Saint-Pons-de-Thomières

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Saint-Pons-de-Thomières
Vue générale sur la ville et la cathédrale.
Vue générale sur la ville et la cathédrale.
Blason de Saint-Pons-de-Thomières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Canton Saint-Pons-de-Thomières
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes Minervois Saint-Ponais Orb-Jaur
(siège)
Maire
Mandat
Georges Cebe
2014-2020
Code postal 34220
Code commune 34284
Démographie
Gentilé Saint-Ponais
Population
municipale
1 942 hab. (2014)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 29′ 22″ nord, 2° 45′ 39″ est
Altitude Min. 273 m – Max. 1 026 m
Superficie 40,99 km2
Localisation

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Saint-Pons-de-Thomières

Saint-Pons-de-Thomières (en occitan Sant Ponç de Tomièiras), est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Saint-Ponais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte
Communes limitrophes de Saint-Pons-de-Thomières
Le Soulié
Courniou Saint-Pons-de-Thomières Riols
Verreries-de-Moussans Rieussec Pardailhan, Saint-Jean-de-Minervois

Climat[modifier | modifier le code]

Diagramme ombrothermique de la ville de Saint-Pons-de-Thomières.

Saint-Pons-de-Thomières possède selon la classification de Köppen un climat méditerranéen à étés chauds. Ce climat méditerranéen possède deux caractéristiques qui rappellent l’influence océanique et montagnarde, typique des Cévennes :

  • Des précipitations assez importantes
  • Un écart entre les températures estivales et hivernales très significatif.

En effet, en automne, les épisodes cévenols permettent aux précipitations annuelles de dépasser le mètre et en hiver, on observe régulièrement des abaissements de température soudains et violents, provoqués par la tramontane.

Toponymie[modifier | modifier le code]

À l'origine, Saint-Pons-de-Thomières n'était pas une seule et même ville.

Au temps de la préhistoire, au IVe millénaire av. J.-C., des hommes se sont installés autour de la source du Jaur : c'est la naissance de Thomières. L'étymologie de Thomières est le mot occitan, mais aussi d'origine celte qui signifie « source abondante », et d'origine pré-latine tomièra qui désigne un clayon de laiterie[1]. Dans l'Histoire générale du Languedoc, on trouve les mentions : en 939 « monasterium...nomine Tomerias »[2], et en 940 « monasterii S. Poncii Tomeriensis »[3].

En 936, le comte Raymond Pons de Toulouse fait construire une abbaye de l'autre côté de la rivière Jaur, c'est la naissance de Saint-Pons.

Thomières était dit « ville moindre », « ville des pauvres », alors que Saint-Pons avec son abbaye et ses maisons de maîtres était dite « ville mage ».

La commune de Saint-Pons a pris le nom de Saint-Pons-de-Thomières par le décret du 11 juin 1979 publié au Journal officiel de la République française (JORF) du 14 juin 1979 avec effet au 15 juin 1979[4]. Aujourd'hui les deux villes sont regroupées.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Saint-Pons-de-Thomières a été fondée par Raymond III Pons, comte de Toulouse, en l'honneur du saint martyr Pons de Cimiez.

La paroisse de la ville était Saint-Martin du Jaur. Les paroisses de Saint-Thomas des Verreries, Notre-Dame de Courniou, Saint-Fabien de Prouilhe et Saint-Mathias de Marthomis étaient des annexes de la paroisse de Saint-Pons.

Le diocèse de Saint-Pons-de-Thomières créé en 1318, a vécu jusqu'en 1790. Son territoire faisait partie auparavant du diocèse de Narbonne.

Façade néoclassique est de la cathédrale, reconstruite au XVIIIe siècle.

Saint-Pons-de-Thomières appartenait à la sénéchaussée de Béziers, mais avait le privilège de se présenter au sénéchal de Carcassonne ou à celui de Béziers.

Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société républicaine » et créée avant juillet 1791[5].
Durant cette période, la commune porte le nom de Thomières[6].

En 1790, le diocèse de Saint-Pons est supprimé en tant que division administrative, lors de la création des départements par la Constituante : il est alors compris dans le "département maritime du Bas-Languedoc", qui devient le département de l'Hérault.

Saint-Pons est alors le chef-lieu d'un district englobant l'ancien diocèse civil et trois communes distraites de l'ancien diocèse de Béziers.

Par la loi du 28 pluviôse an VIII (), lors de la création des préfectures et sous-préfectures, Saint-Pons devient chef-lieu du quatrième arrondissement de l'Hérault.

En 1864, Saint-Pons perd des territoires qui réunis à ceux distraits des communes de Boisset et Rieussec, forment la commune nouvelle des Verreries-de-Moussans[7].

En 1884, Saint-Pons perd les hameaux de Courniou, Prouilhe et Marthomis et Rieussec, qui forment la commune nouvelle de Courniou[8].

En 1926, une réforme administrative supprime définitivement l'arrondissement de Saint-Pons qui est rattaché à l'arrondissement de Béziers.

Par le décret du , Saint-Pons prend le nom de Saint-Pons-de-Thomières.

En 1948, la commune a reçu la croix de guerre (décret du 11 novembre 1948).

Dans le contexte de la fin de la guerre d’Algérie, un hameau de forestage a été construit à destination de familles de harkis sur le lieu-dit « Plô de Mailhac », isolé du centre de la commune ; le hameau de forestage a été utilisé de 1963 à 1974. Les familles ont ensuite été relogées lors de la construction des HLM des Marbrières, à 3 km du centre de Saint-Pons-de-Thomières [9].

Le 3 septembre 2009, onze Saint-Ponais sont interpelés dans l'« affaire du corbeau » : en 2008 et 2009, un auteur qui signe « Cellule 34 » envoie des lettres anonymes contenant des balles à l'adresse du président de la République Nicolas Sarkozy ainsi que d'autres personnalités politiques. Parmi les personnes arrêtées, se trouve Pierre Blondeau qui tient le bureau de tabac-librairie La Cigale ainsi que d'autres personnes, militants pour la plupart dans différentes associations et partis politiques d'extrême-gauche. Toutes sont relâchées faute de preuve. L'affaire est close quand un habitant d'un village proche avoue être l'auteur des envois[10],[11]. L'affaire donne lieu en 2017 à la réalisation d'un documentaire d'Olivier Azam, La Cigale, le Corbeau et les Poulets[12].

Georgette Tailhades[Note 1], maire de Saint-Pons-de-Thomières de 1977 à 1989, décédée en mars 2016, lègue à la commune 800000 €[13].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Pons-de-Thomières Blason D'argent à un arbre de sinople fûté de sable, accompagné de deux lettres capitales du même, S à dextre et P à senestre.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1989 Georgette Tailhades PS  
juin 1995 octobre 2012 Kléber Mesquida PS Député
démissionne après son élection au mandat de député
octobre 2012 mars 2014 Christian Auzias[14] PS  
mars 2014   Georges Cèbe[15] DVG  

Saint-Pons-de-Thomières est le siège d'un tribunal d'instance.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[17],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 1 942 habitants, en diminution de -7,13 % par rapport à 2009 (Hérault : 6,81 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 457 4 506 4 990 5 529 6 267 6 995 7 128 7 271 7 056
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
6 652 6 497 5 832 5 809 5 687 3 562 3 247 3 049 3 040
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 950 2 738 2 638 3 137 3 157 2 917 2 649 3 083 2 900
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014 -
3 267 3 117 2 733 2 566 2 287 2 195 2 062 1 942 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La commune héberge une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Béziers Saint-Pons. Marbres de France, Les carrières des « Marbres de France » sont situées sur la commune de Saint-Pons de Thomières. Sur un même site, elles extraient six variétés de marbre de couleurs différentes selon leur zone d’extraction; le Kuros Doré, le Kuros Fleur de Pêcher, le Rouge de St-Pons, le Kuros Perde de Nacre, le Noisette Fleury et le Skyros.Grâce à ses qualités techniques et esthétiques, le Marbre de Saint Pons est très prisé des sculpteurs mais aussi des architectes et des professionnels de l'aménagement d'intérieur.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'Hôtel de ville qui occupe l'ancien emplacement de l'évêché. De la partie ancienne subsiste une tour qui a fait l’objet d'un classement au titre des monuments historiques le [19].
  • Restes de l'ancienne église paroissiale Saint-Martin-du-Jaur qui a fait l’objet d'une inscription au titre des monuments historiques le [20].
  • L'ancien évêché situé à la place du Foirail date du XIVe et XVe a subi les assauts au temps des guerres de religion, a été partagé au moment de la Révolution. De nouvelles constructions ont modifié l'ensemble. Les vestiges de l'enceinte et le passage voûté dit La Portenelle ont été inscrits au titre des monuments historiques le [21].
  • L'ancienne chapelle des pénitents.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. née Georgette Chinour, en 1926, elle avait épousé Edgar Tailhades qui fut sénateur-maire de Nîmes de 1947 à 1965
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Frank Hamlin, Les noms de lieux du département de l'Hérault, 1983.
  2. HGL tome V, c 183
  3. HGL tome V, c 185
  4. Code officiel géographique 1999 (COG), Paris, Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), 13e édition, 1999, pagination multiple, 30 cm, (ISBN 2-11-066875-X), page 34-7.
  5. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 416.
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. B.L., 1864, XXIII-374
  8. B.L., 1884, XXVIII-183
  9. Journal La Dépêche du midi du 18 juin 2011 (selon cette même source, depuis juin 2011, une stèle de marbre porte les noms des 140 chefs de famille ayant successivement habité dans ce hameau de forestage)
  10. « La traque au corbeau fait chou blanc », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  11. « Chasse au corbeau : les policiers toujours bredouilles », leparisien.fr,‎ (lire en ligne)
  12. « Saint-Pons-de-Thomières: les insurgés permanents de la Cigale », liberation.fr,‎ (lire en ligne)
  13. http://www.midilibre.fr/2017/01/13/un-legs-de-plus-de-800-000,1452491.php
  14. Christian Auzias succède à Kléber Mesquida à la tête de la mairie, Midi libre, 23 octobre 2012.
  15. [1], Midi libre, 1er avril 2014.
  16. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  19. Notice no PA00103710, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Notice no PA00103708, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Notice no PA00103709, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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