Championnat de France de rugby à XIII

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Élite 1
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Logo de la LER XIII[1]
Généralités
Sport Rugby à XIII
Création 1934
Organisateur(s) FFR XIII
Éditions 79
Catégorie 1re Division
Périodicité annuelle
Lieu(x) Drapeau : France France
Participants dix clubs
Statut des participants Pro. et Semi-pro.
Site web officiel
Palmarès
Tenant du titre Limoux (3)
Plus titré(s) XIII catalan (11)
Carcassonne (11)
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pour la compétition en cours voir :
Championnat de France de rugby à XIII 2016-2017

Le championnat de France de rugby à XIII, aujourd'hui appelé championnat de France Élite 1, est une compétition annuelle mettant aux prises les meilleurs clubs professionnels de rugby à XIII en France. Créé en 1934 et organisé par la Fédération française de rugby à XIII, sa formule a beaucoup évolué au cours de son histoire.

Il rassemble aujourd'hui dix équipes. Après s'être disputée durant de nombreuses années au Stadium de Toulouse, la finale du championnat n'a plus aujourd'hui de lieu fixe. En 2017, elle se tient au Parc des sports et de l'amitié de Narbonne et voit la victoire de Limoux. Son organisation est hivernale, une saison débute en automne pour se terminer au mois de juin. Le champion reçoit le Bouclier Max-Rousié.

Deux clubs français ne prennent pas part à ce championnat, il s'agit des Dragons Catalans qui dispute la Super League depuis 2006 et du Toulouse olympique XIII qui dispute le Championship (anti-chambre de la Super League) depuis 2016. Ces deux équipes sont néanmoins représentées dans le championnat de France par l'intermédiaire d'équipes réserves, le Saint-Estève XIII catalan et le Toulouse Broncos.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les années 1930 : La création du Championnat de France[modifier | modifier le code]

Mise en place du Championnat de France[modifier | modifier le code]

Palmarès (1935-1940)
1934-1935 : Villeneuve-sur-Lot
1935-1936 : XIII Catalan
1936-1937 : Bordeaux
1937-1938 : Albi
1938-1939 : Roanne
1939-1940 : XIII Catalan

Au retour de leur tournée en Angleterre, Les Pionniers sont localement à l'œuvre. Villeneuve-sur-Lot, d'où partit la rivalité Jean Galia et le Villeneuve XV avec la Fédération française de rugby, sera le premier club à franchir le Rubicon.

La Ligue Française de rugby à XIII met en place la première édition du Championnat de France de première division lors de la saison 1934-1935 avec la participation de dix clubs. Sur ces dix équipes, appelées « Les Pionniers », neuf sont considérés comme membres fondateurs de la Ligue Française de rugby à XIII[Note 1] à savoir Albi, Bordeaux, Côte basque, Lyon-Villeurbanne, Paris, Pau, Roanne, XIII Catalan (Perpignan) et Villeneuve-sur-Lot[2]. Tous les clubs se situent dans la moitié Sud de la France à l'exception de Paris avec une grande proportion pour le Sud-Ouest puisque sept des dix clubs s'y situent. Les Basses-Pyrénées sont le seul département représenté par deux clubs : Côte basque et Pau. Villeneuve-sur-Lot remporte la première édition en comptant dans ses rangs Jean Galia et Max Rousié. Ce dernier par ailleurs donnera son nom au trophée après son décès en 1959.

L'année suivante, ce sont douze clubs qui y participent avec l'arrivée de clubs tels que Dax, Celtic de Paris et Périgueux et la mise en place d'une finale qui désigne le Champion de France. Cette finale se déroule à Bordeaux voit la victoire du XIII Catalan battant 25-14 Bordeaux devant 14 150 spectateurs.

Un Championnat de France qui concurrence le rugby à XV[modifier | modifier le code]

Les années 1940 : L'interdiction par le régime de Vichy[modifier | modifier le code]

Le régime de Vichy interdit le rugby à XIII[modifier | modifier le code]

Décret du 19 décembre 1941
Présentation
Titre Décret du 19 décembre 1941 portant dissolution de l'association dite Ligue française de rugby à XIII
Pays Drapeau de la France France
Type Décret
Adoption et entrée en vigueur
Gouvernement Gouvernement Darlan
Signature 19 décembre 1941

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, le rugby à XIII est en plein essor en France, risquant de déstabiliser le rugby à XV. En effet, la Ligue française de rugby à XIII compte plus de 200 clubs et son championnat professionnel regroupe 14 équipes[3].

En 1941, l'interdiction du rugby à XIII en France est effective dix-sept mois après l'établissement du régime de Vichy par un Décret portant dissolution de sa fédération soit l'association loi 1901 dénommée Ligue française de rugby à XIII -LFR.13- signé par le maréchal Philippe Pétain le [4], publié au Journal officiel du  ; outre la dissolution, le patrimoine de l'association -loi 1901- LFR.13 est transféré au Comité national des sports (CNS) pour liquidation, et la pratique du rugby à XIII interdite.

