Montauban

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Montauban
Image illustrative de l'article Montauban
Blason de Montauban
Blason
Montauban
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn-et-Garonne
(préfecture)
Arrondissement Montauban
(chef-lieu)
Canton Bureau centralisateur de Montauban-1
Montauban-2
Montauban-3
Intercommunalité Grand Montauban
(siège)
Maire
Mandat
Brigitte Barèges
2014-2020
Code postal 82000
Code commune 82121
Démographie
Gentilé Montalbanais
Population
municipale
58 826 hab. (2014en augmentation de 4.81 % par rapport à 2009)
Densité 435 hab./km2
Population
aire urbaine
108 953 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 44° 01′ 05″ nord, 1° 21′ 21″ est
Altitude Min. 72 m – Max. 207 m
Superficie 135,17 km2
Localisation

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Liens
Site web montauban.com

Montauban (prononcé [mɔ̃.to.ˈbɑ̃] ; en occitan Montalban) est une commune française, chef-lieu du département de Tarn-et-Garonne en région Occitanie.

Montauban est la commune la plus peuplée de Tarn-et-Garonne et la sixième plus peuplée d'Occitanie, après Toulouse, Montpellier, Nîmes, Perpignan et Béziers. Aux dernières publications de l'Insee au , la commune comptait 60 206 habitants, appelés les Montalbanais. En 2014, l'unité urbaine comptait 76 624 habitants[1] et l'aire urbaine 108 953 habitants[2].

Elle est classée « ville d'art et d'histoire » et depuis 2015 parmi les « Grands Sites de Midi-Pyrénées ».

La commune est connue pour être le lieu de naissance de plusieurs hommes et femmes célèbres : Jean-Auguste-Dominique Ingres, l'un des plus grands peintres du XIXe siècle, la ville étant d'ailleurs surnommée « la Cité d'Ingres », Antoine Bourdelle, le sculpteur, Olympe de Gouges (1748-1793) femme de lettres et femme politique, et enfin Jeanbon Saint-André (1749-1813) qui participa entre autres à l'adoption du drapeau tricolore français moderne. L'épisode historique connu sous le nom « les 400 coups » s'y est déroulé lors du siège de la ville, huguenote, par Louis XIII en 1621.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographie et relief[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Montauban
Piquecos
Villemade
Albefeuille-Lagarde
L'Honor-de-Cos
Lamothe-Capdeville
Albias
Montbeton
Lacourt-Saint-Pierre
Montauban Saint-Étienne-de-Tulmont
Léojac
Bressols Corbarieu
Labastide-Saint-Pierre
Saint-Nauphary

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Montauban est située dans le Midi de la France, dans le département du Tarn-et-Garonne, sur l'axe de communication entre la mer Méditerranée et l'océan Atlantique. Elle se présente comme une vaste plaine découpée en terrasses par les plaines alluviales du Tarn, de l’Aveyron, et du Tescou. Un réseau hydrographique secondaire vient à son tour former de nombreux vallons. Le paysage a été façonné par les mouvements de ce réseau hydrographique. La présence d’alluvions (dépôts de sédiments charriés par un cours d’eau) sur une large partie du territoire de la commune atteste de ce phénomène. L’altitude varie entre 75 et 80 mètres pour les points les plus bas de la commune (aux abords des lits mineurs du Tarn et de l’Aveyron), et entre 180 à 210 mètres pour les points les plus hauts, situés sur les plateaux[3].  Vers le sud par temps clair, la chaîne de montagnes pyrénéenne est visible.

Elle est à la croisée de grands itinéraires européens, comme les axes majeurs est-ouest E80 Rome-Lisbonne ou nord-sud E9 Paris-Barcelone.

Destination Voie routière Distance Temps de parcours automobile (sans pause) Distance à vol d'oiseau
Toulouse A20 - A62 55 km 40 minutes 47 km
Castelsarrasin D958 - D14 - D813 23 km 26 minutes 20km
Albi A68 76 km 1 heure 04 65 km
Auch D928 92 km 1 heure 21 74 km
Castres D83 - D999 98 km 1 heure 32 86 km
Foix A66 - A62 140 km 1 heure 29 118 km
Agen A20 - A62 87 km 58 minutes 60 km
Cahors A20 60 km 47 minutes 47 km
Rodez A20 -  D926  130 km 1 heure 49 103 km
Tarbes A20 - A62 - A64 204 km 2 heures 07 134 km
Montpellier A20 - A62 - A9 295 km 2 heures 51 208 km
Carcassonne A20 - A62 - A61 147 km 1 heure 32 120 km
Bordeaux A20 - A62 215 km 2 heures 00 177 km
Limoges A20 237 km 2 heures 10 204 km
Andorre A20 - A62 - A66 - E9 236 km 3 heures 06 207 km
San Sebastián A20 - A62 - A64 -AP8 397 km 3 heures 46 307 km
Barcelone A20-A61-RN20-E9 448 km 4 heures 12 281 km
Marseille A20-A61-A9-A54-A7 413 km 4 heures 56 334 km
Lyon A20-A61-A9-A7 503 km 4 heures 34 336 km
Paris A20-A71-A10 626 km 5 heures 37 544 km

Géographiquement, elle se localise à 177 kilomètres du pic d'Aneto (3 404 mètres), point culminant des Pyrénées, 215 kilomètres de la mer Méditerranée à Gruissan dans l'Aude à l'est, 287 kilomètres de l'océan Atlantique à Capbreton dans les Landes à l'ouest ainsi qu'à 236 kilomètres d'Andorre.

Le canal du Midi, œuvre de Pierre-Paul Riquet, qui reprend une courbe artificielle de la Garonne vers la Méditerranée est relié directement à Montauban par le canal de Montech.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville est principalement arrosée par le Tarn. Cette rivière est reliée au canal de Garonne par un embranchement long de 12 km, le canal de Montech ou « canal de l’embranchement de Montauban ». Au cœur de l'agglomération, le Tarn reçoit aussi les eaux du Tescou et de la Garrigue. Enfin, le ruisseau du Grand Mortarieu traverse la commune du sud-est vers le nord-ouest.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Montauban est de type océanique dégradé. Les températures sont plutôt douces en hiver et chaud l'été, la température minimale a été atteinte le avec -20 °C et la température maximale en avec 42 °C. En saison estivale, Montauban connait souvent des sécheresse comme pendant la canicule de 2003, de 2006, 2012 ainsi qu'en 2015 où des restriction d'eau ont été mis en place par la préfecture. On compte environ 40 à 50 gelées par an.

La moyenne annuelle des précipitations est de 639 mm mais il n'est tombé que 425 mm de pluie en 1967 et en revanche 1 005 mm en 1959. La neige est présente sur Montauban environ sept jours par an. Il en est tombé 15 cm en et 14 cm les 28 et . La neige est restée au sol dix jours d'affilée en février 2012 avec des température avoisinant les -12 °C.

Le vent est faible en Tarn-et-Garonne mais sa direction dominante reste ouest-nord-ouest. La présence du vent d'autan est marquée. En , le vent d'autan a soufflé à Montauban à plus de 120 km/h, 140 km/h en , 130 km/h lors de la tempête Klaus et à 133 km/h lors d'une mini-tornade en juin 2006.

Tempête du 31 août 2015[modifier | modifier le code]

Le , le Tarn-et-Garonne est particulièrement touché par une vague de violents orages[4], s'abattant notamment sur la région Midi-Pyrénées[5]. Ces orages, étaient accompagnés de vents très forts ainsi que de fortes précipitations, qui ont provoqué des dégâts considérables dans une grande partie du département[6],[7], avec un nombre élevé de foyers (des dizaines de milliers) privés d'électricité durant plusieurs jours, ainsi que de fortes perturbations dans les transports (routes, voies ferrées…)[8] ; trois décès[9],[10] et plusieurs blessés graves en lien avec ces violentes intempéries[11], qualifiées de « tempête », sont à déplorer. Montauban a été particulièrement atteinte[12], avec des vents mesurés entre 130 et 150 kilomètres par heure (sous forme de tornade orageuse) ce qui est un record absolu en centre-ville[13] ; l'une des conséquences notables de cet événement météorologique exceptionnel[14] est le report de la rentrée scolaire dans de nombreux établissements du département, et notamment sur la commune de Montauban[15], une rentrée qui a finalement lieu le jeudi 3 septembre[16]. La députée de Tarn-et-Garonne et rapporteur du budget à l'Assemblée nationale, Valérie Rabault, évoque des millions d'euros de dégâts à l'issue de ces intempéries, la maire de Montauban Brigitte Barèges parle, quant à elle, d'un événement hors-norme faisant penser, de par sa nature, à une « tempête tropicale »[17].

Inondation du siècle[modifier | modifier le code]

Du 1er au , Montauban a connu une importante inondation. En effet le Tarn est monté jusqu'à 11,49 m et a fait d'importants dégâts avec plus de 3 000 habitations détruites et plusieurs grands ponts emportés. En tout, sur la ville de Montauban, on a compté 200 morts et 10 000 sinistrés. C'est avec ce bilan très lourd que cet événement fut appelé très vite l'« inondation du siècle ». Aujourd'hui, la ville a pris d'importantes mesures face aux inondations en s'équipant de murs de 6 à 8 mètres de haut, avec des portes anti-crues pour éviter d'inonder le centre ville exposé aux inondations. Elles ont servi pour la première fois le lors d'une crue du Tarn où l'eau est montée jusqu'à 7,09 m[18].

Tableau climatologique de Montauban (période : 1981-2012).
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,9 2,2 4,5 10,7 14,1 16,2 15,9 12,6 9,6 5,3 2,6 8,5
Température moyenne (°C) 5,5 6,8 9,8 12,3 16,2 19,8 22,5 22 18,7 14,7 9,2 5,9 13,6
Température maximale moyenne (°C) 9,2 11,4 15,1 17,7 21,8 25,5 28,3 28,1 24,8 19,8 13,1 9,5 18,6
Record de froid (°C) −20 −18 −9,3 −3 −1 2 6 3 1 −3,2 −9,4 −11 −20
Record de chaleur (°C) 18,5 23,6 28 30,3 35,5 38,9 40 42 36,2 32 24,8 19,4 42
Ensoleillement (h) 87,4 117,5 177,2 187 217,5 239,4 263,6 251,4 209,2 149,8 88,7 77,5 2 066,2
Précipitations (mm) 56,5 54,9 50 75,1 72,7 64,8 45,1 50,5 60,7 61,2 58,7 61,7 639,2
Source : http://www.meteofrance.com/previsions-meteo-france/montauban/82000
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
9,2
1,9
56,5
 
 
 
11,4
2,2
54,9
 
 
 
15,1
4,5
50
 
 
 
17,7
10
75,1
 
 
 
21,8
10,7
72,7
 
 
 
25,5
14,1
64,8
 
 
 
28,3
16,2
45,1
 
 
 
28,1
15,9
50,5
 
 
 
24,8
12,6
60,7
 
 
 
19,8
9,6
61,2
 
 
 
13,1
5,3
58,7
 
 
 
9,5
2,6
61,7
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare de Montauban-Ville-Bourbon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Montauban-Ville-Bourbon.

C'est une gare desservie par des TGV, des Intercités, des Intercités de nuit et des TER. Elle permet de relier directement la ville, au sud à Toulouse et au nord à Paris, à Bordeaux à l'ouest et à Marseille à l'est, ce qui en fait un croisement ferroviaire majeur. La gare de Montauban est la seconde gare de Midi-Pyrénées par son chiffre d'affaires. Elle génère un peu plus de six millions d'euros de chiffre d'affaires par an, soit 90 000 euros par semaine. La gare de Montauban a accueilli environ un million de voyageurs en 2008.

