Olargues

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Olargues
Olargues
Vue générale
Blason de Olargues
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Intercommunalité Communauté de communes du Minervois au Caroux
Maire
Mandat
Jean Arcas
2020-2026
Code postal 34390
Code commune 34187
Démographie
Gentilé Olarguais
Population
municipale
680 hab. (2018 en augmentation de 3,34 % par rapport à 2013)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 33′ 26″ nord, 2° 54′ 55″ est
Altitude Min. 148 m
Max. 760 m
Superficie 18,6 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Olargues
(ville-centre)
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Saint-Pons-de-Thomières
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Olargues
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Olargues

Olargues [o.laʁ.gə], (en occitan Olargues [u.'lar.ɣɛs]), est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Occitanie. Elle est située dans le parc naturel régional du Haut-Languedoc. Le village est classé parmi les plus beaux villages de France. Ses habitants sont appelés les Olarguais (los olargueses). Olargues était le chef-lieu d'un canton (le canton d'Olargues) et le siège de la communauté de communes Orb et Jaur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Maki2-town-hall-12.svg Mairie
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
1 : carte dynamique ; 2. carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes

La commune se situe dans le nord-ouest du département de l'Hérault, à environ 35 kilomètres à vol d'oiseau de Béziers (50 km par deux routes départementales). Olargues se trouve sur la départementale D908 (ancienne route nationale 608) entre Bédarieux et Saint-Pons-de-Thomières d'où partent les deux principales routes pour rejoindre la plaine littorale (la voie ferrée est désaffectée et a été réaménagée en piste cyclable par le conseil général).

Vue du haut du village d'Olargues
Carte postale du côté nord d'Olargues (1906)

Le village se situe au bord de la rivière Jaur, à 6 km en amont de sa jonction avec le fleuve Orb, dans une vallée étroite au sud des monts de l'Espinouse. De par son histoire, Olargues a la particularité d'être situé sur un socle rocheux formant une colline, "puòg" en occitan, qui donne son nom a un quartier du village, et qui est presque encerclée par les eaux du Jaur. C'est une commune des « Hauts cantons de l'Hérault ». Elle fait partie de l'arrière-pays biterrois.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Olargues 10.jpg

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[1],[2].

Un espace protégé est présent sur la commune : le parc naturel régional du Haut-Languedoc, créé en 1973 et d'une superficie de 307 184 ha, qui s'étend sur 118 communes et deux départements[3]. Implanté de part et d’autre de la ligne de partage des eaux entre Océan Atlantique et mer Méditerranée, ce territoire est un véritable balcon dominant les plaines viticoles du Languedoc et les étendues céréalières du Lauragais[4],[5].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Trois ZNIEFF de type 2[Note 1] sont recensées sur la commune[6] :

  • le « massif de l'Espinouse » (20 035 ha), couvrant 19 communes du département[7] ;
  • le « massif du Somail » (23 004 ha), couvrant 11 communes dont dix dans l'Hérault et une dans le Tarn[8] ;
  • la « montagne noire centrale » (34 724 ha), couvrant 27 communes du département[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Olargues dériverait d'un nom d'homme germanique Olaricus[10].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Olargues

Les armes d'Olargues se blasonnent ainsi :

d'azur à un pot d'or avec l'anse du même[11].

Ce sont des armes parlantes, la marmite se dit ola en occitan.


Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le site du village a été occupé successivement par les Romains, les Vandales et les Wisigoths. Les Romains firent d'Olargues une cité d'avant-poste à la limite de la province de la Narbonnaise. Après le déclin de la civilisation gallo-romaine, Olargues est devenue une capitale [réf. nécessaire] wisigothe en 476.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Ce n'est qu'au Moyen Âge que le village fut fortifié. Le château fort a été bâti au XIIe siècle. Les fortifications de la ville furent élevées au XIIIe siècle. La cité a été assiégée lors de la croisade contre les Albigeois durant les opérations militaires menées par Simon de Montfort en 1210. Mais de cette époque, il ne reste que l'ancien donjon carré, devenu le clocher de l'église Saint-Laurent, et le Pont du Diable qui enjambe le Jaur ainsi que les rues qui rejoignent la citadelle. Des fouilles menées en partenariat avec le ministère de la Culture et l'association Concordia ont permis de découvrir des vestiges de l'ancienne église ainsi que des traces de l'habitat de l'ancien château féodal. Ces fouilles sont en cours de valorisation.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1629, après avoir subi les guerres de religion et les pillages organisés, la citadelle fut détruite sur les ordres du cardinal de Richelieu. Les troupes de Louis XIII envahirent le Languedoc turbulent pour assiéger les forteresses.