Dès fin octobre 1940, les clubs de rugby à XIII avaient eu l'obligation de changer de sport ou de disparaître du paysage sportif français, de plus la Loi du 20 décembre 1940 dite Charte des Sports (publiée au J.O. du 8 avril 1941) et le Décret du 19 novembre 1941 soit le règlement d'administration publique pris pour l'application de la Charte des Sports (J.O. du 27 août 1942) firent que la LFR.13 ne pouvait pas avoir de clubs adhérents. Le régime de Vichy avait pris progressivement durant treize mois (octobre 1940 à novembre 1941) toutes les dispositions pour que la fédération du rugby à XIII français devienne totalement une coquille vide (donc bien plus facile de prouver son inutilité, de la dissoudre et de saisir son patrimoine (biens mobiliers et peut-être un peu immobilier)). Par ailleurs, le Rugby à XIII fut aussi interdit, en novembre 1940, aux clubs scolaires, collégiens, lycéens ou universitaires.

De fin octobre 1940 à juin 1944, les clubs de rugby à XIII étaient tout simplement devenus contraint, pour rester dans le rugby, d'être club de rugby à XV dont les dirigeants n'étaient pas tous d'anciens dirigeants de l'ancien club de rugby à XIII ; ces nouveaux clubs de rugby à XV pratiquaient le rugby à XV dans les anciens stades de rugby à XIII.

Bien plus tard, cette interdiction du rugby à XIII est qualifiée par l'hebdomadaire L'Équipe magazine d'« un des plus grands scandales du sport français » en 2013[5]. Cette interdiction a pour origine la volonté de Vichy de bannir le professionnalisme du sport français à travers la révolution nationale avec l'appui et l'influence des dirigeants du rugby à XV qui s'installent alors dans les arcanes du nouveau régime (Jean Borotra, Jean Ybarnégaray, Joseph Pascot, Paul Voivenel, Albert Ginesty et André Haon).

Redémarrage du Championnat de France[modifier | modifier le code]

Les années 1950-1960: L'après-guerre et un Championnat populaire[modifier | modifier le code]

La référence carcassonnaise dans un rugby de grandes villes[modifier | modifier le code]

Palmarès (1945-1955)
1944-1945 : Carcassonne
1945-1946 : Carcassonne
1946-1947 : Roanne
1947-1948 : Roanne
1948-1949 : Marseille
1949-1950 : Carcassonne
1950-1951 : Lyon
1951-1952 : Carcassonne
1952-1953 : Carcassonne
1953-1954 : Bordeaux
1954-1955 : Lyon

Carcassonne compte dans ses rangs au sortir de la guerre Puig-Aubert, Félix Bergèse, Louis Mazon, François Labazuy, Édouard Ponsinet, Louis Carrère, Jep Maso, Claude Teisseire ou encore Roger Guilhem. Le club règne sur le Championnat de France et s'impose à cinq reprises en neuf éditions. D'autres clubs s'illustrent également tels que Toulouse de Vincent Cantoni, Roanne(champion à deux reprises) avec Joseph Crespo, Roger Dauger, Élie Brousse, de François Rinaldi ; Marseille de Jean Dop, Rinaldi, de Brousse ; XIII Catalan de Maurice Voron, Crespo ; Lyon de Joseph Krawzyck ou Jean Audoubert ou de Bordeaux de Raymond Contrastin et d'Armand Save.

La domination des clubs du Sud-Ouest[modifier | modifier le code]

Palmarès (1956-1968)
1955-1956 : Albi
1956-1957 : XIII Catalan
1957-1958 : Albi
1958-1959 : Villeneuve-sur-Lot
1959-1960 : Roanne
1960-1961 : Lézignan
1961-1962 : Albi
1962-1963 : Lézignan
1963-1964 : Villeneuve-sur-Lot

Populaire dans les années 1950, 1960 et 1970 où le nombre de spectateurs étaient plus nombreux que pour le championnat quinziste.

Les années 1970-1980 : Un championnat qui cherche un second souffle[modifier | modifier le code]

Palmarès (1965-1968)
1964-1965 : Toulouse
1965-1966 : Carcassonne
1966-1967 : Carcassonne
1967-1968 : Limoux
1968-1969 : XIII Catalan
1969-1970 : Saint-Gaudens
1970-1971 : Saint-Estève
1971-1972 : Carcassonne
1972-1973 : Toulouse
1973-1974 : Saint-Gaudens
1974-1975 : Toulouse
1975-1976 : Carcassonne
1976-1977 : Albi
1977-1978 : Lézignan

Après Lézignan en 1961, de nouveaux clubs inscrivent leurs noms au palmarès dans les années 1960 et 1970 tels que Toulouse en 1965, Limoux en 1968, Saint-Gaudens en 1970 et Saint-Estève en 1971.

L'ultradomination du XIII Catalan[modifier | modifier le code]

Palmarès (1979-1985)
1978-1979 : XIII Catalan
1979-1980 : Villeneuve-sur-Lot
1980-1981 : Pas de titre
1981-1982 : XIII Catalan
1982-1983 : XIII Catalan
1983-1984 : XIII Catalan
1984-1985 : XIII Catalan

A partir de 1978, le XIII Catalan, club de Perpignan, devient le club référence du Championnat puisqu'en sept éditions, seuls Villeneuve-sur-Lot en 1980 ainsi que la finale non jouée en 1981 l'empêche de remporter le titre.

