Île Clipperton

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Île Clipperton
Île de la Passion
Île de Clipperton
Clipperton
 (fr)
Image satellite de l'île Clipperton par SPOT.
Image satellite de l'île Clipperton par SPOT.
Image satellite de l'île Clipperton par SPOT.
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Archipel Aucun
Localisation Océan Pacifique
Coordonnées 10° 18′ 14″ N, 109° 13′ 04″ O
Superficie 1,7 de terres émergées km2
Point culminant Rocher de Clipperton (29 m)
Géologie Atoll ou presqu'atoll
Administration
Statut Possession française sous l'autorité directe du gouvernement
Démographie
Population Aucun habitant
Autres informations
Découverte
Fuseau horaire UTC-8
Site officiel www.outre-mer.gouv.fr/polynesie-francaise-lile-de-clippertonVoir et modifier les données sur Wikidata

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Île Clipperton
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Île Clipperton
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Îles en France
Le lagon de l'île Clipperton, seul lagon d'eau douce au monde.
Carte des territoires outre-mer français représentant l'île Clipperton.

L’île Clipperton[1], aussi appelée île de Clipperton et Clipperton, anciennement île de la Passion, est une possession française composée d'un unique atoll situé dans l'océan Pacifique, à 10 677 kilomètres de Paris, à 5 400 kilomètres de Papeete, sur l'île de Tahiti, et à 1 081 kilomètres au sud-ouest de l'État du Michoacán, au Mexique. Son lagon représente le seul lagon d'eau douce au monde[2]. L'Île Clipperton représente aussi la seule possession française du Pacifique nord[3]. Cette île est le quatrième territoire français du Pacifique et le cinquième de l'outremer français par son extension maritime[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

Une possession très isolée[modifier | modifier le code]

L'île Clipperton — de son nom de baptême français « île de La Passion » — est le plus petit territoire que possède la France aux confins du Pacifique. Celui-ci se situe à 1 081 kilomètres au sud-ouest des premières côtes continentales, celles de l'État de Michoacán, au Mexique, et à 949 kilomètres au sud-sud-est de la première terre, la petite Île Socorro, dans l’archipel mexicain des Revillagigedo, tandis que Nuku Hiva, aux îles Marquises, terre française la plus proche, est à 4 017 kilomètres à l'ouest-sud-ouest. Honolulu, aux îles Hawaii, est à 5 326 kilomètres.

Selon le comité français de l'UICN, c'est l'atoll le plus isolé du monde[5].

Un atoll corallien[modifier | modifier le code]

Seul atoll corallien de cette partie de l'océan Pacifique, l'île a une forme sub-circulaire de douze kilomètres de circonférence. La superficie des terres émergées n'est que de 1,7 km2. L'atoll a un diamètre de 2,4 à 3,9 km. Son altitude est au maximum de 4 m pour la partie récifale, mais le point culminant est un rocher volcanique de 29 mètres d’altitude, le rocher de Clipperton, qui émerge du lagon au sud-est de l'atoll. La présence de ce reliquat de l'ancienne île volcanique fait de l'île Clipperton un presqu'atoll et non un véritable atoll au sens strict du terme[6]'[7].

L'atoll encercle totalement un lagon sans communication avec l'océan, d'une superficie d'environ 710 hectares, et qui comprend quelques îlots, notamment les îles aux Œufs. La surface totale de tous ces îlots est inférieure à 5 000 mètres carrés. Le sol en est constitué de graviers et sables coralliens souvent cimentés de guano. La houle importante dans cette région rend périlleux tout débarquement.

Le lagon[modifier | modifier le code]

Un temps ouvert par deux passes (au sud-est et au nord-est), le lagon (7,2 km2) s’est fermé entre 1840 et 1858, probablement du fait de tempêtes et peut-être de travaux. L’isolement des eaux du lagon de l’océan a entraîné la mort de nombreux coraux et une eutrophisation du milieu, qui forme ainsi un écosystème très inhabituel. [réf. souhaitée]

Le lagon est considéré comme le seul lagon d'eau douce de la planète [8], en effet, l’évaporation des eaux du lagon est inférieure aux précipitations ; l’eau y est donc douce en surface, salée et légèrement acide à partir de 6 mètres de profondeur. Il présente plusieurs fosses de plus de 20 mètres, sa profondeur maximale estimée était de 90 mètres au Trou sans fond. [réf. souhaitée] Les tentatives d’exploration de ce puits sous-marin, hypothétiquement une ancienne cheminée volcanique, par le commandant Cousteau ont été empêchées par une trop forte concentration d’hydrogène sulfuré. [réf. souhaitée] En 2004/2005 une expédition scientifique est menée. Jean-Louis Étienne sonda le lagon pendant plusieurs mois et estima la profondeur maximale du lagon à 34 mètres. [réf. souhaitée]

Histoire[modifier | modifier le code]

La découverte (1706-1711)[modifier | modifier le code]

En 1706, le flibustier et naturaliste anglais John Clipperton (ou Clippington) y aurait mis les pieds[9].après avoir fait sécession et quitté l'expédition de William Dampier.

Quelques années plus tard, le vendredi saint les Français Mathieu Martin de Chassiron[10] et Michel Dubocage, commandant respectivement les frégates la Princesse[11] et la Découverte[12], y débarquent et en dressèrent la première carte. En souvenir de cette journée, ils la baptisèrent « île de la Passion ». Bien que n'étant pas chef d'escadre, c'est Dubocage qui a conseillé la route à suivre et qui le premier a découvert l'atoll ne figurant pas sur ses cartes[13][réf. incomplète].

Mention dans les cartes[modifier | modifier le code]

Le fait est que ni les portulans ibériques, comme celui d'Andreas Homen en 1559, ni le planisphère portugais de 1585 ne mentionnent cette île ; pas plus que l'atlas du dieppois Jean Guérard en 1634, pourtant très au courant des découvertes espagnoles. De même, ni l'atlas français de Sanson d'Abbeville en 1667, ni la carte de l'Amérique méridionale du Père Feuillée [réf. souhaitée] de 1714 ne font mention d'une île Clipperton dans ces parages. Elle apparaît sous le nom d'île de la Passion sur la carte réduite de la Mer du Sud dessinée en 1753 par Bellin ingénieur de la marine, hydrographe du roi, nom repris dans son Hydrographie Française de 1755. [réf. souhaitée] L'atlas de Malte-Brun de 1812 confirme cette appellation. C’est en 1835, sur une carte de l'Océanie dressée par le géographe A. R. Fremin pour l'atlas anglais d'Arrowsmith, qu'elle apparaît sous le nom d'île Clipperton, alors qu'Arrowsmith lui-même l'avait indiquée sous le nom d'île de la Passion sur sa carte de l'Amérique Septentrionale datée de 1835 également. [réf. souhaitée]

La confusion s'installe à un point tel que, sur son Atlas de 1850, Berthe positionne une île de la Passion dans l'archipel des Revillagigredo au large du Cap Corrientes, une île Cliporton  [sic] plus au sud ; et encore plus bas, un Rocher de la Passion, ancienne Isla Medanos, découverte en 1527 par le navigateur espagnol Alvaro Saabreda, et que les Mexicains confondent aujourd'hui avec l'île de la Passion. Amboise Tardieu, en 1850, et Bouillet, en 1865, rétablissent la situation en ne mentionnant que la seule île de la Passion.

Un intérêt stratégique[modifier | modifier le code]

Intéressée non pas par le phosphate de l'île mais par sa position stratégique dans le Pacifique face à l'isthme de Panama dans la perspective d'un percement futur, la France en prit possession le officiellement par publication dans divers journaux, sans qu'aucun État ne vienne contester cette possession à cette époque. Le projet était de faire de l'île un port de relâche pour les bateaux à vapeur, la construction d'un phare sur le « Rocher » (point culminant de l'île) qui serait visible à 30 milles nautiques, le percement de la passe près du « Rocher ».

États-Unis, Mexique et France se disputent la possession (1895-1931)[modifier | modifier le code]

Les survivants de Clipperton.

En 1895-1896, d'une occupation de l'île par les États-Unis[14]. En 1895, La Pacific Islands Company, une compagnie américaine, s'installe sur l'île pour y exploiter le guano[9].En 1897, le Mexique l'occupe. En 1906, le Mexique construit un phare et y laisse un gardien[15]. En 1907, le président mexicain, le général Porfirio Diaz, y dépêche une petite troupe d’une dizaine de soldats et leurs femmes placés sous les ordres du capitaine Ramon Arnaud, descendant d’une famille française[9]. La marine mexicaine devant venir les ravitailler environ tous les quatre mois[9]. En 1909, le Mexique demande un arbitrage international au roi d'Italie Victor Emmanuel III[9]. L'arbitrage est interrompu par la guerre et n'est rendu qu'en 1931[9].

Les oubliés de Clipperton (1914-1917)[modifier | modifier le code]

En février 1914, un cyclone détruit les potagers de la petite garnison[9] de 11 soldats installés sur place avec femmes et enfants depuis 1906. La bateau de ravitaillement de mai n'arrive pas. À la fin du mois de juillet, l'USS Cleveland vient secourir l'île, mais le chef de la garnison refuse d'embarquer sur un navire ennemi[9]. La troupe est alors décimée par la famine et le scorbut. En mai 1915 ils ne sont plus que 3 hommes, 6 femmes et 8 enfants[9]. 2 des hommes meurent en tentant de rejoindre un navire passant au large[9]. Le dernier survivant, le gardien du phare fait vivre un calvaire aux autres et se comporte en dictateur[15],[9]. Il est assassiné à coups de marteau par les femmes survivantes le 17 juillet 1917. Le lendemain l'USS Yorktown les sauve ; il était venu vérifier qu'aucun navire allemand ne s'y cache[16],[9]. Certaines encyclopédies ont longtemps indiqué que l'île Clipperton avait une cinquantaine d'habitants, restant à ce chiffre de 1914.

L'arbitrage international de 1931[modifier | modifier le code]

Bâtiment de débarquement de chars USS LST-563 (en) échoué sur l’île de la Passion en 1944.

La France, le Mexique et les Etats-Unis ont revendiqué ou occupé cet atoll.

