Canet-en-Roussillon

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Canet-en-Roussillon
Vue aérienne du port et de Canet-Plage.
Vue aérienne du port et de Canet-Plage.
Blason de Canet-en-Roussillon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Perpignan
Canton La Côte sableuse
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Perpignan Méditerranée Métropole
Maire
Mandat
Bernard Dupont
2014-2020
Code postal 66140
Code commune 66037
Démographie
Gentilé Canétois, Canétoises
Population
municipale
12 224 hab. (2014)
Densité 546 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 42′ 24″ nord, 3° 00′ 28″ est
Altitude Min. 0 m – Max. 37 m
Superficie 22,39 km2
Localisation

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Liens
Site web canetenroussillon.fr

Canet-en-Roussillon (en catalan : Canet de Rosselló) est une commune française située dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie. Ses habitants sont appelés les Canétois (en catalan : Canetaires). C'est la deuxième plus grande ville des Pyrénées-Orientales avec une population de 12 436 habitants (2013).

La ville est connue aujourd'hui principalement en tant que station balnéaire. Elle est la commune du littoral la plus proche de Perpignan.

Canet-en-Roussillon est aussi l'ancien siège de la vicomté de Canet.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Canet-en-Roussillon est située à 9,4 km à l'est de Perpignan, sur la côte méditerranéenne, dans le canton de la Côte sableuse et dans l'arrondissement de Perpignan[1]. Les communes les plus proches sont Sainte-Marie (2,5 km), Villelongue-de-la-Salanque (3,2 km), Saint-Nazaire (4,2 km), Torreilles (5,2 km) et Cabestany (6,2 km)[2].

Situation de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Canet-en-Roussillon[1]
Villelongue-de-la-Salanque Sainte-Marie
Perpignan,
Cabestany
Canet-en-Roussillon[1] Mer Méditerranée
Saint-Nazaire,
Alénya
Saint-Cyprien

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 239 hectares. Son altitude varie entre 0 et 37 mètres[3].

Elle est située en zone de sismicité 3 (sismicité modérée)[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'embouchure de la Têt, fleuve prenant sa source en Cerdagne, marque la limite nord de la commune[1].

L'Agulla del Cagarell et son petit affluent le Còrrec de les Lloberes traversent la commune de l'ouest vers l'est avant de se diriger vers le sud dans l'étang de Canet-Saint-Nazaire[1].

La commune est bordée au sud par l'étang de Canet-Saint-Nazaire[1], étendue d'eau saumâtre (environ 4 km de long pour 2 km au point le plus large) possédant une faune et une flore assez riche (présence de nombreuses espèces d'oiseaux).

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Canet est de type méditerranéen.

L'ensoleillement est à peu de près de 320 jours par an[5].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Canet-en-Roussillon est reliée vers l'ouest à Perpignan par une voie express départementale, numérotée RD 617[1], dont les travaux ont été amorcés dans les années 1980 et achevés en 1999. Longue d'environ 11 kilomètres, elle est à deux fois deux voies sur l'intégralité de son tracé. En moyenne sur 2009, le trafic journalier y était de 19 644 véhicules[6].

Deux autres routes départementales traversent la commune[1] :

  • la D 11 traverse la commune du nord au sud, en provenance du village de Sainte-Marie et en direction de Saint-Nazaire ;
  • la D 81 traverse la commune du nord au sud en suivant le littoral, en provenance de Sainte-Marie et en direction de Saint-Cyprien sous le nom de D 81A.

Transports[modifier | modifier le code]

Depuis septembre 1900, Canet était relié à Perpignan par un tramway à voie métrique. La ligne fut fermée le 31 décembre 1953[7].

Depuis sa fermeture et le démantèlement de son infrastructure, la ville est desservie par le réseau de bus urbain de Perpignan. Depuis le 1er janvier 2012, il s'agit de la ligne 6 du réseau Sankéo[Note 1], qui traverse Canet-Plage du nord au sud, puis oblique vers l'ouest en passant par Canet-Village, pour ensuite atteindre Perpignan via Château-Roussillon.

Une desserte de proximité est assurée par la ligne 18, reliant le quartier Vert Vallon à Canet-Village au Camping Mar Estang à Canet-Sud. Le service est assuré certains jours de la semaine et est d'accès gratuit. En période estivale, le petit train touristique s'y substitue, circulant quant à lui tous les jours.

La ligne 22, en correspondance avec la ligne 6 à l'arrêt Canet Village, assure la liaison avec Saint-Nazaire[8].