Le XIII Catalan compte alors dans ses rangs Bernard Guasch, Ivan Grésèque, Jean -Jacques Cologni, Jean-Marc Bourret, Guy Laforgue, Francis Laforgue, Serge Pallares et Pierre Montgaillard. Villeneuve-sur-Lot de Joël Roosebrouck et de Max Chantal remporte le titre en 1980.

L'image terrible de la finale 1981[modifier | modifier le code]

La finale du Championnat de 1981 met aux prises l'équipe du XIII Catalan contre Villeneuve-sur-Lot soit les deux derniers Champions de France au Stadium de Toulouse. Cette rencontre marque un véritable tournant dans le traitement télévisuel du rugby à XIII en France.

Après quatre minutes de jeu, l'arbitre interrompt la rencontre en raison d'une bagarre générale entre les deux équipes. Diffusé en direct sur la chaîne TF1, la rencontre est finalement arrêté et aucun vainqueur n'est désigné. La finale de la Coupe de France programmé quelques jours après est également annulé.

Les télévisions décident alors de ne plus programmer de rugby à XIII considérant que ce sport est trop violent. Par ailleurs, la fédération française de rugby à XV se saisit de l'occasion, par l'intermédiaire de son président Albert Ferrasse, pour fusionner les deux fédérations de rugby et ainsi supprimer le rugby à XIII. Cette proposition est écartée par le président de la fédération de rugby à XIII, Jacques Soppelsa, qui la refuse et décide d'entamer une action juridique contre la fédération française de rugby à XV pour permettre à son sport d'avoir le droit de s'appeler « rugby à XIII » et non plus « jeu à XIII », terme imposé par l'Etat au sortir de la Seconde Guerre mondiale.

La parenthèse du Pontet[modifier | modifier le code]

Palmarès (1986-1988)
1985-1986 : Le Pontet
1986-1987 : XIII Catalan
1987-1988 : Le Pontet

Finaliste en 1985 contre le XIII Catalan, le Pontet réussit à construire une équipe en 1986 qui remporte pour la première fois le Championnat de France. Le club parvient en finale cinq années de suite entre 1985 et 1989 pour deux titres en 1986 et 1988. Le club compte dans ses rangs Marc Palanques, Patrick Rocci, Serge Titeux, David Fraisse et Didier Couston.

La finale perdue contre Saint-Estève de 1989 marque la fin de l'aventure du club en rugby à XIII du club du Pontet considérant l'arbitrage défavorable à leur égard. Le club, par l'intermédiaire de son président Alain Cortade, décide alors de rejoindre le rugby à XV.

Les années 1990 : Attractivité de la Super League et regain du XIII[modifier | modifier le code]

Palmarès (1996-2003)
1988-1989 : Saint-Estève
1989-1990 : Saint-Estève
1990-1991 : Saint-Gaudens
1991-1992 : Carcassonne
1992-1993 : Saint-Estève
1993-1994 : XIII Catalan
1994-1995 : Pia

Constitution de la Super League et la pari du Paris SG[modifier | modifier le code]

Saint-Estève et Villeneuve en duel[modifier | modifier le code]

Palmarès (1996-2003)
1995-1996 : Villeneuve-sur-Lot
1996-1997 : Saint-Estève
1997-1998 : Saint-Estève
1998-1999 : Villeneuve-sur-Lot
1999-2000 : Toulouse
2000-2001 : Villeneuve-sur-Lot
2001-2002 : Villeneuve-sur-Lot
2002-2003 : Villeneuve-sur-Lot

Création de l'Union Treiziste Catalane[modifier | modifier le code]

Palmarès (2004-2005)
2003-2004 : Saint-Gaudens
2004-2005 : Union Treiziste Catalane

Respectivement finalistes du championnat et de la coupe de France 2000 , Saint-Estève et le XIII catalan connaissent des difficultés financières pouvant mettre en péril les deux clubs, parmi les plus titrés du rugby à XIII français. Ainsi, à l'été 2000, sous l'impulsion de Bernard Guasch, les clubs ennemis des Pyrénées-Orientales décident de fusionner afin de créer l'Union Treiziste Catalane (dit UTC). Cette fusion est une révolution après des décennies de derbys enflammés. Elle est également active au niveau des équipes juniors. De cette fusion née également une équipe réserve, l'« Union treiziste catalane 2 », engagée dans le championnat de France de deuxième division.

L'édition 2000-2001 du championnat s'ouvre alors avec comme principaux favoris, Villeneuve sur Lot, Toulouse et l'Union treiziste catalane. Ce sont les léopards d'Aquitaine (surnom des joueurs du club de Villeneuve-sur-Lot) qui empochent le bouclier Max Rousié en triomphant de Toulouse en finale (32 à 20) annonçant le début de la domination Villeneuvoise sur le championnat.

