Lézat-sur-Lèze

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Lézat-sur-Lèze
Lézat-sur-Lèze
Une rue de Lézat-sur-Lèze
Blason de Lézat-sur-Lèze
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Saint-Girons
Canton Arize-Lèze
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Arize - Lèze
Maire
Mandat
Jean-Claude Courneil
2014-2020
Code postal 09210
Code commune 09167
Démographie
Gentilé Lézatois, Lézatoises
Population
municipale
2 329 hab. (2015 en diminution de 0,6 % par rapport à 2010)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 16′ 37″ nord, 1° 20′ 51″ est
Altitude 213 m
Min. 197 m
Max. 315 m
Superficie 40,13 km2
Localisation

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Liens
Site web lezat.fr

Lézat-sur-Lèze est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Lézatois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de l'aire urbaine de Toulouse située dans la vallée de la Lèze. C’est la commune la plus au nord du département; elle se situe dans une avancée de l’Ariège dans le département de la Haute-Garonne, dont elle est limitrophe. Elle est traversée par l’ancienne route nationale 626 (nouvelle route départementale 919).

La commune s’inscrit dans le Pays des Portes d'Ariège-Pyrénées.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Lézat-sur-Lèze est limitrophe de huit autres communes dont sept dans le département de la Haute-Garonne.

Carte de la commune de Lézat-sur-Lèze et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Lézat-sur-Lèze[1]
Montgazin
(Haute-Garonne)
Saint-Sulpice-sur-Lèze
(Haute-Garonne)
Esperce
(Haute-Garonne)
Lacaugne
(Haute-Garonne)
Lézat-sur-Lèze[1] Gaillac-Toulza
(Haute-Garonne)
Latrape
(Haute-Garonne)
Castagnac
(Haute-Garonne)
Saint-Ybars

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée la Lèze, affluent de l’Ariège et l'Aunat affluent de la Garonne qui la borde dans sa partie ouest en limite de la commune de Lacaugne.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 4 013 hectares ; son altitude varie de 197 à 315 mètres[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Lézat est liée à son abbaye bénédictine Saint-Antoine-et-Saint-Pierre, son abbatiale est devenue l'église Saint-Jean-Baptiste et les restes de l'abbaye sont occupés par la mairie[3]dont le rayonnement est très important dans la région (Ariège, Aude et Haute-Garonne). Jusqu'à la Révolution française, Lézat faisait partie du diocèse de Rieux (Rieux-Volvestre) et du comté de Foix. Voir cartes de Cassini.

Les vestiges archéologiques attestent de la présence humaine à Lézat dès l'époque néolithique (5000 à 2000 ans avant JC). Des fouilles entreprises par Urbain Gondal (1905-1975)[4], historien, ont mis à jour quelques mosaïques gallo-romaines, des pièces de monnaie dont un valentinius.

La légende raconte qu'en l'an 842, Aton-Benoît, vicomte de Béziers, fonde un monastère à Lézat, placé sous le vocable de Saint-Pierre, et soumis à la règle de Saint Benoît. Des sources historiques situent sa création plutôt vers l'an 940, sous l'impulsion d'un vicomte toulousain Aton-Benoît[5], apparenté à la puissante maison de Carcassonne[6]. Au milieu du Xe siècle, la puissance de ce monastère s'étend sur 6 comtés, 5 abbayes,12 églises, 22 villes, dominant le Sud toulousain jusqu'à Saint-Béat. En 1073, il est rattaché à l'ordre de Cluny et bénéficie de son rayonnement culturel, religieux, artistique, il ne doit obéissance qu'au Pape et à lui seul.

Commence alors une grande rivalité avec l'abbaye de Moissac. Roger II, comte de Foix, de retour de la première Croisade apporte les reliques de Saint Antoine, l'Égyptien, l'ermite du désert (251-356), à l'abbé de Lézat Odon de Bagéras (25e abbé). En 1114, une procession portant les reliques sur Toulouse, s'arrête au niveau de Beaumont. La châsse contenant les reliques est si lourde que les porteurs ne peuvent plus la transporter et les reliques de Saint Antoine retourneront à Lézat.

