Boeing

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

The Boeing Company
logo de Boeing
illustration de Boeing

Création 1916 à Seattle
Fondateurs William E. Boeing
Forme juridique Société anonyme
Action NYSE : BA
TSE : 7661
Slogan Forever new frontiers
Siège social Chicago, Illinois
Drapeau des États-Unis États-Unis
Direction Larry Kellner et Dave Calhoun
Actionnaires The Vanguard Group (7,4 %)[1], T. Rowe Price (12 %), Newport Trust (en) (5,9 %) et BlackRock (5,8 %)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité Aéronautique,
aérospatiale,
militaire
Produits
Filiales Boeing Commercial Airplanes
Boeing Defense, Space & Security
Boeing Global Services
Boeing Capital
Effectif 141 014 (1er janvier 2021)[2]
Site web www.boeing.com

Capitalisation 208 987 millions USD (2019)
Chiffre d'affaires 58 160 millions USD (2020)[3]
en diminution 12 760 millions USD (2020)
Résultat net en diminution 11 900 millions USD (2020)[4]
Société précédente McDonnell Douglas, North American Aviation, Rockwell International et North American Rockwell (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Boeing (nom officiel : The Boeing Company) est un constructeur aéronautique et aérospatial américain. Son siège social est situé à Chicago, dans l'Illinois et sa plus grande usine à Everett, près de Seattle dans l'État de Washington. Cet avionneur s'est spécialisé dans la conception d'avions civils et privés, mais également dans l'aéronautique militaire, les hélicoptères ainsi que dans les satellites et les lanceurs avec sa division Boeing Defense, Space & Security. En 2012, elle se positionne au deuxième rang des ventes de matériel militaire au niveau mondial[5],[6]. Cette société se livre à une guerre commerciale dans l'aéronautique avec son principal concurrent, le groupe européen Airbus Commercial Aircraft.

Boeing connaît en 2019 et 2020 une catastrophe industrielle avec le 737 Max, interdit de vol, plusieurs centaines d'appareils cloués au sol à la suite de deux accidents n'ayant laissé aucun survivant, qui provoque notamment l'arrêt de sa production, des pertes évaluées à plusieurs milliards de dollars pour l'entreprise et une chute importante de ses ventes au profit de son rival européen[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant les années 1950[modifier | modifier le code]

7 B-47A à l'usine Boeing de Wichita, Kansas, le 26 janvier 1951.

La compagnie est née le grâce à ses deux pères William E. Boeing et George Conrad Westervelt et est baptisée « B&W ». Peu après, son nom deviendra « Pacific Aero Products », et enfin « Boeing Airplane Company ».

En 1917, avec l'entrée en guerre des États-Unis, la Navy commanda 50 hydravions d'entraînement Model C, la première commande de Boeing. En 1923 Boeing fabriqua un avion de transport postal le Model 40A et en 1927 elle remporta un contrat pour assurer la liaison aéropostale San Francisco-Chicago.

Boeing créa alors « Boeing Air Transport » pour s'occuper de ses activités de transports aériens. Pendant la première année, près de 2 000 passagers furent transportés et on entreprit alors de créer des avions spécialement étudiés pour le transport des passagers, c'est ainsi que le Model 80 fut lancé. Dans les années qui suivirent, Boeing se mit à acquérir de nombreuses entreprises de fabrication d'avions, de moteurs, des compagnies aériennes et en 1929, Boeing changea son nom en United Aircraft and Transport Corporation.

En 1934, Boeing est devenu une grande entreprise fabriquant des avions, des moteurs, transportant le courrier postal, s'occupant des aéroports et assurant de nombreuses lignes aériennes. Mais, sous la pression d'une loi anti-trust interdisant aux constructeurs d'exploiter des lignes aériennes, ses créateurs vendent leurs participations et « United Aircraft and Transport » est scindée en trois entités :

  • United Airlines, responsable du transport aérien
  • United Aircraft, responsable de la fabrication dans l'Est du pays
  • Boeing Airplane Company, responsable de la fabrication dans l'Ouest du pays.