La LGV (Ligne à grande vitesse) devrait faire son apparition en 2024. Une nouvelle gare sera construite dans l'agglomération de Montauban, en plus de la gare actuelle. Cette ligne Toulouse > Bordeaux permettra de réduire les temps de parcours d'une heure et desservira les gares de Toulouse, Montauban, Agen et Bordeaux. Elle rejoindra la ligne Bordeaux > Astigarraga (Espagne) en desservant les gares de Halte-sud-Gironde, Mont-de-Marsan, Dax, Halte-côte-Landaise, Bayonne, Astigarraga, elle rejoindra enfin la ligne TGV Toulouse > Perpignan où il y aura une correspondance pour Barcelone et la ligne Bordeaux > Marseille qui passe par Montauban.

Grâce à cette nouvelle ligne LGV, Montauban > Paris s'effectuera en seulement 3 h 50 et le nombre de voyageurs à Montauban devrait atteindre 1,2 millions. Le coût de l'aménagement de la LGV s'élève à 9 milliards d'euros.

Entre 1913 et 1933, la ville était desservie par les Tramways de Tarn-et-Garonne.

La SEMTM (Société d'économie mixte des Transports Montalbanais)[modifier | modifier le code]

Montauban dispose de son propre service de lignes de bus urbaines appelé Bus TM (Transport Montalbanais). Il se compose de sept lignes A à G ainsi que 4 autres services de transport. Les transports en commun de la ville sont assurés par la société d'économie mixte des transports montalbanais (SEMTM), qui gère plusieurs services :

  • le réseau de bus urbains Le Bus TM : Il s'agit du réseau de lignes régulières d'autobus de Montauban, il se compose de 66,7 kilomètres de lignes urbaines, est emprunté 1 300 000 voyageurs par an et 1 200 000 kilomètres sont parcourus chaque année par les autobus sur le réseau. Il dessert la commune de Montauban et le Grand Montauban. Le réseau comporte 7 lignes régulières nommées de A à G ;
Ligne A Cité Jardins - Montplaisir - Maison des associations - Médiathèque - Pôle Solidarité - La Fobio - Bourdelle - Prax Paris Nord - Préfecture - Mairie - Place Lalaque - Gare SNCF - Marc D'Autruy
Ligne B Cité Jardins - Les Chênes - Churchill - Lalande - Les Mourets - Sécurité Sociale - Prax Paris Nord - Théâtre - Bagatelle - Henri Dunant - Château du Coteau
Ligne C Aussonne - Futuropôle - Treillou - Petit Versailles - Caserne Pomponne - Salle Eurythmie - Gambetta - Henri Marre - Piscine - C.E.S Ingres - Théas - Avenue D'Albi - Les Floralies
Ligne D Hippodrome - Collège Azana - La Tour - Hôpital - Gambetta - Prax Paris Nord - Préfecture - Mairie - Place Lalaque - Gare SNCF - Europe - Albasud - Bressols Centre-Ville
Ligne E Birac - E. Laplace - Chemin Peligry - Chantilly - Z.I Nord - Mercadier - Collège Azana - Croix de Pomponne - Trois Pigeons - Gambetta - Prax Paris Est
Ligne F Lycée Agricole Capou - Chemin de Lanis - Stand de Tir - Cours Foucault - Hôpital - Prax Paris Ouest - Préfecture - Lacapelle - St Michel - Linon - Cité de L'agriculture - Pont de Chaume Clinique - Clos Maury
Ligne G Gare SNCF - Bagatelle - Théas - Beausoleil Bas - Beausoleil Haut - Hôtel du Département - C.E.S. Ingres - Bourdelle - La Fobio - Unon - Pont du Chaume P+R
Lib'1.1 Montauban - Pouty - Montbeton Lib'2.1 Montauban - Villemade Lib'3.1 Montauban - Pouty - Montbeton
Lib'1.2 Montauban - Albefeuille-Lagarde Lib'2.2 Montauban - Falguières Lib'3.2 Montauban - Carreyrat - St Naupharie
Lib'1.3 Bressols - Verlhaguet - Montauban Lib'2.3 Montauban - Lamothe-Capdeville Lib'3.3 Montauban - Pech Boyer - Corbarieu
Lib'2.4 Gare SNCF - Fonneuve
  • le service de transports scolaires Moustik : Ce service est uniquement à vocation scolaire et sert à transporter les élèves de leur domicile à leur école. Elle comporte 24 lignes.
  • la navette Eurybus : Cette navette permet, tous les jours de la semaine (sauf le dimanche), de relier rapidement le parking gratuit d’Eurythmie au marché du Centre-ville ;
Ligne 1 Eurythmie - Léon Cladel - Le Rond - Sécurité Sociale - Piscine - Marché
Ligne 2 Marc Dautry - Mairie - Préfecture
  • la navette électrique gratuite Cocci (ou navette centre-ville) : Cette navette sans arrêt défini permet le mercredi et le samedi aux personnes se garant sur les différents parkings de la ville de rejoindre très rapidement le cœur historique de la cité d’Ingres (la place Nationale, la rue de la Résistance, la rue des Carmes ou la place du Coq) ;
  • le service Monbeecycle : Il s'agit d'un service de location de vélos courte ou longue durée et sur réservation.
  • le service Rezo Pouce : Il s'agit du premier réseau d’autostop organisé créé en France, développé sur 183 communes du Nord-Toulousain

L’accessibilité des transports est au cœur des préoccupations : les personnes âgées, les personnes à mobilité réduite, les fauteuils roulants et les personnes handicapées mentales peuvent désormais accéder aux différents réseaux grâce à de nombreux aménagements. La quasi-totalité des véhicules de la SEMTM sont équipés de palettes escamotables acceptant un fauteuil roulant. Un programme d’arrêts aménagés sur toutes les lignes du réseau Le Bus TM est en cours de réalisation.

Des navettes directes, par route, permettent de rejoindre l'aéroport de Toulouse-Blagnac (service non-géré par la SEMTM).

Voies routières[modifier | modifier le code]

Montauban se trouve dans un axe majeur reliant le Nord de la France à L'Espagne et des côtes Atlantique à la Provence.

Le canal de Montech[modifier | modifier le code]

Le canal de Montech est une voie navigable qui relie le Tarn au canal de Garonne. Depuis mai 2008, une nouvelle capitainerie du « Port Canal » accueille une vingtaine de bateaux.

Toponymie[modifier | modifier le code]

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Attestée sous la forme Monte albano en 1267[réf. nécessaire]

L'étude étymologique de Montauban est divisée en deux interprétations distinctes[réf. nécessaire].

  1. En occitan (languedocien), le nom de la commune s'orthographie Montalban (prononcé Mountalba). L'étymologie populaire interprète ce nom comme « mont blanc » et en donne une explication très hypothétique en disant que le cœur de la ville est situé sur une légère colline où l'on trouvait de nombreux saules, dont le dos des feuilles est blanc, et qui donnaient une impression de mont blanc par temps de vent[19]. Or le mot occitan signifiant « blanc » est blanc (parfois cande) mais jamais alban. Toujours est-il que, comme très souvent, l'étymologie populaire se retrouve sur le blason de la ville qui porte un saule.
  2. L'origine latine du nom de la commune est Mons Albanus, or Albanus a pour seule définition : aubains, et il faut rechercher tout son sens dans la charte du que donne le comte de Toulouse à la fondation de Montauban, charte extrêmement libérale pour l'époque avec les articles 21 et 25 qui stipulent d'une part la protection contre toutes poursuites du seigneur quitté et d'autre part l'abrogation du droit d'aubaine (recueil des biens d'un étranger lors de son décès dans la ville).

Cette ville aurait donc été construite pour favoriser l’exode de la population inféodée à l'abbé de Montauriol et lui donner asile, et aurait donc pour signification le « Mont des étrangers »[20][Informations douteuses] [?].

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Rive-Civique[21].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site de Montauban[modifier | modifier le code]

Le site de fondation initiale de la ville est délimité sur trois côtés par des cours d'eau : le Tarn à l'ouest, le Tescou au sud-ouest (jusqu'au confluent avec le Tarn) et le ruisseau de la Garrigue (la Mandoune) au nord-est (jusqu'au confluent avec cette même rivière).

Au sud, sur une hauteur surplombant le Tescou, se dressait depuis le IXe siècle l'abbaye de Montauriol (peut-être fondée autour de 820 ou de 830), affiliée à l'ordre bénédictin sous le nom initial de Saint-Martin, puis de Saint-Théodard (Sanctus Audardus) depuis la fin du Xe siècle[22]. De cette époque, date le premier noyau de peuplement autour de l'abbaye (village de Montauriol : Mons Aureolus)[23].

Au nord, à une quinzaine de kilomètres, les ruines de l'antique ville gallo-romaine de Cossa semblent être ignorées.

Origines médiévales[modifier | modifier le code]

Extension de l'urbanisation de Montauban, du Moyen Âge à aujourd'hui.
Salle du Prince Noir au musée Ingres.

En octobre 1144, le comte de Toulouse, Alphonse Jourdain, fonde Montauban[24], souvent considérée comme une des premières bastides mais à tort[25]. Il lui donna le nom de Montalba, le « mont des Saules » ou « mont Blanc », par opposition au nom de l'abbaye voisine de Montauriol, le « mont Doré ».

Place Royale de Montauban datant de 1144.

La cité, fut construite comme toutes les autres bastides qui suivront, tracée selon un plan orthogonal avec les rues coupées à angle droit qui rejoignent le cœur de la ville avec une place centrale dont l'actuelle place Nationale qui est affectée au commerce, avec une place annexe pour l'Église.Tentée par le catharisme, Montauban reste fidèle au comte de Toulouse. La petite ville nouvelle croît de façon spectaculaire, et l'ancien évêque de Cahors Jacques Dueze, devenu le pape Jean XXII, fonde l'évêché de Montauban en 1317, émancipant définitivement la ville de l'espace d'influence de l'abbaye de Moissac. La seconde moitié du XIIIe siècle est une époque de prospérité et qui confirme l'essor commercial déjà présent au XIIe siècle. C'est alors que sont lancés de grands travaux publics : l'église Saint-Jacques achevée en 1280 et le pont Vieux bâti de 1304 à 1335. Ce dernier est équipé de deux tours de défense à ses extrémités et d'une chapelle en son centre.

Au début du XIVe siècle, Montauban est en pleine expansion économique. Mais lors de la guerre de Cent Ans va freiner brutalement cet essor. La ville passe pour quelques années aux mains des Anglais après plusieurs batailles. Le Prince de Galles, Édouard de Woodstock, dit aussi le Prince Noir, fait édifier un château au bord des rives du Tarn. En plus la guerre de Cent Ans, vient s'ajouter la grande épidémie de peste de 1348, et le petit âge glaciaire portent un grave coup au développement de la France dont Montauban. Dès 1368, la ville est à nouveau française et ne garde plus qu'un souvenir de l'occupation anglais avec la salle du Prince Noir aux immenses voûtes d'ogives situées dans l'actuel musée Ingres.

En mai 1472, par ses lettres patentes, le roi Louis XI confirma les privilèges de la ville, à la suite de la mort du duc de Guyenne, son frère[26].

Montauban et la Réforme[modifier | modifier le code]

Les fortifications de Montauban au moment du siège, en 1621.

Dans les années 1530 et suivantes, la population de Montauban se convertit au protestantisme, et devient une des capitales du protestantisme français avec La Rochelle puis devient entièrement huguenote au début des guerres de religion[27]. En 1559, la messe pour la mort d’Henri II n’est dite qu’au bout de huit mois. En janvier 1561, le culte protestant est public ; au mois d’août, les moines catholiques sont dans l’impossibilité de prêcher. L’évêque est chassé, et tous les consuls de la ville sont protestants[28].