L'église Saint-Laurent fut construite au XVIIe siècle dans le village. Des vestiges comme la porte Neuve, la porte Gaubert ou des pans de remparts témoignent aujourd'hui des anciennes fortifications de la ville.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société populaire des sans-culottes montagnards » en octobre 1793[12].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Aux XVIIIe et XIXe siècles, Olargues est devenu un gros bourg dynamique, ce qui lui a permis de s'imposer comme un centre économique de la vallée du Jaur grâce notamment à ses foires. L'agriculture constituait une source de revenus importante. Ainsi, des spécialités comme la culture des châtaigniers (le marron d'Olargues est fêté annuellement), de la vigne, des oliviers et des cerisiers ont permis à Olargues de se développer et de faire sa renommée sur les marchés jusqu'à Paris. La mise en place de la voie de chemin de fer Mazamet-Bédarieux a constitué un atout considérable. Inaugurée dans son ensemble le en 1889, cette ligne a nécessité la construction d'ouvrages d'art tels que le Pont ferroviaire d'Olargues construit par la Cie de travaux métalliques Fives-Lille et situé à l'entrée est du village, viaduc souvent considéré à tort comme un ouvrage dû à Gustave Eiffel. La ligne n'est plus exploitée depuis 1972 pour les voyageurs, et 1987 pour les marchandises. Elle a été réaménagée en piste cyclable dite « voie verte » de Mazamet à Villemagne-l’Argentière proche de Bédarieux par le conseil général de l'Hérault.

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 13,8 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 15,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 046 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 7,9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 3 j

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[13]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[14].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[15]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[13].

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[16] complétée par des études régionales[17] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Berlou », sur la commune de Berlou, mise en service en 1988[18] et qui se trouve à 8 km à vol d'oiseau[19],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 15,2 °C et la hauteur de précipitations de 908,5 mm pour la période 1981-2010[20]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Carcassonne », sur la commune de Carcassonne, dans le département de l'Aude, mise en service en 1948 et à 59 km[21], la température moyenne annuelle évolue de 13,7 °C pour la période 1971-2000[22], à 14,1 °C pour 1981-2010[23], puis à 14,5 °C pour 1991-2020[24].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Olargues est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[25],[26],[27]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Olargues, une agglomération intra-départementale regroupant 6 communes[28] et 2 458 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[29],[30]. La commune est en outre hors attraction des villes[31],[32].

L'architecture d'Olargues s'est modifiée au fil du temps. Le pont de Bonnafous et le pont de l'ancienne gendarmerie sont venus offrir deux nouvelles entrées de part et d'autre de la ville. Dans les années 1930, la place Alexandre-Laissac a été aménagée avec la construction de l'actuel hôtel de ville et du groupe scolaire. Aujourd'hui, Olargues bénéficie d'infrastructures nouvelles comme le collège Alexandre-Laissac et le restaurant scolaire inaugurés en 2004.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (89,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (88,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (86,5 %), zones urbanisées (4,9 %), zones agricoles hétérogènes (3,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,9 %), cultures permanentes (2,4 %)[33].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de 1936 à nos jours[modifier | modifier le code]

Période Identité Étiquette Qualité
1925 1945 Joseph Planès
1945 1945 Marcel Vié
1945 1953 André Lau
1953 1961 Roger Marty
1961 1977 André Lau
1977 1983 Alain Cros DVD Conseiller général 1973 – 1979
1983 En cours Jean Arcas PS Retraité de l'enseignement

Conseiller général 1979 – 2015

Ancien vice-président du Conseil général de l'Hérault

Ancien Président de la communauté de communes Orb-Jaur

Président du Syndicat d'adduction d'eau de la vallée du Jaur

Vice-président du Parc régional du Haut-Languedoc

Vice-président du S.D.I.S. de l'Hérault

Vice-président de la communauté de communes Minervois-St Ponais-Orb/Jaur

Président du Pays Haut Languedoc et Vignobles

C'est à la Révolution qu'Olargues est devenu chef-lieu de canton, fonction que la commune a conservée depuis.

