Toulouse Football Club

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 Ne doit pas être confondu avec le premier Toulouse Football Club, actif de 1937 à 1967.
Toulouse Football Club
Logo du Toulouse Football Club
Généralités
Nom complet Toulouse Football Club
Surnoms Le Téfécé, Le Tef', Les Pitchoun(e)s, les Violets
Noms précédents US Toulouse (1970-1979)
Fondation
Statut professionnel 1979-
Couleurs violet et blanc
Stade Stadium municipal
(33 150 places)
Siège 1 allée Gabriel Biénès, BP 54023
31028 Toulouse cedex 4
Championnat actuel Ligue 1
Président Drapeau : France Olivier Sadran
Entraîneur Drapeau : France Pascal Dupraz
Joueur le plus capé Drapeau : France Dominique Arribagé (335)
Meilleur buteur Drapeau : France Robert Pintenat (73)
Site web www.tfc.info
Palmarès principal
National[1] Championnat de France L2 (2)

Maillots

Couleurs de l’équipe
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Domicile
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Extérieur

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Saison 2016-2017 du Toulouse FC
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Le Toulouse Football Club, couramment abrégé en TFC (prononcé TéFéCé), est un club de football français, basé à Toulouse.

Le club est fondé en 1970, trois ans après la disparition du précédent Toulouse Football Club, en tant qu'« Union sportive de Toulouse ». Il reçoit le soutien de la mairie, qui lui offre de jouer au Stadium municipal, et de la Fédération française de football, qui l'intègre directement à la nouvelle Division 2 ouverte aux clubs amateurs.

En 1979, le club reprend le nom de son glorieux ancêtre, recrute comme entraineur Pierre Cahuzac et adopte le statut professionnel, avec l'ambition d'intégrer la première division. C'est chose faite en 1982. Fort du recrutement - entre autres - des internationaux Christian Lopez et Gérard Soler, puis sous la direction de Daniel Jeandupeux puis de Jacques Santini, les Toulousains atteignent à trois reprises le top 5 du championnat, et découvrent la Coupe d'Europe, en 1986 d'abord, où ils éliminent aux tirs au but le SSC Naples de Diego Maradona, et 1987. Les années 1990 sont plus difficiles, avec trois relégations sportives en D2 en 1994, 1999 et 2001, doublé d'un dépôt de bilan en 2001.

Reparti de National en 2001-2002, le TFC retrouve l'élite, devenue Ligue 1, dès 2003. Sous la direction d'Élie Baup, le club termine à la 3e place en 2007, qualificative pour le tour préliminaire de la Ligue des champions. En 2009, les Toulousains se qualifient de nouveau pour la Ligue Europa, sans cependant y briller davantage.

Le club est présidé par Olivier Sadran depuis 2001 et dirigé par Pascal Dupraz depuis le 2 mars 2016. L'équipe première évolue au sein du championnat de France de Ligue 1 depuis sa remontée en 2003.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Toulouse Football Club (1937).

Après la fusion en 1967 du premier Toulouse Football Club, fondé en 1937, avec le Red Star 93, Toulouse reste orpheline d'un club de haut niveau pendant trois saisons. Le TFC selon son célèbre surnom ,arbore fièrement les couleurs Blanche et Violettes en raison du nom de la «Ville rose» Toulousaine rappelé par le violet , le blanc étant lui la couleur du Lys symbole de la France.

De l'UST (1970) au TFC « moderne » (1979)[modifier | modifier le code]

Le , sous l'impulsion de Lilian Buzzichelli, président du « Buzzichelli Levage Sports », un club corporatif d'entreprise, et avec l'aide d'industriels de la région, l'Union Sportive Toulouse est fondée. Les couleurs adoptées sont le rouge et le jaune. La mairie de la ville met à la disposition du nouveau club l'enceinte du Stadium. Pour s'assurer une base solide, l'UST absorbe les Cadets de Gascogne et l'AS Mermoz-Bonnefoy. Richard Boucher, ancien pro de l'ancien TFC, employé de Buzzichelli Toulouse Levage, est intronisé directeur sportif. Just Fontaine rejoint le club en tant que découvreur de talents, José Farías est recruté au poste d'entraîneur-joueur. La Fédération invite l'UST à participer au championnat National (D2) en 1970-1971.

Le club s'établit durablement en D2 et y mène une existence de milieu de tableau (3e du groupe B en 1974).

À l'été 1975, le président Lilian Buzzichelli vise la montée en D1. Il écarte le fidèle Richard Boucher (entraineur de l'équipe depuis 1973) et nomme Jacques Sucré au poste d'entraîneur et fait venir à l'UST un duo d'attaquants argentins, celui du FC Nantes, Angel Marcos devant alimenter en bons ballons le goleador Joachim Martinez, recruté de Nancy. Mais c'est un échec, l'UST termine 6e de son groupe. Malgré le changement d'entraîneur (retour de Richard Boucher aux affaires), se sera le même résultat la saison suivante, sonnant le glas de sa présidence.

En 1977, le président fondateur, las de ne pas trouver d'écoute à la mairie de Toulouse, quitte le club, bientôt suivi par tous ses amis, autres bailleurs de fonds du club. Sans aucun déficit mais les caisses vides. Le nouveau président Y. De Lagarcie se débat comme il peut. Dix joueurs majeurs quittent le club. Un seul joueur du cru conservé a plus de 22 ans, le défenseur remplacent Christian Biard ! Le rugueux défenseur Hughes Buffat (passé par la D1 avec Monaco) et l'attaquant Bernard Garcia (ex Red Star) arrivent de l'AS Béziers. L'algérien de 25 ans, Bennani, un attaquant, s'engage pour une saison. Deux jeunes attaquants d'Avignon, le buteur de 21 ans Frédéric Kassoyan et l'ailier gauche de 22 ans Jean-Claude Louis signent aussi au club, ainsi que l'amateur congolais Joseph Loukaka (24 ans, attaquant polyvalent de Chartres). Et une pléiade de jeunes régionaux sont embauchés, tel les frères Francis (gardien de but, bombardé titulaire !) et Denis (défenseur ou milieu) Fernandez, arrivants d´Albi. Pour économiser encore et toujours, A. Marcos sera entraineur(débutant)-joueur. Les déplacements se font en train, seulement 12 joueurs (sic) sont emmenés à Laval (en coupe de France) par souci d'économie... Au soir de la 9e journée, c'est pratiquement plié, sans fond de jeu, avec des joueurs fatigués, l'US Toulouse est largué au classement, et se dirige vers la D3 la saison prochaine ! La suite est chaotique même s'il y a une légère amélioration, cela reste insuffisant. L'UST, 16e du groupe A, est relégué. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, le Red Star, 3e du groupe B, plie bagage et l'UST est repêché aux dépens de Poissy ! La municipalité s'implique financièrement (un peu) sous l'impulsion de Mr Robert Gely, missionné par le maire Pierre Baudis attaqué politiquement et qui doit se "montrer". Mr Jean-Jacques Astoux, un ancien de l'équipe de Lilian Buzzichelli accède à la présidence. Sa première décision est de limoger A. Marcos qu'il remplace, avec beaucoup de "tapage", par Just Fontaine, de retour du PSG et à qui il donne tous les pouvoirs sportifs. Avec l'ancien de "l'autre" TFC, Brunet, qui est nommé entraineur adjoint, mais sans argent, le recrutement se limite au gardien de but du FC Martigues Alain Palma, au solide défenseur d'Angoulême Francis Baly, au duo de milieux de terrain de Poissy (relégué en D3), Ahmed Rached (23 ans) et Yvon Robinson (24 ans, ancien du PSG) et à l'attaquant serbe de Dunkerque, Zoran Vekic (25 ans) auteur de 14 buts la saison précédente en D2. Pas vraiment des joueurs pour jouer les premiers rôles. De l'équipe précédente, le nouvel entraineur conserve le latéral gauche Hervé Desrousseaux, le stoppeur Hughes Buffat, l'ailier droit et désormais capitaine Bernard Garcia et le fantasque attaquant gauche Jean-Claude Louis. Avec les jeunes tel Gilles Brisson emmené du PSG et François Blaquart prété par Bordeaux, et ceux du cru comme les frères Fernandez, l'ailier droit Jean Diaz (pisté par le FC Nantes), Francis Andrade, Daniel Lacroix, Serge Stéfani ou Marc Panuzetti, l'équipe oscille entre la 4e (au soir de la 6e journée) et la 16e place. En coulisse on ne peut pas s'en contenter. D'autres investisseurs sont contactés par la mairie, comme le groupe Malardeau realisation, un constructeur immobilier ayant pignon sur rue à Toulouse. Sur le terrain, renforcée en cours de saison avec le défenseur central Gérard Madronnet (ex Reims), l'équipe fini en trombe, inscrivant 12 buts lors des trois derniers matchs à domicile pour finalement terminer 10e.

Et ça bouge. Durant les étés 1979 et 1980 sont même organisés deux tournois internationaux au Stadium, voyant la victoire du Bayern de Munich, puis de l'AS Saint-Étienne.

C'est lors de l'été 1979 que l'UST adopte le nom de TFC[2], rapidement surnommé "Téfécé". Soutenu (grassement diront ses détracteurs) par la mairie, les finances du club sont bien meilleures, permettant au TFC d'adopter le statut professionnel. Le club recrute l'entraîneur bastiais Pierre Cahuzac (joueur de "l'ancien" TFC de 1952 à 1961) et de nouveaux joueurs confirmés de D1 (l'espoir du FC Tours Michel Le Blayo en étant l'exception) : Marc Weller de Bastia au poste de gardien de but, le libéro Daniel Sanlaville (ex Nîmes), les milieux de Bordeaux Raymond Camus et André Tota, le meneur de jeu du FC Rouen André Guttierez (ancien de Sochaux), l'ailier de Sochaux Léon Maier et le buteur de Nancy (et lui aussi passé par Sochaux), l'ancien international Robert Pintenat, nommé capitaine. De l'ancien UST, le gardien de but Alain Palma, le latéral droit Francis Baly, le jeune issu du PSG Gilles Brisson, les milieux Jean-Pierre Laverny, Jean Diaz et Daniel Lacroix et le jeune Jean-Luc Vinuesa au poste d'attaquant, seront régulièrement utilisés. Le Téfécé de Pierre Cahuzac aligne donc treize joueurs professionnels et cinq promotionnels au départ de cette saison 1979-80[3]. Avec son adjoint Guy Roussel (gardien de but de "l'ancien" TFC de 1955 à 1964, recordman de matchs pour ce club), par ailleurs entraîneur de l'équipe réserve, ils mettent en place un centre de formation digne de ce nom. Le démarrage est difficile. Bernard Garrigues, soutenu par la municipalité, accède à la présidence en octobre. Le Téfécé remonte la pente et termine 6e de son groupe.

Pour la saison suivante, Pierre Cahuzac change sa défense. Exit A. Palma, les frères Fernandez, Francis Baly, G. Madronnet (en cours de saison) et D. Sanlaville (ainsi que les décevants Guttierez et Tota). Marc Welller, balotté la saison précédente, est confirmé titulaire dans les buts. Raymond Camus endosse le numéro 2. Joël Ahache, défenseur reconnu en D2, est recruté de Béziers. Et arrive aussi "la" recrue de cet été 1980, le libéro -ou latéral- international Belge Gilbert Van Binst, d'Anderlecht. L'effectif est complété avec le meneur de jeu du FC Gueugnon (champion de D2 en 1979) Gérard Albert, l'attaquant d'Ajaccio Guy Mauffroy, le gauché polonais de Valenciennes Attila Ladinszky (mais qui ne s'imposera pas, éclipsé par Vinuesa et Mauffroy) et par des jeunes, tel le gardien Jean-Michel Raymond et l'arrière polyvalent Denis Elie, venus de l'INF. Deuxième de son groupe, le TFC échoue en barrages face au Tours FC en 1981 (0-1, 2-2) malgré les 34 buts de R. Pintenat tout au long de la saison.

