La Palme

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La Palme
La Palme
Une vue du centre de La Palme en 2003.
Blason de La Palme
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Narbonne
Intercommunalité Grand Narbonne
Maire
Mandat
Jean-Paul Fauran
2020-2026
Code postal 11480
Code commune 11188
Démographie
Gentilé Palmistes
Population
municipale
1 784 hab. (2021 en augmentation de 3,12 % par rapport à 2015)
Densité 65 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 58′ 32″ nord, 2° 59′ 37″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 201 m
Superficie 27,47 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Narbonne
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton des Corbières Méditerranée
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://la-palme.fr/

La Palme Écouter est une commune française, située dans le sud-est du département de l'Aude en région Occitanie[1].

Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du Narbonnais, un pays comprenant Narbonne et sa périphérie, le massif de la Clape et la bande lagunaire des étangs. Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par le Rieu, le ruisseau de Picassou et par divers autres petits cours d'eau. Incluse dans le parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée, la commune possède un patrimoine naturel remarquable : trois sites Natura 2000 (les « basses Corbières », le « complexe lagunaire de Lapalme » et l'« étang de Lapalme »), trois espaces protégés (l'« étang de la Palme », « Les Coussoules » et les « étangs littoraux de la Narbonnaise ») et onze zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

La Palme est une commune rurale et littorale qui compte 1 784 habitants en 2021, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1975. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Narbonne. Ses habitants sont appelés les Palmistes.

Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : la porte de la Barbacane, inscrite en 1926.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Palme, village des Corbières Maritimes, est situé entre Narbonne et Perpignan. Le village est construit au bord de l'étang de La Palme, entre la nationale 9 et la départementale 709.

La plage de La Palme se situe au lieu-dit le Rouet, où se trouve également une station de pompage alimentant les salins s'étendant de la mer à l'étang.

La Palme est limitrophe de cinq autres communes.

Carte de la commune de La Palme et de ses proches communes.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les lignes 16 et 18 des Autobus de Narbonne.

La ville est desservie par la voie express littorale, qui est desservie par l'Autoroute française A9, sortie Sortie 39 Sigean ou Sortie 40 Leucate, ainsi que par la RN9, puis voie express littorale.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est dans la région hydrographique « Côtiers méditerranéens »[3], au sein du bassin hydrographique Rhône-Méditerranée-Corse[4]. Elle est drainée par le Rieu, le ruisseau de Picassou, le ruisseau de Buffèque, le ruisseau de la Jasse Rouge, le ruisseau de Mezerac, le ruisseau de Saint Pancrace, le ruisseau des Vignes et le ruisseau du Moulas, qui constituent un réseau hydrographique de 19 km de longueur totale[5],[Carte 1].

Le Rieu, d'une longueur totale de 17,3 km, prend sa source sur le territoire communal et s'écoule d'ouest en est. Il traverse la commune et se jette dans l'étang de La Palme à Leucate, après avoir traversé 4 communes[6].

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen franc, selon une étude s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[8].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 15,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 592 mm, avec 5,1 jours de précipitations en janvier et 2,2 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020 la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Fitou à 9 km à vol d'oiseau[9], est de 17,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 558,8 mm[10],[11]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[12].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[13],[14].

La commune fait partie du parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée, créé en 2003 et d'une superficie de 68 350 ha, qui s'étend sur 21 communes du département[15]. Composé de la majeure partie des milieux lagunaires du littoral audois et de ses massifs environnants, ce territoire représente en France l’un des rares et derniers grands sites naturels préservés, de cette ampleur et de cette diversité en bordure de Méditerranée (Golfe du Lion)[16].

Trois autres espaces protégés sont présents sur la commune :

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 1]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats[23] :

  • le « complexe lagunaire de Lapalme », d'une superficie de 1 856 ha, la lagune de référence selon les critères de l'état écologique de la Directive-cadre sur l'eau. On trouve des formations très riches en Limonium (steppes salées-habitat prioritaire) et des herbiers de Zostères (Zostera noltii) en mélanges avec des Ruppia (Ruppia cirrhosa)[24]

et deux au titre de la directive oiseaux[23] :

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Huit ZNIEFF de type 1[Note 2] sont recensées sur la commune[27] :

  • l'« étang de Lapalme » (508 ha), couvrant 2 communes du département[28] ;
  • les « garrigues des Basses Corbières Orientales » (648 ha), couvrant 2 communes du département[29] ;
  • « les Coussoules » (185 ha), couvrant 2 communes du département[30] ;
  • le « massif du pic du Pied du Poul » (2 515 ha), couvrant 5 communes du département[31] ;
  • la « plaine agricole de Lapalme » (1 037 ha), couvrant 3 communes du département[32] ;
  • les « salins de Lapalme » (432 ha), couvrant 3 communes du département[33] ;
  • les « sansouïres de l'étang de Lapalme » (131 ha), couvrant 2 communes du département[34] ;
  • les « zones humides des sources du Cap Romarin » (100 ha), couvrant 2 communes du département[35] ;

et trois ZNIEFF de type 2[Note 3],[27] :

