Aigues-Mortes

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Aigues-Mortes
Aigues-Mortes
Aigues-Mortes
Blason de Aigues-Mortes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Intercommunalité Communauté de communes Terre de Camargue
(siège)
Maire
Mandat
Pierre Maumejean
2020-2026
Code postal 30220
Code commune 30003
Démographie
Gentilé Aigues-Mortais, Aigues-Mortaise
Population
municipale
8 560 hab. (2019 en augmentation de 1,3 % par rapport à 2013)
Densité 148 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 34′ 03″ nord, 4° 11′ 36″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 3 m
Superficie 57,78 km2
Type Commune urbaine et littorale
Unité urbaine Aigues-Mortes
(ville isolée)
Aire d'attraction Le Grau-du-Roi
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton d'Aigues-Mortes
(bureau centralisateur)
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web ville-aigues-mortes.fr

Aigues-Mortes, en occitan Aigas Mòrtas, est une commune française de Petite Camargue, située à la pointe sud du département du Gard, en région Occitanie.

Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par le Vidourle, le canal du Rhône à Sète, Canal le Vistre et par deux autres cours d'eau. Incluse dans la Camargue (delta du Rhône), la commune possède un patrimoine naturel remarquable : trois sites Natura 2000 (la « Petite Camargue », l'« étang de Mauguio » et la « petite Camargue laguno-marine »), quatre espaces protégés (le « bois du Boucanet », la « Camargue Gardoise », l'« étang de l'Or » et la Petite Camargue) et douze zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Aigues-Mortes est une commune urbaine et littorale qui compte 8 560 habitants en 2019, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1968. Elle est dans l'unité urbaine d'Aigues-Mortes et fait partie de l'aire d'attraction du Grau-du-Roi. Ses habitants sont appelés les Aigues-Mortais ou Aigues-Mortaises.

Elle est renommée pour ses remparts et ses arènes, appelées le Plan des Théâtres et destinées aux courses camarguaises, et est également tristement célèbre à la suite du massacre des Italiens ayant eu lieu en août 1893. Le patrimoine architectural de la commune comprend trois immeubles protégés au titre des monuments historiques : l'Hôtel de Grailhe, classé en 1994, la chapelle du château de Roquelaure, classée en 2007, et quatre maisons, inscrites respectivement en 1903, 1949 et 1993.

Les Salins d'Aigues-Mortes qui exploitent le marais de Peccais, emblématique de la production du sel camarguais, se trouvent également sur le territoire de la commune.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Par le réseau routier, Aigues-Mortes est située à 35 km environ de Nîmes (préfecture du Gard) et 30 km de Montpellier (Hérault). À vol d'oiseau, elle est à 32,5 km de Nîmes et 26 km de Montpellier[1].

Localisation de la commune d'Aigues-Mortes

Site[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est composé d'une partie de la plaine humide et des étangs de Petite Camargue dont les plus grands sont l'étang du Roy au sud-est, l'étang de la Ville immédiatement au sud d'Aigues-Mortes, une partie de l'étang de Caitives dont le reste se trouve sur Saint-Laurent-d'Aigouze, l'étang de la Marette au sud-ouest de la ville, et environ 63 hectares de l'étang de Mauguio à l'ouest.

Au sud-ouest, il est séparé du golfe du Lion (mer Méditerranée) par la commune du Grau-du-Roi. Aigues-Mortes est cependant reliée à la mer par le canal du Grau-du-Roi. Ainsi les communes de Saint-Laurent-d'Aigouze et Le Grau-du-Roi sont limitrophes de celle d'Aigues-Mortes.

À l'ouest, la commune est contigüe par un angle de sa limite à celle de Mauguio (Hérault) qu'elle effleure sur la pointe de la Radelle dans l'étang de Mauguio. Au sud-est, elle est mitoyenne des Saintes-Maries-de-la-Mer sur environ 800 m.

Tout le territoire de la moitié sud de la commune est occupé par des salines, des étangs et des marais, qui sont également largement dominants dans la partie nord. Ainsi, il n'y a que très peu de hameaux : Corbière, mas du Bosquet, mas du grand Môle, mas du Petit Chaumont et mazet de Bel-Air[1].

Aigues-Mortes est l'une des 81 communes membres du Schéma de cohérence territoriale (Scot) du Sud du Gard et fait également partie des 34 communes du pays Vidourle-Camargue. Aigues-Mortes est aussi l'une des quatre « Loi littoral » du Scot du Sud du Gard.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[2].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 14,6 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,9 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 12,2 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 16,6 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 614 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 5,7 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 2,3 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1959 permet de connaître en continu l'évolution des indicateurs météorologiques[7]. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records AIGUES-MORTES (30) - alt : 1 m 43° 32′ 12″ N, 4° 12′ 24″ E
Records établis sur la période du 01-02-1959 au 04-01-2022
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,6 4,2 7,1 9,8 13,6 17,1 19,7 19,3 16 12,8 7,7 4,5 11,3
Température moyenne (°C) 7,1 7,9 11,1 13,6 17,5 21,3 24 23,7 20,1 16,2 11 7,8 15,1
Température maximale moyenne (°C) 10,6 11,7 15,1 17,4 21,4 25,5 28,4 28 24,2 19,7 14,4 11,1 19
Record de froid (°C)
date du record
−10
12.01.1987
−13
04.02.1963
−5
02.03.05
−1
06.04.1980
4,5
09.05.1974
6
04.06.1984
12
16.07.01
11
30.08.1986
5
21.09.1977
1
23.10.1974
−4
29.11.1995
−9
27.12.1962
−13
1963
Record de chaleur (°C)
date du record
20,6
19.01.07
23,2
03.02.20
26,7
23.03.19
32
08.04.11
33,7
24.05.11
40,9
28.06.19
38
07.07.1982
38,3
02.08.18
35,4
05.09.16
31,5
12.10.11
24,5
03.11.1970
21
26.12.1999
40,9
2019
Précipitations (mm) 53,7 40,6 32,3 51,8 38,8 21,2 12,4 28,7 70,1 89,2 64,8 54,9 558,5
Source : « Fiche 30003001 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, édité le : 06/01/2022 dans l'état de la base


Transports[modifier | modifier le code]

Vue aérienne d'Aigues-Mortes.

Fluvial[modifier | modifier le code]

La ville d'Aigues-Mortes est à un carrefour de canaux :

Ferroviaire[modifier | modifier le code]

La ligne Nîmes - Le Grau-du-Roi dessert les villes et villages des Costières et du littoral, avec terminus au Grau-du-Roi. Elle est également utilisée pour le transport du sel fabriqué par une des exploitations salinières du groupe Salins (voir le lien ci-dessous).

