Molandier

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Molandier
Molandier
Blason de Molandier
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Intercommunalité Communauté de communes Piège-Lauragais-Malepère
Maire
Mandat
Olivier Jullin
2020-2026
Code postal 11420
Code commune 11236
Démographie
Gentilé Molandierais
Population
municipale
242 hab. (2019 en augmentation de 4,31 % par rapport à 2013)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 14′ 50″ nord, 1° 42′ 59″ est
Altitude Min. 226 m
Max. 351 m
Superficie 19,84 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Mazères
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de la Piège au Razès
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Molandier
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Molandier

Molandier Écouter est une commune française, située dans le nord-ouest du département de l'Aude en région Occitanie.

Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du Lauragais, l'ancien « Pays de Cocagne », lié à la fois à la culture du pastel et à l’abondance des productions, et de « grenier à blé du Languedoc ». Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par l'Hers-Vif, le ruisseau de mézerville, le ruisseau de Roudigou, le ruisseau du Rival et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : deux sites Natura 2000 (le « piège et collines du Lauragais » et « Garonne, Ariège, Hers, Salat, Pique et Neste ») et trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Molandier est une commune rurale qui compte 242 habitants en 2019, après avoir connu un pic de population de 869 habitants en 1846. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Mazères. Ses habitants sont appelés les Molandierais ou Molandieraises.

Église de l'Assomption-de-Notre-Dame de Molandier

Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : l'église de l'Assomption-de-Notre-Dame, inscrite en 1948.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bastide située dans la Piège entre Castelnaudary et Le Vernet. Il s'agit de la commune la plus à l'ouest du département de l'Aude. C'est une commune limitrophe avec les départements de l'Ariège et de la Haute-Garonne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Molandier est limitrophe de six autres communes dont une dans le département l'Ariège et une dans le département de la Haute-Garonne.

Carte de la commune de Molandier et de ses proches communes.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 984 hectares ; son altitude varie de 226 à 351 mètres[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès avec la (D 624) ancienne route nationale 624.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est dans le bassin de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[3]. Elle est drainée par l'Hers-Vif, le ruisseau de mézerville, le ruisseau de Roudigou, le ruisseau du Rival, le ruisseau de Fiole, le ruisseau de Jean Nègre, le ruisseau de la Borde du Bosc, le ruisseau de Mariet, le ruisseau de roucairol et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 28 km de longueur totale[4],[Carte 1].

L'Hers-Vif, d'une longueur totale de 134,9 km, prend sa source dans la commune de Prades et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans l'Ariège à Cintegabelle, après avoir traversé 41 communes[5].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat du Bassin du Sud-Ouest », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[6]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[7].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[6].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 13,1 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 9,7 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,6 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 753 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 5,4 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[9] complétée par des études régionales[10] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Montferrand », sur la commune de Montferrand, mise en service en 1970[11] et qui se trouve à 16 km à vol d'oiseau[12],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 13,3 °C et la hauteur de précipitations de 714 mm pour la période 1981-2010[13]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Toulouse-Francazal », sur la commune de Cugnaux, dans le département de la Haute-Garonne, mise en service en 1922 et à 44 km[14], la température moyenne annuelle évolue de 14,1 °C pour la période 1971-2000[15], à 14,1 °C pour 1981-2010[16], puis à 14,3 °C pour 1991-2020[17].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 4]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats[19] :

et un au titre de la directive oiseaux[19] :

  • le « piège et collines du Lauragais », d'une superficie de 31 216 ha, ayant une position de transition entre la Montagne Noire et les premiers contreforts pyrénéens. On y voit donc régulièrement des espèces à grand domaine vital soit en chasse, soit à la recherche soit de sites de nidification : le Vautour fauve, l'Aigle royal, le Faucon pèlerin sont ainsi plus ou moins régulièrement observés sur le territoire concerné[21].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 5] est recensée sur la commune[22] : le « cours de l'Hers » (891 ha), couvrant 41 communes dont 32 dans l'Ariège, 7 dans l'Aude et 2 dans la Haute-Garonne[23] et deux ZNIEFF de type 2[Note 6],[22] :

  • les « collines de la Piège » (27 918 ha), couvrant 40 communes dont 38 dans l'Aude et 2 dans la Haute-Garonne[24] ;
  • « l'Hers et ripisylves » (1 417 ha), couvrant 41 communes dont 32 dans l'Ariège, 7 dans l'Aude et 2 dans la Haute-Garonne[25].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Molandier est une commune rurale[Note 7],[26]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[I 1],[27].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mazères, dont elle est une commune de la couronne[Note 8]. Cette aire, qui regroupe 2 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 2],[I 3].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (64,2 %), zones agricoles hétérogènes (33,4 %), prairies (2,4 %)[28].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Molandier est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, la rupture d'un barrage[29]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[30].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment l'Hers-Vif, ou Grand Hers,. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1992, 2009 et 2018[31],[29].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Molandier.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (75,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 131 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 131 sont en en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 94 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[32],[Carte 3].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