Sous l'impulsion d'un nouveau président, l'ambitieux Daniel Visentin, le Téfécé va intégrer la Division 1 l'année suivante. Le nouveau président "offre" l'ancien international hollandais Robert Rensenbrink, sortis de sa retraite aux USA, au public toulousain. Mais ce sera un échec et l'ancien grand buteur d'Anderlecht quittera le Sud Ouest après 12 matchs. Poussé par son adjoint Guy Roussel, Pierre Cahuzac s'intéresse aux jeunes. Il souhaite engager Bernard Casoni mais l'AS Cannes refuse, il embauche alors l'autre défenseur central cannois, Claude Deplanche et un joueur du Toulouse-Fontaines voisin, à l'époque totalement inconnu, Jean-Philippe Durand. Il lance des jeunes (Jean-Luc Sassus, Patrice Ségura, Claude Lowitz, l'explosif gardien venu de Thionville Stéphane d'Angelo...) et réussit sa mission grace, entre autres, aux passes du meneur Gérard Albert, au solide et expérimenté défenseur hongrois du FC Bruges alors âgé de 33 ans Laszlo Balint (capitaine de la sélection, échangé avec Gilbert Van Binst) et au capitaine buteur Robert Pintenat associé en attaque au marocain Abdelkrim Krimau, prêté par le LOSC.

Premiers pas en D1 (1982)[modifier | modifier le code]

Daniel Visentin vise haut. Le nouveau sponsor met plus d'argent et le club emprunte beaucoup (couvert par la municipalité). Le Téfécé s'endette dangereusement. Le recrutement est mené par le président, n'écoutant qu'à peine son entraîneur. Christian Lopez, le libéro de l'ASSE (pourtant annoncé à l'AS Monaco) et Gérard Soler, l'attaquant des Girondins de Bordeaux (qui sera le premier à signer au Téfécé), deux internationaux du dernier mondial espagnol, signent au Téfécé avec un très bon salaire. Ils sont accompagnés du défenseur latéral Jean-Jacques Marx du RC Strasbourg échangé avec Guy Mauffroy, du virevoltant attaquant nîmois Jean-Marc Ferratge, du meneur de jeu de la Hongrie, Károly Csapó et du milieu de terrain récupérateur formé au FC Nantes, Georges Van Straelen (arrivant de Brest). Ces trois derniers furent réellement voulus par Cahuzac, qui voulait surtout un stoppeur (on a longtemps évoqué l'arrivée du messin Philippe Mahut qui signera à l'Association sportive de Saint-Étienne pour remplacer Lopez). Le départ est fabuleux (1er lors des 2e et 3e journées) mais ne dure pas. L'équipe chute jusqu'à la 18e place au soir de la 23e journée ! Christian Lopez doublonne avec Balint, J-J. Marx et C. Deplanche accumulent les bourdes, Károly Csapó a du mal à s'acclimater. Et comme la plupart de ses co-équipiers qui ont passé ces trois dernières saisons en D2, R. Pintenat n'est que l'ombre de ce qu'il a été. Seuls, le gardien Stéphane d'Angelo et Gérard Soler, qui pourtant ne marque pas et « s'embrouille » avec l'entraîneur, contestant le capitanat donné à Christian Lopez, surnagent dans ce naufrage collectif. Daniel Visentin hésite à virer son entraîneur qui change ses hommes. Pierre Cahuzac remet Raymond Camus et Michel Le Blayo en défense, titularise Jean-Pierre Laverny en n°6, donne les clefs du milieu de terrain à Jean-Philippe Durand et Gilles Brisson (ou Jean-Luc Vinuesa), positionne Patrice Ségura au centre de l'attaque. Et ça marche, le Téfécé remonte et se maintien honorablement (11e).

Après quatre saisons pleines, Pierre Cahuzac n'est pas reconduit par l'omniprésent président Visentin, mais, sait-on jamais, reste à la disposition du club. Le Suisse Daniel Jeandupeux arrive, libre depuis la fin de son contrat au FC Zürich. L'ambiance s'améliore, les joueurs eux-mêmes élisent leur capitaine ... qui sera soit Christian Lopez, soit Gérard Soler au gré des absences et blessures. Le président libère une bonne dizaine de joueurs, parmi lesquels le Hongrois Csapó et les artisans de la montée un an plus tôt (M. Weller, M. Le Blayo, L. Balint, J.-L. Vinuesa, L. Maier, R. Pintenat...) et impose le recrutement du gardien international Philippe Bergeroo (ex LOSC) pour concurrencer Stéphane d'Angelo, lequel, vexé de ce manque de confiance, sera plus ou moins écarté du groupe jusqu'à son départ en 1985. Arrivent aussi, cet été 1983, le latéral gauche lyonnais Jean-Francois Domergue, ancien de Bordeaux, repositionné défenseur central, le meneur de jeu Suisse du Servette de Genève Lucien Favre, l'ailier du FC Tours Guy Lacombe et le jeune avant-centre prometteur de St-Etienne, Laurent Roussey. Que des internationaux en devenir. Une saison conclue à la 5e place, prometteuse d'un avenir européen à court terme.

Quant à Pierre Cahuzac, il annonce sa retraite, mais en sera sorti en septembre 1984 par l'OM pour remplacer Roland Gransart.

Premières qualifications européennes[modifier | modifier le code]

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Localisation de la ville de Toulouse

Au cours des deux saisons suivantes, le Toulouse FC recrute plusieurs joueurs confirmés au plus haut niveau (dont le champion du monde argentin 1978 Alberto Tarantini, l'international de l'AS Monaco Didier Christophe, l'avant-centre du stade rennais Yannick Stopyra, puis le meilleur joueur d'Argentine 1984-85 Alberto Márcico ou encore le grand espoir de Montpellier Gérald Passi) pour asseoir sa place en Division 1 puis viser une place en Coupe d'Europe. Toujours sous l'impulsion de Daniel Jeandupeux puis celle de Jacques Santini (plus jeune entraineur de D1 à 33 ans), les résultats suivent et progressent : 11e en 1984-1985, et 4e en 1985-1986, place qualificative pour la Coupe UEFA. Dans cette compétition, le Toulouse Football Club élimine au premier tour le Naples de Diego Maradona (0-1, 1-0, t.a.b.), el Pibe de Oro manquant lui-même le tir au but décisif. Les héros de cette folle soirée sont : P. Bergeroo-P. Lestage, J.-L. Ruty, A. Tarantini, B. Tihy-P. Despeyroux, J.-P. Durand, G. Passi-A. Marcico, Y. Stopira, E. Bellus. Et J.-J. Marx entré en cours de match. L'aventure européenne s'achève au tour suivant face au Spartak Moscou (3-1, 1-5) malgré un Gérald Passi au sommet de son art.