Démographie[modifier | modifier le code]

Au dernier recensement, la commune comptait 680 habitants.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0071 0371 0681 2241 2981 2121 1611 1431 145
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0581 0171 0161 0781 0401 0481 221955909
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
913891864740810822755707622
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
693590518529512571592640682
2018 - - - - - - - -
680--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006[35].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population d'Olargues a augmenté d'environ 10 % entre 1975 et 1999, ce qui correspond à une augmentation moyenne annuelle de 1,2 %. Cette augmentation s'est accrue entre 1999 et 2007 pour atteindre 14 %.

Après avoir connu une désertification rurale importante, le village d'Olargues, mais également l'ensemble du canton d'Olargues, accueille une nouvelle population. Il s'agit à la fois de nouveaux retraités mais également de jeunes actifs. Cette évolution démographique s'inscrit dans la tendance départementale de forte augmentation principalement due à l'héliotropisme. Localement, ce dynamisme est soutenu, d'une part, par la recherche d'un meilleur cadre de vie, l'amélioration des infrastructures routières, la modernisation des équipements pour une population composée de jeunes actifs, d'étrangers mais aussi d'autochtones qui après leurs études ou à la fin de leur carrière reviennent s'installer. Cet attrait explique l'augmentation des prix de l'immobilier au cours de ces dernières années.

Économie[modifier | modifier le code]

Olargues s'est tournée vers le tourisme et l'économie de services. Chef-lieu d'un grand canton de 13 communes, Olargues regroupe de divers services administratifs et commerciaux qui font du village une cité dynamique. Le village est le siège du pays d'accueil touristique du Haut Languedoc. L'activité touristique a permis la création de commerces mais également de plusieurs types d'hébergement au sein du village. Le secteur sanitaire et social est particulièrement représenté (établissement pour personnes âgées, services de soins à domicile).

L'industrie, peu présente dans la région, est représentée par une usine de production hydraulique d'électricité et anciennement par une petite unité de production de matières plastiques.

L'agriculture a cédé du terrain, mais il demeure quelques exploitants spécialisés dans les plantes médicinales, les fruits et légumes transformés, le miel et le pollen ou encore le vin, comme le petit domaine de Lisson, qui a défriché d'anciennes terrasses en flanc de coteau pour planter des cépages nobles sur ces terroirs et faire du vin de qualité dans sa cave voûtée.

Olargues abrite le centre scientifique de recherches Cebenna[36] du nom de la femme condamnée par les dieux de l'Olympe à être engloutie par le Caroux. La création du centre a été décidée par le conseil général de l'Hérault qui a souhaité à partir de 1988 créer un réseau de centres scientifiques spécialisés sur le territoire départemental. Le centre a vocation à valoriser le patrimoine, à sauvegarder les milieux naturels et la géologie tout en privilégiant une approche scientifique. Aujourd'hui, le centre tient un rôle important pour le village. Dans le cadre de l'écotourisme, il accueille régulièrement des étudiants stagiaires et met en place des animations auprès de différents publics (sorties pédagogiques, conférences). Il est doté d'un auditorium, d'un laboratoire, de salles informatiques, d'un kaléidoscope et d'une médiathèque.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le pont du Diable à Olargues
Une ruelle dans le village

L'architecture du site et son aspect médiéval ont permis à Olargues d'être classée et inscrite à l'inventaire national des sites.

Le patrimoine comporte :

  • l'escalier de la Commanderie composé de 64 marches chacune taillée dans une même pierre ;
  • le Musée d'arts et traditions populaires situé dans une ancienne maison bourgeoise de l'escalier de la Commanderie ;
  • le pont ferroviaire d'Olargues (ancien pont de chemin de fer conçu par les ingénieurs des ponts et chaussées de l'Hérault, construit par les ateliers Fives-Lille et exploité par la Compagnie du Midi puis la SNCF, devenu piste cyclable) ;
  • le mémorial Jean-Moulin et la stèle des déportés situés au faubourg du Gué ;
  • la mairie
    Mairie d'Olargues
     ;
  • le centre multimédia CEBENNA composé d'une médiathèque et d'un centre de recherche géologique ;
  • le site du Fréjo sur les rivages du Jaur ;
  • la région d'Olargues est riche en cavités formant de nombreuses grottes parmi lesquelles se trouvent les grottes de Vezelle, de l'Asperge et du Macoume. Ces dernières ont fait l'objet d'une demande de classement au patrimoine mondial de l'Unesco pour leurs spécificités et l'importance de leur préservation.

Olargues est une étape sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Le village est situé sur la Via Tolosane reliant Arles à Saint-Jacques-de-Compostelle. C'est le seul chemin qui se parcourt dans les deux sens pouvant mener aussi vers Rome ou Jérusalem.

La commune, à l'intérieur du parc naturel régional du Haut-Languedoc, figure au palmarès de l'association « les plus beaux villages de France ».

Cette commune a donné son nom à une variété de châtaigne locale (le marron d'Olargues) qui est encore cultivé dans la région.

En 1990, les rues du vieux village ont servi de lieux de tournage au film Merci la vie de Bertrand Blier. Plusieurs scènes ont été tournées rue Neuve, rue de la Place, rue du Pioch et dans l'escalier de la Commanderie. Ce film évoque les aventures de deux jeunes filles jouées par Charlotte Gainsbourg et Anouk Grinberg. Des acteurs renommés comme Gérard Depardieu; Jean Carmet;Annie Girardot;Jean-Louis Trintignant et Michel Blanc ont également participé à ce tournage.

  • En 2002, l'hebdomadaire l'Express a sélectionné la cité d'Olargues pour l'intégrer dans son Tour de France des « villages chics ». Ainsi, le magazine du a brossé le portrait de vingt « lieux de rêve » répartis dans l'ensemble du territoire français parmi lesquels figurent Olargues. L'article est titré « Des voix dans la vallée »[41] en référence au festival de musique classique ainsi qu'aux différentes chorales du village. L'article relève le charme, la beauté des paysages, les richesses du patrimoine et de la gastronomie olarguaise.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pons 1er d’olargues, fils de Guillaume de minerve seigneur D’olargues vers 1130, qui construisit le premier castrum D’olargues.
  • Alexandre Laissac, né à Olargues en 1834, décédé en 1913, fut conseiller général du canton d'Olargues avant de devenir président du conseil général.

Il fut également maire de Montpellier de 1878 à 1892 et en 1896. Il a d'abord été nommé par décret présidentiel en 1878 avant d'être élu en 1881, 1884, 1888 et 1896. Il a initié d'importants projets urbains pour la ville. À Montpellier, des halles situées boulevard du Jeu-de-Paume portent son nom. Olargues lui a rendu hommage par la construction d'un monument à son effigie dédié à sa mémoire sur la place qui porte également son nom. Plus récemment, en 2003, le nouveau collège d'Olargues construit à côté du stade de Coulayro a été baptisé collège Alexandre-Laissac.

Festivités - Culture[modifier | modifier le code]

Le , Olargues a accueilli le Tour de France 2007 dans le cadre de l'étape Montpellier-Castres. Les coureurs cyclistes ont traversé la commune par la RD 908. Un sprint a eu lieu devant la gendarmerie d'Olargues et le ravitaillement a été organisé à Rieumégé. La retransmission de l'étape a débuté par Olargues. Les hélicoptères de France télévision décollèrent du stade de Coulayro.

Toute l'année, la cité d'Olargues bénéficie de nombreuses animations et festivités grâce à de nombreuses associations culturelles et sportives.

Olargues est spécialisée dans la production du marron d'Olargues qui est en réalité une variété de châtaigne. Il permet la production d'une spécialité locale que sont les « chataîgnons » fabriqués dans les secadous. Les secadous sont de petites maisons de pierres dans lesquelles on allume du feu à l'étage inférieur pour que les châtaignes disposées à l'étage supérieur puissent sécher.

Outre les marchés et les foires à la brocante régulièrement organisés, de nombreuses manifestations culturelles ont lieu tout au long de l'année. Également, des concerts d'orgue et de chorale sont organisés en l'église Saint-Laurent tout au long de l'année.

