Domaines français de Sainte-Hélène

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Domaines français de Sainte-Hélène
Domaines français de Sainte-Hélène
Maison de Napoléon (Longwood House) à Sainte-Hélène.
Administration
Pays Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Type Propriété privée de l'État français
Consul honoraire de France Michel Dancoisne-Martineau
Date de création 1858
Démographie
Population hab. (2005)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Altitude Max. 823 m
Superficie 0,14 km2

Les domaines français de Sainte-Hélène constituent un ensemble de propriétés réparties sur 14 hectares situés sur l'île de Sainte-Hélène, en territoire britannique[1]. Ils regroupent des possessions ayant un rapport avec l'exil de Napoléon à Sainte-Hélène : depuis 1858, la Longwood House et la vallée du Tombeau dans le district de Longwood ainsi que, depuis 1959, le pavillon des Briars dans celui d'Alarm Forest.

Description[modifier | modifier le code]

Les domaines abritent un musée et des expositions sur la vie de l'Empereur. Les bâtiments ont été restaurés pour leur donner l'aspect le plus ressemblant possible à celui qu'ils avaient à l'époque napoléonienne. Ils accueillent de six à huit mille visiteurs par an. Le musée est financé par la fondation Napoléon et les bâtiments et terrains sont entretenus par le ministère français des Affaires étrangères.

Depuis 2004, les possessions françaises à Sainte-Hélène sont rattachées administrativement au consulat de France au Cap. Elles sont administrées localement par un conservateur des domaines qui est aussi consul honoraire de France (Gilbert Martineau de 1956 à 1987, puis son fils adoptif Michel Dancoisne-Martineau depuis 1987).

Détention de Napoléon Ier[modifier | modifier le code]

Napoléon Ier, à la suite de sa défaite à la bataille de Waterloo, fut exilé et déporté par les Britanniques sur l'île Sainte-Hélène, où il débarqua en octobre 1815. L'arrivée de Napoléon entraîna une augmentation sensible de la population de l'île : près de 2 000 soldats et 500 marins de la flottille de guerre, ainsi que des officiels du gouvernement britannique, accompagnés de leur famille, sans oublier la petite colonie française qui vivait dans l'entourage de Napoléon. De plus, les Britanniques, craignant un débarquement de marins français pour libérer le prisonnier comme sur l'île d'Elbe, revendiquèrent l'île de l'Ascension — jusque-là inhabitée — pour y établir une garnison navale.

Détenu à Longwood House à partir de décembre 1815, Napoléon mourut le . Le lendemain, le gouverneur de l'île, sir Hudson Lowe, bien qu'en perpétuel conflit avec son ancien prisonnier, vint en personne s'assurer de sa mort et déclara alors à son entourage : « Eh bien, Messieurs, c'était le plus grand ennemi de l'Angleterre et le mien aussi ; mais je lui pardonne tout. À la mort d'un si grand homme, on ne doit éprouver qu'une profonde douleur et de profonds regrets. »

Conformément à ses dernières volontés, Napoléon fut inhumé le 9 mai près d'une source, dans la vallée du Géranium, dénommée depuis « vallée du Tombeau ». Le 27 mai, toute la colonie française quitta l'île. Dix-neuf ans après la mort de Napoléon, le roi Louis-Philippe put obtenir du Royaume-Uni la restitution des cendres de l'ex-empereur. L'exhumation du corps de Napoléon eut lieu le 15 octobre 1840, puis il fut rapatrié en France et inhumé aux Invalides, à Paris.

À partir de 1854, l'empereur Napoléon III négocia avec le gouvernement britannique l'achat – pour la somme de 178 565 francs or[2] – de Longwood House et de la vallée du Tombeau, qui devinrent propriétés françaises en 1858, sous le nom de « Domaines français de Sainte-Hélène » et gérées depuis par le ministère des Affaires étrangères. Le pavillon des Briars, première demeure de l'empereur sur l'île, fut adjoint au domaine en 1959, lorsque sa dernière propriétaire en fit don à la France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Un arrêté du 2 février 2004 qualifie ces domaines de « territoire britannique de Sainte-Hélène (domaines français) ».
  2. Kauffmann (1997), p. 31.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]