Championnat de France de rugby à XIII
| Sport | Rugby à XIII |
|---|---|
| Création | 1934 |
| Organisateur(s) | FFR XIII |
| Éditions | 88e (2025-2026) |
| Catégorie | 1re Division |
| Périodicité | annuelle |
| Lieu(x) |
|
| Participants | 11 clubs |
| Statut des participants |
Semi professionnels et amateurs |
| Site web officiel | ffr13.fr |
| Hiérarchie | 1er niveau |
|---|---|
| Niveau inférieur | Élite 2 |
| Tenant du titre | Albi R.L. |
|---|---|
| Plus titré(s) | A.S. Carcassonne (13) |
Le Championnat de France de rugby à XIII, appelé « Super XIII » depuis 2024, est la compétition annuelle qui désigne le club champion de France de rugby à XIII. Organisé par la Fédération française de rugby à XIII, il constitue l’échelon le plus élevé des compétitions nationales, réunissant chaque saison les meilleures équipes françaises. Créé en 1934, quelques mois après l’introduction officielle du rugby à XIII en France par Jean Galia et les « Pionniers », il est l’un des plus anciens championnats professionnels de rugby à XIII au monde.
Le championnat se déroule traditionnellement selon un format en deux phases : une saison régulière en matchs aller-retour, puis une phase finale à élimination directe qui couronne le champion de France. Le vainqueur reçoit le bouclier Max-Rousié, trophée créé en 1960 en mémoire de la grande figure du XIII français. Depuis les années 2010, le nombre de clubs engagés varie entre neuf et onze, localisés majoritairement en région Occitanie, où le rugby à XIII conserve ses principaux bastions (Aude, Pyrénées-Orientales, Haute-Garonne, Tarn, Lot-et-Garonne, Vaucluse).
Au fil de son histoire, la compétition a été dominée par de grandes équipes comme l’AS Carcassonne XIII, le XIII Catalan, le RC Marseille, l'US Lyon-Villeurbanne, le RC Roanne, l'Albi R.L. (ancien RC Albi), le Villeneuve R.L. (ancien SA puis US Villeneuve), ou plus récemment le XIII Limouxin et le FC Lézignan. Elle a contribué à l’essor et à la structuration du rugby à XIII en France, malgré une interdiction totale sous le régime de Vichy (1941-1944) qui a marqué durablement son développement.
Dans le paysage international, le Championnat de France occupe une place complémentaire aux grandes compétitions professionnelles que sont la National Rugby League (« NRL ») en Australie et la Super League en Europe. La spécificité française réside dans la présence de deux clubs intégrés au système britannique : les Dragons Catalans, membres de la Super League depuis 2006, et le Toulouse Olympique XIII, qui y fait son retour à partir de la saison 2026 après plusieurs années passées en Championship. Ces deux formations constituent aujourd’hui les vitrines du rugby à XIII français au plus haut niveau, tandis que le championnat national — rebaptisé « Super XIII » — conserve un rôle essentiel dans la formation des joueurs, la structuration des clubs et la diffusion du XIII sur le territoire.
Histoire
[modifier | modifier le code]1934-1939 - Fondation et essor avant-guerre
[modifier | modifier le code]| Palmarès (1935-1940) |
|---|
| 1934-1935 : SA Villeneuvois 1935-1936 : XIII Catalan 1936-1937 : Bordeaux XIII 1937-1938 : RC Albigeois 1938-1939 : RC Roanne 1939-1940 : XIII Catalan |
Le Championnat de France de rugby à XIII est créé en 1934, quelques mois après la tournée des « Pionniers » menée par Jean Galia en Angleterre qui introduit officiellement la discipline en France. L’essor du nouveau code est accéléré par la venue en France d’une sélection du Yorkshire (joueurs d’Halifax et de Leeds) qui dispute plusieurs rencontres à Villeneuve-sur-Lot, Lyon, Pau, Bordeaux et Paris, suscitant un vif engouement. Dans ce contexte, les premiers clubs voient le jour : à Lyon-Villeurbanne, sous l’impulsion de Maurice Tardy ; à Roanne, grâce à Charles Petit et Henri Dechavanne ; bientôt renforcés par l’annonce de l’arrivée de la vedette du XV Max Rousié, considéré comme l’un des plus grands talents de sa génération.
Dès juin 1934, plusieurs créations sont officialisées : un club à Villeneuve-sur-Lot, le Paris XIII le 7 juin, le Bordeaux XIII avec Raoul Bonamy, et le Pau XIII sous l’impulsion de François Récaborde. Devant la profusion de nouvelles équipes composées de transfuges du XV, Jean Galia organise d’abord une Coupe de France, avant d’envisager, face au développement du nombre de clubs, la mise en place d’un véritable championnat national.

Les dirigeants treizistes tentent d’abord de trouver un terrain d’entente avec les instances du rugby à XV, mais ces dernières s’y opposent farouchement au nom de l’amateurisme. La fédération de XV obtient même du Ministère de la Guerre que toutes les compétitions militaires soient réservées à ses seuls licenciés, interdisant ainsi l’accès au rugby à XIII au sein de l’armée française à partir de janvier 1935. Cette hostilité institutionnelle n’empêche pas la presse de souligner le succès populaire de la première édition du championnat, regrettant que le rugby français n’ait pas choisi, comme le football, d’associer en une même fédération les formes amateur et professionnelle.
Malgré ces obstacles, le lancement du championnat est officialisé en août 1934 avec dix clubs participants, dont le XIII Catalan de Perpignan, composé en grande partie de joueurs sanctionnés par la fédération de XV. La première édition adopte le modèle du championnat de France de football, avec un classement final qui sacre directement le premier comme champion national, sans phase finale. Le S.A. Villeneuvois devient ainsi le premier vainqueur de l’histoire de la compétition. Dès 1936, des finales disputées à Talence (près de Bordeaux) remplacent ce système, lançant une tradition durable dans l’organisation du championnat.