Le site de production Boeing Plant 2 entre en service de 1936 aux années 1970

Peu après, un accord avec la compagnie aérienne Pan American World Airways fut signé, pour développer et produire un hydravion commercial capable de transporter des passagers sur les routes transatlantiques. Le Boeing 314 Clipper fit son premier vol en juin 1938. C'était le plus gros avion civil de son temps, il pouvait transporter 90 passagers sur les vols de jour et 40 passagers sur les vols de nuit. Un an après, la première ligne commerciale des États-Unis au Royaume-Uni fut inaugurée. D'autres routes aériennes furent ouvertes qui exploitaient le Boeing 314.

En 1938, Boeing mit en service le 307 Stratoliner ; c'était le premier avion de transport à cabine pressurisée ; il était capable de voler à une altitude de croisière de 20 000 pieds, donc au-dessus de la plupart des perturbations météorologiques, faisant de lui l'avion le plus résistant de la flotte Boeing.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Boeing construisit un grand nombre de bombardiers B-17 Flying Fortress et B-29 Superfortress.

Acquisitions durant les années 1990[modifier | modifier le code]

Compétition Airbus-Boeing : Commandes nettes d'avions 2001-2015

En réponse au mouvement de concentration dans l'industrie de la défense américaine engagé par son concurrent Lockheed en 1995, Boeing acquiert en août 1996 les activités spatiales et de défense de Rockwell International pour 3,2 milliards de dollars. Rockwell était notamment le fabricant des 7 navettes spatiales américaines (Enterprise, Pathfinder, Columbia, Atlantis, Endeavour, Discovery et Challenger).

Puis, Boeing rachète le numéro 2 du matériel de défense McDonnell Douglas, pour 13 milliards de dollars en août 1997. McDonnell Douglas était notamment le fabricant des lanceurs Delta.

Années 2000[modifier | modifier le code]

En 1999, l'avionneur Boeing a vendu 620 appareils. En 2004, les livraisons ont baissé pour atteindre 285 avions. Il est dépassé par son concurrent européen Airbus en commandes depuis 2002 et en livraisons depuis 2004[8].

En 2003, deux responsables de Boeing sont incarcérés pour des faits de corruption[9].

En 2005 dans un marché record, la firme annonce 1 005 commandes (dont 569 B737, 235 B787 et 154 B777) dépassée de nouveau par Airbus d'une cinquantaine d'appareils. Fin 2005, le carnet de commande comprend 1809 avions livrables pour les 7 prochaines années dont 290 avions en 2005, et une prévision de 395 avions en 2006 et 445 avions en 2007. Le chiffre d'affaires du groupe est de 55 milliards de dollars en 2005 pour un bénéfice de 2,60 milliards de dollars. Le nouveau B 787 est un succès commercial, il revendique fin 2005, 291 commandes fermes et 88 intentions d'achats de 27 compagnies. Sa production doit débuter mi-2007 pour une entrée en service prévue courant 2008. Si son succès se confirme, certains analystes prévoient des ruptures d'approvisionnement de certains fournisseurs et des problèmes de cadences dans la production, comme Boeing en a déjà connus en 1997. Toujours en 2005, Boeing emploie plus de 245 000 employés aux États-Unis et leur salaire tourne autour de 45 000$/Année et peut aller jusqu'à 67 $/Heure (soit 127 000 $/année)

Boeing est redevenu le premier avionneur mondial en 2006 avec 1 044 commandes contre 824 pour Airbus[10].

Boeing a livré 481 avions commerciaux en 2009, une hausse de 28 % par rapport à 2008[11]. Le Boeing 737 toujours aussi populaire chez les compagnies aériennes continue son règne avec 372 livraisons, 88 livraisons pour le Boeing 777, 13 livraisons pour le Boeing 767 et 8 livraisons pour le Boeing 747[11]. Le carnet de commandes de Boeing est désormais de 3 375 avions dont 2 076 Boeing 737[11].