L'année suivante, 2001-2002, les joueurs du Lot-et-Garonne double la mise en dominant l'UTC en finale à Béziers sur le score de 18 à 0. Cette saison vit l'éclosion de l'un des joueurs majeurs de la décennie, Jamal Fakir.

Cette dream team verte, composée de joueurs français de talent (Rinaldi, Laurent Frayssinous, Banquet, Van Snick, Carrasco, Gagliazzo, Despin, Fakir) ainsi que d'étrangers expérimentés ( Durdevic, Shead ) continue sa moisson de trophées l'année suivante en terrassant Saint-Gaudens, en finale à Narbonne. Il s'agit du dernier titre en date pour le club villeneuvois.

En 2003-2004, Villeneuve fait face à une vague de départ impressionnante notamment en direction de l'UTC. Cet attrait du club catalan s'explique par son entrée future dans le championnat professionnel britannique, la Super League. Cette entrée s'est faite sur dossier. Trois clubs français étaient en lice, à savoir Villeneuve-sur-Lot, Toulouse et l'Union Treiziste Catalane. C'est ce dernier qui fut choisi, notamment pour sa capacité à rassembler un plus large public.

C'est donc en favori que l'UTC se présente sur la ligne de départ de l'édition 2003-2004. Mais contre toute-attente, c'est le club de Saint-Gaudens qui s'adjuge le quatrième titre de champion de son histoire en triomphant de joueurs catalans passés à côté de leur finale, qui plus est à Perpignan. Ce titre récompense une formation commingeoise composée de joueurs talentueux, tels que Claude Sirvent, Arnaud Dulac ou Jean Christophe Borlin.

Cet échec digéré, l'UTC repart à l'assaut du titre en 2004-2005 pour ce qui va être sa dernière saison en Championnat de France avant son intégration en Super League. Encore plus outillé que l'année précédente, le club catalan survole la phase régulière (zéro défaite, un match nul) et remporte son premier titre de champion depuis la création du club, aux dépens de Toulouse. Cette saison marque le bon comportement des clubs français ayant participé à la coupe d’Angleterre, l'UTC tombant avec les honneurs à Wigan, le Toulouse Olympique allant même jusqu'en demi-finale, battu par Leeds.

Les années 2000 : Des clubs et un Championnat en souffrance[modifier | modifier le code]

Domination par Pia puis Lézignan[modifier | modifier le code]

Palmarès (2006-2013)
2005-2006 : Pia
2006-2007 : Pia
2007-2008 : Lézignan
2008-2009 : Lézignan
2009-2010 : Lézignan
2010-2011 : Lézignan
2011-2012 : Carcassonne
2012-2013 : Pia

La saison 2005-2006 marque un nouveau départ pour le championnat de France. Le champion en titre, l'Union treiziste catalane ayant quitté l'hexagone pour rejoindre la Super League sous le nom des Dragons Catalans.

C'est néanmoins une nouvelle fois un club catalan, Pia XIII qui décrocha le bouclier, bien emmené par Maxime Grésèque et par des australiens de talent, tels que Dean Bosnich.

La saison 2006-2007 vit Pia XIII être à nouveau couronné grâce à son succès en finale sur Lézignan. Cette saison là marque le retour au premier plan du club lézignanais après des années difficiles et un quasi dépôt de bilan lors de la saison 2004-2005. Cette finale est le prémisse de la domination du club audois lors des saisons suivantes.

En effet, après 30 ans d'attente le Feuceuleu décroche le titre de champion de France en 2008 en battant Pia en finale, au stade de la méditerranée de Béziers. Le vieux club des Corbières déplace avec lui un cortège impressionnant de supporters colorés.

C'est à nouveau le cas l'année suivante, lors de la finale au stade Albert Domec de Carcassonne, face au rival audois Limoux. Au terme d'un match spectaculaire, ponctué de nombreux essais, Lézignan empoche son second titre de champion de France consécutif. Cette finale, devant près de 12 000 spectateurs rappelle les grandes heures du rugby à XIII.

Le triplé fut réalisé l'année suivante, à Montpellier face à l’éternel rival des temps modernes, Pia. Cette domination outrageante est marqué par le premier doublé de l'histoire du club, Limoux ayant été terrassé en finale de la coupe de France.

Depuis le début de la décennie, les clubs semblent vouloir se structurer et mettent en avant la formation. Alors qu'il était composé de neuf clubs, pour la saison 2009-2010, le championnat est élargi à dix clubs en 2010-2011 après l'arrivée de Montpellier Agglomération Rugby XIII.

A l'orée de cette saison, Lézignan s'attaque au record du XIII catalan, à savoir, remporter un 4ème titre de champion de France consécutif. C'est chose faite à Narbonne, face à Limoux. C'est également le second doublé consécutif pour les sangliers des Corbières. Ce quatrième titre est le point d'orgue pour une génération de joueurs ayant été de tous les succès, Aurélien Cologni, James Wynne ou Nicolas Piquemal.

