Rivesaltes

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Rivesaltes
Rivesaltes
Vue générale
Blason de Rivesaltes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Perpignan
Intercommunalité Perpignan Méditerranée Métropole
Maire
Mandat
André Bascou
2020-2026
Code postal 66600
Code commune 66164
Démographie
Gentilé Rivesaltais
Population
municipale
8 888 hab. (2019 en augmentation de 5,53 % par rapport à 2013)
Densité 309 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 46′ 11″ nord, 2° 52′ 29″ est
Altitude Min. 11 m
Max. 70 m
Superficie 28,76 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Perpignan
(banlieue)
Aire d'attraction Perpignan
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de la Vallée de l'Agly
(bureau centralisateur)
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web rivesaltes.fr

Rivesaltes [ʁivzalt] Écouter est une commune française, située dans le nord-est du département des Pyrénées-Orientales en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le Roussillon, une ancienne province du royaume de France, qui a existé de 1659 jusqu'en 1790 et qui recouvrait les trois vigueries du Roussillon, du Conflent et de Cerdagne.

Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par l'Agly, la Llavanera, le ruisseau de Claira et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Ses habitants sont appelés les Rivesaltais. La ville a donné son nom à deux vins doux naturels d'appellation contrôlée : le rivesaltes et le muscat de Rivesaltes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune avec localisation de la mairie.

La commune de Rivesaltes se trouve dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 8 km à vol d'oiseau de Perpignan[1], préfecture du département [2], bureau centralisateur du canton de la Vallée de l'Agly dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1] La commune fait en outre partie du bassin de vie de Perpignan[I 1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[3] : Peyrestortes (2,4 km), Espira-de-l'Agly (3,3 km), Pia (4,7 km), Baixas (5,7 km), Bompas (6,4 km), Saint-Estève (6,7 km), Claira (6,7 km), Cases-de-Pène (7,2 km).

Sur le plan historique et culturel, Rivesaltes fait partie de l'ancienne province du royaume de France, le Roussillon, qui a existé de 1659 jusqu'à la création du département des Pyrénées-Orientales en 1790[4] et qui recouvrait les trois vigueries du Roussillon, du Conflent et de Cerdagne[5].

Situation de la commune.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'altitude de la commune varie entre 11 et 70 mètres[7].

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[8].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Rivesaltes est traversée d'ouest en est par l'Agly.

Divers affluents de l'Agly achèvent leur parcours sur le territoire de la commune :

  • El Ròbol sur la rive gauche ;
  • Le Còrrec de la Llobera sur la rive droite.

Le Rec de Claira traverse le secteur nord-est de la commune et Le Rec de Ribesaltes traverse le sud-ouest de la commune.

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Carte des ZNIEFF de type 1 localisées sur la commune.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Deux ZNIEFF de type 1[Note 2] sont recensées sur la commune[9] : les « Camp militaire du Maréchal Joffre » (609 ha), couvrant 2 communes du département[10] et la « vallée de l'Agly » (164 ha), couvrant 5 communes du département[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom catalan de la commune, Ribesaltes[12], signifie "rives hautes", et vient du latin Ripis Altis.

La première mention de Rivesaltes date de 923 (Ribas Altas)[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Rivesaltes est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[14],[I 2],[15]. Elle appartient à l'unité urbaine de Perpignan, une agglomération intra-départementale regroupant 15 communes[I 3] et 201 061 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[I 4],[I 5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Perpignan dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 118 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[I 6],[I 7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (74,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (51,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (15,4 %), zones agricoles hétérogènes (15,4 %), zones urbanisées (9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (8,8 %)[16].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Rivesaltes comprend en 2012 4 185 logements, parmi lesquels 85,7 % sont des résidences principales, 2,6 % sont des résidences secondaires et 11,7 % sont vacants. 60,4 % des ménages sont propriétaires de leur logement[I 8].

Faute d'avoir respecté l'objectif triennal 2011-2013 de construction de logements sociaux, avec 28 réalisés sur les 48 requis (soit un taux de réalisation de 58 %), la commune se voit sanctionnée par la préfecture en 2015 d'une pénalité de 82 000 euros[17].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Rivesaltes se situe à quelques kilomètres de l'A9 mais elle bénéficie aussi de plusieurs voies rapides, l'une allant vers l'Aéroport de Perpignan-Rivesaltes, l'autre allant vers Perpignan . c'est le départ de la route du Fenouillèdes, la RN117 déclassée en RD117.

