Saint-Jean-de-Fos

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Saint-Jean-de-Fos
Saint-Jean-de-Fos
Tour de l'église
Blason de Saint-Jean-de-Fos
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Lodève
Intercommunalité Communauté de communes Vallée de l'Hérault
Maire
Mandat
Pascal Delieuze
2020-2026
Code postal 34150
Code commune 34267
Démographie
Gentilé Jeannifossiens
Population
municipale
1 721 hab. (2018 en augmentation de 6,83 % par rapport à 2013)
Densité 121 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 42′ 06″ nord, 3° 33′ 06″ est
Altitude Min. 30 m
Max. 528 m
Superficie 14,19 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Montpellier
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Gignac
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
Voir sur la carte administrative de la région Occitanie
City locator 14.svg
Saint-Jean-de-Fos
Géolocalisation sur la carte : Hérault
Voir sur la carte topographique de l'Hérault
City locator 14.svg
Saint-Jean-de-Fos
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Jean-de-Fos
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Jean-de-Fos

Saint-Jean-de-Fos (en occitan Sant Joan de Fòrcs) est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les « Jeannifossiens ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Saint-Jean-de-Fos est un village situé à la sortie des gorges de l'Hérault, là où le massif de la Séranne (massif calcaire) appelé aussi causses du Larzac, rejoint la plaine de la vallée de l'Hérault. Il se trouve sur les bords de l'Hérault là où le pont du Diable enjambe le fleuve. Le climat est méditerranéen, chaud et ensoleillé.

Le village est en circulade et est à ce titre membre de l'association le réseau des Circulades[réf. nécessaire].

Panorama de Saint Jean de Fos

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Jean-de-Fos
Saint-Guilhem-le-Désert
Montpeyroux Saint-Jean-de-Fos Aniane
Lagamas Gignac

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-de-Fos est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montpellier, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 161 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (60,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (52,6 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (17,2 %), forêts (12,6 %), zones agricoles hétérogènes (10,4 %), zones urbanisées (6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,2 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Économie[modifier | modifier le code]

La principale économie du village est la viticulture, l'oléiculture, la production de poterie (11 ateliers et galeries de potiers) et le tourisme avec les visiteurs du pont du Diable et Argileum. De nombreux hébergements touristiques sont proposés.

L'artisanat y est aussi bien implanté. Chaque année le Marché des Potiers réunit 50 exposants pour le plus grand rassemblement autour de la céramique du département.[7]

Histoire[modifier | modifier le code]

Monument aux morts
Arpentement général du terroir (1767-1768)

On trouve les premières mentions du lieu en 804 sous le nom Litenis.

Le village s'est ensuite développé autour de l'église de St-Jean entre 1031 et 1060 à la suite de la construction du Pont du Diable qui constitue un relais important entre Saint-Guilhem-le-Désert et Aniane.

La place a été successivement fortifiée au Moyen Âge.

Saint-Jean-de-Fos a connu la renommée grâce à ses potiers du XIVe au XVIe siècle. Cette tradition de poterie, notamment la poterie vernissée verte, s'est perpétuée et est toujours visible dans les rues du village au travers d'éléments de faîtages, de descentes de chenaux et de gouttières par exemple.

Les potiers fabriquaient aussi des petites trompes en terre cuite (troïna ou trumpet) qui furent utilisées de la seconde moitié du XVe siècle jusqu'au début du XXe siècle. Les cloches étant « parties à Rome », entre le Jeudi Saint et Pâques, les enfants de chœur, armés de ces petites cornes, trompetaient pour appeler les fidèles à la messe. Le dimanche de Pâques une cérémonie avait lieu sous la croix de la Vierge du Roc Pointu. Il fallait s’emparer de la corne de son voisin et la briser contre le rocher. Le bas du rocher est encore recouvert des tessons accumulés pendant des années[8].

Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, créée en . Elle est baptisée « société populaire régénérée » en floréal an II. Elle compte 88 membres à cette date[9]. Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Fort-l’Hérault[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1989 Pierre Espinas    
1989 2008 Pierre Capelli    
mars 2008 2014 Jean-François Ruiz    
mars 2014 juin 2018 Guy-Charles Aguilar SE Salarié du secteur médical
juillet 2018 En cours Pascal Delieuze SE  

Démographie[modifier | modifier le code]

Au dernier recensement, la commune comptait 1721 habitants.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2321 3341 4101 4231 5071 5441 5181 5181 506
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4891 4731 4501 3661 4071 3671 2181 2271 175
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2001 1771 1811 0501 0461 1281 064983913
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
9469398619051 0111 1601 4221 4601 567
2017 2018 - - - - - - -
1 6961 721-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Dans la grotte de Clamouse
  • La grotte de Clamouse, une des plus belles grottes de France
  • Argileum, le musée de la Poterie
  • Le Pont du diable sur l'Hérault
  • L'église de Saint-Jean-de-Fos, d’architecture romane et dont la construction a commencé au XIe siècle, complétée d'une tour au XIIe siècle et agrandie au XVIe siècle
  • L'église Saint-Géniès de Litenis, église romane des XI-XIIe siècles et située à quelques kilomètres au sud du village

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Godefroy, alias « Rivière », né le à Barbaste (Lot-et-Garonne), décédé le à Saint-Jean-de-Fos, résistant français de la Seconde Guerre mondiale, compagnon de la Libération.
  • Peter Lörincz est un peintre allemand né à Berlin en 1938. Il enseigne aux Beaux-Arts de Mayence en Allemagne. Il s’installe dans le centre de Saint-Jean-de-Fos en 1984, et fait de sa maison, la galerie du Moustique, un atelier. Se définissant comme peintre Pararéaliste, il peint de nombreux édifice de la région. Il meurt le à l'âge de 75 ans. Il est inhumé au cimetière communal de Saint-Jean-de-Fos.[12]
  • Michel Capmal est un poète français né en 1948 à Saint-Jean-de-Fos.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 14 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 27 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 14 avril 2021)
  7. « Marché des potiers de Saint-Jean-de-Fos », sur www.saintguilhem-valleeherault.fr (consulté le 1er novembre 2020).
  8. Troinas et trumpets de Saint-Jean-de-Fos
  9. a et b Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 416.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  12. « Vallée de l'Hérault : l'artiste peintre graveur Peter Lörincz s'est éteint à l'âge de 75 ans », sur midilibre.fr (consulté le 1er novembre 2020).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre David, « L'épidémie de peste à Saint-Jean-de-Fos (17 octobre 1631 - 8 mai 1632) », Cahiers d'arts et traditions rurales, no 10,‎ , p. 205-214
  • Groupe Mémoire de Saint-Jean-de-Fos, Cadastre de compois général de toute la paroisse de Saint Jean de Fos au diocèse de Lodève (anno 1678) : édition et transcription, S.l., Arts et traditions rurales, , 756 p.
  • Groupe Mémoire de Saint-Jean-de-Fos, Le livre de compoix de Saint-Jean-de-Fos (1610-1612) : édition et transcription, S.l., Arts et traditions rurales, , 756 p.
  • Jean-Claude Richard Ralite, « Les moulins et la seigneurie de Clamouse : Saint-Jean-de-Fos », Les Moulins de l'Hérault, no 17,‎ , p. 141-178
  • Vayssettes Jean-Louis, Poteries de Saint-Jean-de-Fos, Gignac, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Languedoc Roussillon, (ISBN 2-910096-07-6)

Fonds d'archives[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :