Blagnac

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Blagnac
Lac du Ritouret.
Lac du Ritouret.
Blason de Blagnac
Blason
Blagnac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Canton Blagnac
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Toulouse Métropole
Maire
Mandat
Bernard Keller
2014-2020
Code postal 31700
Code commune 31069
Démographie
Gentilé Blagnacais ou Caouec
Population
municipale
23 416 hab. (2014en augmentation de 7.59 % par rapport à 2009)
Densité 1 387 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 38′ 11″ nord, 1° 23′ 26″ est
Altitude Min. 119 m – Max. 153 m
Superficie 16,88 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel
Entrée de l’aéroport de Toulouse-Blagnac.

Blagnac (Blanhac en occitan) est une commune française située dans la banlieue de Toulouse, la préfecture de la Haute-Garonne et de la région Occitanie.

Ville résolument tournée vers l'industrie aéronautique comme l'attestent notamment l’aéroport de Toulouse-Blagnac, le siège de la société Airbus et le musée aéronautique Aeroscopia.

Géographie[modifier | modifier le code]

Blagnac est une commune de l'aire urbaine de Toulouse qui fait partie de son unité urbaine. Située au nord-ouest de l'agglomération toulousaine à 7,5 km de la place du Capitole, elle en est une des villes les plus importantes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Blagnac
Aussonne Beauzelle Fenouillet en rive droite de la Garonne
Cornebarrieu Blagnac Toulouse en rive droite de la Garonne
Colomiers Toulouse Toulouse en rive droite de la Garonne

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est établie sur la première terrasse de la Garonne sur une superficie de 1 688 hectares. Son altitude varie entre 119 et 153 mètres.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Garonne et son affluent le Touch qui servent de frontière naturelle avec la commune de Toulouse ainsi que par le Riou long de 4,9 km[1] un autre affluent de la Garonne.

Climat[modifier | modifier le code]

Blagnac connaît un climat tempéré océanique, à influences méditerranéenne et continentale, caractérisé par un été sec et chaud, un hiver doux et un printemps marqué par de fortes pluies et des orages violents. Les vents dominants sont, par ordre d’importance, le vent d’ouest (amenant généralement l’humidité de l’océan Atlantique), le vent de sud-est (aussi appelé vent d'autan, plutôt chaud et sec) et le vent du nord, nettement moins fréquent et généralement froid et sec (amenant l’air de masses anticycloniques froides placées sur le nord de l’Europe)[2].

Tableau comparatif des données climatiques
Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Toulouse 2 047 h/an 655 mm/an 7 j/an 26 j/an 44 j/an
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Blagnac connaît en moyenne 24 jours de fortes chaleurs et 33 jours de gel par an. Les mois les plus pluvieux sont les mois d’avril, mai et juin. Les températures normales minimales interviennent en janvier avec en moyenne 5 °C, et les températures normales maximales en août avec 23 °C.

Températures relevées à Toulouse
Mois J F M A M J J A S O N D Année
Températures (sous abri, normales 1961-1990) °C 5,4 6,8 8,7 11,3 14,8 18,4 21,3 20,8 18,5 14,4 8,9 5,9 12,9
Précipitations (hauteur moyenne en mm, période 1961-1990) 55,1 55,2 57,5 64,4 73,1 57,8 41 47,4 47,7 51,5 48,8 55,9 655,7
Source : Météo France

Transports[modifier | modifier le code]

L'arrivée du tram à Blagnac vers 1910.

La commune accueille l'aéroport de Toulouse-Blagnac, plus de 7 millions de passagers (2014), première porte d’entrée de la région Midi-Pyrénées.

Plusieurs dessertes de bus urbains, interurbains et de navettes communales permettent de relier les quartiers d’habitat, les secteurs commerciaux et d’activités économiques à la ville centre.

Depuis décembre 2010, Blagnac est desservie par le tramway de Toulouse, qui est relié au réseau du métro toulousain à la station des Arènes. Depuis décembre 2013, le tramway est prolongé jusqu'au palais de justice. Blagnac a déjà connu jadis le tramway. Depuis avril 2015, Blagnac est aussi desservie par le tramway de Toulouse, qui est relié au réseau du métro toulousain à la station Palais-de-Justice et qui va jusqu'à l'aéroport international de Toulouse-Blagnac.

La ville de Blagnac fait fonctionner une petite navette, « La Caouéquine », qui relie la station de tramway Pasteur-Mairie de Blagnac et l’hôtel de ville, ainsi qu'un service de transport à la demande.

Voir aussi Transports en commun de Toulouse, Tramway de Toulouse, Ligne T1 du tramway de Toulouse, Ligne T2 du tramway de Toulouse, Liste des lignes de bus de Toulouse et Itinéraire à grand gabarit.

Accès par le périphérique de Toulouse, sortie 31 et par l'A621.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Elle couvre une superficie de 16,88 km2, dont un tiers d'espaces verts, elle figure dans le palmarès 2016 du Conseil national de villes et villages fleuris de France, qui a renouvelé l'attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[3].

Quartiers[modifier | modifier le code]

Il existe 6 conseils de quartiers qui lient les habitants et les élus :

  • Quartier Andromède ; (ZAC Andromède)
  • Quartier Centre ;
  • Quartier Grand Noble ;
  • Quartier Grenade-Les Prés ;
  • Quartier Odyssud ; (Odyssud espace culturel)
  • Quartier Sud.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Blagnacais[4] ou Caouec. Le nom de Caouec désigne par extension toutes les personnes ayant grandi à Blagnac.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le passé le plus ancien de Blagnac n’est connu que par l’archéologie ; celle-ci révèle la présence des hommes de la préhistoire, des Celtes et des Gallo-Romains. La tradition veut que saint Exupère, sixième évêque de Toulouse, ait choisi Blagnac comme lieu de repos, y soit mort et y ait été enseveli, vers 415. Au cours du VIe siècle, sa tombe est redécouverte et ses restes transportées à Saint-Sernin de Toulouse. C’est aux chanoines de cette même église que le comte de Toulouse attribue Blagnac en 1100.

À la suite de la croisade des Albigeois, Blagnac entre dans le domaine royal en 1270 puis est cédé par Philippe le Bel à Géraud Balène, chevalier quercinois, en 1307. À cette date, Blagnac est le chef-lieu d’une seigneurie qui s’étend de part et d’autre de la Garonne sur une douzaine de villages. Vers la fin du XIVe siècle, la seigneurie passe pour trois cents ans aux mains des Devoisins  qui s’affirment clairement barons de Blagnac. Les derniers barons sont les Amieu au XVIIIe siècle, jusqu’à la Révolution de 1789.

Chaque année, ces seigneurs choisissent quatre consuls parmi la population. Ceux-ci ont en charge les « affaires » de la communauté un peu comme le conseil municipal actuel.

Le château bâti au sud près du fossé et du rempart entourant le village est détruit pendant les guerres de Religion et reconstruit au nord, place de la Fontcouverte. Il est difficile de se le représenter car le Blagnacais qui l’a acheté à Claude Amieu en 1790, l’a transformé.

Blagnac, agréable village à proximité de Toulouse, attire les riches notables dits « bientenants » : Capitouls, parlementaires, juges et autres hommes de loi, gros commerçants… Ils acquièrent des biens fonciers sur le territoire blagnacais et font construire de belles demeures ou des châteaux : Maniban, Ferradou, Uzou, Carrière…

Un fait marquant a lieu le 17 juin 1790. En effet, l’arrestation à Blagnac du comte René Joseph de Toulouse Lautrec, député de Castres à l’Assemblée nationale constituante est à l’origine de la loi sur l’immunité parlementaire adoptée le 26 juin 1790. Ce décret est toujours en vigueur.

Aujourd’hui, le centre historique autour de l’église dédiée à Saint Pierre a été conservé et mis en valeur. L’urbanisation s’étend du pont qui a remplacé le bac en 1840 jusqu’à Beauzelle. Le tout récent éco-quartier d’Andromède se développe près des usines modernes d’Airbus qui font en grande partie la renommée de Blagnac.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 20 000 habitants et 29 999 habitants au dernier recensement, le nombre de membres du conseil municipal est de trente cinq[5],[6].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la première circonscription de la Haute-Garonne, de Toulouse Métropole et du canton de Blagnac.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1944 1965 Jean-Louis Puig    
1965 1996 Jacques Puig PRG  
1996 en cours Bernard Keller PRG Conseiller régional de la région Occitanie

Le maire est entouré d'un conseil municipal de 34 élu(e)s dont 13 adjoint(e)s.