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Quelques pistes cyclables sont présentes en ville, mais ne forment pas encore un réseau cohérent. Il n'existe, par exemple, toujours pas de piste cyclable continue entre le village et la plage. L'aménagement le plus important, long de 1,5 km, relie l'avenue de Saint-Nazaire à l'entrée de Canet-Plage, en longeant la voie rapide entre les échangeurs 5 et 6.

La ville est traversée par la Vélitorrale qui conduit du Barcarès à Canet-Plage[9].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le front de mer et la plage.

La commune de Canet-en-Roussillon se divise en deux parties inégales :

  • Canet-village : le vieux village avec ses ruelles et son château ;
  • Canet-plage : la station balnéaire.

Logement[modifier | modifier le code]

Canet-en-Roussillon comprend en 2012 15 256 logements, parmi lesquels 43,3 % sont des résidences principales, 53,7 % sont des résidences secondaires et 1,0 % sont vacants. 61,2 % des ménages sont propriétaires de leur logement[10].

Faute d'avoir respecté l'objectif triennal 2011-2013 de construction de logements sociaux, avec seulement 47 réalisés sur les 139 requis (soit un taux de réalisation de 34 %), la commune se voit infliger par la préfecture en 2015 une pénalité de 346 000 euros. La commune compte à cette date 513 logements sociaux et doit atteindre un objectif final de 1 508[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon l'interprétation la plus répandue, le mot « Canet » viendrait de la base indo-européenne « kan » , signifiant « hauteur ». La colline, dominant la mer, sur laquelle se sont édifiés par la suite le château vicomtal et le village, serait donc à l'origine du toponyme[12].

Les premières mentions écrites connues du nom de Canet sont villa Kanedo (1017), Castellum de Caned (1050), et Canetum (1052)[13],[14].

Le nom de Canet reste officiellement identique lors de la création des communes à la Révolution française. Celui-ci ne changera qu'à l'occasion de la fusion avec Saint-Nazaire en 1971 pour devenir Canet-en-Roussillon-Saint-Nazaire. Lorsque les deux communes se séparent en 1983, Canet devient Canet-en-Roussillon, nom conservé jusqu'à aujourd'hui[3].

En catalan, le nom de la commune est Canet de Rosselló[15].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

L'occupation du site de Canet remonte à la Préhistoire, comme l'atteste la découverte d'outils. Un peuple celte s'est ensuite installé vers le IXe – VIIIe siècle avant Jésus-Christ. Un champ d'urnes funéraires de cette période a été fouillé dans les années 1970-1980 à l'emplacement de l'actuel lotissement des Chênes Verts (entre autres).

Pendant la période romaine, Canet servit sans doute de débouché maritime pour la ville de Ruscino. Un nombre important de marchandises devait transiter par la plage. Des traces d'occupation romaine ont d'ailleurs été découvertes au Puig del Baja (situé à l'est de l'actuel village, vers la mer) et fouillées dans les années 1980 sous l'égide de l'association des Amis du Vieux Canet. De la céramique a alors été exhumée, ainsi que les fondations de plusieurs constructions qui n'ont pu être clairement identifiées du fait de leur mauvais état de conservation. Sur ce même site ont été découverts des vestiges plus récents, remontant à l'époque wisigothique (VIe et VIIe siècles). Là aussi des céramiques ont été mises au jour, ainsi que des substructions laissant penser à la présence d'un habitat wisigothique.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Tour de la Bascule.

L'habitat se fixa ensuite sur le site de l'actuel village, à proximité du château, du fait de l'insécurité grandissante en ce VIIIe siècle.
C'est sans doute à cette époque que les premières fortifications furent établies. Le château proprement dit est cité vers 1050, sous le règne de Gausfied II, alors comte du Roussillon. Les seigneurs de Canet furent durant les siècles qui suivirent des personnages relativement puissants, possédant de nombreuses terres. La seigneurie devient vicomté de Canet en 1322.

De la Renaissance à la Révolution[modifier | modifier le code]

En 1642, la ville fut mise à mal par les bombardements français : de nombreuses maisons furent détruites, et la ville finalement livrée. En avril 1649, une charte accordée par Louis XIV donne la vicomté de Canet à Joseph Fontanella. Il est nommé simultanément Régent de la chancellerie de Catalogne, Roussillon et Cerdagne.

Le village subit des inondations en 1670 et des épidémies en 1674. En 1688, le château est déjà en ruines[5].

Au début du XVIIIe siècle la forteresse est définitivement abandonnée par l'armée : elle servira alors de carrière de pierre à la population du village.

Époque moderne : naissance de la station balnéaire[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.

Le développement de la viticulture au XIXe siècle permet de relancer l'économie locale[5].