Routier[modifier | modifier le code]

Le développement du tourisme balnéaire depuis les années 1960 a été marqué par la construction de nouvelles stations balnéaires (La Grande-Motte) ou l'extension des existantes (Le Grau-du-Roi-Port-Camargue). Pour faciliter leur accès aux touristes, le réseau routier littoral a été densifié et relié à l'autoroute A 9. Aigues-Mortes bénéficie ainsi de ces axes :

La ligne de bus 106 permet aussi de rallier Montpellier ainsi que les Saintes-Maries-de-la-Mer.

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[8],[9].

La commune fait également partie des la Camargue (delta du Rhône), un territoire reconnu réserve de biosphère par l'UNESCO en 1977 pour ses nombreux bombements sources de diversité : bourrelets alluviaux des bras anciens et actuels du Rhône et cordons dunaires élaborés par les courants marins et les rivages historiques de la Méditerranée. Entre ces replis encore en partie boisés, dans les dépressions, se répartissent des terres basses occupées par les lagunes bordées de steppes salées, les marais à roselières en partie exploités pour la coupe du roseau et les étangs - dont le plus grand, le Vaccarès, occupe 6 500 hectares[10],[11].

Quatre autres espaces protégés sont présents sur la commune :

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 3]. Deux sites Natura 2000 ont été définis sur la commune au titre de la directive habitats[20] :

  • la « petite Camargue », d'une superficie de 34 412 ha, une grande zone humide littorale indissociable de la Camargue provençale. Il comprend deux ensembles très intéressants : d'une part une zone laguno-marine avec un important massif dunaire actif avec de nombreuses dunes vives et fixées dont certaines boisées (Genévriers et Pins pignons) et d'autre part une zone fluvio-lacustre constituée de marais et d'étangs doux à saumâtres[21]
  • l'« étang de Mauguio », d'une superficie de 7 020 ha. Cette lagune communique avec la mer par un grau qui relie le Sud-Ouest de l'étang au port de Carnon. L'étang est entouré par une gamme variée d'habitats naturels : un système dunaire, des milieux saumâtres à hyper salés sur les rives sud et est et des milieux saumâtres à doux influencés par l'eau douce sur les rives nord[22] ;

et deux au titre de la directive oiseaux[20] :

  • la « petite Camargue laguno-marine », d'une superficie de 15 681 ha, qui accueille plus de 240 espèces d'oiseaux et constitue un site de nidification régulier pour plus de 50 espèces, un important site d'accueil en hiver, particulièrement favorable aux oiseaux d'eau, aux laro-limicoles, à l'Outarde canepetière et à de nombreux passereaux, ainsi qu'une étape de migration (automne, printemps) pour plus de 160 espèces[23] ;
  • l'« étang de Mauguio », d'une superficie de 7 020 ha, ce site présente une diversité des milieux et des conditions d'hygrométrie et de salinité, conférant à ce site un intérêt ornithologique remarquable[24] ;

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Neuf ZNIEFF de type 1[Note 4] sont recensées sur la commune[25] :

  • les « bois du Grand Chaumont et de Quincandon » (165 ha)[26] ;
  • l'« étang de l'Or » (3 378 ha), couvrant 6 communes dont 1 dans le Gard et 5 dans l'Hérault[27] ;
  • l'« étang du Repaus et bras du Rhône de Saint-Roman » (1 724 ha), couvrant 2 communes du département[28] ;
  • « le Vidourle entre Port Vieil et Quincandon » (161 ha), couvrant 3 communes dont 2 dans le Gard et 1 dans l'Hérault[29] ;
  • le « marais du Bourgidou » (116 ha), couvrant 2 communes du département[30] ;
  • les « salins d'Aigues-Mortes » (3 340 ha), couvrant 3 communes du département[31] ;
  • le « salins de Petite Camargue » (3 499 ha), couvrant 3 communes dont 1 dans les Bouches-du-Rhône et 2 dans le Gard[32] ;
  • les « salins et marais de la Marette » (198 ha)[33] ;
  • le « sansouire de Bel-Air et Cabanes du Roc » (96 ha), couvrant 2 communes dont 1 dans le Gard et 1 dans l'Hérault[34] ;

et trois ZNIEFF de type 2[Note 5],[25] :

  • la « Camargue fluvio-lacustre et laguno-marine » (82 788 ha), couvrant 8 communes dont 2 dans les Bouches-du-Rhône et 6 dans le Gard[35] ;
  • le « Camargue gardoise » (42 422 ha), couvrant 12 communes dont 11 dans le Gard et 1 dans l'Hérault[36] ;
  • le « complexe paludo-laguno-dunaire des étangs montpelliérains » (14 344 ha), couvrant 14 communes dont 1 dans le Gard et 13 dans l'Hérault[37].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Aigues-Mortes est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[38],[I 1],[39]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Aigues-Mortes, une unité urbaine monocommunale[I 2] de 8 325 habitants en 2017, constituant une ville isolée[I 3],[I 4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Grau-du-Roi, dont elle est une commune du pôle principal[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 3 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 5],[I 6].

La commune, bordée par la mer Méditerranée, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[40]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[41],[42].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des zones humides (46,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (47,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones humides côtières (45,4 %), cultures permanentes (23,9 %), terres arables (7,3 %), zones agricoles hétérogènes (7,3 %), eaux maritimes (7,3 %), zones urbanisées (4,1 %), forêts (2,1 %), zones humides intérieures (1,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,2 %)[43].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune d'Aigues-Mortes est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage[44]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[45].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) de Montpellier/Lunel/Maugio/Palavas, regroupant 49 communes du bassin de vie de l'Montpellier et s'étendant sur les département de l'Hérault et du Gard, un des 31 TRI qui ont été arrêtés fin 2012 sur le bassin Rhône-Méditerranée[46], retenu au regard des risques de submersions marines et de débordements du Vistre, du Vidourle, du Lez et de la Mosson. Parmi les derniers événements significatifs qui ont touché le territoire, peuvent être citées les crues de septembre 2002 et de septembre 2003 (Vidourle) et les tempêtes de novembre 1982 et décembre 1997 qui ont touché le littoral. Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue de temps de retour de 10 ans à 30 ans), moyen (temps de retour de 100 ans à 300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[47],[48]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1994, 2002, 2003 et 2015[49],[44].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Aigues-Mortes.

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[50]. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 49,7 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 3 677 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 1673 sont en en aléa moyen ou fort, soit 45 %, à comparer aux 90 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[51],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[52].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[53].

La commune est en outre située en aval des barrages de Sainte-Croix et de Serre-Ponçon, deux ouvrages de classe A[Note 8]. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture d'un de ces ouvrages[55].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom d'Aquae Mortuae est cité lors de l'embarquement de saint Louis en 1248 en ce lieu pour sa première croisade[56]. Ce nom procède de l'occitan Aigas Mòrtas « eaux mortes », c'est-à-dire « eaux stagnantes », équivalent des types toponymiques de langue d'oïl « Morteau »[57].