En 1986-1987, Toulouse réalise sa meilleure saison jusqu'alors, terminant 3e en Championnat et se qualifiant pour la Coupe UEFA. L'année suivante, le club midi-pyrénéen étoffe une fois de plus son effectif en recrutant Dominique Rocheteau alors en fin de carrière et malgré une 13e place en Division 1, Toulouse élimine les Grecs du Panionios au premier tour (5-1, 1-0) avant de s'incliner lors des seizièmes de finale (1-1, 0-1) face aux Allemands du Bayer Leverkusen, futurs vainqueurs de l'épreuve. C'est sous le maillot toulousain que Dominique Rocheteau effectuera son dernier match professionnel, le 31 mai 1989 contre la Matra Racing de Maxime Bossis, qui faisait également ses adieux ce jours-là au monde professionnel.

Années 1990[modifier | modifier le code]

La fin des années 1980 voit le Toulouse Football Club connaître des difficultés financières. Les grands noms, hormis Márcico, quittent le club ainsi que Jacques Santini qui est remplacé par Pierre Mosca. D'abord relégué à la suite de la 19e place en 1990-1991, le TFC est repêché grâce à la rétrogradation financière des Girondins de Bordeaux. Victor Zvunka devient alors le nouvel entraîneur du club haut-garonnais. Le club doit alors recruter intelligemment et s'appuyer sur ses Pitchouns. Il réussit en partie avec le développement d'une filière de recrutement tchèque (Viliam Hyravy puis Vaclav Nemecek la saison suivante) et en s'appuyant sur son centre de formation (Fabien Barthez, Jean-François Hernandez, Michel Pavon, Anthony Bancarel).

En 1992, Alberto Márcico quitte le club. Après une saison ponctuée par seulement 3 victoires, le Toulouse FC descend en Division 2 en 1994.

C'est avec Alain Giresse que le club se reconstruit. D'abord directeur sportif avec Rolland Courbis comme entraineur, puis lui-même à la tête de l'équipe à la suite de la démission de Courbis, démotivé, en novembre 1995. Et le Téfécé retrouve la D1 en 1997-1998, parvenant alors à un difficile maintien. Alain Giresse ayant succombé aux sirènes parisiennes, Guy Lacombe lui succède. Mais le club termine dernier à la conclusion de la saison 1998-1999, malgré un record d'affluence contre l'Olympique de Marseille avec 36 680 spectateurs le .

Le club remonte immédiatement et lors de la saison 2000-2001, il met de gros moyens pour espérer se maintenir et franchir un pallier. Malgré la révélation Víctor Bonilla, le club termine 17e et redescend en D2. Le club se retrouve avec un déficit de 70 millions de francs et il est relégué en National par la direction nationale du contrôle de gestion[4]. Nous sommes en 2001 et le club est repris par l'homme d'affaires Olivier Sadran, se transforme de SAOS (Société anonyme à objet sportif) à SASP (Société anonyme sportive professionnelle). Il repart en National, sauvant toutefois son statut professionnel ainsi que son centre de formation.

2001 : la renaissance[modifier | modifier le code]

Les Toulousains fêtent la qualification en Ligue des champions pour la 1re fois de son histoire en 2007

Autour du capitaine Christophe Revault ou de joueurs comme Stéphane Lièvre et William Prunier restés au club, l'équipe a pour objectif de remonter en Ligue 2 et ceci le plus rapidement possible. Autour de Cédric Fauré, le club remonte de deux divisions en deux ans avec un effectif presque inchangé, retrouvant la Ligue 1 en 2003. Après deux saisons stables en Ligue 1 et un nouveau recrutement, le TFC vise la pérennité dans le haut du tableau à court terme et une qualification pour l'Europe à moyen terme. Lors de la saison 2005-2006, le club est éliminé de toutes les coupes nationales et termine 16e de Ligue 1.

Élie Baup s'engage au poste d'entraîneur pour trois ans en mai 2006 en remplacement d'Erick Mombaerts, et le président Olivier Sadran revoit les ambitions du club à la baisse, fixant l'objectif 2006-2007 « entre la huitième et la douzième place » de Ligue 1. Après un excellent début de championnat suivi d'une nette baisse de régime à l'automne, Toulouse réalise une deuxième partie de saison fracassante : Lyon et Marseille tombent au Stadium, et l'équipe effectue la meilleure phase retour à égalité avec l'OM. Après l'interruption du match Nantes-Toulouse à la suite de l'envahissement du terrain par les supporters nantais, le 19 mai lors de l'avant-dernière journée, une décision de justice[5] attribue au TFC une victoire sur tapis vert et permet au club d'aborder la dernière journée avec une petite chance de viser la troisième place, qualificative pour la Ligue des champions. Au Stadium, le TFC bat son rival direct, Bordeaux (3-1), grâce à un triplé du Suédois Johan Elmander. Le RC Lens, autre prétendant, est lui aussi sèchement battu (3-0) à Troyes et seul le Stade rennais peut encore barrer la route aux Violets en cas de victoire à Lille. Les Bretons mènent 1-0 jusqu'à la 93e minute et l'égalisation de Nicolas Fauvergue, qui envoie le TFC en Ligue des Champions[6].

Le Toulouse Football Club retrouve alors l'Europe et, pour le premier match de Ligue des Champions de son histoire, affronte le grand Liverpool FC en août 2007. Après un match aller perdu au Stadium (0-1), le TFC sombre quinze jours plus tard à Anfield (4-0) dans un match à sens unique. Reversé en Coupe de l'UEFA, le TFC élimine très difficilement le FK CSKA Sofia (0-0 au Stadium, puis 1-1 à Sofia avec un but inespéré à la 96e minute du match retour) et se retrouve dans un groupe de qualification composé du Bayer Leverkusen, du FC Zurich, du Sparta Prague et du Spartak Moscou. Avec une série de trois défaites amères, et malgré une victoire pour l'honneur contre le Spartak Moscou (2-1, la première victoire en Coupe d'Europe depuis plus de vingt ans), le TFC est éliminé.

Cette saison 2007-2008 aura été très difficile pour le club toulousain qui, en plus d'être rapidement éliminé de toutes les coupes (nationales ou européennes), lutta pour son maintien en Ligue 1 jusqu'à la dernière journée, grâce à une victoire contre Valenciennes (2-1) et un match nul de Lens contre Bordeaux (2-2). Cette bataille contre la relégation entraîna le limogeage d'Élie Baup.

