Cerbère (Pyrénées-Orientales)

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Cerbère
Cerbère (Pyrénées-Orientales)
Vue sur la plage de Cerbère depuis la route menant au Cap.
Blason de Cerbère
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Céret
Intercommunalité Communauté de communes des Albères, de la Côte Vermeille et de l'Illibéris
Maire
Mandat
Christian Grau
2020-2026
Code postal 66290
Code commune 66048
Démographie
Gentilé Cerbériens
Population
municipale
1 351 hab. (2018 en diminution de 1,96 % par rapport à 2013)
Densité 165 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 26′ 39″ nord, 3° 09′ 56″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 643 m
Superficie 8,18 km2
Type Commune rurale et littorale
Aire d'attraction Banyuls-sur-Mer
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de la Côte Vermeille
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Cerbère
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Cerbère

Cerbère Écouter est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales en région Occitanie. Elle dispose de la station balnéaire la plus au sud de la France continentale à l'Ansa de Terrimbo au sud du cap de Peyrefite[1].

En catalan son nom est Cervera de la Marenda ou Cervera. Ses habitants sont appelés les Cerbériens et les Cerbériennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Cerbère se trouve dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie et est frontalière avec l'Espagne (Catalogne)[2].

Elle se situe à 36 km à vol d'oiseau de Perpignan[3], préfecture du département, à 34 km de Céret[4], sous-préfecture, et à 16 km d'Argelès-sur-Mer[5], bureau centralisateur du canton de la Côte Vermeille dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[2]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Banyuls-sur-Mer[2].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[6] : Banyuls-sur-Mer (5,3 km), Port-Vendres (9,6 km), Collioure (11,4 km), (0,0 km), 5.66.1Céret (34,2 km), Prades (63,8 km).

Sur le plan historique et culturel, Cerbère fait partie de l'ancienne province du royaume de France, le Roussillon, qui a existé de 1659 jusqu'à la création du département des Pyrénées-Orientales en 1790[7] et qui recouvrait les trois vigueries du Roussillon, du Conflent et de Cerdagne[8].

Communes limitrophes de Cerbère[9],[10]
Banyuls-sur-Mer
Cerbère Mer Méditerranée
Port-Bou
(Espagne)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le cap Cerbère, proche de la frontière franco-espagnole.

La topographie de la commune est montagneuse, de grands écarts se lisent dans les altitudes. Le point le plus bas est à zéro mètre, soit le niveau de la mer. Son altitude maximale est de 643 mètres pour une altitude moyenne de 322 mètres, la mairie de Cerbère est à 20 mètres.

La commune est située dans les Pyrénées sur les côtes rocheuses des Albères qui sont constituées de roches éruptives et cristallophylliennes formant une série métamorphique de schistes, de micaschistes, de phyllades, de gneiss et de granite. Les sols actuels sont acides[11].

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[12]. Un séisme de magnitude 3,3 sur l'échelle de Richter a lieu le en mer près du cap Béar au large de Cerbère[13].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est bordée par la Méditerranée et possède six kilomètres de côtes.

Catastrophes naturelles[modifier | modifier le code]

Les inondations et les coulées de boues sont les principales catastrophes survenues dans les vingt dernières années : quatre événements recensés[14].

Mais les différents risques possibles sont les feux de forêts, les inondations, les mouvements de terrains, les séismes et les transports de marchandises dangereuses.

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 15,3 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 7,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 767 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 4,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 2,8 j

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[15]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[16].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[17]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[15].

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[18] complétée par des études régionales[19] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Banyuls-sur-Mer », sur la commune de Banyuls-sur-Mer, mise en service en 1958[20] et qui se trouve à 5 km à vol d'oiseau[21],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 16,3 °C et la hauteur de précipitations de 826,3 mm pour la période 1981-2010[22]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Perpignan », sur la commune de Perpignan, mise en service en 1924 et à 36 km[23], la température moyenne annuelle évolue de 15,4 °C pour la période 1971-2000[24], à 15,7 °C pour 1981-2010[25], puis à 16,1 °C pour 1991-2020[26].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[27],[28]. Dans ce cadre, la commune fait partie [29]. Un espace protégé est présent sur la commune : la réserve naturelle nationale de Cerbère-Banyuls, première réserve marine française créée en 1974 et d'une superficie de 603 ha de mer entre Banyuls-sur-Mer et Cerbère. Entre 15 et 30 m de fond, les herbiers de posidonie, une des principales richesses méditerranéennes, ondulent au gré des courants. Ces prairies aquatiques, véritables nurseries, abritent diverses espèces de poissons, poulpes et éponges[30],[31].