Jusqu'au début du XIXe siècle, la côte n'est pas habitée. Sur la carte d'État Major (début/milieu du XIXe siècle), ne figurent que des batteries côtières ("Batteries Counillières", "Batterie de la Basse").

Au XIXe siècle, les remparts sont abattus (ou du moins les portions qui n'étaient pas intégrées à des habitations). Les « bains de mer » et les activités connexes commencent alors à se développer, après quelques prémices au XVIIIe siècle. Le premier établissement pour baigneurs de la côte est créé à Canet en 1849 par Louise Lombard[16]. Dès 1854, un premier règlement municipal détermine quelles doivent être les tenues de bains et des zones distinctes de baignades pour hommes et femmes séparées[17]. En 1900, la station est reliée à Perpignan par un tramway à voie métrique (démantelé dans les années 1950 au profit du recalibrage de la route nationale) : on voit alors l'établissement de nombreuses constructions « en dur » le long de la plage. En 1909, Canet-Plage est officiellement classée « station balnéaire ». L'essor fut d'autant plus grand les années suivantes avec l'instauration des congés payés en 1936, malgré la Seconde Guerre mondiale qui donna un coup d'arrêt de quelques années au développement de la station.

La commune de Saint-Nazaire est rattachée à celle de Canet par arrêté préfectoral du [18]. La nouvelle commune prend le nom de Canet-en-Roussillon-Saint-Nazaire. Saint-Nazaire reprend son autonomie le [19].

Accidents aériens[modifier | modifier le code]

  • Le 27 novembre 2008 à 15 h 46, un Airbus A320 de la compagnie Air New Zealand s'abîme à 7 kilomètres au large de Canet-en-Roussillon ; le crash fait 7 morts.
  • Le 6 août 2009, un avion-école de type Piper PA 38 s'abîme à 6 kilomètres au large de Canet. L'accident fait 2 morts, le moniteur et l'élève. L'enquête a mis en évidence le fait que l'élève est décédé avant le crash et s'est affaissé sur les commandes ce qui les a bloquées, et a fait piquer l'avion[20].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune de Canet est incluse dans le canton d'Elne. Elle est rattachée en 1801 au canton de Perpignan-Est et y demeure lors de la fusion avec Saint-Nazaire en 1971. Ce canton est supprimé en 1973 et la nouvelle commune rejoint alors le canton de Perpignan-3. En 1982, Canet-en-Roussillon-Saint-Nazaire est incluse dans le nouveau canton de La Côte Radieuse, dans lequel demeurent Canet-en-Roussillon et Saint-Nazaire après leur séparation en 1983[18]. Enfin, Canet-en-Roussillon devient le chef-lieu d'un nouveau canton éponyme en 1997[3].

À compter des élections départementales de 2015, la commune devient le bureau centralisateur du nouveau canton de la Côte sableuse.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis la Libération de la France
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1947 Gabriel Henric    
1947 1950 Joseph Pagès    
1950 1965 François Moudat    
1965 1966 Christian Brignieu    
1966 1971 François Moudat    
1971 1989 Jacques Coupet   Maire de Canet-en-Roussillon-Saint-Nazaire de 1971 à 1983
1989 Arlette Franco UMP Députée
en cours Bernard Dupont[21],[22] UMP puis LR Administrateur territorial
Vice-président de la Communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole
Conseiller régional d'Occitanie

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Canet-en-Roussillon est jumelée à la ville irlandaise de Maynooth depuis juin 2011[23].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1365 1378 1470 1515 1553 1643 1709 1720 1730
102 f 95 f 81 f 58 f 49 f 62 f 231 f 145 f 123 f
1765 1767 1774 1789 1790 - - - -
150 H 304 H 123 f 44 f 141 H - - - -
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[24],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 12 224 habitants, en diminution de -6,34 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Orientales : 4,38 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
225 281 233 365 384 388 405 466 509
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
498 524 612 662 754 806 887 914 1 012
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 026 1 102 1 215 1 226 1 230 1 199 1 238 1 213 1 853
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
2 646 3 658 5 127 7 219 7 575 10 182 11 702 13 091 12 224
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Note : Pour 1975 et 1982, la population comprend Canet et Saint-Nazaire.