Le Mexique n'a pu fournir de documents écrits prouvant l'antériorité de la découverte de l'île Clipperton par les Espagnols pas plus que les Anglais n'ont pu le faire à leur tour. En présence des seules preuves écrites fournies à l'arbitrage international, à savoir les journaux de bord du Havrais Michel Dubocage et du Rochelais Martin de Chassiron contenant le premier relevé de l'île, la souveraineté de la France sur l'île Clipperton a été officiellement reconnue par l'arbitrage rendu par le roi d'Italie en 1931 au nom de la Cour Internationale de la Haye, cour qui avait été saisie par la France et le Mexique en 1909.

Bien que l'îlot n'ait jamais eu de population française, la souveraineté française fut reconnue le par l'arbitrage de la Cour internationale et du roi Victor-Emmanuel III d'Italie[17]. La Cour reconnaît le caractère de terra nullius du territoire lors de la prise de possession française, et l'effectivité de celle-ci. Les seuls documents écrits prouvant l'antériorité de la découverte ayant été les journaux de bord de Martin de Chassiron et de Michel Dubocage.

Le Mexique reconnaît définitivement la souveraineté française sur l'île en 1959[18].

En 1944, les États-Unis occupent l'île d'autorité. Ils ouvrent une passe dans la couronne (qu'ils refermeront en partant) et nivellent une piste d'aviation toujours praticable. [réf. souhaitée] À la suite d'une protestation de la France qui vient tout juste d'être libérée, protestation conduite par le ministre français des affaires étrangères Georges Bidault en janvier 1945, les États-Unis rétrocèdent le territoire à la France le . [réf. souhaitée]

Expéditions scientifiques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Expédition Clipperton.
  • Entre décembre 2004 et mars 2005, une équipe de scientifiques français (et mexicains) du CNRS, du Muséum national d'histoire naturelle, de l'IRD, de l'EPHE et de l'INRA, autour de Jean-Louis Étienne réalisa un nouvel inventaire de la faune et de la flore. Ils étudièrent la géologie de l'île. Ils étaient sponsorisés par GDF et Unilever. Ils ont essayé d'éradiquer les rats. L'objectif est de créer une base de données afin d'étudier par la suite l'évolution de la biosphère à partir des transformations de ce lieu clos et réputé peu visité[23].
  • En 2013, C'est une nouvelle mission du programme PASSION, la mission PASSION 2013 qui conduit le Pr C. Jost et le Dr J. Morschel de l'UPF à rejoindre à bord de la frégate Prairial l'expédition Cordell 2013 de radioamateurs qui les ramènera au Mexique après avoir réalisé des mesures précises du la côte SE dont l'érosion est susceptible de rouvrir une passe vers le lagon comme l'atoll était ouvert avant 1850.
  • En 2015 c'est l'expédition scientifique internationale PASSION 2015 organisée et dirigée par le Pr Christian Jost de l'Université de la Polynésie française qui débarque sur l'île pour quinze jours pleins 14 scientifiques en provenance de Polynésie, de la Nouvelle Calédonie, du Mexique, de La Réunion, de France métropolitaine. Cette mission a notamment pour objectifs de réaliser un inventaire complet et une cartographie de la flore sous SIG, de la faune et de la flore récifale, ainsi que le premier MNT ou modèle numérique de terrain, carte topographique précise complétant les mesures de la dynamique et de l'érosion côtière surveillée depuis vingt ans par C. Jost. Une exposition photo de l'UPF est consacrée à cette mission. Cette mission scientifique bénéficia d'un appui logistique exceptionnel de la Marine nationale et notamment de la frégate FS 731 Prairial ainsi que de l'Armée de terre (RIMAPP de Polynésie française). C'est aussi la plus importante mission militaire française depuis les missions Bougainville des années 1960. Le député Philippe Folliot rejoint les chercheurs en fin de mission. Il est le premier élu de la République à venir sur l’île[24].
  • En février 2016, la société canadienne N2Pix obtient l'autorisation du Haut-Commissaire pour conduire une mission mi-touristique (14 touristes plongeurs), mi-scientifique (3 chercheurs dont un français qui ne pourront rester que quelques heures sur l'atoll) [25]. Ils réalisent un inventaire des espèces marines pour mieux cerner la migration des grandes espèces pélagiques le long de la côte américaine [26].
  • En avril 2016, National Geographic - Pristine Seas dirigé par le Dr Enric Sala, réalise l'expédition Clipperton Island Expedition dédiée à réaliser un inventaire de la faune marine et un inventaire de la faune aviaire que réalisa le Pr Christian Jost qui resta cinq jours en solitaire sur l'atoll. Les énormes moyens qu'a mobilisé cette expédition (caméras de profondeurs descendant à plus de 1100m, caméras pélagiques, sous-marin) ont permis de réaliser un inventaire exceptionnel et de découvrir de nouvelles espèces. Un important rapport a été fourni aux plus autorités de l'Etat français et un film de 26' Clipperton - l'île de La Passion

Administration[modifier | modifier le code]

Le ministre de l'Outre-Mer français est l'autorité désignée sur l'île Clipperton.

Depuis l'adoption en 1982 de la Convention internationale sur le droit de la mer, l'îlot confère à la France le droit de contrôler et d'exploiter tout autour de l'île une zone économique exclusive (ZEE) de 435 612 km2 (c'est-à-dire, sensiblement, un cercle de 200 milles nautiques de rayon). L'Académie des sciences d'outre-mer, dès 1981, a recommandé la mise en place sur l'atoll d'une base de pêche, avec réouverture du lagon et réhabilitation et extension de la piste aérienne existante.