Il est intéressant de signaler que les habitants d'Aigues-Mortes demandèrent à saint Louis de nommer l'agglomération naissante du nom de Bona per Forsa (« Bonne malgré le hasard »). Le nom usuel Aigues-Mortes resta cependant en usage jusqu'à nos jours.

Le nom d’Aigues-Mortes provient des marais et des étangs qui s'étendaient autour du village et aussi du fait qu'il n'y a jamais eu d'eaux vives à Aigues-Mortes[réf. souhaitée].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les remparts d'Aigues-Mortes ont été construits par Saint Louis. En effet, dès le début de son règne, Louis IX souhaite se doter d'un débouché sur la Méditerranée ; c'est dans ce contexte qu'il fait construire le port d'Aigues-Mortes.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Un Romain du nom de Peccius aménage les premiers marais salins et donne son nom au marais du Peccais[58]. L'exploitation du sel avait commencé dès le Néolithique et s'était continuée à la période hellénistique, mais l'exploitation antique des salins n'a donné lieu à aucune découverte archéologique majeure et il est prévisible que ces vestiges aient été détruits par les installations des salins modernes[59].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 791, Charlemagne fait ériger la tour Matafère, au milieu des marécages, pour la sûreté des pêcheurs et des ouvriers des salins. Certains avancent que la signalisation et la transmission des nouvelles n’étaient pas étrangères à l’édification de cette tour destinée à donner l’alerte, en cas d’arrivée d’une flotte, à la tour Magne, à Nîmes. La vocation de cette tour passe du plan guerrier au plan spirituel quand Charlemagne l’octroie à l’abbaye de bénédictins, consacrés à l’Opus Dei (l'œuvre de Dieu) et dont les incessantes psalmodies, de jour comme de nuit, font désigner leur couvent du titre de Psalmody ou Psalmodi. Ce couvent existe en 812, comme le confirme un acte de dotation faite par le Nîmois Badila à l’abbaye[60]. À cette époque, les habitants, qui vivent dans des cabanes en roseaux, tirent leur subsistance de la pêche, de la chasse et de la production du sel produit dans différents petits marais salants en bordure de mer. La région est alors sous la domination des moines de l'abbaye de Psalmody.

En 1240, Louis IX, qui veut se débarrasser de l'emprise des marines italiennes pour le transport des troupes pour les croisades, s'intéresse à la position stratégique que représente ce lieu pour son royaume. À cette époque, Marseille appartient à son frère Charles d'Anjou, comte de Provence, Agde à Raymond VII, comte de Toulouse, et Montpellier à Jacques Ier, roi d'Aragon. Saint Louis souhaite un accès direct à la mer Méditerranée. Il obtint des moines de l'Abbaye la ville et les terres alentour par échange de propriétés. Les habitants sont exemptés de la gabelle, impôt prélevé sur le sel qu'ils peuvent prendre sans contrainte[61]. Il construit une route entre les marais et y bâtit la tour Carbonnière pour servir de tour de guet et ainsi protéger l'accès à la ville. Saint Louis construit ensuite la tour de Constance pour abriter sa garnison. En 1272, le fils et successeur de Louis IX, Philippe le Hardi, ordonne la poursuite de la construction de remparts pour ceinturer complètement la petite ville. Les travaux ne s’achèveront que 30 ans plus tard grâce à Philippe le Bel.

C'est de cette ville que Louis IX part par deux fois pour les Croisades : la septième croisade en 1248 et la huitième croisade en 1270 pour Tunis, où il meurt de dysenterie, du typhus voire de scorbut selon les historiens. 1270 constitue à tort, pour beaucoup d'historiens, la dernière étape d'un processus engagé à la fin du XIe siècle. Le jugement est hâtif car le transfert de croisés ou de mercenaires à partir du port d'Aigues-Mortes a continué. L'ordonnance donnée en 1275 au chevalier Guillaume de Roussillon par Philippe III le Hardi et le pape Grégoire X après le concile de Lyon de 1274 en guise de renfort à Saint-Jean-d'Acre en Orient, démontre que l'activité maritime y perdure toujours en vue d'une neuvième croisade qui n'aura jamais lieu[62]. De ce fait de 1270 découle la croyance populaire voulant que la mer atteigne Aigues-Mortes à cette époque. En fait, comme le confirment les études de l'ingénieur Charles Léon Dombre, l'ensemble du port d'Aigues-Mortes comprenait le port proprement dit, qui se trouvait dans l'étang de la Marette, le Canal-Viel et le Grau-Louis, le Canal-Viel étant le chenal d'accès à la mer. C'est approximativement sur le Grau-Louis qu'est construite aujourd'hui La Grande-Motte.

Au début du XIVe siècle, Philippe le Bel utilisa le site fortifié pour y incarcérer les Templiers. Entre le et le , quarante-cinq d'entre eux furent mis à la question, reconnus coupables et retenus prisonniers dans la tour de Constance[63].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Aigues-Mortes conserve encore ses privilèges accordés par les rois[65].

La Réforme est prêchée dans la ville au XVIe siècle comme en atteste l’arrestation et la pendaison à Aigues-Mortes, en 1560, du pasteur Hélie Boisset, date qui marque le début d'une période troublée. Peu après la Saint Barthélémy (24 août 1572), des huguenots venus des environs font sauter les portes de la ville, y pénètrent et attaquent les églises et couvents. Les ecclésiastiques doivent trouver refuge dans la Tour de la Reine[66].

L'Édit de Beaulieu, qui met fin en 1576 à la cinquième guerre de religion, désigne Aigues-Mortes comme l’une des huit places de sûreté accordées aux calvinistes, ce qui sera confirmé par la paix de Bergerac en 1577 et un édit royal en 1597[66].

C´est un des grands protestants en la personne de Jean d'Harambure dit « le Borgne », commandant des chevau-légers du roi Henri IV et ancien gouverneur de Vendôme qui sera nommé gouverneur d'Aigues-Mortes et de la Tour Carbonnière le . Pour ce faire, il doit prêter serment entre les mains du connétable Henri de Montmorency, alors gouverneur du Languedoc. Mais celui-ci, catholique, soutient le rival Adrien de Chanmont, Seigneur de Berichère. Le conflit dure jusqu'en 1612 et Harambure, soutenu par les pasteurs du Bas-Languedoc et les habitants finit par avoir raison d´autant qu´il a l´appui personnel de la reine. (BN L. K7 50) Il finit par démissionner, le , en faveur de son fils Jean d´Harambure, mais le roi Louis XIII le rétablit pour six ans. Le , il quitte ses fonctions au profit de Gaspard de Coligny, non sans avoir obtenu un témoignage de reconnaissance des magistrats et consuls de la ville.