Années 2010[modifier | modifier le code]

En mars 2011, Boeing conclut une entente avec deux transporteurs aériens chinois pour un total de 43 appareils totalisant une somme avoisinant les 10 milliards de dollars américains. Air China prévoit d'acheter 5 appareils de type Boeing 747-8[12] et Hong Kong Airlines de faire l'acquisition de 38 appareils, dont 6 modèles cargo et 30 Boeing de la série Dreamliner[13]. Si l'entente est approuvée par le gouvernement chinois, la livraison des appareils de ce nouveau modèle de 747 est planifiée entre 2014 et 2015[12].

En novembre 2011, Boeing a signé une commande pour produire « 50 long-courriers 777 pour 18 milliards de dollars [américains] de la compagnie Emirates »[14]. Quelques jours plus tard, elle a obtenu un autre contrat de Lion Air qui « va acquérir 230 Boeing moyen-courriers 737 pour près de 22 milliards [américains], dont 201 737 MAX »[15].

En 2014, Boeing réalise la meilleure performance commerciale de son histoire avec 1 432 commandes nettes et la livraison de 723 avions civils[16].

En septembre 2016, Boeing a signé un accord avec le Maroc dans le but de créer un « écosystème industriel » au royaume[17].

En novembre 2016, Boeing annonce une restructuration de sa branche dédiée à la défense avec la suppression de 500 postes, la fermeture de 2 usines à El Paso et Newington (en) et le déplacement de 2 000 employés[18]. Après avoir réduit les effectifs de sa section aéronautique de 8 % en 2016, le syndicat des techniciens et ingénieurs de Boeing a annoncé au début du mois de mars 2017 que 1 880 adhérents de la région de Seattle avaient accepté un départ volontaire[19].

En 2017, Boeing conclut un contrat d’un milliard de dollars sur 30 ans avec Dassault Systèmes. Ce contrat porte sur l'utilisation du logiciel 3Dexperience et vise à « moderniser le système de production »[20]. En octobre 2017, Boeing acquiert l'entreprise Aurora, spécialisée dans les vols autonomes[21].

En mai 2018, Boeing annonce l'acquisition de KLX, un équipementier aéronautique américain, pour 3,2 milliards de dollars, en plus d'une reprise de dette de 1 milliard de dollars[22].

En juillet 2018, Boeing annonce la création d'une co-entreprise avec Embraer, ce dernier apportant des actifs regroupant ses activités dans l'aviation civile valorisées à 4,75 milliards de dollars, alors que Boeing apportera des actifs de l'ordre de 3,8 milliards de dollars. Cette co-entreprise sera détenue à 80 % par Boeing. Le montant investi par Boeing n'est pas révélé. Cet accord exclut les activités militaires d'Embraer, ainsi que ses activités de jets privés[23],[24].

L'affaire du Boeing 737 MAX[modifier | modifier le code]

Après l'accident, à quelques mois d'intervalle, d'un appareil de la Lion Air et de celui d'Ethiopian Airlines, l'Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) décide le 12 mars 2019 de fermer l'espace aérien européen aux Boeing 737 MAX 8 et 9[25]. Le lendemain, le Canada et les États-Unis clouent au sol les 737 MAX[26]. Il en est de même pour la plupart des compagnies aériennes possédant cet appareil dans leur flotte, certaines comme la Norvegian Air Shuttle envisageant de demander réparation au constructeur américain du fait du préjudice financier causé par l'immobilisation sur le tarmac de ses 18 appareils[27]. Des employés de l'agence fédérale de l'aviation aux États-Unis ont découvert que la compagnie avait désactivé un signal d'alerte des 737 MAX pour le rendre optionnel et payant[28].