Finances locales[modifier | modifier le code]

Cette sous-section présente la situation des finances communales de Blagnac[Note 1].

Pour l'exercice 2013, le compte administratif du budget municipal de Blagnac s'établit à 91 947 000 € en dépenses et 91 346 000 € en recettes[A2 1] :

En 2013, la section de fonctionnement[Note 2] se répartit en 61 366 000 € de charges (2 774 € par habitant) pour 73 701 000 € de produits (3 332 € par habitant), soit un solde de 12 335 000 € (558 € par habitant)[A2 1],[A2 2] :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels[Note 3] pour une somme de 31 881 000 € (52 %), soit 1 441 € par habitant, ratio supérieur de 97 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (733 € par habitant). En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio augmente de façon continue de 1 298 € à 1 441 € par habitant ;
  • la plus grande part des recettes est constituée des impôts locaux[Note 4] pour une valeur totale de 26 814 000 € (36 %), soit 1 212 € par habitant, ratio supérieur de 118 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (556 € par habitant). En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio augmente de façon continue de 967 € à 1 212 € par habitant.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Blagnac[A2 3]. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2012[A2 3] :

La section investissement[Note 5] se répartit en emplois et ressources. Pour 2013, les emplois comprennent par ordre d'importance[A2 4] :

  • des dépenses d'équipement[Note 6] pour une somme de 29 292 000 € (96 %), soit 1 324 € par habitant, ratio supérieur de 249 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (379 € par habitant). En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 477 € par habitant en 2010 et un maximum de 1 324 € par habitant en 2013 ;
  • des remboursements d'emprunts[Note 7] pour une valeur de 145 000 € (des sommes plus faibles), soit 7 € par habitant, ratio inférieur de 93 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (96 € par habitant).

Les ressources en investissement de Blagnac se répartissent principalement en[A2 4] :

  • subventions reçues pour une somme de 1 635 000 € (9 %), soit 74 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 48 € par habitant en 2011 et un maximum de 254 € par habitant en 2009 ;
  • fonds de Compensation pour la TVA pour une valeur de 1 454 000 € (8 %), soit 66 € par habitant, ratio supérieur de 65 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (40 € par habitant).

L'endettement de Blagnac au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 8], l'annuité de la dette[Note 9] et sa capacité de désendettement[Note 10] :

  • l'encours de la dette pour une somme de 7 671 000 €, soit 347 € par habitant, ratio inférieur de 68 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (1 092 € par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio diminue de façon continue de 482 € à 347 € par habitant[A2 5] ;
  • l'annuité de la dette pour une valeur totale de 153 000 €, soit 7 € par habitant, ratio inférieur de 95 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (133 € par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio diminue de façon continue de 82 € à 7 € par habitant[A2 5] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour 15 049 000 €, soit 680 € par habitant, ratio supérieur de 295 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (172 € par habitant). En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 680 € par habitant en 2013 et un maximum de 827 € par habitant en 2010[A2 6]. La capacité de désendettement est de moins d'un an en 2013. Sur une période de 14 années, ce ratio est constant et faible (inférieur à 4 ans)

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Les juridictions compétentes pour la commune de Blagnac sont le tribunal d'instance de Toulouse, le tribunal de grande instance de Toulouse, la cour d'appel de Toulouse, le tribunal pour enfants de Toulouse, le conseil de prud'hommes de Toulouse, le tribunal de commerce de Toulouse, le tribunal administratif de Toulouse et la cour administrative d'appel de Bordeaux[7].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[8],[Note 11].

En 2014, la commune comptait 23 416 habitants, en augmentation de 7,59 % par rapport à 2009 (Haute-Garonne : 6,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 118 1 062 1 252 1 416 1 436 1 538 1 597 1 680 1 681
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 652 1 683 1 729 1 741 1 831 1 909 1 897 1 866 1 791
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 786 1 756 1 880 1 791 1 975 2 103 2 360 2 754 3 543
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
5 320 8 417 11 651 14 929 17 209 20 586 21 199 22 217 23 416
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006 [10].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[11] 1975[11] 1982[11] 1990[11] 1999[11] 2006[12] 2009[13] 2013[14]
Rang de la commune dans le département 5 5 4 4 5 5 5 5
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Économie[modifier | modifier le code]

Vue aérienne du complexe Aéroport / Aéroconstellation en 2007.