La commune est en outre située en aval du barrage de Montbel, un ouvrage de classe A[Note 9] situé dans le département de l'Ariège. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage[34].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Les coutumes de Molandier[35]

Le premier document attestant la présence de Molandier (Castrum Montislanderii) date du XIIIe siècle, sous le règne de Louis IX dit Saint Louis. Cette bastide fut certainement construite, en même temps que beaucoup d'autres, à cette époque-là. Les puissants seigneurs Hugues et Sicard de Belpech et le comte de Foix Roger IV possédaient en paréage Castrum Montislanderii.

Le premier avril 1246 fut donc signée une charte des Coutumes de Molandier entre ces seigneurs et comte. Cette charte définissait les limites géographiques ainsi que les droits féodaux et le régime des biens, des personnes, la justice civile et criminelle, la police et l'organisation consulaire.

Limites géographiques

Le territoire de Molandier était plus étendu au XIIIe siècle que de nos jours. Les limites étaient matérialisées par des ruisseaux et une rivière, l'Hers-vif. Le ruisseau de Grilosa (aujourd'hui de Durgou) marquait la limite sud. Ce ruisseau se jette dans l'Hers aux environs de Marrot. La limite ouest était représentée par le ruisseau du Pounchuc (aujourd'hui Roquefort) situé sur la vieille route de Calmont à Mazères. Au nord-est, c'est l'Hers-mort qui bornait le territoire et enfin à l'est le ruisseau de Garrigou (près de La Borde du Bosc) sépare Molandier et Belpech. Le passage entre les villages était appelé Pas de la carbe (chèvre).

Régime des personnes (extraits)

Les divers articles de la charte montrent qu'une certaine liberté de mouvement était laissée à chaque homme, ainsi qu'une liberté de choix de résidence, de "choix" de seigneur dont il devenait l'homme lige. Tout homme pouvait quitter le village à condition de payer six deniers toulousains s'il était asservi au seigneur. Ce dernier lui devait protection jusqu'à trois lieues du village. Lorsqu'une femme, fille, sœur,.. voulait se marier et qu'elle était serve, elle pouvait être affranchie moyennant une somme de 18 deniers toulousains.

Régime des biens et droits féodaux (extraits)

Tout homme voulant s'installer dans le village avait droit à un emplacement pour sa maison ainsi qu'à une sesterée de terre contre six deniers toulousains. Le comte de Foix avait exempté les habitants du village du droit de leude (taxe sur les marchandises) sauf à Pamiers. Un droit de lause (taxe sur le bétail de labourage) était en vigueur. La corvée était fixée à une journée au moment des semences. La banalité concernait les moulins et les fours du seigneur. Le droit de fournage consistait en un denier toulousain ou un pain par setier de pain cuit au four.

Justice civile (extraits)

Les consuls statuaient sur les plaintes déposées auprès des bailes. Les préjudices devaient être réparés et des amendes de cinq sous toulousains versées au seigneur.

Justice criminelle (extraits)

Les blessures dites légales occasionnées par épée, bâton, pierre ou tout autre objet entraînaient une amende de 60 sous toulousains, un coup de pied ou de poing, 5 sous toulousains. L'adultère, en cas de flagrant délit, était puni de 20 sous toulousains ou bien les coupables devaient courir nus dans les rues du village. Le vol était puni d'amendes en fonction du lieu où il avait été commis ainsi que de la valeur de l'objet volé.

Police (extraits)

La charte précisait que les anciennes règles ne seraient pas modifiées. Les consuls étaient autorisés à nommer des messeguiers pour veiller à la police du lieu et à la garde des récoltes. Les vendeurs de blé prélevaient une obole par setier. Celui qui vendait du vin devait le faire publier. Les bouchers devaient jurer aux consuls que la viande vendue était saine ; ils ne pouvaient prélever qu'un denier toulousain par sou de chair fraîche. Tout habitant qui vendait du pain ne pouvait percevoir qu'un denier de bénéfice par setier. Les contraventions à ces règles entraînaient pour tous des amendes de 12 deniers toulousains.

Organisation consulaire (extraits)

4 consuls, Guilhemus Sancii, Ramondus Mercatale, Sancius Sabaterius et Arnaldus Aranhonus, ont signé cette charte. Ces consuls étaient nommés pour un an par les consuls sortant de charge et recevaient serment des bailes et tout homme attaché au service du château.

Cette charte a été écrite par Raymond, tabellion à Pamiers. Le comte de Foix, les seigneurs de Belpech, les consuls de Molandier ainsi que Ramundus (Raymond) "prior" de Molandier, Guilhemus de Ugenaco (Junac), Ramundus Arnaldi de Castroverduno (Château-Verdun), Petrus de Castlardo (Carla-Bayle), Poncius et Bernardus Ramundi de Mairevila (Mayreville), Geraldus de Ravato (Rabat-les Trois-Seigneurs), Bertrandus Camela (Sainte Camelle) en furent les décideurs pour certains et les témoins pour les autres.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de onze[36],[37].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de l'arrondissement de Carcassonne de la communauté de communes Piège-Lauragais-Malepère et du canton de la Piège au Razès (avant le redécoupage départemental de 2014, Molandier faisait partie de l'ex-canton de Belpech).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1981 ? André Suderie    
1989 mai 2020 Jean-Claude Lautré   Retraités agricoles
mai 2020 En cours Olivier Jullin    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[39].

En 2019, la commune comptait 242 habitants[Note 10], en augmentation de 4,31 % par rapport à 2013 (Aude : +2,52 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
691671714716629783812869815
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
824816794816799756756778690
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
634657646531531490483494439
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
359345263256218213214213232
2015 2019 - - - - - - -
237242-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[40] puis Insee à partir de 2006[41].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[42] 1975[42] 1982[42] 1990[42] 1999[42] 2006[43] 2009[44] 2013[45]
Rang de la commune dans le département 191 155 190 201 212 217 217 221
Nombre de communes du département 439 436 435 437 438 438 438 438

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 97 ménages fiscaux[Note 11], regroupant 230 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 22 370 [I 4] (19 240  dans le département[I 5]).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
Division 2008 2013 2018
Commune[I 6] 5,5 % 7,5 % 9 %
Département[I 7] 10,2 % 12,8 % 12,6 %
France entière[I 8] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 142 personnes, parmi lesquelles on compte 75,2 % d'actifs (66,2 % ayant un emploi et 9 % de chômeurs) et 24,8 % d'inactifs[Note 12],[I 6]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Mazères, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 4],[I 9]. Elle compte 26 emplois en 2018, contre 31 en 2013 et 29 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 94, soit un indicateur de concentration d'emploi de 28,1 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 53,7 %[I 10].

Sur ces 94 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 17 travaillent dans la commune, soit 18 % des habitants[I 11]. Pour se rendre au travail, 89,6 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2,1 % les transports en commun et 8,3 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 12].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

11 établissements[Note 13] sont implantés à Molandier au [I 13]. Le secteur des activités spécialisées, scientifiques et techniques et des activités de services administratifs et de soutien est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 36,4 % du nombre total d'établissements de la commune (4 sur les 11 entreprises implantées à Molandier), contre 13,3 % au niveau départemental[I 14].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune est dans le Razès, une petite région agricole occupant l'ouest du département de l'Aude[46], également dénommée localement « Volvestre et Razès »[Carte 5]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 14] sur la commune est la culture de céréales et/ou d'oléoprotéagineuses[Carte 6].

1988 2000 2010 2020
Exploitations 26 16 19 12
SAU[Note 15] (ha) 1 643 1512 1528 1492

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 26 lors du recensement agricole de 1988[Note 16] à 16 en 2000 puis à 19 en 2010[48] et enfin à 12 en 2020[Carte 7], soit une baisse de 54 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 60 % de ses exploitations[49],[Carte 8]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 1 643 ha en 1988 à 1 492 ha en 2020[Carte 9]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 63 à 124 ha[48].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Molandier fait partie de l'académie de Montpellier.

Santé[modifier | modifier le code]

Culture et festivité[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Chasse, randonnée pédestre,

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Église de l'Assomption-de-Notre-Dame de Molandier

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Molandier Blason
Coupé de sinople et d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[8].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[18].
  5. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  6. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  7. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  9. Le classement des barrages est fonction de deux paramètres : hauteur et volume retenu[33].
  10. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  11. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  12. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  13. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  14. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  15. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  16. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[47].
  • Cartes
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  5. [PDF]« Carte des petites régions agricoles (PRA) dans l’Aude », sur www.aude.gouv.fr (consulté le ).
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  8. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée par département », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
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Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

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Autres sources[modifier | modifier le code]

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