Après avoir été sous la juridiction des Établissements français d'Océanie dès 1936 puis de la Polynésie française jusqu'au , l'île relève aujourd'hui du domaine public et est inscrite au tableau des propriétés domaniales de l'État français. Elle est, à ce titre, sous l'autorité du ministre chargé de l'outre-mer, autorité qu'il délègue au haut-commissaire de la République en Polynésie française, représentant de l'État, à qui il appartenait d'accorder des autorisations aux particuliers désirant aborder l'atoll ou y obtenir des concessions d'exploitation.

Depuis la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 complétant la révision du 28 mars 2003, l'île est mentionnée au dernier alinéa de l'article 72-3 de la Constitution de la République française : « La loi détermine le régime législatif et l'organisation particulière des Terres australes et antarctiques françaises et de Clipperton ».

De fait, cette possession française ne faisait pas formellement partie des anciens territoires d'outre-mer (TOM), ni des collectivités d'outre-mer (COM) qui leur ont succédé : elle n'est pas un département d'outre-mer, ni un territoire d'outre-mer, ni une collectivité territoriale à statut particulier. Depuis février 2007, l'île Clipperton est directement administrée par le haut-commissaire de la Polynésie française sous l'égide du ministre de l'Outre-Mer. Depuis la loi no 2007-224 du 21 février 2007 portant dispositions statutaires et institutionnelles relatives à l'outre-mer, l'île Clipperton est soumise au titre II de la loi no 55-1052 du 6 août 1955 portant statut des Terres australes et antarctiques françaises et de l'île Clipperton.

La situation juridique de l'île (l'étendue des lois applicables et les compétences des tribunaux) n'a pas toujours été claire. Cependant, la loi de 2007 a considérablement simplifié ces questions en plaçant l'île sous le principe de l'identité législative (et paradoxalement, cette loi rapproche donc cette possession française du régime juridique applicable aux DOM, même si l'île n'a pas de collectivité territoriale compétente, faute de représentant local, sa représentation étant collective par le parlement de la République tout entier devant lequel est responsable le gouvernement qui y en a l'autorité) : la loi indique clairement que les lois et règlements de la République s'y appliquent de plein droit (au contraire des anciens TOM et des COM actuels et autres territoires à statut particulier sui generis, où l'élaboration des lois et règlements se fait en concertation avec les collectivités territoriales locales dotées de compétences législatives spécifiques, à l'exception des questions de souveraineté[27]. L'effet de ce texte, qui a été validé au plan constitutionnel [réf. souhaitée], est également d'inclure l'île Clipperton dans le champ d'application des traités internationaux engageant la France (sauf en cas d'exclusion explicite dans les instruments de ratification de ces traités). Dès lors, « les juridictions de l'ordre judiciaire ayant leur siège à Paris » sont « territorialement compétentes » (selon les principes de la loi du 6 août 1955, et le décret du 24 janvier 1979).

Ce texte affirme enfin de façon claire que l'île ne fait pas partie de la Polynésie française (puisque cette dernière est administrée selon le principe de spécialité législative qui avait cours en tant que TOM et confirmé dans son nouveau statut actuel de COM), même si le ministre chargé de l'Outre-Mer délègue encore, pour des raisons pratiques, l'administration de l'île au Haut-commissaire (délégué substituant un préfet) représentant l'État en Polynésie française, notamment pour les autorisations d'accès et l'octroi des droits de pêche dans la zone économique exclusive autour de l'île Clipperton[28].

Par cette même loi, l'île reste donc sous l'autorité directe du gouvernement. Elle n'est pas dotée d'une administration locale propre au plan exécutif, ni d'une réelle autonomie financière, mais seulement d'une ligne budgétaire dans les comptes publics du gouvernement, qui tient lieu de collectivité locale administrative pour ce territoire, le chef de gouvernement tenant lieu de préfet représentant l'État. Le code officiel géographique (COG) de l'Insee référençait ce territoire sous le code 98799 (correspondant à l'ancien rattachement à la Polynésie française, codée 987, comme s'il s'agissait d'une commune séparée) jusqu'au 31 décembre 2007, mais depuis le 1er janvier 2008 ce rattachement artificiel a été supprimé et le territoire est dorénavant codé 989 (ou 98901 pour les applications comptables ou statistiques nécessitant un découpage au niveau communal avec un code à cinq chiffres)[29].

Régulièrement, au moins une fois par an, un bâtiment de la marine nationale française visite l'île pour remplacer la plaque commémorative et le drapeau national très souvent saccagés par les contrebandiers, les pêcheurs et les chercheurs de trésors. Cela s'avère nécessaire en vertu du droit international relatif au statut de la mer et le maintien de la ZEE française, qui permet notamment à la France d'être partie à plusieurs traités internationaux concernant cette zone de l'océan Pacifique, notamment pour les ressources halieutiques (l'île se situe dans une importante zone de ressources pour la pêche au thon), mais exige que la souveraineté soit justifiée par une occupation régulière[30].

Visite officielle[modifier | modifier le code]

En 2015, l'expédition scientifique internationale PASSION 2015 a invité le député du Tarn Philippe Folliot à se joindre à elle. En effet, le géographe Christian Jost, responsable de l'expédition, a invité le député à joindre les autres chercheurs dans leur mission sur l'île. Philippe Folliot alors missionné par la ministre française des Outre-mer, George Pau-Langevin, devenait ainsi le premier élu de la République française à poser le pied sur l'atoll.

