Collioure
| Collioure | |||||
Blason |
Logo |
||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Occitanie | ||||
| Département | Pyrénées-Orientales | ||||
| Arrondissement | Céret | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes des Albères, de la Côte Vermeille et de l'Illibéris | ||||
| Maire Mandat |
Guy Llobet 2020-2026 |
||||
| Code postal | 66190 | ||||
| Code commune | 66053 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Colliourencs, Colliourenques | ||||
| Population municipale |
2 418 hab. (2018 |
||||
| Densité | 186 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 42° 31′ 36″ nord, 3° 04′ 53″ est | ||||
| Altitude | Min. 0 m Max. 655 m |
||||
| Superficie | 13,02 km2 | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de la Côte Vermeille | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Orientales
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | collioure.fr | ||||
| modifier |
|||||
Collioure Écouter (en catalan : Cotlliure) est une commune française située sur le littoral méditerranéen du département des Pyrénées-Orientales.
Au dernier recensement de 2018, la commune comptait 2 418 habitants, appelés les Colliourencs et les Colliourencques.
La commune est célèbre pour son site géographique et son patrimoine, qui a séduit de nombreux artistes.
Géographie[modifier | modifier le code]
Localisation[modifier | modifier le code]
Collioure est une commune de la Côte Vermeille en bordure de Méditerranée, dans l'arrondissement de Céret, au sud-est d'Argelès-sur-Mer et au nord-ouest de Port-Vendres.
Communes limitrophes[modifier | modifier le code]
Collioure est entourée[1],[2] des communes (en commençant par l'est, puis dans le sens des aiguilles d'une montre) de Port-Vendres, Banyuls-sur-Mer et Argelès-sur-Mer.
Géologie et relief[modifier | modifier le code]
La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[3].
Hydrographie[modifier | modifier le code]
La ville de Collioure est traversée par plusieurs torrents : le Douy (ou Dui), le Coma Xeric, le Correc d'en Baus, le Ravaner (formant la limite avec Argelès-sur-Mer), venant des montagnes alentour et des fossés des vignes. Ils ne coulent en général que lorsque des pluies arrosent la région ; de ce fait ils sont régulièrement à sec et leur lit sert de parcs de stationnement et de rues (comme le Coma Xeric, le Dui, les ruisseaux de la Cadenisse/Caganisse et du Cagareil à la rue Voltaire). Mais il arrive qu'ils débordent lors d'orages, inondant les maisons voisines et emportant des véhicules dans le port.
Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]
Voies routières[modifier | modifier le code]
Collioure est contournée à l'ouest par la route départementale 914, anciennement route nationale 114, aménagée en route express dans les années 1990 (auparavant, la route traversait l'agglomération). Cette route départementale, qui constitue l'axe routier majeur de la Côte Vermeille, permet au nord l'accès à Elne et Perpignan, et au sud à Port-Vendres, Banyuls-sur-Mer, Cerbère, puis la frontière espagnole.
Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]
La ville est desservie par la SNCF en gare de Collioure, point d'arrêt sur la ligne ligne ferroviaire Narbonne - Portbou. Des trains TER Occitanie et Intercités y marquent l'arrêt, assurant des liaisons vers Cerbère et Portbou au sud, Perpignan, Narbonne (entre autres) au nord[4].
Transports[modifier | modifier le code]
La ligne 540 du réseau régional liO relie la commune à la gare de Perpignan et à Cerbère.
Toponymie[modifier | modifier le code]
En catalan, le nom de la commune est Cotlliure [kuʎˈʎiwrə][5].
Il apparaît dès le VIIe siècle sous la forme Caucholiberi et, dans un manuscrit de Julien II de Tolède, Castrum Caucoliberi. La forme évolue ensuite, le village étant nommé surtout Cochliure ou Cocliure (XIIIe siècle et XIVe siècle), peu à peu supplantées par Copliure ou Cobliure et, au XIXe siècle, Cotlliure. En français, il est nommé Coulieure en 1481. Le nom Saint-Michel a également été proposé en 1475, à l'époque où le Roussillon faisait partie du royaume de France[6].
