelle Entreprises et Développement Local (LEGTA).
  • Institut de formation en soins infirmiers. (Institut de Formation aux Métiers de la Santé de Pamiers)
  • L'école d'Ingénierie Informatique IN'TECH Sud.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Musiques au pays de Gabriel Fauré (musique classique) : mai - juin, septembre – octobre
  • Festival Pro-Musica (musique classique) : août et programmation toute l'année
  • Théâtrales d’Automne : octobre - novembre
  • Salon du livre de Pamiers : juin
  • Fête annuelle : dernier week-end d’août
  • Fiesta Latina : juillet
  • Phébus Event (organisation d'un rallye de véhicules électriques construits par de jeunes Français et Européens) : juin

Santé[modifier | modifier le code]

  • À 13 km, Centre Hospitalier du Val d'Ariège à Saint-Jean-de-Verges (09000).
  • EHPAD du Bariol

Sports[modifier | modifier le code]

Clubs[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Services culturels[modifier | modifier le code]

  • Conservatoire de musique
  • Médiathèque
  • MJC
  • Salle de cinéma : Le Rex (deux salles : une de 170 places en gradins, écran de 9 mètres de base et l'autre de 116 places, écran de 7,50 mètres de base)

Infrastructure[modifier | modifier le code]

  • Salle polyvalente du Jeu du Mail : pour théâtre, concerts, spectacles...
  • Salle Aglaë-Moyne : ancienne chapelle transformée en salle de 150 places, idéale pour des concerts de musique de chambre, mais aussi pour des conférences.
  • Salle Espalioux : pour conférences
  • Salle des Capelles
  • Salle Fernand : pour réceptions et banquets

Services publics[modifier | modifier le code]

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Léonard.
Gabriel Fauré par J.S. Sargent.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune compte 6 933 ménages fiscaux[Note 8], regroupant 14 297 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 18 320 [I 12] (19 820  dans le département[I 13]). 38 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 9] (40,7 % dans le département).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
Division 2008 2013 2018
Commune[I 14] 11,3 % 15,9 % 12,8 %
Département[I 15] 8,9 % 11,1 % 11,2 %
France entière[I 16] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 9 674 personnes, parmi lesquelles on compte 73,3 % d'actifs (60,5 % ayant un emploi et 12,8 % de chômeurs) et 26,7 % d'inactifs[Note 10],[I 14]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département.

La commune est la commune-centre de l'aire d'attraction de Pamiers[Carte 2],[I 17]. Elle compte 10 442 emplois en 2018, contre 9 999 en 2013 et 9 804 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 5 906, soit un indicateur de concentration d'emploi de 176,8 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 54,6 %[I 18].

Sur ces 5 906 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 3 574 travaillent dans la commune, soit 61 % des habitants[I 19]. Pour se rendre au travail, 70,7 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2,7 % les transports en commun, 11,8 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 14,9 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 20].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

1 594 établissements[Note 11] sont implantés à Pamiers au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 12],[I 21].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 1 594 100 % (100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
141 8,8 % (12,9 %)
Construction 189 11,9 % (14,2 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
527 33,1 % (27,5 %)
Information et communication 19 1,2 % (1,8 %)
Activités financières et d'assurance 78 4,9 % (2,8 %)
Activités immobilières 76 4,8 % (4,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
224 14,1 % (13,2 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
221 13,9 % (14,4 %)
Autres activités de services 119 7,5 % (8,8 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 33,1 % du nombre total d'établissements de la commune (527 sur les 1594 entreprises implantées à Pamiers), contre 27,5 % au niveau départemental[I 22].

Grandes entreprises présentes sur la commune[modifier | modifier le code]

Le site métallurgique en bord d'Ariège.

Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[78] :

  • Pyreval, hypermarchés (46 988 k€)
  • Pamiers Automobiles, commerce de voitures et de véhicules automobiles légers (30 427 k€)
  • Sté Commerciale du Lac - Scala, commerce de voitures et de véhicules automobiles légers (24 618 k€)
  • Mapaero, fabrication de peintures, vernis, encres et mastics (22 692 k€)
  • Garonne Ariège Automobiles - G2A, commerce de voitures et de véhicules automobiles légers (21 036 k€)

L'Usine métallurgique de Pamiers est le plus gros employeur privé du département, elle appartient à l'entreprise Aubert et Duval.

Maestria Peintures regroupe plusieurs entreprises dans le domaine des peintures pour les bâtiments jusqu'aux peintures spécifiques pour l'aérospatiale.

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la petite région agricole dénommée « Plaine de l'Ariège »[79]. En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 13] sur la commune est la polyculture et le polyélevage[80].

1988 2000 2010
Exploitations 147 82 58
Superficie agricole utilisée (ha) 2 757 2888 2446

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 147 lors du recensement agricole[Note 14] de 1988 à 82 en 2000 puis à 58 en 2010[80], soit une baisse de 61 % en 22 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 48 % de ses exploitations[82]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 2 757 ha en 1988 à 2 446 ha en 2010. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 19 à 42 ha[80].

Commerce et marchés[modifier | modifier le code]

  • Ville commerçante par son histoire, le centre de Pamiers reste encore dynamique, malgré la concurrence du centre commercial proche
  • Centre commercial développé, avec village Auto (rassemblant un bon nombre de concessionnaires).
  • Marché les mardi, jeudi, et samedi matin
  • Marché aux puces le dimanche matin

Transports[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame-du-Camp de Pamiers.
Tour des Cordeliers de Pamiers.
Hôtel de ville.
Tour de l'hôtel de la Monnaie du Languedoc.
Vue sur le cloître du Carmel.
Tour de Nerviau.
Le canal à l'est de la vieille ville, boulevard Alsace Lorraine.
Le château de Riveneuve à l'est de la ville, route de Belpech.

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

L'architecture, de style toulousain, fait la part belle à la brique rouge, en incluant parfois la moraine, matériau charrié par l’Ariège. La plupart des bâtiments historiques datent des XVIIe et XVIIIe siècles.

Cathédrale Saint-Antonin[modifier | modifier le code]

Elle fut reconstruite au XVIIe siècle. Portail et sculptures du XIIe siècle. Le buffet de l'orgue date du XVIIIe siècle.

Église Notre-Dame-du-Camp[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-du-Camp[83] tient son nom (« Notre Dame des Champs ») de sa situation géographique, hors les murs de la ville. Si la construction de l'église date du XIIe siècle, un agrandissement important incluant la construction de la puissante façade en brique, fut effectué au XIVe siècle. Cette façade est la seule partie qui subsistera après la destruction de l’église par les Huguenots en 1577. L’église que nous connaissons aujourd’hui date donc du XVIIe siècle.

Le portail, classé, fut reconstruit à l'identique en 1870. Plusieurs toiles, des XVIIe et XVIIIe siècles, sont classées.

L'église abrite un orgue construit en 1860 par Émile Poirier et Nicolas Lieberknecht[84], classé monument historique pour sa partie instrumentale. Il a été restauré en 2004.

On y trouve également un carillon de vingt-et-une cloches.

Le Carmel[modifier | modifier le code]

Le couvent des Carmélites de Pamiers fut fondé en 1648 par les sœurs de l'ordre de Sainte Thérèse d'Avila qui, anciennement établies à Auch, vinrent s'installer à Pamiers, et les bâtiments claustraux datent de la fin de ce siècle. Doté de magnifiques charpentes et de belles boiseries datant du XVIIIe siècle, le bois nécessaire à la construction fut acheminé par flottaison grâce au marquis de Gudanes, dont la fille était religieuse dans le couvent de 1707 à 1784.

À l'extérieur, s'élève une tour carrée appelée « tour de l'évêque », construite en 1285 sur les ordres du comte de Foix Roger-Bernard III, après qu'il se fut établi dans la ville par la force. Il s'agissait pour lui de marquer son pouvoir à la suite du paréage entre le Roi Philippe IV de France et Bernard Saisset (alors évêque de Pamiers). Comme sentence, Guy III de Lévis, Seigneur de Mirepoix, attribue cette tour à l'évêque, d'où son nom, décision confirmée par le Pape Boniface VIII le . À la fin du XVIIe siècle, la tour est cédée au Carmel. De cette tour, on ne peut plus admirer les trois fenêtres romanes qui furent obstruées par une construction en 1967, ni les murs anciens qui disparurent sous le crépi.

Après 360 ans d'occupation (mis à part lors de la Révolution et de 1901 à 1917), les dernières carmélites vont quitter Pamiers pour Luçon à l'automne 2008[85]. Il ne restera dès lors plus aucun des nombreux ordres religieux que comptait la ville.

Tour des Cordeliers[modifier | modifier le code]

Son érection date de 1512. Elle reproduit à l'identique celle des Cordeliers de Toulouse, clocher octogonal à deux étages. Il existait bien une église avant le XIVe siècle, mais elle fut détruite par les Réformés au printemps 1562. Malgré une reconstruction modeste, elle n'échappa pas à la Révolution. La tour seule, gardée comme tour de guet, témoigne de cet ancien édifice.

Hôtel de ville[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville de Pamiers demande un grand retour dans le passé pour pouvoir faire son histoire. Faisons un retour 200 ans avant.

L'État et l'église dans les années 1800, était étroitement corrélé. Les immeubles dans lesquels, le Grand séminaire de l'Évêché était établi, autrefois, ont été confisqués à cause de la révolution et donc ces immeubles devinrent propriété de l'État jusqu'en 1811. Un décret a voulu transformer ces immeubles en des bâtiments administratifs pour divers services.

En 1822, la communauté de Pamiers a cédé à l'évêché ses anciens immeubles. En 1843, les bâtiments du grand séminaire étaient tellement délabrés que le ministre des cultes a donné l’ordre de reconstruire le bâtiment et de l'agrandir. Cette opération fit l'objet de transactions de maisons et de parcelles de terrains assez compliquées. Par la suite, la Cathédrale a profité également de cette opération d’urbanisme.

En 1907, peu après la séparation de l'Église de l'État, l'immeuble qui servait de palais épiscopal à l'Évêque, et qui était affecté au service des cultes fut vendu au département de l’Ariège (l’administration des domaines).

En 1913, la ville de Pamiers devient propriétaire de l'ancien séminaire. Puis, en 1920, la banque de France fut propriétaire de ces immeubles rachetés 7 fois plus chers que lorsque la ville acquiert l'ancien séminaire. L'acte de vente fut signé par Docteur Rambaud, maire de Pamiers à cette époque.

En 1975, Pamiers racheta à la banque de France l'immeuble à environ 1,25 million de Francs, la banque de France voulait vendre l'hôtel car il ne s'adaptait plus au besoin de la cité. Pamiers transforma cet hôtel en un hôtel de ville fonctionnel qui fut inauguré en 1980, à la place de Mercadal. L'hôtel de ville précédent était situé à la place Eugène-Soula.

Abbaye de Cailloup[modifier | modifier le code]

L'ancienne abbaye du Mas-Cailloup[86] (dite aussi « Mas-Vieux ») est une chapelle romane construite dans la première moitié du XIIe siècle. Maintenant restauré, le bâtiment a été partiellement classé monument historique en 1992.

Palais de justice[modifier | modifier le code]

Commencé en 1665, le Tribunal de Première Instance devint rapidement exigu. On le reconstruisit alors, et il fut terminé en 1777.

Lycée du Castella[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui Lycée, il s'agit à l'origine d’un ancien séminaire datant du XVIIIe siècle, construit sous les ordres de François de Caulet, alors évêque de la ville. En 1998, on ajoute un troisième étage à l'édifice.

La Tour de la Monnaie[modifier | modifier le code]

Il s'agit de la tour de garde d'un atelier monétaire créé en 1419 par Jean Ier. Cet atelier cessa son activité en 1422, conformément à la décision de Charles VII. Il la reprit au siècle suivant, grâce à la translation de l’atelier monétaire de Toulouse vers Pamiers. Mais en 1596, l'Hôtel des Monnaies de Toulouse rouvre.

Porte de Nerviau[modifier | modifier le code]

Il s'agit du seul témoignage de l'enceinte fortifiée qui séparait les quartiers du Couserans et du Mercadal. Le dernier remaniement de ce bâtiment date du XVe siècle.

Les canaux[modifier | modifier le code]

Les canaux ceinturant la vieille ville sont inscrits à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1999. Dès le XIe siècle, ils faisaient tourner les nombreux moulins.