Blagnac est à la pointe de l'industrie aéronautique mondiale, accueillant actuellement le siège d'Airbus industrie, ce qui se traduisit même le vendredi par la venue en personne du cosmonaute Youri Gagarine, depuis Paris (où il était l'invité du salon du Bourget) en Caravelle (pilotée par Léopold Galy) avec une délégation soviétique, pour visiter durant près de trois heures les précédentes usines blagnacaises de Sud-Aviation, où se concrétisait alors -justement...- le projet Concorde (les Russes venant tout juste de démarrer celui de leur propre supersonique, le Tupolev 144). Le même jour, la délégation se restaura à Saint-Martin-du-Touch, commune à l'époque limitrophe, ensuite rattachée à Toulouse[15]. En juin 1969, David Scott visita à son tour le complexe aerospatial de Lespinet, et Sud-Aviation, après être passé aux Dossiers de l'écran et avoir revisité une seconde fois le salon du Bourget.

Blagnac appartient au cercle très restreint des communes les plus dynamiques de France :

  • 1 700 entreprises et commerces ;
  • 12 700 salariés en 1999 ;
  • 21 000 en 2005 ;

avec un solde positif de 1 650 emplois supplémentaires par an.

L’emploi a fortement progressé, notamment dans les bureaux d’études sous-traitants de premier niveau d'Airbus.

Cette croissance trouve son ferment dans l'essor des entreprises :

Véritable coup d’accélérateur pour l’économie locale et régionale, l'usine d’assemblage de l’A380 est clairement porteuse demplois et de stabilité sociale. Blagnac est également le siège de la chambre régionale de commerce et d'industrie Midi-Pyrénées. Citons aussi : Labinal, Aeroconseil, Blagnac Constellation, Engineering Conception Maintenance, AéroConstellation...

De multiples projets sont en cours de réalisation. Dans les années 2010, l’implantation de la chaîne d'assemblage de l'A380 se traduit par l’émergence d’une série de projets structurants :

  • création d'un Espace muséographique aéronautique, (Aeroscopia) ;
  • création d'un Espace de convention et centre d'affaires ;
  • création (en cours) du nouveau centre de livraison des Airbus, le Delivery Center ;
  • essor du secteur hôtelier ;
  • développements commerciaux importants ;

et, pour accompagner cet élan :

Article détaillé : Économie toulousaine.

Culture et loisirs[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignement artistique (conservatoire de musique, école de danse, ateliers d'art), de diffusion (Odyssud, médiathèque, ludothèque, ciné Rex, salles d'exposition), et une action culturelle variée permettent aux Blagnacais de vivre la culture au quotidien.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La ville remporte le challenge de la ville la plus sportive de France en 1992. La ville de Blagnac a continué son action en faveur du sport au fil des années. Aujourd'hui, 70 associations sportives proposent 52 disciplines pour lesquelles on a pu recenser 10 000 licenciés !

Associations non sportives[modifier | modifier le code]

  • Association des donneurs de sang.
  • Association des Donneurs de Sang et Secouristes Bénévoles de la ville de Blagnac (ADSSB)[27].
  • Association Unité Mobile de Premiers Secours de Haute-Garonne (UMPS31), assurant des dispositifs prévisionnels de premiers secours sur Blagnac et dans le département.
  • Blagnac est le siège mondial de la communauté des Béatitudes[28].

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la métropole de Toulouse Métropole[29].

Écoquartier de la ZAC Andromède

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux. Monuments[modifier | modifier le code]

De la Préhistoire aux Gaulois

Le site aéronautique aménagé pour l’Airbus 380 en 2001 a été occupé dès le Paléolithique (bifaces, galets de Garonne travaillés), au Néolithique et à l’âge de bronze (amphores, puits), aux IIe et Ier siècles avant J.-C. (ferme gauloise).

Dans le village lui-même : murs, mosaïque, poteries…gallo-romains

Monastère de Blagnac :

Un imposant bâtiment, une chapelle et un château du XVIIe siècle composent le monastère des Dominicaines. Jean d’Aldeguier, issu d’une famille noble de Millau, grand trésorier de la généralité de Toulouse, achète les terres à Isabeau de Voisins. Passé aux mains de différents propriétaires issus de la haute bourgeoisie et de la noblesse toulousaine, il est finalement vendu en 1748 à Gaspard de Maniban, premier président au parlement de Toulouse. Ce dernier, désireux d’en faire une demeure confortable, entreprend des travaux d’aménagements coûteux.