Lors de la saison 2008-2009, le TFC souhaite se relancer à partir des bases posées en 2006-2007, avec comme nouvel entraîneur Alain Casanova ainsi qu'une équipe complètement renouvelée à la suite de nombreux départs (Douchez, Elmander, Emana entre autres). L'excellente forme de son gardien Cédric Carrasso et l'éclosion du futur meilleur buteur du championnat, André-Pierre Gignac, permet au TFC de réaliser un beau parcours en coupe de France (élimination contre Guingamp en demi-finales) et de terminer à la quatrième place du classement, qualificative pour l'Europa League 2009-2010. Le club franchit les barrages contre Trabzonspor (victoire 1-3 en Turquie, défaite 0-1 au Stadium) et se retrouve dans le groupe de qualification avec le Partizan Belgrade, le Shakhtar Donetsk et le FC Bruges. Le bilan est frustrant, car le TFC bat le club serbe par deux fois (2-3 puis 1-0), mais sombre face à l'épouvantail ukrainien (4-0 puis 0-2). Les rencontres avec le club belge (dont le niveau est proche) sont alors décisives pour déterminer le deuxième qualifié de la poule, mais Bruges arrache le nul à la dernière seconde au Stadium (2-2) avant de battre le TFC à la dernière minute du match retour (1-0). Toulouse est éliminé, mais retiendra surtout une campagne européenne endeuillée par le décès d'un supporter, Brice Taton, battu à mort par des hooligans serbes[7] à Belgrade le 17 septembre 2009 et décédé douze jours plus tard.

La fin de la saison 2009-2010 est sans relief, malgré une demi-finale de coupe de la Ligue (défaite contre Marseille au Stadium, 1-2 après prolongations) et le club termine à la 14e place. Depuis, le club enchaîne les performances contrastées, capable de battre les ténors du championnat comme de faire preuve de médiocrité face à des adversaires plus modestes. Toutefois, force est de constater que l'objectif de pérenniser le club dans la première moitié de tableau en Ligue 1 se concrétise, celui-ci décrochant la 8e place en 2010-2011 ainsi qu'en 2011-2012, la 10e place en 2012-2013, puis la 9e place en 2013-2014.

La saison 2014-2015 verra en revanche le club finir 17e, dernier rang permettant le maintien du TFC. L'entraîneur Alain Casanova sera remplacé en cours de saison par le directeur de la cellule de recrutement du club, Dominique Arribagé.

Le statut du TFC est notamment valorisé grâce à sa formation, ayant permis l'éclosion de joueurs comme Moussa Sissoko, Etienne Capoue, Franck Tabanou ou Wissam Ben Yedder. Il est également un tremplin vers le très haut niveau (et source de gros transfert) pour d'autres joueurs comme Jérémy Mathieu cédé au FC Valence, Aymen Abdennour (cédé à l'AS Monaco) ou encore Serge Aurier (cédé au PSG).

La saison 2015-2016 verra le club de la "ville rose" accomplir une performance jamais réalisé jusque là dans l'histoire du football français. Avant-dernier du classement et comptant 10 points de retard au terme de la 28e journée, le TFC emmené par son nouvel entraineur Pascal Dupraz parviendra à refaire son retard, et à se sauver in extrémis par une victoire 3-2 à l'extérieur contre le SCO Angers[8],[9].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant récapitule les performances du Toulouse FC dans les diverses compétitions françaises et européennes depuis sa fondation en 1970. Il n'inclut donc pas les trophées de l'ancien Toulouse FC, vainqueur notamment de la Coupe de France en 1957.

Palmarès du Toulouse Football Club
Compétitions nationales et jeunes

Image et identité[modifier | modifier le code]

Depuis 1995, le club affiche sur son logo, l'abréviation du club TFC. À chaque changement de président, l'habitude veut que le logo change également.

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Personnalités historiques du club[modifier | modifier le code]

Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

Entraîneurs[modifier | modifier le code]

Les tableaux suivants récapitulent les différents entraîneurs du Toulouse Football Club depuis sa création en 1970, sous le nom d'US Toulouse.

Entraîneurs du Toulouse Football Club
Rang Nom Période
1 Drapeau : France José Farias 1970-1972
2 Drapeau : France Pierre Dorsini[11] 1972-1973
3 Drapeau : France Richard Boucher 1973–1974
4 Drapeau : France Paul Orsati 1974–Octobre 1974
5 Drapeau : France Richard Boucher 1974–1975
6 Drapeau : France Jacques Sucré 1975–Septembre 1975
7 Drapeau : France Emile Daniel 1975–1976
8 Drapeau : France Richard Boucher 1976–1977
9 Drapeau : Argentine Angel Marcos 1977-1978
Rang Nom Période
10 Drapeau : France Just Fontaine 1978-1979
11 Drapeau : France Pierre Cahuzac 1979-1983
12 Drapeau : Suisse Daniel Jeandupeux 1983–1985
13 Drapeau : France Jacques Santini 1985–1989
14 Drapeau : France Pierre Mosca 1989–1991
15 Drapeau : France Victor Zvunka 1991–1992
16 Drapeau : France Serge Delmas 1992–1993
17 Drapeau : France Jean-Luc Ruty 1993–1994
18 Drapeau : France Rolland Courbis 1994-1995
Rang Nom Période
19 Drapeau : France Alain Giresse 1995-1998
20 Drapeau : France Guy Lacombe 1998-1999
21 Drapeau : France Alain Giresse 1999–2000
22 Drapeau : France Robert Nouzaret 2000–2001
23 Drapeau : France Erick Mombaerts 2001–2006
24 Drapeau : France Élie Baup 2006–2008
25 Drapeau : France Alain Casanova 2008-2015
26 Drapeau : France Dominique Arribagé 2015-fév. 2016
27 Drapeau : France Pascal Dupraz depuis mars 2016

Présidents[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant récapitule les différents présidents du Toulouse Football Club depuis sa création en 1970, sous le nom d'US Toulouse.

