Ligne de Saint-Agne à Auch

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Ligne de
Saint-Agne à Auch
Ligne de Toulouse à Auch
Image illustrative de l’article Ligne de Saint-Agne à Auch
La ligne au niveau de Gimont.
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Toulouse, Colomiers, Pibrac, Brax, Mérenvielle, L'Isle-Jourdain, Gimont-Cahuzac, Aubiet, Auch
Historique
Mise en service 1877
Concessionnaires Midi (1865 – 1937)
SNCF (1938 – 1997)
RFF (1997 – 2014)
SNCF (depuis 2015)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 648 000
Longueur 88 km
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification Non électrifiée
Pente maximale 25 
Nombre de voies Double voie de Toulouse-Matabiau au Pont d'Empalot , des Arènes à la gare du TOEC et de Saint-Martin-du-Touch à Colomiers
Voie unique ailleurs
(Anciennement à voie unique)
Signalisation BAL-VB[1] de Saint-Agne à Colomiers
BAPR de Colomiers à Auch
Trafic
Propriétaire SNCF
Exploitant(s) SNCF
Trafic Train urbain (TER cadencé) de l'agglomération toulousaine Ligne C du réseau de transports en commun de Toulouse des Arènes à Colomiers
Train urbain (TER cadencé) de l'agglomération toulousaine Ligne D du réseau de transports en commun de Toulouse De Matabiau à la bifurcation d'Empalot
TER, fret

La ligne de Saint-Agne à Auch est une ligne ferroviaire du Sud-Ouest de la France qui relie la région toulousaine à Auch, préfecture du département du Gers.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , la Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne signe une convention avec le ministre des Travaux publics pour la concession éventuelle un chemin de fer « de Toulouse à Auch. » Cette convention est approuvée par décret impérial le 11 juin 1863[2]. La ligne est déclarée d'utilité publique par un décret impérial du 17 juin 1865 qui rend la concession définitive[3].

La concession prévoit comme point de départ un détachement de la ligne de Toulouse à Bayonne au pont d'Empalot[4], puis un passage par le faubourg Saint-Cyprien, l'Isle-Jourdain et Gimont, puis à l'arrivée à Auch, un raccordement avec la ligne d'Agen à Tarbes[5].

Cette ligne a été mise en service le . En 2000, elle est doublée sur certaines portions et de nouvelles haltes sont construites entre les Arènes et Colomiers. En 2009, c'est au tour de la gare de Gallieni-Cancéropôle d'être mise en service.

Infrastructure[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

La ligne est double de Toulouse Matabiau au pont d'Empalot, puis des Arènes à la gare du TOEC (entre Arènes et Lardenne), simple entre TOEC et Saint-Martin-du-Touch, puis double jusqu'à Colomiers. Au-delà, la ligne est simple jusqu'à Auch. Les gares de Brax-Léguevin, l'Isle-Jourdain et Gimont-Cahuzac permettent le croisement des trains.

Cette ligne n'est pas électrifiée[6].

Tracé[modifier | modifier le code]

Schéma géographiquement exact de la ligne

La tête de ligne est située en gare de Toulouse-Matabiau, gare principale de la ville. Elle descend vers le sud sur deux kilomètres environ, en parallèle aux lignes Bordeaux-Saint-Jean - Sète-Ville et Toulouse - Bayonne, dont elle se sépare respectivement aux bifurcations à proximité du Grand-Rond et d'Empalot. Entre les deux se situent les gares de Saint-Agne, importante gare de desserte locale et régionale de l'agglomération ; trois ponts au-dessus des bras de la Garonne et de la Rocade ; et la petite gare de fret d'Empalot-Garage. Les voies jusqu’au second embranchement servent à la ligne D et aux dessertes TER Midi-Pyrénées.

Après avoir effectué ce très large détour par le sud, elle remonte vers la gare de Toulouse-Saint-Cyprien-Arènes, plus important pôle multimodal de l'ouest de l'agglomération qu'elle atteint après un passage sous le viaduc de Langlade (rocade), la récente halte de Gallieni-Cancéropôle et de nombreux passages à niveau[7] et virages serrés. Alors en plein dans un axe est-ouest, les voies pénètrent en gare de Colomiers après avoir desservi les nouvelles haltes du TOEC, de Saint-Martin-du-Touch et des Ramassiers ; ainsi que la station de Lardenne ou anciennement des Capelles. Les six dernières gares citées sont desservies par la ligne C. La ligne utilise un pont sur le Touch entre Lardenne et Saint-Martin, et passe sous la ligne T1 du tramway de Toulouse au niveau du Zénith puis sur le périphérique au pont de Cambo.

Là, la ligne effectue un détour par le nord de Colomiers et sa gare du Lycée International, avant de traverser l'Aussonnelle sur un pont prévu à cet effet et le nord de Pibrac et sa gare, et de passer entre les villages de Léguevin et de Brax qu'elle dessert grâce à leur gare commune située sur le territoire de cette dernière. Puis elle contourne le centre de la petite commune de Lasserre où elle ne s'arrête pas malgré la proximité de Lévignac et de Montaigut-sur-Save, mais subit d'importants dénivelées, préférant la gare de Mérenvielle.