  • le « complexe lagunaire de Lapalme » (1 926 ha), couvrant 3 communes du département[36] ;
  • les « Corbières orientales » (30 263 ha), couvrant 19 communes dont 12 dans l'Aude et 7 dans les Pyrénées-Orientales[37] ;
  • les « garrigues du Cap Romarin » (1 935 ha), couvrant 4 communes du département[38].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

La Palme est une commune rurale et littorale[Note 4],[39]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[I 1],[40].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Narbonne, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 71 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 2],[I 3].

La commune, bordée par la mer Méditerranée, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[41]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[42],[43].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (31,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (33,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (27,9 %), cultures permanentes (24,5 %), zones humides côtières (17,3 %), eaux maritimes (16,4 %), 1forêts et milieux semi-naturels30,531,1zones agricoles hétérogènes (6,9 %), zones urbanisées (3,4 %), forêts (1,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,1 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,8 %)[44]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de La Palme est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[45]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[46].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau et par submersion marine, notamment le Rieu. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1986, 1992, 1994, 1996, 1999, 2003, 2005, 2009, 2014 et 2019[47],[45].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de La Palme.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 60,2 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (75,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 1 144 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 1097 sont en aléa moyen ou fort, soit 96 %, à comparer aux 94 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[48],[Carte 3].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic et une ligne de chemin de fer. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[49].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le peuple vivant en ce bord de mer s'appelait les Élisyques, un peuple Ibère. Un oppidum Élisyque, Pech Maho, se trouve à quelques kilomètres de la villa Palmae.

Le , Charlemagne donne le village à l'abbaye de Lagrasse. Un cella est installé : Saint Jean de la consécration ou San Joan de la Palma et géré par les moines de Lagrasse. Vers le XIIe siècle une enceinte se constitue autour de ce qui est devenu une église. C'est un des lieux du diocèse de Narbonne qui enverra des députés aux états provinciaux.

En 1206, Amiel d'Auriac, frère d'Olivier de Termes, devient seigneur de Saint-Pancrace, donné en fief par les vicomtes de Narbonne. Il reste encore en ce lieu une chapelle du Xe siècle, Saint-Pancrace. En 1302, après avoir cédé la seigneurie de Saint Pancrace à son fils Bernard, Amelius d'Auriac devient co-seigneur de La Palme après le paréage signé avec l'abbé de Lagrasse.

Le , le duc d'Albe s'empare de Leucate, ainsi que les villages de La Palme, Sigean, Fitou, Treilles, Roquefort, Saint-Jean-de-Barrou, Villesèque et d'autres bourgs jusqu'à Narbonne où l'armée française, commandée par le maréchal de Rieux, arrête sa progression.

À la suite de destructions et de pillages, La Palme se reconstruit en absorbant deux agglomérations, San Brancat et Glabanel, derrière un nouveau rempart. Mais lors de l'invasion espagnole de 1637, le village ouvre ses portes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 1 500 habitants et 2 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de dix neuf[50],[51].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 André Pla    
mars 2014 En cours Jean-Paul Fauran    
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[52]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[53].

En 2021, la commune comptait 1 784 habitants[Note 6], en augmentation de 3,12 % par rapport à 2015 (Aude : +2,47 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1846 1851 1856
3794254576089701 137750775860
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 0401 1761 1701 2471 6261 7181 5281 4041 305
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 2291 1711 1619709801 137817808842
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2009
8518659351 0091 1511 4311 4701 5081 517
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2017 2018 2019
1 5271 5521 5861 6201 6581 7301 6931 6741 704
2020 2021 - - - - - - -
1 7121 784-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[54] puis Insee à partir de 2006[55].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[56] 1975[56] 1982[56] 1990[56] 1999[56] 2006[57] 2009[58] 2013[59]
Rang de la commune dans le département 57 50 47 51 40 36 36 35
Nombre de communes du département 439 436 435 437 438 438 438 438

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Las Claous de la Paumo, fête historique du village.
  • La Cérémonie des Consuls avec la remise des clés au Seigneur de La Palme par le moine délégué de l'abbaye de Lagrasse.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 806 ménages fiscaux[Note 7], regroupant 1 856 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 21 030 [I 4] (19 240  dans le département[I 5]).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
Division 2008 2013 2018
Commune[I 6] 8,1 % 12,9 % 10,3 %
Département[I 7] 10,2 % 12,8 % 12,6 %
France entière[I 8] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 921 personnes, parmi lesquelles on compte 69,3 % d'actifs (59 % ayant un emploi et 10,3 % de chômeurs) et 30,7 % d'inactifs[Note 8],[I 6]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui du département, mais supérieur à celui de la France, alors qu'en 2008 il était inférieur à celui de la France.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Narbonne, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 4],[I 9]. Elle compte 257 emplois en 2018, contre 223 en 2013 et 247 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 551, soit un indicateur de concentration d'emploi de 46,7 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 46,3 %[I 10].