Présidents du Toulouse Football Club
Rang Nom Période
1 Drapeau : France Lilian Buzzichelli 1970-1977
2 Drapeau : France Yves De Lagarcie 1977-1978
3 Drapeau : France Jean-Jacques Astoux 1978–1979
4 Drapeau : France Bernard Garrigues 1979–1981
5 Drapeau : France Daniel Visentin 1981–1985
6 Drapeau : France Marcel Delsol 1985–1992
7 Drapeau : France André Labatut 1992–1999
8 Drapeau : France Jacques Rubio 1999–2001
9 Drapeau : France Olivier Sadran Depuis 2001

Effectif professionnel actuel (2016-2017)[modifier | modifier le code]

Effectif du Toulouse Football Club de la saison 2016-2017 au 20 aout 2016
Joueurs Encadrement technique
No  P. Nat.[12] Nom Date de naissance Sélection[13] Club précédent Contrat
1 G Drapeau de l'Uruguay Goicoechea, MauroMauro Goicoechea 27/3/1988 (28 ans) Uruguay U20 FC Arouca 2015-2019
16 G Drapeau de la France Vidal, MarcMarc Vidal 3/6/1991 (25 ans) France U20 Formé au club 2009-2017
40 G Drapeau de la France Lafont, AlbanAlban Lafont 23/1/1999 (17 ans) France U18 Formé au club 2016-2020
3 D Drapeau du Gabon flèche vers la droite Musavu-King, YronduYrondu Musavu-King 8/1/1992 (24 ans) Gabon Udinese 2016-2017
5 D Drapeau de la France Diop, IssaIssa Diop 9/1/1997 (19 ans) France espoirs Formé au club 2015-2020
6 D Drapeau de la France Jullien, ChristopherChristopher Jullien 22/3/1993 (23 ans) France U20 Dijon FCO 2016-2020
12 D Drapeau de la Guinée Sylla, IssiagaIssiaga Sylla 1/1/1994 (22 ans) Guinée Ajaccio 2015-2016
20 D Drapeau du Burkina Faso Yago, SteeveSteeve Yago 16/12/1992 (23 ans) Burkina Faso Formé au club 2012-2019
22 D Drapeau de la Serbie Veškovac, DušanDušan Veškovac 16/3/1986 (30 ans)
ESTAC 2014-2017
24 D Drapeau de la Serbie Ninkov, PavlePavle Ninkov 20/4/1985 (31 ans) Serbie FK Étoile rouge Belgrade 2011-2017
29 D Drapeau de la Suisse Moubandje, FrançoisFrançois Moubandje 21/6/1990 (26 ans) Suisse Servette FC 2013-2017
4 M Drapeau du Mali Doumbia, TongoTongo Doumbia 6/8/1989 (27 ans) Mali Valenciennes FC 2014-2018
7 M Drapeau de la Côte d'Ivoire Akpa-Akpro, Jean-DanielJean-Daniel Akpa-Akpro 11/10/1992 (23 ans) Côte d'Ivoire Formé au club 2011-2017
8 M Drapeau de la Belgique flèche vers la droite Lukebakio, DodiDodi Lukebakio 24/9/1997 (19 ans)
RSC Anderlecht 2016-2017
10 M Drapeau de l'Argentine Trejo, ÓscarÓscar Trejo 26/4/1988 (28 ans)
Sporting Gijón 2013-2017
14 M Drapeau de la France Sirieix, PantxiPantxi Sirieix 7/10/1980 (35 ans) Pays basque AJ Auxerre 2004-2017
17 M Drapeau de la Côte d'Ivoire Sangaré, IbrahimIbrahim Sangaré 2/12/1997 (18 ans)
Denguelé Sports d'Odienné 2016-2019
19 M Drapeau du Brésil Somália, Somália 20/9/1988 (28 ans)
Ferencváros TC 2015-2019
21 M Drapeau de la Suède Durmaz, JimmyJimmy Durmaz 22/3/1989 (27 ans) Suède Olympiakos 2016-2019
23 M Drapeau de la France Bodiger, YannYann Bodiger 9/2/1995 (21 ans) France U20 Formé au club 2015-2018
25 M Drapeau de la France Pi, JessyJessy Pi 24/9/1993 (23 ans)
ESTAC 2016-2020
27 M Drapeau de la France Blin, AlexisAlexis Blin 16/9/1996 (20 ans) France U20 Formé au club 2015-2020
9 A Drapeau du Danemark Braithwaite, MartinMartin Braithwaite Capitaine 5/6/1991 (25 ans) Danemark Esbjerg fB 2013-2019
11 A Drapeau de la Suède Toivonen, OlaOla Toivonen 3/7/1986 (30 ans) Suède Stade rennais 2016-2019
18 A Drapeau de la France flèche vers la droite Édouard, OdsonneOdsonne Édouard 16/1/1998 (18 ans) France U18 Paris-Saint-Germain 2016-2017
Entraîneur(s)
Entraîneur(s) adjoint(s)
Préparateur(s) physique(s)
  • Drapeau : France Baptiste Hamid
Entraîneur(s) des gardiens
Kinésithérapeute
  • Drapeau : France Julien Amann
  • Drapeau : France Damien Réveyrand
  • Drapeau : France Florent Parquin
  • Drapeau : France Thibault Calderon
Médecin(s)
  • Drapeau : France Éric Lancelle
  • Drapeau : France Roland Gau



Légende

Consultez la documentation du modèle

Joueurs prêtés
P. Nat. Nom Date de naissance Sélection Club en prêt Contrat
8 M Drapeau de la Pologne Furman, DominikDominik Furman 6/7/1992 (24 ans) Pologne Wisła Płock 2014-2018
30 D Drapeau du Brésil Matheus, WilliamWilliam Matheus 2/4/1990 (26 ans)
Fluminense 2014-2017
28 M Drapeau de la France Machach, ZinédineZinédine Machach 5/1/1996 (20 ans)
Olympique de Marseille 2015-2018
8 A Drapeau de la Serbie Pešić, AleksandarAleksandar Pešić 21/4/1992 (24 ans) Serbie espoirs Atalanta Bergame 2014-2019
15 D Drapeau de la Serbie Spajić, UrošUroš Spajić 13/2/1993 (23 ans) Serbie RSC Anderlecht 2013-2019

Structures du club[modifier | modifier le code]

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Stade[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Stadium (Toulouse) et Stade Ernest-Wallon.
Le Stadium Municipal de Toulouse

Le Stadium Municipal est depuis 1970 (date de création du club) le stade où évolue le Toulouse Football Club. Inauguré en 1937, pour accueillir la Coupe du monde de football 1938 organisée en France, il connaît plusieurs liftings en 1949 puis à l'occasion de la Coupe du monde 1998. Le Stadium devient ainsi le sixième stade de France en termes de places disponibles, derrière le Stade de la Beaujoire, avec une capacité de 35 472 spectateurs.