Au fil des saisons, plusieurs clubs se partagent les titres. En 1936, le XIII Catalan s’impose en finale contre le Bordeaux XIII (25-14), avant que ces deux formations ne se retrouvent en 1937, cette fois au bénéfice des Bordelais (23-10). En 1938, le RC Albigeois l’emporte de justesse contre le S.A. Villeneuvois (8-5), avant que le RC Roanne ne s’impose l’année suivante, 9-0, face au même adversaire. L’édition 1939-1940, marquée par l’entrée en guerre et amputée de nombreux joueurs mobilisés, voit la victoire du XIII Catalan, vainqueur en finale du Pau XIII (20-16), décrochant ainsi son deuxième titre.

Le succès de la compétition attire rapidement de nouveaux clubs issus du rugby à XV. Le RC Narbonne, le CA Brive et l’AS Carcassonne choisissent de rejoindre le rugby à XIII, renforçant son prestige. On assiste également à la création du Toulouse Olympique XIII et à l’arrivée du SU Cavaillon, qui marque l’implantation du XIII dans le sud-est. De nombreuses tentatives de création de clubs voient le jour dans des villes comme Périgueux, Pau ou Dax, témoignant de l’enthousiasme qui entoure alors la discipline.
Le développement du championnat est renforcé par l’arrivée de joueurs issus du rugby à XV, séduits par le professionnalisme. Sous l’impulsion de Jean Galia, de nombreux internationaux rejoignent le XIII, parmi lesquels Roger Claudel, Raoul Bonamy, Jean Duhau, Georges Caussarieu, Robert Samatan, Ernest Camo, Léopold Servole, Max Rousié, Charles Petit, Marius Guiral, Antonin Barbazanges et Joseph Griffard. Ils sont rejoints par de nouveaux internationaux tels que Frantz Sahuc, René Arotça, Guy Vassal, Joseph Desclaux et Félix Bergèse, voire par de jeunes espoirs du XV comme Jean Dauger. Cette vague de signatures donne au championnat un niveau de jeu élevé et une légitimité immédiate face à son homologue à XV.
À la fin des années 1930, le rugby à XIII s’impose comme une discipline en plein essor, surtout dans le sud de la France, où ses clubs attirent des foules considérables et bénéficient d’une large couverture médiatique. Cependant, le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale en 1939 interrompt brutalement cette dynamique. La mobilisation générale désorganise les clubs et met fin aux compétitions, stoppant net la première grande période de développement du championnat de France de rugby à XIII.
1940-1944 - interdiction du rugby à XIII par Vichy
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| Titre | Décret du 19 décembre 1941 portant dissolution de l'association dite Ligue française de rugby à XIII |
|---|---|
| Pays |
|
| Type | Décret |
| Gouvernement | Darlan |
|---|---|
| Signature | 19 décembre 1941 |
À la veille de la Seconde Guerre mondiale, le rugby à XIII est en plein essor en France, risquant de déstabiliser le rugby à XV. En effet, la Ligue française de rugby à XIII compte plus de 200 clubs et son championnat professionnel regroupe 14 équipes[1], menaçant l’hégémonie du rugby à XV. Cette croissance rapide inquiète la fédération quinziste, qui trouve dans le nouveau régime de Vichy un allié pour stopper l’expansion du XIII.
Dès octobre 1940, les clubs treizistes reçoivent l’ordre de se transformer en clubs de rugby à XV ou de disparaître. La Charte des sports du 20 décembre 1940, publiée le 8 avril 1941, interdit aux fédérations de gérer des clubs professionnels. En novembre 1940, la pratique du rugby à XIII est bannie dans les établissements scolaires, collèges, lycées et universités. Peu à peu, la Ligue française de rugby à XIII est privée de toute assise : ses clubs n’ont plus d’existence légale, et l’organisation est réduite à une coquille vide.
La mesure décisive intervient le 19 décembre 1941, lorsque le maréchal Philippe Pétain signe le décret portant dissolution de la Ligue française de rugby à XIII[2]. Publié au Journal officiel du 27 décembre, ce texte interdit officiellement la pratique du rugby à XIII et transfère le patrimoine de la fédération au Comité national des sports pour liquidation. Les biens mobiliers, et immobiliers, sont saisis, et les stades autrefois dédiés au XIII sont désormais utilisés par des clubs de rugby à XV, parfois dirigés par les mêmes personnalités locales.
L’interdiction du rugby à XIII s’inscrit dans la volonté du régime de Vichy de bannir le professionnalisme sportif dans le cadre de la « Révolution nationale ». Elle bénéficie du soutien actif de plusieurs responsables liés au rugby à XV, tels que Jean Borotra, Jean Ybarnégaray, Joseph Pascot, Paul Voivenel, Albert Ginesty ou André Haon, qui occupent des positions d’influence dans les instances sportives du régime. Cette collusion contribue à effacer le XIII du paysage sportif français entre 1940 et 1944. Bien plus tard, en 2013, L’Équipe magazine qualifiera cette interdiction d’« un des plus grands scandales du sport français »[3].
1944-1960 - Reconstruction et âge d'or
[modifier | modifier le code]À la Libération, le rugby à XIII renaît officiellement après quatre années d’interdiction sous le régime de Vichy. La fédération est rétablie, mais sans récupérer les biens confisqués entre 1940 et 1944, ce qui oblige les clubs à repartir presque de zéro, avec peu de moyens financiers et matériels. Malgré ces difficultés, la discipline retrouve rapidement sa vitalité, avec le retour d’équipes historiques comme le XIII Catalan, Villeneuve, Albi, Roanne ou Bordeaux, et l’apparition de nouvelles structures ambitieuses comme Marseille XIII.