En 1562, lors de la première guerre de religion, Montauban résiste à trois tentatives de siège de Montluc. Les églises ne sont rendues aux catholiques, en 1563, que sous la menace. Aussi, quand Charles IX fait son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume – son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre (le futur Henri IV, qui lui y fera de fréquents séjours et les cardinaux de Bourbon et de Lorraine –, il est exigé que les Montalbanais rasent leurs fortifications pour accueillir le roi. Après négociations, ce démantèlement est accepté et le roi fait son entrée le . Il est accueilli dans la liesse. Si l’évêque, Jacques II des Prés-Montpezat, peut revenir, il ne reste pas[29].

En 1570, la paix de Saint-Germain, signée entre le roi Charles IX et l’amiral Gaspard de Coligny, octroie aux protestants quatre places fortes : La Rochelle, Cognac, Montauban et La Charité-sur-Loire. Une nouvelle enceinte est construite.

En 1598, Henri IV, ayant accordé par l'édit de Nantes des droits religieux aux protestants de France, garantit à ces derniers des « places de sûreté » au nombre de 51, plus des lieux de refuge. Montauban est une des principales places de sûreté concédées par le roi, avec Nîmes et La Rochelle. Elle acquiert ainsi le droit de se protéger en bâtissant et en entretenant des fortifications.

Cette même année, une université protestante, l'Académie de Montauban et de Puylaurens, y fut installée. Daniel Chamier, célèbre pasteur drômois et rédacteur des articles secrets de l'édit de Nantes, y enseigna. Elle fut fermée en 1685, année de la révocation de l'édit de Nantes.

Plan de Montauban durant le siège.

En 1621, le duc de Luynes, connétable de France qui mène la guerre contre les protestants, lève le siège de Montauban malgré une forte concentration d'artillerie. Pendant 96 jours, la ville, sous l'égide du consul Jacques Dupuy, est déterminée à résister au siège de l'armée royale. Elle aurait subi le feu nourri de 400 pièces dont le clocher de l'église Saint-Jacques garde encore quelques traces. L’historien Max Largarrigue a démontré que cet épisode, connu comme « les Quatre Cents Coups de Montauban », est en partie légendaire[30].

La ville affirme sa grandeur en reconstruisant à partir de 1614, les couverts la place Nationale ; mais, en 1629, après la prise de La Rochelle, Montauban doit se soumettre. Dernière citadelle et place de sûreté calviniste, Montauban engage des tractations avec Richelieu dès la prise de La Rochelle et se rend sans résistance le à l'armée royale, Richelieu entre dans la ville avec son monarque et son ministre accueillis par les habitants aux cris de « Vive le roi, vive le cardinal » et rétablit le culte catholique à l'église Saint-Jacques. Les remparts sont détruits par l'autorité royale.

Montauban à la fin de l'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

La ville devient alors une capitale régionale, et chef-lieu d'intendance en 1633 ainsi que d'un tribunal des Finances, la cour des Aides en 1661.Généralité du Bas-Quercy en 1636.[pas clair] En 1661, elle reçoit une cour des aides. À l'instar du territoire qu'elle commande elle atteint son apogée économique au XVIIIe siècle avec ces minoteries, ces tissages de la soie et de la laine, son dynamisme industriel est remarquable. Dans le même temps, la population subit les dragonnades (occupation des régiments de dragons chez l'habitant, à la suite de la révocation de l'édit de Nantes, en 1685). Ces persécutions n'empêchent pas qu'en 1700, elle compte environ 30 000 habitants (Toulouse en compte environ 48 000)[31], 15 000 ouvriers textiles et 2 000 ouvriers de minoteries en 1750. Afin de ré-implanter durablement le catholicisme dans la ville sont édifiés un nouveau palais épiscopal sur les ruines du château du Prince noir, une cathédrale de style classique en pierres de taille, un collège jésuite (l'Ancien Collège), et l'église Saint-Étienne de Sapiac[32]. Montauban connaît un vrai âge d'or et prend le visage qu'on lui connaît encore aujourd'hui : les nombreux hôtels particuliers de style classique en brique rouge, la place Nationale (rebâtie dans le style actuel après un incendie en 1614), le creusement du canal du Midi (puis le canal de Montech), le cours Foucault[33]. Les consuls autorisent l'implantation d'un théâtre sur l'emplacement actuel du théâtre Olympe-de-Gouges. Les tours fortifiées du Pont Vieux sont détruites et un arc de triomphe à la gloire du roi est édifié à l'extrémité du pont. De nouveaux quartiers prennent forme autour du centre ancien : Villebourbon (à dominante industrielle et artisanale), Villenouvelle.

En 1790, Montauban fait partie du département du Lot, et est chef-lieu d'un district, puis sous-préfecture à la création de l'administration préfectorale, en 1800. Le palais épiscopal est confisqué par les révolutionnaires et la ville l'acquiert aux enchères pour en faire son hôtel de ville.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Illustration de Montauban en 1881.

Il faudra attendre 1808, pour que Napoléon Ier crée un nouveau département, le Tarn et Garonne, dont Montauban devient le chef-lieu.

La même année, la Faculté de théologie protestante de Montauban y ouvre (à nouveau) ses portes pour former les pasteurs réformés. Ses enseignants les plus connus furent Jules Pédezert, Charles Bois, Émile Doumergue et Jean Monod. Elle est rattachée à l'université de Toulouse jusqu'en 1906, puis devient autonome à cette date, du fait de la séparation des Églises et de l’État en 1905. Puis elle est transférée à Montpellier en 1919, devenant la Faculté de théologie protestante de Montpellier. Sa bibliothèque est divisée : la partie théologique revient à la faculté de Montpellier, tandis que la partie littéraire et humaniste, riche en ouvrages des XVe et XVIe siècles, est confiée à la Bibliothèque universitaire de Toulouse.

Le pont Vieux le 16 juin 1899 à Montauban.

En 1809, Montauban fit partie des « bonnes villes », qui remplacèrent, sur leur blason, les fleurs de lys par trois abeilles, symbole de Napoléon.

Photo de 1893 vu sur le Tarn et Montauban.

La ville stagne économiquement et connaît ensuite un déclin industriel fortement concurrencée par la Flandre, l'Angleterre et le Nord-Pas-de-Calais dans la production de tissus. Malgré tout, Montauban profite de la croissance économique du Second Empire puis de la Belle Époque, Montauban voit ses vieux quartiers restaurés, et la ville se modernise, sur les rives du Tarn (Villebourbon, Sapiac) les crues de 1766, 1870 et 1930 sont particulièrement destructrices alors que la vieille ville, située en hauteur, n'est pas touchée. Cependant des avenues, le long desquelles des immeubles viennent s’agglomérer, sont tracées : les faubourg Lacapelle et faubourg du Moustier notamment. Le musée Ingres est ouvert en 1851 et s'agrandit progressivement dans tout l'ancien palais épiscopal. De nouvelles églises de style néogothique sont édifiées dans les quartiers récents : Saint-Orens à Villebourbon et Saint-Jean-Baptiste à Villenouvelle. Le quartier de Villenouvelle est relié au centre ancien par un nouveau pont, celui des consuls de style néo-médiéval, qui enjambe le ruisseau Lagarrigue en 1898. Au sud de ce nouveau pont, la place Lefranc devant le théâtre est agrandie et aérée. Une bibliothèque de style Beaux-Arts est bâtie au cœur de la vieille ville, en face du musée Ingres. Un riche particulier fait construire le château de Montauriol et son parc (aujourd'hui le conseil général). L'hôtel de Préfecture est bâti. Villebourbon confirme son statut de quartier industriel, avec l'édification de deux moulins (Sapiacou et glacière de Palisse) et des biscuiteries Poult, bâtiment de style néo-mauresque[34]. Le jardin des plantes est aménagé en 1861. Le réseau ferré français est en pleine essor : en 1856 le premier train de la ligne Bordeaux-Toulouse-Sète s'arrête à Montauban, en 1864 la gare de Montauban-Villenouvelle est ouverte aux voyageurs et en 1884 la nouvelle gare de Montauban-Villebourbon entre en service. À la fin de la période, quelques années avant la Première Guerre mondiale, un second pont est édifié sur le Tarn, le pont Neuf[35]. Sa population augmenter et de nouvelles implantations naître, saisissant les opportunités économiques de sa position de carrefour régional et européen.[pas clair]

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Montauban est épargnée par les destructions de la guerre 1914-1918 qui ont lieu dans le Nord-Est de la France, mais perd de nombreux soldats dès les premiers jours du conflit : dans la forêt de Bertrix (Belgique), la 33e division d'infanterie, basée à Montauban, perd près de 2 400 hommes dans la seule après-midi du 22 août 1914 et en tout plus de 2 800 hommes avant la fin du mois[36]. Un monument aux morts spectaculaire sera édifié par le sculpteur Bourdelle sur le cours Foucault.

On remarquera quelques bâtiments de style Art déco comme le bâtiment des postes (allée de l'Empereur), les anciennes halles (place Lalaque) ou les galeries Lafayette (hyper-centre). De façon plus classique et rappelant la place Nationale, le Théâtre se voit doté d'une nouvelle façade. La ville est desservie par les Tramways de Tarn-et-Garonne, en service de 1913 à 1933.

Monuments aux morts de la Guerre 14-18 à Montauban.

À la fin de l'hiver 1929-1930, un épisode cévenol[37] succède à plusieurs jours de pluie. Fin février 1930 le Tarn gonfle très sérieusement, et une crue dévastatrice de 11,5 mètres ravage Montauban et Moissac début mars. Les secteurs de Villebourbon et de Sapiac sont complètement immergés[38]. On dénombre plus de 200 décès et 3 000 logements détruits (dont la majeure partie sur Moissac et Montauban)[39]. Cette crue centennale, voire millénaire, fut nommée « l'inondation du siècle » et sert de référence au plan de prévention des risques liés aux inondations. Montauban est touchée en 1996 par une autre crue de moindre importance. À la suite de cet événement, des digues et barrages sont bâtis en bordure du Tarn pour éviter et atténuer les effets dévastateurs d'une nouvelle crue[40].

« Si dès la fin 1936, quelques centaines de familles espagnoles de réfugiés débarquent à Montauban pour fuir la guerre civile, ce sont des milliers de républicains qui transitent par la gare de Villebourbon avant de gagner le camp de Septfonds. »[41] Dans ce cortège, Manuel Azaña, président de la République espagnole, « après avoir échappé à la Gestapo près du Pyla, parvient dans une ambulance à Montauban. »[42] Finalement mis en résidence surveillée dans une chambre de l'hôtel du Midi à la demande du gouvernement de Vichy, « Azaña à qui l'on refuse un exil au Mexique »[43], meurt d'épuisement, le . « Le préfet Durocher lui refuse des obsèques ostentatoires, la visite du Maréchal Pétain deux jours à peine après ses obsèques n'y était, sans doute, pas étrangère »[44].

Au même moment où le dernier président de la République espagnole découvrait la patrie d'Ingres et de Bourdelle, plusieurs dizaines de milliers de réfugiés de toute l'Europe du Nord, et en particulier des sujets belges y terminaient également leur course. « Carrefour, Montauban devenait un terminus pour ces milliers d'exilés qui avaient tout quitté pour ne pas revivre les horreurs et exactions allemandes de la Grande Guerre »[42]. Parmi ces réfugiés, « il y avait aussi Mona Lisa, La Joconde de Léonard de Vinci qui échappait au pillage et trouvait refuge avec toute une partie des collections du Louvre et du musée de Versailles dans les épais murs du musée Ingres »[42]. Sous la garde du futur académicien André Chamson, une plaque commémorative le rappelle au 30, rue de la Comédie.

