Gare de Pau

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Pau
Image illustrative de l’article Gare de Pau
Vue d'ensemble de la gare et de ses environs.
Localisation
Pays France
Commune Pau
Quartier Rives-du-Gave
Adresse Avenue Jean-Biray
64000 Pau
Coordonnées géographiques 43° 17′ 29″ nord, 0° 22′ 11″ ouest
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Code UIC 87672006
Services TGV inOui
Intercités
TER Nouvelle-Aquitaine
TER Occitanie
Caractéristiques
Ligne(s) Toulouse à Bayonne
Pau à Canfranc (frontière)
Voies 4 (+ voies de service)
Quais 3 (dont 2 centraux)
Transit annuel 837 523 voyageurs (2019)
Altitude 178 m
Historique
Mise en service
Correspondances
BHNS Ligne Fébus
Bus Ligne T1 Ligne 5 Ligne 9 Ligne 15
Funiculaire  Funiculaire 
liO 966
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Pau
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
(Voir situation sur carte : Nouvelle-Aquitaine)
Pau
Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques
(Voir situation sur carte : Pyrénées-Atlantiques)
Pau

La gare de Pau est une gare ferroviaire française située dans la ville de Pau, préfecture du département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine.

Elle est mise en service le , par la Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne.

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par le TGV, des Intercités et des trains régionaux (réseaux TER Nouvelle-Aquitaine et TER Occitanie).

Situation[modifier | modifier le code]

La gare est située entre le ruisseau de l'Ousse et le gave de Pau, au sud du centre-ville.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 178 mètres d'altitude, la gare de bifurcation de Pau est située au point kilométrique (PK) 215,735 de la ligne de Toulouse à Bayonne, entre les gares ouvertes aux voyageurs d'Assat et d'Artix[1].

Elle est également l'origine de la ligne de Pau à Canfranc (frontière), avant la gare de La Croix-du-Prince[2]. Cette dernière ligne est exploitée jusqu'à Bedous.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1857, à la suite de la mise en concession de la future ligne Toulouse à Bayonne par l'État, en faveur de la Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne, la municipalité se penche sur la construction d'une gare.

Projet d'une avenue de la Gare, au loin la gare au nord de la ville.

Plusieurs emplacements sont mis à l'honneur, notamment : Un premier, au nord de la ville, près de la rue Montpensier, accompagné du percement d'une large avenue et la création d'un vaste programme immobilier reprenant les lignes architecturales de la place Gramont.

Plan des deux projets d'une gare, au nord et au sud de la ville.

Un second, en remplacement de l'espace occupé par la place de la Monnaie, où les bâtiments au sud de celle-ci, ainsi que les abattoirs, sont alors voués à la démolition. Et enfin, un troisième et dernier projet le long du gave, non loin de la ville de Bizanos. Le troisième projet est retenu à la suite de nombreuses pétitions de la population paloise, alors fort investie dans le projet.

La section orientale de la ligne est alors mise en service le [3].

La Compagnie, par soucis d'économie fait construire une petite gare de fortune, provisoire, entièrement en bois, à la grande déception des Palois. Dans une lettre datée du , adressée au directeur de la Compagnie, le maire Patrice O'Quin, se plaint alors de l'état précaire de l'édifice, par ces quelques mots :

« On n'y gelait pendant l'hiver, on y était inondés durant les pluies et on y étouffait durant les chaleurs. Je vous avoue ainsi, que j'en n'ai souffert quelquefois personnellement. J'ai entendu un médecin distingué, dire devant moi, que si la compagnie avait voulu asphyxier les voyageurs et surtout les employés qui y sont à poste fixe, elle ne s'y serait pas prise autrement. »

Malgré quelques modifications et la construction d'une halle de marchandises, la Compagnie ce refuse à la construction d'un édifice définitif, ne sachant alors, pas la rentabilité future de la ligne, qui plus est, non-achevée à ce moment là.

Il faut alors attendre la mise en service de la section centrale[4] entre Lourdes et Pau, le [5]pour que la gare soit enfin reconstruite en dur la même année.

En 2019, la ville annonce la réhabilitation de la gare et de la halle Sernam, pour une livraison prévue fin 2022[6].