L'origine du nom de la commune provient de deux mots : Kauk et Illiberre. Kauk est une racine pré-latine, ibère ou basque, qui porte l'idée de forme arrondie, parfois utilisée pour désigner des baies ou anses de bord de mer. Illiberre ou Illiberis est l'ancien nom de l'actuelle Elne, une commune située une douzaine de kilomètres au nord-ouest de Collioure, qui était déjà une cité réputée au VIe siècle av. J.-C.. Le nom de Collioure signifie donc « le port d'Illiberis », avec l'idée d'une baie, ce qui correspond à l'actuelle configuration des lieux, le vieux port de Collioure se trouvant au fond d'une anse arrondie[6].
Il est intéressant de noter que même si le deuxième élément du nom, lliure, provient de Illiberre, il signifie aussi libre en catalan. Ce qui a conduit certains scribes à interpréter le toponyme comme étant Cot + libre, et ainsi utiliser des latinisations fantaisistes telle que Caucholiberi au VIIe siècle.
Histoire[modifier | modifier le code]
Préhistoire[modifier | modifier le code]
Le site de Collioure était déjà occupé par les hommes préhistoriques, si l’on en croit les divers dolmens recensés : près du hameau du Rimbau (assez bien conservé) au col del Molló (ruiné) et sans doute au lieu-dit l’Arqueta.
Antiquité[modifier | modifier le code]
Moyen Âge[modifier | modifier le code]
Le château de Collioure est déjà cité en 673, preuve du rôle stratégique et commercial tenu par la cité à l’époque wisigothique.
Le château et la ville appartiennent ensuite aux comtes de Roussillon, puis aux divers rois qui se succèdent en Roussillon : rois d’Aragon de 1172 à 1276, puis rois de Majorque jusqu’en 1343, avant de revenir aux rois d’Aragon.
Sous le règne des rois de Majorque, ceux-ci accordent à la ville de nombreux privilèges, actés dans des édits promulgués en 1207, 1237, 1253, 1274, 1277, 1288 et 1295[7]. Le château est entièrement reconstruit entre 1242 et 1280 au détriment d’une maison templière qui lui était accolée, devient résidence royale, la ville étant pour sa part le premier port du Roussillon.
Le commerce, surtout au temps des rois d’Aragon, y est intense : on exporte notamment des draps fins, de l’huile, du vin, des amandes, des noisettes, du bétail, des peaux et du fer. On importe des épices, de la garance, du pastel, de l'or, de l'argent et des esclaves[7].
Après le mariage des rois catholiques, Ferdinand V d’Aragon et Isabelle Ire de Castille, Collioure et le Roussillon tout entier passent sous la domination de la monarchie espagnole, sans qu’il y ait fusion centralisatrice.
La province est occupée de 1475 à 1481 par le roi de France Louis XI, qui fait bâtir des fortifications à Collioure, rebaptisée Saint-Michel[8], fortifications aujourd’hui dissimulées par les constructions postérieures. Son successeur, Charles VIII, rend le Roussillon à Ferdinand V, dont le successeur l’empereur Charles Quint renforce les fortifications de la ville. L'empereur décida la construction du fort Saint-Elme destiné à protéger les anses de Collioure et de Port-Vendres.
Époque moderne[modifier | modifier le code]
En 1642, la ville est prise par les armées de Louis XIII, avant d’être annexée officiellement à la France en 1659 par le traité des Pyrénées sous Louis XIV. Les troupes françaises utilisent la plage de l'Ouille comme port de débarquement, attaquent par le Pla de las Fourques, prennent le fort Sainte-Thérèse puis le Château royal. Ils ont recours aux mortiers et à des mines de siège.
Le rôle stratégique de Collioure est redéfini par Vauban, qui voulant en faire une ville de garnison, rase la vieille ville pour accroître le château, fortifie le Pla de las Fourques (Fort carré et Fort rond) et réaménage les forts : Saint-Elme et le Mirador (anciennement fort Sainte-Thèrése). La population, menacée de déportation à Port-Vendres, obtient de reconstruire la ville à son emplacement actuel. L’église, dotée d’un clocher aménagé dans une ancienne tour de guet de l’époque majorquine, est consacrée au début du XVIIIe siècle.
Révolution française[modifier | modifier le code]
Au début de la Révolution (entre 1790 et 1794), Collioure annexe la commune éphémère de Fort-Saint-Elme[9].