Sur ces 551 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 162 travaillent dans la commune, soit 29 % des habitants[I 11]. Pour se rendre au travail, 86,6 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 0,5 % les transports en commun, 6,6 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 6,4 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 12].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

153 établissements[Note 9] sont implantés à la Palme au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 10],[I 13].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 153 100 % (100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
13 8,5 % (8,8 %)
Construction 19 12,4 % (14 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
48 31,4 % (32,3 %)
Information et communication 3 2 % (1,6 %)
Activités financières et d'assurance 1 0,7 % (2,7 %)
Activités immobilières 10 6,5 % (5,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
28 18,3 % (13,3 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
14 9,2 % (13,2 %)
Autres activités de services 17 11,1 % (8,8 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 31,4 % du nombre total d'établissements de la commune (48 sur les 153 entreprises implantées à la Palme), contre 32,3 % au niveau départemental[I 14].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Les quatre entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[60] :

  • Taf Bat Construction, travaux de maçonnerie générale et gros œuvre de bâtiment (786 k€)
  • JDS 11, activités des sièges sociaux (32 k€)
  • Cigal'home, agences immobilières (29 k€)
  • Lupi, conseil pour les affaires et autres conseils de gestion (8 k€)

Un salin sur l'étang de Leucate est exploité depuis l'Antiquité. En 2019, il fait environ 400 hectares et a produit 23 000 tonnes de sel[61].

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la petite région agricole dénommée « Région viticole »[62]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 11] sur la commune est la viticulture[Carte 5].

1988 2000 2010 2020
Exploitations 80 65 39 29
SAU[Note 12] (ha) 779 773 609 542

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 80 lors du recensement agricole de 1988[Note 13] à 65 en 2000 puis à 39 en 2010[64] et enfin à 29 en 2020[Carte 6], soit une baisse de 64 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 60 % de ses exploitations[65],[Carte 7]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 779 ha en 1988 à 542 ha en 2020Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 10 à 19 ha[64].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La croix de Saint-Vincent où se situait l'église du village de pêcheurs disparue « Glabanel ».
  • L'ancienne carrière.
  • Le rouet sur la plage est la station de pompage des salins.
  • La Voie Domitienne : après de nombreuses découvertes, il est établi que la voie passait à proximité de la chapelle Saint-Pancrace à 50 mètres de la nationale 9, le vingtième milliaire ayant été découvert dans une vigne près du Rieu de Caves, Treilles. Une reproduction de la coupe de la voie romaine et une copie de la XXe borne miliaire avec des inscriptions: Aénobarbus.. a été créée à l'aire de repos des Cabanes de La Palme. La voie traversait l'actuel hameau où se trouvait un relais de voyage. Autour de la chapelle, ont été découverts des tuiles, des sépultures, et toutes sortes de débris anciens, mais aussi des pièces de monnaie et une statuette en bronze : une Isis Fortuna, la réplique exacte de celle trouvée à Herculanum ; mais surtout un passé gallo-romain (saint Pancrace était un saint important à Rome : il y fut martyrisé en l’an 304, sous le règne de Dioclétien, et dès le IVe siècle, il eut une église à son nom à Rome).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joë Bousquet (1897-1950) : poète qui venait en vacances chez ses grands-parents, dans la rue qui porte aujourd'hui son nom (auteur du livre Le Roi du sel, un conte sur La Palme) ;
  • Jean-Jacques Borrut (1944-2020) : artiste plasticien et poète né à La Palme.
  • Roger Gouzy (1905-2016), doyen masculin des Français à partir de , y est né et mort.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La Palme possède des ateliers d'Art et d'exposition.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Palme (La) Blason
D'azur à un palmier d'or posé sur une terrasse du même.
Détails
Armes parlantes.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Alias du blason de Palme (La)
Alias du blason de Palme (La)
De gueules à un pal fuselé d'or et de gueules.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joan Jaume Borrut, poésies : Le conte du grand tourbillon, ode à Bacchus, la légende de La Palme, La Vergonha et la Baragonha.
  • Joseline Briffon-Borrut, native de La Palme, fait revivre son village dans Étoile du Midi, paru en (Éditions Empreinte).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[22].
  2. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  3. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  4. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.
  7. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  8. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  9. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  10. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  11. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  12. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  13. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[63].
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique de la Palme » sur Géoportail (consulté le 8 décembre 2021).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
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  4. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
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  6. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée par département », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

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Autres sources[modifier | modifier le code]

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