Saint-Martin (Antilles françaises)

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Saint-Martin
Emblème de Saint-Martin.
Emblème de Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Statut Collectivité d'outre-mer
Chef-lieu Marigot
Assemblée délibérante Conseil territorial de Saint-Martin
Président Daniel Gibbs
2017-2022
Préfet délégué Anne Laubies
Démographie
Gentilé Saint-Martinois
Population 35 107 hab. (2014)
Densité 660 hab./km2
Langues
locales
Français (officielle), anglais, créole guadeloupéen, néerlandais, papiamento, créole haïtien
Géographie
Coordonnées 18° 04′ 31″ nord, 63° 03′ 36″ ouest
Superficie 53,2 km2
Divers
Monnaie Euro
Fuseau horaire UTC-4
Domaine internet .mf
Indicatif téléphonique 590
Code ISO 3166-1 MAF, MF
Localisation
Localisation de Saint-Martin

Saint-Martin est un territoire français situé dans les Caraïbes, dans la partie nord de l’île de Saint-Martin, dans les Antilles, portant le statut de collectivité d'outre-mer française depuis le [1]. Avant cette date, elle faisait partie intégrante du département d'outre-mer de la Guadeloupe.

Son code officiel géographique (code Insee) est le 978 depuis le . Néanmoins, le code 97801 est utilisé par les applications nécessitant une codification sur cinq positions[2]. Son code postal est cependant le 97150 (il n’a pas changé depuis la séparation de la Guadeloupe).

Ses habitants sont appelés les Saint-Martinois et la langue officielle est le français. Néanmoins, du fait de la composante cosmopolite de l'île et de la forte influence nord américaine, l'anglais est largement parlé et compris dans la partie française.

La partie sud de l’île, également appelée Saint-Martin (Sint Maarten en néerlandais), forme depuis le un des quatre États du royaume des Pays-Bas ; la fédération des Antilles néerlandaises, dont elle était l'une des cinq régions, a été dissoute à cette même date.

Le 5 septembre 2017, l'île est complètement ravagée par l'ouragan Irma.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Saint-Martin.

Période précolombienne[modifier | modifier le code]

Période coloniale (1600 à 1899)[modifier | modifier le code]

Carte des Petites Antilles, dont Saint-Martin, dans le Isolario de Benedetto Bordone, 1534.
Canon du fort Louis dominant Marigot et sa baie.
  • XIXe siècle :
    • 1810 à 1815 : occupation britannique (guerres napoléoniennes).
    • 1815 : par le traité de Paris, les Britanniques rétrocèdent la partie française de Saint-Martin à la souveraineté française. Le régime juridique existant en Guadeloupe y devient alors en théorie applicable.
    • 1839 : la convention franco-hollandaise du 28 novembre 1839 précise l'application du traité de Concordia du 23 mars 1648 en ce qui concerne la chasse, la pêche, l'utilisation commune des salines et l'extradition des délinquants.
    • 1848 : seconde abolition officielle de l'esclavage.
      Mery d'Arcy ouvre les premières salines industrielles sur Grand-Case et l'étang Chevrise. L'année suivante, c'est Beauperthuy aux salines d'Orient.
    • 1850 : devant l'isolement et le manque de ressources de l'île, le Conseil privé de la Guadeloupe adopte le 11 février une délibération approuvant un arrêté qui « concède à la dépendance de Saint-Martin de nouvelles immunités commerciales, ainsi que des faveurs nouvelles pour encourager l'exploitation de ses salines ».
      Saint-Martin bénéficie donc, comme Saint-Barthélemy, d'un statut de port franc, où les droits de douane ne sont pas perçus.
    • Avec la fin du siècle, malgré des productions de qualité (bovins, coton, rhum, sel) l'économie somnole de plus en plus.
      La France a toujours voulu conserver sa souveraineté territoriale sur cette petite colonie mais l'a considérée comme secondaire par rapport aux autres îles françaises des Antilles, plus grandes, et dont les ressources étaient plus importantes.

