Basilique Notre-Dame des Tables

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Basilique Notre-Dame des Tables
Image illustrative de l'article Basilique Notre-Dame des Tables
Présentation
Culte Catholique romain
Type Basilique
Rattachement Diocèse de Montpellier
Début de la construction XVIIIe siècle
Style dominant Baroque
Protection  Inscrit MH (1938)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Ville Montpellier
Coordonnées 43° 36′ 44″ nord, 3° 52′ 45″ est

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Basilique Notre-Dame des Tables

La basilique Notre-Dame des Tables est une église-basilique située en plein cœur de Montpellier, rue du Collège, elle est intimement liée à l'histoire de la ville de Montpellier. Cette église est église mère de Montpellier et la ville est sous son patronage ainsi que celui de saint Roch.

La construction de l'édifice de style baroque que l'on peut admirer aujourd'hui a commencé en 1707 sous la direction de l'architecte Jean Giral et terminé en 1748. Il s'agit de l'ancienne chapelle du collège des Jésuites (actuel musée Fabre), qui devint l’église paroissiale Notre-Dame des Tables en 1802.

L'ancienne église Notre-Dame des Tables[modifier | modifier le code]

L'église primitive de Notre-Dame des Tables se trouvait sur l’actuelle place Jean-Jaurès. L'église Sainte-Marie qui s’élevait, de 1090 à 1794, est devenue en 1204 Sainte-Marie des Tables, puis Notre-Dame des Tables. Il ne subsiste de l’ancien édifice que quelques vestiges de la crypte et des caveaux funéraires. La crypte de l'ancienne église a été transformée en musée (musée du Vieux Montpellier).

Au Moyen Âge, autour de l'église Sainte-Marie, étape sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, se dressaient les tables des changeurs de monnaie et les étals des marchands. Cet environnement signalait le sanctuaire parmi d'autres et le nom de « Notre-Dame des Tables » lui est resté.

Embelli et transformé aux XIVe et XVe siècles, l’édifice fut reconstruit deux fois lors des guerres de religion : de 1560 à 1622, la crise religieuse qui secoue Montpellier entraîne Notre-Dame dans une série de désastres. Affectée au culte réformé sous le nom de « Temple de la Loge » en 1561, elle sera en partie détruite en 1568 et 1581, exceptée la tour de l'horloge construite en 1432. L'évêque de Montpellier, Guittard de Ratte[1], reprend possession de l'église en décembre 1600. La reconstruction commence entre 1605 et 1608. En 1621, elle est à nouveau détruite par les protestants. Reconstruite entre 1650 et 1655, elle est détruite définitivement à partir de 1794.

La basilique actuelle[modifier | modifier le code]

L'intérieur de la Basilique

Le titre prestigieux du sanctuaire marial disparu a été transféré en 1802 à l'ancienne chapelle du collège des Jésuites, qui devint l’église paroissiale Notre-Dame des Tables. La construction de l'édifice situé rue du Collège que l'on peut admirer aujourd'hui avait commencé en 1707 sous la direction de l'architecte Jean Giral. Notre-Dame des Tables a été érigée en basilique mineure par le pape Pie XII le 11 octobre 1939. L'ancien collège est devenu lycée, puis ses bâtiments ont accueilli l'extension du musée Fabre voisin. D'importants aménagements et agrandissements effectués récemment permettent d'y découvrir une riche collection d'œuvres intéressantes :

En 1938, l'église est inscrite au titre des monuments historiques[4].

Le grand orgue[modifier | modifier le code]

Le grand orgue de la basilique

Il fut construit vers 1751-1752 par le facteur d'orgue Dom Bédos de Celles (1709-1779) pour l'abbaye de Saint-Thibéry où il résida de 1751 à 1759. Après la destruction définitive de l'ancienne église Notre-Dame des Tables à la Révolution française, la nouvelle paroisse Notre-Dame des Tables, installée dans l'ancienne chapelle du collège des Jésuites, part à la recherche d'un orgue pour ses cérémonies. Cambacerés, archi-chancelier de l'Empire, souhaita doter la nouvelle basilique d'un instrument prestigieux. Il ordonna le transfert de l'orgue de l'abbaye de Saint-Thibéry à la basilique Notre-Dame des Tables où il fut installé en 1805[5].

D'après Norbert Dufourcq, l'orgue originel était dépourvu de positif dorsal et possédait 2 claviers (grand-orgue et positif) dont la tuyauterie était disposée sur un grand sommier double à gravures alternées. Le buffet conçu par Dom Bédos, de style rocaille, est très original: une grande tourelle centrale trilobée en trèfle à 13 tuyaux, encadrée de 2 plates-faces concaves terminées par deux singulières tourelles géminées dont la plus extrême regarde les côtés de la nef. Bien que l'on n'en possède pas de preuve écrite, il est très probable que ses sculptures soient l'œuvre de Dominique Ferrère qui travaillait dans la région à cette époque et fut hébergé à l'abbaye de Saint Thibéry; il a ainsi édifié le buffet de l'orgue de la cathédrale Saint-Fulcran de Lodève dû à Jean-François L'Épine.

En 1805 l'orgue est transféré à Notre Dame des Tables par un facteur inconnu; certains avancent le nom de Jean-François L'Épine.

En 1846 nouvelle restauration par le montpelliérain Prosper-Antoine Moitessier qui nous a laissé les beaux tuyaux de façade actuels épousant harmonieusement les courbes et les tourelles des deux buffets.

En 1884, l'orgue est reconstruit dans l'ancien buffet par la manufacture Théodore Puget & Fils de Toulouse. L'orgue comprend trois claviers: grand-orgue, positif expressif et récit expressif et un pédalier de quatre jeux. Une bonne partie de la tuyauterie de Dom Bédos est réutilisée ( 19 jeux, environ 650 tuyaux) mais profondément remaniée (ré-harmonisation, pavillonnage, dispersion). C'est à cette occasion que le buffet perd sa couleur vert-clair avec sculptures et moulures argentées.

En 1995, restauration par Gérard Bancells de Toulouse dans l'esprit de l'orgue Puget mais en reclassant la tuyauterie parfois dispersée de Dom Bédos et en fournissant quatre jeux neufs.

L'orgue possède aujourd'hui 3 claviers de 56 notes, un pédalier de 30 notes et 37 jeux. Les 19 jeux de Dom Bédos, la tuyauterie de Moitessier (une centaine de tuyaux) contenue dans la partie instrumentale de l'orgue et le buffet en noyer sculpté du XVIIIe siècle sont classés monuments historiques en 1975[6],[7].

Les cloches[modifier | modifier le code]

La basilique est dotée de trois cloches :

  • la plus ancienne date de 1933 et se nomme "Notre-Dame des Tables", fondue par la fonderie Granier d'Hérépian (située à l'époque à Castanet-le-Bas), elle pèse 420 kg et donne la note La#3.
  • la seconde cloche date de 1985 et se nomme "Emmanuelle-Julie-Isabelle", fondue par la fonderie Granier d'Hérépian, elle pèse une tonne et donne la note Fa3. Cette cloche a été offerte par Georges Frêche, maire de Montpellier à l'époque.
  • le bourdon ou cloche de la victoire date de 1946 et se nomme "Victoire-Etiennette-Adrienne", fondue par la fonderie Granier d'Hérépian, il pèse 1,7 tonne et donne la note Ré3.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]