La ville est desservie par la Gare de Rivesaltes, escale du TER Occitanie. C'est aussi le départ du train du pays Cathare et du Fenouillèdes.

Les lignes 9 (Vingrau - Perpignan Languedoc - Gare de Perpignan), 16 (Cap Roussillon - Rivesaltes - Perpignan Languedoc) et 19 (Opoul-Périllos - Rivesaltes - Gare de Perpignan) du réseau urbain Sankéo assurent la desserte de la commune.

Le Babau

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Rivesaltes est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage[18],[19].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par crue torrentielle de cours d'eau du bassin de l'Agly. La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) de Perpignan-Saint-Cyprien, regroupant 43 communes du bassin de vie de l'agglomération perpignanaise, un des 31 TRI qui ont été arrêtés le sur le bassin Rhône-Méditerranée. Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue de temps de retour de 10 ans à 30 ans), moyen (temps de retour de 100 ans à 300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[20],[21].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont liés au retrait-gonflement des argiles[22]. Une cartographie nationale de l'aléa retrait-gonflement des argiles permet de connaître les sols argileux ou marneux susceptibles vis-à-vis de ce phénomène[23].

Ces risques naturels sont pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais d'un plan de prévention des risques inondations[24].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières et ferroviaires importantes et la présence d'une canalisation de transport de gaz. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[25].

Sur le département des Pyrénées-Orientales, on dénombre sept grands barrages susceptibles d’occasionner des dégâts en cas de rupture. La commune fait partie des 66 communes susceptibles d’être touchées par l’onde de submersion consécutive à la rupture d’un de ces barrages, le barrage de Caramany sur l'Agly, un ouvrage de 57 m de hauteur construit en 1994[26].

Histoire[modifier | modifier le code]

On ne connaît pas la date exacte de la fondation de Rivesaltes, toutefois on pense que la ville existait en 729 lors de l'invasion des Sarrazins.

En 923, un certain Landric fait don en alleu à l'abbaye de Lagrasse de deux églises : Sainte-Marie et Saint-André. L'ensemble du territoire restera la possession de l'abbaye jusqu'à la révolution française[13].

Rivesaltes est fortifiée dès 1172. L'ensemble comprenait vraisemblablement sept ou huit tours ainsi que des fossés, comblés depuis[13].

L'église Saint-André est abandonnée à la suite de la fortification et Sainte-Marie deviendra la paroisse de la ville, mais en changeant de nom pour celui de Saint-André[13].

La ville est occupée par les armées de Louis XI en 1463 et de Louis XIII en 1639. Elle est pillée en 1793 par l'armée espagnole. La colère des habitants qui s'ensuivit contribua à la victoire des troupes de Joseph Cassanyes à la bataille de Peyrestortes[13].

En 1872 le service militaire devient obligatoire et la durée, un ou cinq ans, en est fixée par tirage au sort. C'est à l'occasion de cette opération qu'éclate une émeute de 2 000 personnes à Rivesaltes le , lors de laquelle les forces de l'ordre sont directement visées et deux manifestants sont tués. Le maire démissionne quelques jours plus tard et les troubles continuent. La ville est alors occupée durant plusieurs semaines par l'armée et trois autres maires se succèdent dans les mois qui suivent cette période agitée[27].

Le musée mémorial de Rivesaltes[modifier | modifier le code]

Le camp militaire Joffre dit « camp de Rivesaltes » a interné des populations civiles ou militaires durant sept décennies (1939-2007). Aujourd'hui, le camp de Rivesaltes est toujours en partie occupé par l'armée française. En 2007, le centre de rétention administrative déménage et, en 2008, on construit les premiers aménagements pour la mise en place du Musée-mémorial du camp de Rivesaltes par le Conseil général des Pyrénées-Orientales, nouveau propriétaire des 42 hectares du site, inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Le , dépôt du permis de construire par l'architecte Rudy Ricciotti. Les travaux devraient débuter en 2010 et durer deux ans[28].