Période contemporaine (XXe et XXIe siècles)[modifier | modifier le code]

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  • 1914-1918 et 1939-1945 : participation aux deux guerres mondiales. Presque tous les jeunes hommes partent travailler à Curaçao (pétrole), en République dominicaine (canne à sucre), aux Îles Vierges américaines ou aux États-Unis. L'influence nord-américaine est de plus en plus marquée.
  • 1940 : La partie française est occupée par les Britanniques, dès juillet 1940, tout comme la partie néerlandaise, après les défaites des armées françaises et néerlandaises, entre mai et juin 1940, et l'occupation des deux pays par l' Allemagne nazie. L'anglais devient langue officielle, aux côtés du français et du néerlandais, pour faciliter les échanges avec les militaires britanniques.
  • 1944 : Les Britanniques acceptent que des administrateurs nommés par le général de Gaulle administrent la partie française. À partir de juillet 1944, les soldats britanniques commencent à partir, remplacés par les forces du gouvernement provisoire de la République française.
  • 1963 : l'île devient une sous-préfecture.
    Début de l'électrification.
    Premier établissement bancaire (Crédit agricole).
  • 1965 : début de l'industrie touristique. Première usine de dessalement.
  • 1972 : ouverture de l'aéroport de Grand-Case.
  • 1979 : première rediffusion de la télévision française.
  • 1981 : première venue de l’avion supersonique Concorde.
  • 1985 : loi de défiscalisation (entraînant un vif essor économique).
    Première émission de radio locale.
  • 16 décembre 1989 : rencontre des présidents François Mitterrand et George Bush père.
  • 5 septembre 1995 : dévastation par le cyclone Luis et reconstruction.
  • 3 septembre 1998 : création de la réserve naturelle marine.
  • 2003 : dépression économique (2e guerre du Golfe) : au référendum du , 76,17 % des votants se prononcent en faveur de l'évolution de leur commune en collectivité d'outre-mer (au titre de l'article 74 de la constitution).
  • 2007 : la loi organique créant la collectivité d'outre-mer est promulguée le 21 février[3]. Le a lieu le premier tour des premières élections territoriales de l'histoire de Saint-Martin où s'affrontent cinq listes. Au second tour, le 8 juillet, la liste de Louis-Constant Fleming avec 49 % obtient 16 des 23 sièges du conseil territorial. Celui-ci est installé le 15 juillet avec L.-C. Fleming comme président. Ce premier président de la collectivité devient inéligible un an plus tard et perd sa place en tant que président de la COM. Il a été remplacé par Frantz Gumbs.
  • Maison Grand Case.jpg
    2017 : le , Saint-Martin est sur la trajectoire de l'ouragan Irma, l'un des plus puissants jamais enregistrés dans l'océan Atlantique nord, classé cinq sur l'échelle de Saffir-Simpson. Sa superficie est estimée à environ 335 000 km2[4], et son oeil est évalué à environ 50 km2. L'île est lourdement touchée[5]. Elle est tellement dévastée que les services publics n'existent plus. Le 9 septembre, les dégâts sont estimés à environ 1,2 milliard d'euros par la caisse centrale de réassurances[6]. Selon le ministère de l'Intérieur[7], 95 % des habitations sont impactées et 60 % sont inhabitables. Le 8 septembre, les premiers secours arrivent de la France métropolitaine. D'importants moyens militaires sont engagés : pas moins de 1 100 spécialistes : médecins, logisticiens, électriciens, etc., dont 600 de la Sécurité civile et 400 gendarmes. Mais aussi, plus largement, l'ensemble des moyens des armées de terre[8], de l'air[9], de la marine nationale[10], de la gendarmerie[11], de la sécurité civile[12] et de nombreuses associations. Le 14 septembre, Philippe Gustin, préfet, est nommé délégué interministériel pour la reconstruction des îles de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin[13].
Article détaillé : Ouragan Irma.

Géographie[modifier | modifier le code]

Partie française et partie néerlandaise de l'île.
Carte de l'île de Saint-Martin.
Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy sur la carte de l'Outre-mer français.

La partie nord de l'île (53 km2) est la plus grande des deux parties. Elle inclut de nombreux mornes (petites montagnes) dont les points culminants sont : pic Paradis (424 m), mont Careta (401 m), Flagstaff (390 m), mont France (387 m), mont des Accords (322 m), Marigot hill (307 m), mont O'Reilly.

Ces mornes séparent les vallées de Colombier (la plus profonde), Caréta, Grand-Fond, Moho, Petit-Fond, Jones-Gut, Lotterie, etc. et les plaines de Bellevue, La Savanne, Concordia, Quartier d'Orléans (la plus étendue).

Il n'y a pas de rivière permanente sur l'île, seulement des ravines généralement sèches. Mais on peut trouver de l'eau douce ou légèrement saumâtre :

  • dans les nappes phréatiques via des puits et des forages ;
  • cinq sources à très faible débit (telle la source Moho) ;
  • des « slopes »[14] (mares) disséminés dans les vallées et sur les pentes ;
  • un petit lac d'eau douce régulé par un barrage-poids a été créé en 1975 au lieu-dit « Hope », au pied de la ravine Caréta.

La presqu'île des Terres-Basses, composée d'un plateau et des trois Mornes Rouges, est rattachée par le cordon littoral sableux de Sandy Ground où se trouve le pont levant qui permet (côté français) le passage des bateaux entre la mer et le grand étang.

Le massif de Red Rock, avec les collines Pigeon-pea hill, First stick hill, Bell hill et les fonds de baies de l'Anse Marcel et Cul-de-Sac, est rattaché entre Grand-Case et Chevrise par le talweg de Norman.

En plus de l'île Tintamarre et l'îlet Pinel, citons les îlets : Cayes vertes, Petite Clef, Crowl Rock, rocher de l'anse Marcel, rochers de la pointe Lucas… et les deux petites presqu'îles : la pointe du Bluff, le morne Nettlé.

Les plages principales sont :

  • du côté de la Mer des Caraïbes : Baie longue, Baie aux prunes, Baie Rouge, Anse des pères, Happy bay, Grand-Case, Anse Marcel ;
  • du côté de l'Atlantique : Baie Orientale, Baie de l'embouchure.

Marigot est la principale agglomération, les autres sont Grand-Case, Rambaud, Saint-Louis, Pic Paradis, Quartier d'Orléans. Le reste de l'habitat, très dispersé, s'étend un peu partout sur les zones basses proches du littoral, mais commence aussi à coloniser les pentes.

Les anciennes salines sont les étangs Guichard, Grand-Case, Chevrise, Cul-de-Sac. Elles ont été créées en détruisant les palétuviers qui les bordaient. Aujourd'hui, il ne reste quasiment plus d'autres mangroves que celle de Coconut grove renaissant lentement des dégâts du cyclone Luis (1995).

La réserve naturelle de Saint-Martin (2 687 hectares marins et 173 hectares terrestres) inclut cette mangrove, les étangs Oyster Pond et salines d'orient, la côte de Pointe des froussards à Cul-de-Sac, les îles Tintamarre et Pinel et enfin tous les îlets.

Les marinas sont situées à Marigot, Anse Marcel, Oyster Pond. Le port commercial est installé à Galisbay-Bienvenue. Les baies de Grand Case, de Cul-de-Sac et Marigot sont les ancrages naturels et traditionnels des bateaux.

L'aéroport de Grand-Case Espérance a été construit sur des remblais dans l'étang de Grand-Case. Il a la particularité d'avoir deux codes AITA : CCE et SFG.

La pointe du Canonnier est le point le plus à l'ouest des territoires de l'Union européenne[15].

Démographie[modifier | modifier le code]

La population de la partie française a connu une très forte croissance à la faveur du développement du tourisme consécutif à la loi de défiscalisation DOM-TOM de 1985. Elle est devenue très cosmopolite, avec une prépondérance d'immigrants issus d'Haïti.

La partie française ne comptait que 8 000 habitants environ en 1982, puis plus de 28 000 en 1990. Selon un recensement complémentaire de 2002, il y avait 31 397 résidents, puis 35 742 au recensement de 2012. En 2017, la population légale s'élève à 35 107 habitants (population municipale au ).

Évolution démographique
1962 1967 1974 1982 1990 1999 2007 2012 2013
4 001 5 061 6 191 8 072 28 518 29 112 35 925 35 742 35 594
2014 - - - - - - - -
35 107 - - - - - - - -
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes.
(Source : Insee[16])

Administration[modifier | modifier le code]

L'Hôtel de la collectivité à Marigot.

Statut et représentation[modifier | modifier le code]

Avec l'île de Saint-Barthélemy, Saint-Martin formait le 3e arrondissement de la Guadeloupe (les Îles du Nord), lequel ne possédait pas de chef-lieu. Lors du référendum du 7 décembre 2003, avec un taux de participation de 44,1 %, plus des 3/4 des suffrages exprimés (76,17 %) se sont prononcés en faveur de l'évolution statutaire de la commune en collectivité d'outre-mer (COM). La loi organique créant la nouvelle collectivité a été adoptée par le Parlement le [17] et est entrée en vigueur le .

Sa voisine néerlandaise Saint-Martin (qui s’est détachée de la fédération des Antilles néerlandaises pour devenir un État autonome au sein du Royaume des Pays-Bas depuis le 10 octobre 2010) a opté pour le statut européen de pays et territoires d'outre-mer (PTOM) et ne fait donc pas partie de l'Union.

Administrativement, elle ne comprenait avant la réforme statutaire de 2007 qu'une seule commune, divisée en deux cantons électoraux. Depuis la réforme, la commune et les deux cantons sont supprimés.

Le représentant de l'État français est le préfet de la Guadeloupe ; il est assisté par un préfet délégué, qui réside à Saint-Martin ; une antenne de la préfecture est située à Saint-Barthélemy. L'hôtel de la collectivité, la préfecture (représentation de l'État) ainsi que la plupart des administrations et services sont localisés dans le chef-lieu Marigot.

Sénateurs de Saint-Martin : Le premier fut Louis-Constant Fleming du au (par démission). Depuis le le second est Guillaume Arnell.

Député de Saint-Martin : à la suite du redécoupage électoral de 2010, les îles Saint-Martin et Saint-Barthélemy, jusqu'alors intégrées à la 4e circonscription de la Guadeloupe, sont représentées collectivement à l'Assemblée nationale par un seul député élu dans la circonscription de Saint-Barthélemy et Saint-Martin. Actuellement il s'agit de Claire Guion-Firmin (LR), élue député lors des élections législatives de 2017[18],[19].

Conseil territorial[modifier | modifier le code]

La nouvelle collectivité d'outre-mer est composée d'un conseil territorial de 23 membres élus au suffrage universel pour cinq ans, d'un conseil exécutif de 7 membres issus du conseil territorial mené par le président de la collectivité et d'un conseil économique social et culturel de 23 membres issus de la société civile. Il existe aussi six conseils de quartier. La COM exerce les compétences communales, départementales, régionales et certaines compétences de l'État qui lui sont transférées.

Le conseil territorial est renouvelé lors des élections territoriales de mars 2017 et Daniel Gibbs est élu président le suivant.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

La loi organique no 2007-223 du [20] a confié à chacune des deux collectivités une compétence fiscale : « Ainsi, les articles LO 6214-3 et LO 6314-3 du code général des collectivités territoriales disposent pour Saint-Barthélemy et Saint-Martin que chacune de ces deux collectivités fixe les règles applicables en matière d’impôts, droits et taxes. Dans ce cadre, Saint-Barthélemy et Saint-Martin ont mis en place des régimes fiscaux distincts de la métropole. Le bénéficiaire des impositions du territoire n’est plus l’État mais la collectivité d’outre-mer elle-même »[21].

Symboles[modifier | modifier le code]

Structures religieuses[modifier | modifier le code]

L'église catholique de Grand-Case.

Le territoire français de Saint-Martin fait partie du diocèse de Basse-Terre rattaché à l'Église catholique de France. Le diocèse regroupe les territoires de Guadeloupe, Saint-Barthélemy et Saint-Martin.

Une soixantaine de prêtres sont en activité dans le diocèse[22],[23],[24],[25].

Le siège épiscopal est à Basse-Terre, ville de Guadeloupe, dans la cathédrale Notre-Dame-de-Guadeloupe[25].

Économie[modifier | modifier le code]

Le littoral de la baie de Marigot, avec, en arrière-plan, le centre commercial du West Indies Mall et le Fort-Louis.

Saint-Martin ne dispose pas d’autres revenus que le tourisme de luxe. Selon l’Insee, l’agriculture et l'industrie ne pèsent ensemble que 5%.

Activités touristiques[modifier | modifier le code]

La partie française possède beaucoup de plages, certaines face à l'est avec les eaux agitées de l'Atlantique, les autres baignées par les eaux plus calmes de la mer des Caraïbes. Plusieurs ont des restaurants et des activités nautiques. Le naturisme est officiellement autorisé sur l'extrémité droite de la plage de la Baie-Orientale, et toléré sur beaucoup d'autres.

L'île compte de nombreuses boutiques dont certaines de grand luxe (habillement, bijoux, caméras, cigares, alcools, meubles…). Il y a beaucoup de restaurants de gastronomie française, cuisine caribéenne ou cuisine internationale. Grand-Case, village de la côte nord-ouest composé de pittoresques maisons en bois cernées d'hibiscus, offre des restaurants en bordure de plage qui lui valent d'être souvent désignée dans les guides touristiques comme la « capitale gourmande de la Caraïbe »[réf. souhaitée].