La première finale d’après-guerre a lieu en mai 1945 et marque symboliquement le retour du championnat. Devant une foule enthousiaste, l’AS Carcassonne s’impose de justesse face au Toulouse Olympique XIII (13-12), inaugurant une décennie où le XIII reprend sa place dans le paysage sportif du sud de la France. Dans les années suivantes, la compétition gagne en popularité, attirant des affluences considérables, parfois supérieures à 20 000 spectateurs pour une finale.
Les années 1950 constituent l’« âge d’or » du rugby à XIII français. Plusieurs clubs dominent la scène nationale : l’AS Carcassonne, le XIII Catalan, le RC Albi XIII, le Villeneuve XIII, mais aussi le Lyon-Villeurbanne XIII, le Marseille XIII et le Bordeaux XIII, qui connaissent tous des périodes de succès. La Coupe de France Lord Derby complète le championnat et suscite un engouement similaire. Ce dynamisme sportif s’accompagne de la présence de joueurs emblématiques qui marquent l’histoire du jeu.
Parmi eux, Puig-Aubert, considéré comme l’un des plus grands joueurs de l’histoire du XIII, incarne cette période dorée aux côtés de Raymond Contrastin, Joseph Crespo, Jean Dop, Élie Brousse ou encore André Béraud. Grâce à ces générations, l’équipe de France enchaîne les succès internationaux, allant jusqu’en finale de la première Coupe du monde en 1954. Ces exploits renforcent le prestige du championnat, qui devient l’un des symboles de la renaissance et de l’affirmation du rugby à XIII en France.
1960-1980 – Essoufflement et perte de vitesse
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Populaire dans les années 1950, 1960 et 1970 où le nombre de spectateurs étaient plus nombreux que pour le championnat quinziste.
Après Lézignan en 1961, de nouveaux clubs inscrivent leurs noms au palmarès dans les années 1960 et 1970 tels que Toulouse en 1965, Limoux en 1968, Saint-Gaudens en 1970 et Saint-Estève en 1971.
1980-2000 – Crises et recompositions
[modifier | modifier le code]À partir de 1978, le XIII Catalan, club de Perpignan, devient le club référence du Championnat puisqu'en sept éditions, seuls Villeneuve-sur-Lot en 1980 ainsi que la finale non jouée en 1981 l'empêche de remporter le titre.
Le XIII Catalan compte alors dans ses rangs Bernard Guasch, Ivan Grésèque, Jean -Jacques Cologni, Jean-Marc Bourret, Guy Laforgue, Francis Laforgue, Serge Pallares et Pierre Montgaillard. Villeneuve-sur-Lot de Joël Roosebrouck et de Max Chantal remporte le titre en 1980.
La finale du Championnat de 1981 met aux prises l'équipe du XIII Catalan contre Villeneuve-sur-Lot soit les deux derniers champions de France au Stadium de Toulouse. Après quatre minutes de jeu, l'arbitre interrompt la rencontre en raison d'une bagarre générale entre les deux équipes. La rencontre est finalement arrêtée et aucun vainqueur n'est désigné. La finale de la Coupe de France programmé quelques jours après est également annulée. Malgré la non-retransmission en direct de cette finale du Championnat, les images tournées sont apparues dans le traitement des nombreux journaux télévisés[4].
La fédération française de rugby à XV se saisit de l'occasion, par l'intermédiaire de son président Albert Ferrasse, pour proposer de fusionner les deux fédérations de rugby et ainsi supprimer le rugby à XIII. Cette proposition est écartée par le président de la fédération de jeu à XIII, Jacques Soppelsa, qui la refuse et décide d'entamer une action juridique contre la fédération française de rugby à XV pour permettre à son sport d'avoir le droit de s'appeler « rugby à XIII » et non plus « jeu à XIII », terme imposé par l'État au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Cette procédure sera gagnée 12 ans plus tard en 1993.
Finaliste en 1985 contre le XIII Catalan, le Pontet réussit à construire une équipe en 1986 qui remporte pour la première fois le Championnat de France. Le club parvient en finale cinq années de suite entre 1985 et 1989 pour deux titres en 1986 et 1988. Le club compte dans ses rangs Marc Palanques, Patrick Rocci, Serge Titeux, David Fraisse et Didier Couston.
La finale perdue contre Saint-Estève de 1989 marque la fin de l'aventure du Pontet en rugby à XIII considérant l'arbitrage défavorable à leur égard après un essai refusé à ce dernier et un essai accordé à Saint-Estève que les Pontétiens considèrent entaché d'une passe en avant. Il s'ensuit des gestes déplacés sur le terrain dans le match amenant notamment l'expulsion du Pontétien Marc Palanques, auteur d'un geste à l'égard de l'arbitre M Desplas. Le Pontet, par l'intermédiaire de son président Alain Cortade, décide alors de rejoindre le rugby à XV.
La seconde mi-temps de cette finale fut télévisée. Il s'agit de la dernière finale retransmise sur une chaîne nationale, en clair, avant vingt-cinq ans de disette télévisuelle[4].
Le renouveau du rugby à 13 s’amorce au début des années 1990 grâce à l’Équipe de France qui crée une surprise en battant la Grande-Bretagne 25-18 chez elle sous l’impulsion d’un grand Gilles Dumas[5] et qui s'impose à deux reprises contre la Papouasie-Nouvelle-Guinée en Coupe du monde 1989-1992.