La saison 2011-2012 marque le retour dans le championnat de France du Toulouse Olympique, après 3 années mitigées en seconde division anglaise. Le club de la ville rose fait partie des favoris, au même titre que Lézignan et Pia. L'équipe catalane ayant marqué les esprits avec un recrutement clinquant. Ces deux clubs s'affrontèrent en demi finale et c'est Pia qui sortit gagnant. Cette demi finale marque la fin de la domination de Lézignan sur le rugby à XIII hexagonal. C'est néanmoins un autre club audois, Carcassonne qui décrocha le bouclier Max Rousié en battant à la surprise générale Pia, en finale à Narbonne. C'est le premier titre pour le club historique de la Préfecture audoise depuis 1992.

Malgré cette défaite en finale lors de la saison précédente, Pia aborde la saison 2012-2013 avec le statut de favori. Le club des Pyrénées-Orientales est engagé lors de cette saison sur un seul tableau après que la FFR XIII l'ait exclu de la coupe de France, suite aux incidents ayant émaillé la précédente finale du championnat. Ce statut de favori fut parfaitement assumé par le club. Celui-ci survola l'exercice et s'adjugea le titre de champion de France après sa victoire face au rival de Saint Estève XIII catalan en finale, au stade Gilbert Brutus de Perpignan.

Les années se suivent et il devient compliqué pour la fédération de maintenir un championnat élite. Lors de la saison 2013-2014, c'est le champion de France en titre Pia XIII qui disparaît de l'élite par suite de la diminution d'une subvention municipale.

Le Championnat est alors complètement redessiné. Trois groupes sont mis en place appelés « Poule Elite 1 » (composée des huit meilleurs clubs), « Poule Elite 2 Ouest » (composée de six clubs) et « Poule Elite 2 Est » (composée de six clubs), où le championnat se déroule en plusieurs phases et se ponctue par des phases finales. Pour la cinquième fois de son histoire, le Toulouse Olympique XIII remporte le titre contre le FC Lézignan réalisant le premier doublé Coupe-Championnat de son histoire. La formule est renouvelé en 2014-2015.

Celle-ci voit Toulouse assoir sa domination sur l'hexagone en remportant un second titre consécutif aux dépens de Carcassonne.

Toulouse rejoint les Dragons Catalans[modifier | modifier le code]

Palmarès (2014-2015)
2013-2014 : Toulouse
2014-2015 : Toulouse
Le Toulouse Olympique XIII remporte le titre en 2014

Après avoir évolué durant 3 saisons ( de 2009 à 2011 ) en Championship ( deuxième division anglaise ), le Toulouse Olympique part à nouveau tenter sa chance outre manche, en intégrant la 3ème division britannique. L'objectif étant d'atteindre la Super League.

Néanmoins le club toulousain engage une équipe réserve dans le championnat national, Toulouse Jules-Julien XIII, club évoluant jusqu'alors en seconde division.

Une nouvelle ère post-toulousaine[modifier | modifier le code]

Palmarès (2016-)
2015-2016 : Limoux
2016-2017 : Limoux

Pour la saison 2015-2016, neuf équipes évoluent dans un championnat organisé en trois phases. Une première partie avec un championnat de matchs aller-retour entre les neuf équipes, une seconde phase avec trois mini-championnats de trois équipes, ces derniers déterminant le tableau de la phase finale. Cette saison voit le retour d'Albi au plus haut niveau après sa faillite de 2008. Cette montée fait suite à son titre de champion de France de deuxième division.

Ce sont les deux leaders de la phase régulière ( à égalité de points ), Carcassonne et Limoux qui se retrouvent en finale au stadium d'Albi le 21 mai 2016. Au terme d'un match serré, ce sont les limouxins qui empochent le titre de champion de France. Ils mettent fin à 48 ans de disette et empochent le second titre de l'histoire du club.

Pour la saison 2016-2017, un nouveau club fait son retour en élite avec Saint-Gaudens ce qui porte à dix le nombre de clubs en première division.

Les favoris se nomment Lézignan, Limoux, Carcassonne et Saint Estève - XIII catalan. La saison régulière se traduit par un survol de l'équipe lézignanaise, celle-ci ne concédant qu'un seul revers lors de la phase régulière. La seconde défaite intervint au plus mauvais moment, en finale, le 3 juin 2017 à Narbonne face à Limoux. Le club de la Haute-Vallée de l'Aude remporte ainsi son second titre de champion consécutif.

Le début de la saison prochaine est prévue pour décembre 2017, la fédération ayant la volonté de passer à un rugby d'été.

