IXe siècle

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Millénaires :

Ier millénaire av. J.-C. • Ier millénaire • IIe millénaire


Siècles :
VIIIe siècle • IXe siècle • Xe siècle


Décennies :

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Voir aussi : Liste des siècles, Chiffres romains


Une illustration tirée du psautier de Stuttgart, vers l'an 830.

Le IXe siècle (ou 9e siècle) commence le 1er janvier 801 et finit le 31 décembre 900.

Planisphère représentant la répartition des peuples à la fin de ce siècle.

Événements[modifier | modifier le code]

Afrique[modifier | modifier le code]

Vue de la Grande Mosquée de Kairouan datant principalement du IXe siècle (Tunisie).
  • Probable immigration malaise à Madagascar.
  • Au IXe siècle, les Bejas envahissent le nord de l’Éthiopie. Selon l’historien arabe Yaqoubi, ils créent entre Assouan et l’Éthiopie les royaumes de Naqiq, de Baclin, de Bazèn, de Giarin et de Cata’ah. Ils laissent des traces dans les poésies du nord de l’Éthiopie, où la tribu des Rom se distingue particulièrement. Elle semble s’être éteinte après une certaine période de puissance. Elle laisse des tombes curieuses et le souvenir de leurs richesses.
  • Au IXe siècle, la puissante dynastie des Aghlabides (800-909) règne en Ifriqya (actuelle Tunisie, moitié orientale de l’Algérie et la Tripolitaine). À partir de leur capitale Kairouan, ils administrent habilement ce vaste territoire et s'avèrent de grands bâtisseurs (nombreuses mosquées, ribats, installations hydrauliques etc). Leur réalisation la plus remarquable consiste dans la reconstruction et l'agrandissement de la Grande Mosquée de Kairouan considérée comme un véritable joyau de l'art musulman[1].

Amériques[modifier | modifier le code]

  • Le IXe siècle voit l'effondrement des grandes cités mayas des Basses-Terres du sud.

Asie[modifier | modifier le code]

Proche-Orient[modifier | modifier le code]

  • En Géorgie, la dynastie des Bagratides reconquiert progressivement des territoires sur les occupants arabes.
  • Compilation du Hadith, ensemble des « dits » du Prophète et de ses proches, qui forme l’essentiel de la tradition (sunna).

Europe[modifier | modifier le code]

Personnages significatifs[modifier | modifier le code]

Chefs politiques[modifier | modifier le code]

Scientifiques[modifier | modifier le code]

Philosophes et théologiens[modifier | modifier le code]

  • Benoît d'Aniane (750-821), réformateur religieux,
  • Al-Kindi (801-873), philosophe et scientifique arabe, auteur de très nombreux traités (philosophie, médecine, mathématiques, musique, ...).

Voir : Philosophes et théologiens du IXe siècle.

Religieux[modifier | modifier le code]

  • Cyrille (ou Constantin le Philosophe) (827 ou 828 - 869) et Méthode (815 ou 820 - 6 avril 885), évangélisateurs des peuples slaves, inventeurs de l'alphabet cyrillique, patrons de l'Europe.

Écrivain[modifier | modifier le code]

Inventions, découvertes, introductions[modifier | modifier le code]

Économie et société[modifier | modifier le code]

Empire carolingien[modifier | modifier le code]

  • L’empire carolingien s’étend sur 1,2 million de km² et est peuplé de 15 millions d’habitants.
  • L’empire est alors constitué d’environ 300 comtés, divisés en pagi ou en gau. Le comté (comitatus) est dirigé par un comte, le pagus par un vicaire, le gau par un centenier. Choisi par le roi, le comte peut être déplacé ou révoqué. Il est rémunéré par la jouissance de revenus impériaux (honor ou comitatus). Il exécute les ordres royaux, convoque les hommes libres pour l’expédition annuelle (l’ost), préside le tribunal royal (le mall public). Il est encadré de 10 à 12 personnes, ce qui fait que l’empire est sous-administré. Charlemagne groupe parfois ses comtés et les confie à un duc ou à un markgraf dans les territoires situés aux frontières.
  • La charge comtale reste parfois dans la même famille pendant plusieurs générations : ainsi dans le comté de l’Oberrheingau (Haut-Rhin), elle est détenue par un certain Rupert, mort avant 764, puis par son fils Cancor jusqu’en 771 et son petit-fils Emmerich jusqu’en 785. En 795, elle passe à son cousin Rupert, qui la transmet à son fils nommé également Rupert en 807.
  • La plus grande partie de la population de l'empire travaille dans les campagnes, sur les grandes propriétés (villae), dont les terres sont divisées en réserve (terra indominicata) et en manses, tenures libres ou serviles données à des tenanciers en échange de la corvée effectuée sur la réserve. L’esclave de type antique ne subsiste vraiment que dans le Midi ou dans la maisonnée pour les services domestiques. Il est souvent casé sur une manse qu’il cultive. Sa condition économique se rapproche alors de celle du colon, homme libre, mais qui, incapable de répondre aux convocations du mall comtal ou empêché par son maître, tombe sous son pouvoir de contrainte. Le passage de l’esclavage et du colonat à une nouvelle condition sociale, le servage, se fait insensiblement (le serf, non-libre, dépend totalement du seigneur). Les petits propriétaires libres, cultivant un alleu, existent mais nous ne les connaissons pas.

Scandinavie[modifier | modifier le code]

  • Les armées royales scandinaves se constituent vers les IXe et Xe siècles avec les mêmes cadres et les mêmes chefs que les flottes royales. Les forces armées sont fournies par la levée militaire sur la base du recrutement territorial, le leidhangr (vieux norvégien), lethang (danois) ou lethungr (suédois). Chaque domaine ou groupe de fermes doit fournir au roi un bateau et son équipage armé, commandé par le styresmand, le chef de la petite communauté rurale devenu chef militaire. L’armement prévu par le leidhangr consiste en un bouclier rond, une épée ou une hache d’arme, une lance, un morion pour chaque homme. La loi prévoit une cotte de mailles par banc de nage, ainsi qu’un arc et des flèches. Au Danemark, un cheval et une arbalète sont prévus pour chaque bateau.
  • Les batailles se déroulent le plus souvent sur terre. Les antagonistes se mettent en ligne face à face. Le chef et son escorte forment un noyau dur groupé autour de l’étendard (skjaldborg, forteresse formée par les boucliers). Après un cérémonial d’exhortation des troupes, les deux armées se jettent des projectiles (pierres, lances), puis les lignes se rapprochent et s’affrontent confusément en une juxtaposition de combats singuliers. La vaillance des chefs pèse lourd sur l’issue du combat. En situation de nette infériorité, il n’est pas déshonorant de demander quartier, et l’adversaire l’accorde souvent. Certains guerriers (berserkir, « cachés dans une peau d’ours »), se rendent insensibles à la douleur par des procédés magiques et entrent en transe.

Empire byzantin[modifier | modifier le code]

  • Dans l'empire byzantin, les soldats et les sous-officiers de l’armée centrale comme les soldats des thèmes se recrutent parmi les stratiôtes, paysans propriétaires soumis au service militaire en échange d’importantes mesures fiscales et de protection.
  • L’État byzantin maintient l’unité fiscale du chôrion (village) par le droit de préemption des cocontribuables en cas de vente d’une terre et favorise la moyenne propriété par des contrats de métayage (de « moitié ») ou de location de terres à taux avantageux (10 % des fruits).

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Notes et références[modifier | modifier le code]