Constitution de la Super League et la pari du Paris SG
[modifier | modifier le code]Jacques Fouroux, ancien entraîneur de l’Équipe de France puis de Grenoble quitte le rugby à 15 fâché avec ses dirigeants. En effet, en 1993 alors qu'il est le manager du club isérois, Jacques Fouroux est candidat à la présidence de la FFR en concurrence avec Bernard Lapasset. La qualification de son club en finale du championnat est marquée par une polémique au sujet du jeu de son équipe, critiqué par le président Lapasset. La semaine suivante en finale, Jacques Fouroux va crier au complot[6] car la finale va tourner au scandale[7], avec une polémique sur l'arbitrage[8], en effet un essai d'Olivier Brouzet est refusé aux Grenoblois[9] et l'essai décisif du castrais Gary Whetton est accordé par Daniel Salles, l'arbitre de la rencontre, alors que le grenoblois Franck Hueber a aplati au préalable le ballon dans son en-but, privant ainsi les Grenoblois du titre. Il se tourne alors vers le XIII[10] en septembre 1994[11].
En 1995, il lance une nouvelle compétition régionale, conciliant rugby à XIII et spectacle musical avec entrées gratuites, appelée la France Rugby League. Celle-ci, qui se déroula durant l'été 1995, eut un succès réel, tant populaire que médiatique. L'année suivante, une équipe française, le Paris Saint-Germain XIII fut invitée à rejoindre le nouveau championnat européen de la Super League mais cessa ses activités à la fin de la saison 1997 en dépit d'un bon succès populaire.
Depuis 2000 – Professionnalisation et ouverture européenne
[modifier | modifier le code]Respectivement finalistes du championnat et de la coupe de France 2000 , Saint-Estève et le XIII catalan connaissent des difficultés financières pouvant mettre en péril les deux clubs, parmi les plus titrés du rugby à XIII français. Ainsi, à l'été 2000, sous l'impulsion de Bernard Guasch, les clubs ennemis des Pyrénées-Orientales décident de fusionner afin de créer l'Union Treiziste Catalane (dit UTC). Cette fusion est une révolution après des décennies de derbys enflammés. Elle est également active au niveau des équipes juniors. De cette fusion née également une équipe réserve, l'"Union treiziste catalane 2", engagée dans le championnat de France de deuxième division.
L'édition 2000-2001 du championnat s'ouvre alors avec comme principaux favoris, Villeneuve sur Lot, Toulouse et l'Union treiziste catalane. Ce sont les léopards d'Aquitaine (surnom des joueurs du club de Villeneuve-sur-Lot) qui empochent le bouclier Max Rousié en triomphant de Toulouse en finale (32 à 20) annonçant le début de la domination Villeneuvoise sur le championnat.
L'année suivante, 2001-2002, les joueurs de Lot-et-Garonne doublent la mise en dominant l'UTC en finale à Béziers sur le score de 18 à 0. Cette saison vit l'éclosion de l'un des joueurs majeurs de la décennie, Jamal Fakir.
Cette dream team verte, composée de joueurs français de talent (Rinaldi, Laurent Frayssinous, Banquet, Van Snick, Carrasco, Gagliazzo, Despin, Fakir) ainsi que d'étrangers expérimentés (Durdevic, Shead) continue sa moisson de trophées l'année suivante en terrassant Saint-Gaudens, en finale à Narbonne. Il s'agit du dernier titre en date pour le club villeneuvois.
En 2003-2004, Villeneuve fait face à une vague de départ impressionnante notamment en direction de l'UTC. Cet attrait du club catalan s'explique par son entrée future dans le championnat professionnel britannique, la Super League. Cette entrée s'est faite sur dossier. Trois clubs français étaient en lice, à savoir Villeneuve-sur-Lot, Toulouse et l'Union Treiziste Catalane. C'est ce dernier qui fut choisi, notamment pour sa capacité à rassembler un plus large public.
C'est donc en favori que l'UTC se présente sur la ligne de départ de l'édition 2003-2004. Mais contre toute-attente, c'est le club de Saint-Gaudens qui s'adjuge le quatrième titre de champion de son histoire en triomphant de joueurs catalans passés à côté de leur finale, qui plus est à Perpignan. Ce titre récompense une formation commingeoise composée de joueurs talentueux, tels que Claude Sirvent, Arnaud Dulac ou Jean Christophe Borlin.
Cet échec digéré, l'UTC repart à l'assaut du titre en 2004-2005 pour ce qui va être sa dernière saison en Championnat de France avant son intégration en Super League. Encore plus outillé que l'année précédente, le club catalan survole la phase régulière (zéro défaite, un match nul) et remporte son premier titre de champion depuis la création du club, aux dépens de Toulouse. Cette saison marque le bon comportement des clubs français ayant participé à la coupe d’Angleterre, l'UTC tombant avec les honneurs à Wigan, le Toulouse Olympique allant même jusqu'en demi-finale, battu par Leeds.
La saison 2005-2006 marque un nouveau départ pour le championnat de France. Le champion en titre, l'Union treiziste catalane ayant quitté l'hexagone pour rejoindre la Super League sous le nom des Dragons Catalans.
C'est néanmoins une nouvelle fois un club catalan, Pia XIII qui décrocha le bouclier, bien emmené par Maxime Grésèque et par des australiens de talent, tels que Dean Bosnich.
La saison 2006-2007 vit Pia XIII être à nouveau couronné grâce à son succès en finale sur Lézignan. Cette saison-là marque le retour au premier plan du club lézignanais après des années difficiles et un quasi dépôt de bilan lors de la saison 2004-2005. Cette finale est le prémisse de la domination du club audois lors des saisons suivantes.
En effet, après 30 ans d'attente le Feuceuleu décroche le titre de champion de France en 2008 en battant Pia en finale, au stade de la Méditerranée de Béziers. Le vieux club des Corbières déplace avec lui un cortège impressionnant de supporters colorés.