En 1810, le château et ses dépendances sont vendus au général d'Empire Jean Dominique Compans qui s’y installe. Il y meurt en 1845. Après avoir servi de cadre à des fêtes galantes, et à la suite de l’expropriation forcée des nouveaux propriétaires, le château est acheté en 1850 par les Trappistines, venues de l’abbaye de Maubec (Drôme). Entre 1860 et 1885, elles restaurent le château et construisent l’église. En 1870, le monastère est transformé en hôpital, puis en maison d’accueil pour les orphelines toulousaines, victimes de la crue de la Garonne en 1875.

Pendant la Première Guerre mondiale, un hôpital temporaire est implanté, accueillant notamment des soldats annamites. S’accommodant mal de l'urbanisation croissante de Blagnac, les Trappistines décident de quitter le domaine en 1938 pour aller enGironde. Une communauté de Dominicaines les remplace à partir de 1939.

Durant la Seconde Guerre mondiale, les bâtiments, à l'exception du château, sont occupés par les militaires allemands. Le domaine est endommagé. Après la guerre, des travaux de rénovation sont entrepris. En 1949, les moniales accueillent Louis Mazetier, célèbre peintre verrier qui réalise fresques et vitraux.

Depuis les années 1950, le monastère a varié ses activités : tour à tour fabricant de pâtes alimentaires, pension de famille, maison de retraite, confection d’objets religieux, afin d’assurer la survie matérielle de la communauté. Depuis 1987, les dominicaines partagent la tranquillité du site avec la communauté des Béatitudes. L’église conventuelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs et de Sainte-Catherine-de-Sienne est un grand édifice de style néogothique en forme de L. Les peintures murales du chœur et de la nef des fidèles ainsi que l’ensemble des vitraux sont classés à l’inventaire des monuments historiques depuis le 30 avril 2001.

L’église Saint-Pierre de Blagnac :

De son passé médiéval, la ville de Blagnac a conservé son église, dont la première mention se situe en 1098, mais on a une idée peu précise de ce qu’elle était à cette époque. Elle avait, semble-t-il, un clocher-mur tourné vers la Garonne sur la façade Est comme le prouveraient les trous au-dessus du chœur actuel pour les cordes des cloches. Construite de briques et de galets, c’est à partir de 1387 sous les Devoisins, qu’elle prend son allure gothique dans son aspect extérieur : abside de forme polygonale et fenêtres en arc brisé…L’intérieur gothique de l’église présente une nef voûtée avec croisée d’ogives et les chapiteaux sont décorés de sculptures représentant la Création.La chapelle Saint Jacques fut dédiée à cette famille, dont on peut voir le blason sculpté sur un des chapiteau.Les baies du clocher, construit au XVIe siècle, sont couvertes d’arcs en plein cintre et d’arcs en mitre, ce qui lui donne une ressemblance avec celui de Saint-Sernin.

Peintures et vitraux intérieurs sont du XIXe siècle.

Cette église a été inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques le 23 septembre 1926.

Les peintures murales de l’ancienne chapelle Saint-Éxupère datant du XVe siècle et complétées au XIXe, racontent la vie de saint Éxupère, 6e évêque de Toulouse  

Il aurait fait construire une petite maison à cet emplacement et y serait décédé vers 415.

Les Blagnacais l’ont adopté comme saint patron.

Aeroscopia :

Les débuts de cette grande histoire entre l’aéronautique et Toulouse remontent à la fin du XIXe siècle lorsque Clément Ader, originaire de Muret, effectue le premier décollage de l’histoire de l’aéronautique avec un engin plus lourd que l’air motorisé baptisé Eole.

Depuis ce premier « bond » de Clément Ader, un long chemin a été parcouru pour mener aujourd’hui aux fleurons de l’industrie aéronautique que sont l’A380 ou encore l’A350. Et c’est ici à Toulouse qu’une grande partie de l’histoire de cette industrie s’est écrite.

Un grand nombre de pionniers plus ou moins célèbres et d’avions de légende ont contribué à construire cet ancrage de l’aéronautique dans le patrimoine local.