Les enquêtes et inspections approfondies sur le modèle 737 MAX ont permis de révéler également des fissures structurelles sur le 737 NG. Certains avions du constructeur américain ont alors été immobilisés en Australie (compagnie Qantas) et en Corée (compagnie Korean Air)[29].

Années 2020[modifier | modifier le code]

La crise économique liée à la pandémie de Covid-19 touche tous les secteurs de l'aéronautique de façon extrêmement sévère.

En avril 2020, Boeing annonce l'annulation de l'accord avec Embraer qui allait être finalisé[30].

Boeing obtient en mai 2020 deux contrats représentant 2,5 milliards de dollars afin de livrer plus de 1 000 missiles sol-air et anti-navires à l'Arabie saoudite[31].

En novembre 2020, Boeing annonce la suppression de 7 000 postes supplémentaires faisant passer au total le groupe de 160 000 employés à 130 000, pour la fin 2021[32].

La suspension de vol du Boeing 737 Max se termine à partir du 18 novembre 2020 progressivement à travers le monde mais pas en Chine ou l'autorité de régulation la CAAC maintient l'interdiction de vol sur son territoire en avril 2021 après avoir été la première à le clouer au sol au mois de Mars 2019[33] tandis que l'Inde n'autorise toujours que le survol du pays mais pas son exploitation par les compagnies aériennes[34].

Son chiffre d'affaires est en 2020 de 58,2 milliards de dollars, contre 76,6 en 2019, et a une perte d'exploitation de 12,8 milliards de dollars[35].

Le 7 janvier 2021, Boeing annonce avoir signé une entente avec le DoJ américain pour mettre un terme à une poursuite judiciaire où la société est accusée au criminel. Elle promet de verser 2,5 milliards US$ : 243 millions à titre d'amende, 1,77 milliard pour régler une petite partie des indemnités dues aux compagnies aériennes ayant acquis des 737 MAX, et 500 millions environ pour dédommager les familles endeuillées lors des crashs de Lion Air et Ethiopian Airlines en 2018 et 2019[36],[37]. Cet arrangement sous forme de « plaider coupable » évite le procès à Boeing, et permet notamment à la compagnie de rester en mesure de répondre à des appels d'offres publics. Cependant, si l'affaire est réglée vis-à-vis du parquet américain, Boeing reste exposé aux poursuites qui pourraient être lancées à titre personnel par les victimes et leurs familles[37].

Le 9 janvier 2021, peu après 14 h 0, un Boeing 737-500 de la compagnie Sriwijaya Air (Vol Sriwijaya Air 182) disparaît des radars après avoir décollé de l'aéroport de Jakarta.

En février 2021, Boeing est l'objet d'un ensemble d'amendes d'un montant de 6,6 millions de dollars pour différents manquements liées à la sécurité et aux obligations qu'il avait négocié avec la Federal Aviation Administration[38].

Perspectives en Afrique[modifier | modifier le code]

En 2021, Boeing évalue à 400 milliards de dollars les opportunités commerciales pour l'aviation civile en Afrique dans les 20 années à venir, avec une perspective de 1030 nouveaux appareils qui devraient être achetés par les compagnies du continent[39].

Chronologie[modifier | modifier le code]

Hughes AircraftHughes Space and Communications CompanyHughes HelicoptersMcDonnell Aircraft CorporationMcDonnell DouglasDouglas Aircraft CompanyVultee AircraftConsolidated Aircraft CorporationThomas-Morse AircraftConvairRockwell Standard CorporationRockwell InternationalAtlantic AircraftPitcairn Aircraft CompanyNorth American AviationBerliner-JoyceBerliner Aircraft CompanyPiasecki HelicopterPiasecki HelicopterStearman AircraftVoughtUnited Aircraft and Transport CorporationBoeingBoeingPratt et WhitneySikorsky Aircraft CorporationUnited AircraftUnited Airlines

Boeing Commercial Airplanes[modifier | modifier le code]

Renton[modifier | modifier le code]