En 1629, la Paix d'Alès consacre le retour d'Aigues-Mortes au pouvoir catholique. Point culminant de la répression religieuse qui s'intensifie au cours du XVIIe siècle, la révocation de l’Édit de Nantes (1685) conduit la plupart des protestants de la ville à se déclarer catholiques ou à s'exiler[66].

Au début du XVe siècle, d'importants travaux sont entrepris pour faciliter l'accès d'Aigues-Mortes à la mer. L'ancien Grau-Louis, creusé pour les croisades, est remplacé par le Grau-de-la-Croisette et un port est creusé à l'aplomb de la Tour de Constance. Celui-ci perd son importance, dès 1481, lorsque la Provence et Marseille sont rattachés au royaume de France. Seule l'exploitation du sel du marais de Peccais incite François Ier, en 1532, à faire relier les salins d'Aigues-Mortes à la mer. Mais ce chenal, dit Grau-Henri, s'ensable à son tour. L'ouverture, en 1752, du Grau-du-Roi résout pour un temps le problème. Celui-ci trouve enfin une solution, en 1806, en transformant Aigues-Mortes en port fluvial grâce au canal du Rhône à Sète[67] (qui débouche dans l'étang de Thau dans la partie territoriale frontignanaise).

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Les Remparts d'Aigues-Mortes, vers 1843
Alexandre-Gabriel Decamps
musée du Louvre

Pendant la Révolution française, la ville est appelée Port-Pelletier[68]. À cette époque, le port a failli disparaître en raison d'un envasement induit par l'intensification du labour dans le bassin versant, contemporain d'une reprise des défrichements des bois et forêts à la suite de l'abolition des privilèges. Le recul du couvert boisé a favorisé l'érosion des sols et, par suite, un apport plus important d'alluvions qui se déposent dans les ports de la région. Ainsi, en 1804 le préfet « M. de Barante père » écrivait-il dans un rapport[69] que « Les côtes de ce département sont plus exposées aux atterrissements[Note 9]... Les ports de Maguelonne et d'Aigues-Mortes et le vieux port de Cette n'ont plus d'existence que dans l'histoire » alerte-t-il ; « Un désir immodéré de recueillir a multiplié ces défrichements depuis 1790... L'avidité de jouir a dévoré en peu d'années la ressource de l'avenir ; les montagnes, ouvertes par la charrue, n'ont montré bientôt qu'un roc nu et stérile ; chaque sillon est devenu un ravin ; la terre végétale, entraînée par les orages, a été portée dans les rivières, et de là dans les parties inférieures, où elle sert chaque jour à l'atterrissement des parties les plus basses et les plus marécageuses »

Le massacre des Italiens (août 1893)[modifier | modifier le code]

Massacre des saliniers italiens d'Aigues-Mortes.

La Compagnie des Salins du Midi lance à l'été 1893 le recrutement des ouvriers pour le battage et le levage du sel. L'embauche est en réduction en raison de la crise économique que connaît l'Europe alors que la perspective de trouver un emploi saisonnier a attiré, cette année-là, un plus grand nombre d'ouvriers.

Ceux-ci se partagent en trois catégories surnommées les « Ardéchois », paysans, pas forcément originaire d'Ardèche, qui laissent leur terre le temps de la saison, les « Piémontais » composés d'Italiens originaires de tout le nord de l'Italie et recrutés sur place par des chefs d'équipe, les chefs de colle, et les « trimards » composés en partie de vagabonds[70].

En raison du recrutement opéré par la Compagnie des Salins du Midi, les chefs de colle sont contraints de composer des équipes comprenant des Français et des Italiens[71]. Dès le début de la matinée du , une rixe éclate entre les deux communautés qui se transforme rapidement en lutte d'honneur[72]. Cette lutte est parfois considérée comme le [déclencheur du] plus grand pogrom de l'histoire contemporaine de la France[73],[74], représenté dans les journaux de l'époque comme Le Monde Illustré[75].

Malgré l'intervention du juge de paix et des gendarmes, la situation dégénère rapidement[76]. Certains trimards rejoignent Aigues-Mortes et y affirment que des Italiens ont tué des Aiguemortais, ce qui fait grossir leurs rangs de la population et des personnes qui n'ont pas réussi à se faire embaucher[76].

Un groupe d'Italiens est alors attaqué et doit se réfugier dans une boulangerie que les émeutiers veulent incendier. Le préfet fait appel à la troupe vers 4 heures du matin. Celle-ci n'arrive sur les lieux qu'à 18 heures, après le drame[77].

Dès le début de la matinée, la situation s'envenime. Les émeutiers se rendent dans les salins de Peccais où se trouvent le plus grand nombre d'Italiens que le capitaine des gendarmes Cabley essaie de protéger en promettant aux émeutiers de chasser les Italiens une fois raccompagnés à la gare d'Aigues-Mortes[78]. C'est durant le trajet que les Italiens assaillis par les émeutiers sont massacrés par une foule que les gendarmes ne réussissent pas à contenir. Il y a sept morts et une cinquantaine de blessés dont certains conserveront des séquelles à vie[79],[80], ce qui constitue le plus grand massacre d'immigrés de l'histoire contemporaine de la France mais aussi l'un des plus grands scandales de son histoire judiciaire[81] puisque aucune condamnation ne sera jamais prononcée.

L'affaire devient un enjeu diplomatique et la presse étrangère, dont celle transalpine, prend fait et cause pour les Italiens[82]. Des émeutes anti-françaises éclatent en Italie[83]. Un règlement diplomatique est trouvé et les parties sont indemnisées[84] alors que le maire nationaliste Marius Terras doit démissionner[85].

Une pièce de théâtre de Serge Valletti, Sale Août, se fonde sur ces événements tragiques.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Le , dans le quartier du Bosquet, un couple tire depuis sa voiture sur une dizaine de jeunes d'origine maghrébine, faisant un blessé léger. L'homme et la femme sont condamnés le surlendemain, respectivement; à quatre et deux ans de prison de ferme, provoquant, auprès d'une partie de la population, un élan de soutien vis-à-vis des condamnés, qui met en lumière la banalisation du racisme anti-Arabes et rappelle les incidents de 1893 dans la même ville[86],[87].

Le , à l'occasion du 800e anniversaire de la naissance de Louis IX, la ville d'Aigues-Mortes organise des cérémonies commémoratives auxquelles participe son descendant Louis de Bourbon, duc d'Anjou, ainsi que son épouse Marie-Marguerite. Le prince rappelle alors que son aïeul, au XIIIe siècle, ouvrit la voie à une profonde réforme institutionnelle en octroyant une des premières chartes communales, permettant d’affranchir les villes du pouvoir féodal[88]. À cette occasion, le maire Pierre Mauméjean rappelle « l’amour et l’attachement réel des Aigues-Mortais pour le roi fondateur de la cité et leur reconnaissance pour tout ce qu’il a fait pour eux ». Il ajoute « combien Aigues-Mortes est fière et honorée de recevoir pour la deuxième fois l'homme (Louis de Bourbon) qui avait été fait citoyen de la ville, lors de la Saint Louis de 1992, par le maire de l'époque René Jeannot, présent ce jour »[89].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les dernières élections municipales à Aigues-Mortes ont eu lieu les 23 et .