Château de Riveneuve-du-Bosc[modifier | modifier le code]

Riveneuve est un hameau à l'est de la ville ayant appartenu au baron d'Ornolac. Le château date du XVIIe siècle a été agrandi et décoré par le peintre Jules de Lahondès qui en hérita en 1850, élève de Joseph Latour, historien et archéologue renommé et président de l’Académie des jeux floraux de Toulouse. Entouré d'un parc, il a été restauré en 2000 et propose des chambres d'hôtes.

Autres[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

La ville, irriguée par des canaux, abrite une population de canards relativement importante. Pamiers possède également un parc fort bien entretenu, avec des arbres pluricentenaires.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Dans la vallée de l'Ariège, est produit un haricot particulier, nommé « coco de Pamiers ». Il s'agit d'un petit haricot rond qui, bien que présent depuis bien longtemps, avait été supplanté par le lingot. Remis au goût du jour par quelques passionnés (qui ont par la suite créé une confrérie), on peut à nouveau apprécier sa saveur délicate dans la mounjetado, le cassoulet local.

Devise[modifier | modifier le code]

On peut noter deux devises : l'une en latin, l'autre en langue d’oc. On n'en connaît pas l'origine.

  • Incolumen sic me fata reservant (Les destins me gardent ainsi saine et sauve)
  • Que ma feyt me gardo (Qui m'a fait me garde).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La prise de la ville de Pamiers, capitale du païs de Foix, des nommés Beaufort, lieutenant général des armées du Duc de Rohan, & d'Auros, gouverneur de Mazères. Ensemble la desroute de toutes les troupes dudict pays. Avec les articles accordéz aux capitaines, soldats & habitans de Pamiers. Plus le nombre de prisonniers & de ceux qui ont été penduz, & menez aux galères. Et le rétablissement de la Saincte Messe en la dite ville par Monseigneur le Prince, Lieutenant général pour le roy en ses armées de Languedoc, Guyenne & Dauphiné, Paris, De l'imprimerie de Jean Barbotte, , 16 p. (lire en ligne)
  • Jules de Lahondès, Annales de Pamiers, t. 1, Des origines à la Réforme, Toulouse, Édouard Privat libraire-éditeur, , 526 p. (lire en ligne), t. 2, De la Réforme à la Révolution, 1884, 508 p. (lire en ligne), réimpression, Le Livre d'histoire, 2006, 2 tomes, (ISBN 978-2-84373-918-7), (ISBN 978-2-84373-919-4),
  • G. Arnaud, Histoire de la Révolution dans le département de l'Ariège (1789-1795) (Thèse présentée à a Faculté des lettres de l'Université de Paris), Toulouse, Librairie Édouard Privat, , 670 p. (lire en ligne).
  • Paul Bordeaux, Les ateliers monétaires de Toulouse et de Pamiers pendant la Ligue, Paris, chez C. Rollin et Feuardent, (lire en ligne)
  • Marc Dubruel, Les diocèses d'Alet et de Pamiers au temps de Pavillon et de Caulet, Foix, Typographie Pomiès, Fra et Cie, , 72 p. (lire en ligne)
  • Collectif, Histoire de Pamiers, Pamiers, syndicat d’initiative de Pamiers - Basse-Ariège, , 631 p..
  • Adelin Moulis, Vieux sanctuaires ariégeois, Lacour/Rediviva, 1972-1995, 150 p..
  • Collectif, Les terres d'Ariège au temps des guerres de religions, 1550-1630, , 144 p. (ISBN 978-2-9529670-0-6).
  • Louis Claeys, Pamiers - Que m'a feit me gardo, Pamiers, L. Claeys, , 193 p..