Au printemps 1944, une partie du 4e régiment SS « Der Führer » de la division Das Reich y est cantonnée, avant d’être appelée en Normandie et de commettre de nombreuses exactions et massacres en route, dont celui d’Oradour-sur-Glane[45]. Le père Leonid Chrol[46], prêtre orthodoxe dans la ville, convainc les soldats du Reich, Tchétchènes ou Ingouches pour la plupart, qu'ilsquittent Montauban sans effusion de sang — car il parlait leur langue[47].

À partir du , les 800 personnes raflées lors de l'opération de police de Figeac par la 2e division SS Das Reich sont emprisonnées dans le manège de l'ancien quartier de cavalerie. Les directeurs de l'office de placement de Cahors et de la ville se plaignent de la mauvaise qualité de la marchandise qui leur est livrée. Les Juifs ont rapidement le choix entre un camp de concentration en France ou le travail en Allemagne… Au 3e jour, après 48 heures sans nourriture, commencent les interrogatoires. Quarante personnes qualifiées de terroristes sont torturées devant les autres détenus. Le 16 mai, les cadavres de quatre jeunes gens qui venaient d'être assassinés sont exposés. Les bourreaux s'acharnent particulièrement sur un jeune prêtre anglais capturé à Sousceyrac. Dans la nuit du 18 au 19, des asthmatiques, estimés en trop grand nombre, sont abattus. Le 21 mai, un convoi de femmes est dirigé vers la prison Saint-Michel de Toulouse, puis par wagon à bestiaux au camp de concentration de Ravensbrück. Deux cents hommes, étiquetés « terroristes », passeront par le camp de Compiègne vers les camps de Dachau, Oranienburg et Buchenwald. Les autres, qualifiés de travailleurs libres, sont dirigés vers l'Allemagne par la gare de l'Est à Paris et pourront être approchés par les Figeacois de la capitale[48].

Les pendus de Montauban : Le 17 juillet, les nazis avaient cerné Montricoux à la recherche de maquisards. Huit hommes furent interpellés et transférés avec d'autres otages en camion à Montauban.Parmi eux, figuraient notamment André Castel, André Huguet, Henry et André Jouany, Hugues et Lucien Lespinet, Michel Mélamed… Le groupe « Fantôme » du corps franc Dumas attaqua le convoi aux Brunis. Il y aura quelques évasions et plusieurs morts parmi les soldats allemands et les otages. Les représailles de cette attaque ne se feront pas attendre, plusieurs d'entre eux se font emprisonner. Dans la nuit du 23 juillet, les otages sont conduits place Pétain où les nazis envisagent leur exécution. Profitant de l'obscurité, des Résistants parviennent à s'enfuir. Castel, Jouany, Huguet et Mélamed sont repris. Ces quatre-là seront immédiatement pendus dos à dos aux deux acacias de la place. Un autre otage, Lespinet, qui s'était lui aussi évadé au cours de la nuit, sera retrouvé au petit matin. Il décédera à l'hôpital des suites de ses blessures.

Bataille du Rond : Alors que plusieurs attaques se déroule autour de Montauban, les nazis reçoivent l’ordre de quitter la ville pour retourner dans le nord de la France et fuit aussi vite de Montauban, le . Em même temps une colonne allemande de 400 hommes arrive de Cahors où là ils se sont fait attaqué par des maquisard, pour aller à Toulouse. Le 19 août en milieu d’après-midi, ces soldats nazis arrivent à Montauban, alors que les habitants fêter le départ des troupes allemands depuis quelques heures, jusqu’alors stationnées dans la ville, ils se barricadent à nouveau dans l’urgence. Vers 15 h, la colonne allemande venant de la RN 20 est arrêtée par des coups de feu partis de l’avenue de la gare de Villenouvelle et du Rond. Depuis leurs fenêtres les habitants leurs tirent dessus. Des maquisards arrivent ensuite en renfort, prenant position dans les fossés de l’avenue de Paris et au Rond. En fin d’après-midi, les troupes d’Occupation passent à l’attaque par de violents tirs de mortier avant d’essuyer la mitraille d’un avion allié toulousain. Les nazis sont contraints de battre en retraite à la tombée de la nuit. Le bilan est tout de même lourd avec 15 morts.

Pendant les trente glorieuses sont édifiés de nouveaux quartiers périphériques de lotissements et de résidences à l'Est, notamment les chaumes. Pendant la même période sont construits la piscine Chambord, le parc sportif de la Fobio, une nouvelle bibliothèque à l'Est de la ville puis les archives du musée Ingres. Deux zones industrielles et commerciales émergent à l’extrême nord (Aussonne, Albanord) et à l’extrême sud de la Ville (Albasud). Un troisième pont enjambant le Tarn est inauguré en 1970, le pont de Sapiac[49]. La route nationale 20 devient progressivement l'autoroute A20. Après les années 1970, la ville s'étend, avec la constitution de hameaux (Fonneuve, Carreyrat, Saint-Martial, Falguières…) et la construction de nombreux lotissements en bordure de la ville.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

De nouvelles infrastructures voient le jour à Montauban : salle de concert eurythmie sur l'ancien site de la gare Villenouvelle (2000), coulée verte sur l'ancienne ligne de chemin de fer (2002), médiathèque (2012), golf (2012), complexe aquatique (2013). Fermé à la navigation depuis 1990, le canal de Montech est rouvert en 2003.

En 2006, un incendie détruit le moulin de Sapiacou[50].

Le boulevard urbain Ouest est progressivement édifié à partir de 2010, avec notamment l'inauguration du pont de l'Avenir en 2011.

Montauban est desservie par les TGV, mais le réseau LGV n'arrivera pas à Montauban avant 2024. Le tracé de la ligne est déjà défini et une gare LGV devrait être bâtie au sud de la ville.

Attentat de mars 2012[modifier | modifier le code]

Les attentats de mars 2012 en France ou tueries de mars 2012 à Toulouse et Montauban sont une série d'attentats qui se sont déroulés en mars 2012, tuant sept personnes : trois militaires dont un de confession musulmane et quatre civils, dont trois enfants d'une école juive. Le parquet antiterroriste de Paris s'est saisi des affaires et a ouvert trois enquêtes « pour des faits qualifiés d'assassinat et tentatives d'assassinat en lien avec une entreprise terroriste », d'après François Molins, le procureur de Paris.

La méthode employée lors de chaque meurtre est identique : casqué, à scooter, équipé d'une caméra GoPro2,3, le terroriste islamiste franco-algérien Mohammed Merah exécute ses victimes « à bout touchant » avec un pistolet de type Colt 455 de calibre .45 ACP et un pistolet mitrailleur de type Mini-Uzi de calibre 9 mm Parabellum. L'analyse balistique a montré que l'une des armes du crime était la même dans les trois fusillades. Retranché dans son appartement, Mohammed Merah est tué le 22 mars 2012 lors de l'assaut donné par les policiers du RAID.

Tuerie du 15 mars 2012

Le , à 14 h 10, deux militaires, Abel Chennouf, français catholique d'origine algérienne, âgé de 26 ans et Mohamed Legouad, français musulman, d'origine algérienne âgé de 24 ans, sont tués et un troisième, Loïc Liber, âgé de 28 ans, est grièvement blessé à la tête, alors qu'ils retiraient de l'argent à un GAB situé à proximité de la caserne du 17e RGP où ils étaient cantonnés à Montauban. Leur assassin est arrivé en scooter, a fermement écarté une personne âgée et a tiré dans la tête et dans le dos des victimes, prenant le temps d'achever l'une d'elles à terre. Les enquêteurs retrouvent sur place 13 étuis de calibre .45 ACP similaires aux munitions utilisées lors du premier meurtre. Le tireur a pris la fuite à scooter aux cris de « Allah akbar ». Un chargeur roule sous une camionnette garée à proximité. Un des trois militaires est sous-officier au 17e régiment du génie parachutiste, les deux autres sont des engagés au sein du même régiment.

La piste de la motivation raciste est évoquée avant et après la troisième fusillade, celle de l'école juive la piste terroriste a alors été envisagée : les deux tués sont d'origine maghrébine et le blessé est Antillais.

Loïc Liber, la victime survivante, sort de l'hôpital début mai 2012, tétraplégique.

Alerte « écarlate » du plan vigipirate suite aux attentats de Toulouse et Montauban en mars 2012.

Le 19 mars 2012 pour la première fois en France, le niveau d'alerte « écarlate » du plan vigipirate a été activé suite aux attentats du 11, 15 et 19 mars 2012 à Montauban et Toulouse, dans toute la région Midi-Pyrénées et deux départements limitrophes (le Lot-et-Garonne et l'Aude).

Cérémonie d'hommage national du 21 mars 2012 à Montauban

Le 21 mars 2012, à Montauban, le président de la République Nicolas Sarkozy et de nombreux personnages politiques ont rendu unhommage national aux trois parachutistes assassinés les 11 et 15 mars, sur la Place d'Armes de la Caserne militaires du 17e régiment du génie parachutiste.

Alors que le tueur présumé était toujours retranché dans son appartement, cerné par les hommes du RAID, le Chef de l'état s'est rendu àMontauban accompagné du Premier ministre François Fillon, du ministre de la DéfenseGérard Longuet, et de plusieurs membres du gouvernement. Les familles des victimes étaient présentes ainsi que les candidats à l'élection présidentielle François Hollande avec Manuel VallsEva JolyMarine Le PenFrançois Bayrou et Nicolas Dupont-AignanNicolas Sarkozy a déclaré dans son discours que "Cet homme voulait mettre la République à genoux, la République n'a pas cédé, la République n'a pas reculé, la République n'a pas faibli""La France a été plus forte que celui qui semait la mort et la douleur sur son passage", a-t-il souligné en réaffirmant que face à des tels événements il ne fallait "en aucun cas céder à l'amalgame", ni "à la vengeance". Dans son discours il a aussi déclaré que ce sont des"Victimes d'une exécution terroriste" et a aussi estimé que c'était "bien l'armée française que le tueur a visée". "Je veux dire ici solennellement que si des communautés ont été prises pour cibles à Montauban comme à Toulouse, ce sont des enfants, des soldats des Français qui ont été assassinés. Ces soldats étaient nos soldats, ces enfants sont nos enfants"153, a poursuivi le chef de l'État. Pour finir la cérémonie, Nicolas Sarkozy s'est recueilli et a salué les cercueils des trois militaires couverts du drapeau tricolore. Cette cérémonie était retransmis en direct sur LCP, France 3 et sur les chaines d'information en continue sur BFMTV et I>télé. Elle a réuni plusieurs milliers de personnes dans la Caserne du 17e RGP à Montauban.

Mohammed Merah

Mohammed Merah se revendique d'Al-Qaïda et se serait rendu en Afghanistan et dans les régions tribales du Pakistan. Il invoque notamment le désir de venger la mort d'enfants palestiniens dans le conflit israélo-palestinien et la volonté de « s'en prendre à l'armée française » pour justifier son acte. Il confie avoir le sentiment que « tuer un soldat français en France aurait le même retentissement que tuer dix soldats français en Afghanistan ».

Hommage aux attentats de Charlie Hebdo et de novembre 2015[modifier | modifier le code]

Manifestation du 11 janvier 2015 à Montauban rassemblant plus de 10 000 personnes, suite aux attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015.