Cinq listes étaient présentes au premier tour, une liste PS représentée par le maire sortant Cédric Bonato, une liste divers gauche et écologistes représentée par Didier Caire, une liste d’union de la droite UDI-UMP représentée par Pierre Mauméjean, une liste divers droite représentée par Isabelle Secrétan et une cinquième liste apparentée FN portée par Stéphane Pignan.

Les résultats du premier tour : inscrits 6 951, abstentions 1 859 (26,74 %), votants 5 092 (73,26 %), blancs et nuls 126 (1.81 %), suffrages exprimés 4 966 (71.44 %), Pierre Mauméjean (Union de la droite) 35,84 %, Cédric Bonato (PS) 34,51 %, Isabelle Secrétan (Divers Droite) 11,43 %, Stéphane Pignan 11,09 % et Didier Caire (divers gauche) 7,1 %.

Les résultats du second tour : Inscrits 6 951, abstentions 1 569 (22,57 %), votants 5 382 (77,43 %), Blancs et Nuls 163 (2,34 %), exprimés 5219 (75,08 %), Pierre Mauméjean (Union de la droite) 50,16 %, Cédric Bonato (PS) 43,2 %, Stéphane Pignan (FN) 6,62 %.

Pierre Mauméjean devient le 7e maire d’Aigues-Mortes de la Cinquième République.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Centre-ville d'Aigues-Mortes.

Le conseil municipal aigues-mortais comprend 29 membres, dont le maire, 8 adjoints et 20 conseillers municipaux.

Depuis les dernières élections municipales, sa composition est la suivante :

Groupe Président Effectif Statut
Unis pour Aigues-Mortes
LR-UDI-DVD
Pierre Mauméjean 22 majorité
Tous pour Aigues-Mortes avec Cédric Bonato
DVG
Cédric Bonato 6 opposition
Pour une droite unie et forte
DVD
Stéphane Pignan 1 opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie d'Aigues-Mortes.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[90]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[91].

En 2019, la commune comptait 8 560 habitants[Note 10], en augmentation de 1,3 % par rapport à 2013 (Gard : +2,08 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 8002 6052 6302 5772 8973 2403 3933 9684 046
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 6773 8653 9323 8334 1133 5643 9063 9813 897
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 5113 8993 9004 3483 8784 1233 8393 6163 746
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
4 2034 1974 5314 4724 9996 0126 7987 1158 341
2015 2019 - - - - - - -
8 3858 560-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[68] puis Insee à partir de 2006[92].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 27,9 %, soit en dessous de la moyenne départementale (32,6 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 33,4 % la même année, alors qu'il est de 29,6 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 4 008 hommes pour 4 448 femmes, soit un taux de 52,6 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,82 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[I 7]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,9 
90 ou +
1,9 
9,6 
75-89 ans
11,4 
21,1 
60-74 ans
21,7 
23,1 
45-59 ans
22,4 
15,6 
30-44 ans
16,3 
12,8 
15-29 ans
12,2 
16,8 
0-14 ans
14,0 
Pyramide des âges du département du Gard en 2018 en pourcentage[93]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ou +
1,9 
7,9 
75-89 ans
10,3 
18,9 
60-74 ans
19,4 
20,6 
45-59 ans
20,6 
17,1 
30-44 ans
17,1 
16,5 
15-29 ans
14,6 
18,1 
0-14 ans
16,2 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville d'Aigues-Mortes comporte 4 établissements scolaires, dont la crèche, la maternelle, la primaire Charles Gros, l’école Henri Séverin et le collège Irène Joliot-Curie.

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Plan des arènes d'Aigues-Mortes.

Aigues-Mortes est une ville de traditions camarguaises. Chaque année, la seconde semaine d’octobre, elle célèbre la fin des vendanges ainsi que la fin de la récolte du sel.

La fête votive est l’occasion pour les familles du village de se retrouver autour de traditions ancestrales qui font le socle du patrimoine culturel aigues-mortais. Côté remparts Sud, chaque famille construit son « théâtre » ; les 101 théâtres forment le plan, une arène éphémère qui, une semaine durant (et un weekend de revivre), accueille des courses camarguaises où chacun peut s’essayer à l’art du raset avec des vaches et taureaux emboulés.

Cette semaine festive est fréquentée par des milliers de touristes et d’habitués de la région ; c'est un moment de ferveur et de partage qui met en valeur l’identité camarguaise de la cité médiévale.

Un comité des fêtes est constitué pour cette occasion ; il a la charge d’organiser chaque année ces festivités en respectant les traditions ancestrales et en veillant à la sécurité de toutes et tous les participants.

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

  • Delta FM, radio locale diffusant sur le 88.9

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 3 928 ménages fiscaux[Note 11], regroupant 8 735 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 21 280 [I 8] (20 020  dans le département[I 9]). 49 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 12] (43,9 % dans le département).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 10] 11,6 % 13,1 % 11,7 %
Département[I 11] 10,6 % 12 % 12 %
France entière[I 12] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 4 887 personnes, parmi lesquelles on compte 77,4 % d'actifs (65,7 % ayant un emploi et 11,7 % de chômeurs) et 22,6 % d'inactifs[Note 13],[I 10]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui du département, mais supérieur à celui de la France, alors qu'en 2008 il était supérieur à celui du département.

La commune fait partie du pôle principal de l'aire d'attraction du Grau-du-Roi[Carte 3],[I 13]. Elle compte 2 544 emplois en 2018, contre 2 465 en 2013 et 2 244 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 3 284, soit un indicateur de concentration d'emploi de 77,4 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 53,9 %[I 14].

Sur ces 3 284 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 1 385 travaillent dans la commune, soit 42 % des habitants[I 15]. Pour se rendre au travail, 79,9 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 1,5 % les transports en commun, 13,5 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 5,1 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 16].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

1 096 établissements[Note 14] sont implantés à Aigues-Mortes au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 15],[I 17].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 1 096 100 % (100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
67 6,1 % (7,9 %)
Construction 104 9,5 % (15,5 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
498 45,4 % (30 %)
Information et communication 18 1,6 % (2,2 %)
Activités financières et d'assurance 33 3 % (3 %)
Activités immobilières 43 3,9 % (4,1 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
136 12,4 % (14,9 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
100 9,1 % (13,5 %)
Autres activités de services 97 8,9 % (8,8 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 45,4 % du nombre total d'établissements de la commune (498 sur les 1096 entreprises implantées à Aigues-Mortes), contre 30 % au niveau départemental[I 18].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[94] :

  • Grands Domaines Du Littoral, culture de la vigne (30 408 k€)
  • Aiguesmortaise De Distribution - Samdi, supermarchés (23 261 k€)
  • Benkar, supermarchés (20 027 k€)
  • Europe Plein-Air - Epa, location-bail de propriété intellectuelle et de produits similaires, à l'exception des œuvres soumises à copyright (8 330 k€)
  • Caveau Les Sablons Maison Terroir Sables, commerce de gros (commerce interentreprises) de boissons (3 541 k€)
Flamant rose géant au rond-point D 62-D 718.