Au milieu des années 50, la Caravelle, premier avion civil à réaction français sort des chaînes d’assemblage. Suivi par le légendaire Concorde qui décolle en 1969 pour la première fois depuis les pistes de l’aéroport de Toulouse-Blagnac. Aujourd’hui, Toulouse est aussi le berceau de deux grands constructeurs aéronautiques mondiaux que sont ATR et Airbus. En Midi-Pyrénées, près de 80 000 personnes vivent aujourd'hui de l’activité aéronautique.

Depuis plus de 30 ans, les acteurs et les témoins de cette formidable épopée industrielle, technologique et humaine, les amoureux du ciel et des avions se sont mobilisés pour que cette histoire soit à jamais reconnue et partagée. Pour que ce patrimoine historique soit préservé. Aeroscopia, musée aéronautique, porte cette attente. Le musée est construit en bordure de la ZAC Aéroconstellation, berceau de l’A380, elle-même en lien direct avec la plate-forme aéroportuaire et les pistes de Toulouse-Blagnac. Signée par l’agence Cardete Huet Architectes, également conceptrice de la géométrie de l’usine Lagardère, l’architecture d’Aeroscopia affiche la forme oblongue d’un long tube, recouvert d’une peau de zinc gris, ouvert à la lumière du jour qui, s’il n’était légèrement incurvé le long du plan dans lequel il se reflète, semblerait prêt pour un décollage immédiat.

Le musée couvre une surface au sol de 15 000 m2 incluant des espaces d’expositions intérieurs et extérieurs.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blagnac

Son blasonnement est : parti, au premier de gueules à l’écusson du même à la croix cléchée, vidée et pommetée de douze pièces d’or, au second d’azur à l’écusson parti au premier du champ semé de fleurs de lys d’or et au second de gueules semé de châteaux donjonnés d’or ouverts de gueules, le tout aux deux clefs adossées et entrelacées d’or.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette sous-section Finances locales est issue d'une synthèse des données du site alize2.finances.gouv.fr du ministère de l'Économie et des Finances. Elle est présentée de façon standardisée pour toutes les communes et ne concerne que le périmètre municipal. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 1.2.1 : Yin Yang Kappa Logo de l'outil Finances localesLettre grecque Kappa en majuscule et minuscule a effectué la synthèse des 98 pages du site alize2.finances.gouv.fr concernant Blagnac. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  2. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune.
  3. Les « charges de personnel » regroupent les frais de rémunération des employés par la commune.
  4. Les « impôts locaux » désignent les impôts prélevés par les collectivités territoriales comme les communes pour alimenter leur budget. Ils regroupent les impôts fonciers, la taxe d'habitation ou encore, pour les entreprises, les cotisations foncières ou sur la valeur ajoutée.
  5. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  6. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  7. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  8. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  9. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  10. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dettecapacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources de Blagnac.
  11. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Base de données du ministère du Budget, relative aux comptes des communes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://services.sandre.eaufrance.fr/Courdo/Fiche/client/fiche_courdo.php?CdSandre=O2090530
  2. « CAPITOUL, Météorologie de Toulouse », Météo France (consulté le 9 septembre 2007)
  3. Site des villes et villages fleuris, consulté le 22 décembre 2016.
  4. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 18/07/2008.
  5. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  6. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031069.html.
  7. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et ds libertés (consulté le 20 mars 2017).
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr,‎ (consulté le 10 janvier 2016)
  12. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  13. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  14. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  15. La Dépêche du Midi, éd. Haute-Garonne, dimanche 3 avril 2011, p.10
  16. Collège Jean-Mermoz
  17. Collège Henri-Guillaumet
  18. Lycée Saint-Exupéry
  19. AFACES Centre de formation et d’apprentissage de Blagnac
  20. Blagnac Patinage sur Glace
  21. Arc Club Blagnac
  22. Fédération Française de la Retraite Sportive
  23. Paddle Plus de Blagnac
  24. Tennis de table Blagnacais
  25. Club Ski et Montagne de Blagnac
  26. http://www.twirling-baton-blagnac.fr/
  27. Association des Donneurs de Sang et Secouristes Bénévoles de la ville de Blagnac
  28. Association Communauté des Béatitudes 60 avenue du Général-Compans
  29. http://www.toulouse-metropole.fr/missions/dechets-proprete