Palmarès et statistiques[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Année Vainqueur Score Finaliste Lieu (Stade) Affluence
1935 Villeneuve-sur-Lot (Pas de finale, le vainqueur est le 1er du championnat)
1936 XIII catalan 25 - 14 Bordeaux Talence (Suzon) 14 150
1937 Bordeaux 23 - 10 XIII catalan Talence (Suzon) 14 300
1938 Albi 8 - 5 Villeneuve-sur-Lot Talence (Suzon) 13 200
1939 Roanne 9 - 0 Villeneuve-sur-Lot Bordeaux (Lescure) 19 100
1940 XIII catalan 20 - 16 Pau Toulouse (Minimes) 10 000
1941 à 1944 Le Rugby à XIII est interdit fin octobre 1940 par le Gouvernement de Vichy et sa Révolution nationale.
1945 Carcassonne 13 - 12 Toulouse Perpignan (Laffon) -
1946 Carcassonne 12 - 0 Toulouse Lyon -
1947 Roanne 19 - 0 Carcassonne Lyon 15 000
1948 Roanne 3 - 2 Carcassonne Marseille 20 000
1949 Marseille 12 - 5 Carcassonne Carcassonne 23 500
1950 Carcassonne 21 - 7 Marseille Perpignan 18 000
1951 Lyon 15 - 10 XIII catalan Toulouse (Chapou) 21 933
1952 Carcassonne 18 - 6 Marseille Toulouse (Chapou) 16 645
1953 Carcassonne 19 - 12 Lyon Toulouse (Stadium) 22 000
1954 Bordeaux 7 - 4 Marseille Toulouse 8 000
1955 Lyon 7 - 6 Carcassonne Toulouse 12 000
1956 Albi 13 - 5 Carcassonne Toulouse 15 850
1957 XIII catalan 14 - 9 Avignon Toulouse 9 000
1958 Albi 8 - 6 Carcassonne Toulouse 16 163
1959 Villeneuve-sur-Lot 24 - 16 Lézignan Toulouse 13 000
1960 Roanne 31 - 24 Albi Toulouse 13 800
1961 Lézignan 7 - 4 Roanne Toulouse 6 998
1962 Albi 14 - 7 Villeneuve-sur-Lot Toulouse 12 068
1963 Lézignan 20 - 13 Saint-Gaudens Toulouse 12 200
1964 Villeneuve-sur-Lot 4 - 3 Toulouse Toulouse 5 166
1965 Toulouse 47 - 15 Villeneuve-sur-Lot Toulouse 8 837
1966 Carcassonne 45 - 20 Saint-Gaudens Toulouse 11 244
1967 Carcassonne 39 - 15 Saint-Gaudens Toulouse 10 779
1968 Limoux 13 - 12 Carcassonne Toulouse 14 432
1969 XIII catalan 12 - 11 Saint-Gaudens Toulouse 8 326
1970 Saint-Gaudens 32 - 10 XIII catalan Toulouse 21 300
1971 Saint-Estève 13 - 4 Saint-Gaudens Toulouse 8 179
1972 Carcassonne 21 - 9 Saint-Gaudens Toulouse 11 566
1973 Toulouse 18 - 0 Marseille Toulouse 13 827
1974 Saint-Gaudens 21 - 8 Villeneuve-sur-Lot Toulouse 5 696
1975 Toulouse 10 - 9 Saint-Estève Toulouse 5 015
1976 Carcassonne 14 - 6 Lézignan Toulouse 14 000
1977 Albi 19 - 10 Carcassonne Albi 18 325
1978 Lézignan 3 - 0 XIII catalan Toulouse 10 358
1979 XIII catalan 17 - 2 Carcassonne Toulouse 13 202
1980 Villeneuve-sur-Lot 12 - 7 Saint-Estève Toulouse 10 029
1981 Finale Villeneuve-sur-Lot - XIII catalan interrompue pour cause de bagarre, titre non attribué.
1982 XIII catalan 21 - 8 Saint-Estève Toulouse 8 504
1983 XIII catalan 10 - 8 Villeneuve-sur-Lot Toulouse 10 628
1984 XIII catalan 30 - 6 Villeneuve-sur-Lot Toulouse 8 182
1985 XIII catalan 26 - 6 Le Pontet Toulouse 8 797
1986 Le Pontet 19 - 6 XIII catalan Toulouse 8 000
1987 XIII catalan 11 - 3 Le Pontet Toulouse 4 350
1988 Le Pontet 14 - 2 XIII catalan Toulouse 9 950
1989 Saint-Estève 23 - 4 Le Pontet Narbonne 9 936
1990 Saint-Estève 24 - 23 Carcassonne Narbonne 8 000
1991 Saint-Gaudens 10 - 8 Villeneuve-sur-Lot Toulouse 6 031
1992 Carcassonne 11 - 10 Saint-Estève Toulouse 6 000
1993 Saint-Estève 9 - 8 XIII catalan Toulouse 10 000
1994 XIII catalan 6 - 4 Pia Narbonne 12 000
1995 Pia 12 - 10 Saint-Estève Narbonne 13 200
1996 Villeneuve-sur-Lot 27 - 26 Saint-Estève Narbonne 10 000
1997 Saint-Estève 28 - 24 Villeneuve-sur-Lot Narbonne 12 000
1998 Saint-Estève 15 - 8 Villeneuve-sur-Lot Narbonne 12 000
1999 Villeneuve-sur-Lot 33 - 20 Saint-Gaudens Paris 7 592
2000 Toulouse 20 - 18 Saint-Estève Paris 6 500
2001 Villeneuve-sur-Lot 32 - 20 Toulouse Toulouse 9 000
2002 Villeneuve-sur-Lot 17 - 0 Union Treiziste Catalane Béziers 8 000
2003 Villeneuve-sur-Lot 31 - 18 Saint-Gaudens Narbonne 8 000
2004 Saint-Gaudens 14 - 10 Union Treiziste Catalane Perpignan 7 500
2005 Union Treiziste Catalane 66 - 16 Toulouse Narbonne 5 000
2006 Pia 21 - 18 Toulouse Toulouse 5 462
2007 Pia 20 - 16 Lézignan Colomiers 7 882
2008 Lézignan 26 - 16 Pia Béziers 9 550
2009 Lézignan 40 - 32 Limoux Carcassonne 11 263
2010 Lézignan 33 - 22 Pia Montpellier 6 612
2011 Lézignan 17 - 12 Limoux Narbonne 11 874
2012 Carcassonne 26 - 20 Pia Narbonne 8 980
2013 Pia 33 - 26 Saint-Estève XIII catalan Perpignan (Gilbert-Brutus) 6 732
2014 Toulouse 38 - 12 Lézignan Perpignan (Gilbert-Brutus) 7 235
2015 Toulouse 20 - 12 Carcassonne Colomiers (Stade Michel-Bendichou) 5 800
2016 Limoux 26 - 24 Carcassonne Albi (Stadium) 5 420
2017 Limoux 26 - 24 Lézignan Narbonne (Parc des sports et de l'amitié) 8 280

Statistiques[modifier | modifier le code]

Clubs[modifier | modifier le code]

Dix clubs ont gagné au moins quatre fois le championnat, Carcassonne et le XIII catalan sont en tête du bilan avec 11 titres. Le Villeneuve-sur-Lot est deuxième du bilan avec 9 titres dont 4 acquis avant 1980 et 5 depuis 1996.

Palmarès des clubs champions de France
Rang Clubs 2016-2017 Titre(s) Année(s)
1 XIII catalan Club fusionné 11 1936, 1940, 1957, 1969, 1979, 1982, 1983, 1984, 1985, 1987 et 1994.
Carcassonne Élite 1 11 1945, 1946, 1950, 1952, 1953, 1966, 1967, 1972, 1976, 1992 et 2012.
3 Villeneuve-sur-Lot Élite 1 9 1935, 1959, 1964, 1980, 1996, 1999, 2001, 2002 et 2003.
4 Lézignan Élite 1 7 1961, 1963, 1978, 2008, 2009, 2010 et 2011.
5 Saint-Estève Club fusionné 6 1971, 1989, 1990, 1993, 1997 et 1998.
Toulouse Championship 6 1965, 1973, 1975, 2000, 2014 et 2015.
7 Albi Club disparu 5 1938, 1956, 1958, 1962 et 1977.
8 Roanne Nationale 1 4 1940, 1947, 1948 et 1960.
Saint-Gaudens Élite 1 4 1970, 1974, 1991 et 2004.
Pia Nationale 1 4 1995, 2006, 2007 et 2013.
11 Limoux Élite 1 3 1968, 2016 et 2017.
12 Bordeaux Club disparu 2 1937 et 1954.
Lyon-Villeurbanne Élite 2 2 1951 et 1955.
Le Pontet Rugby à XV 2 1986 et 1988.
15 Marseille Nationale 1 1 1949.
Saint-Estève XIII catalan Élite 1 1 2005

Doublés Coupe/Championnat[modifier | modifier le code]

Clubs ayant réalisé le doublé
jusqu'en 2017
Clubs Années du doublé
Villeneuve 1964, 1999, 2002 et 2003
Carcassonne 1946, 1952, 1967 et 2012
XIII catalan 1969 et 1985
Le Pontet 1986 et 1988
Saint-Estève 1993 et 1998
Pia 2006 et 2007
Lézignan 2010 et 2011
Marseille 1949
Saint-Gaudens 1991
Union Treiziste Catalane 2005
Toulouse 2014

Un doublé indique la victoire du championnat de première division nationale et du principal tournoi de coupe nationale lors de la même saison.

Parvenir à réaliser le doublé Championnat/Coupe est donc une performance rare. En France, onze clubs ont réussi toutefois cette performance dont quatre fois par Villeneuve et Carcassonne.

Le dernier club à l'avoir réalisé est Toulouse en 2014.


Statistiques de la finale[modifier | modifier le code]

Organisation[modifier | modifier le code]

Format de la compétition[modifier | modifier le code]

Le calendrier actuel est composé de deux phases :

  • Première phase : saison régulière

Le championnat débute le week-end des et par un « Magic Weekend » qui, sur le modèle de la Super League, rassemble les dix équipes au stade Gilbert-Brutus de Perpignan. Après cet événement inaugural, chaque équipe rencontre toutes les autres en matchs aller-retour. Ainsi, à l'issue de la saison régulière, chaque équipe a disputé vingt matchs car un second Magic Weekend est organisé en fin de saison..