Charlie Hebdo

Alors que des rassemblements ont lieu partout en France le 10 et 11 janvier 2015, à Montauban plus de 10 000 personnes ont défilé dans les rues en partant du cours Foucault en passant par la plaque commémorative de la tuerie perpétrée par Mohammed Merah le 15 mars 2012 jusqu'à l'esplanade des Fontaines. Dans cette manifestation on pouvait y retrouver de nombreux élus et députés comme Brigitte Barège, Marion Maréchal-Le Pen, Valérie Rabault ainsi que la ministre Sylvia Pinel.

13 novembre 2015

Suite aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris,quelques rassemblements sont organisés pour rendre hommage aux 130 victimes malgré les interdictions dues à l'état d'urgence. À Montauban, le 16 novembre , plus de 300 lycéens[51] ont défilé dans les rues de Montauban en chantent La Marseillaise et le 20 novembre au soir, une semaine après les attentats sur la place des Martyrs réunissant des milliers de personnes.

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Le 17e régiment du génie parachutiste (RGP) est une unité militaire d'élite française unique en Europe basée au quartier Doumerc à  Montauban. Il reprend les traditions du 17e régiment colonial du génie qui s'était illustré lors de la seconde guerre mondiale. Le 17e régiment du génie parachutiste fait partie de la 11e brigade parachutiste au profit de laquelle il assure toutes les missions spécifiques du Génie d'assaut parachutiste dans un cadre d'emploi aéroporté, héliporté et mécanisé, telles que le franchissement d'assaut, la reconnaissance dans la profondeur, l'aide au déploiement, ainsi que les opérations de déminage et de dépollution (munitions, obus, engins explosifs…). Il est présent sans discontinuer depuis 1975 sur tous les théâtres opérationnels (LibanTchad,Nouvelle-CalédonieGuyanePakistanKurdistanKoweïtCambodgeSomalieRwandaGabonMozambique, ex-Yougoslavie,AlbanieKosovoAfghanistanMali…). Pour ces différents engagements le 17e RGP a été cité trois fois à l'ordre de l'armée et deux fois à l'ordre du corps d'armée, et trois de ses compagnies à l'ordre de l'armée (la 2) et à l'ordre du corps d'armée (la 1 et la 3). De plus, Montauban possède une Base de Défense (BDD) regroupant quelques unités militaires de Montauban, Agen et Castelsarrasin.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la première circonscription de Tarn-et-Garonne, du Grand Montauban et est chef-lieu de trois cantons : Montauban-1, Montauban-2 et Montauban-3.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[55]
Période Identité Étiquette Qualité
1983 1994 Hubert Gouze PS ancien député
1994 2001 Roland Garrigues PS Député de 1997 à 2002
2001 2020 Brigitte Barèges RPR puis UMP puis Les Républicains Député de 2002 à 2012
Les données manquantes sont à compléter.
Article détaillé : Liste des maires de Montauban.

Finances locales[modifier | modifier le code]

Cette sous-section présente la situation des finances communales de Montauban[Note 1].

Pour l'exercice 2013, le compte administratif du budget municipal de Montauban s'établit à 88 228 000 € en dépenses et 91 878 000 € en recettes[A2 1] :

En 2013, la section de fonctionnement[Note 2] se répartit en 65 844 000 € de charges (1 135 € par habitant) pour 70 985 000 € de produits (1 224 € par habitant), soit un solde de 5 141 000 € (89 € par habitant)[A2 1],[A2 2] :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels[Note 3] pour une valeur totale de 34 352 000 € (52 %), soit 592 € par habitant, ratio inférieur de 23 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (772 € par habitant). En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 562 € par habitant en 2010 et un maximum de 592 € par habitant en 2013 ;
  • la plus grande part des recettes est constituée des impôts locaux[Note 4] pour 28 327 000 € (40 %), soit 488 € par habitant, ratio inférieur de 12 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (553 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio augmente de façon continue de 419 € à 488 € par habitant.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Montauban[A2 3]. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2012[A2 3] :

La section investissement[Note 5] se répartit en emplois et ressources. Pour 2013, les emplois comprennent par ordre d'importance[A2 4] :

  • des dépenses d'équipement[Note 6] pour une valeur de 14 449 000 € (65 %), soit 249 € par habitant, ratio inférieur de 39 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (406 € par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 224 € par habitant en 2012 et un maximum de 325 € par habitant en 2011 ;
  • des remboursements d'emprunts[Note 7] pour une valeur totale de 6 296 000 € (28 %), soit 109 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate.

Les ressources en investissement de Montauban se répartissent principalement en[A2 4] :

  • nouvelles dettes pour une valeur de 2 500 000 € (12 %), soit 43 € par habitant, ratio inférieur de 71 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (149 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 43 € par habitant en 2013 et un maximum de 106 € par habitant en 2012 ;
  • subventions reçues pour une valeur de 1 951 000 € (9 %), soit 34 € par habitant, ratio inférieur de 53 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (73 € par habitant).

L'endettement de Montauban au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 8], l'annuité de la dette[Note 9] et sa capacité de désendettement[Note 10] :

  • l'encours de la dette pour un montant de 48 022 000 €, soit 828 € par habitant, ratio inférieur de 35 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (1 282 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 758 € par habitant en 2010 et un maximum de 828 € par habitant en 2013[A2 5] ;
  • l'annuité de la dette pour une valeur de 7 265 000 €, soit 125 € par habitant, ratio inférieur de 21 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (158 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 108 € par habitant en 2011 et un maximum de 125 € par habitant en 2013[A2 5] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour un montant de 8 037 000 €, soit 139 € par habitant, ratio inférieur de 16 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (166 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 113 € par habitant en 2009 et un maximum de 179 € par habitant en 2010[A2 6]. La capacité de désendettement est d'environ 5 années en 2013. Sur une période de 14 années, ce ratio présente un minimum d'environ 4 années en 2012 et un maximum d'environ 13 années en 2001.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[56],[Note 11].

En 2014, la commune comptait 58 826 habitants, en augmentation de 4,81 % par rapport à 2009 (Tarn-et-Garonne : 5,26 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
26 160 21 950 23 973 25 357 24 660 23 865 23 561 25 102 24 726
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
25 095 27 054 25 991 25 624 26 952 28 335 29 863 30 388 29 470
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
30 506 28 688 29 778 26 094 28 829 29 981 32 025 36 281 38 321
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
41 002 45 872 48 028 50 682 51 224 51 855 53 941 56 536 58 826
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006 [57].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Universités et écoles supérieures :

  • Université de Montauban, antenne de l'université de Toulouse 1 Sciences sociales
  • Université de Montauban, antenne de l'université de Toulouse 2 Arts appliqués
  • Université de Montauban, antenne de l'université de Toulouse 2 Département Archives et Médiathèque (DAM)
  • Université de Montauban, antenne de l'université de Toulouse 3 Licences Professionnelles "Instrumentation et Systèmes Innovants pour une Agriculture Eco-responsable".
  • École de commerce et de gestion de Montauban (EGC)

Lycées :

Collèges :

  • Collège Institut familial (privé)
  • Collège Saint-Théodard (privé)
  • Collège Notre-Dame (privé)
  • Collège Olympe-de-Gouges (Montplaisir), triple champion de France de rugby (public)
  • Collège Jean-Jaurès (Villebourbon)
  • Collège Ingres
  • Collège Manuel-Azaña

Santé[modifier | modifier le code]

  • Centre hospitalier : 100 rue Léon-Cladel

Le centre hospitalier accueille un Institut de formation en soins infirmiers (IFSI), qui recrute par concours infirmiers et aide-soignants.

  • Cliniques privées :
    • Clinique Cave
    • Clinique croix Saint-Michel du Dr Boyé
    • Clinique du Pont de Chaume

Médias[modifier | modifier le code]

Presse locale et régionale[modifier | modifier le code]

Radios locales[modifier | modifier le code]

Télévision locale[modifier | modifier le code]

Presse d'opinion sur Internet[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • La ville accueillait chaque année le festival Alors… Chante! !. qui s'installera à partir de 2016 à Castelsarrasin.
  • Elle accueillait aussi tous les mois de juillet un festival de jazz, le Jazz à Montauban et en Tarn-et-Garonne.
  • Depuis 1991, le Festival de littérature Lettres d'Automne, à la mi-novembre, accueille un écrivain pendant deux semaines.
  • Depuis 1994, chaque deuxième weekend du mois de septembre, les 400 coups s'installe à Montauban. Elle est la plus importante de la région et la 5e plus grande fête de France  avec plus de 200 manèges et réunissant plus de 50 000 personnes. Durant les 3 jours de fêtes on peut y retrouver des manèges à sensation, des concerts, des défilées, des cavalcades, des bandas un feux d'artifice...etc.
  • Depuis 2009, le festival International de Magie se produit à Montauban dans la salle Eurythmie.
  • Depuis 2015 , le festival Montauban en scène qu'a créée la ville de Montauban propose tout l'été une programmation équilibrée et diversifiée d’une quarantaine d’événements mêlant musique, danse, humour, spectacles pour enfants, arts de la rue, ateliers découverte, etc.

Événement :

  • 2 août 1995 : Interville, le jeux télévisés phares de l'été en France des années 1990 - 2000 s'est installé au centre ville de Montauban pour affronté la ville de Tarbes. Montauban remporte la victoire avec un score de 8 - 5 contre Tarbes.
  • 19 juillet 1998 : Montauban accueil la 8e étapes du Tour de France où le français Jacky Durand l'a remporté après 190,5 km depuis Brive.
  • 7 juillet 2016 : Montauban accueil la 6e étapes du Tour de France. C'est le britannique Mark Cavendish qui remporte cette étape après 190,5km depuis Arpajon-sur-Cère.
  • 2-3 décembre 2016 : Montauban est désigné comme Ville ambassadrice pour la 30e édition du Téléthon. Durant ces deux jours la ville a organisé des défis ainsi que des animations qui était diffusés en direct de la Place Nationale sur France télévision pour l'occasion.

Sports[modifier | modifier le code]

Montauban a été ville étape de la Route du Sud (voir son palmarès et statistiques) et ville étape du Tour de France 1998. Au niveau des infrastructures, la ville possède le Stade Sapiac d'une capacité de 11 000 places, le Stade de la Fobio de 5 000 places, un complexe aquatique de 2 700 m2, 2 golfs, l'hippodrome des Allègres ainsi que de nombreux terrains et gymnases[65].

  • Club USM Omnisports :
  • Le Racing club montalbanais l'autre club de rugby à XV, fondé en 1968, qui évolue en fédérale 2 depuis 2012[66].
  • Kin-ball Montalbanais
  • Montauban Football Club, club de football évoluant en DHR. Le club évolue au stade Georges-Pompidou anciennement nommé stade de la Fobio.
  • Les « Gerfauts de Montauban », club de football américain.
  • Le Montauban Athlétisme.
  • Le club de plongée CANOM, spécialisé dans la plongée enfants
  • Le MBC (basket-ball) évoluant en Nationale 3 Masculine.
  • L'Association Tennis Montauban, organisateur d'un tournoi Future.
  • Les Jeunes Espoirs Montalbanais (JEM) : école de football, créée en 1986 et réputée pour sa formation des jeunes (pas d'équipes séniors).
  • Le Baseball Club Montalbanais (Les « Orioles de Montauban »)
  • L'Union nautique montalbanaise, club d'aviron.
  • Le Dojo Montalbanais, un club majeur de la région en judo.
  • L'Association Montalbanaise de Sauvetage et Secourisme : natation sportive, sauvetage, formation BNSSA
  • Le MN82, un des plus grands clubs de natation de France, avec 1142 licenciés en 2011. Né de la fusion des deux principaux clubs tarn-et-garonnais, le Cercle des Nageurs Montalbanais et les Dauphins Montalbanais, Montauban Natation 82 a vu le jour le 12 juin 2007.
  • ULM 82, le plus grand club ulm du Tarn-et-Garonne à Albefeuille Lagarde, école de pilotage et baptême de l'air.
  • Player's Montauban: Club de pétanque de la cité d'Ingres, créé en 1991, avec un titre de champion de France de Jeu provençal, dès 1992.

Cultes[modifier | modifier le code]

  • Culte catholique :
Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption de Montauban
Église Saint-Jacques de Montauban
Église Saint-Jean-Baptiste
L'église saint Joseph
L'église Saint-Étienne
Église Saint-Orens de Montauban
L'église Notre-Dame-de-la-Paix
Chapelle Notre-Dame-de-l'Immaculé- Conception
Chapelle de l’hôpital de Montauban
  • Culte réformé :
Temple de la Faculté (quai Montmurat)
Temple des Carmes (Grand-Rue Sapiac)
  • Culte musulman :
La mosquée As-Salam de Montauban
  • Cimetière :
Cimetière Urbain
Cimetière du Pont du Chaume

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 24 609 €, ce qui plaçait Montauban au 25 470e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[67].

En 2009, 50,9 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[Insee 1].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 35 990 personnes, parmi lesquelles on comptait 70,5 % d'actifs dont 61,2 % ayant un emploi et 9,3 % de chômeurs[Insee 2].

On comptait 34 409 emplois dans la zone d'emploi, contre 28 756 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 22 213, l'indicateur de concentration d'emploi est de 154,9 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre trois emplois pour deux habitants actifs[Insee 3].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Montauban comptait 6 186 établissements : 343 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 343 dans l'industrie, 501 dans la construction, 3 958 dans le commerce-transports-services divers et 1 041 étaient relatifs au secteur administratif[Insee 4].

En 2011, 668 entreprises ont été créées à Montauban[Insee 5], dont 363 par des autoentrepreneurs[Insee 6].

Le centre-Ville et Villebourbon comprennent près de 3 958 entreprises.[réf. nécessaire]

À noter également que Montauban est située à seulement une dizaine de kilomètres de la zone « Grand Sud Logistique », réalisée par le conseil général de Tarn-et-Garonne (450 ha - 2 000 emplois à terme[68]), sur le territoire des communes de Campsas, Labastide-Saint-Pierre et Montbartier.

Montauban est le siège :

  • de la chambre de commerce et d'industrie de Montauban et de Tarn-et-Garonne ;
  • de la biscuiterie Poult ;
  • de la société d'équipements électro-acoustiques Bouyer ;
  • de l'entreprise de sécurité et d'authentification Prooftag ;
  • de l'un des trois sites français de la société APEM, leadeur en interfaces homme-machine, spécialisée dans la production des claviers professionnels ;
  • des luminaires Delmas ;
  • de la société d'agro-alimentaire Les Fils de A. Doumenge ;
  • de l'entreprise Nature Bijoux, création, vente et importateur de bijoux de pierre naturelle à l'international ;
  • du quotidien départemental d'informations locales Le Petit Journal, édité à Montauban et comprenant douze éditions (Tarn-et-Garonne, Aude, Aveyron, Lot, Lot-et-Garonne, Gers, Pyrénées-Orientales, Hérault, Midi-Toulousain, Comminges, Hautes-Pyrénées, Ariège) ;
  • de la société Dragées Pécou, entreprise de dragées ;
  • du syndicat patronal CGPME Midi-Pyrénées ;
  • du quotidien d'information régional La Dépêche du Midi édition Tarn-et-Garonne, dont le siège est à Toulouse ;
  • de la société Guéry Motos Sport, importateur des cyclomoteurs et motos espagnols Rieju pour la France ;
  • de la caisse primaire d'assurance maladie.

Zone Industrielle de Montauban

À Montauban il existe 3 zones industrielles (ZI) :

  • Zone industrielle d'Albanord : Cette zone d'activité est la plus étendue de la ville et une des plus importantes d'Europe. En effet elle regroupe plus de 400 entreprises (Centre commercial, alimentation, prêts à porter , mobiliers, cultures, ventes concessionnaires, hôtels, etc.) et environs 4000 emplois. Dans ce site on peut y retrouver le Parc commercial Aussonne qui regroupe deux hypermarchés Auchan et Leclerc Aussonne et ses nombreuses boutiques puis d'autres grands magasins spécialisés comme But , Brico Dépôt , Darty , Conforama , Jules , MIM , Jardiland, etc., puis plusieurs restaurants tels que Mcdonald's , KFC ou encore Subway. Dans ce site on peut aussi y retrouver le Parc commercial Futuropôle qui regroupe un complexe Cinéma (Cap'Cinéma) avec un Quick à proximité et d'autre points de restaurations entourés par plusieurs autres magasins et entreprises comme Gifi , Cultura , Amazonie , Fly , Casa et encore pleins de différentes enseignes. Par ailleurs, d'autres projets sont sur le point de se concrétiser, tels que la création de la ZAC "Les Prades" sur 25 hectares dans la continuité d'Albanord. Ce projet a pour but de rassembler des concessions automobiles et des entreprises artisanales[69]. Les travaux de VRD se sont achevés en septembre 2016. Renault, Volvo, Citroën, Midi-Pyrénées Electricité se sont déjà installés. De plus, Leroy-Merlin ouvrira un magasin de plus de 11 000 m2 fin 2016 sur Albanord. Enfin, un retail park surnommé "Les Portes de Montauban" sera livré fin 2016. Plusieurs dizaines d'enseignes devraient s'installer[70]. Un pôle artisanal porté par le promoteur Chambéry Transaction Investissement projette 3 600 m2 de surfaces commerciales. De son côte, la mairie envisage de réaliser un pole dédié à l'habitat durable.
  • Zone Industrielle de Sapiac : Cette zone d'activité est plus petite que celle d'Albanord. Elle regroupe 131 entreprises et emploie 1 280 salariés. Ce site est souvent comparé avec un petit village car les gens peuvent facilement circuler. On peut y retrouver : Le centre commercial E.Leclerc et ses nombreuses boutiques, Chausséa, Besson Chaussures, La Halle, Kiabi, Blue Box, Gémo, Intersport, Gifi, La foir'fouille, Cash 31, Citroen, Mcdonald's, Flunch, Leader Price, Netto.
  • Zone Industrielle d'Albasud : Dans cette zone d'activité on retrouve de nombreuses entreprises de transport (Olano, Le Calvez ...) et des bases logistiques (Toupargel, Pro à Pro, Kuhene Nagel, Téréva, GT Logistic, Taqui Pneu), mais aussi des grandes enseignes comme Géant Casino et ses 50 boutiques, ainsi que Mr.Bricolage, Décathlon, Mcdonald's. Ce site compte 230 entreprises et 3 700 emplois.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Matériaux de construction de la ville[modifier | modifier le code]

Une rue de Montauban.

Montauban est considérée comme le prototype des bastides du Sud-Ouest pour son plan géométrique avec des rues en angles droits. Cette cité, où la couleur des briques domine, est aussi surnommée "la plus rose des villes roses". En effet lors de sa construction en 1 144, les bâtisseurs se sont servis de l'argile que procurait le Tarn et qui par la suite les cuisaient pour en faire des briques. Ce qui a permis de fabriquer le Pont-Vieux, l'Eglise Saint-Jacques ou encore la Place Nationale. La brique a été majoritairement utilisée dans la région comme à Toulouse ou encore Albi mais aussi dans les petites bastides comme Caussade à cause d'un environnement géologique qui ne fournit aucune pierre de taille à proximité. Le transport des pierres est coûteux. Au contraire, l'argile, qui permet la fabrication des briques, est abondante.

Aujourd'hui, la brique est mise en valeur comme un symbole de la ville. Cependant, dans les constructions modernes, elle n'est utilisée que comme parement décoratif.

Bâtiments et lieux publics remarquables[modifier | modifier le code]

La commune compte 43 monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[71] et 140 lieux et aucun monument ou lieu répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[72].

Par ailleurs, elle compte 606 objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[73] et un objet répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[74].

Montauban est classée ville d'art et d'histoire. Le matériau de construction le plus utilisé est la brique rouge.

La ville constitue une curiosité architecturale caractéristique des bastides de la région. Fondée en 1144 par le comte de Toulouse, comme de nombreuses petites villes du Sud-Ouest, elle répond à certaines caractéristiques : ses rues se coupent toutes en angles droits et définissent une place centrale rectangulaire (plus justement trapézoïdale). Le centre ancien est très homogène et aucun bâtiment moderne ne vient rompre l'harmonie des façades de briques généralement édifiées aux XVIIe et XVIIIe siècles[75].

Certains bâtiments et complexes architecturaux se distinguent :

  • Le musée Ingres est l'ancien hôtel de ville et un palais épiscopal construit en 1664 sur les restes du palais que le Prince Noir occupait pendant la guerre de Cent Ans. Certaines des salles de ce dernier, aux sous-sols, sont ouvertes aux visiteurs. Le bâtiment abrite des œuvres de deux anciens habitants : Jean-Auguste Dominique Ingres et Émile Antoine Bourdelle. Il a également servi un temps à cacher la Joconde pendant la Seconde Guerre mondiale[76].
  • La place Nationale et sa double rangée d'arcades voûtées sur croisées d'ogives furent reconstruites au XVIIe siècle à la suite des incendies de 1614 et 1649 et de la volonté de l'intendant Legendre, au début du XVIIIe siècle, de supprimer les dernières maisons à façade en torchis, afin d'assurer "l'embellissement et entière perfection de la place publique"[77].
  • Le pont Vieux fut construit par les architectes Étienne de Ferrières et Mathieu de Verdun sur les ordres de Philippe le Bel, au début du XIVe siècle.
  • L'église fortifiée Saint-Jacques. Elle est avec le pont Vieux le seul vestige médiéval de la ville... De la seconde église construite au XIIIe siècle, il ne subsiste que le clocher de type toulousain et une partie de la nef. Au XIVe siècle, le chevet plat est remplacé par une abside polygonale, alors que la ville traverse une période de prospérité et que l’église devient le siège d’une paroisse. Transformée en tour de guet (clocher), atelier de fabrication du salpêtre (nef) et fortin (chœur) durant les Guerres de Religion, Saint-Jacques porte encore en façade les traces des boulets de canons du siège de 1621. Après la reconquête catholique (1629), Richelieu ordonne la reconstruction à l'identique de l'église. Un temps cathédrale (1629-1739) elle est pourvue au XVIIIe siècle de nouveaux portails latéraux et d'une tribune. En façade, le portail néo-roman surmonté d'une mosaïque date du XIXe siècle[78].
  • La cathédrale Notre-Dame est atypique, de par sa construction en pierre dans un paysage architectural dominé par la brique rouge. Sa construction a été ordonnée par Louis XIV pour marquer la présence du pouvoir royal et du catholicisme dans une ville traditionnellement protestante. Son autel a été réalisé par les ébénistes d'art Onéglio et Irène Fasan.
  • L'ancien collège des jésuites. Arrivés en 1629 dans le sillage de Richelieu, les Jésuites acquièrent en 1676 un hôtel particulier sur la limite nord-est de la ville, pour y installer leur collège et leur chapelle (actuelle église Saint-Joseph)... Modifié puis agrandi à plusieurs reprises, le bâtiment à l’architecture austère s’organise autour de deux cours, auxquelles répondaient des jardins aujourd’hui disparus. Le bâtiment sert de fonderie de canons pendant la Révolution, puis redevient collège jusqu’en 1961. Il abrite aujourd’hui la Direction des Affaires Culturelles, le conservatoire de danse, l’Office de Tourisme et le Centre du Patrimoine. Ouvert en 2008, ce nouvel espace présente un portrait historique, architectural et sensible de la ville[78].
  • Le Muséum Victor-Brun, musée d'histoire naturelle et préhistoire, .
  • La Roseraie François-Mitterrand.
  • Le Jardin des plantes, inauguré en 1861, se trouve de part et d'autre de la rivière Tescou, entre la grand'rue Sapiac et le début de la rue du Moustier.
  • L'île de la Pissote.
  • En parcourant le centre ville, on peut voir plusieurs statues d'Antoine Bourdelle[79].

Parcs et espaces verts[modifier | modifier le code]

Montauban dispose de nombreux espaces verts elle dispose d’ailleurs de 3 fleurs du labelle de ville fleurie :

  • Le Jardin des plantes : La nature dans le centre-ville de Montauban s’illustre particulièrement à travers le Jardin des plantes situé de part et d’autre du Tescou sur une surface d’environ 3 hectares. Cet arboretum, ouvert au public dès 1861, rassemble un grand nombre d’espèces végétales du monde entier : cèdres, tulipiers de Virginie, ginkos biloba[80]
  • La Roseraie : Située au cœur des quartiers Est de la ville, cette roseraie inaugurée en 1983, est l’une des plus importantes d’Europe. Elle compte près de 12 000 rosiers répartis en 1 100 variétés, notamment des hybrides à grandes fleurs.
  • Le parc Itzhak Rabin : Situé à Beausoleil bas au sud du centre-ville, il s’agit d’une surface boisée s’étendant sur 3 600 m2[81].
  • Le cours Foucault : Le cours Foucault, qui s’étend sur près de 5 hectares surplombant le Tarn, est une promenade très arborée[82].
  • Le parc du Treil et l’île de la Pissote : Ce parc de 13 000 m2 permet une découverte du Tarn et de ses berges, dans le quartier de Villebourbon. Il permet l’observation de l’île de la Pissote, située sur le Tarn au niveau du centre-ville, véritable havre de paix pour de nombreuses espèces d’oiseaux. Des points d’observation depuis les berges du Tarn sont proposés, de même qu’un itinéraire reliant ces différents points[82].
  • Les alignements de platanes : Ces alignements bordent certaines voies de communication (grandes départementales) ainsi que le canal de Montech. L’intérêt de ces platanes est principalement lié à l’âge et la taille des individus[82].

Musées[modifier | modifier le code]

  • Le musée Ingres héberge des œuvres de deux Montalbanais célèbres, Jean Auguste Dominique Ingres et Antoine Bourdelle. On y trouve exposé le fameux violon d'Ingres, l'étui de l'instrument étant malheureusement rangé dans les réserves. Toutefois, ce dernier est visible à chaque journée du patrimoine.
  • Le musée d'histoire naturelle Victor-Brun, ouvert en 1854 à l'initiative de naturalistes amateurs de la Société des sciences, agriculture et belles-lettres du Tarn-et-Garonne qui souhaitaient montrer à leurs concitoyens leurs collections d'oiseaux et de mammifères.
  • Le musée de la Résistance et de la Déportation.
  • Musée du Terroir
  • Musée Marcel-Lenoir
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Autres institutions culturelles[modifier | modifier le code]

  • L'Académie de Montauban : elle a été fondée en 1730 par Jean-Jacques Lefranc de Pompignan sous la forme d'une société littéraire. Cette académie a poursuivi ses travaux sous différents noms. Elle a aujourd'hui son siège à l'Ancien Collège (au no 4 rue du Collège).
  • Durant les années 1598 à 1685 (où l'édit de Nantes était en vigueur), l'Académie de Montauban, université protestante, formait les pasteurs[83].
  • Le Conservatoire à rayonnement répartemental (musique et danse).
  • La salle de concert et de spectacles de la ville, la salle Eurythmie, inaugurée en 2000.
  • La salle Le Rio Grande[84].
  • Orchestre baroque « Les Passions »[85].
  • Théâtres : le théâtre Olympe-de-Gouges. La ville accueille plusieurs troupes de théâtre amateurs, dont théâtre de l'Embellie[86].

Ville Occitane[modifier | modifier le code]

Avant même la création de la ville, de nombreux sites avaient été ou étaient habités. On peut en effet relever plusieurs toponymes (noms de lieux) occitans d'origine gallo-romaine, tels que Sapiac, Escorsac, Birac, Verlhaguet, Gasseras, Ardus qui font encore partie de Montauban, ou, plus loin, Léojac, Loubéjac, Verlhac, Albias, etc

Rébus de Cahors illustré en occitan par un chien à Montauban.

Lors de la création de Montauban par le comte de Toulouse, Anfós Jordan (Alphonse Jourdain), en 1 144, on peut donc affirmer que la totalité de la population locale emploie essentiellement l'occitan (variante quercynole), et que les intellectuels se servent aussi du latin, langue internationale de l'époque, utilisée notamment dans le clergé et pour les actes officiels[87]. C'est donc le nom de Montalban ("mont blanc", du latin "montem albanum") qui a été choisi pour le nom de cette nouvelle cité. L'origine de ce mot a fait l'objet de plusieurs autres hypothèses, dont celle d'un "mont des saules" (en occitan "albar"), ce qui explique la présence de cet arbre sur le blason[87].

La Berlòca (vielle cloche) situé au Musée Ingres à Montauban.

Aujourd'hui quelques vestiges utilisant l'écrit nous rappellent ce passé occitan. On peut voir au Musée Ingres une vieille thériaque où figure l'inscription "faz" (pour "fait"), deux cheminées où figure le rébus de Cahors illustré en occitan par un chien ("can") et un ours ("ors"), la vieille cloche "La Berlòca", quelques pierres tombales, le cadran solaire situé sur l'église Saint-Jacques avec son inscription "tard o d'ora vendrà l'ora". Mais c'est surtout dans la toponymie (les noms de lieux) comme les nom des quartiers : la Fòvia (la "Fobio" = le ravin), la Capèla (Faubourg Lacapelle) , lo Mostièr, la Mandona (Le Moustier), l'Oleta, lo Toron, Mòrta-rieu, Mont-auriòl, Mont- alban, Mont-murat, las Albarèdas, lo Fau, la Landa, Font-nòva, Bona-font, la Mòla, Io Carreirat, las Farguetas, la Pissòta, lo Ramièr, Vinharnaud, la Vitarela, etc[87].

Le nom des rues ont été changé aux cours des années comme la rue des fabricants d'aiguilles (carrièra de la gulharià) qui est devenue "rue de la Comédie"; la rue du four du comte (carrièra del forn del comte) qui a pris le nom de "Gillaque", la rue des Juifs (carrièra dels josieus) célèbre aujourd'hui Mary-Lafon, Michelet a remplacé les barbiers (carrièra de la Barberià), la rue de la Forge (carrièra de la Fauriá) a fini après plusieurs dénominations par rappeler le souvenir de la Résistance, etc[87].

Une école de Montauban offre un enseignement bilingue français - occitan (la moitié des matières et de l'emploi du temps se fait en occitan et l'autre moitié en français) ainsi que une section bilingue a été créée dans un collège[87].

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • Cinémas : la ville possède un multiplexe, ainsi qu'une salle orientée Art et Essai : le « Paris ».
  • Il existe également une association de cinéphiles, Eidos.
  • Plusieurs associations de langues et cultures organisent chaque année une semaine du cinéma dans leurs langues d'étude (cinéma russe par l'association Pouchkine, cinéma italien par l'association Dante Alighiéri).

Montauban et le cinéma[modifier | modifier le code]

Classifications administratives[modifier | modifier le code]

Identité visuelle (logotype)[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Nés à Montauban[modifier | modifier le code]

Ayant vécu à Montauban[modifier | modifier le code]

Décédés à Montauban[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Montauban (Tarn-et-Garonne).svg

De gueules au saule d'or étêté, ayant six branches sans feuilles, trois à dextre, trois à senestre ; au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or.

En 1809, Montauban fit partie des bonnes villes qui remplacèrent, sur leur blason, les fleurs de lys par trois abeilles, symbole de Napoléon.

Rumeur[modifier | modifier le code]

À cause d'une affaire des mœurs à la fin des années 1940, Montauban a longtemps été appelée la « ville des pédés »[91]. C'est affaire a notamment inspiré au chansonnier Robert Rocca sa chanson « Ils en sont tous » (1949).

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Histoire générale de Montauban :

  • Michel Ferrer et Jean-Claude Fau (sous la direction de), Images et visages de Tarn-et-Garonne, tome V-1 : Le Pays montalbanais aux temps modernes, Compagnie des Écrivains de Tarn-et-Garonne, 2008, pages 35 à 190 ; tome V-2, pages 1 à 124.
  • Daniel Ligou (sous la direction de), Histoire de Montauban, éditions Privat, Toulouse, 1984
  • Janine Garrisson (sous la direction de), Montauban ville solaire, éditions Autrement, 1993
  • Robert de Mentque, Le Vieux Montauban, 1944 ; réédité par Privat, Toulouse, 2001
  • Emerand Forestié Neveu, Notes historiques ou éphémérides montalbanaises, Imprimerie Forestié 1882 et reprints 2003
  • François Moulenq, Histoire du Tarn-et-Garonne, tome I, pages 1 à 109 et tome II pages 79 à 124, 1879 et reprints 1991
  • Henri Le Bret, Histoire de Montauban 1668 ; réédité en 1841, en 1976 (Éditions Laffitte Reprints, Marseille) et en 2000 (éditions de la Tour Gile)
  • Flottard Perrin de Grandpré, Histoire de Montauban - depuis la fondation de son abbaie par le Roi Pépin jusqu'à l'épiscopat de Pierre de Bertier (987-1674), Manuscrit des années 1680 édité en 2004

Montauban au Moyen Âge :

  • Emmanuel Moureau, Vivre en ville au temps des papes d'Avignon - Montauban (1317-1378), La Louve Éditions, Cahors, 2009
  • Emmanuel Moureau, Un marchand au Moyen Âge, La Louve Éditions, Cahors, 2012
  • Colonel Yvan Reverdy, Alphonse Jourdain, Comte de Toulouse, Fondateur de Montauban, Académie de Montauban - Séance solennelle et publique du 12 décembre 1983

La Réforme à Montauban :

  • Robert Garrisson (Éditeur), Mémoires de Samuel de Pechels 1685 - 1692 , Musée du Désert, 1936 (Je ne changerai pas : journal d'un bourgeois huguenot de Montauban, exilé à la révocation de l'édit de Nantes)
  • Henry de France, Les Montalbanais et le refuge, Éditions Le Livre d'Histoire
  • Philip Conner, Huguenot Heartland : Montauban and Southern French Calvinism during the Wars of Religion, Aldershot, 2002 (St Andrews Studies in Reformation History).
  • Daniel Dessert, Les Daliès de Montauban - Une dynastie protestante de financiers sous Louis XIV, Éditions Perrin, Paris, 2005

Autres sujets relatifs à Montauban :

  • Emérand Forestié, Histoire de l'imprimerie et de la librairie à Montauban, 1898 ; réédité en 2008
  • Daniel Ligou, Montauban à la fin de l'Ancien Régime et aux débuts de la Révolution (1787-1794), Paris, M. Rivière, 1958.
  • Henri Nicol, Le Jugement de Montauban ou le procès d'un honnête homme, Éditions La pensée universelle, Paris, 1979
  • Académie des Sciences, Belles-Lettres et Art (ouvrage collectif), Dictionnaire des rues de Montauban, 1994
  • Académie des Sciences, Belles-Lettres et Art (ouvrage collectif), La traversée du XXe siècle à Montauban - 34 journées mémorables, 1999
  • Jean-Paul Damaggio, Élections municipales à Montauban - une commune laboratoire (1904-2008) Documents, portraits, études, Éditions La Brochure, Angeville, 2013.