Après son passage de la frontière entre le Gers et la Haute-Garonne, l’infrastructure traverse Ségoufielle avant de s'engouffrer dans la gare de l'Isle-Jourdain. Dès lors, son parcours restera généralement parallèle à celui de la voie rapide RN124, qu'elle croise tantôt au-dessus, tantôt en dessous ; mais jamais à niveau. On trouve sur la dernière section gersoise la gare de Gimont-Cahuzac, les stations de Marsan et d'Aubiet, les trois haltes désaffectées de Monferran-Savès, d'Escornebœuf et de Leboulin, et plusieurs ponts et viaducs sur la Save, la Gimone et l'Arrats.

Enfin, la ligne pénètre dans la gare d'Auch, préfecture du Gers, qui constitue la fin de ligne. Au-delà se trouvaient auparavant les lignes de Bon-Encontre à Vic-en-Bigorre et d'Eauze à Auch aujourd'hui déclassées.

Équipement[modifier | modifier le code]

Le matériel utilisé se compose généralement d'autorails de type X 73500, B 81500 et Régiolis en traction diesel, mais il est possible de trouver, plus rarement, des X 72500, ou des X 2100 (proches de la radiation).

Trafic[modifier | modifier le code]

La gare de Colomiers en 2006.

Trafic de 2 types :

Pour la desserte, à Toulouse, la gare de Saint-Cyprien-Arènes donne accès aux Arènes, deuxième pôle multimodal par le nombre de tickets validés.

Modernisation et perspectives[modifier | modifier le code]

Achèvement du doublement de la voie ferrée[modifier | modifier le code]

Depuis 2014, la dernière tranche du doublement de la voie ferrée entre Toulouse Arènes et Colomiers est à l'étude, sur 1 800 m entre les PK 10,940 et 12,800. Cette opération s'accompagnerait de la suppression des passages à niveau n°15 (Lardenne) et 16 (St-Martin) par ouvrage dénivelé, du réaménagement de la gare de Lardenne et de l'allongement des quais en fonction du matériel roulant[8]. Mais la mise en chantier de la troisième ligne de métro, passant par la gare de Colomiers, semble avoir gelé le projet.

Défense de la ligne[modifier | modifier le code]

Publié le 15 février 2018, le rapport de Jean-Cyril Spinetta[9] préconisait notamment la fermeture de quelques 9000 km de voies ferrées exploitées en France dont potentiellement Toulouse-Auch. Il a eu pour effet de générer une vive désapprobation des élus concernés et de la Région[10].

Extension de la desserte Arènes - Colomiers[modifier | modifier le code]

Une extension de la desserte "ligne C" est étudiée vers Pibrac puis vers Brax-Léguevin puis vers L'Isle-Jourdain à terme par SNCF Réseau. [11]

Electrification[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de l'extension de la desserte "ligne C",une électrification est aussi étudiée par SNCF Réseau [11]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Block automatique lumineux de voie banalisée
  2. « N° 11553 - Décret impérial qui approuve la convention passée, le 1er mai 1863, entre le ministre de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux publics et la Compagnie du chemin de fer du Midi et du canal latéral à la Garonne : 11 juin 1863 », Bulletin des lois de l'Empire Français, Paris, Imprimerie Impériale, série XI, vol. 22, no 1141,‎ , p. 153 - 158 (lire en ligne).
  3. « N° 13373 - Décret impérial qui déclare d'utilité publique l'établissement du chemin de fer de Toulouse à Auch et rend définitive la concession dudit chemin, accordée, à titre éventuel, à la Compagnie du Midi : 17 juin 1865 », Bulletin des lois de l'Empire Français, Paris, Imprimerie Impériale, série XI, vol. 25, no 1304,‎ , p. 845 - 846.
  4. Culture .gouv, Les ponts d'Empalot lire en ligne (consulté le 9 février 2010).
  5. France, bulletin des lois, volume 25, imprimerie Royale, 1865, pp. 847-846 lire en ligne (consulté le 9 février 2010)
  6. www.midimobilites.fr/reseau-ter/ter-sncf-tisseo-ligne-c/
  7. Dont celui du boulevard Déodat-de-Séverac, générant en moyenne un accident mortel par an.
  8. [PDF]Achèvement du doublement de la voie ferrée entre Arènes et Colomiers (Ligne de Auch)
  9. Lionel Steinmann, « SNCF : les propositions explosives du rapport Spinetta », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  10. Marc Centène, « La ligne Toulouse-Auch en voie de développement », La Dépêche du midi,‎ (lire en ligne)
  11. a et b « Amélioration de la desserte Toulouse - Auch | SNCF Réseau », sur www.sncf-reseau.com (consulté le 3 novembre 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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