Tarascon-sur-Ariège

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Tarascon-sur-Ariège
Tarascon-sur-Ariège, Tour du Castella et embouchure du Vicdessos
Tarascon-sur-Ariège, Tour du Castella et embouchure du Vicdessos
Blason de Tarascon-sur-Ariège
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Foix
Canton Sabarthès
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Pays de Tarascon
Maire
Mandat
Alain Sutra
2014-2020
Code postal 09400
Code commune 09306
Démographie
Gentilé Tarasconnais
Population
municipale
3 322 hab. (2014)
Densité 384 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 50′ 54″ nord, 1° 36′ 24″ est
Altitude Min. 463 m
Max. 1 187 m
Superficie 8,65 km2
Localisation

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Tarascon-sur-Ariège (occitan : Tarascon d'Arièja) est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Occitanie.

C'est un centre industriel situé à un important carrefour de routes. Elle est formée par la réunion de la ville basse – au confluent de l'Ariège et du Vicdessos – et d'une ville haute, autrefois fortifiée, qui s'adosse à une butte surmontée d'une tour ronde.

Ses habitants sont appelés les Tarasconnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

200 mètres en Aval du confluent des deux rivières, quelques îlots.
L'Ariège.

Commune située dans les Pyrénées sur l'Ariège, au confluent avec le Vicdessos.

Climat[modifier | modifier le code]

Tarascon possède un climat montagnard. Les étés sont chauds avec une moyenne de températures maximales de l'ordre de 35 degrés Celsius et des hivers parfois très froids avec occasionnellement des moyennes minimales de -6 degrés. Les pluies sont fréquentes toute l'année et peuvent tomber sous forme de neige entre novembre et avril. La vallée est régulièrement frappée en été par de forts orages de montagne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les hauts-fourneaux en
septembre 1903.

Tarascon-sur-Ariège était au Moyen Âge un centre commercial important, d'où la construction d'une enceinte qui protège la ville. Gérée par des consuls, c'est une des quatre villes du comté de Foix.

  • Au XIIe siècle, une seconde enceinte est construite, ainsi qu'un pont qui permet de traverser l'Ariège.
  • Au XIVe siècle l’extension de la ville est telle qu'elle sort des enceintes : on note par exemple l'apparition du faubourg Sainte-Quitterie « du bout du pont » et le quartier Saint-Jacques « hors la porte ».
  • Le 10 novembre 1632, le capitaine Teulade de Foix avise les consuls que par ordonnance du roi Louis XIII et du cardinal Richelieu, le château comtal de Tarascon doit être démoli « rez-terre » aux frais de la ville. La tour de Mount-Négré et le château Lamotte subirent le même sort.
  • En 1775, la tour du Castella, qui surplombe Tarascon, est construite. Elle fait suite à la démolition, par ordre de l'ingénieur de province, de la porte de Foix. Les matériaux issus de la destruction sont en partie réutilisés lors de la construction de la tour ronde du Castella, l'autre partie sera utilisée pour la restauration de la porte d'Espagne. La tour du Castella est située sur l'ancien emplacement du château féodal.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Alain Sutra PRG Retraité de l'enseignement
1989 2001 Robert Naudi PS  
1987 1989 Charles Montaud    
1981 1987 Jules Joseph Rousse PS  
1978 1981 Gérard Esquirol    
1944 1978 Paul Joucla PS  
1919 1938 Louis Philippe Rad.  
1878 1890 Frédéric Germain Elisabeth Esquirol    
1866 1871 Frédéric Germain Elisabeth Esquirol    
1852 1866 Gaspard Lucien Victor Philippe de Saint André    
    François André Vergé    
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune était initialement probablement très riche en termes d'écopotentialité, mais son industrialisation y a laissé des séquelles importantes. En particulier l'usine Pechiney installée au bord du Vicdessos, a laissé plusieurs décharges internes qui relarguent plusieurs polluants préoccupants, dont certains non dégradables (fluorures, aluminium, cuivre, nickel, arsenic, baryum, chrome hexavalent, plomb, mercure et hydrocarbures). Ces polluants menacent la nappe phréatique, la rivière et les écosystèmes périphériques[1].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 322 habitants, en diminution de -5,49 % par rapport à 2009 (Ariège : 0,95 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 400 1 181 1 378 1 466 1 551 1 675 1 560 1 530 1 637
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 557 1 502 1 513 1 534 1 607 1 611 1 739 1 485 1 432
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 445 1 684 1 606 1 746 1 834 2 559 2 236 3 170 3 184
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
3 680 3 878 4 197 3 916 3 533 3 446 3 493 3 386 3 322
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[7] 1975[7] 1982[7] 1990[7] 1999[7] 2006[8] 2009[9] 2013[10]
Rang de la commune dans le département 5 5 5 6 6 6 7 7
Nombre de communes du département 340 328 330 332 332 332 332 332

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Quitterie
Parc pyrénéen de l'art préhistorique, Tarascon sur Ariège

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur (De gueules) au château de trois tours d'argent (d'or) ouvert du champ, maçonné de sable environné de deux branches de laurier d'argent passées en double sautoir en chef en pointe. Devise : « s'y pasos y demoros »
Commentaires : Créé le 11 mars 1701 par les commissaires généraux. Adopté le 19 septembre 1817. Enregistré le 16 octobre 1817[11].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. Brunet, B. Callede et G. Orial, Tarascon-sur-Ariège (Ariège), Grotte de Niaux : mise en évidence de charbon de bois dans les tracés préhistoriques du Salon noir in Studies in Conservation (Londres), 1982, vol. 27, no 4, p. 173-179
  • Jean Clottes et Robert Simonnet, Le Paléolithique final dans le bassin de Tarascon-sur-Ariège, d'après les gisements des Églises (Ussat) et de Rhodes II (Arignac) in La fin des temps glaciaires en Europe : chronostratigraphie et écologie des cultures du Paléolithique final, 1979, p. 647-659
  • L. Faure-Lacaussade, Tarascon-sur-Ariège : le pays des cavernes, Privat, Toulouse, 1955, 151 p.
  • Édouard-Alfred Martel, Cavernes de Tarascon-sur-Ariège in Spelunca, tome VII, no 54, décembre 1908, 48 p.
  • J. P. Morel, La chapelle de Sabar à Tarascon-sur-Ariège, C. Lacour, Nîmes, 1997 (ISBN 2-84149-901-4)
  • (es) S. Ripoll Lopez, El parque de arte prehistorico de los pirineos : Un espacio cultural temático y lúdico diferente in Revista de arqueología, 1998, no 210, p. 6-13
  • Robert Simonnet, Le silex et la fin du Paléolithique supérieur dans le bassin de Tarascon-sur-Ariège in Bulletin de la Société préhistorique de l'Ariège, 1998, vol. 53, p. 181-222
  • G. Vidal, Les stations en plein air du Sédour (région de Tarascon-sur-Ariège) in Bulletin de la Société préhistorique de l’Ariège, no 27, 1930, p. 430-440
  • G. Vidal, L’art dans les cavernes de la région de Tarascon-sur-Ariège in Bulletin de la Société ariégeoise des sciences, no 18, 1931-1938, p. 55-77
  • Jean Anglade, L'Homme aux éclats, éd. Le Pas d'oiseau, 2012, (ISBN 978-2-917971-27-7).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Note de l'ONG Robin des bois, intitulée "Les casseroles de Pechiney", datée du 6 oct 2003 (voir aussi les bases de données Basias et Basol)
  2. Tarascon en Provence sur le site facebook de la ville.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  8. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  9. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  10. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  11. Armorial de France