Il existe une salle de cinéma municipale au centre culturel de Sandy-Ground, mais contrairement à la partie néerlandaise, la partie française n'a aucun casino.

Culture[modifier | modifier le code]

Le foyer socio-éducatif du lycée des îles du nord est un organe culturel très développé sur l'île, malgré de nombreuses difficultés. Il propose des événements culturels chaque année (danse, musique, théâtre) sous l'égide d'Evelyne Fleming.

Carnaval[modifier | modifier le code]

En février, un carnaval est organisé à Marigot.

Pendant trois mois, de janvier à avril sont organisés à Grand Case les mardis de Grand Case[26] : marché nocturne avec orchestres de la Caraïbe.

Musique[modifier | modifier le code]

On peut trouver sur l'île toutes sortes de musiques allant du hip-hop jusqu'à la salsa. Le Steel-drum est assez implanté dans la culture ; trois groupes cohabitent sur l'île mais le plus connu est celui de « L'association Gunslingers de Grand-Case » fondé par Victor Benjamin.

Voici la liste des artistes de cette île de Saint-Martin :

  • Red Eye Crew (groupe Dancehall, Soca Lokal) ;
  • Kahnween (chanteur Dancehall Lokal) ;
  • MNK (rappeur) ;
  • Youth Waves.

Langues[modifier | modifier le code]

La langue officielle de Saint-Martin est le français. Cependant, l'anglais est la langue la plus pratiquée sur l'île (96 %) devant le créole, l'espagnol et le néerlandais.

Médias[modifier | modifier le code]

Presse écrite 
  • Le Unity Ya Magazine (Saint Martin Presse Prévention) : association qui lutte contre la délinquance avec comme outils les mots et les images
  • Le Pélican : journal quotidien d’information
  • St Martin's Week : journal d’information gratuit tri-hebdomadaire
  • Unity Ya Magazine : magazine d'information
  • The Daily Herald : journal quotidien d’information en anglais
  • Faxinfo : Infolettre (deux pages quotidiennes d’information, quatre pages le vendredi).
  • SXMINFO : Journal en ligne depuis juin 2010 - En français et certains articles en anglais - Présent sur facebook, Twitter et newsletter quotidienne
  • SoualigaPost : journal présent sur Facebook, Twitter et qui propose une "newsletter" en version française ou anglaise.
Internet 
  • Saint Martin Presse Prévention
  • sxminfo.fr : site d'information de Saint-Martin
Radios 
  • Guadeloupe 1re : radio généraliste publique de proximité
  • Radio Transat : radio musicale pop-rock diffusée en FM sur 105,9 MHz
  • Radio Calypso : radio diffusée en FM sur 102,1 MHz
  • Youth Radio : radio diffusée en FM sur 92,5 MHz
  • RDI FM : radio diffusée en FM sur 89,9 MHz.
Télévision 

Monuments et sites[modifier | modifier le code]

  • Le monument frontalier de commémoration (1964) des accords de Concordia (1648) (à Bellevue).
  • Le Fort LouisMarigot) : construit en 1750 sur une hauteur, il offre des vues imprenables sur la baie de Marigot.
  • Le musée Sur la trace des Arawaks, à Marigot dans l'ancienne prison (construite en 1789), retrace cinq mille ans d'histoire insulaire, de l'époque des populations précéramiques jusqu'aux années 1930 (actuellement fermée au public).
  • Les ruines des anciennes habitations-sucreries (Spring (Concordia), La Colombe (Concordia), Saint Jean (Bellevue), Anse des Pères (Friar's Bay, etc).
  • L'habitation-sucrerie de Mont Vernon, un site comprenant une ancienne résidence sucrière (actuellement fermée au public).
  • Le musée du rhum (route de Quartier-d'Orléans) (actuellement fermée au public).
  • Le musée du café et des traditions (à Chevrise).
  • Le pont de Durat (1789), à Hameau du Pont.
  • Le four à pain de la préfecture.
  • Le tribunal (1932) rue de la Liberté. Architecte : Ali GeorgesTur.
  • La machine à broyer le sel à Grand-Case.
Moulin à sel.