Le , Manuel Valls inaugure le musée-mémorial de Rivesaltes, sur l'emplacement de l'ancien camp d'internement. Près de 21 millions d’euros d’investissement et neuf mois de recherche ont été nécessaires pour mener à bien le projet[29].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Rivesaltes était jusqu'en la commune principale de la communauté de communes Rivesaltais-Agly, elle fait maintenant partie de la communauté d'agglomération Perpignan Méditerranée. La commune adhère également au Pays de la Vallée de l'Agly.

La commune est le chef-lieu du canton éponyme, qui dépend de la deuxième circonscription des Pyrénées-Orientales dont le député est Fernand Siré (UMP, ancien maire de Saint-Laurent-de-la-Salanque).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis la Libération de la France[30]
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1971 Jean Jacquet SFIO puis PS Négociant en vins
Conseiller général du canton de Rivesaltes (1945 → 1973)
Président du conseil général des Pyrénées-Orientales (1956 → 1973)
mars 1971 mars 1983 Émile Parès DVD puis UDF Conseiller général du canton de Rivesaltes (1973 → 1998)
mars 1983 En cours André Bascou[31],[32] RPR puis UMP-LR Ingénieur
Député de la 2e circonscription des Pyrénées-Orientales (1993 → 1997)
Président de la CC du Rivesaltais-Agly-Manadeil
5e vice-président de Perpignan Méditerranée Métropole

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1358 1365 1378 1424 1470 1515 1553 1709 1720
142 f136 f96 f69 f70 f67 f40 f201 f254 f
1730 1755 1765 1767 1774 1789 1790 - -
290 f317 f1 000 H1 420 H290 f386 f1 747 H--
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Notes :

  • 1358 : dont 56 f pour l'ermitage de Saint-Martin-de-Tura ;
  • 1365 : dont 55 f pour l'ermitage de Saint-Martin-de-Tura ;
  • 1378 : dont 33 f pour l'ermitage de Saint-Martin-de-Tura ;
  • 1424 : dont 6 f pour l'ermitage de Saint-Martin-de-Tura.

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[34].

En 2019, la commune comptait 8 888 habitants[Note 5], en augmentation de 5,53 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Orientales : +3,73 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 8182 0112 5302 8733 2083 4003 4463 7373 839
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 2764 8215 2185 5176 3296 9806 2356 0166 010
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 7885 6075 7145 2145 1035 0685 0095 4695 860
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
5 9106 4426 5896 7817 1107 9408 4968 6108 169
2015 2019 - - - - - - -
8 6788 888-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[35].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[36] 1975[36] 1982[36] 1990[36] 1999[36] 2006[37] 2009[38] 2013[39]
Rang de la commune dans le département 2 3 5 8 7 6 8 9
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale et communale : [40] ;
  • Foire : [40] ;
  • Marchés : lundi, mercredi et vendredi[40] ;
  • Vendanges littéraires : célébration autour du vin et des livres, à l'automne ;
  • Fête médiévale du Babau : dragon qui selon la légende médiévale serait venu dévorer des enfants du village, en été ;
  • Fête de l'abricot : juillet ;
  • Festival Semaine Flamenco de Rivesaltes : en août[41].

Santé[modifier | modifier le code]

Rivesaltes bénéficie de la présence de plusieurs médecins généralistes[42]. L'hôpital le plus proche est à Perpignan.

Sports[modifier | modifier le code]

Rivesaltes possède une piscine municipale[43].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune compte 3 830 ménages fiscaux[Note 6], regroupant 8 376 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 18 820 [I 9] (19 350  dans le département[I 10]). 39 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 7] (42,1 % dans le département).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 11] 11,5 % 15,4 % 12,1 %
Département[I 12] 10,3 % 12,9 % 13,3 %
France entière[I 13] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 5 248 personnes, parmi lesquelles on compte 70,9 % d'actifs (58,8 % ayant un emploi et 12,1 % de chômeurs) et 29,1 % d'inactifs[Note 8],[I 11]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui du département, mais supérieur à celui de la France, alors qu'en 2008 il était supérieur à celui du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Perpignan, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 14]. Elle compte 4 302 emplois en 2018, contre 4 150 en 2013 et 4 015 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 3 127, soit un indicateur de concentration d'emploi de 137,6 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 52 %[I 15].