En 1793, la ville est occupée par les troupes espagnoles, et reprise par le général Dugommier en après des combats très durs contre les troupes espagnoles et loyalistes au roi de France (Légion de la Reine).
Époque contemporaine[modifier | modifier le code]
La commune de Port-Vendres est créée le à partir de territoires distraits des communes de Collioure et de Banyuls-sur-Mer[10].
Tout au long du XIXe siècle, on note un important essor économique lié à l’expansion de la pêche, succès des anchois de Collioure, et à la production viticole. Ce progrès s’essouffle cependant au début du XXe siècle : après un maximum de 3 846 habitants en 1857, on tombe à 2 830 habitants en 1901, soit une perte de 1 000 habitants en une cinquantaine d’années. Le développement de Port-Vendres y est sans doute pour beaucoup.
Le , Collioure subit un événement climatique exceptionnel, observé par le botaniste Charles Naudin, et reçoit un mètre de neige en une journée. De nombreux vergers et plantations de chênes-lièges sont détruits[11].
En 1939, avec la défaite du camp républicain durant la guerre d'Espagne, des centaines de milliers d’Espagnols se réfugient en France : c’est la Retirada. Les Républicains sont parqués dans des camps aux dimensions largement sous-évaluées. Une unité de cavalerie de l’armée populaire de la République espagnole arrivée entière y est internée en février, avant d’être transférée au camp d'Argelès. Le château est alors utilisé comme camp disciplinaire[12] pour interner ceux considérés comme les plus dangereux. Certains communistes et anarchistes sont internés au « camp spécial » de Collioure, installé au château et commandé par un ancien légionnaire. Près de mille hommes passent par ce camp, comparable à un bagne et où les prisonniers sont traités comme des sous-hommes[13]. Le traitement réservé aux Espagnols soulève un scandale, plus d’une centaine d’entre eux étant morts en quelques mois[12], avant qu’il ne ferme en décembre 1939 et qu’ils ne soient transférés au camp du Vernet[13]. Le poète espagnol Antonio Machado se réfugie à Collioure, malade, en , et y meurt le 22[14].
Durant l'occupation allemande, un mur de béton armé (existant encore) est élevé sur la plage du faubourg, un canon est installé sur le balcon du château royal, d'autres sont installés au-dessus de la plage de la Balette avec un blockhaus et sur la route de Port-Vendres à Collioure. Des blockhaus, toujours visibles actuellement, sont aussi construits derrière le fort Miradou. Les Allemands réquisitionnent une maison au 31, route impériale, à l'époque la seule maison à cet endroit. Le fort Saint-Elme est aussi réquisitionné, par la marine, la collection d'armes du propriétaire est pillée et certaines parties du fort incendiées.
Politique et administration[modifier | modifier le code]
Canton[modifier | modifier le code]
En 1790, la commune de Collioure devient le chef-lieu du canton de Collioure. Celui-ci est supprimé en 1801 et la commune rejoint alors le canton d'Argelès. Elle est ensuite rattachée en 1973 au canton de la Côte Vermeille, qu'elle ne quitte plus par la suite[10],[9].
À compter des élections départementales de 2015, la commune demeure dans le canton de la Côte Vermeille, déjà existant mais entièrement reconfiguré.
Administration municipale[modifier | modifier le code]
Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]
Liste des maires[modifier | modifier le code]
Jumelages[modifier | modifier le code]
Population et société[modifier | modifier le code]
Démographie ancienne[modifier | modifier le code]
La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).
Note :
- 1774 et 1789 : pour "Collioure et Port-Vendres"
Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[21].
En 2018, la commune comptait 2 418 habitants[Note 1], en diminution de 20,9 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Orientales : +2,95 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
| selon la population municipale des années : | 1968[23] | 1975[23] | 1982[23] | 1990[23] | 1999[23] | 2006[24] | 2009[25] | 2013[26] |
| Rang de la commune dans le département | 20 | 23 | 26 | 29 | 33 | 33 | 40 | 41 |
| Nombre de communes du département | 232 | 217 | 220 | 225 | 226 | 226 | 226 | 226 |
Enseignement[modifier | modifier le code]
La commune compte une école maternelle et une école élémentaire.
Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]
- Fête patronale et communale : du 15 au 18 août[27] ;
- Pèlerinage à l'ermitage de Notre-Dame-de-Consolation : 15 août[27] ;
- Procession de la Sanch : Vendredi saint[27].
Chaque année, les fêtes de la Saint Vincent se déroulent dans les rues de Collioure, du 15 au 18 août.
Historiquement, la procession sur mer du 16 août constituait l’événement majeur des fêtes. La première eut lieu le 16 août 1701, afin de célébrer l’arrivée dans la ville des reliques de Saint Vincent. Cette célébration eut alors lieu chaque année jusqu’à l’instauration de la loi de séparation de l’Église et de l’État en 1905. Depuis 2001 (à l’occasion du tricentenaire des fêtes), la procession sur mer a lieu à nouveau ; un feu d’artifice est tiré à l’occasion.
La ville est membre du l’Union des villes taurines françaises. La dernière Corrida a eu lieu en août 2011 ; les arènes ont été vendues et remplacées par un parking début 2012.
Fin juin, la commune reçoit un concours international de piano[28].
Santé[modifier | modifier le code]
Sports[modifier | modifier le code]
La ville de Collioure a accueilli l'édition 2013 du Raid Centrale Paris, qui a fêté ses 15 ans avec un feu d'artifice dans le port de Collioure.
Lieux de culte[modifier | modifier le code]
Collioure compte une église et un temple.
- L'église Notre-Dame des Anges à Collioure
Économie[modifier | modifier le code]
Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]
En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 25 341 €[29].
Emploi[modifier | modifier le code]
Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]
Viticulture[modifier | modifier le code]
De nombreux vins y sont produits : l'AOC Collioure (en rouge, blanc et rosé), les AOC Grand Roussillon, Muscat de Rivesaltes, Banyuls grand cru et l'IGP Côte Vermeille[30]. En plus de quelques producteurs indépendants, de nombreux vignerons se sont regroupés dans une cave coopérative, Le Dominicain, installée depuis 1926 dans l'ancienne église du couvent des dominicains[31].
Salaison et commerce de l'anchois[modifier | modifier le code]
Des nombreuses entreprises de salaison et vente d'anchois de Collioure, une spécialité locale, installées dans la ville jusqu'au milieu du siècle dernier, seules deux existent encore : les Anchois Roque et les Anchois Desclaux.
Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]
Lieux et monuments[modifier | modifier le code]
La ville de Collioure contient huit édifices comportant au moins une protection au titre des monuments historiques[32].
Architecture religieuse[modifier | modifier le code]
- Église Notre-Dame-des-Anges (
Classé MH (1923)) : construite entre 1684 et 1691 dans un style gothique méridional. Elle est, avec son célèbre clocher, ancien phare médiéval, pratiquement entourée par la mer sur ses trois côtés ; - Ancien couvent des Dominicains (
Classé MH (1928)) : fondé en 1290 et en partie détruit lors de la Révolution. Il en reste notamment une église qui daterait du XIVe siècle et des fragments de son cloître remontés dans le parc du Musée d’Art moderne de Collioure; - Chapelle Saint-Vincent : construite en 1701 à l’arrivée des nouvelles reliques de saint Vincent, la chapelle était située à l’origine sur un îlot rocheux, avant que celui-ci ne soit relié à la terre ferme par une digue dans les années 1880 ;
- Ermitage de Notre-Dame-de-Consolation, attenant à une chapelle, religieux d’abord, laïc après la révolution ;
- Chapelle de la Creu de la Forca et son calvaire, mentionnés lors du siège de 1642, en ruines ;
- Une croix de cimetière du XVIe siècle (
Classé MH (1912)).
Architecture militaire[modifier | modifier le code]
Collioure possède de nombreux vestiges de son passé militaire :
- le château royal de Collioure (
Classé MH (1922)), construction médiévale ayant notamment servi de résidence d'été aux rois de Majorque, puis remanié par les Habsbourgs et les Bourbons ; - le fort Saint-Elme (
Inscrit MH (1927)), construit au XVIe siècle sous Charles Quint à partir d'une tour de garde érigée au VIIIe siècle par les Maures ; - le Fort carré et la tour de l'Étoile (
Classé MH (1991)) ; - le fort Miradou, remanié sous Vauban, occupé depuis les années 1960 par le Centre national d'entraînement commando (CNEC), pour ses exercices en milieu maritime ;
- le fort Dugommier (
Inscrit MH (2003)), construit vers 1844 ; - le bâtiment de l'Artillerie et les remparts environnants (
Inscrit MH (1927)) ; - la tour Madeloc, tour de guet du XIIIe siècle ;
- la tour de la Douane ;
- la Tourette, non visible ;
- le fort Taillefer, fin XIXe siècle ;
- des blockhaus et un mur anti-char, construits en 1943 par les forces armées du Troisième Reich.
Architecture civile[modifier | modifier le code]
- Jardin Gaston Pams
- Musée d’Art moderne de Collioure dit « Musée Peské »
- Moulin de la Cortina
Musée[modifier | modifier le code]
- Le Musée d'Art Moderne de Collioure a été créé par le peintre Jean Peské en 1934. il possède près de 1 400 œuvres d'art moderne et contemporain[33].
Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]
- Sanche de Majorque (?-1324) : le futur roi de Majorque a épousé Marie d'Anjou à Collioure en 1302[réf. nécessaire][34].
- Benoît XIII (1329-1423) : antipape, a séjourné à Collioure en 1416[35].
- François Berge (1779-1832) : général de Napoléon Ier né à Collioure.
- Jean-Baptiste Renard de Saint-Malo (1780-1854) : historien et homme politique né à Collioure.
- Charles Naudin (1815-1899) : botaniste ayant vécu à Collioure.
- Antonio Machado (1875-1939) : poète espagnol ayant vécu, mort et enterré à Collioure durant la Retirada.
- Marie Barrère-Affre (1885-1963) : écrivain ayant vécu et morte à Collioure.
- André Rière (-) : joueur de rugby à XV né à Collioure, champion de France en 1925 avec l'U.S.A.P. et en 1929 avec Quillan.
- Jep Desclaux (1912-1988) : joueur français de rugby à XV et de rugby à XIII né à Collioure.
- René Llense (1913-2014) : joueur de football né à Collioure.
- Patrick O'Brian (1914-2000) : écrivain ayant vécu et été enterré à Collioure.
- Jacques Parizeau (1930-2015) : ancien premier ministre du Québec, possédait un vignoble dans la commune.
Artistes[modifier | modifier le code]
Au XIXe siècle, il venait déjà des artistes-peintres et des photographes (les deux plus anciennes photos de la ville datent d'environ 1870).
À l'été 1905, Henri Matisse vient peindre à Collioure, où, en compagnie d'André Derain, il crée le fauvisme. Un parcours dans la ville, Le Chemin du fauvisme, permet de retrouver les lieux où leurs œuvres ont été réalisées grâce à des reproductions de tableaux placées aux endroits mêmes où Matisse et Derain placérent, jadis, leur chevalet[36].
D’autres peintres suivront, notamment Albert Marquet, Juan Gris, Georges Braque, Jean Peské, Raoul Dufy, Foujita, Othon Friesz, Paul Signac, Willy Mucha, Henri Martin et son fils Claude-René Martin, Henri Vergé-Sarrat, Édouard Pignon, Pierre Jutand, Pierre Boudet, Charles Rennie Mackintosh, Philippe Jamin...
Henri Matisse arrive à Collioure en mai 1905, quelques mois avant que le terme de « fauves » soit lancé par un critique d’art au salon d’automne. L’artiste a quitté Saint-Tropez et Paul Signac, bien décidé à en finir avec le pointillisme. Il invite le jeune André Derain à le rejoindre ; ce fut le départ d’une amitié et d’une collaboration féconde. Pour les deux peintres, l’été 1905 est un moment d’intense ouvrage et ils produisent énormément, en utilisant « les couleurs qui sortent du tube ». Tout dans le village les inspire : le port, le clocher, les toits et les coins des ruelles. Ils ont aussi produit six portraits et autoportraits.
En 1992, l'artiste Marc-André 2 Figueres (MA2F) installe le parcours de sculptures-cadres « Points 2 vue autour du clocher de Collioure ». L'artiste s'est aussi illustré par son interprétation « genrée » du clocher de Collioure dans son ouvrage : Théorie érotique du clocher de Collioure.
L'hostellerie des Templiers a régalé une foule d'artistes (Picasso, Dufy, Signac, Maillol…). En témoignent les quelque deux mille œuvres d'art offertes aux propriétaires.
De 1950 à 1952, Pablo Picasso y séjourne ponctuellement à la Miranda tandis que Salvador Dalí participe régulièrement aux fêtes de la ville, de 1953 à 1957.
Paul Signac : Collioure.
George-Daniel de Monfreid : Paysage de Collioure.
Adolphe Appian : Collioure en 1890.
Héraldique et identité visuelle[modifier | modifier le code]
Blason[modifier | modifier le code]
|
Les armes de Collioure se blasonnent ainsi : D'azur au château d’or, ouvert et ajouré du champ, maçonné de sable, soutenu d’une mer d'argent ombrée aussi d'azur. La devise de la ville, "Cui Dominus Contulit Splendorem", signifie "Dieu lui donna la splendeur". C'est une citation tirée de la bible évoquant Judith.
|
Logotype[modifier | modifier le code]
Culture populaire[modifier | modifier le code]
Cinéma[modifier | modifier le code]
Des scènes des films suivants ont été tournées à Collioure :
- Le calvaire de Dona Pia d'Henry Krauss (1925) ;
- Et Satan conduit le bal de Grisha Dabat (1962) ;
- Le Petit Baigneur de Robert Dhéry (1968) ;
- Je suis heureux que ma mère soit vivante de Claude Miller (2009) ;
- Prends ta Rolls et va pointer de Richard Balducci (1981).
Télévision[modifier | modifier le code]
- C'est pas sorcier - Paillotes et crustacés (2009)
- 40 degrés à l'ombre, divertissement estival, (1987 à 1997)
- Un livre, un jour (2001)
- La dernière barque, documentaire de François Bernadi fils, France 3 Corse (2013)
- Tramontane série télé de 5 épisodes, tournée en 1998 et diffusé sur TF1 en 1999
- Meurtres à Collioure, téléfilm de Bruno Garcia (2015)
Gastronomie[modifier | modifier le code]
Littérature[modifier | modifier le code]
- François Darnaudet, Les ports ont tous la même eau, Perpignan, Mare nostrum, coll. « Polars catalans », , 271 p. (ISBN 978-2-908476-55-2, notice BnF no FRBNF41243169) : une partie du roman se déroule à Collioure.
- Nicole Yrle, Noce de lavande, éditions Cap Béar (ISBN 9782350661032)
- Romain Arazm, La Pastorale retrouvée, coll. "Premier roman", Les Presses Littéraires, 2020, 498 p. (ISBN 979-1031007090)
Musique[modifier | modifier le code]
- Cotlliure serà sempre Cotlliure (Collioure sera toujours Collioure), chanson de Jordi Barre.
Peinture[modifier | modifier le code]
- Parmi les peintres qui ont fréquenté Collioure, on trouve Henri Vergé-Sarrat, Jan Vakowskaï, ou encore Pierre Garcia-Fons qui a peint plusieurs toiles présentant le port de Collioure, notamment la série Collioures intemporels.
Une importante rétrospective en 1999, présentait de très nombreuses œuvres du peintre sculpteur Philippe Jamin, remplissant entièrement le Château royal.
Youtube[modifier | modifier le code]
Dans un épisode du LP narratif - le dessous de la carte de la chaîne du bazar du grenier dans l'épisode 4 saison 2, Damas (célèbre ville au milieu de la jungle dans l'épisode) devient Collioure.
- Romain Arazm, A la lumière de Collioure, (45 min.) MAZART production, YouTube, 2020. Une plongée immersive dans les liens qui unissent la cité catalane et les peintres d'hier et d'aujourd'hui.
Voir aussi[modifier | modifier le code]
Bibliographie[modifier | modifier le code]
- Lluís Basseda, Toponymie historique de Catalunya Nord, t. 1, Prades, Revista Terra Nostra, , 796 p.
- Certain, R., Le complexe conventuel des Dominicains de Collioure, Master 2 Histoire de l'Art, sous dir. J.-P. Caillet, Paris Ouest Nanterre La Défense, 2009.
- Cortade, E., Le monastère des Dominicains de Collioure, 1290-1791, n°122, Conflent, 1983.
- Mallet, G., Les cloîtres démontés de Perpignan et du Roussillon (XIIè-XIVè siècle), coll. "Perpignan, Archives, Histoires", VI, Perpignan, 2000.
- Rohault de Fleury, G., Gallia Dominica, les couvents de saint Dominique au Moyen Âge, Paris, 1903.
- abbé Joseph Falguère, Histoire de Collioure, Le Livre d'histoire, Paris 1991 . (ISBN 2-87760-543-4)
- général J. Caloni, Collioure. Ses origines, son passé, son rôle dans l'histoire du Roussillon, Le Livre d'histoire, Paris 2003 . (ISBN 2-84373-319-7)
- Dr Sériziat et P. Soulier, Collioure et ses environs, Le Livre d'histoire, Paris 2005 . (ISBN 2-84373-739-7)
Articles connexes[modifier | modifier le code]
Liens externes[modifier | modifier le code]
- Site de la mairie
- Site de l'office de tourisme
- Notice Cassini
- Collioure sur le site de l’Institut géographique national
Notes et références[modifier | modifier le code]
Notes[modifier | modifier le code]
- Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
Références[modifier | modifier le code]
- « Territoire de la commune de Collioure sur la carte IGN (échelle 1:136440, entouré de jaune, consulté le 5 février 2020) » sur Géoportail.
- « Limites communales de Collioure (zone entourée d’une ligne orange) », sur openstreetmap.org (consulté le 5 février 2020).
- « Plan séisme » (consulté le 31 janvier 2017)
- « Gare de Collioure », sur TER SNCF Languedoc-Roussillon (consulté le 18 novembre 2012)
- (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne)
- Basseda 1990, p. 401, 402
- Guide du Roussillon et de l'Andorre : touristique, historique, social, économique, Perpignan, Sud Roussillon, , 286 p.
- Lettres patentes de Louis XI, Plessis-du-Parc-lèz-Tours, mai 1481 (lire en ligne).
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
- Fabricio Cárdenas, 66 petites histoires du Pays Catalan, Perpignan, Ultima Necat, coll. « Les vieux papiers », , 141 p. (ISBN 978-2-36771-006-8, notice BnF no FRBNF43886275)
- Mesquida, op. cit., p. 40
- Monica Gruszka, « Collioure, prélude à l’infamie », À contretemps : bulletin de critique bibliographique, octobre 2005, consulté le 23 novembre 2010
- Evelyn Mesquida, La Nueve, 24 août 1944. Ces républicains espagnols qui ont libéré Paris, Paris, Le Cherche-Midi, 2011, collection « Documents ». (ISBN 978-2-7491-2046-1), p. 37
- Liste des maires de Collioure sur le site MairesGenWeb
- Fabricio Cardenas, Vieux papiers des Pyrénées-Orientales, Démission du maire de Collioure en 1885, 31 octobre 2014
- Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010.
- Réélection 2014 : [PDF] « Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2014 », sur http://la-clau.net.
- « Cadaquès – Collioure/ Jumelage : acte II… », ouillade.eu, (lire en ligne, consulté le 23 octobre 2017).
- L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
- INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
- INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
- INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
- INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
- Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
- site du Concours International de piano Alain Marinaro et de la Fête du piano de Collioure.
- « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).
- Placido Llorca, « http://www.vin-vigne.com/commune/Collioure-66190.html », sur Vin Vigne, (consulté le 3 juillet 2012)
- « Cave En Ligne - Cellier Des Dominicains », sur Cellier des Dominicains (consulté le 30 septembre 2020).
- « Base Mérimée » (consulté en 7/o2/2014)
- http://www.collioure.net/museedartmoderne/files/dynamic/php/accueil.php
- Ant. de Ruffi, Histoire de la ville de Marseille, 2de éd., 1696, vol. I, p. 170, qui donne toutefois la date de 1304.
- Jean-Claude Fabre et Claude-Pierre Goujet, Histoire ecclésiastique, 1691-1738, vol. 21, p. 375-376.
- Chemin du Fauvisme
