Citadelle

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Citadelle (homonymie).
Citadelle de Béja
Citadelle d'Alep
Vauban a inspiré le plan de nombreuses citadelles construites au XVIIIe siècle et au début XIXe siècle, avant les progrès de l'artillerie et le développement de l'aviation.
Entrée de la citadelle de Montreuil.
Angle de la citadelle de Blaye surmontée d'une guérite de guet couronnée d'une fleur de lys, emblème de la monarchie française.

Le terme de citadelle peut désigner deux formes de fortifications différentes. L'acception la plus courante est la partie fortifiée d'une ville. Un assaillant qui capture la ville reste en effet dans une situation précaire tant qu'il n'a pas pris la citadelle, exposé à des sorties des défenseurs ou à des tirs d'artillerie. Parce qu'elle est naturellement l'endroit où siège la garnison et parfois l'autorité politique, elle peut également avoir un rôle dissuasif pour éviter des révoltes. Une citadelle est généralement dans la ville elle-même, mais peut aussi être en dehors si la position est plus intéressante (sur une colline par exemple).

La définition d'une citadelle extraite du traité des fortifications de Joseph Sauveur est la suivante : " On appelle citadelle un lieu de la ville fortifié exactement avec des bastions et des dehors, environnée de ses fossés pour commander la ville. L’usage d’une citadelle est 1° de contenir les habitants qui seraient suspect dans leur devoir 2° De servir de retraite assurée à une garnison quand la ville est prise….. » Il en résulte que les ouvrages dénommés citadelles sont attachés aux villes dont ils sont séparées par une esplanade".

Vauban a précisé ce qu'était un réduit pouvant compléter ou remplacer une citadelle : « Si c’est une grande ville où l’on bâtisse une citadelle et qu’elle soit fort peuplée, on y bâtit à l’autre extrémité un lieu retranché du côté de la ville que l’on nomme réduit, comme on l’a fait à Strasbourg aux portes de Haguenau et de Saverne et à Lille en Flandres celui de Saint Sauveur, ce qui suffit pour donner une idée générale de ces sortes d’ouvrages. Ces réduits, occupent ordinairement un bastion de la ville quand la gorge est assez grande et le plus souvent près d’une porte pour observer ceux qui entrent et qui sortent de la place .Ils sont retranchés par une petite tête de fortification du côté de la ville avec une petite esplanade. Pour le côté de la campagne, il doit être avantageusement fortifié comme l’endroit qui doit être le plus fort de la place. On le doit faire assez grand pour pouvoir y placer commodément un état-major, des magasins et une garnison d’environ 400 hommes en temps de guerre. Si la place n’est point grande ni peuplée, on peut épargner la dépense d’une citadelle en y faisant un bon réduit comme on l’a fait à Landau».

Le mot citadelle peut aussi être utilisé en parlant d'une place forte, dans ce cas elle n'est pas l'ensemble des fortifications, mais seulement le cœur de celles-ci, la dernière ligne de défense avant la chute de la place.

Citadelles célèbres[modifier | modifier le code]

Allemagne[modifier | modifier le code]

Belgique[modifier | modifier le code]

Canada[modifier | modifier le code]

Espagne[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Haïti[modifier | modifier le code]

Italie[modifier | modifier le code]

Maroc[modifier | modifier le code]

Ile Maurice[modifier | modifier le code]

Russie[modifier | modifier le code]

Syrie[modifier | modifier le code]

Algérie[modifier | modifier le code]

Tunisie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :