Réserve naturelle nationale du Néouvielle

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Réserve naturelle nationale du Néouvielle
Neouvielle and lac d' aumar.png

Le Pic de Néouvielle (3 091 m) et le Lac d'Aumar

Type
Catégorie UICN
IV (aire de gestion des habitats ou des espèces)
Identifiant
Adresse
Coordonnées
Superficie
2 313 ha[1]
Création
Administration
Site web
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Localisation sur la carte des Pyrénées
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La réserve naturelle nationale du Néouvielle (RNN4) est une réserve naturelle nationale située dans la région Occitanie. Classée en 1968, elle occupe une surface de 2 313 hectares[2] au nord-est du Pic de Néouvielle dans le massif montagneux des Pyrénées. S'étageant entre 1 800 et 3 091 mètres d'altitude, c'est un site d'une grande richesse en faune et en flore. Elle compte près de 370 espèces animales et 570 espèces d'algues.

Localisation[modifier | modifier le code]

Périmètre de la réserve naturelle.

Le territoire de la réserve naturelle est dans le département des Hautes-Pyrénées, sur les communes d'Aragnouet, Saint-Lary-Soulan et Vielle-Aure, à proximité de Barèges dans le massif du Néouvielle. Il se situe dans le prolongement et à l'est du Parc national des Pyrénées.

Le territoire est limité à l'ouest par le massif du Néouvielle, au sud par les lacs de Cap-de-Long et d'Orédon, à l'est par le lac de l'Oule et au nord par le col de Barèges. Il intègre les lacs d'Aubert et d'Aumar. La réserve naturelle est à l’abri de crêtes qui s’étendent du pic de la Munia jusqu’au massif de l’Arbizon, et présente une exposition générale orientée au sud, ce qui induit un microclimat plus chaud et plus sec qui permet un relèvement des limites de la vie.

Histoire du site et de la réserve[modifier | modifier le code]

La création en 1936 de la réserve naturelle du Néouvielle grâce aux professeurs Bressou et Chouard[3] en fait une des premières réserves naturelles de France. L’intérêt de cette région était reconnu déjà avant, puisqu’en 1922, un laboratoire de biologie fut construit près du rivage du lac d'Orédon. La réserve est tout d'abord louée par la Société nationale d'acclimatation de France à la commune de Vielle-Aure, même si celle-ci conserve le droit de pâturage et d'exploitation du bois de charpente. Des lacs de retenues sont créés dès 1882 pour des besoins de production d'hydroélectricité (lac d'Aubert, lac d'Aumar, lac de Cap-de-long, lac d'Orédon, lac de l'Oule, etc.) qui alimentent les centrales hydroélectriques de Pragnères et de Saint-Lary-Soulan. La gestion de la réserve est confiée au Parc national des Pyrénées en 1968. Aujourd'hui, la vie de celle-ci est administrée par un comité consultatif composé d’élus locaux, services de l’État, associations et personnalités scientifiques[4].

Écologie (biodiversité, intérêt écopaysager…)[modifier | modifier le code]

Le site est constitué majoritairement de forêts de pins d’une grande richesse et de 70 lacs, étangs et laquettes. Les forêts du Néouvielle sont constituées par le pin à crochet (Pinus mugo), qui doit son nom à un crochet caractéristique des écailles de son cône. Ces forêts se disposent en bosquets, l’espace restant étant occupé par des rhododendrons et des pelouses. Au cœur de la réserve, le pin à crochets bat des records d’altitude en Europe, puisqu’il est présent jusqu’à 2 600 mètres.

Aujourd’hui encore, les bovins et ovins continuent d’entretenir les estives et permettent de maintenir l’alternance entre pinèdes, landes et pelouses. Ainsi le pastoralisme, tradition multiséculaire, devient un facteur de diversité écologique.

Flore[modifier | modifier le code]

La flore de la réserve est très riche, avec 1 250 plantes vasculaires, dont certaines possèdent aussi des records d’altitude comme la digitale pourpre à 1 800 mètres.

L’abondance des milieux aquatiques entraine une grande diversité biologique avec 571 espèces d’algues ainsi que deux tiers des sphaignes françaises.

Faune[modifier | modifier le code]

Le site accueille une faune particulièrement variée avec de nombreuses espèces emblématiques telles que la marmotte, le grand tétras, le bec-croisé des sapins, l’aigle royal, le vautour fauve, le vautour percnoptère, le milan royal, le gypaète barbu, la niverolle alpine ainsi que des animaux endémiques : desman des Pyrénées, euprocte et isard.

Les plans d'eau abritent aussi le crapaud accoucheur qui vit dans la réserve jusqu’à 2 400 mètres[5].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Intérêt touristique et pédagogique[modifier | modifier le code]

De nombreux sentiers parcourent la réserve naturelle et permettent de découvrir le site.

Administration, plan de gestion, règlement[modifier | modifier le code]

La réserve naturelle est gérée par le Parc national des Pyrénées.

Outils et statut juridique[modifier | modifier le code]

La réserve naturelle a été créée par un arrêté ministériel du . Le classement a été renouvelé par un décret du [6].

Sur un secteur plus réduit de 6 191 hectares, le territoire du Néouvielle est une zone Natura 2000[7].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Muséum national d'Histoire naturelle, « Néouvielle (FR3600004) », sur Inventaire national du Patrimoine naturel, 2003+ (consulté le 3 mars 2015)
  2. Site du World Database on Protected Areas. Consulté le 28 juillet 2010.
  3. « RNN Néouvielle », sur reservesnaturelles.fr
  4. Histoire de la réserve naturelle du Néouvielle
  5. Réserve naturelle du Néouvielle
  6. « Décret n°94-192 du 4 mars 1994 portant création de la réserve naturelle du Néouvielle (Hautes-Pyrénées) », sur Legifrance
  7. « Site FR7300929 », sur INPN, consulté le 4 mars 2015.