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. La superficie publiée par l’Insee est la superficie évaluée en 1975 par le service du cadastre de la Direction Générale des Impôts, corrigée des modifications communales intervenues depuis 1975. Elle comprend toutes les surfaces du domaine public et privé, cadastrées ou non cadastrées, à l'exception des lacs, étangs et glaciers de plus d'un kilomètre carré ainsi que des estuaires et ne correspond pas obligatoirement à la surface géographique[7],[8]
  2. Les normales servent à représenter le climat dans lequel nous vivons. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[21].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. Selon le zonage publié en , en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  8. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  9. La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
  10. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  11. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  12. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  13. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  14. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[81].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le )
  2. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. « Commune urbaine-définition » (consulté le ).
  2. « Unité urbaine 2020 de Pamiers » (consulté le ).
  3. « Base des unités urbaines 2020 », (consulté le ).
  4. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  7. a b et c « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Pamiers - Section LOG T2 » (consulté le ).
  8. « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Pamiers - Section LOG T7 » (consulté le ).
  9. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans l'Ariège - Section LOG T2 » (consulté le ).
  10. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans la France entière - Section LOG T2 » (consulté le ).
  11. a b et c « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Pamiers » (consulté le ).
  12. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Pamiers » (consulté le ).
  13. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 en Ariège » (consulté le ).
  14. a et b « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 à Pamiers » (consulté le ).
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  21. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 à Pamiers » (consulté le ).
  22. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 en Ariège » (consulté le ).

Autres sources[modifier | modifier le code]

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  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. « Carte géologique de Pamiers » sur Géoportail (consulté le 22 avril 2022).
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  8. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Répertoire géographique des communes d'Île-de-France - définition de certains champs (dont la superficie) », sur data.iledefrance.fr (consulté le )
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  11. « Le réseau hydrographique du bassin Adour-Garonne. » [PDF], sur draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr (consulté le )
  12. « Fiche communale de Pamiers », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Occitanie (consulté le )
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  14. Sandre, « l'Ariège »
  15. Sandre, « le Crieu »
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  18. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
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  20. [PDF]« Plan Local d’Urbanisme d’Allières – Rapport de présentation », sur wxs-gpu.mongeoportail.ign.fr, (consulté le ), p. 125
  21. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
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  36. « Dossier départemental des risques majeurs (DDRM) de l'Ariège » [PDF], sur le site de la préfecture, (consulté le ), chapitre Risque rupture de barrage.
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  40. "Le sarcophage chrétien du Mas Saint-Antonin" in Bulletin périodique de la Société Ariégeoise des Sciences, Lettres et Arts, second volume 1886-1888, Réédit. Soula, 1984, p. 97-100 et planche hors-texte p. 104
  41. Histariège : Pamiers
  42. Devic-4 1872, p. 428
  43. Jules de Lahondès, Annales de Pamiers, t. 1, p. 19-20 (lire en ligne).
  44. Un acte indique qu'il y a eu une translation des reliques de saint Antonin en 887. Cet acte a été critiqué dans Histoire générale de Languedoc, tome IV, note III, p. 12-13 (lire en ligne)
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  46. Jules de Lahondès, Annales de Pamiers, t. 1, p. 44-45 (lire en ligne)
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  51. Pezet 1840, p. 64-65
  52. [Devic-3 1872] Claude Devic, Joseph Vaissète et Ernest Roschach, « Livre XIV -LI-Lettre de Roger I, comte de Foix, à S. Hugues, abbé de Cluny », dans Histoire générale de Languedoc, t. 3, Toulouse, Édouard Privat libraire-éditeur, (lire en ligne), p. 343-344
  53. (en) Medieval Lands : Comtes de Foix (comtes de Carcassonne)
  54. Devic-3 1872, p. 344
  55. [Devic-3 1872] Claude Devic, Joseph Vaissète et Ernest Roschach, « Livre XVI -XXVII-Le comte de Foix restitue à l'abbaye de Frédelas les biens usurpés-Origine de la ville de Pamiers », dans Histoire générale de Languedoc, t. 3, Toulouse, Édouard Privat libraire-éditeur, (lire en ligne), p. 596-597
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  58. Hélène Débax, 1446, un esclave noir à Pamiers, (chapitre académique), Éditions du Seuil, Paris, , [lire en ligne]Voir et modifier les données sur Wikidata publié dans Histoire mondiale de la France, (œuvre écrite), Éditions du Seuil, Paris, Voir et modifier les données sur Wikidata.
  59. 1886 - Jules de Lahondès et Société archéologique du Midi de la France (dir.), Un procès d'esclave au quinzième siècle, (BNF 34125656, lire en ligne)Voir et modifier les données sur Wikidata
  60. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Fayard, , 596 p. (ISBN 978-2-21300-826-4, OCLC 299354152, présentation en ligne). p. 433
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