Industries[modifier | modifier le code]

  • Production du sel par l'exploitation salinière du groupe Salins. Sans doute exploités dès l'Antiquité, les salins d'Aigues-Mortes attirèrent pêcheurs et sauniers. Les moines bénédictins y établirent dès le VIIIe siècle l'abbaye de Psalmody, afin d'exploiter cette denrée précieuse dans les étangs de Peccais. Les salines resteront très longtemps une des principales ressources de la ville. Pour parvenir aux « tables saunantes », l'eau pompée dans la mer parcourt plus de 70 km dans les roubines[Note 16] ; la concentration de chlorure de sodium y passe de 29 à plus de 260 g/l. Récolté mécaniquement, le sel est amoncelé en de scintillantes « camelles » avant d'être conditionné. On le réserve à l'usage alimentaire.
Aigues-Mortes et salins.

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Le patrimoine médiéval des XIIIe et XIVe siècles de la commune et sa proximité de la mer attirent de nombreux touristes et des résidents.

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune est dans la « Plaine Viticole », une petite région agricole occupant le sud-est du département du Gard[95]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 17] sur la commune est la viticulture[Carte 4].

1988 2000 2010 2020
Exploitations 195 152 76 52
SAU[Note 18] (ha) 2 701 3 227 1 757 4 277

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 195 lors du recensement agricole de 1988[Note 19] à 152 en 2000 puis à 76 en 2010[97] et enfin à 52 en 2020[Carte 5], soit une baisse de 73 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 61 % de ses exploitations[98],[Carte 6]. La surface agricole utilisée sur la commune a quant à elle augmenté, passant de 2 701 ha en 1988 à 4 277 ha en 2020[Carte 7]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 14 à 82 ha[97].

Spécialisations[modifier | modifier le code]

Les toits d'Aigues-Mortes, les remparts puis les salins et la mer.
  • L'élevage de taureaux et de chevaux de Camargue. Les deux sont élevés pratiquement à l'état sauvage dans les marais environnants.
    • Le taureau camarguais est plus petit que les taureaux de combat espagnols, trapu, les cornes et la tête hautes. Il mesure environ 1,40 m au garrot. Il est principalement destiné à la course à la cocarde qui est très populaire dans la région.
    • Le cheval de Camargue est le compagnon indispensable des gardians pour se déplacer dans les marais et trier les taureaux. D'après certaines découvertes d'ossements, il semblerait que le cheval de Solutré de l'ère quaternaire soit son ancêtre. De ce fait, le cheval de Camargue n'est pas très grand, 1,50 m environ. Il possède une énorme résistance adaptée au terrain. Sa robe est marron à la naissance pour progressivement devenir blanche après quelques années.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Description en 1897[modifier | modifier le code]

« Très curieuses murailles, presque aussi intactes qu’au premier jour. La ville y est enfermée tout entière, elles la protègent contre les inondations ; et, du haut de la tour de Constance, cette multitude de toits bas, enfermés dans ce haut carré de pierre, semblent des dames dans un damier. Même sorte de fortifications qu’à Carcassonne qui est aussi du temps de Saint-Louis. Un long mur à créneaux et meurtrières, flanqué, d’espace en espace, par des tours rondes. Une tour pour chaque porte ; la forme ogivale à toutes les voûtes et dans un coin, encore une énorme tour ronde à deux étages, surmontée d’une plateforme et d’une tourelle d’observation, ancienne citadelle où l’on pouvait se défendre, même la ville étant prise. — Rien de plus simple et de plus sain. Un mur monstrueux percé de meurtrières, dans l’épaisseur duquel tourne un escalier. Ce mur enclôt à chaque étage une haute salle de pierre, dont la voûte ogivale va rejoindre les parois par un épanouissement d’arceaux. Une oubliette au centre ; un vaste âtre de cheminée au fond. Un jour douteux entre par le sommet et par une ligne de baies courtes, ogivales, qui donnent sur l’escalier intérieur. Rien de plus austère que ce vide globuleux dans cette carapace de pierres nues, et cette froide et grise lumière qui semble dormir sans jamais changer. Dans l’effacement général des objets, et dans la sévérité universelle de la matière et de la forme, on démêle avec un plaisir bizarre un bout de fleurons sur lequel chaque arceau s’appuie avant d’entrer dans le mur. Tout en haut de la plate-forme, on aperçoit la plaine, barrée d’un côté, au bout de l’horizon, par la ligne violacée des montagnes indistinctes ; de toutes les autres parts, sans limites, ou se continuant par la mer infinie, s’étend la plaine verte, coupée de canaux luisant comme des bandes d’argent ou de longues lames de métal, et bordée par la mer d’une large plaque d’un bleu sombre[99]. »

Édifices civils[modifier | modifier le code]

La tour de Constance et les remparts[modifier | modifier le code]
Vue panoramique des remparts. Vue du sud-est, côté mer.
Tour de Constance.

Les tours et remparts d'Aigues Mortes[100] forment un monument ouvert au public par le Centre des monuments nationaux. La tour de Constance, fut érigée en 1242 par saint Louis sur l’ancien emplacement de la tour Matafère, construite par Charlemagne vers 790, pour abriter la garnison du roi. Les travaux se terminèrent en 1254. Son diamètre est de 22 mètres, sa hauteur au sommet de la lanterne est de 33 ou 40 mètres selon diverses sources… L’épaisseur des murs à la base est de 6 mètres. Au rez-de-chaussée, on trouve la salle des gardes avec son accès protégé par une herse. Au centre de la pièce, une ouverture circulaire permet d’accéder aux sous-sols qui servaient de garde-manger, de réserve de munitions et aussi de cachots. Ce lieu s’appelait les « culs de basse fosse ». Au premier étage, on accède à la salle des chevaliers. Elle ressemble de par sa structure à la salle des gardes. C’est dans cette salle que furent emprisonnées au XVIIIe siècle des protestantes dont la plus connue fut Marie Durand qui grava sur la margelle du puits le mot « résister ». Ce mot est toujours visible de nos jours. Elle fut emprisonnée à l’âge de 15 ans et libérée 38 ans plus tard, avec des prisonniers politiques (Abraham Mazel, chef camisard). Entre ces deux salles, un étroit chemin de ronde, fut construit dans l'épaisseur du mur pour surveiller la salle basse. Après la salle des chevaliers, on accède à la terrasse qui offre un large panorama sur la région, représentant ainsi un poste idéal de surveillance. Les prisonnières étaient quelquefois autorisées à venir y respirer l’air pur.