Dès le XVIIe siècle, les étangs de Saint-Martin furent exploités pour la récolte du sel. La saline de Grand-Case était la plus grande de la partie française et sa production était exportée en France, dans la Caraïbe, au Canada et aux États-Unis. C'était au milieu du XIXe siècle que l'exploitation industrielle commença. Le sel était broyé à l'aide d'un moulin fonctionnant avec une chaudière à vapeur, aujourd'hui disparue. Côté français, la dernière récolte du sel eut lieu en 1961.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pour les évolutions institutionnelles ayant touché l'outre-mer voir J.P. Thiellay, Droit des outre-mers, coll. connaissance du droit, Dalloz, 2007
  2. Saint-Martin Sur le site insee.fr consulté le 5 février 2012.
  3. Loi n° 2007-224 du 21 février 2007 portant dispositions statutaires et institutionnelles relatives à l'outre-mer sur Légifrance.
  4. RTL Newmedia, « Ouragan Irma : Irma est historique, par sa puissance et sa superficie ! », sur RTL Vidéos (consulté le 9 septembre 2017).
  5. Camille Gévaudan, « Irma : Saint-Barthélémy et Saint-Martin dans l’œil du cyclone », Libération, 6 septembre 2017.
  6. Emmanuel Lechypre, chronique, BFM TV, 9 septembre 2017.
  7. « Ouragan Irma : point de situation », L'actu du ministère, ministère de l'Intérieur, (consulté le 9 septembre 2017).
  8. DICOD, « Irma : Point participation Terre au 8 septembre », La vie du Ministère, ministère des Armées, (consulté le 9 septembre 2017).
  9. Emmanuel Huberdeau, « Ouragan Irma : mobilisation des moyens militaires », Air & Cosmos,‎ (lire en ligne).
  10. Sirpa Marine, « Ouragan IRMA : Les moyens Marine nationale engagés auprès des forces armées aux Antilles », Actu Marine, ministère des Armées - Marine nationale, (consulté le 9 septembre 2017).
  11. « Ouragan Irma : la gendarmerie se mobilise dans les Antilles », Actualités, ministère des Armées - Gendarmerie nationale (consulté le 9 septembre 2017).
  12. « Ouragan IRMA : la Protection civile mobilisée », Actualités, la Protection civile, (consulté le 9 septembre 2017).
  13. Compte rendu du Conseil des ministres du 14 septembre 2017
  14. Ce mot de « slopes » ne provient pas de l'anglais, où « slope » signifie « pente », mais de certains dialectes des Pays-Bas.
    (nl) “sloop”, “slop, “slôp””, “sjloop” : étymologiquement, « ce qui se dépose » (naturellement : sédiments, eau…, ou volontairement : déchets), « ce qui tombe » (cf. dictionnaires étymologiques des néerlandais médiéval et néerlandais).
  15. (en) Les territoires d'outremer associés [PDF]
  16. Historique des populations légales - Recensement de la population 1968-2014.
  17. Loi no 2007-223 du 21/02/2007.
  18. l'Intérieur, « Résultats des élections législatives 2017 », sur http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Legislatives/elecresult__legislatives-2017
  19. Ordonnance du 29 juillet 2009 créant une circonscription unique pour Saint-Martin et Saint-Barthélemy (tableau no 3).
  20. Loi organique no 2007-223 du portant dispositions statutaires et institutionnelles relatives à l'outre-mer
  21. Rapport de 2011 du député Didier Quentin, p. 9
  22. « Basse-Terre »
  23. « Carte des diocèses »
  24. User, « L'évêque de la Guadeloupe », sur guadeloupe.catholique.fr
  25. a et b http://dictionnaire.sensagent.leparisien.fr/Dioc%C3%A8se%20de%20Basse-Terre%20et%20Pointe-%C3%A0-Pitre/fr-fr/
  26. Les mardis de Grand Case 2011 - ilesaintmartin.org

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Didier Quentin, Rapport no 3248 sur la proposition de loi organique (no 3164), adoptée par le Sénat, tendant à l’approbation d’accords entre l’État et les collectivités territoriales de Saint-Martin, de Saint-Barthélemy et de Polynésie française, Paris, Assemblée nationale, , 64 p. (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bibliographie sur Saint-Martin.

L'article détaillé indiqué ci-dessus, récapitule par thèmes l'ensemble de la bibliographie concernant la partie française.

Les thèmes couvrent l'histoire, la société, l'économie, la nature (faune, flore, géologie, écosystème marin), les guides et divers sujets spécifiques à Saint-Martin.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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