Ce dernier milite ainsi et aussi afin de voir s'implanter sur l'île un développement durable de même qu'une base scientifique internationale[31]. Plus particulièrement, le député se soucie des enjeux relatifs au devenir de Clipperton. Ainsi des préoccupations comme les flux logistiques pour alimenter la future station scientifique à vocation internationale, éventuellement à partir des îles Marquises, la construction d'un abri paracyclonique, l'ouverture d'une passe ou encore la dératisation de l'île sont à l'ordre du jour du député[3]. Ses propositions sont consignées dans un rapport remis à la ministre en juin 2016[32].

Écosystèmes[modifier | modifier le code]

Atoll formé à partir d'une île volcanique aujourd'hui en grande partie disparue, Clipperton n'a jamais été en contact avec le continent américain ni avec aucune autre terre. Sa faune et sa flore sont donc entièrement importées, soit naturellement, soit par l'action de l'homme.

Une cocoteraie sur l'île Clipperton.

Le lagon, de 5 mètres de fond en moyenne, 92 mètres au maximum (profondeur mesurée à hauteur du « Trou sans fond »[33]), dont l'eau de surface est faiblement salée, est clos (ni passe ni hoa).

L'eau marine y entre par les vagues qui franchissent le cordon lors des tempêtes, mais il se dégrade : nombreux récifs et coraux morts au sud (sur 14 espèces de coraux encore présentes en 1958, il n'en restait que 8 en 1994, dominées par 3 espèces Pocillopora, Pavona et Porites).

On a aussi assisté à une dégradation de l’herbier à Ruppia maritima (phanérogames) qui couvrait 45 % du lagon, eutrophisation exacerbée par un apport de guano estimé à 650 t/an, par de nombreux oiseaux marins qui y trouvent une escale, puisque l’île est la seule terre émergée entre le continent et les plus proches archipels polynésiens (la présence de ces nombreux oiseaux rend délicate l'utilisation de la piste d’atterrissage sur l'île, ou les transbordements par hélicoptère depuis un navire). Et le nombre de cocotiers est en diminution.

Le paysage terrestre uniforme n’offre qu’un petit nombre d’habitats. À la suite d'un naufrage daté de l'an 2000, des rats ont été introduits dans cet écosystème fragile qui s'en est trouvé profondément bouleversé. La flore est très rare, consistant essentiellement en quelques bouquets de cocotiers poussant sur un sol exposé à une forte insolation, et aux cyclones sur un substrat pauvre et peu diversifié (sables et graviers coralliens) qui — dans la région nord-ouest de l’île — a été dégradé par l'exploitation du limon phosphaté (de 1892 à 1917).

Une zone de protection du biotope est créée en novembre 2016 dans les eaux territoriales de Clipperton[34].

Faune[modifier | modifier le code]

Crabe endémique.

Malgré des ressources limitées, l’île possède une faune composée de nombreux individus :

  • Crustacés : Des crabes : 11 millions de crabes orange de la famille des Gecarcinidae (selon l'UICN, 2008), mais l'arrivée des rats en 2000 en a fait drastiquement baisser le nombre.
  • Oiseaux : L’île est le seul lieu de ponte possible au milieu d'une surface d'océan de plusieurs millions de kilomètres carrés. Elle abrite la plus grande colonie de fous masqués au monde (110 000 individus dénombrés en 1997 et 2001 par C. Jost, confirmé en 2005).
    Au moins 11 espèces vivaient autrefois sur l'île, dont 10 oiseaux marins. En 1980, 6 espèces étaient encore présentes dont les fous (principalement Sula leucogaster et Sula dactylatra) constituant plus de 95 % des populations. Leur nombre a augmenté à la suite de l'éradication des porcs en 1958, introduits en 1897 par les exploitants de phosphate (D’autres porcs introduits en 1966 furent tués par une mission française en 1968).
    Fulica americana, la seule espèce nicheuse terrestre avait déjà disparu en 1980. Sur 11 espèces, 5 avaient disparu en 1980 et deux régressaient.
  • Reptiles : Un lézard (Emoia cyanura) est répertorié, et un gecko (Gehyra mutilata) y est peut-être présent, selon l'IUCN. En 1825, des tortues vertes venaient pondre sur l'île. Elles n'ont pas été signalées depuis[35]. Le serpent marin Pelamis platurus est encore présent. [réf. souhaitée]
  • Poissons : Au moins deux espèces de poissons étaient jadis présentes dans le lagon (disparues en 1980), mais 112 espèces sont répertoriées hors du lagon, dont 5 ou 6 endémiques. Les requins abondent dans les eaux voisines.
  • Mammifères : Les dauphins sont fréquents autour de l'atoll, dont Stenella longirostris, Stenella attenuata, mais aussi Tursiops truncatus, Stenella coeruleoalba et Delphinus delphis. Les mammifères introduits sont à l'origine de graves atteintes à l'avifaune nicheuse. Des porcs domestiques furent introduits accidentellement en 1897 probablement lors du naufrage du navire britannique Kinkora. La présence de l'espèce est mentionnée par le naturaliste américain Kenneth Stager en 1958, qui souligne que quelques centaines d'oiseaux sont visibles (contre des centaines de milliers d'après les témoignages du XIXe siècle). Avec son équipe, il procède à leur éradication totale. Grâce à cette intervention, l'effectif de Fous masqués et de Fous bruns de Clipperton passe de 150 individus pour la première espèce, à 112 000 en 2003, et de 500 pour la seconde, à 25 000 en 1980. Une seconde introduction accidentelle eut lieu ultérieurement et donna lieu à une seconde éradication en 1968. Les rats (Rat noir) auraient été introduits en 1998 ou 1999, à la suite de deux naufrages. L'espèce est un prédateur pour la faune locale et son éradication est à l'étude[36].

