Divers centre

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« Divers centre » (abrégée en DVC) est une nuance et de facto étiquette politique créée par le ministère de l'Intérieur français en 2020.

Cette nuance est attribuée à toute liste apparentée au centre ou soutenue, mais non officiellement investie, par un parti dit centriste. De même, cette nuance est attribuée aux candidats dissidents de partis dits centristes ainsi qu'aux candidats ne revendiquant aucune étiquette mais dont le parcours et les positions permettent de les classer en tant que tel. Enfin, un candidat individuel peut également revendiquer lui-même cette nuance.

Contexte[modifier | modifier le code]

De 2001 à 2008, la déclaration de nuance politique « sans étiquette » n'étant plus autorisée par le ministère de l'Intérieur et la nuance « divers centre » n'existant pas, les candidats et listes se présentant comme « sans étiquette » ou « centristes » étaient alors classées comme « divers droite » (DVD) ou « divers gauche » (DVG) selon la tendance politique déclarée ou supposée la plus proche. En 2008, l'introduction de la nuance LDIV pour liste « divers » permet de contrebalancer ce dispositif[1][source insuffisante].

Mise en place[modifier | modifier le code]

L’étiquette est créée par une circulaire du ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, le [2], puis, après la suspension de celle-ci, par une nouvelle circulaire du 4 février 2020[3].

Polémique et amendement[modifier | modifier le code]

Plusieurs partis d'opposition accusent le gouvernement d'avoir crée cette nouvelle nuance politique pour « manipuler » les élections municipales de mars 2020 en favorisant les résultats de La République en marche et de ses alliés[4],[5],[6].

Le , le Conseil d'État suspend plusieurs dispositions de la circulaire « Castaner », notamment le projet de création de l’étiquette « divers centre », invoquant une violation du principe d’égalité[7],[8]. Le ministre de l'Intérieur révise la circulaire quelques jours plus tard : il ré-instaure l’étiquette « union du centre »[9], et prévoit qu’une liste soutenue — mais non investie — par un parti puisse entraîner son classement comme divers droite, divers gauche ou divers centre, alors qu'il fallait une investiture pour les deux premières nuances dans la version initiale[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. JO Sénat du 20 mars 2008, page 566
  2. « Circulaire du 10 décembre 2019 du ministère de l'Intérieur sur l'attribution de nuances politiques pour les municipales 2020 », sur publicsenat.fr, (consulté le 28 janvier 2020)
  3. « Circulaire du 3 février 2020 du ministère de l'Intérieur sur l'attribution de nuances politiques pour les municipales 2020 », sur circulaires.legifrance.gouv.fr, (consulté le 9 février 2020)
  4. « Municipales : le gouvernement accusé de vouloir manipuler les résultats avec la circulaire Castaner », sur francebleu.fr, (consulté le 28 janvier 2020)
  5. « Pourquoi la circulaire Castaner pour les municipales fait débat », sur lemonde.fr, (consulté le 28 janvier 2020)
  6. « Municipales 2020 : on vous explique la polémique sur la "circulaire Castaner" accusée de favoriser LREM », sur francetvinfo.fr, (consulté le 28 janvier 2020)
  7. « La circulaire Castaner sur les municipales suspendue par le Conseil d'Etat », sur huffingtonpost.fr, (consulté le 31 janvier 2020).
  8. « Suspension partielle de la circulaire relative à l’attribution des nuances politiques aux candidats aux élections municipales », sur conseil-etat.fr, (consulté le 31 janvier 2020).
  9. « Circulaire Castaner : les nuances politiques ne disparaîtront que dans les communes de moins de 3500 habitants », sur lefigaro.fr, (consulté le 4 février 2020).
  10. « Municipales 2020 : Castaner revoit le seuil de « nuançage politique » à 3 500 habitants », sur lemonde.fr, (consulté le 4 février 2020).

Voir aussi[modifier | modifier le code]