Dans les tours et les remparts, sont organisées des expositions : en 2014, par exemple, pour célébrer le 800e anniversaire de la naissance de saint Louis, le Centre des monuments nationaux a organisé une exposition intitulée Saint Louis, de l'Occident à l'Orient, sur saint Louis et les croisades[101]. Les remparts se déploient sur une longueur de 1 600 mètres. Spectaculaires par leur hauteur et l'état de leur conservation (ils n'ont pas été restaurés au XIXe siècle comme cela fut le cas, par exemple, pour Carcassonne), ils constituent, avec la tour de Constance, un témoignage exceptionnel en Europe occidentale de l'architecture militaire en milieu marécageux aux XIIIe et XIVe siècles. Le classement de cet ensemble à l'Unesco, sous le thème de l'homme dans son milieu, est un sujet de mobilisation[102] : un dossier a été constitué en 2011, et de nombreuses actions, dont la suppression des poteaux électriques[103], ont été entreprises pour permettre ce classement. Cette procédure est malheureusement contrariée par les classements déjà effectifs de sites très proches tels le Pont du Gard, Avignon ou Arles…[réf. nécessaire]

Le Plan des Théâtres[modifier | modifier le code]

Le Plan des Théâtres sont des arènes, construites à la fin du XIXe siècle[104], destinées aux courses camarguaises. Elles ont été inscrites en 1993 sur l'inventaire supplémentaire de la liste des Monuments historiques (MH)[104] pour leur intérêt ethnologique et culturel. Elles peuvent accueillir plus de six cents personnes[105].

La tour Carbonnière[modifier | modifier le code]

Située sur la commune de Saint-Laurent-d'Aigouze, la tour Carbonnière est citée pour la première fois dans un texte daté de 1346 qui donne des précisions sur la fonction de l’ouvrage. Il y est dit que « cette forteresse est la clé du royaume en cette contrée. » En effet, située au milieu des marais, elle était le passage obligé pour accéder à Aigues-Mortes. Elle était tenue par une garnison composée d’un châtelain et de plusieurs gardes. Depuis sa terrasse qui pouvait supporter jusqu’à quatre pièces d’artillerie, on a une vue panoramique sur la Petite Camargue.

La place Saint-Louis[modifier | modifier le code]
Statue de saint Louis.

Elle est le cœur touristique de la cité. Au centre, face à l'entrée principale de la Porte de la Gardette, est érigée la statue de saint Louis, œuvre de James Pradier en 1849.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

L’église Notre-Dame-des-Sablons[modifier | modifier le code]

L'église a été inscrite au titre des monuments historiques en 1949[106]. L'élément d'autel gallo-romain se trouvant dans l'emmarchement du chœur de l'église a été classé au titre des monuments historiques en 1990[106]. De nombreux objets sont référencés dans la base Palissy (voir les notices liées)[106].

Elle a vraisemblablement été construite avant les remparts, vers le milieu du XIIIe siècle, à l'époque de saint Louis et est de style gothique. Collégiale en 1537, elle fut saccagée par les protestants en 1575. Après la reconstruction du clocher en 1634, elle devint successivement sous la Révolution, temple de la Raison, caserne, magasin à grains et entrepôt de sel. Elle fut rendue au culte en 1804, et restaurée dans un style « néo classique-baroque » assez chargé. De 1964 à 1967, tout ce décor XIXe disparaît, notamment les plafonds à caissons, pour laisser place à l'église, beaucoup plus sobre, et dans l'esprit médiéval que nous voyons aujourd'hui. Depuis 1991, des vitraux créés par Claude Viallat, artiste contemporain appartenant au mouvement artistique Supports/Surfaces, donnent à l'édifice une lumière et une couleur extraordinaires. Le reste du mobilier XVIIIe et XIXe siècles a disparu à cette occasion à l'exception de quelques statues. La façade est surmontée d'un très sobre clocher à peigne abritant trois cloches. La plus importante, 1,07 m de diamètre, date de 1740, classée MH elle fut réalisée par le maître fondeur Jean Poutingon. L'église abrite aussi une statue de saint Louis.

La chapelle des Pénitents-Gris[modifier | modifier le code]

L'édifice a été classé au titre des monuments historiques en 1994[107]. Plusieurs objets sont référencés dans la base Palissy (voir les notices liées)[107].

Située à l'est de la place de la Viguerie, elle est la propriété de la confrérie des Pénitents gris créée en 1400. La façade est du style Louis XIV. La porte d'entrée du XVIIe siècle est ornée d'une statue en bois. Retable sculpté en 1687 par Sabatier.

À l'intérieur, un retable représente la passion du Christ. Il fut construit en stuc de plâtre gris en 1687 par le sculpteur montpelliérain Sabatier. Ce retable, sur lequel figurent les armoiries de la confrérie, occupe tout le fond du chœur.

La chapelle des Pénitents blancs[modifier | modifier le code]
Chapelle des Pénitents Blancs, intérieur.

L'édifice a été classé au titre des monuments historiques en 2007[108]. Plusieurs objets sont référencés dans la base Palissy (voir les notices liées)[108].

Située à l'angle de la rue de la République et de la rue Louis-Blanc, elle appartient à la confrérie des Pénitents blancs créée en 1622[109].

Au-dessus du chœur, sur la voûte, on peut voir une copie du retable de Jérusalem où le Christ a célébré la Pâque et le jeudi Saint avec ses apôtres. Autour du maître-autel, une peinture sur toile retrace la descente du Saint Esprit le jour de la Pentecôte. On l'attribue à Xavier Sigalon, peintre né à Uzès en 1778. De chaque côté du chœur se dressent deux statues : à gauche saint Félix pour la rédemption des captifs, à droite saint Jacques le Mineur, premier évêque de Jérusalem.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Lou Drapé[modifier | modifier le code]

Lou Drapé est un cheval imaginaire mentionné dans le folklore local, qui était censé se promener la nuit autour des remparts de la ville, prendre 50 à 100 enfants sur son dos, et les faire disparaître « on ne sait où ».

Patrimoine gastronomique[modifier | modifier le code]

La fougasse d'Aigues-Mortes[modifier | modifier le code]

La fougasse appartient aux premières pâtisseries à base levée. Elle peut être sucrée (dénommé parfois « tarte au sucre ») ou salée (avec ou sans gratillons). Traditionnellement, la confection de la fougasse au sucre à Aigues-Mortes était réservée à la période de Noël, au sein des treize desserts. À base de pâte à brioche, sucre, beurre et fleur d'oranger, elle était fabriquée par le boulanger avec les ingrédients apportés par le client. À présent, la fougasse d'Aigues-Mortes se vend toute l'année.