Urbanisme, architecture et sculpture à Montauban :

  • Hélène Guicharnaud, Montauban au XVIIe siècle - Urbanisme et architecture, Éditions Picard, 1991
  • Roland Chabbert et collab., Architecture et urbanisme à Montauban, 2004
  • Philippe Ploquin, Françoise Peuriot, Olivier Miquel, Montauban la secrète, Éditions C.E.D., Nègrepelisse, 2004, 167 p.
  • Françoise Peuriot, Robert Pico et Philippe Ploquin, Montauban dévoilée, Éditions C.E.D., Nègrepelisse, 2010
  • Roland Garrigues, Flavio de Faveri - Un destin sculpté, Éditions du Réveil, Montauban, 2011
  • Jean Coladon et Guy Astoul, Montauban flamboyante et rebelle Compagnie des Écrivains de Tarn-et-Garonne, 2014 (Aquarelles : J. Coladon, Textes : G.Astoul)
  • Sarah Gerber, Hôtels de la noblesse et de la bourgeoisie à Montauban Editions du Conseil Général, 2015, 132 pages.

Fiction :

  • Luc Corlouër, Simon de Montauban, Éditions le Cormoran, 2011
    Roman sur un jeune apprenti journaliste de Montauban

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette sous-section Finances locales est issue d'une synthèse des données du site alize2.finances.gouv.fr du ministère de l'Économie et des Finances. Elle est présentée de façon standardisée pour toutes les communes et ne concerne que le périmètre municipal. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 1.2.1 : Yin Yang Kappa Logo de l'outil Finances localesLettre grecque Kappa en majuscule et minuscule a effectué la synthèse des 98 pages du site alize2.finances.gouv.fr concernant Montauban. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  2. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune.
  3. Les « charges de personnel » regroupent les frais de rémunération des employés par la commune.
  4. Les « impôts locaux » désignent les impôts prélevés par les collectivités territoriales comme les communes pour alimenter leur budget. Ils regroupent les impôts fonciers, la taxe d'habitation ou encore, pour les entreprises, les cotisations foncières ou sur la valeur ajoutée.
  5. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  6. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  7. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  8. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  9. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  10. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dettecapacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources de Montauban.
  11. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  2. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  3. EMP T5 - Emploi et activité.
  4. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  5. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  6. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Base de données du ministère du Budget, relative aux comptes des communes[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « Insee - Régions »
  2. Insee 2010.
  3. « Révision du plan local d'urbanisme », sur montauban.com,‎ (consulté en janvier 2017)
  4. « Des orages font deux morts en Charente et en Tarn-et-Garonne »,‎
  5. « Orages : deux morts, un dans le Tarn-et-Garonne, l'autre en Charente »
  6. « "Une nuit à éponger dans le noir": Montauban panse ses plaies après l'orage »
  7. « Téléphone : 1 000 poteaux à changer »
  8. « VIDEO. Orages: Deux morts, Montauban reporte la rentrée à jeudi »,‎
  9. « Après la tempête, il se tue en élaguant un arbre autour de sa maison »
  10. « Un agent d'ERDF électrocuté à Montauban »
  11. « Orages : deux morts dans le Sud-Ouest, 25000 foyers privés d'électricité »
  12. « Tarn-et-Garonne : les dégâts causés par les orages en images »
  13. « Le très lourd bilan de la terrible tempête »
  14. « Phénomène exceptionnel »
  15. [1]
  16. « Après deux jours d'attente, la rentrée, enfin ! »
  17. « Tempête en direct : le toit de l'église de Vigueron effondré »
  18. « Le Tarn sort de son lit : les portes anti crues fermées pour la première fois », sur ladepeche.fr (consulté le 27 avril 2016)
  19. (fr)+(oc) « Montalban, vila occitana », sur le site de la mairie (consulté le 6 décembre 2013)
  20. L’étymologie du nom de Montauban, Arnaud Capdepic, Recueil de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Tarn-et-Garonne, 1894.
  21. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Collectif, Images et visages de Tarn-et-Garonne, tome V-1, Le Pays montalbanais aux temps modernes, 2008, p. 37, [lire en ligne].
  23. François Moulenq, Histoire du Tarn-et-Garonne, 1879 reprints 1991, tome I, p. 69 et suivantes, Tome II p. 71 et suivantes.
  24. Centre d'Interprétation de l'Architecture et du Patrimoine de Montauban : La fondation de Montauban
  25. Ces dernières n'ont vu le jour qu'à partir de 1229, date du traité de Meaux-Paris. Ce traité a mis fin entre autres aux villages fortifiés (Castéras, Castelnauetc.) pour asseoir le pouvoir étatique et démanteler ainsi l'emprise seigneuriale qui persistait sur les campagnes françaises au Moyen Âge
  26. http://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA506 Lettres patentes de Louis XI, Saintes, mai 1472
  27. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 245
  28. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 255
  29. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 256
  30. Max Lagarrigue, Les Quatre Cents Coups de Montauban, légende ou réalité ?, Montauban, revue Arkheia, no 4, 2002.
  31. « Montauban.com - Histoire de la ville »
  32. « Saint Etienne de Sapiac — Diocèse de Montauban »
  33. « Site officiel du Tourisme en Tarn-et-Garonne (82) »
  34. « L’inventaire de Villebourbon: patrimoine.midipyrenees.fr »
  35. « Pont Neuf de Montauban (Montauban, 1912) - Structurae »
  36. Sources : Michel Florens La Bataille de Bertix Revue Arkheia no 1, 1999, consultable à l'adresse http://www.arkheia-revue.org/1914-1918-La-bataille-de-Bertrix.html et http://www.sambre-marne-yser.be/article.php3?id_article=102
  37. inondation de mars 1930 dans le Tarn, sur le blog Mazamet-Montagne-Noire
  38. 1930: l'inondation du siècle, sur ladepeche.fr
  39. Le Sud Ouest ravagé par les inondations, sur meteofrance.fr
  40. Montauban à l'abri des inondation, sur le courrier des maires
  41. Max Lagarrigue sous la direction, 1940, la France du repli : l'Europe de la défaite, Toulouse, Privat, 2001
  42. a, b et c Max Lagarrigue, 1940, la Belgique du repli. L’histoire d’une petite Belgique dans le Sud-Ouest de la France, éd. Hainaut, Charleroi, 2005
  43. G. Bourgeois, Manuel Azaña et le bon vouloir de Vichy, éd. Arkheia, Montauban, 2008.
  44. Max Lagarrigue, Manuel Azaña et la France, éd. Arkheia, Montauban, 2007.
  45. Stéphane Simonnet, Claire Levasseur (cartogr.) et Guillaume Balavoine (cartogr.) (préf. Olivier Wieviorka), Atlas de la libération de la France : 6 juin 1944- 8 mai 1945 : des débarquements aux villes libérées, Paris, éd. Autrement, coll. « Atlas-Mémoire », (1re éd. 1994), 79 p. (ISBN 978-2-746-70495-4 et 2-746-70495-1, OCLC 417826733, notice BnF no FRBNF39169074) , p. 43
  46. Né en 1902 à Saint-Pétersbourg (Russie), mort à Montauban en 1982.
  47. Il s'agit de 2 000 soldats (qualifiés de"Mongols" par l'état nazi) transfuges de l'Armée rouge ; références : http://anocr82.free.fr/garnison/pomponne/pomponne_1.htm
  48. Gilbert Lacan, Figeac en Quercy : sous la terreur allemande, Paris, Union Amicale des Enfants de l'Arrondissement de Figeac, , 99 p., p. 58-68
  49. « Pont de Sapiac (Montauban) - Structurae »
  50. « Montauban. Le moulin renaîtra -t-il de ses cendres ? »
  51. LAURENT BENAYOUN, « Les Lycéens montalbanais entament la Marseillaise devant la préfecture », La dépêche,‎ (lire en ligne)
  52. Résultat de l'élection présidentielle de 2012 à Montauban sur le site du ministère de l'Intérieur
  53. Résultat de l'élection présidentielle de 2007 à Montauban sur le site du ministère de l'Intérieur
  54. Résultat de l'élection présidentielle de 2002 à Montauban sur le site du ministère de l'Intérieur
  55. Daniel Ligou (sous la direction de) Histoire de Montauban, Privat, Toulouse 1984, p. 325 et 326.
  56. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  57. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  58. Fiche radio de Radio Sentinelle sur SchooP
  59. Fiche radio de Phare FM Montauban sur SchooP
  60. Fréquences de Radio Présence
  61. Fiche radio de Totem sur SchooP
  62. Fiche radio de Nostalgie Quercy-Gascogne sur SchooP
  63. Site web de CFM Montauban
  64. Fiche radio de 100% Radio sur SchooP
  65. lien=http://www.montauban.com/Activites_sportives/Installations_sportives-55.html
  66. « club de rugby montauban tarn et garonne midi pyrenees minime cadet junior senior loisir 82 »
  67. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 novembre 2013).
  68. Zone Logistique TG
  69. « ZAC LES PRADES »
  70. « La nouvelle zone commerciale prend forme et séduit les grandes enseignes » (consulté le 2 octobre 2016)
  71. « Liste des monuments historiques de la commune de Montauban », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  72. « Liste des lieux et monuments de la commune de Montauban à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  73. « Liste des objets historiques de la commune de Montauban », base Palissy, ministère français de la Culture.
  74. « Liste des objets de la commune de Montauban à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Palissy, ministère français de la Culture.
  75. « 婚活サイト 無料≪女性・男性一覧≫ »
  76. Max Lagarrigue, 1940, la Belgique du repli. L’histoire d’une petite Belgique dans le Sud-Ouest de la France, Hainaut, Charleroi, 2005 et du même auteur 1940, la France du repli, l’Europe de la défaite, Toulouse, Privat, 2001.
  77. A.M. Montauban 11 DD 1
  78. a et b « Le Patrimoine de Montauban | Office de tourisme de Montauban », sur montauban-tourisme.com (consulté le 21 janvier 2017)
  79. Bourdelle pas à pas
  80. « Les parcs et espaces verts urbains », sur montauban.com,‎ (consulté en janvier 2015)
  81. « Parcs et espaces verts urbains », sur montauban
  82. a, b et c « Parcs et espaces verts urbains »
  83. Michel Nicolas, Histoire de l'ancienne Académie protestante de Montauban (1598-1659) et de Puylaurens (1660-1685), édition E. Forestié, 1885.
  84. Rio, « La salle : Le Rio Grande - Association Le Rio - Scène de Musiques Actuelles »
  85. « - »
  86. « A l'affiche de l'Embellie »
  87. a, b, c, d et e « Montauban.com - Montalban, vila occitana », sur www.montauban.com (consulté le 20 janvier 2017)
  88. « "Du goudron et des plumes", le film tourné à Montauban est dans les salles obscures », Article journal La Dépêche, du 10/07/2014.
  89. « Midi-Pyrénées star de la télé », sur La dépêche du Midi,‎
  90. « Le colonel Yvan Reverdy. Une figure montalbanaise marquante du XXe siècle », sur Société des Membres de la Légion d'honneur,‎ (consulté le 4 juin 2014).
  91. Daniel Adoue, « Montauban, qui es-tu ? — C'est injuste... : La ville des pédés » sur La Dépêche du Midi, 27 novembre 1999