Vergèze

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Vergèze
La mairie de Vergèze.
La mairie de Vergèze.
Blason de Vergèze
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Vauvert
Intercommunalité Communauté de communes Rhôny Vistre Vidourle
Maire
Mandat
René Balana
2014-2020
Code postal 30310
Code commune 30344
Démographie
Gentilé Vergézois
Population
municipale
5 057 hab. (2014)
Densité 498 hab./km2
Population
aire urbaine
7 997 hab. (2009)
Géographie
Coordonnées 43° 44′ 39″ nord, 4° 13′ 15″ est
Altitude Min. 10 m – Max. 75 m
Superficie 10,16 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Vergèze est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du sud-Gard, proche de Nîmes, elle est limitrophe avec les communes de Calvisson, Boissières, Vestric-et-Candiac, Le Cailar, Codognan et Mus. Ses habitants s'appellent les Vergézois et Vergézoises.

C'est sur le territoire de la commune que se trouve la source Perrier.

Vergèze est l'une des 75 communes membres du Schéma de Cohérence Territoriale SCOT du Sud du Gard, et fait également partie d'une des 34 communes du Pays Vidourle-Camargue (voir liens).

Histoire[modifier | modifier le code]

Si son origine remonte sans doute à la période Gallo-romaine, l’histoire de Vergèze n’a pas laissé de traces jusqu’au début du XIVe siècle. Au XVIIIe siècle, on peut signaler une bataille qui oppose les Camisards aux troupes royales, durant la guerre des Cévennes.

Jusqu’au XIXe siècle, Vergèze a surtout été un village à vocation agricole. La principale culture était la vigne et l’économie villageoise était tournée vers cette production. La plupart des habitants se répartissaient dans les professions suivantes : viticulteurs, tonneliers, négociants en vin. Cette empreinte peut encore s'observer sur les maisons de vignerons de la « rue Neuve » ou de la « rue d’Entrevignes », et la reconstitution d’un atelier de tonnellerie avec des mannequins animés, grandeur nature, se veut être un hommage à cette époque révolue.

De nos jours, si le vin produit par les viticulteurs est un excellent vin de table commercialisé par la cave coopérative des « Vignerons de la voie d’Héraclès », la richesse de la commune vient surtout de l’exploitation sur le territoire de la Source Perrier.

Connue depuis l’antiquité, l’eau de cette source était surtout consommée pour ses vertus médicales : atonie gastrique ou états nauséeux. La source d’eau minérale n’a cependant été exploitée industriellement que depuis le début du XXe siècle.

Actuellement, ce sont plus de 1 500 employés qui travaillent dans une usine dont les bâtiments couvrent plusieurs hectares et dont la production est expédiée internationalement.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1958 Lucien Monteil SFIO Président du Comité local de Libération (1945)
Conseiller général du canton de Vauvert (1951-1958)
1958 1964 Maurice Trintignant SE Pilote automobile
1964 1976 Lucien Monteil PS  
1976 2001 Raymond Fontaine RPR Salarié à la Source Perrier
Député suppléant de la 2e circonscription du Gard (1993-1997)
2001 en cours René Balana PS Ancien instituteur et directeur d'école
Vice-président de la communauté de communes
Les données manquantes sont à compléter.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le Conseil municipal vergézois comprend 27 membres, dont le maire, 7 adjoints et 19 conseillers municipaux.

Depuis les élections municipales de 2014, sa composition est la suivante :

Groupe Président Effectif Statut
« Vergèze Ensemble »
Parti Socialiste
René Balana 23 majorité
« Vergèze, C'est Vous »
Les Républicains
Brian Larequie 4 opposition

Canton[modifier | modifier le code]

Vergèze fait partie du canton de Vauvert, qui rassemble dix communes. Ses conseillers départementaux sont () et (). Vergèze fait partie de la deuxième circonscription du Gard dont le député est Gilbert Collard (RBM).

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 5 057 habitants, en augmentation de 19,07 % par rapport à 2009 (Gard : 4,64 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
890 951 1 047 1 160 1 260 1 305 1 326 1 331 1 349
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 409 1 505 1 634 1 757 1 627 1 461 1 465 1 694 1 711
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 802 1 860 1 750 1 545 1 505 1 533 1 402 1 326 1 519
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 696 2 061 2 258 2 554 3 135 3 643 3 930 4 684 5 057
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006 [4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Félix : la tour de l'horloge, surmontée d'un campanile, y est accolée.
  • Temple réformé de l'église protestante unie
  • Maison dite « Le Château », propriété privée (arrêté d'inscription aux Monuments historiques le 6 décembre 1949) : mitre de cheminée, dite « Tour sarrazine ».
  • Cheminée dite « Tour sarrazine » ou « Lanterne des Morts », déformation de « Lanterne des Maures »[5] (aucun lien avec une lanterne des morts ; plutôt une évocation de l'aspect quelque peu orientalisant de cet étonnant élément d'architecture).
  • Source Perrier, vaste parc et demeure de la fin du XIXe siècle.

La commune s'est bâtie une solide renommée avec :

  • le sport : une de ses équipes tennis est championne invaincue du Gard depuis quelques années ; elle possède, en outre, des équipements sportifs de haut niveau.
  • la musique, grâce au Festival des Jeunes Talents, que le village organise chaque année, et qui a accueilli des groupes tels qu'O-kazOo, Allusion et Blind Memory.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Audemard (1865-1955), explorateur français, né et mort à Vergèze.
  • Edgard Raizon (1888-1975), félibre, poète en langue d'OC
  • Maurice Trintignant, pilote automobile emblématique des années 1950. Il fut maire de la commune de 1958 à 1964, où il s'était retiré pour devenir viticulteur.
  • Stéphane Diagana, qui venait s'entraîner, avant chaque grande compétition, sur la piste du Stade Perrier, rebaptisé depuis Stade Stéphane Diagana.
  • René Fontayne, peintre.
  • Xavier Ruas, raseteur, y est né en 1943.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Vergèze est jumelée avec la ville de Bârlad en Roumanie.

Vues aériennes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]