C'est à nouveau le cas l'année suivante, lors de la finale au stade Albert Domec de Carcassonne, face au rival audois Limoux. Au terme d'un match spectaculaire, ponctué de nombreux essais, Lézignan empoche son second titre de champion de France consécutif. Cette finale, devant près de 12 000 spectateurs rappelle les grandes heures du rugby à XIII.
Le triplé fut réalisé l'année suivante, à Montpellier face à l’éternel rival des temps modernes, Pia. Cette domination outrageante est marquée par le premier doublé de l'histoire du club, Limoux ayant été terrassé en finale de la coupe de France.
Depuis le début de la décennie, les clubs semblent vouloir se structurer et mettent en avant la formation. Alors qu'il était composé de neuf clubs, pour la saison 2009-2010, le championnat est élargi à dix clubs en 2010-2011 après l'arrivée de Montpellier Agglomération Rugby XIII.
À l'orée de cette saison, Lézignan s'attaque au record du XIII catalan, à savoir, remporter un 4e titre de champion de France consécutif. C'est chose faite à Narbonne, face à Limoux. C'est également le second doublé consécutif pour les sangliers des Corbières. Ce quatrième titre est le point d'orgue pour une génération de joueurs ayant été de tous les succès, Aurélien Cologni, James Wynne ou Nicolas Piquemal.
La saison 2011-2012 marque le retour dans le championnat de France du Toulouse Olympique, après 3 années mitigées en seconde division anglaise. Le club de la ville rose fait partie des favoris, au même titre que Lézignan et Pia. L'équipe catalane ayant marqué les esprits avec un recrutement clinquant. Ces deux clubs s'affrontèrent en demi finale et c'est Pia qui sortit gagnant. Cette demi finale marque la fin de la domination de Lézignan sur le rugby à XIII hexagonal. C'est néanmoins un autre club audois, Carcassonne qui décrocha le bouclier Max Rousié en battant à la surprise générale Pia, en finale à Narbonne. C'est le premier titre pour le club historique de la Préfecture audoise depuis 1992. Carcassonne est à ce jour, le dernier club participant au championnat français, à avoir joué la coupe d'Angleterre l'année suivante. L'initiative n'étant pas poursuivie l'année suivante après 14 années d'existence.
Malgré cette défaite en finale lors de la saison précédente, Pia aborde la saison 2012-2013 avec le statut de favori. Le club des Pyrénées-Orientales est engagé lors de cette saison sur un seul tableau après que la FFR XIII l'ait exclu de la coupe de France, à la suite des incidents ayant émaillé la précédente finale du championnat. Ce statut de favori fut parfaitement assumé par le club. Celui-ci survola l'exercice et s'adjugea le titre de champion de France après sa victoire face au rival de Saint Estève XIII catalan en finale, au stade Gilbert Brutus de Perpignan.
Les années se suivent et il devient compliqué pour la fédération de maintenir un championnat élite. Lors de la saison 2013-2014, c'est le champion de France en titre Pia XIII qui disparaît de l'élite par suite de la diminution d'une subvention municipale.
Le Championnat est alors complètement redessiné. Trois groupes sont mis en place appelés « Poule Elite 1 » (composée des huit meilleurs clubs), « Poule Elite 2 Ouest » (composée de six clubs) et « Poule Elite 2 Est » (composée de six clubs), où le championnat se déroule en plusieurs phases et se ponctue par des phases finales. Pour la cinquième fois de son histoire, le Toulouse Olympique XIII remporte le titre contre le FC Lézignan réalisant le premier doublé Coupe-Championnat de son histoire. La formule est renouvelée en 2014-2015.
Celle-ci voit Toulouse assoir sa domination sur l'hexagone en remportant un second titre consécutif aux dépens de Carcassonne.
Après avoir évolué durant 3 saisons (de 2009 à 2011) en Championship (deuxième division anglaise), le Toulouse Olympique part à nouveau tenter sa chance outre manche, en intégrant la 3e division britannique. L'objectif étant d'atteindre la Super League.
Néanmoins le club toulousain engage une équipe réserve dans le championnat national, Toulouse Olympique Élite 1, club évoluant jusqu'alors en seconde division.

Pour la saison 2015-2016, neuf équipes évoluent dans un championnat organisé en trois phases. Une première partie avec un championnat de matchs aller-retour entre les neuf équipes, une seconde phase avec trois mini-championnats de trois équipes, ces derniers déterminant le tableau de la phase finale. Cette saison voit le retour d'Albi au plus haut niveau après sa faillite de 2008. Cette montée fait suite à son titre de champion de France de deuxième division.
Ce sont les deux leaders de la phase régulière (à égalité de points), Carcassonne et Limoux qui se retrouvent en finale au stadium d'Albi le 21 mai 2016. Au terme d'un match serré, ce sont les limouxins qui empochent le titre de champion de France. Ils mettent fin à 48 ans de disette et empochent le second titre de l'histoire du club.
Pour la saison 2016-2017, un club historique fait son retour dans l'élite. Il s'agit de Saint-Gaudens ce qui porte à dix le nombre de clubs en première division.
Les favoris se nomment Lézignan, Limoux, Carcassonne et Saint Estève - XIII catalan. La saison régulière se traduit par un survol de l'équipe lézignanaise, celle-ci ne concédant qu'un seul revers lors de la phase régulière. La seconde défaite intervint au plus mauvais moment, en finale, le 3 juin 2017 à Narbonne face à Limoux. Le club de la Haute-Vallée de l'Aude remporte ainsi son second titre de champion consécutif.
Le championnat 2017-2018 voit l'équipe d'Avignon remporter son premier titre de champion de France grâce à sa victoire en finale sur l'équipe de Limoux, double tenante du titre. Cette victoire fait suite à une disqualification de l'équipe de Saint-Estève-XIII Catalan, leader de la phase régulière et victorieuse d'Avignon en demi-finale. Mais la présence de joueurs des Dragons catalans sur la feuille de match (cf article sur l'édition du championnat) entrainera la défaite de l'équipe catalane sur tapis vert.