  • Mars : Carnaval
  • Mai : Fête des jardiniers et de la brouette
  • Juin : Fête de la musique

Kermesse des écoles, fête du collège Alexandre Laissac

  • Juillet : fête nationale, bal des pompiers et feu d'artifice avec embrasement de la Tour et du Pont

Festival de la vallée musicale, fête africaine

  • Août : grande fête votive de la Saint-Laurent, Festibaloche[42], ce festival de musiques festives est organisé par l'Association Jazz du Jaur et le Football Club d'Olargues. Chaque année ce festival dure cinq jours (début aout), toutes les soirées sont différentes, concerts, musiques du monde, disco, bootlegs, bals, l'essentiel est que tout le monde s'amuse. L'accès à ces festivités est gratuit.
  • Septembre : sur deux jours fêtes du patrimoine, des associations, animations sur le thème médiéval
  • Novembre : fête des marrons et du vin nouveau
  • Décembre : Marché de Noël,

Exposition de crèches du Monde dans l'Escalier de la Commanderie, la chapelle Saint-Étienne et diverses vitrines de commerçants

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Le village d'Olargues est doté de plusieurs équipements sportifs qui permettent la pratique de nombreux sports.

  • football club Olargues (stade de Coulayro ; équipes de minimes, de benjamins, de séniors et de vétérans)
  • club de tennis (terrain du Baous, à proximité du camping)
  • club de VTT
  • skate parc
  • boulodrome municipal
  • salle de danse (Le Tour des Ponts)
  • salle de musculation (parvis de la salle polyvalente)
  • club de judo (parvis de la salle polyvalente)
  • baignade (le Jaur)
  • canoë kayak
  • rafting, canyoning
  • accrobranches
  • spéléologie
  • sentiers de randonnées

À proximité[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Les différents espaces protégés. », sur http://www.observatoire-biodiversite-centre.fr/ (consulté le )
  2. « Liste des espace protégés sur la commune », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le )
  3. « Le parc naturel régional du Haut-Languedoc en chiffres », sur https://www.parc-haut-languedoc.fr/ (consulté le )
  4. [PDF]« Le parc naturel régional du Haut-Languedoc – charte 2011-2023 », sur https://www.parc-haut-languedoc.fr/ (consulté le )
  5. « - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  6. « Liste des ZNIEFF de la commune d'Olargues », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  7. « ZNIEFF le « massif de l'Espinouse » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  8. « ZNIEFF le « massif du Somail » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  9. « ZNIEFF la « montagne noire centrale » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  10. Hamlin Les noms de lieux du département de l'Hérault 1983.
  11. Didier Catarina et Jean-Paul Fernon, Armorial des communes de l'Hérault, Artistes en Languedoc, 2004, (ISSN 1264-5354), p. 54.
  12. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 416.
  13. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  14. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  15. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  16. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  17. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le )
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  42. fête Festibaloche

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Castex, Le canton d'Olargues : analyse et rénovation rurale, S.l., s.n., , 243 p.
  • Gabriel Gros, La fondation d'Olargues, Béziers, impr. Générale Barthe, Soueix, Bourdou et Rul, , 45 p.
  • Robert Guiraud, Vivre en Pays Olarguais de 1870 à 1940, Bédarieux, Société archéologique et historique des hauts cantons de l'Hérault, , 157 p. (ISBN 2-905551-01-1, notice BnF no FRBNF34979460, SUDOC 006556884).
  • Georges Lauze, « Histoire d'Olargues », Bulletin de la Société archéologique et historique des hauts cantons de l'Hérault, no 1,‎ , p. 70-78
  • Georges Lauze, « Histoire d'Olargues, IIe partie », Bulletin de la Société archéologique et historique des hauts cantons de l'Hérault, no 2,‎ , p. 84-91
  • Georges Lauze, « Histoire d'Olargues, IIIe partie », Bulletin de la Société archéologique et historique des hauts cantons de l'Hérault, no 3,‎ , p. 79-85
  • Georges Lauze, « Histoire d'Olargues, VIe partie », Bulletin de la Société archéologique et historique des hauts cantons de l'Hérault, no 4,‎ , p. 99-113
  • Georges Lauze, « Histoire d'Olargues, Ve partie », Bulletin de la Société archéologique et historique des hauts cantons de l'Hérault, no 5,‎ , p. 106-119
  • Joseph Sahuc, Olargues pendant les guerres civiles du XVIe siècle, Le Vigan, Impr. Ch. Bausinger, , 12 p.

Fonds d'archives[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Un reportage video de TV5 Monde sur Olargues

Liens externes[modifier | modifier le code]