Flore[modifier | modifier le code]

  • 54 espèces d'algues sont répertoriées sur l'atoll. Les herbiers aquatiques se dégradent.
  • La flore de graminées et de vivaces est dominée par 4 espèces.
    Elle était en 2007 composée de 26 phanérogames, 3 mousses, quelques lichens et champignons identifiés, pour l'essentiel probablement introduits par l'homme. Le tapis d'Ipomoea pes-caprae encore présent en 1958 était déjà relictuel en 1980 (à la suite d'un excès d’apport azoté par les oiseaux ?). Quelques vasières, mares et fossés abritent près du lagon des Cypéracées (en régression). Une espèce de cocotier a été introduite par l’homme, actuellement en expansion sous forme de quelques bosquets.
  • La flore est extrêmement sensible aux aléas climatiques : la faible altitude de l'île la rend au moins partiellement submersible lors des très grandes tempêtes, ce qui a pour effet la suppression de la végétation dans les zones touchées par la mer.

Pollution[modifier | modifier le code]

Les écosystèmes de l'île Clipperton (bosquets, sols dénudés, lagon et fonds marins proches) sont également régulièrement recouverts par des déchets dérivants, qui forment une pollution inquiétante.

Il reste, éparpillées sur l’île, des munitions vides et de nombreuses carcasses de moteurs laissées après l'occupation américaine de 1944 et par l'ancienne exploitation du guano au début du XXe siècle. Les anciennes baraques sont en état de délabrement. Toutefois ces déchets constituent des abris artificiels pour les populations de crustacés aux heures les plus chaudes.

L’île a été recommandée par l’Oceania Program de l’Asian Wetland Bureau pour inscription en zone humide Ramsar en 1994. [réf. souhaitée] Elle est toujours sur la liste des sites susceptibles d’être désignés au titre de la Convention de Ramsar.

Le , le chimiquier Sichem Osprey de la compagnie norvégienne Eitzen (en) s'échoue sur les récifs entourant l'île avec dans sa cale notamment 10 000 tonnes de xylène et des huiles animales et végétales. Des opérations de pompage doivent être mises en place pour prévenir d'éventuelles fuites de xylène (le navire est toutefois à double coque) et alléger le navire qui trois semaines plus tard est toujours échoué[37]. Le navire est remis à flot le 5 mars 2010 sans qu'il y ait eu de pollution à déplorer[38].

Des ressources intérieures inexistantes[modifier | modifier le code]

Le phosphate a été exploité de 1898 à 1917. Les ressources de guano sont également épuisées. Aujourd'hui inhabité, l'îlot n'abrite même plus de station météorologique.

Une ZEE très vaste[modifier | modifier le code]

Le thon serait une des richesses de Clipperton.

L'intérêt actuel réside dans la zone économique exclusive française de 435 612 km2 qui l'entoure[39] (ce qui représente un disque de 201 milles de rayon, soit à 200 milles d'un atoll qui fait sensiblement un mille de rayon), permettant à la France d'être membre de la Commission thonière tropicale inter-américaine (en anglais, Inter-American Tropical Tuna Commission, IATTC])[40] et de pouvoir pêcher le thon. Cette zone représente l'une des plus riches au monde en thonidés[41].

La mission océanographique mexicano-française Surpaclip a aussi découvert en 1997 la présence de nodules polymétalliques riches en nickel et en cuivre.

Par ailleurs, dans le cadre de son programme Extraplac, la France n'aurait pas voulu en 2009 faire valoir auprès de l'ONU ses droits de possession à Clipperton[42] en relation avec une zone de 40 000 km2 de plateau continental, perdant ses droits de manière définitive[43],[44].

Philatélie[modifier | modifier le code]

La compagnie américaine qui exploita le guano de l'île Clipperton fit imprimer dix timbres en mars 1895 « Clipperton Island Postage » à San Francisco avec les valeurs faciales de 1, 2, 3, 4, 5, 8, 10, 25, 50 cents et 1 dollar. Ces timbres furent utilisés en 1895 et 1896 pour le courrier de la compagnie[45].

Pendant l'occupation mexicaine, des timbres mexicains de 1, 2, 3, 4, 5, 10 centavos et 1 peso avec une surcharge diagonale « CLIPPERTON » ont été utilisés jusqu'en 1914.

Un timbre de la poste française est émis en 2011 pour commémorer la découverte de l'île. D'une valeur faciale de 1 euro, il est dessiné par Marie-Noëlle Goffin. L'émission de ce timbre est à l'initiative d'Alain Duchauchoy, vice-président chargé de la communication et des relations publiques de l'association Clipperton, projets d'Outre-Mer et responsable de l'expédition scientifique et radioamateur de 2008. D'un point de vue officiel, les timbres de la Polynésie française sont censés y être utilisés mais il n'y a ni bureau de poste, ni courrier sur l'île. Cependant, le code postal 98799 est dédié à l'île.

Presse[modifier | modifier le code]

Le journaliste Gabriel Macé a souvent parlé de l'île Clipperton dans Le Canard enchaîné et est devenu un spécialiste de l'îlot au sein de la rédaction de l'hebdomadaire[46].

Benoît Gysembergh a passé une semaine, en avril 1986, seul sur l'ile pour un reportage publié dans Paris Match[47].

Le reporter Stéphane Dugast a effectué trois séjours sur l'île et publié de nombreux reportages sur cette île, notamment dans Cols Bleus, le journal de la Marine nationale[48].

Musée de Clipperton[modifier | modifier le code]

Le site "Bienvenue sur l'île de la Passion... Clipperton!"[49] a développé un musée virtuel de Clipperton. En environ deux minutes on fait un voyage à travers l'histoire de l'île[50].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Commission nationale de toponymie et Conseil national de l'information géographique, Pays indépendants et capitales du monde : Entités géopolitiques dépendantes au 01.09.2007, , 10 p. (lire en ligne), p. 4
  2. Hellduck, « La Collection Cousteau 71/90 - Clipperton île de la solitude (1980) », (consulté le 27 janvier 2016)
  3. a et b « 1ère circonscription du Tarn – Philippe FOLLIOT – Député du Tarn », sur www.philippe-folliot.fr (consulté le 28 janvier 2016)
  4. Christian Jost, « Musée Clipperton | Bienvenue sur l’île de la Passion…Clipperton! | Christian Jost », sur www.clipperton.fr (consulté le 28 janvier 2016)
  5. [PDF] Synthèse : biodiversité et conservation outre-mer, partie sur l'île de Clipperton (UICN, 2008)
  6. « Le seul atoll du Pacifique nord-oriental » (consulté le 13 août 2015)
  7. « Les atolls et presqu’atolls des Marquises (Un pavé dans le lagon) » (consulté le 13 août 2015)
  8. {http://www.estrepublicain.fr/actualite/2016/06/12/clipperton-l-ile-oubliee-de-la-republique L'Est Républicain 12/06/2016 Clipperton, l'île oubliée de la République]
  9. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l « Clipperton, un destin noir au milieu de nulle part », Libération.fr, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  10. Bibliographie de l’île de Clipperton - Île de La Passion (1711-2005) par Christian Jost, site Internet de la Société des Océanistes
  11. Revue historique de l'armée, ministère des armées, 1965, p. 151, [lire en ligne], consulté le 1er novembre 2008.
  12. Annales de l'Institut océanographique de Monaco, vol. 40, 1963, p. 6, [lire en ligne] consulté le 1er novembre 2008.
  13. Archives Nationales Marine 4 jj 47. Voir le récit de son voyage sur Internet en demandant passion.clipperton.
  14. http://www.upf.pf/IMG/pdf/Tahiti-pacifique_juin2013_JOSTMORSCHEL.pdf
  15. a et b Daniel PARDON, « Carnet de voyage - Victoriano Alvarez, le“roi” violeur de Clipperton », TAHITI INFOS, les informations de Tahiti, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  16. https://infosmexique.wordpress.com/2009/07/23/lincroyable-histoire-des-naufrages-de-clipperton/
  17. Affaire de l’île de Clipperton (Mexique contre France). Recueil des sentences arbitrales, volume II, pp. 1105-1111, 28 janvier 1931.
  18. Rapport du Sénat français : mission effectuée au Mexique du 20 au 28 février 1999.
  19. (en) Robert Evans Snodgrass et Edmund Heller, The birds of Clipperton and Cocos islands, Proceedings of the Washington academy of sciences, vol. 4, 1902, pp. 501-520, [lire en ligne]
  20. Clipperton île de la solitude La Collection Cousteau (1980) sur YouTube
  21. « Clipperton, lointaine terre française, et la météorologie », Revue Met Mar de Météo-France, no 121,‎ , p. 41-46 (ISSN 0222-5123, lire en ligne)
  22. Christian H. Jost, « Clipperton - Île de la Passion : Une aire française du Pacifique à protéger ! », dans Jean-Michel Lebigre (dir.) et Pierre-Marie Decoudras (dir.), Les aires protégées insulaires et tropicales, Pessac, Centre de recherches sur les espaces tropicaux (CRET), coll. « Îles et archipels » (no 32), , 304 p. (ISBN 2-905081-45-7, lire en ligne), p. 226 (colloque de Nouméa, 30-31 octobre 2001).
  23. Jean-Louis Étienne : cap sur Clipperton. Fabrice Nodé-Langlois. Le Figaro, 13 novembre 2004
  24. Un député français à bord de la FS Prairial Cols bleus (12/05/2015)
  25. Clipperton Expedition - Scuba dive and tag sharks
  26. Rapport de mission.
  27. La loi no 2007-224 du 21 février 2007 décide que le nouvel article 9 ajouté à la loi statutaire du 6 août 1955 — actualisée et rebaptisée « Loi portant statut des Terres australes et antarctiques françaises et de l'île de Clipperton » — comportera un alinéa 3 qui précise « Les lois et règlements sont applicables de plein droit dans l'île de Clipperton. »
  28. La Législation applicable au récif de Clipperton, par André Oraison, professeur de droit public à l'université de la Réunion (université française et européenne de l'Océan Indien)
  29. Définition et méthodes de nomenclature dans le code géographique officiel de l'Insee.
  30. Question écrite no 9607 de Christian Cointat (sénateur des Français établis hors de France), sur le site du Sénat français.
  31. http://www.clipperton.fr/actualite-2.html
  32. Philippe Folliot, « Valoriser l'île de La Passion (Clipperton) par l'implantation d'une station scientifique à caractère international », sur www.ladocumentationfrancaise.fr (consulté le 22 juin 2016)
  33. (fr) « Le "trou sans fond" », www.jeanlouisetienne.com (consulté le 9 avril 2013)
  34. Arrêté du 15 novembre 2016, JORF du 23 novembre 2016.
  35. Morrell, B. 1832. À Narrative of Four Voyages to the South Sea, North and South, Pacific Ocean, Chinese Sea, Ethiopic and Southern Atlantic Ocean, Indian and Antarctic Ocean from the Years 1822 to 1831. J. & J. Harper, New York, 492 pp.
  36. In O. Lorvelec, D. Fourcy, M. Pascal, L'île de Clipperton : un paradis pour les oiseaux, menacé par les introductions de mammifères, Ornithos 19-4, juillet-août 2012, p. 251-264.
  37. Échouage du Sichem Osprey à Clipperton : Aucune pollution à ce jour. Dans Tahiti presse le 26 février 2010.
  38. Clipperton : Déséchouement du navire chimiquier Sichem Osprey. Agence Tahitienne de Presse.
  39. La ZEE, bien que contestable selon le droit international de la mer car inhabitée et non localement administrée, a été créée par le décret no 78-147 du 3 février 1978, elle est effective au plan international depuis le 1er janvier 1983.
  40. Présentation du ministère français de l'outre-mer
  41. Christian Jost, « Intérêts | Bienvenue sur l’île de la Passion…Clipperton! | Christian Jost », sur www.clipperton.fr (consulté le 28 janvier 2016)
  42. Programme français d'extension du plateau continental. La ZEE de Clipperton s’étend partout jusqu’à la haute mer. Les côtes du Mexique sont situées à un peu moins de 700 milles au nord-est.
  43. Le Programme français d'extension du plateau continental : une action structurée. En 2004, l’Ifremer a constitué une liste des zones d’extensions pouvant représenter un intérêt, 24 zones sont concernées, dont 11 partagées avec un autre État… Pour y prétendre il faut déposer, avant le 13 mai 2009, un dossier technique et juridique devant la Commission des Limites du Plateau Continental qui implique de nombreuses campagnes océanographiques.
  44. Florence Cassez a-t-elle fait perdre les fonds autour de Clipperton à la France ?
  45. Wolfgang Badius, "The Stamps of Clipperton Island", dans the Postal Gazette, octobre 2009. [lire en ligne]
  46. Frédéric Pagès, « Enfin on reparle de Clipperton », le Canard chaîné,‎ .
  47. « Vivre sur une île déserte », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant, paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  48. « Principes de base », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant, paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  49. http://www.clipperton.fr/
  50. http://www.clipperton.fr/musee-clipperton.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Île Clipperton.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Filmographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jost Christian & Alan Friedlander et al., 2016. L’atoll de Clipperton (Île de La Passion) – Biodiversité, menaces et recommandations pour sa conservation. Rapport au Gouvernement de la France. Août 2016, Paris / Washington, université de la Polynésie française / National Geographic – Pristine Seas, 98 pages, et Références à l’appui du rapport, 998 pages.
  • Jost C. & Sala E., 2016. Clipperton, l’île de La Passion. Une opportunité unique pour la France. Une proposition de réserve marine pour Clipperton. National Geographic Society – Pristine Seas, Washington D.C. / UPF, Tahiti, Polynésie française, 4p.
  • Jost C., Risques environnementaux et enjeux à Clipperton, in Cybergéo, revue européenne de géographie.
  • H. Juet, Clipperton, l'île Passion, Éditions Thélès, Paris, 258 p., 2004.
  • Jacqueline et Claude Briot, Dubocage de Bléville, découvreur de Clipperton. Recueil de l'Association des Amis du Vieux Havre no 48 - 1989.
  • (de) Ivo Mansmann, Clipperton, Schicksale auf einer vergessenen Insel, roman (ISBN 3-354-00709-5).
  • Michel Dubocage, Journal de Navigation fait par le capitaine Dubocage commandant la frégate La Découverte présenté, transcrit et annoté par Jacqueline et Claude Briot, Books on Demand, avril 2010. Sous-titré par les transcripteurs Voyage à la Chine par le Cap-Horn — Découverte de Clipperton 1707-1716.
  • Collectif, Dubocage de Bléville, Clipperton et la Chine, Cahiers Havrais de Recherche Historique. Numéro spécial hors série 2011 en quadrichomie, Actes du colloque du même nom à l'occasion du tricentenaire de la découverte de l'île de la Passion. Textes recueillis et mis en page par Claude Briot. CHRH, le Havre, décembre 2011.