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Sites Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 4]. Deux sites Natura 2000 ont été définis sur la commune au titre de la directive habitats[33] :

  • le « massif des Albères », d'une superficie de 6 978 ha, accueille une série remarquable d'étages de végétation, du thermo méditerranéen (parties abritées proches du littoral) au montagnard (hétraies, milieux rocheux, nardaies), en passant par le méditerranéen (maquis, chênaies)[34].
  • la « côte rocheuse des Albères », d'une superficie de 536 ha, un site remarquable de falaises maritimes schisteuses, riches en espèces endémiques, et correspondant à des associations spécifiques du Roussillon et de la Catalogne[35] ;

et au titre de la directive oiseaux[33]

  • le « massif des Albères », d'une superficie de 7 113 ha, se trouve sur l'axe migratoire majeur de la partie orientale des Pyrénées et inclut les principaux cols fréquentés lors des passages migratoires de printemps et d'automne[36].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Trois ZNIEFF de type 1[Note 5] sont recensées sur la commune[37] :

  • les « cap Cerbère » (27 ha)[38] ;
  • les « falaises de Banyuls à Cerbère » (140 ha), couvrant 2 communes du département[39],
  • les « vallons de Cerbère » (32 ha)[40] ;

et une ZNIEFF de type 2[Note 6],[37] : les « versants littoraux et côte rocheuse des Albères » (7 986 ha), couvrant 5 communes du département[41].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Cerbère est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 7],[42],[43],[44].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Banyuls-sur-Mer, dont elle est une commune de la couronne[Note 8]. Cette aire, qui regroupe 2 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[45],[46].

La commune, bordée par la mer Méditerranée, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[47]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[48],[49].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (71,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (71,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (71,7 %), cultures permanentes (14,3 %), zones urbanisées (5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (4,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3 %), eaux maritimes (1,4 %)[50].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la départementale 914 en direction de Banyuls, Port-Vendres au nord et Port-Bou en Espagne au sud.

La gare.

Transports[modifier | modifier le code]

La gare de Cerbère est le terminus français de la ligne Narbonne-Port-Bou.

Le port de plaisance de Cerbère comporte 150 places.

La ligne 540 du réseau régional liO relie la commune à la gare de Perpignan.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan, le nom de la commune est Cervera de la Marenda[51].

Histoire[modifier | modifier le code]

Protohistoire[modifier | modifier le code]

La région de Cerbère est occupée dès la protohistoire, ainsi qu'en témoignent les deux menhirs et trois dolmens encore présents sur le territoire de la commune[52].

Antiquité[modifier | modifier le code]

En -118, la région de Cerbère, occupée par le peuple des Sardones, fait partie de la Gaule narbonnaise.

Le lieu de Cerbère est mentionné au Ier siècle par le géographe romain d'origine ibérique Pomponius Mela comme un lieu peuplé de cerfs (locus cervaria). Il en fait également la limite méridionale de la Gaule[52].

Les Grecs implantent une colonie à Empúries à cinquante kilomètres plus au sud, en Espagne au IIIe siècle av. J.-C.. Puis les Romains font la conquête de la région, qui reste dans l’Empire pendant plus de 600 ans ; la vallée des Cerfs a donc servi aux échanges entre Empúries et Portus Veneris, et Illiberis.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

C'est dans l'ère carolingienne, au IXe siècle, que le hameau voit le jour, sa première mention date de 981 dans un acte du roi Lothaire, sous forme du Vall de Cervera soit la vallée de Cerbère ; en 1155, il prendra le nom de Cervera.

La plage.

Une chapelle fut édifiée, sous le vocable de saint Sauveur, et fut nommée Sant Salvador de Cervera. C'est en référence à cette chapelle qu'un menhir qui en était proche porte le nom de Pedra Dreta de Sant Salvador . La tour de Querroig y fut construite sur la frontière avec l'Espagne. Elle est encore présente de nos jours. Tout cela aura attiré une population restreinte mais sédentaire.

La vallée devient peu à peu dépendante de familles de pêcheurs installées dans la commune voisine de Banyuls de la Marenda.