Néanmoins, ne faisant pas partie des stades français évalués par l'UEFA au rang de stades quatre ou cinq étoiles, le Stadium Municipal est alors l'objet d'une rénovation en vue du Championnat d'Europe de football 2016. L'objectif visé n'est pas une augmentation du nombre de sièges (rabaissé à terme à 33 000) mais une amélioration du confort et de la visibilité. Les travaux sont financés par la ville de Toulouse, le Stadium lui appartenant.

En raison des dégâts subis lors de l'explosion de l'usine AZF de Toulouse, le Toulouse FC a disputé une grande partie de la saison 2001-2002 au stade Ernest-Wallon, où évolue le Stade toulousain.

Centre de formation[modifier | modifier le code]

Le Toulouse Football Club possède son propre centre de formation, dont sortent chaque année de jeunes joueurs. Une formation complète y est proposée, dès l'âge de 13 ans, par le biais des différentes équipes de jeunes.

À leur sortie, les meilleurs sont lancés dans le bain de la Ligue 1 en entrant dans l'effectif professionnel du club. La réussite de la plupart d'entre eux a permis au centre de formation de recevoir une distinction de la part des instances françaises de football, et au club de jouir d'une certaine notoriété, mettant en avant des valeurs humaines dans la formation des pépites de demain. Le TFC s'affirme comme un tremplin vers le football de très haut niveau.

Moussa Sissoko, Nicolas Seube, Mehdi Nafti, Fabien Barthez, Fabrice Jau, Lamine Diatta, Nicolas Dieuze, Fabien Audard, Anthony Bancarel, Étienne Capoue, Daniel Congré, Franck Tabanou, Dominique Arribagé, Laurent Batlles, Michel Pavon ou encore Vincent Candela ont été formés au Toulouse Football Club.

Aspects juridiques et économiques[modifier | modifier le code]

Statut juridique et légal[modifier | modifier le code]

Le Toulouse Football Club se compose d'une association, titulaire du numéro d'affiliation de la FFF, et d'une société. L'Association TFC gère le centre de formation, la section amateur. La Société TFC a le statut de société anonyme sportive professionnelle (SASP) depuis 2001. Avant cette date, le club était une société anonyme à objet sportif (SAOS).

L'actionnaire principal du club est Olivier Sadran, qui a racheté les parts du club en juillet 2001, date de sa prise de fonction en tant que président du club.

Organigramme[modifier | modifier le code]

Olivier Sadran, directeur de la société Newrest, est le président du Toulouse Football Club. Jean-François Soucasse, est directeur général du club. Vincent Galy est responsable de la branche commerciale du TFC, France Chanterelle est responsable financier, tandis que l'organisation et la sécurité sont assurées par Régis Lecomte. Plusieurs anciens joueurs figurent dans l'organigramme du club : Ali Rachedi est directeur sportif, Fabrice Garrigues et Rémy Loret sont responsables du centre de formation, Pascal Dupraz est l'entraîneur, Jean-Christophe Debu s'occupant de la réserve. Mickaël Debève est l'entraîneur adjoint, André Biancarelli est l'entraîneur des gardiens.

Finances[modifier | modifier le code]

Tableau des différentes sources de revenus du Toulouse Football Club depuis la saison 2002-2003 en millions d'euros
Saison Sponsoring Compétitions Droits de diffusion TV Total des revenus Réf.
Compétitions nationales Coupes d'Europe Total compétitions
2002-2003 2,465 1,291 - 1,291 4,223 9,999 [14]
2003-2004 4,118 3,338 - 3,338 9,075 19,885 [15]
2004-2005 2,008 7,736 - 7,736 11,212 32,359 [16]
2005-2006 6,099 3,446 - 3,446 16,578 29,850 [17]
2006-2007 6,763 4,769 - 4, 769 29,502 44,627 [18]
2007-2008 8,393 3,997 1,877 5,874 19,011 37,298 [19]
2008-2009 8,027 4,868 29,010 45,531 [20]

Soutien et image[modifier | modifier le code]

Groupes de supporters[modifier | modifier le code]

Au Stadium[modifier | modifier le code]

Huit groupes de supporters se partagent les tribunes du Stadium.

Le virage Est (appelé aujourd'hui Virage Brice Taton[21] à la suite du décès tragique de ce supporter, fin septembre 2009) est la tribune la plus animée du Stadium. Y sont rassemblés les Indians Tolosa 1993[22], qui comptent aujourd'hui plus de 300 membres (possédant une section Tarn[23]) ainsi que le Viola Club créé en 1993 (la frange active étant la BFS - Boire Fumer Supporter - élue en 2012 "groupe de supporters au nom le plus improbable" par So Foot[24]).

En face, dans le virage Ouest, sont installés les Ouest Dragons, un groupe qui comprend plus de 70 membres (disposant de sections en Tarn-et-Garonne, en Belgique, à Carcassonne et à Colomiers), les West Eagles créés en 2015, ainsi que les Tolosa Fans qui font partie de l'ancien groupe des Sharks 31 (regroupant des supporters venant de l'Ariège, l'Aude, la Haute-Garonne, des Pyrénées-Atlantiques, des Hautes-Pyrénées et des Pyrénées-Orientales).

Dans la tribune Honneur Sud sont situés des groupes moins dynamiques vocalement et gestuellement, mais possédant un caractère fédérateur et chaleureux autour du club, à l'image par exemple des peñas espagnoles. Les Visca Tolosa[25] forment le groupe de supporters toulousains le plus récent (créé en juin 2007) et comptent près de 200 membres venant de l'ensemble de la région Midi-Pyrénées. Quant au Fan Club TFC, il est le seul et unique club de supportrices du TFC (femmes, jeunes femmes et jeunes filles) et compte 180 membres. Enfin, l'association des Supporters des Violets, doyenne des groupes (créée en 1983), rassemble beaucoup de supporters à travers la Haute-Garonne. Elle regroupe en fait environ 27 sections qui sont des antennes visant à regrouper les supporters par région française. Elles organisent des déplacements aussi bien au Stadium qu'à l'extérieur et participent ainsi à l'expansion de la « vague violette », c’est-à-dire à l'augmentation du nombre de supporters du TFC au-delà des frontières régionales. Les Supporters des Violets seraient environ 5 000 à ce jour.