La saison suivante verra la revanche de l'équipe roussillonaise face à Carcassonne en finale à Albi. C'est le second titre remporté par le club depuis la fusion de Saint-Estève et du XIII Catalan en 2000, le premier depuis l'intégration des Dragons Catalans en Super League. C'est également la première fois qu'une équipe dite "réserve" remporte le championnat. C'est le sacre d'une équipe très jeune, formée de jeunes talents provenant de tout l'hexagone treiziste. Toutefois, il est à noter un désintérêt croissant pour la compétition, l'assistance des deux dernières finales se situant dans les plus basses fourchettes de l'histoire de la compétition.
Championnat et pandémie
[modifier | modifier le code]L'appartition de la pandémie liée au Covid-19 en mars 2020, et les mesures sanitaires mises en place, entrainent un doute pendant quelques semaines sur le déroulement du championnat masculin.
Mais finalement le championnat se jouera bien jusqu'à son terme. Il sera d'ailleurs la seule compétition maintenue par la FFRXIII , au contraire de la Coupe de France.
Tous les matchs se dérouleront à huis clos, à l'exclusion de la finale.
Néanmoins, la pandémie aura des conséquences économiques sur le format du championnat ; alors qu'au moment de son arrivée à la Présidence, Luc Lacoste[12] annonce un championnat de douze équipes, elles ne seront finalement que neuf pour disputer la saison 2021-2022 ; Palau-del-Vidre est rétrogradé en Nationale, et Toulon, pressenti pour monter, reste en Elite 2[13].
Palmarès et statistiques
[modifier | modifier le code]Palmarès
[modifier | modifier le code]Statistiques
[modifier | modifier le code]Clubs
[modifier | modifier le code]Dix clubs ont gagné au moins quatre fois le championnat. Carcassonne a remporté 12 titres, le XIII catalan 11 titres. Villeneuve-sur-Lot est troisième du bilan avec 9 titres dont 4 acquis avant 1980 et 5 depuis 1996.
| Rang | Clubs | 2016-2017 | Titre(s) | Année(s) |
|---|---|---|---|---|
| 1 | AS Carcassonne | Élite 1 | 13 | 1945, 1946, 1950, 1952, 1953, 1966, 1967, 1972, 1976, 1992, 2012, 2022 et 2024 |
| 2 | XIII catalan | Club fusionné[14] | 11 | 1936, 1940, 1957, 1969, 1979, 1982, 1983, 1984, 1985, 1987 et 1994. |
| 3 | Villeneuve RL | Élite 1 | 9 | 1935, 1959, 1964, 1980, 1996, 1999, 2001, 2002 et 2003. |
| 4 | FC Lézignan | Élite 1 | 8 | 1961, 1963, 1978, 2008, 2009, 2010, 2011 et 2021. |
| 5 | AS Saint-Estève | Club fusionné[14] | 6 | 1971, 1989, 1990, 1993, 1997 et 1998. |
| Toulouse olympique XIII | Championship | 6 | 1965, 1973, 1975, 2000, 2014 et 2015. | |
| Albi RL | Élite 1[15] | 6 | 1938, 1956, 1958, 1962, 1977 et 2025. | |
| 8 | RC Roanne | Club en sommeil | 4 | 1939, 1947, 1948 et 1960. |
| RC Saint-Gaudens | Élite 1 | 4 | 1970, 1974, 1991 et 2004. | |
| Pia XIII | Élite 1 | 4 | 1995, 2006, 2007 et 2013. | |
| XIII Limouxin | Élite 1 | 4 | 1968, 2016, 2017 et 2023. | |
| 12 | Bordeaux XIII | Club disparu | 2 | 1937 et 1954. |
| Lyon-Villeurbanne XIII | Élite 2 | 2 | 1951 et 1955. | |
| U.S. Le Pontet | Rugby à XV | 2 | 1986 et 1988. | |
| Saint-Estève XIII catalan | Élite 1 | 2 | 2005 et 2019. | |
| 16 | RC Marseille | Fédérale | 1 | 1949. |
| SO Avignon | Élite 1 | 1 | 2018 |
Doublés Coupe/Championnat
[modifier | modifier le code]| Clubs | Années du doublé |
| Carcassonne | 1946, 1952, 1967, 2012 et 2024 |
| Villeneuve | 1964, 1999, 2002 et 2003 |
| XIII catalan | 1969 et 1985 |
| U.S. Le Pontet | 1986 et 1988 |
| Saint-Estève | 1993 et 1998 |
| Pia | 2006 et 2007 |
| Lézignan | 2010 et 2011 |
| Marseille | 1949 |
| Saint-Gaudens | 1991 |
| Union Treiziste Catalane | 2005 |
| Toulouse | 2014 |
Un doublé indique la victoire du championnat de première division nationale et du principal tournoi de coupe nationale lors de la même saison.
Parvenir à réaliser le doublé Championnat/Coupe est donc une performance rare. En France, onze clubs ont réussi toutefois cette performance dont cinq fois par Carcassonne.
Le dernier club à l'avoir réalisé est Carcassonne en 2024.
Statistiques de la finale
[modifier | modifier le code]- Plus grand nombre de victoires en finale pour un club : 13 Carcassonne. Sans compter la fusion entre le XIII Catalan et Saint-Estève, 18 Union Treiziste Catalane en comptant la fusion
- Plus grand nombre de victoires consécutives pour un club : 4 XIII Catalan de 1982 à 1985 et Lézignan de 2008 à 2011.