Époque classique[modifier | modifier le code]

En 1659, la conquête du Roussillon aboutit au Traité des Pyrénées, ratifié sous Louis XIV. C'est grâce aux citations de la Vallée des Cerfs des Grecs : « au lieu-dit Cervaria, finissent les Gaules », que le Roussillon devint français à la limite de Cerbère[53].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La vallée de Cerbère reste peu fréquentée jusqu'en 1789, la Révolution supprime les coutumes féodales, ce qui permet aux familles de Banyuls d’étendre leurs vignobles sur la vallée de Cerbère.

Dix familles résident en permanence à Cerbère en 1820, aux côtés de quelques pêcheurs saisonniers. La contrebande avec l'Espagne va se développer à cette période, par les voies maritimes, l'administration douanière décide donc de bâtir dans la commune un poste frontière en 1841.

L'État entame les études pour la ligne ferroviaire avec l'Espagne en 1846 ce qui va être un grand tournant pour le village. 800 personnes peuplent la commune à cette époque car ce grand chantier ferroviaire emploie une main-d’œuvre nombreuse.

La commune, dénommée « Cerbère », est officiellement créée par une loi du . Celle-ci a « pour objet de distraire la section de Cerbère de la commune de Banyuls-sur-Mer (canton d'Argelès-sur-Mer, arrondissement de Céret, Pyrénées-Orientales) pour l'ériger en commune distincte », elle précise que « le chef-lieu est fixé au bourg de Cerbère ». Les limites de la nouvelle commune sont fixées dans un plan annexé. Cette loi adoptée par le Sénat et la Chambre des députés est signée par le Président de la République Sadi Carnot[54]. Dominique Mitjavile, premier adjoint du maire de Banyuls, en devient le premier maire le [53].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Cerbère connaît un demi-siècle de prospérité à partir de cette date. Toutes ses activités tournent autour du train et de la frontière avec son transit de marchandises et des personnes.

Au début du XXe siècle, les trains espagnols qui franchissent la frontière à Cerbère doivent être déchargés et leurs marchandises transbordées dans des wagons « français » : la différence d'écartement des rails entre la France et l'Espagne ne permet pas aux mêmes trains de circuler dans les deux pays. Pour le transbordement des oranges, travail délicat, ce sont en majorité des femmes qui sont embauchées. Mal payées pour un travail pénible, elles se mettent en grève en 1906 alors qu'on leur refuse une augmentation de 25 %. C’est le premier mouvement de grève exclusivement féminin de l’histoire. Il dure presque un an.

Le 26 mai 1938, dans le cadre de la guerre civile espagnole, Cerbère est bombardée par un bimoteur identifié comme un Dornier Do J. Il y eut plusieurs blessés[55].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

À sa création en 1888, la commune de Cerbère est incluse dans le canton d'Argelès-sur-Mer. En 1973, la commune rejoint le nouveau canton de la Côte Vermeille, qu'elle ne quitte plus par la suite[56].

À compter des élections départementales de 2015, la commune demeure dans le canton de la Côte Vermeille, déjà existant mais entièrement reconfiguré.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Cantó de Portvendres respecte els Pirineus Orientals.png

Créée le 31 octobre 2001, la communauté de communes de la Côte Vermeille est composée de quatre communes : Port-Vendres qui abrite le siège, Collioure, Banyuls-sur-Mer et Cerbère, pour une superficie de 78,40 km2 et une population totale de 15 058 habitants. Le président est Michel Moly.

La propreté des plages et la qualité des eaux de baignades restent leurs premières attributions.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la création de la commune[57]
Période Identité Étiquette Qualité
Dominique Mitjaville    
Sauveur Sayrou    
Jean-Félix Belloc    
Dominique Mitjaville    
Alexandre Ducros    
Julien Cruzel    
Jean Ferrer    
Georges Mas    
Gabriel Coll    
Joseph Estève    
Jean Marti PS  
juin 2020 Jean-Claude Portella[58],[59] PS  
juin 2020 En cours Christian Grau    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Cerbère dépend du tribunal d'instance, du tribunal de grande instance, du conseil des Prud'hommes et du tribunal pour enfants de Perpignan.

Elle dépend de la cour d'appel, et du tribunal administratif de Montpellier et de la cour administrative d'appel de Marseille[60].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La déchèterie la plus proche se trouve sur la route menant à Banyuls-sur-Mer, dans l'Anse de Peyrefitte, hameau dépendant de Cerbère.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1891. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[61]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[62].