À l'extérieur[modifier | modifier le code]

Au-delà des supporters effectuant les déplacements depuis Toulouse, le TFC peut également compter sur le soutien de groupes de supporters expatriés, suivant de loin les performances de leur équipe.

Les Occifans[26] constituent un rassemblement de supporters toulousains expatriés en Île-de-France, et sont surtout présents lors des déplacements de l'équipe au Parc des Princes, ainsi que d'autres stades de la moitié Nord de la France (comme Lille, Lens, Caen ou Reims en Ligue 1, mais aussi Auxerre, Valenciennes ou Le Mans dans le passé ou lors de matches de coupes). De plus, le groupe des Jokers Chypriotes[27] (créé en 2011) tente de fédérer autour du TFC les amateurs de football qui suivent, depuis Chypre, le championnat de France. Ils sont aujourd'hui une vingtaine et envisagent un déplacement annuel au Stadium pour certains d'entre eux.

Supporters célèbres[modifier | modifier le code]

Le Toulouse Football Club compte quelques supporters célèbres parmi lesquels, entre autres, la skieuse Anne-Sophie Barthet[28], les journalistes sportifs Christian Jeanpierre[29] et Jean Rességuié[30] ainsi que le cuisinier Michel Sarran[31].

Autres équipes[modifier | modifier le code]

Équipe réserve et sections de jeunes[modifier | modifier le code]

Moussa Sissoko est passé par toutes les sections de jeunes du Toulouse Football Club.

En 2010-2011, l'équipe réserve du Toulouse Football Club évolue en Championnat de France Amateurs 2 et est entraînée par Mickaël Debève. Elle a remporté le Championnat de France des réserves professionnelles en 1983 et fut vainqueur du Championnat DH Midi-Pyrénées en 1958, 1980 et 2000.

Le Toulouse Football Club comprend nombre de formations de jeunes, des débutants aux juniors. Ces derniers ont atteint la finale de la Coupe Gambardella en 1972[10] puis remportent la compétition en 2005[10] face à l'Olympique lyonnais (6-2).

Aucun autre titre national n'a été remporté par les sections de jeunes si ce n'est les benjamins qui ont remporté la Coupe nationale U13 en 2006.

Section féminine[modifier | modifier le code]

La section féminine du Toulouse Football Club a brillé au début des années 2000 remportant successivement quatre Championnat de France et un Challenge de France féminin, équivalent féminin de la Coupe de France, en 2002. La meilleure performance en Coupe d'Europe reste une demi-finale perdue face au FFC Francfort en 2002, futur vainqueur de l'épreuve. Jusqu'en 2010-2011, la section féminine évoluait en première division sur le Stadium annexe. À l'issue d'une saison terne, les Toulousaines sont reléguées en Division 2.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. France Football, no 1737 du 24 juillet 1979, p. 38
  3. ibid
  4. TFC-OM : à chacun son enfer
  5. Affaire Nantes-Toulouse : « la loi, c'est la loi », rappelle Frédéric Thiriez
  6. Toulouse en Ligue des Champions
  7. http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5i-eRcEl6BaErXjvfxcXQRLr87w4Q Dépêche AFP, mort d'un supporter du TFC à Belgrade
  8. « TFC : un maintien complètement fou ! », sur ladepeche.fr,‎ (consulté le 15 mai 2016).
  9. Journal "La Depeche du Midi" du dimanche 15/05/2016 / Titre en une "le miracle"/ page 15 "TFC un maintien complètement fou"
  10. a, b et c (en) Erik Garin, « Palmarès de la Coupe Gambardella », sur www.rsssf.com,‎ (consulté le 11 novembre 2008)
  11. LaDepeche.fr, 2 décembre 2003, Pierre Dorsini ne veut pas raccrocher ses crampons
  12. Seule la nationalité sportive est indiquée. Un joueur peut avoir plusieurs nationalités mais n'a le droit de jouer que pour une seule sélection nationale.
  13. Seule la sélection la plus importante est indiquée.
  14. [PDF] « Compte de résultat des clubs professionnels 2002-2003 », sur www.lfp.fr, DNCG (consulté le 19 février 2011)
  15. [PDF] « Compte de résultat des clubs professionnels 2003-2004 », sur www.lfp.fr, DNCG (consulté le 19 février 2011)
  16. [PDF] « Compte de résultat des clubs professionnels 2004-2005 », sur www.lfp.fr, DNCG (consulté le 19 février 2011)
  17. [PDF] « Compte de résultat des clubs professionnels 2005-2006 », sur www.lfp.fr, DNCG (consulté le 19 février 2011)
  18. [PDF] « Compte de résultat des clubs professionnels 2006-2007 », sur www.lfp.fr, DNCG (consulté le 19 février 2011)
  19. [PDF] « Compte de résultat des clubs professionnels 2007-2008 », sur www.lfp.fr, DNCG (consulté le 19 février 2011)
  20. [PDF] « Compte de résultat des clubs professionnels 2008-2009 », sur www.lfp.fr, DNCG,‎ (consulté le 19 février 2011)
  21. Ce soir, ce sera le Virage Brice Taton
  22. Site Officiel des Indians Tolosa 1993
  23. Section Tarn (Indians Tolosa 93)
  24. « Top 10 : ces groupes de supporters au nom improbable » (consulté le 3 novembre 2015)
  25. Site officiel des Visca Tolosa
  26. Site officiel des Occifans
  27. Des supporters du TFC jusqu'à Chypre
  28. Anne-Sophie Barthet : "C'est très généreux de la part du TFC"
  29. Christian Jeanpierre à fond pour le TFC
  30. Jean Rességuié : "Je suis bluffé !"
  31. Opération #TousauStadium : comme Michel Sarran, soutenez vous aussi le TFC !

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Toulouse Football Club.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Toulouse Football Club, de 1937 à nos jours, de Jean-Louis Berho et Didier Pitorre, avec la collaboration de Jean-Paul Cazeneuve et Jérôme Leclerc (Éditions Universelles)
  • La Grande Histoire du TFC, de Nicolas Bernard (Éditions Universelles)
  • TouFoulCan, la Bande-dessinée qui supporte le Toulouse Football Club.

Liens externes[modifier | modifier le code]