Vues aériennes[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Aigues-Mortes est concernée par 5 zones naturelles protégées, 10 ZNIEFF[110], deux zones spéciales de conservation (ZSC) (sites d'importance communautaire (SIC) sous la directive habitats)[111],[112] et deux zones de protection spéciale (ZPS) (SIC sous la directive oiseaux)[113],[114].

41 797 ha de la Petite Camargue sont classés comme « zone humide protégée par la convention de Ramsar » et concernent 16 communes dont Aigues-Mortes[Note 20],[115].

Côté sud elle jouxte le parc naturel régional de Camargue[1].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

(voir aussi Catégorie:Naissance à Aigues-Mortes)

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Aigues-Mortes

Les armes d'Aigues-Mortes se blasonnent ainsi :

D'or à un Saint Martin de carnation, vêtu d'azur et chaussé du champ, monté sur un cheval de gueules sellé et harnaché aussi d'or, coupant son manteau aussi de gueules pour en remettre la moitié à un pauvre boiteux de carnation vêtu aussi d'azur, à la béquille au naturel, le tout sur une terrasse de sinople[117].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Événements de 1893[modifier | modifier le code]

  • Enzo Barnabà, Le sang des marais, Marseille, 1993
  • Mort aux Italiens !, Toulouse, 2012 (ISBN 978-2-9525264-5-6).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[4].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[19].
  4. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  5. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Le classement des barrages est fonction de deux paramètres : hauteur et volume retenu[54].
  9. Atterrissement, définition du Larousse : « En bordure d'une étendue d'eau, accumulation de matériel (terre, limon, sable, gravier) qui en réduit la surface ».
  10. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  11. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  12. La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
  13. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  14. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  15. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  16. Roubine : petit canal d'irrigation ou d'assainissement. Terme employé dans le Sud-Est de la France, en Camargue notamment. Synonymes : rigole, filiole.
  17. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  18. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  19. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[96].
  20. Les 16 communes de la zone humide Ramsar de la Petite Camargue sont : Arles, Saintes-Maries-de-la-Mer, Mauguio, Saint-Nazaire-de-Pézan, Grau-du-Roi, Pérols, Lansargues, Marsillargues, Aigues-Mortes, Beauvoisin, La Grande-Motte, Le Cailar, Candillargues, Saint-Gilles, Saint-Laurent-d'Aigouze et Vauvert.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )
  3. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée par département », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. « Commune urbaine - définition » (consulté le ).
  2. « Unité urbaine 2020 d'Aigues-Mortes » (consulté le ).
  3. « Base des unités urbaines 2020 », (consulté le ).
  4. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  7. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune d'Aigues-Mortes (30003) », (consulté le ).
  8. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Aigues-Mortes » (consulté le ).
  9. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 dans le Gard » (consulté le ).
  10. a et b « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 à Aigues-Mortes » (consulté le ).
  11. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans le Gard » (consulté le ).
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  13. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur site de l'Insee (consulté le ).
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  16. « ACT G2 - Part des moyens de transport utilisés pour se rendre au travail en 2018 » (consulté le ).
  17. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 à Aigues-Mortes » (consulté le ).
  18. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 dans le Gard » (consulté le ).

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Carte IGN interactive d'Aigues-Mortes sur geoportail.gouv.fr. Couches « Limites administratives » activée. Vous pouvez aisément moduler la transparence des couches dans le menu « Ma sélection de données » à gauche de la carte.
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
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  8. « Les espaces protégés. », sur le site de l'INPN (consulté le )
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  54. Article R214-112 du code de l’environnement
  55. « Dossier départemental des risques majeurs dans le Gard », sur www.gard.gouv.fr (consulté le ), chapitre Risque rupture de barrage.
  56. Laurence Echard, Dictionnaire géographique portatif, ou description des royaumes, républiques..., article "Aigues-Mortes" page 15. 20e édition, Paris, avril 1806.
  57. Morteau (Doubs, Mortua Aqua, 1105, VTF 521) ; Morteau (Haute-Marne, Mortua Aqua, 1163, VTF 521).
  58. Gérard Noiriel, Le massacre des Italiens d'Aigues-Mortes, Fayard, 2010, p. 13.
  59. « Historique des recherches sur la commune d'Aigues-Mortes », sur www.archeologiepetitecamargue.culture.fr (consulté le ).
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  61. Gérard Noiriel, op. cit., p. 18.
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  63. Michel Melot, Guide de la mer mystérieuse, Éd. Tchou et Éditions Maritimes et d'Outre-Mer, Paris, 1970, p. 714.
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  66. a b et c Modèle:Lien wew
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  70. Gérard Noiriel, op. cit., p. 33-43 ; voir aussi E. Barnabà, Mort aux Italiens, Toulouse, Editalie, 2013.
  71. Gérard Noiriel, Le massacre des Italiens d'Aigues-Mortes, Fayard, 2010, p. 51.
  72. Gérard Noiriel, op. cit., p. 53.
  73. Gérard Noiriel, Le massacre des italiens, Aigues-Mortes, 17 août 1893, Paris, Fayard, .
  74. Gérard Noiriel, De l’Aube Jusqu’à l’Aurore, Aigues-Mortes, 17 août 1893, Fayard (document de travail préalable à la publication), , 29 p. (lire en ligne). Extrait : Mais les historiens de l’immigration connaissent Aigues-Mortes pour une autre raison. C’est ici que le 17 août 1893 a eu lieu le plus grand « pogrom » (au sens du dictionnaire : « émeute accompagnée de pillages et de meurtres, dirigée contre une communauté particulière»), de toute l’histoire contemporaine de la France. Ce jour-là, les ouvriers italiens travaillant dans les salins ont été littéralement massacrés par la population locale. Bilan : 9 morts et une cinquantaine de blessés, selon les autorités françaises.
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  77. Gérard Noiriel, Le massacre des Italiens, Fayard, 2010, p. 56.
  78. Gérard Noiriel, op. cit., p. 58.
  79. Une huitième victime meurt du tétanos un mois plus tard.
  80. Gérard Noiriel, op. cit., p. 58-63.
  81. Gérard Noiriel, op. cit., p. 121.
  82. Gérard Noiriel, op. cit., p. 134-136.
  83. Gérard Noiriel, op. cit., p. 139.
  84. Les ouvriers italiens d'une part, la France d'autre part pour les émeutes devant le palais Farnèse, siège de l'ambassade de France à Rome.
  85. Gérard Noiriel, op. cit., p. 149.
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