Pyramide des âges à Canet-en-Roussillon en 2006[27], en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
279 
80 ans ou plus
413 
1 061 
65 à 79 ans
1 294 
748 
55 à 64 ans
959 
1 029 
40 à 54 ans
1 245 
902 
25 à 39 ans
903 
495 
18 à 24 ans
427 
484 
11 à 17 ans
393 
298 
6 à 10 ans
236 
128 
3 à 5 ans
136 
129 
Moins de 3 ans
145 
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[28] 1975[28] 1982[28] 1990[28] 1999[28] 2006[29] 2009[30] 2013[31]
Rang de la commune dans le département 11 11 3 3 2 2 2 2
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Canet dépend de l'académie de Montpellier.
La ville compte deux écoles maternelles : les Myosotis, à Canet-Plage, et les Pâquerettes, à Canet-Village. Même chose pour les écoles primaires : école Jean-Mermoz à Canet-Plage, et école Pierre-et-Marie-Curie à Canet-Village.
Pour l'enseignement secondaire, un collège et un lycée sont implantés à Canet. Le collège de la Côte-Radieuse se situe à Canet-Village. Le lycée Rosa-Luxembourg, à proximité immédiate du port, propose des formations aux métiers de la mer[32].

Établissements scolaires :
Écoles maternelles
  • Les Myosotis (Canet-Plage)
  • Les Pâquerettes (Canet-Village)
Écoles primaires
  • Jean-Mermoz (Canet-Plage)
  • Pierre-et-Marie-Curie (Canet-Village)
Collège public
  • Collège de la Côte-Radieuse
Lycée public d'enseignement général,
technique et professionnel
  • Lycée Rosa-Luxembourg

L'émergence au plus haut niveau du club de natation de la ville Canet 66 natation avec la venue en 2006 de Philippe Lucas, alors entraîneur de Laure Manaudou, a permis la constitution de « classes à options sports avec aménagements d’horaires intégrées au dispositif de formation du centre d’entraînement haut-niveau natation » au sein du lycée Rosa-Luxemburg qui a ouvert ses portes à la rentrée 2007.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de centre médical à Canet-en-Roussillon. On y trouve toutefois une quinzaine de médecins généralistes et un nombre égal de médecins spécialistes, ainsi qu'une dizaine de dentistes.

La ville compte également un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes d'une capacité de 80 places[34].

Sports[modifier | modifier le code]

Clubs sportifs[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Le stade Saint-Michel.
  • Centre International de Natation Arlette-Franco
    • Piscine Olympique Europa (bassin extérieur chauffé)
    • Piscine Henri-Sérandour (bassin intérieur chauffé)
  • Base Nautique de Voile
  • Centre de Tennis Europa
  • Halle des Sports Éric-Tabarly
  • Halle des Sports Pierre-de-Coubertin
  • Halle des Sports Pierre-et-Marie-Curie
  • Stade Saint-Michel

Médias[modifier | modifier le code]

Une radio privée musicale, Littoral FM, a son siège sur la commune.

Économie[modifier | modifier le code]

Port des vieux gréements.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Revenus de la population

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 23 550 €[36].

En 2012, le revenu fiscal médian des ménages par unité de consommation est de 18 888 € et 60,2 % des foyers fiscaux sont imposables. Le taux de pauvreté est de 16,9%[10].

Fiscalité

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

La capitainerie du port.

Tourisme : hôtellerie, restauration, campings.

Le port et son activité sur le pôle nautique : Catana, principal acteur économique, fabricant français de catamarans de croisières, Hanse le no 1 allemand de la plaisance, Jeanneau et Prestige. Une quarantaine d'entreprises du nautisme et un Port qui a une capacité de 1 250 places.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château vicomtal

Le château vicomtal ( Inscrit MH (1984)) est attesté dès le milieu du XIe siècle. Certains éléments des remparts remontent à cette époque, de même que la chapelle Saint-Martin. Il fut par la suite remanié à plusieurs reprises, notamment au XIVe siècle. En 1688, un remarquable puits à glace fut construit sur le site, déjà partiellement abandonné.

Au sein du château subsiste également la chapelle Saint-Martin du Château, construite au XIe siècle, et ayant servi un temps d'église paroissiale au village.

Le château, tombé à l'abandon dans le courant du XVIIe siècle, est aujourd'hui restauré par l'Association des Amis du Vieux Canet.

L'église Saint-Jacques
Clocher de l'église Saint-Jacques.

L'église Saint-Jacques est mentionnée en 1241 dans le testament d'un des seigneurs de Canet. Cet écrit mentionne que l'édifice est situé en dehors des murailles de la ville, ce qui lui vaudra d'ailleurs d'être rasé au XIVe siècle par le roi d'Aragon. Le roi décida ensuite de rembourser ce préjudice en finançant la construction d'une nouvelle église. Le chantier en fut très long, et ne s'acheva qu'en 1408. Un siècle plus tard, au début du XVIe siècle, des travaux sont vraisemblablement entrepris (pierre datée de 1510 scellée dans la façade actuelle), mais dont la teneur exacte reste assez obscure : apparemment il s'agirait d'une restauration de la nef. Au XVIIe siècle, la nef est dotée de deux chapelles latérales supplémentaires. À l'issue de la Révolution, la majorité du mobilier fut détruite, à l'exception de rares éléments. Dans les années 1890, on entreprit une réfection générale de l'édifice : rénovation du clocher, de la façade (pierre portant la date de 1892), et de la toiture. Du point de vue architectural, l'église actuelle est à nef unique, couverte par une charpente à arcs diaphragmes. Elle est flanquée de trois chapelles de part et d'autre, et est terminée par une abside pentagonale voûtée sur croisée d'ogive.