- Plus grand nombre de participation à une finale pour un club : 28 Carcassonne sans compter la fusion entre le XIII Catalan et Saint-Estève, 34 Union Treiziste Catalane en comptant la fusion.
- Plus grand nombre de finales consécutives pour un club : 7 XIII Catalan de 1982 à 1988
- Plus grand nombre de défaites en finale pour un club : 15 Carcassonne sans compter la fusion entre le XIII Catalan et Saint-Estève, 16 Union Treiziste Catalane en comptant la fusion
- Plus grand nombre de défaites consécutives pour un club : 3 AS Carcassonne XIII de 1947 à 1949.
- Plus grand écart de points en finale : 50 Union Treiziste Catalane 66-16 Toulouse Olympique XIII en 2005
- Plus petit écart de points en finale : 1 Carcassonne 13-12 Toulouse en 1945, Roanne 3-2 Carcassonne en 1948, Lyon 7-6 Carcassonne en 1955, Villeneuve XIII Rugby League 4-3 Toulouse en 1964, Limoux 13-12 Carcassonne en 1968, XIII Catalan 12-11 Saint-Gaudens en 1969, Toulouse 10-9 Saint-Estève en 1975, Saint-Estève 24-23 Carcassonne en 1990, Carcassonne 11-10 Saint-Estève en 1992, Saint-Estève 9-8 XIII Catalan en 1993 et Villeneuve-sur-Lot 27-26 Saint-Estève en 1996
- Plus grand nombre de points marqués en finale : 82 Union Treiziste Catalane 66-16 Toulouse en 2005
- Plus grand nombre de points marqués en finale par le vainqueur : 66 Union Treiziste Catalane en 2005
- Plus petit nombre de points marqués en finale : 3 Lézignan 3-0 XIII Catalan en 1978
- Plus petit nombre de points marqués en finale par le vainqueur : 3 Roanne en 1948 et Lézignan en 1978
- Moyenne de points marqués en finale[16] : 28,78
- Moyenne de points marqués par le vainqueur[16] : 19.07
- Moyenne de points marqués par le finaliste[16] : 10.03
Joueurs
[modifier | modifier le code]Seuls deux joueurs ont remporté à six reprises le Championnat, il s'agit de Guy Laforgue et d'Ivan Grésèque qui ont soulevé ensemble six fois le trophée avec le XIII Catalan en 1979, 1982, 1983, 1984, 1985 et 1987[17].
Statistiques par édition
[modifier | modifier le code]| Édition | Meilleur réalisateur | Meilleur marqueur d'essai | Meilleur joueur |
| 2018 | |||
| 2019 | |||
| 2020 | Édition annulée | ||
| 2021 | |||
| 2022 | |||
| 2023 | |||
| 2024 | |||
| 2025 | |||
Organisation
[modifier | modifier le code]Le Championnat de France de rugby à XIII se dispute aujourd’hui en deux phases. La phase régulière comprend vingt journées au cours desquelles toutes les équipes s’affrontent en matchs aller-retour. Le classement qui en résulte détermine les clubs qualifiés pour la phase finale. Pour la saison 2025-2026, la première journée est programmée le week-end du 27-28 septembre 2025, tandis que la vingtième et dernière journée de la saison régulière se jouera les 2-3 mai 2026.
Les éliminatoires se déroulent ensuite en trois étapes : les barrages (16-17 mai 2026) opposant les équipes classées de la troisième à la sixième place, puis les demi-finales (23-24 mai 2026) où entrent en lice les deux premiers de la saison régulière, et enfin la finale, prévue le week-end du 30-31 mai ou du 5-6 juin 2026. Une réflexion est en cours pour organiser cette finale au stade Jean-Bouin à Paris, en lever de rideau d’une rencontre de Super League opposant les Dragons Catalans aux Wigan Warriors, dans une logique de mise en valeur nationale de la compétition.
Depuis 2016, la compétition regroupe généralement neuf à onze équipes, presque toutes situées en région Occitanie ou à proximité immédiate (Albi, Avignon, Carcassonne, Lézignan, Limoux, Saint-Estève, Saint-Gaudens, Toulouse, Villeneuve, Pia, Villefranche). Bien que présenté comme un championnat national, le format tend à fonctionner comme une ligue fermée, sans relégation effective. La promotion d’un club de division inférieure est parfois envisagée, mais elle n’a pas été appliquée de manière systématique.
Les lieux de la finale
[modifier | modifier le code]| Lieu | Nbre d'éditions |
| Toulouse | 44 éditions |
| Narbonne | 16 éditions |
| Perpignan | 5 éditions |
| Albi | 4 éditions |
| Bordeaux | 4 éditions |
| Béziers | 2 éditions |
| Carcassonne | 2 éditions |
| Colomiers | 2 éditions |
| Lyon | 2 éditions |
| Paris | 2 éditions |
| Marseille | 1 édition |
| Montpellier | 1 édition |
Avant la Seconde Guerre mondiale, les finales du Championnat de France de rugby à XIII se tiennent généralement à Bordeaux, à l’exception de l’édition 1940 disputée à Toulouse.
Au sortir du conflit, entre 1945 et 1950, la finale change régulièrement de cadre : Perpignan (1945 et 1950), Lyon (1946 et 1947), Marseille (1948) et Carcassonne (1949). À partir de 1951, une véritable tradition s’installe puisque Toulouse devient l’hôte unique de la finale jusqu’en 1988, à la seule exception de 1977 où l’épreuve est déplacée à Albi en raison de l’inondation du terrain toulousain. De 1989 à 1998, c’est Narbonne qui prend le relais, accueillant l’événement chaque année à l’exception des éditions 1991, 1992 et 1993.