Sur ces 3 127 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 1 117 travaillent dans la commune, soit 36 % des habitants[I 16]. Pour se rendre au travail, 82,5 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2,9 % les transports en commun, 11,5 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 3,2 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 17].

Activités[modifier | modifier le code]

Caves de Rivesaltes.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Revenus de la population

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 23 357 [I 18].

En 2012, le revenu fiscal médian des ménages par unité de consommation est de 17 173  et 53,9 % des foyers fiscaux sont imposables. Le taux de pauvreté est de 20,5%[I 8].

Fiscalité

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Gaby Cruanas
Enseigne de la Zone d'activités économiques Las Solades

Le terroir de Rivesaltes, produisant ses vins doux naturels, occupe la plus grande partie des sols de la commune et contribue largement à sa prospérité.

L’autre richesse territoriale est issue de la diversité de son bassin économique réparti en plusieurs zones d’activités. Ces principales zones d'activités sont[44] :

Le centre-ville

Une soixantaine de commerçants sont installés au centre-ville de Rivesaltes.[réf. nécessaire]

La zone d'activités économiques Las Solades

Cette zone créée en 1985[45] accueille plus de 120 entreprises[46], œuvrant dans des domaines aussi variés que le numérique, l’électronique automobile et industrielle, les contraintes énergétiques du bâtiment, la maçonnerie traditionnelle, la ferronnerie d’art et industrielle, ainsi que les métiers de production et de transformation[47]. Une entreprise de pointe dans le diagnostic électronique automobile y est implantée depuis trente ans, ainsi que le vice champion du monde de forge.[réf. nécessaire]

L'espace Entreprises Méditerranée

La superficie est de 120 hectares. Un vaste parc de voitures neuves est présent, ainsi qu'un CAT, un centre de formation AFPA et aussi une fabrique de matériels de cave. Une ferme de huit éoliennes fournissant 7 600 kW y est également présente.[réf. nécessaire]

L'espace Entreprise Méditerranée accueille aussi depuis le nouvel Hôtel d'entreprises de Rivesaltes. Inauguré le par la Présidente du Conseil départemental des Pyrénées-Orientales, Hermeline Malherbe, cet ensemble immobilier, d'un coût de 7,6 M€[48], inclut dix ateliers de production et un bâtiment tertiaire de 1 000 m2 répartis sur trois étages dans lequel sont ouverts 20 bureaux. Le rez-de-chaussée est occupé par la Pépinière d'Entreprises de Rivesaltes[49]. L'hôtel d'entreprises est un bâtiment à énergie positive et utilise trois sources d’énergie renouvelable[50] : solaire (panneaux photovoltaïques) : 48 kWc, vent (éolienne à axe vertical) : 7 kW et bois énergie (chaudière bois) : 75 kW

Les zones du Mas de la Garrigue (nord et sud)

Le plus grand cadran solaire d'Europe marque l'entrée de cette zone qui est principalement tournée vers le transport,la logistique et les produits alimentaires. Y sont également présent cinq hôtels ainsi que Institut de formation des métiers de l artisanat.[réf. nécessaire]

La zone commerciale Cap Roussillon

Orientés vers des activités commerciales ludiques autour d'un complexe de cinémas.[réf. nécessaire]

La zone Circuit Roussillon

Un circuit privé pensé pour la vitesse, utilisé pour de manifestations de karting ou de motos.[réf. nécessaire]

Le Parc Régional François Arago

Destiné à accueillir la future gare départementale pour le TGV.[réf. nécessaire]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Rivesaltes Blason
D’or à Saint André de carnation, nimbé de gueules, habillé d’azur et d’argent, brochant sur sa croix alésée de sinople.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  6. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  7. La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
  8. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  2. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Métadonnées de la commune de Rivesaltes » (consulté le ).
  2. « Commune urbaine - définition » (consulté le ).
  3. « Unité urbaine 2020 de Perpignan » (consulté le ).
  4. « Base des unités urbaines 2020 », (consulté le ).
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Autres sources[modifier | modifier le code]

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