Le château de l'Esparrou

Le château de l'Esparrou ( Inscrit MH (2011)) est une demeure privée construite à la fin du XIXe siècle et entourée de vignobles et d'un parc.

Le vieux village

Le vieux village a gardé son aspect ancien, avec ses ruelles sinueuses et quelques belles demeures, la plupart restaurées ou en cours de restauration, certaines remontant au XVIIe siècle.

Le village était autrefois fortifié. Il reste quelques vestiges de l'enceinte fortifiée, qui était percée de trois portes (au moins) et flanquée de 14 tours. Remaniée au XVe siècle, elle fut en grande partie détruite au XIXe siècle. Trois tours ont survécu : celle dite « de la bascule », une autre proche de l'ancienne « Porte de la mer » (rue de la Vierge), et enfin la tour d'en Pixa Cabres, à proximité du vieux moulin, flanquée d'un morceau de courtine (l'ensemble a été récemment restauré).

Le bord de mer

La promenade du bord de mer est aménagée sur plus de trois kilomètres, du port jusqu'à Canet Sud. Elle peut bien évidemment se poursuivre tant vers le nord (Sainte-Marie-la-Mer) que vers le sud (Saint-Cyprien), par la plage.

L'église de Notre-Dame-des-Flots est construite près du bord de mer en 1961, en remplacement de plusieurs chapelles existant depuis la fin du XIXe siècle et dressées en souvenir des marins pêcheurs disparus en mer[37].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Canet-en-Roussillon (Pyrénées-Orientales).svg

Les armes de Canet-en-Roussillon se blasonnent ainsi : d'azur à un lion d'or, armé et lampassé de gueules.
Elles apparaissent sur l'inscription funéraire, à la chapelle de l'hôpital d'Ille-sur-Têt, de Béatrice d'Urg, vicomtesse de Fenollet, disparue en 1292[38].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

  • 1989 : Canet j'aime (45T) de Jacques Philibert[42].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Saut, Histoire du vieux Canet, Perpignan, C.E.R.C.A., , 53 p.
  • Robert Saut, Canet en Roussillon : regards sur 3 000 ans d'histoire, Canet-en-Roussillon, Les Amis du Vieux Canet, , 314 p.
  • Robert Saut, Le château vicomtal de Canet-en-Roussillon, Canet-en-Roussillon, Les Amis du Vieux Canet, coll. « Découverte du Patrimoine », , 83 p.
  • Philippe Bouba, L'arrivée des Pieds-Noirs en Roussillon en 1962, Trabucaire, , 174 p. (ISBN 2849740896)
  • Géraldine Mallet, Églises romanes oubliées du Roussillon, Montpellier, Les Presses du Languedoc, , 334 p. (ISBN 978-2-8599-8244-7, présentation en ligne), p. 98-99
  • Jean-Marie Rosenstein, Canet-en-Roussillon (1848-2008) : des Bains de Mer à la Thalasso, Canet-en-Roussillon, Les Amis du Vieux Canet, , 192 p. (ISBN 978-2-9522019-3-3)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Son ancien numéro, le 1, est désormais réservé au futur bus en site-propre nord-sud de l'agglomération perpignanaise.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

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  3. a, b et c Notice Cassini
  4. Plan séisme
  5. a, b et c Guide du Roussillon et de l'Andorre : touristique, historique, social, économique, Perpignan, Sud Roussillon, , 286 p.
  6. « Carte interactive comptage routier 2009 », sur Conseil Général des Pyrénées-Orientales,
  7. Amtuir.org
  8. CTPM, « Compagnie de Transports Perpignan Méditerranée », sur ctpmperpignan.com,
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  23. L'indépendant du 29/06/2011
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  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
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  41. Jean-Noël Grando, 100 ans de cinéma en Pyrénées-Orientales : Histoires et secrets de tournages, Perpignan, Mare nostrum, , 197 p. (ISBN 978-2-908476-96-5, notice BnF no FRBNF42318117) p. 173
  42. 45T de Jacques Philibert sur Rate Your Music