Depuis 1999, la finale n’a plus de lieu fixe et se déplace dans différentes villes. Paris accueille pour la première fois l’événement en 1999 et 2000, puis suivent Toulouse (2001, 2006, 2021), Béziers (2002, 2008), Narbonne (2003, 2005, 2011, 2012, 2017, 2022, 2023, 2024, 2025), Colomiers (2007, 2015), Carcassonne (2009), Montpellier (2010), Perpignan (2013, 2014) et Albi (2016, 2018, 2019).
La finale la plus suivie demeure celle de 1949 à Carcassonne, qui voit la victoire de Marseille XIII face à l’AS Carcassonne (12-5) devant 23 500 spectateurs. Les affluences des dernières décennies oscillent généralement entre 5 000 et 12 000 spectateurs, confirmant la persistance de l’événement comme temps fort du rugby à XIII français malgré une visibilité moindre qu’autrefois.
Médiatisation
[modifier | modifier le code]Les rencontres du championnat de France de rugby à XIII ont été diffusées assez tôt à la télévision publique, notamment sur l’ORTF. Toutefois, l’épisode de la finale avortée de 1981 est souvent cité comme un tournant ayant marqué le déclin de la visibilité télévisuelle de la compétition. Dès lors, la diffusion de matchs, voire la publication de simples résultats, devient rare sur les antennes nationales du service public.
À partir des années 2010 et 2020, la couverture médiatique du championnat reste très limitée et se cantonne le plus souvent à l’échelle régionale, avec de rares retransmissions assurées par des chaînes locales comme ViàOccitanie, ou par certaines radios locales. Même les stations régionales de France Télévisions n’accordent qu’un espace réduit à la compétition.
Face à ce manque de visibilité, de plus en plus de clubs recourent à la diffusion en streaming sur les réseaux sociaux, une pratique qui s’est renforcée durant la période de la Covid-19 et qui a permis à un public étranger, notamment britannique et australien, de redécouvrir le niveau du championnat français. La presse spécialisée continue toutefois d’assurer un suivi régulier, avec en France le Midi olympique, et à l’étranger le Rugby League Express, qui publie chaque semaine une chronique consacrée au rugby à XIII français signée par Mike Rylance.
Symboles
[modifier | modifier le code]Le bouclier Max Rousié
[modifier | modifier le code]Depuis 1960, le vainqueur du Championnat de France de rugby à XIII reçoit un trophée symbolique : un bouclier de bois, orné d’un médaillon gravé à l’effigie de Max Rousié, légende du rugby à XIII français, ainsi que de la mention « Fédération française de rugby à XIII » et de la liste de ses vainqueurs. Ce trophée est communément surnommé le « planchot », en référence au mot occitan planchòt et catalan planxot, signifiant « petite planche ».
Jusqu’alors, une coupe était remise au club champion. Après le décès de Max Rousié, la Fédération française décide de créer ce nouveau trophée en son honneur : il est officiellement présenté le à Toulouse, lors d’un comité directeur. L’ancienne coupe est alors déposée sur la tombe de Rousié, utilisée comme vasque funéraire. Depuis cette date, le « planchot » est remis chaque année à l’équipe sacrée championne de France[18].
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Mike Rylance, « Pourquoi Vichy a-t-il interdit le rugby à XIII ? », Arkheia, nos 14-15-16, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Jean-François Fournel, « Avant la Coupe du monde, l’histoire brisée du rugby à XIII », sur la-croix.com, (consulté le ).
- ↑ L'Équipe magazine, Jean-Christophe Collin, Boulogne-Billancourt, 28 fév. 1946-, quotidien (ISSN 0245-3312) [lire en ligne]
- La finale du Championnat de France de jeu à XIII à la télé 25 ans après., L'Équipe, le 5 mai 2013.
- ↑ « Rugby: une victoire treize attendue »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur humanite.fr, (consulté le ).
- ↑ « Top 14: Toulon-Castres, souviens-toi, il y a vingt ans... », Le Point, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Clément Garioud, « Ces sombres affaires qui ont entaché la réputation du rugby français », sur actu.fr, (consulté le ).
- ↑ Richard ESCOT, « Le Top 5 des finales les plus marquantes », sur lequipe.fr, (consulté le ).
- ↑ Simon Valzer, « Combien de fois Bayonne s’est imposé dans la capitale ? », sur rugbyrama.fr, Midi olympique, (consulté le ).
- ↑ « Le rugby français perd «le petit caporal» », sur la-croix.com, (consulté le ).
- ↑ Jean-Emmanuel Ducoin, « Jacques Fouroux se présente en «contre-pouvoir» », L'Humanité, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Eric Berger, « Luc Lacoste, président de la fédération de rugby à XIII: "On rêve d'avoir deux clubs français en Super League" », sur ladepeche.fr, (consulté le ) : « Vous souhaitiez que l’élite 1 passe à 12 clubs. Est-ce toujours d’actualité ? ça ne sera pas le cas ».
- ↑ Nicolas Jacquemard, « Le calendrier Elite 1 saison 2021-2022 avec 9 équipes », sur Treize Mondial, (consulté le ).
- le XIII catalan et Saint-Estève ont fusionné pour donner naissance aux Dragons Catalans et Saint-Estève XIII Catalan.
- ↑ Après sa dissolution en 2008, le club est recréé sous la dénomination Albi Rugby League XIII
- le total est divisé par 67 et pas par 69, car il n'y a pas eu de finale en 1935 et en 1981
- ↑ Le chiffre 6, L'Indépendant, le 30 juin 2019
- ↑ (fr) Louis Bonnery, Le rugby à XIII, le plus français du monde, Cano et Franck,
Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Louis Bonnery, Le rugby à XIII : le plus français du monde, Cano & Frank, , 489 p.

- André Passamar, L'encyclopédie de Treize Magazine, Treize Magazine, , 168 p.