Architecture[modifier | modifier le code]

Dans son état initial, la gare est alors un long bâtiment de 115m de long par 14m de large, auquel s'ajoute, côté voies, une grande halle munie de larges verrières. Sur la façade nord donnant sur la cour, un long promenoir couvert de marquises, court le long de la façade, ce terminant de part et d'autre par deux pavillons. Au centre s'élève un portique à trois arcades, formant un péristyle ouvert sur l'extérieur. Celui-ci est orné d'un fronton à décor de feuilles de chêne, supportant une horloge. Le fronton supporte également les armes couronnées des villes de, Toulouse à gauche, de Bayonne à droite, au centre celles de la ville de Pau.

En 1907, la gare se voit agrandie par l'ajout de deux ailes latérales, destinées à accueillir, à l'ouest un buffet, et à l'est, un nouveau service de messagerie.

L'aile est, est doublée dans sa largeur durant les années 1930, et une vaste halle attribuée à la Sernam, est également construite en même temps.

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Gare de la SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichet, ouvert tous les jours. Elle est équipée d'automates pour l'achat de titres de transport. C'est une gare « Accès Plus » disposant d'aménagements, d'équipements et de services pour les personnes à la mobilité réduite[7].

Desserte[modifier | modifier le code]

Pau est une gare nationale, desservie par des TGV inOui et des Intercités ; c'est également une gare régionale, desservie par des trains TER des réseaux TER Nouvelle-Aquitaine et TER Occitanie[7].

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Un parc pour les vélos et un parking pour les véhicules sont aménagés à ses abords[7].

Elle est desservie par les bus urbains du réseau Idelis (lignes : Fébus, T1, 5, 9, 15), par le funiculaire de Pau et par la ligne 966 du réseau liO.

Fréquentation[modifier | modifier le code]

En 2007, la gare est fréquentée par 1 024 284 voyageurs[8].

En 2016, la fréquentation annuelle de la gare est de 760 097 voyageurs suivie d'un chiffre de 830 486 en 2017.

En 2018, selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare est de 725 078 voyageurs [9] contre 837 523 en 2018.

Lieu de mémoire[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Reinhard Douté, 2011, p. 46-47.
  2. Reinhard Douté, 2011, p. 53.
  3. François Palau, Maguy Palau, Le rail en France : 1858-1863 F. et M. Palau, 2001, p. 184 extrait (consulté le 26 novembre 2011).
  4. France, comité des travaux historiques et scientifiques, Actes du Congrès national des sociétés savantes : Section d'histoire moderne et contemporaine, Volume 83, Impr. nationale, 1958, p. 394 extrait (consulté le 26 novembre 2011)
  5. Site christophe.lachenal.free.fr, Gare SNCF de Tarbes : historique lire (consulté le 21 novembre 2011.
  6. « Gare de Pau : métamorphose sur les rails | Béarn Adour Pyrénées » (consulté le )
  7. a b et c Site SNCF Ter Aquitaine, Informations pratiques sur les gares et arrêts : Gare de Pau lire (consulté le 16 mai 2015).
  8. Claude Liebermann (ingénieur) et Jean Louis Picquand (ingénieur), Conseil général de l'environnement et du développement durable, Les liaisons possibles entre Troyes et le réseau ferroviaire à grande vitesse (Rapport n° 006794-01), Ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, chargé des technologies vertes et des négociations sur le climat, , 33 p. (lire en ligne), p. 11.
  9. [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau français : lignes 601 à 990, vol. 2, La Vie du Rail, , 239 p. (ISBN 978-2-918758-44-0), « [650/2] Montrejeau - Pau, [650/3] Pau - Bayonne et [664/1] Pau - Bedous », p. 46-47 et 53.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Origine Arrêt précédent Train Consultez la documentation du modèle Arrêt suivant Destination
Tarbes Lourdes TGV inOui Orthez
ou Dax
Paris-Montparnasse
Toulouse-Matabiau Lourdes Intercités Orthez Bayonne
ou Hendaye
Toulouse-Matabiau Coarraze - Nay TER Occitanie Terminus Terminus
Terminus Terminus TER Nouvelle-Aquitaine La Croix-du-Prince Oloron-Sainte-Marie
ou Bidos
ou Bedous
Tarbes
ou Terminus
Assat
ou Terminus
TER Nouvelle-Aquitaine Artix Bayonne
Tarbes
ou Terminus
Coarraze - Nay
ou Terminus
TER Nouvelle-Aquitaine Artix Dax
ou Bordeaux-Saint-Jean