En 2018, la commune comptait 1 351 habitants[Note 9], en diminution de 1,96 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Orientales : +2,95 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936
1 4281 3221 2521 3331 5291 7301 9702 2362 188
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
2 0442 2452 4382 0641 9401 6411 4611 4871 551
2011 2016 2018 - - - - - -
1 3821 3351 351------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[63] puis Insee à partir de 2006[64].)
Histogramme de l'évolution démographique

Note : Avant 1891, voir Banyuls-sur-Mer.

Sujet[65] 1999 2007
Nombre d'habitants 1 488 1 571
Pourcentage d'hommes 52.8 % 52.3 %
Pourcentage de femmes 47.2 % 47.7 %
Population masculine âgée de 0 à 19 ans 17.4 % 18.4 %
Population masculine âgée de 20 à 39 ans 26.7 % 21.1 %
Population masculine âgée de 40 à 59 ans 29.0 % 21.1 %
Population masculine âgée de plus de 59 ans 26.8 % 21.1 %
Population féminine âgée de 0 à 19 ans 15.7 % 21.1 %
Population féminine âgée de 20 à 39 ans 21.2 % 22.0 %
Population féminine âgée de 40 à 59 ans 27.6 % 29.1 %
Population féminine âgée de plus de 59 ans 35.5 % 34.1 %
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[66] 1975[66] 1982[66] 1990[66] 1999[66] 2006[67] 2009[68] 2013[69]
Rang de la commune dans le département 24 33 46 57 61 61 62 66
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède une école maternelle et élémentaire. Le collège est à Port-Vendres.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête communale : 6 août[70].
  • Festival transpyrénéen de chant choral  : fin juin. Chants polyphoniques, gospels, groupes folkloriques, repas sur la plage et expositions.[réf. nécessaire]
  • Rencontres cinématographiques de Cerbère-Port-Bou : 1er week-end d'octobre.[réf. nécessaire]

Santé[modifier | modifier le code]

  • Centre médical de réadaptation fonctionnelle « Bouffard-Vercelli »

On trouve à Cerbère deux médecins généralistes, deux infirmières, un kinésithérapeute et une pharmacie.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune possède :

  • Un club de natation : SCC natation
  • Un club de football : ASC BACECO
  • Un club de rugby : RC Cerbère
  • Un club de basket-ball (A.S. des cheminots)
  • Un club de poker tous les jeudis soirs (Cerbère poker club).

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 22 473 [71].

Emploi[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage en 1999 était de 16,5 % à Cerbère, la moyenne nationale étant de 12,9 %.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

La principale activité de Cerbère est le tourisme, il possède un camping municipal, cinq hôtels, deux résidences de tourisme à l'accueil des touristes, onze restaurants et traiteurs dont six avec bar. Des emplois tournent autour de cette activité comme les locations VTT, kayak de mer, les trois boutiques souvenirs et club de plongée.

On y trouve aussi comme employeur le centre de rééducation et de réadaptation fonctionnelle, et quinze commerces en tout genre, boulangerie, épicerie, coiffeur...

Église de la Transfiguration du Saint-Sauveur de Cerbère

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Mégalithes

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Réserve naturelle marine de Cerbère-Banyuls[modifier | modifier le code]

Elle s'étend sur 6,5 km et couvre 650 ha de mer entre les communes de Banyuls et de Cerbère. Elle est l'unique réserve naturelle exclusivement marine de France.

Pour l'admirer, un sentier a été créé, avec un parcours balisé.

L'idée de la création de la réserve naturelle remonte à 1969 : le maire de Cerbère, Jean Marti, fut inquiet de la dégradation de la Côte Vermeille à cause du phénomène touristique, et par l'augmentation de l'effort de pêche. Avec l'aide du laboratoire Arago, ils décident d'étudier le cas. C'est le 26 février 1974 qu'ouvre officiellement la réserve[72].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Cerbère Blason
Écartelé : au premier d’or à la grappe de raisin de pourpre feuillée d’une pièce de sinople, au deuxième d’azur à la barque catalane d'argent voguant sur une mer d’azur, au troisième d'azur au cerbère d’or, au quatrième d'or aux quatre pals de gueules[73].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Cinéma
Littérature

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[32].
  5. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  6. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  7. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Section cadastrale no  AI. Carte IGN Top 25 no 2549 OT.
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