Auvergnat

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne l'idiome auvergnat. Pour le dialecte de l'occitan moyen parlé en Auvergne, voir Dialecte aurillacois. Pour les autres parlers d'Auvergne, voir Langues d'Auvergne.
Auvergnat
Auvernhat
Pays France
Région Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie
Nom des locuteurs Arvernophones
Typologie SVO syllabique
Classification par famille
Codes de langue
ISO 639-1 oc[1]
ISO 639-2 oci[1]
ISO 639-3 oci[1]
IETF oc[1]
Linguasphère 51-AAA-gi
Article premier de la Déclaration des Droits de l'Homme (voir le texte en français)
  • Norme classique :
    • Totas las personas naisson lieuras e egalas en dignitat e en drèit. Son dotadas de razon e de consciéncia mas lor chau agir entre guessas dinc un eime de frairessa.
  • Écriture auvergnate unifiée :
    • Ta la proussouna neisson lieura moé parira pà dïnessà mai dret. Son charjada de razou moé de cousiensà ma lhu fau arjî entremeî lha bei n'eime de freiressà.
  • Norme mistralienne :
    • Toutos las persounos naissou lieuros e egalos en dinhitat e en drèit. Sou doutados de razou e de counsciéncio, mas lour chau agi entre guessos dinc un eime de frairesso.
Carte
Répartition de la langue auvergnate à l'échelle européenne (Bonnaud, Reichel).
Répartition de la langue auvergnate à l'échelle européenne (Bonnaud, Reichel).

L’auvergnat ou langue auvergnate[2] (endonyme auvernhat[a]'[3]) est un idiome parlé en France dans une partie du Massif central et, en particulier, dans la majeure partie de l’Auvergne, province qui lui donne son nom[4],[5].

Comme il n'y a pas de critères universellement acceptés pour distinguer les langues des dialectes[6], il n'y a pas de réel consensus sur la nature structurale de l'auvergnat. On le classe généralement comme dialecte de langue d'oc[7] mais certains linguistes et chercheurs[b] le considèrent comme une langue romane à part entière[8],[9]. Avec environ 80 000 locuteurs en région Auvergne[10] au début du XXIe siècle, la langue apparaît gravement menacée.

Le terme « langue d'Auvergne » est par ailleurs utilisé au Moyen Âge par l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem pour désigner l’une des huit premières « provinces » de l’Ordre située au centre de la France comprenant entre autres l’Auvergne.

Classification : Dialecte ou langue ?[modifier | modifier le code]

Aire linguistique maximale de l'Auvergnat à l'époque contemporaine. Superposition à l'échelle communale des différentes propositions de l'étendue géographique de l'auvergnat selon les différents chercheurs.
Voir description de la carte.

Deux avis sont proposés par les chercheurs quant à la position structurale de l'idiome auvergnat. Le premier soumet l'idée que l'auvergnat, bien qu'étant une entité linguistique propre, se voit être un dialecte s'inscrivant dans un domaine linguistique plus large et serait le composant d'une langue d'oc unique ; le second tend à démontrer que l'auvergnat serait une langue romane originale.

L'auvergnat, dialecte d'oc[modifier | modifier le code]

Les différents dialectes de la langue d'oc.
La partie auvergnate est celle présentant l'étendue géographique qui fait consensus parmi les spécialistes.

L’idée que l’auvergnat se voit être un dialecte est partagée par de nombreux romanistes[11],[12],[13] qui le classent comme un dialecte de langue d’oc[14],[15],[16]. Certains d'entre eux l'incluent dans un ensemble nord-occitan : il partage en effet avec le limousin et le vivaro-alpin la caractéristique de palataliser les sons latin ca/ en cha/ et de ga/ en ja, la pratiquant comme ces deux dialectes. Certains linguistes incluent l'auvergnat dans un groupe dialectal arverno-limousin plus ou moins commun avec le limousin[17],[18],[19]. Le président Pompidou qui parlait auvergnat avec ses électeurs cantaliens a déclaré qu'il était « auvergnat donc occitan[20] ».

L’auvergnat, une langue romane[modifier | modifier le code]

Un second groupe de chercheurs, avec en particulier des linguistes comme Karl-Heinz Reichel[21] ou Henriette Walter[22], défend la thèse selon laquelle l’auvergnat serait une langue romane distincte, formée comme l’occitan à partir du latin de Gaule, mais indépendamment et parallèlement à lui[23].

Le géographe Pierre Bonnaud suite à ses recherches appuie et défend également ce point de vue, après avoir été partisan du premier[24]. Pierre Bonnaud est à l’origine de la société savante Cercle Terre d'Auvergne[25],[26], qui relaie cette thèse dans ses publications. Premièrement, il appuie en partie son argumentation sur la géohistoire. Il y a en effet selon lui « l’absence historique de liens politiques et géographiques entre l’Auvergne et le Midi Toulousain ou l’Aquitaine », et le fait que cette province était au contraire tournée vers le Nord et l’Est. Il considère que « l’auvergnat n’est pas une variante de l’occitan mais une langue à part entière, porteuse d’une vision du monde particulière et originale ». Cette vision, Pierre Bonnaud la trouve esquissée dans Essai d’un discours à prononcer du chanoine Jean-Baptiste Tailhandier (1730), qu'il qualifie de « Magnifique défense et illustration de la langue auvergnate où se déploie une riche palette d’arguments servie par une souplesse et une intelligence de raisonnement peu ordinaires ». Pierre Bonnaud a développé une orthographe spécifique « respectant les caractéristiques intrinsèques de l'auvergnat, » l'écriture auvergnate unifiée (aussi nommée écriture auvergnate)[27],[28]'[29].

Extension et variation internes[modifier | modifier le code]

Définitions de l’auvergnat.
Selon P. Bonnaud, entre lignes rouge et orange.
Selon R. Teulat, entre lignes rouge et vertes (y compris pointillés).
Selon J. Roux, extension au Sud jusqu’à la ligne verte continue.
Aires géographiques simplifiées des nuances dialectales de l’auvergnat d'après P. Bonnaud.
Aire géographique de la langue auvergnate selon Karl-Heinz Reichel.
Variation dialectrométrique du domaine d'oc selon Hans Goebl : l'auvergnat est associé à une partie du vivaro-alpin (partie en jaune vif au nord et nord-est du domaine).

Les limites de l'auvergnat ne coïncident pas exactement avec celles de l'ancienne région Auvergne, ni avec celles de la province traditionnelle d'Auvergne (c'est-à-dire le diocèse primitif). En effet, d'une part elles débordent à l'Ouest sur le Limousin (Mercœur, Ussel) et au Sud-Est sur le Velay (Brivadois, Margeride qui appartenaient aux ducs et comtes d'Auvergne). Selon certains auteurs, le Velay et la Lozère (sauf le canton de Florac) sont arvernophones, de même que l’ouest de l'Ardèche avec Saint-Cirgues-en-Montagne et La Louvesc.

Si la frontière linguistique avec les parlers d'oïl au nord, et le francoprovençal, à l'est, a été clairement délimitée[30],[31],[32], celle avec les autres dialectes ou variations du diasystème d'oc varie selon les auteurs :

  • Jules Ronjat[33] groupe l'auvergnat avec le limousin (il est suivi dans ce domaine par Jacques Allières[18]), pour redécouper immédiatement cet ensemble en trois sous-groupes : bas auvergnat, haut auvergnat et limousin. Ce regroupement entre auvergnat et limousin peut être questionné, notamment en termes de dialectrométrie : les études de Hans Goebl séparent nettement le limousin d'un ensemble regroupant auvergnat et une partie du vivaro-alpin[34] ;
  • Karl-Heinz Reichel[35] considère l'auvergnat comme une langue romane distincte des autres[36]. À l'instar du géographe Pierre Bonnaud il découpe la langue auvergnate en trois sous-dialectes : l'Auvergnat septentrional parlé dans les trois quart nord du Puy-de-dôme, le sud de l'Allier, la moitié est de la Creuse, les franges occidentales du département de la Loire et l'Yssingelais en Haute-Loire; l'auvergnat médian dans un quart sud du Puy-de-dôme et le Brivadois et l'auvergnat méridional dans les deux tiers du Cantal, le sud de la Haute-Loire mais également dans des petites portions de l'Ardèche et de la Lozère (voir carte) ;
  • Roger Teulat[37] insiste sur le fait que l'appellation auvergnat entretient la confusion avec le nom de l'ancienne province, et tente de délimiter un « occitan du centre-nord » selon des isoglosses (zones 1 et 2 sur la carte) ;
  • Pierre Bonnaud s'appuie en partie sur la géographie (dont la toponymie) mais non exclusivement, pour définir d'une langue auvergnate plus étendue (ligne orange sur la carte)[38]. Il avance notamment la notion de « croissant à l'envers »[39], à l'instar des parlers du Croissant du Bourbonnais, où se retrouvent des traits linguistiques de l'auvergnat dans un ensemble de parlers pouvant être classés dans le languedocien (essentiel du gévaudanais)[17],[40] ou le provençal, de par leur position au nord de l'isoglosse ca~cha, et démontrant ainsi que des parlers non-auvergnats possèdent un substrat de ce dernier et témoignent ainsi d'une antériorité linguistique de cet idiome remplacé à l'époque médiévale et moderne par des parlers plus méridionaux[41]. Il intègre aussi à l'auvergnat le parler de la région d'Yssingeaux (Haute-Loire) et la région limitrophe de la Loire (plateau de Saint-Bonnet) qui selon lui et d'autres chercheurs comme Karl-Heinz Reichel ne sont pas du domaine du vivaro-alpin mais bien de l'auvergnat. Les traits distinctifs des parlers de l’Yssingelais se retrouvent aussi en arverno-bourbonnais et sont marqués par une influence de l’arpitan[42]. Après avoir présenté l'auvergnat comme une mosaïque de parlers[43], il les divise, dans ses dernières publications[44], en trois sous-dialectes : auvergnat septentrional[45], auvergnat médian[46] et auvergnat méridional[47].
Le « Croissant méridional » selon Pierre Bonnaud, est une zone de transition linguistique entre l'auvergnat et l'oc méridional (Languedocien et Provençal).
  • Jean Roux[48] pour sa part revient sur la bipartition entre bas et haut auvergnat[49]. Sa délimitation, qui est également celle d'Étienne Coudert[50], reprend celle de R. Teulat en l'étendant vers le Sud (zones 1, 2 et 2a de la carte) ;
  • Le Linguasphere Observatory/Observatoire linguistique propose également la bipartition entre auvergnat méridional et septentrional[51]. Les deux ensembles en question sont eux-mêmes subdivisés en dialectes. Ainsi l'auvergnat méridional comprend le Cantalés, les vellaves septentrional et méridional, et l'yssingelais, ce dernier étant de transition avec le francoprovençal. L'auvergnat du nord quant à lui est composé du forézien, du livradois, du clermontois, de l'issoirien, du brivadois, du dialecte des monts-dômes ainsi que du combraillais[52].

La délimitation avec le limousin fait aussi débat. Alors que la plupart des publications incluent dans l'auvergnat le tiers sud-est de la Creuse[53], la régionalisation pousse, selon Pierre Bonnaud, les mouvements renaissantistes du Limousin[Lesquels ?] à inclure la totalité du département sous l'appellation de limousin[54].

Il y a donc consensus sur l'inclusion dans l'auvergnat des zones suivantes :

  • tout le département du Puy-de-Dôme ;
  • les deux tiers du Cantal, l’aurillacois étant rattaché au languedocien ou au guyennais[55] ;
  • les deux tiers de la Haute-Loire (l'Yssingelais étant en partie classé dans le vivaro-alpin, notamment par Jean-Baptiste Martin[56]) ;
  • le nord-ouest du département de l'Ardèche ;
  • une bande de vingt kilomètres de large au sud de l'Allier ;
  • le tiers sud-est de la Creuse (Aubusson)[57] ;
  • le nord-est de la Corrèze (Ussel, Bort-les-Orgues).

Pierre Bonnaud inclut aussi dans l'auvergnat :

Arsène Vermenouze célèbre « la langue auvergnate » dans certains de ses poèmes[58], mais parle de son « volume languedocien » dans sa correspondance[59].

L’ancienne région Auvergne couvre donc globalement un territoire historiquement de langue d’oc, hormis la grande moitié nord du département de l’Allier (correspondant grosso modo au Bourbonnais) qui est de langue d'oïl.

Variation[modifier | modifier le code]

Quelques isoglosses utilisés pour la délimitation de l'auvergnat :
Variation interne : 1 bas-auvergnat 2 auvergnat médian selon Bonnaud 2a sud auvergnat selon Bonnaud 2+2a haut-auvergnat.
Abréviations : fr français frp francoprovençal lg languedocien lm limousin m marchois va vivaro-alpin.

Jean Roux, à la suite de R. Teulat, de J. Ronjat, de J. Allières, considère deux variétés principales d'auvergnat :

  • le nord-auvergnat dans le Puy-de-Dôme et le sud de l'Allier (Bourbonnais) et la Haute-Loire au nord de Brioude. Le sud de l'Allier (Bourbonnais méridional) constitue la partie orientale du Croissant, zone interférentielle qui a reçu des influences particulièrement fortes du français. Hormis l'accentuation tonique, la syntaxe et la phonétique, les traits linguistiques auvergnats y restent dominants. Le Croissant englobe aussi la frange nord du domaine limousin. Voir aussi l'article Bourbonnais.
  • le sud-auvergnat dans le Cantal , la Haute-Loire (avec une partie de l'Ardèche et la plus grande partie de la Lozère).

Le géographe Pierre Bonnaud et le philologue Karl-Heinz Reichel, proposent une tripartition de l'auvergnat entre auvergnat septentrional, médian et méridional[44].

Traits distinctifs[modifier | modifier le code]

Oc et Oïl dans l’Allier : Enquête linguistique de 1977 + enquête de Simone Escoffier pour la partie Est du département. Rouge : Bourbonnais d'Oc (Arverno-Bourbonnais4, 5); Bleu : Bourbonnais d’Oïl.

Caractéristiques communes de l’auvergnat avec les autres parlers du nord du domaine d'oc (en opposition au sud-occitan) :

Présence de deux graphies. Dans l'ordre de lecture graphie classique et écriture auvergnate.

  • Palatalisation des groupes ca- et ga- en cha- et ja- : lou jal chanto /le jau chantà.

Caractéristiques communes de l’auvergnat avec le nord-occitan et le provençal (en opposition au languedocien et au gascon) :

  • Chute des consonnes finales : a chantat avec -t final muet pour la norme « classique » et -d final muet, annonçant le féminin, pour l'écriture auvergnate unifiée.

Vocalisme :

  • Comme en niçard et en montpelliérain, l’a atone final se prononce [a] dans certaines zones, notamment en Basse-Auvergne où il marque le pluriel[60] et dans ce cas le singulier est en o, où ce dernier s'écrit à en e.a.u.

Caractéristiques intrinsèques de l’auvergnat :

  • Utilisation du z- euphonique devant voyelle dans le Puy de Dôme z-ai pas solaçat bei te.
  • Palatalisation des consonnes devant i et u : libre [jibrə], nud [njy].
  • Les groupes qu et cu se réalisent parfois [ty] et deviennent en e.a.u.
  • Le groupe gl se réalise [ʎ]/[j], la glèisa/là lheizà ; [la 'ʎejʒa] dans le Puy-de-Dôme.
  • Le groupe gu se réalise [dy] dans les participes passés : vengut/vendüd [bindjü]
  • Le s devant i et u aboutit toujours à [ʃ], à [ʒ] en intervocalique.
  • Le groupe ch aboutit à [ts] ou [tʃ] selon les endroits. [tʃ] à Clermont, [ts] en Combraille, [tʃ] dans le tiers nord du Cantal, [ts] majoritairement dans l'arrondissement de Saint-Flour.
Aire géographique de l'auvergnat vers le XIIe siècle.
Carte linguistique du Limousin, avec le limousin, le marchois et l'auvergnat.

Caractéristiques des parlers nord-auvergnats :

  • Le groupe cl donne [kj] ou [klj] en norme classique ; Clarmont [kjaʀˈmuŋ] ou [kljaRˈmuŋ] (se retrouve en limousin et cisalpin) ; en écriture auvergnate le-dit radical donne clh ; Clharmou [kjaʀˈmu].
  • Passage, dans certains parlers, du groupe e ouvert/r à [ˈjaʀ] est orthographié ar en e.a.u.; ivèrn/eiviar [iˈvjaʀ], fèr-fèrre/fïà-fiar [ˈfjaʀ], Auvèrnhe/Euvarnhà [œˈvjaʀɲə].
  • Parfois, comme en vivaro-alpin, on peut constater une chute de s intervocalique ; la chamisa/là chamià [la tsaˈmjɔ].
  • Le groupe és/eî tonique final donne [ɛj] ou [ij] ; lo Barbonés/le Barbouneî [lø baɾbuˈnɛj] ou [lø baɾbuˈnij] (norme classique) ; en position post-tonique il devient plus simplement [e] ou [i] (par exemple pour exprimer un pluriel masculin, [luˈzɔme/luˈzɔmi]).
  • Le groupe es/ei en début de mot se prononce en général [ɛj] ou [i] comme dans escòla/eicolà qui donne [ɛjˈkɔlɔ], ou estrangèir/eitranjeir qui donne [ɛj.tɾanˈd͡zɛj]. En revanche il devient [s] dans les mots cultes (ou « mots savants »), comme : espòrt/spor qui donnera [ˈspɔʁ], estacion/setasieu [staˈsju] ou encore estilò/stïlo [stʝiˈlo].

Caractéristiques des parlers sud-auvergnats :

  • Prononciation variale de l’l intervocalique ([g], [w], [v])[61].
  • Le groupe an/anh en position tonique se réalisent [ɔ/ɔɲ] et s'écrit an/anh en orthographe classique et on/onh en orthographe mistralienne

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces écrites en auvergnat apparaissent au milieu du IXe siècle[62]. Le premier texte en auvergnat avéré traite de la Passion du Christ et est nommé La Passion de Clermont daté aux alentours de 950[63] voire de l'an Mil[64]. Ce texte possède des traits d'oc mais aussi d'oïl démontrant ainsi les liens déjà existants entre bas-auvergnat et langue d'oïl[65].

Évolution géohistorique[modifier | modifier le code]

L'actuelle répartition géographique de l'auvergnat est issue d'une évolution des territoires linguistiques dès la fin de la période romaine jusqu'à nos jours.

L'Antiquité romaine voit l'apparition du latin sur le territoire de la cité des arvernes, tout en se voyant côtoyer la langue celtique locale qui reste parlée dans les territoires et ce jusqu'au VIIe siècle ; donnant ainsi lieu voir à une situation diglossique pour les populations auvergnates de la période augustéenne jusqu'au début de la période franque[66]. L'évolution du latin populaire, ainsi marqué par un substrat celtique, voit dans la Gaule centrale par le phénomène de la circulation lente développé par le géohistorien Pierre Bonnaud, le développement d'une fragmentation du latin des provinces de Gaule centrale va voir émerger trois grands ensembles. L'un occidental, allant initialement de l'Atlantique à Guéret en passant par les actuelles Charentes et Périgord, un second groupe central qui va de Bourges au Gévaudan passant par le territoire arverne, et un troisième allant de Dijon aux Alpes en passant la haute et moyenne vallée du Rhône. L'époque altomédiévale va voir par l'émergence des langues issus du latin ces groupes se structurer en langues romanes à part entière[67].

L'irruption franque au nord de la Loire va marquer la naissance d'un groupe latin fortement germanisé que l'on nomme langue d'oïl. Cette dernière va rapidement se voir devenir la langue du royaume franc puis celui de France. L'extension du royaume capétien va ainsi voir une diffusion de la langue qui se veut désormais nationale, le français, en direction des territoires plus méridionaux. Ainsi les territoires berrichon et bourguignon vont se voir changer de langues, passant ainsi à l'époque médiévale d'un parler médioroman, qui se retrouve en dessous de la ligne Von Wartburg, à des langues d'oïl marquées par le substrat antérieur[68]. Le territoire de la langue auvergnate se voit donc aux alentours de l'an 1000 partir du sud du Berry jusqu'au Gévaudan[69]. L'émergence d'une seigneurie puis principauté bourbonnaise pro-française au nord du territoire auvergnat va permettre par la suite tout au long du moyen et bas Moyen-Âge de voir une progression de langue d'oïl toujours plus au sud. Ainsi l'actuel département de l'Allier se voit être divisé en une moitié méridionale arvernophone mais avec une francisation dans la langue et dans la moitié nord une langue d'oïl bourbonnaise mais marquée par un substrat auvergnat[70].

Vitalité et conscience linguistiques[modifier | modifier le code]

L’Atlas des langues en danger de l'UNESCO le classe « sérieusement en danger » dans son [71].

On peut se faire une idée du degré de vitalité de l’auvergnat d’après un sondage de 2006, réalisé dans la région Auvergne[72].

Dans cette enquête, la dénomination la plus répandue pour l’une ou l’autre des deux langues parlées en région Auvergne est le terme patois (78 % des personnes interrogées) au côté de termes plus régionalisés. Parmi l'intégralité des langues maîtrisées par la population locale, comprenant les langues étrangères, une certaine conscience des identités culturelles émerge au travers de dénominations telles que auvergnat (15 %), occitan (9 %), bourbonnais (5 %), langue d'oc (4 %).

En assisté, c'est-à-dire en se référant uniquement à la langue régionale, la désignation la plus fréquemment citée pour la langue est patois à 67 % mais non loin derrière plus de six personnes sur dix mentionnent auvergnat, à 63 %.

La langue régionale, qu’elle soit d’oc (dans la majorité de la région Auvergne) ou d'oïl (moitié nord de l'Allier), représente une forte réalité de la région :

  • 61 % déclarent comprendre plus ou moins bien leur langue régionale dont 22 % facilement ou parfaitement ;
  • 42 % déclarent savoir la parler plus ou moins bien dont 12 % facilement ;
  • 29 % déclarent la lire plus ou moins bien dont 10 % assez facilement ;
  • 17 % déclarent l’écrire plus ou moins bien dont 4 % facilement.

Une bonne partie de la population qui comprend ou parle un peu ou couramment, ne sait pas lire et encore moins écrire.

La transmission de la langue se fait pour l’essentiel dans le cadre familial (grands-parents à 61 %, ou encore l’entourage à 50 %) avec une part très faible par le réseau institutionnalisé qu'est l'école (10 %). Ici se pose le problème du rôle de l'État dans celle-ci puisque 40 % des gens qui n’ont pas appris la langue à leurs enfants regrettent maintenant de ne l'avoir pas fait. Ce regret est encore plus fort chez les générations montantes (58 % chez les moins de 35 ans). De plus le souhait d'apprendre est très présent. Il est le plus fort chez les moins de 35 ans (23 %). Le désir de voir la langue être proposée à l'école est le plus fort dans les départements suivants : Haute-Loire (53 %), Puy-de-Dôme (51 %) et Cantal (74 %). Le souhait que ses propres enfants apprennent la langue est très fort (41 %) et se renforce chez les jeunes générations (58 % chez les moins de 35 ans). 71 % des habitants de la région se déclarent favorables au maintien et au développement de la langue et de la culture régionales, encore davantage chez les moins de 35 ans (76 %). Pour ce faire, ils souhaitent voir différentes institutions jouer leur rôle :

  • France 3 Auvergne devrait proposer des émissions en langue régionale à 54 % ;
  • la région (54 %), l'Éducation nationale (43 %), le ministère de la Culture (42 %) et les communes sont vus par les habitants de l'Auvergne comme étant les acteurs légitimement en devoir de transmettre et de développer leur langue et leur culture.

Le nombre de locuteurs de l’auvergnat en Auvergne était donc autour de 80 000 selon le sondage de l’IFOP[10].

Orthographes[modifier | modifier le code]

L’auvergnat possède diverses écritures[73] :

  • La norme classique, apparue à la fin du XIXe siècle en Limousin (Joseph Roux) et en Languedoc (Prosper Estieu), mise au point par Louis Alibert, propose un système graphique (orthographe) pour le languedocien, qui a été adapté postérieurement à tous les dialectes du domaine d'oc. Pour l’auvergnat, l’adaptation a été réalisée par Pierre Bonnaud[74], André Ramel[75] et Roger Teulat[76]. C'est une graphie englobante (un graphème correspond à plusieurs prononciations possibles) qui ne note donc pas forcément toutes les variantes de prononciation.
  • L’écriture auvergnate unifiée (également appelée graphie arverne ou norme bonnaudienne) est mise au point en 1973 par le chercheur Pierre Bonnaud. C’est une rupture volontaire avec la norme classique. Ce système est centré sur l’espace linguistique de l'auvergnat. Elle est une codification issue des évolutions de l'écriture auvergnate depuis le XVIe siècle, moment où la langue se différencie fortement de l'auvergnat ancien. Elle se différencie notamment par le fait qu'elle préserve les évolutions linguistiques et graphiques de l'auvergnat nées au fil des siècles contrairement à la graphie dite classique, qui est basée sur la scripta médiévale[77]. Les traits intrinsèques de l'auvergnat sont également préservés par une transcription visant à écrire le plus phonétiquement possible la langue parlée dans sa variété géographique[78]. Elle est une des deux graphies de l'auvergnat utilisé dans les milieux scolaires et universitaires[79].

Revues[modifier | modifier le code]

Logotype de la revue Bïzà Neirà.

La revue la plus ancienne à encore paraître en auvergnat et en languedocien est La Cabreta (anciennement Lo Cobreto) qui paraît tous les deux mois à Aurillac. Elle mêle norme classique et norme félibréenne.

En Basse-Auvergne paraît la revue Bïzà Neirà publiée par le Cercle Terre d'Auvergne. Elle sort trois fois par an : en mars, juin et novembre[80]. La revue est bilingue français-auvergnat, la partie auvergnate est en écriture auvergnate unifiée.

L'autre revue de Basse-Auvergne est Parlem !, éditée par l’Institut d'études occitanes, en orthographe classique. Elle paraît quatre fois par an à Thiers[81].

Littérature[5],[82][modifier | modifier le code]

Peire d'Alvernhe, grande figure des troubadours auvergnats.

Époque médiévale[modifier | modifier le code]

La littérature médiévale est riche en Auvergne, avec des troubadours tels que Peire d'Alvernhe, Lo monge de Montaudo, Guilhem de Bezaudu et de nombreux autres. Robert IV Dauphin d'Auvergne, connu pour échanger des vers, notamment érotiques, avec le roi d'Angleterre Richard Cœur de Lion fonda également à Vodable une assemblée poétique d'expression auvergnate présidée par lui-même[83]. Na Castelloza fait partie de ces femmes troubadours que l'on nomme trobairitz. Pierre de Vic, aussi nommé Monge de Montaudon fut un des plus grands poètes européens du début du XIIIe siècle. Gui d'Ussel vient de la ville du même nom, où l'auvergnat est parlé bien quelle se situe en Limousin ; chanoine à Brioude et Montferrand il écrit à de nombreuses dames malgré son statut de clerc ce qui lui vaut de la part de l'Église l'interdit de composer.

Il y a aussi des écrits administratifs (chartes comme celle de Montferrand, textes religieux, contrats privés notamment les très nombreux contrats de mariage passés devant notaire).

Première page de Noëls nouveaux et chant pastoral des bergers auvergnats composés en auvergnat (1653).

Dès le XIVe siècle, les classes dirigeantes abandonnent l'auvergnat au profit du français. Lorsqu'en 1539 l'ordonnance de Villers-Cotterêts établit l'usage du français comme seule langue officielle, il est déjà largement utilisé en Basse-Auvergne alors que, dans leurs registres, les Consuls de Saint-Flour (Haute-Auvergne) n'abandonneront totalement la langue qu'en 1543.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Après une littérature médiévale florissante, l'Auvergne reste à l'écart de la renaissance d'oc du XVIe siècle. Néanmoins, ce début de période voit l'émergence de la seconde grande phase linguistique de l'auvergnat, l'auvergnat moderne. Ce dernier diffère fortement de l'auvergnat dit médiéval et fait son apparition, avec notamment une nouvelle graphie que l'on retrouve dans les écrits, et qui se verra donner à l'auvergnat une littérature importante[84].

La littérature qui se développe à partir du XVIIe siècle est essentiellement urbaine, et religieuse : la mode des noëls est à son apogée, avec des auteurs comme François Pezant (seconde moitié du XVIe siècle) ou Natalis Cordat, dans le Velay[85]. Le Noël le plus connu est le nadau dous grands jorns (Noël des Grands Jours) du chanoine Laborieux ; il fait allusion à la justice d'exception qui fut mise en place à Clermont sous le règne de Louis XIV. D'autres thèmes sont néanmoins abordés, mais tous en vers: les vendanges (las vendenhas) de Laborieux l'Aîné, des pièces de théâtre par Antoine Clet, du Puy (le Sermon manqué, Monsieur Lambert).

Au XVIIe siècle, certains de ces écrivains locaux, issus de la bourgeoisie, forment une confrérie nommée Lau companhou do tour, signifiant littéralement Les compagnons du robinet. De même que le fait François Pezant, Chaduc écrit des noëls dignes d’intérêt. Ceux des frères Pasturel, Patürê[86] en auvergnat, sont religieux et ceux des frères Laborieux sont satiriques. Ces derniers décrivent la vie du vigneron alors que les frères Pasturel écrivent des chansons et des poèmes lyriques. Ils transcrivent l'Énéide de Virgile en vers burlesques auvergnat[87].

Jean-Baptiste-Claude Abraham (1768-1815) publie en 1799 La grando joyo do père Duchêne de parla un pitit à quo poreis bougreis de paysans soubre la chosa que liur faron diablomin plasai, une traduction du journal du Père Duchêne[88].

Au XVIIIe siècle le Cantalien François de Murat publie de nombreux poèmes et surtout des pièces de théâtre majoritairement en français mais où les bergers parlent et surtout chantent en auvergnat.

Maison et imprimerie de l'auteur ponot Antoine Clet (22 rue du Collège). La plaque indique: Oustau ounte nasqué Antoni Clet qui signifie Maison où naquit Antoine Clet).

Au début du XIXe siècle, les auteurs les plus connus sont Jean Roy (1773-1853), de Gelles, Charles Antoine Ravel, de Clermont et Jacques Jarsaillon d'Aubignat près d'Ambert. Jean Roy, ancien juge de paix du canton de Rochefort, expert-géomètre, maire de Gelles, est un royaliste qui publie des pièces sur les débats d'idée de cette période troublée. Ravel est connu pour sa Lètra d'un poëta d'Auvèrnha au poëta de la Gasconha, envoyée à Jasmin, dans laquelle il montre sa conscience d'appartenir à une culture plus large que l'Auvergne. La traduction de sa lettre (« lettre patoise d'un poète d'Auvergne à un poète patois de Gascogne ») reflète la situation diglossique de l'occitan au XIXe siècle.

Jarsaillon, bien que précédé par Clet, est un grand auteur de théâtre auvergnat. Prêtre à Chabreloche (Est du Puy-de-Dôme) il a écrit cinq pièces célèbres, dont la plus connue est La Claudina.

Parmi les autres auteurs on peut citer Alexandre Bigay (qui chante les couteliers de Thiers) ou Antoine Giband, originaire du Velay (L'ivronhassa, les habitants du Puy en guerre avec les habitants d'Espaly).

Le Félibrige arrive en Auvergne à la fin du XIXe siècle avec la création de l’Escolo Auvernhato. Cette école se fonde sur l'Auvergne géographique et inclut de nomberux auteurs écrivant en languedocien : Auguste Bancharel (1832-1889), Arsène Vermenouze, major du Félibrige, ainsi que le duc de La Salle de Rochemaure.

Pierre Biron dit Norib, originaire de Mauriac, est rémunéré pour des articles et des poèmes en auvergnat dans Le Courrier d'Auvergne.

Amable Faucon, poète riomois du XVIIIe siècle.

L'auteur félibréen du Nord de l'Auvergne le plus connu est Régis Michalias, avec des nouvelles comme Margoutou ou Èrs d'un païsan. Après la Première Guerre mondiale, de nouveaux auteurs apparaissent comme Henri Gilbert (Chilhac, Haute-Loire) et Benezet Vidal (Pontgibaud). La concurrence entre ces deux auteurs est rude. Gilbert est intéressé par la littérature orale et publie plusieurs recueils de contes : lô Contes de lo iunèiro, lo Couvijado, lô Countaires dei couvige. Il publie même des contes philosophiques (lô Countes de l'ase...). Vidal commence par la poésie, dans le style félibréen (Flours de mountonho) mais innove ensuite en produisant des romans : la Servo, un Amor. Il est aussi un acteur important de l'activité du Félibrige en créant l'Escolo de lo Limanho.

Dans le Velay, Albert Boudon-Lashermes fut un écrivain important, auteur du recueil de poèmes Ouros de guerro, souvenirs de sa guerre de 14; mais il fait le choix d'écrire aussi en provençal. Paul-Louis Grenier, du Chambon-sur-Voueize, illustre le bas-auvergnat avec lo Chansou de Coumbralho. Dans la même période, la littérature patoisante se poursuit, et de nombreuses publications utilisent l'orthographe française. Antoine Bertrand, de Brioude, publie en 1920 ses Countes del Brivadés.

Daniel Brugès à la foire du Livre de Brive.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

L’occitanisme débuta en Auvergne avec le Cercle Occitan d'Auvergne. L'adaptation de la graphie classique fut d'abord menée par Pierre Bonnaud, un géographe de l'Université de Clermont. De nouveaux auteurs apparaissent (poésies, notamment de Bonnaud, chansons). Des recherches scientifiques amènent Pierre Bonnaud à adopter un point de vue différent de l'occitanisme et à tenter d'élaborer l'auvergnat comme une langue séparée. Le Cercle occitan d'Auvergne devient Cercle Auvernhà Tara d'Òc puis Cercle Terre d'Auvergne. Des grammaires et manuels scolaires sont publiés. La revue Bizà Neira fait son apparition. Les plus célèbres auteurs utilisant l'actuelle écriture auvergnate mise au point par Pierre Bonnaud sont Bonnaud lui-même et Andrée Homette.

Depuis 1970, la société savante Cercle Terre d'Auvergne et sa revue Bïzà Neirà[89] ont permis à de nombreux écrivains de qualité d'illustrer leur langue. Ils expriment leur vision du monde au travers de la sensibilité auvergnate. Tous les genres littéraires sont représentés : le roman (Albert Massebeuf, Émile Brun, Karl-Heinz Reichel, Danièle Sala, Pierre Dessalces), les nouvelles (Henri Devedeux, Andrée Homette) ou la poésie (Pierre Bonnaud)[90].

L’occitanisme quant à lui est animé par Roger Teulat, un spécialiste en littérature de l’Université de Clermont, et par l’association Piaron Pinha de Thiers, conduite par Étienne Coudert. Teulat publie un temps les Quasèrns de linguistica occitana, une revue technique sur la linguistique et la codification de l'occitan, avec des articles importants sur le nord-occitan. Coudert publie le trimestriel Parlem !, qui fusionne ensuite avec la revue de Haute-Auvergne Vai-i qu'as paur! Après une collecte importante de contes populaires (Cherchapaïs), la plupart des auteurs modernes sont présentés dans l'anthologie A fonts mescladas (Antoine Chapus, Étienne Coudert, Daniel Brugès, François Cognéras). Les publications les plus récentes sont l'œuvre de Jean Roux (nouvelles, roman, traduction de La Ferme des animaux de George Orwell), Josiane Guillot (nouvelles), Daniel Brugès (contes et dictons), Roger Teulat (anthologie des troubadours d'Auvergne).

Anthologies[modifier | modifier le code]

  • A fònts mescladas : novèlas e cronicas d'Auvernha e sas marchas limosinas e de Velai d'una esquipa d'escrivèires dau païs "de los puèis e de las fonts". Aurillac: Institut d'Études Occitanes et Ostal del Libre. 1991. [couvre tous les dialectes parlés en Auvergne et dans ses marches].
  • Pierre Bonnaud, Anthologie du théâtre auvergnat, Centre régional de documentation pédagogique de Clermont-Ferrand, Clermont-Ferrand 1981.
  • Pierre Bonnaud, Textes populaires clermontois du XIXe siècle en auvergnat, Université Blaise-Pascal L.L.S.H., Centre d'études régionales ; diff. CTA, Clermont-Ferrand 1976.
  • Jean Roux, Huit siècles de littérature occitane en Auvergne et Velay. Morceaux choisis. Lyon : EMCC, 2015. [couvre tous les dialectes parlés dans l'ancienne région Auvergne].

Textes anciens[modifier | modifier le code]

  • Chanoine J.B.J. Tailhandier, Essai d’un discours à prononcer…, 1730, Une défense et illustration de la langue auvergnate écrite au XVIIIe siècle par un Clermontois. Préface, présentation, notes et analyse de Pierre Bonnaud. Réédition Clermont-Ferrand, Auvernhà tarà d'Oc ;
  • Abbé Caldaguès, Recueil de Poésies auvergnates, Clermont, 1733 ;
  • Joseph Pasturel, Poésies auvergnates, Riom, 1733 ; réédition in Bïzà Neirà, 1987.
  • François Pesant, Noëls, Clermont, 1739 ;
  • François de Murat : Le berger de l'Averne, Lou Ber e lou darreir (plus de 400 vers contre la Justice d'Ancien Régime), Dictionnaire du patois de la Haute-Auvergne
  • Abbé Jean Labouderie, La Parabole de l'enfant prodigue, en patois auvergnat, Paris, 1825 ; Le libre de Ruth en auvergnat sur l'original hébreu Paris 181

Littérature orale[modifier | modifier le code]

  • Albert Dauzat, Contribution à la littérature orale de la Basse-Auvergne, Étude divisée en 4 parties : contes et légendes, chansons et bourrées, noëls et prières, proverbes, dictons et formulettes. Airs notés, paroles en patois avec la traduction française, 1938, in-8°, 120 p.
  • Cherchapaïs, Contes d'Auvernha e de Velai. Parlem! et Institut d'Études Occitanes, 1978.
  • Jean Roux, A l'abrò de z-alaier. Contes facétieux et merveilleux du Val d'Allier. Langeac: Archives et mémoires du Jacquemart largeadois, 1983.

Poètes[modifier | modifier le code]

  • Pierre Biron « Norib » (1861-1941), La moustiara, Garba de pouemos, Noubèlo garbo de pouemos (nombreux poèmes éparpillés notamment dans le journal Le Courrier d'Auvergne) ;
  • François de Murat (1766-1838) Le berger de l'Averne (avec dialogues, poèmes et chansons en auvergnat, Lou Ber e lou Darreir.
  • Amable Faucon, La Henriade de Voltaire, mise en vers burlesques par Faucon, Riom ; 1798; Le Conte des deux perdrix par le même.
  • Jean-Marie Gaston (1912-)[91], Vielhs moulets e bielhos cansous, Miounelo, Lo consou de Piorrounèl, Cur d'Oubernhat/
  • Antoine Roy dit Gelles, Le Tirage, poème, Clermont, 1836; Le Maire compétent, par le même; Clermont, 1841 ;
  • Charles Antoine Ravel, La Paysade, poème héroïque.
  • Alphonse Boncompain a publié de sublimes poèmes en parler « d'au-delà des bois », c'est-à-dire du canton d'Yssingeaux. Ses poèmes Lou Linhou et Lou Mezinc sont ses plus connus ;
  • Louis Chambonnet « Louis Cham », du même canton, un moine, moins prolifique que Boncompain a publié de charmants poèmes dans la presse ;
  • Le père Jean-Marie Pontvianne a peu écrit mais comme il a écrit Païs de Biaou, une adaptation du Bèt cèu de Pau béarnais, il reste connu par cette chanson ;
  • Josí Guilhòt, Un jorn: poesias, 1977-1982, Thiers, 2010 (ISBN 978-2-9538335-0-8)
  • Jean-Marie Gaston (1912) auteurs de très nombreux poèmes libres dans Lo Cobreto depuis 1932, a écrit "Miounèlo, pouèmo en dets conts"

Prosateurs[modifier | modifier le code]

  • Benezet Vidal, La serva (1926)[92], Un amor
  • Mile Touènabrus (Émile Brun; 1905-2000)[93], Cauques dous clapas e d'alentour (1978), L'Adiéusiat (1980), Puta de vida! (1987), Moundes, legisset me et creset me! (2000)
  • Andrée Homette (1921-2008), nouvelles parues dans la revue Bïzà Neirà
  • Henri Devedeux (1923-2004), nouvelles parues dans la revue Bïzà Neirà
  • Étienne Coudert (1930-2015), nouvelles et récits parus dans la revue Parlem!
  • Georges-Maurice Maury (1930)
  • Joan Ros (1950)[94], Champeiradas (2005), Ciutats (2008)
  • Josí Guilhòt (1954)[95], Femnas: femnas dins lo silenci del temps (2009)

Traductions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le vocable auvernhat est utilisé dans les deux graphies principales de l'auvergnat, l'écriture auvergnate unifiée et la graphie classique.
  2. Liste non-exhaustive. Premièrement des spécialistes de l'auvergnat, Karl-Heinz Reichel, linguiste et philologue, Pierre Bonnaud, géographe, géohistorien et ancien professeur de langue auvergnate à l'Université Blaise Pascal. Mais également de nombreux autres linguistes, plus généraux, tel que Philippe Blanchet, sociolinguiste, Henriette Walter (directrice du Laboratoire de phonologie à l'École pratique des hautes études à la Sorbonne), Jean-Claude Rivière, Bernard Moreux, Jean Laffite, etc.
  3. Cette variante du languedocien est appelée « dialecte carladézien » ou « dialecte aurillacois » selon les auteurs.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d code générique
  2. Dominique Auzias, Jean-Paul Labourdette, Petit Futé Auvergne - 2017, Paris, Petit Futé ; Flammarion Groupe, , 504 p. (ISBN 9791033159414, lire en ligne)
  3. Pierre Bonnaud, Nouveau dictionnaire général français-auvergnat, Nonette, Créer, , 776 p. (ISBN 2-909797-32-5), p. 54
  4. Larousse en ligne, article occitan.
  5. a et b Albert Dauzat, Les parlers auvergnats anciens et modernes. Bibliographie critique (jusqu'en 1927), Revue de linguistique romane, IV (1928), 62-117, disponible sur Gallica.
  6. (ca) Toni Mollà, Manual de sociolingüística, Alzira, edicions Bromera, coll. « graella », , 2e éd. (1re éd. 2002), 246 p. (ISBN 84-7660-733-4), p. 47-50
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  8. « Henriette Walter : Les langues régionales de France : limousin, auvergnat, provençal alpin », sur http://www.canalacademie.com/ ; site internet des Académies et de l'Institut de France. (consulté le 17 août 2016)
  9. « Auvergnat (langue) », sur http://cercleterredauvergne.fr/ ; site de la société savante Cercle Terre d'Auvergne (consulté le 12 mars 2017)
  10. a et b Fabrice Bernissan, « Combien de locuteurs compte l’occitan en 2012 ? », Revue de linguistique romane, Strasbourg, Société de linguistique romane, vol. 76, no 303-304,‎ juillet-décembre 2012, p. 494 (lire en ligne).
    Revue reproduite sur le site lodiari.com.
    « « La maîtrise de la langue n’est quant à elle le fait que d’une part très marginale des habitants de la Région Auvergne interrogés, 3 % estimant la parler bien et 3 % parfaitement ». Ce qui représenterait en fait 80 152 personnes sur les 1 335 938 habitants que compte cette région. »
  11. « Nous nous proposons d’étudier la phonétique du patois de Vinzelles, dans la Basse Auvergne (Puy-de-Dôme). On sait que cette région rentre, d’une façon générale, dans le domaine de la langue d’oc : il sera facile de se rendre compte, dans le courant de ce travail, que le patois de Vinzelles, en particulier, se rattache très nettement aux patois du Midi de la France. » Albert Dauzat (préf. du philologue Antoine Thomas, 1857-1935), Études linguistiques sur la Basse-Auvergne : Phonétique historique du patois de Vinzelles (Puy-de-Dôme), Paris, F. Alcan, coll. « Université de Paris. Bibliothèque de la Faculté des lettres » (no 4), .
  12. Albert Dauzat, Les patois : évolution, classification, étude. Avec 7 cartes, Paris, Librairie Delagrave, .
  13. (de) R. Anthony Lodge, « Okzitanische Skriptaformen II. Auvergne. », dans Günther Holtus, Michael Metzeltin, Christian Schmitt (ed.), Lexikon der Romanischen Linguistik, t. II/2, Tübingen, , p. 420-424.
  14. « La langue utilisée par les consuls de Montferrand au XIIIe-XIVe siècles est le dialecte bas-auvergnat de la langue d’oc. » R. Anthony Lodge, Les comptes des consuls de Montferrand : 1273-1319, Paris, Droz, (aperçu).
  15. Philippe Olivier, Dictionnaire d’ancien occitan auvergnat : Mauriacois et Sanflorain (1340-1540), De Gruyter, .
  16. Pierre Bec, La langue occitane, Paris, PUF, .
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  18. a et b Jacques Allières, Manuel de linguistique romane, Paris, Honoré Champion, .
  19. Albert Dauzat, Étymologie des patronymes de France.
  20. « Auvergnat, donc occitan, je suis particulièrement sensible à tous les efforts qui sont consentis pour sauvegarder les traditions linguistiques et culturelles de nos provinces et de nos pays », La Croix, 69e année, no 26374, 21-22 septembre 1969, p. 8, cité notamment dans Gilbert Noël et Émilie Willaert, Georges Pompidou et le monde des campagnes, 1962-1974, Peter Lang, 2007.
  21. Karl-Heinz Reichel, Grand dictionnaire général auvergnat-français, Éditions Créer, , 878 p. (ISBN 978-2-84819-021-1) (extraits).
  22. Henriette Walter, « Il faut enseigner les langues régionales le plus tôt possible à l’école », L'Express,‎ (ISSN 0014-5270, lire en ligne) : « Décider que ces différentes langues ne sont que des variantes d’une langue unique qu’on appellerait l'occitan est un point de vue politique. En tant que linguiste, je ne peux dire que ceci : il existe certes des points communs entre ces différents parlers, mais aussi des différences importantes, notamment pour le gascon, qui doit être considéré comme une langue à part parmi les langues d'oc. Les Gascons, avant l'arrivée des Romains, parlaient basque, et non pas gaulois, comme les Auvergnats ou les Provençaux. Ce qui donne à leur langue des traits caractéristiques. »
  23. Pierre Bonnaud, Terres et langages : peuples et régions ; Thèse de géographie humaine et géohistoire à l’Université Blaise-Pascal, Clermont-Ferrand, CTA, , 2 volumes (volume I : 678 pages ; volume II : 474 pages) p.
  24. Il publie notamment en 1969 Pour écrire à lite et écrire le nord-occitan.
  25. « Sociétés savantes : Cercle Terre d'Auvergne », sur Comité des travaux historiques et scientifiques http://cths.fr/ (consulté le 12 mars 2017)
  26. Site web de la société savante CTA.
  27. « Écriture et graphie », sur Cercle Terre d'Auvergne ; site de la société savante Cercle Terre d'Auvergne (consulté le 23 avril 2016).
  28. Pierre Bonnaud, « L’écriture auvergnate unifiée », Bïzà Neirà, no 160,‎ , p. 1.
  29. Pierre Bonnaud, Grammaire générale de l’auvergnat à l’usage des arvernisants, Chamalières, Cercle Terre d'Auvergne, .
  30. Charles de Tourtoulon et Octavien Bringuier, Étude sur la limite géographique de la langue d’oc et de la langue d’oïl (avec une carte), Paris, Imprimerie Nationale
    Réédition 2004, Masseret-Meuzac : Institut d’Estudis Occitans de Lemosin/Lo Chamin de Sent Jaume.
  31. Simone Escoffier, La rencontre de la langue d’oïl, de la langue d’oc et du franco-provençal entre Loire et Allier : limites phonétiques et morphologiques (thèse), Mâcon, Imprimerie Protat
    Édition identique de la même année : coll. « Publications de l’Institut de Linguistique Romane de Lyon », vol.  11, Paris : Les Belles Lettres.
  32. Dany Hadjadj, Parlers en contact aux confins de l'Auvergne et du Forez, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, (ISBN 978-2-87741-023-6).
  33. Jules Ronjat, Grammaire istorique [sic] des parlers provençaux modernes, t. IV : Dialectes, Montpellier, Société d'études romanes, .
  34. Hans Goebl, Regards dialectrométirques sur les données de l'Atlas linguistique de France (ALF) : relations quantitatives et structures de profondeur et Site sur la dialectrométrie à l'Université de Salzbourg.
  35. Karl-Heinz Reichel, Grand dictionnaire général auvergnat-français, Nonette, Créer, (ISBN 2-8481-9021-3).
  36. Karl-Heinz Reichel, Introduction de "Les parlers du Puy-de-Dôme et parlers voisins au Nord-Ouest et à l’Est", Thèse de philologie romane à l'Université Friedrich-Alexander d'Erlangen-Nuremberg, Nuremberg , réédition Chamalières, CTA, , 410 p.
  37. (oc) Roger Teulat, « Per una definicion d'un espaci occitan del centre-nòrd (auvernhat) », Quasèrns de Lingüistica Occitana, Beaumont d'Auvergne, no 10,‎ (ISSN 0338-2419).
  38. Pierre Bonnaud, « Géographie linguistique. L'exemple de l'Auvergne », Revue d'Auvergne, vol. 87, no 4,‎ , p. 287-339.
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  43. par exemple dans l'introduction de son Grand dictionnaire français-auvergnat, voir la bibliographie
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  45. « Auvergnat septentrional », sur cercleterredauvergne.fr ; site de la société savante Cercle Terre d'Auvergne (consulté le 4 août 2016).
  46. « Auvergnat Médian », sur cercleterredauvergne.fr ; site de la société savante Cercle Terre d'Auvergne (consulté le 4 août 2016).
  47. « Auvergnat méridional », sur cercleterredauvergne.fr ; site de la société savante Cercle Terre d'Auvergne (consulté le 4 août 2016).
  48. Jean Roux, Vocabulaire occitan d'Auvergne et du Velay, Clermont-Ferrand, IEO et CREO Auvergne, .
  49. Jean Roux, L'auvergnat de poche, Chennevières-sur-Marne, Assimil, .
  50. Étienne Coudert, Parlem occitan, Aurillac, Ostal del libre, .
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  52. (en) Linguasphere Observatory, The Linguasphere Register - The indo-european phylosector, Linguasphere Observatory, 1999-2000 (lire en ligne), p. 396
  53. Atlas de la Creuse, en ligne sur le site du Conseil général de la Creuse.
  54. Voir le numéro spécial sur la littérature occitane en Limousin de la Machine à feuilles, édité par le centre régional du livre en Limousin.
  55. «On réunit sous ce nom les parlers du Nord du bassin d'Aquitaine, du Bergeracois au Sarladais et à l’Aurillacois compris. On considère souvent le guyennais comme une branche du languedocien (nord languedocien). De fait, phonétique et morphologie lui sont étroitement apparentées. » Pierre Bonnaud, Lexique identitaire de l’Auvergne.
  56. ean-Baptiste Martin, Le Parler occitan d’Yssingeaux, Yssingeaux: Histoire et Patrimoine, 1997.
  57. « Atlas de la Creuse - Le Creusois par Jean-François Vignaud (IEO Limousin) », sur http://www.creuse.com/ (consulté le 28 septembre 2016)
  58. « Mès cò'i l'auvernhat mai que mai
    Que parle, qu'escrive e que cante », Jos la clujada
  59. Arsène Vermenouze, Lettres inédites 1876-1909, thèse complémentaire par Jean Mazières, 1965, p. 87. Lettre de Vermenouze à Eugène De Ribier : « Vielles le 10 août 1903, [...] retiré des affaires, je me suis mis à rimer des vers ; mais auparavant, en 1896, j'ai publié mon volume languedocien, Flour de Brousso, recueil de poésie dont la plupart avaient déjà paru dans les journaux locaux... ».
  60. Pierre Bonnaud, Précis de grammaire auvergnate, Clermont-Ferrand, Centre régional de documentation pédagogique d'Auvergne,
  61. Carte dans Jean Roux. Vocabulaire occitan d'Auvergne et du Velay présenté par centres d'intérêts. Aurillac: IEO et CREO Auvergne. 1984
  62. Hélène Carles, L’émergence de l’occitan pré-textuel : analyse linguistique d’un corpus auvergnat (IXeXIe siècles), Strasbourg, ÉLiPhi – Éditions de Linguistique et de Philologie, , XXVII + 564 p.
    Bibliothèque de Linguistique Romane, 7
    Recension : Marcello Aprile, Zeitschrift für romanische Philologie. vol. 130, no 1, p. 233–237, ISSN (Online) 1865-9063, ISSN (Print) 0049-8661, DOI: 10.1515/zrp-2014-0020, March 2014.
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  73. Graphical variants of Occitan, projet Multext-Cataloc.
  74. Pierre Bonnaud (1969), Pour aider à lire et à écrire le nord-occitan, Supplément aux Cahiers pédagogiques de l'Institut d'études occitanes, Montpellier : Institut d'études occitanes.
  75. André Ramel (1977), Vocabulaire de base d'occitan auvergnat, Clermont-Ferrand : CRDP.
  76. Roger Teulat (1971), Comment lire et écrire l'auvergnat méridional, Clermont-Ferrand : CRDP.
  77. Pierre Bonnaud, Écrire l'auvergnat - L'écriture auvergnate unifiée : origines, principes, conventions, Clermont-Ferrand, Clermont-Ferrand, CTA,
  78. Pierre Bonnaud, Grand Dictionnaire Français-Auvergnat : Introduction, Clermont-Ferrand, Cercle Terre d'Auvergne - Auvernhà Tarà d'Oc, .
  79. « ALEP (Auvergnat littéraire et pédagogique) », sur http://cercleterredauvergne.fr/ ; site de la société savante Cercle Terre d'Auvergne
  80. « Bïzà Neirà », sur http://cercleterredauvergne.fr/ (consulté le 24 mai 2016).
  81. Anciens numéros en ligne.
  82. Chapitre sur la littérature dans Jean Roux, L'auvergnat de poche, Assimil, 2002.
  83. Francisque Mège, Souvenirs de la langue d'Auvergne,
  84. Pierre Bonnaud, « La littérature en langue auvergnate », Bïzà Neirà, no 16 et 17,‎ novembre 1977 - mars 1978 (ISSN 0398-9453)
  85. Pierre Sorus, « Les Noëls de l'Auvergne et du Velay du XVIe au XVIIIe siècle », Siècles, revue du Centre d'Histoire « espaces et cultures », Presses universitaires Blaise-Pascal,‎ , p. 73-86 (ISSN 1266-6726 et 2275-2129, lire en ligne)
  86. « Les Frères Pasturel : PASTUREL (attesté en langue auvergnate sous la forme Patürê) », sur http://cercleterredauvergne.fr/ (consulté le 5 septembre 2016)
  87. Réedition en auvergnat (écriture auvergnate unifiée dans la revue Bïzà Neirà du Cercle Terre d'Auvergne).
  88. Francisque Mège, Les troubadours, poètes et écrivains de langue d'Auvergne, III, p. 26-45, La Revue d'Auvergne, 1884
  89. La bise noire.
  90. Pierre Bonnaud, Auvergne, Encyclopédie Bonneton, 2005, 320 p. (ISBN 2-86253-331-9).
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  96. "Jean Roux dédicace La bòria delh bestial", La Montagne, 12 juin 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jules Ronjat, Grammaire istorique [sic] des parlers provençaux modernes, 4 vol. [rééd. 1980, Marseille : Laffitte Reprints, 2 vol.]
  • Albert Dauzat, Les parlers auvergnats anciens et modernes. Bibliographie critique (jusqu'en 1927), Revue de linguistique romane, IV (1928), 62-117, disponible sur Gallica
  • Jean Roux, L'auvergnat de poche, Assimil, (ISBN 2700503198)
  • Henri Doniol, Les patois de la Basse Auvergne, leur grammaire et leur littérature, Maisonneuve, (Livre intégral sur archive.org). - « Brochure sans valeur à laquelle il est regrettable que la Société pour l'étude des langues romanes ait cru pouvoir accorder son patronage. [...] Il écrit même des phrases absolument inintelligibles, celle-ci par exemple: La prosodie des mots, toutefois, le nombre de leurs syllabes, et conséquemment leur effet d'articulation ont été très généralement maintenus ; c'est le latin qui a le plus allongé (p. 30). Qui pourrait expliquer ce charabia ? » P[aul] M[eyer]. Romania, 8 (1879). p. 130. (consultable en ligne sur Gallica: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k16017b/f135.item).
  • Louis Péroux-Beaulaton (1940) Les parlers populaires en le Centre de la France: pays de Combrailles, voisinages du Berry, du Limousin et de l'Auvergne, s.n. : Montluçon [1re éd. s.d., vers 1907]
  • Simone Escoffier (1958) La rencontre de la langue d’oïl, de la langue d’oc et du franco-provençal entre Loire et Allier: limites phonétiques et morphologiques, coll. Publications de l’Institut de Linguistique Romane de Lyon, vol. 11, Paris : Les Belles Lettres
  • Simone Escoffier (1958) Remarques sur le lexique d’une zone marginale aux confins de la langue d’oïl, de la langue d’oc et du francoprovençal, coll. Publications de l’Institut de Linguistique Romane de Lyon, vol. 12, Paris : Les Belles Lettres
  • Pierre Bonnaud, Pour aider à lire et à écrire le nord-occitan, Toulouse, Section pédagogique de l'institut d'études occitanes,
  • Marcel Bonin (1984) Dictionnaire général des patois bourbonnais, Moulins : impr. Pottier
  • Wolfgang Dahem (1985) Étude de la situation dialectale dans le Centre de la France : un exposé basé sur l’‘Atlas linguistique et ethnographique du Centre’, Paris : CNRS
  • Pierre Bonnaud (1992 [date non indiquée]) Grammaire générale de l’auvergnat à l’usage des arvernisants, coll. Eubransa / Travaux, Chamalières : Cercle Terre d’Auvergne
  • Pierre Bonnaud, Nouveau dictionnaire général français-auvergnat, Éditions Créer, (ISBN 9782909797328) (aperçu limité en ligne)
  • Pierre Bonnaud, Écrire l'auvergnat - Écriture auvergnate unifiée. Origines, principes, conventions ; Clermont-Ferrand, 1982.
  • Pierre Bonnaud, Introduction générale à l'onomastique d'après l'exemple du fichier onomastique de l'Auvergne (FOA), Annales du centre régional de documentation pédagogique de Clermont-Ferrand, collection Documents régionaux, Centre régional de documentation pédagogique d'Auvergne (CRDP) Clermont-Ferrand 1979.
  • Pierre Bonnaud, Marie-France Gouguet, Karl-Heinz Reichel, Abrégé de grammaire des parlers du nord-est de l'Auvergne, CTA Clermont-Ferrand 1987. ISSN 0335-850X.
  • Jean-Pierre Chambon, Philippe Olivier (2000), « L’histoire linguistique de l’Auvergne et du Velay : notes pour une synthèse provisoire », Travaux de linguistique et de philologie 38: 83-153
  • Pierre Bonnaud, De l'Auvergne : un fil d'Ariane pour aller de la Confédération Arverne au IIIe millénaire : essai, Éditions Créer, (ISBN 2-84819-001-9) (aperçu limité en ligne)
  • Étienne Coudert, Parlar Occitan - Auvergne et Velay, Aurillac, Ostal del Libre / Parlem, (ISBN 2-914662-02-5)
  • Cristian Omelhièr, Petit dictionnaire français-occitan d'Auvergne, Aurillac, Ostal del libre, (ISBN 9782914662062)
  • Pierre-François Aleil, Pierre Bonnaud, Eric Bordessoule, Caroline Roux et Pierre Charbonnier, Auvergne, Christine Bonneton, (ISBN 9782862533315) (aperçu limité en ligne)
  • Karl-Heinz Reichel, Dictionnaire général auvergnat-français, Éditions Créer, (ISBN 2-8481-9021-3) (aperçu limité en ligne)
  • Karl-Heinz Reichel, Études et recherches sur les parlers arverno-bourbonnais aux confins de l'Auvergne, du Bourbonnais, de la Marche et du Forez, collection Eubransa/Travaux, CTA, Chamalières 2012.
  • Karl-Heinz Reichel, Les parlers du Puy-de-Dôme et parlers voisins au Nord-Ouest et à l’Est, Thèse de philologie romane à l'Université Friedrich-Alexander d'Erlangen-Nuremberg, Chamalières, CTA, 1991.
  • Cristian Omelhièr, Petiòt diccionari occitan d'Auvernhe-francés, Aurillac, Ostal del libre, (ISBN 9782914662086)
  • Philippe Olivier, Dictionnaire d'ancien occitan auvergnat, Mauriacois et Sanflorain (1340-1540), Tübingen, Max Niemeyer Verlag, (ISBN 9783484523494)

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