L'usine de Renton est la plus ancienne de Boeing. C'est pendant la Seconde Guerre mondiale que le lieu devient une usine pour l'aviation militaire de Boeing avec principalement le B29. Par la suite l'usine va construire les modèles civils de la marque. Sont sortis de cette usine les 707, 727, 737 et 757. En 2021 le site produit le 737 Max[40]

737 Max

Everett[modifier | modifier le code]

L'usine d'Everett fut ouverte en 1967 pour permettre la construction du Jumbo Jet 747 commandés à 25 exemplaires par la PAN AM. Agrandie depuis, il s'agit du plus gros bâtiment du monde en termes de volume. Il abrite la chaine de production des gros porteurs 747, 767 et 777[41].

747-8
767F
777-9

North Charleston[modifier | modifier le code]

L'Usine de North Charleston[42] est la plus récente de Boeing. Inaugurée en 2011 pour produire une partie des nouveaux 787 notamment la version -10. L'avion ayant un gros succès commercial, il n'est pas possible de soutenir les cadences de production uniquement à Everett. North Charleston devient finalement en 2020 le lieu unique de fabrication des 787 à la suite de la décision de Boeing de regrouper la production sur un même site[43].

787

Boeing Defense, Space & Security[modifier | modifier le code]

Hélicoptères[modifier | modifier le code]

Anciennement Boeing Rotorcraft Systems, la société produit actuellement l'AH-64 Apache sur le site de La Mesa à la suite du rachat de McDonnell Douglas en 1997, ainsi que le CH-47 Chinook sur le site de Ridley Park. Boeing produit aussi en coopération avec Bell le V-22 Osprey

AH-64 Apache
CH-47 Chinook
V-22 Osprey

Avions militaires[modifier | modifier le code]

Boeing était principalement célèbre pour ses bombardiers, comme le B29 Superfortress qui a participé à la Seconde Guerre mondiale et aux Bombardements atomiques d'Hiroshima et de Nagasaki, ou encore le B52 Stratofortress, avion des années 50, toujours en service actif dans l'US Air Force. Ensuite la production s'est plutôt limitée à des versions militaires de transport, de surveillance ou de ravitaillement de ses modèles civils comme actuellement le KC-767, le KC-46, le P-8 et le futur avion présidentiel américain VC-25B.

KC-46
KC-767
P-8

Avec le rachat de McDonnell Douglas, Boeing a récupéré la production des avions multirôles de ce dernier avec le F15 et F18 ainsi que des missiles comme le AGM-84 Harpoon toujours en production. En 2021 Boeing fournit les ailes, le fuselage arrière et l'avionique du Lockheed Martin F22, et participe avec Saab à l'élaboration du T-7, le futur avion d'entraînement de l'US Air Force.

T-7 Red Hawk

Domaine Spatial[modifier | modifier le code]

Boeing participa lors de la guerre froide au programme de missile des Etats Unis avec le Minuteman et le Peacekeeper. Il participa aussi au Programme Apollo en fournissant le premier étage de la fusée Saturn V. Boeing est toujours très présent dans le domaine spatial avec le lanceur Delta IV et Atlas V dans la coentreprise United Launch Alliance. Il fait aussi partie du projet Space Launch System en coopération avec la NASA. Boeing développe et produit aussi la navette X-37 pour le compte de l'US Space Force.

Delta IV
Space Launch System (Vue d'artiste)
X-37

À la suite de l'appel d'offres de la NASA pour le programme Commercial Crew Development visant à renvoyer des astronautes dans l'espace depuis le sol américain à la suite du retrait de la navette spatiale américaine, Boeing développe le vaisseau CST-100 Starliner. Le premier vol est un échec[44] et un nouvel essai sans équipage est prévu pour le 30 juillet 2021[45]. Dans le même temps, son concurrent direct, SpaceX a déjà transporté deux équipages sur la station spatiale internationale avec son Crew Dragon.