  • Deuxième phase : éliminatoires

À l'issue de la saison régulière, les six premiers de la saison régulière se qualifient pour la phase à élimination directe. Troisième et sixième d'une part et quatrième et cinquième d'autre part s'affrontent en barrage. Les gagnants de ces rencontres, disputées sur un match sec, rejoignent le vainqueur de la phase régulière et son dauphin en demi-finale. La vainqueur de la finale qui suit est sacré champion de France de rugby à XIII et reçoit à cet égard le bouclier Max-Rousié.

  • Clubs engagés

Dix équipes participent en cette saison 2017 au championnat de France de première division avec l'arrivée de Saint-Gaudens. La Réole devait initialement constituer la onzième équipe avant de se rétracter. Huit équipes sont localisées en région Occitanie, les deux autres étant situées à moins de 20 kilomètres de ses frontières. Une nouveauté est de mise lors de cette saison, la suppression du match nul. En cas d'égalité à la fin d'un match, une prolongation au point en or est disputée.

Les lieux de la finale[modifier | modifier le code]

Stades utilisés en finale
jusqu'en 2017
Lieu Nbre d'éditions
Toulouse 42 éditions
Narbonne 12 éditions
Perpignan 5 éditions
Bordeaux 4 éditions
Albi 2 éditions
Béziers 2 éditions
Carcassonne 2 éditions
Colomiers 2 éditions
Lyon 2 éditions
Paris 2 éditions
Marseille 1 édition
Montpellier 1 édition

Lors des premières finales du Championnat de France avant la Seconde Guerre mondiale, la finale se déroule à Bordeaux, à l'exception de la finale de 1940 à Toulouse.

Au sortir de la guerre entre 1945 et 1950, la finale se déroule dans différentes villes, Perpignan (1945), Lyon (1946 et 1947), Marseille (1948), Carcassonne (1949) et Perpignan (1950). De 1951 à 1988, Toulouse est l'unique hôte des finales à l'exception de l'année 1977 à Albi. De 1989 à 1998, c'est Narbonne qui accueille chaque année la finale à l'exception des années 1991, 1992 et 1993.

Depuis 1999, il n'y a plus de lieu fixe pour la finale. Dans un premier temps, Paris accueille pour la première fois la finale en 1999 et 2000, Toulouse en 2001 et 2006, Béziers en 2002 et 2008, Narbonne en 2003, 2005, 2011 et 2012, Colomiers en 2007 et 2015, Carcassonne en 2009, Montpellier en 2010, Perpignan en 2013 et 2014 et enfin Albi en 2016.

La finale de l'édition 2017 se déroule à Narbonne.

La finale ayant reçu le plus forte affluence est en 1949 à Carcassonne qui voit la victoire de Marseille 12-5 sur Carcassonne devant 23 500 spectateurs. Les affluences de ces dernières années oscillent entre 5 000 et 12 000 spectateurs.

Symboles[modifier | modifier le code]

Le bouclier Max Rousié[modifier | modifier le code]

Le Bouclier Max-Rousié remis au vainqueur du Championnat.
Article détaillé : Bouclier Max-Rousié.

A l'issue de la finale du Championnat de France depuis 1960, un trophée est remis à l'équipe victorieuse. Il s'agit d'un bouclier symbolique sur une planche en bois sur lequel est apposé la mention "Fédération française de rugby à XIII" et un large médaillon gravé à l'effigie de Max Rousié, célèbre joueur et ambassadeur du mouvement de rugby à XIII, ainsi que la liste de ses vainqueurs depuis sa création. Il est appelé familièrement, le « planchot » (mot qui vient de l'occitan planchòt et du catalan planxot)

Alors qu'auparavant, une coupe était remise au club Champion de France, la fédération française de rugby à XIII a décidé au lendemain du décès de Max Rousié de créer ce trophée en sa mémoire. C'est ainsi que le est présenté à Toulouse au cours d'un comité directeur que le secrétaire général de la fédération le nouveau trophée. La coupe quant à elle est déposée sur la tombe de Rousié en guise de vasque de fleurs. Ce trophée est depuis alors remis chaque année au Champion de France[7].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Béziers n'est pas considéré comme membre fondateur bien qu'il ait participé à la première édition du Championnat de France.
  1. XIII Magazine : Comprendre le rôle de la LER XIII ffr13.fr
  2. Bonnery 1996, p. 49.
  3. Mike Rylance, « Pourquoi Vichy a-t-il interdit le rugby à XIII ? », Arkheia, no 14-15-16,‎ (lire en ligne)
  4. Jean-François Fournel, « Avant la Coupe du monde, l’histoire brisée du rugby à XIII », sur la-croix.com, (consulté le 19 juin 2016).
  5. L'Équipe magazine, Jean-Christophe Collin, Boulogne-Billancourt, 28 fév. 1946-, quotidien (ISSN 0245-3312) [lire en ligne]
  6. a, b et c le total est divisé par 67 et pas par 69, car il n'y a pas eu de finale en 1935 et en 1981
  7. (fr) Louis Bonnery, Le rugby à XIII, le plus français du monde, Cano et Franck,

Liens externes[modifier | modifier le code]