CST-100 Starliner

Nomenclature[modifier | modifier le code]

La classification des avions Boeing référence le type d'avion, son modèle, sa version et enfin la première compagnie aérienne propriétaire de l’appareil.

Dans le cas de la forme XXX-XXX :

Le premier chiffre de la première centaine correspond ainsi au secteur d'activité :

  • les 3 pour les avions à hélices
  • le 4 pour les avions militaires,
  • le 5 pour les moteurs,
  • le 6 pour l’aérospatiale
  • et le 7 pour l’Aviation de transport civile.

Le deuxième chiffre (la dizaine) correspond à l'appareil, qui ne suit pas exactement l'ordre chronologique. Pour l'unité le 7 a été pour des raisons de sonorité en lien avec le chiffre de la centaine[46].

La centaine du second nombre correspond à la version de l'appareil. Les deux derniers chiffres sont commerciaux. Le premier avionneur acheteur de l'appareil voit son code client Boeing référencé.

Les premiers codes client créés sont :

Liste complète : List of Boeing customer codes (en)

Ainsi un Boeing 737-800 commandé par International Lease Finance Corporation (code client Q8) serait désigné 737-8Q8. Un Boeing 747SP commandé par Qantas (code client 38) serait désigné 747SP-38.

Principaux actionnaires[modifier | modifier le code]

Liste au 7 mai 2020[47] :

The Vanguard Group 7,07%
Capital Research & Management 6,96%
Evercore Trust Company (Invt Mgmt) 5,97%
Newport Trust 5,44%
T. Rowe Price Associates (Investment Management) 5,31%
SSgA Funds Management 4,66%
Capital Research & Management (World Investors) 4,71%
BlackRock Fund Advisors 2,21%
Capital Research & Management (International Investors) 1,77%
Axon Capital 1,57%

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « https://s2.q4cdn.com/661678649/files/doc_financials/annual/2019/Boeing-2019-Notice-of-Annual-Meeting-and-Proxy_Statement.pdf »
  2. http://www.boeing.com/company/general-info/#/employment-data
  3. https://investors.boeing.com/investors/investor-news/press-release-details/2021/Boeing-Reports-Fourth-Quarter-Results/default.aspx
  4. https://www.zonebourse.com/BOEING-COMPANY-THE-4816/fondamentaux/
  5. Classement des groupes industriels selon leur ventes de matériel militaire en 2010, Sipri Yearbook 2012.
  6. La vente de matériel militaire du groupe en 2010 est estimée par le Sipri à 31,360 Mds de $.
  7. « Crise du 737 MAX : le spectaculaire décrochage de Boeing face à Airbus », sur lemonde.fr,
  8. Le Monde, 13 juin 2005
  9. « Impunité : seulement 0,025 % de condamnations pour corruption », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne, consulté le )
  10. Dominique Gallois, « Boeing est redevenu le premier avionneur mondial », dans Le Monde du 18/01/2007, [lire en ligne]
  11. a b et c boeing.com 7 janvier 2010
  12. a et b (en) « Air China Agrees To Buy 5 Boeing 747-8 Intercontinental Jetliners For $1.54 Bln » [« Air China accepte d'acheter 5 avions intercontinentaux Boeing 747-8 pour 1,54 milliards $ »], RTT News,
  13. (en) Bettina Wassener, « Boeing Deals Show Rising Clout of Asian Airlines », The New York Times,
  14. AFP, « En bref - Commande historique pour Boeing », Le Devoir,‎ (lire en ligne, consulté le )
  15. AFP, « Une autre commande historique pour Boeing », Le Devoir,‎ (lire en ligne, consulté le )
  16. Boeing publie un bilan commercial annuel record, Challenges - 07/01/2015 - consulté le 07/01/2015
  17. « Boeing veut faire du Maroc un hub industriel », (consulté le )
  18. Boeing to cut 500 jobs in defense and space unit, Reuters, 16 novembre 2016
  19. Boeing met en place un gigantesque plan de départs à Seattle, Challenges, 3 mars 2017
  20. « Boeing conclut un contrat d’un milliard de dollars avec Dassault Systèmes », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  21. Alwyn Scott, « Boeing to buy autonomous and electric flight firm Aurora », sur Reuters,
  22. Shubham Kalia, « Boeing to buy aerospace parts maker KLX for about $3.2 billion », sur Reuters,
  23. Fabrice Gliszczynski, « Boeing prend les manettes d'Embraer pour mieux contrer Airbus », sur Reuters,
  24. Brad Haynes et Tim Hepher, « Boeing to take over $4.75 billion Embraer unit, targeting Airbus-Bombardier », sur Reuters,
  25. « L'espace aérien européen interdit à tous les Boeing 737 MAX », sur Europe 1 (consulté le )
  26. « Sous la pression, les Etats-Unis immobilisent à leur tour les Boeing 737 MAX », Le Monde,
  27. « Boeing 737 MAX. La compagnie aérienne Norwegian Air Shuttle réclame des compensations financières », sur Ouest France (consulté le )
  28. « Crash aérien en Ethiopie : Boeing avait désactivé un signal d'alerte des 737 MAX pour le rendre optionnel et payant », sur Franceinfo,
  29. Sébastien Arnaud, « Découvertes de « fissures structurelles » : les tracas de Boeing continuent », sur RSE Magazine (consulté le ).
  30. Marcelo Rochabrun et Tim Hepher, « Boeing pulls out of $4.2 billion deal for Embraer's commercial jet unit », sur Reuters,
  31. « Boeing décroche deux énormes contrats pour livrer plus de 1.000 missiles à Riyad », sur L'Orient-Le Jour,
  32. « Boeing va supprimer 7 000 emplois supplémentaires d’ici à la fin de 2021 », sur Le Monde,
  33. François Duclos, « Le Boeing 737 MAX se rapproche de la Chine », sur https://www.air-journal.fr/,
  34. La Rédaction Air et Cosmos, « Boeing 737 MAX : l'Inde autorise juste le survol », sur https://www.air-cosmos.com, (consulté le )
  35. « Boeing Reports Fourth-Quarter Results », Boeing,
  36. (en) Dave Michaels, Andrew Tangel et Andy Pastzor, « Boeing Reaches $2.5 Billion Settlement of U.S. Probe Into 737 MAX Crashes », The Wall Street Journal,‎ (lire en ligne)
  37. a et b « Boeing débourse encore 2,5 milliards de dollars pour le scandale du 737 MAX », sur Les Echos, (consulté le )
  38. « Boeing écope d’une amende de plus de 6 millions de dollars pour manquements à la sécurité », sur Le Monde,
  39. « Boeing : 400 milliards pour l’aviation commerciale en Afrique d’ici 2040 | Air Journal » (consulté le )
  40. http://www.boeing.com/company/about-bca/renton-production-facility.page
  41. http://www.boeing.com/company/about-bca/everett-production-facility.page
  42. http://www.boeing.com/company/about-bca/south-carolina-production-facility.page
  43. https://www.wsj.com/articles/boeing-to-move-all-787-dreamliner-production-to-south-carolina-11601425533
  44. https://www.sciencesetavenir.fr/espace/exploration/echec-pour-la-capsule-starliner-elle-reviendra-sur-terre-dans-48-heures_140062
  45. https://starlinerupdates.com/boeing-and-nasa-update-launch-target-for-next-starliner-test-flight/
  46. POURQUOI BOEING NOMME SES AVIONS 737, 747, 787 ?
  47. Zone Bourse, « BOEING : Actionnaires », sur www.zonebourse.com (consulté le )

Complément[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Russ Banham (trad. de l'anglais par Valentine Palfrey), Boeing : 100 ans, toujours plus haut, Vanves, Chêne-EPA, , 192 p. (ISBN 978-2-85120-861-3)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]