Le village devient alors un lieu de guérison du "feu de Saint Antoine". Une source intarissable apaise ceux qui souffrent, abritée par l'ermitage de St Antoine. Une petite chapelle romane, paroissiale, populaire (différente de l'abbaye St Pierre - St Antoine, siège du pouvoir politique et religieux) s'agrandit et devient l'église paroissiale Saint Jean-Baptiste. En 1242, l'abbaye St Pierre - St Antoine subit des pillages successifs et se met sous la protection du comte de Foix. L'abbé Pierre de Dalbs signe un paréage avec Roger IV de Foix, en échange d'un partage des revenus du monastère.

L'abbé Hunaut de Lanta octroie à la ville une charte des coutumes qui régit l'organisation de la cité, le commerce, la police, la circulation des personnes et des biens, délimitant une zone de "sauveté" à l'intérieur de laquelle toute personne est en sécurité.

Au XIVe siècle, l'église paroissiale St Jean-Baptiste sera agrandie. Lézat accueillera en 1309 le pape Clément V qui fut évêque du Comminges.

Au XVIe siècle, deux hôpitaux seront construits pour accueillir gratuitement les malades.

Henri IV descendra à plusieurs reprises dans le château des Batac de Cachac.

Avec la Révolution, le décret de suppression et d'extinction est signé le 15 avril 1790 par le dernier évêque de Rieux, Joseph de Lastic. L’abbaye est vendue en adjudication au district de Mirepoix le 19 Août 1791.

Les reliques de St Antoine, les panneaux appartenant à la chapelle de St Antoine, située dans l'abbatiale St Pierre-St Antoine, seront transportées dans l'église paroissiale St Jean-Baptiste, le jour de Noël 1794.

Vendue en lots de pierres, l'église abbatiale sera démontée. Les pierres seront réutilisées en réemploi pour la construction des maisons des particuliers. Seuls resteront encore visibles, une partie de l'escalier à vis accédant au clocher, la sacristie avec l'ouverture romane aux colonnes géminées, un mur du XIVe siècle, ainsi que le monastère, devenu depuis l'hôtel de ville. Le lot des pierres du chœur sera racheté par le meunier François Page pour construire un second moulin sur le Pech de la Garde.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Lézat-sur-Lèze

Son blasonnement est : D'azur à trois tours d'argent, celle du milieu plus haute que les deux autres, rangées sur une terrasse de sinople.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 1 500 habitants et 2 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de dix neuf[7],[8].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la communauté de communes Arize - Lèze et du Arize-Lèze (bureau centralisateur) (avant le redécoupage départemental de 2014, Lézat-sur-Lèze faisait partie de l'ex-canton du Fossat).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 2014 Jean-Claude Courneil PS Retraité
1995 2008 Gilbert Sieurac    
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne Ateca (Espagne)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10].

En 2015, la commune comptait 2 329 habitants[Note 1], en diminution de 0,6 % par rapport à 2010 (Ariège (département) : +0,3 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 5602 5222 5752 5392 7522 8182 9342 8692 855
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 9702 9672 8502 7962 6982 5532 5422 5542 521
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 3792 5612 5082 1232 0612 0272 0181 9141 547
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 6121 7391 8611 8321 9642 1142 1552 3432 329
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[13] 1975[13] 1982[13] 1990[13] 1999[13] 2006[14] 2009[15] 2013[16]
Rang de la commune dans le département 13 12 12 13 12 14 13 14
Nombre de communes du département 340 328 330 332 332 332 332 332

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture basée sur la culture de céréales (maïs, blé…) a encore une place importante mais tend à diminuer en faveur de zones résidentielles liées à la proximité de l'agglomération toulousaine.

L'artisanat ainsi que le commerce y sont bien représentés.

Un pôle d'innovation collaborative sur 600 m² a ouvert en 2018 avec un hôtel d'entreprises, un espace de coworking et un atelier d'impression 3D.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Lézat-sur-Lèze fait partie de l'académie de Toulouse et compte une école maternelle et l'école élémentaire François Rozès avec restauration scolaire.

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

  • L'association historique Urbain Gondal[19], présidée par Maryse Bouche, s'évertue depuis 1991 à rechercher et faire connaître l'histoire de Lézat-sur-Lèze.

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La Communauté de Lézat au XVIIe siècle d'après le cadastre de 1679, par Urbain Gondal. (Extrait des Actes du XXIe Congrès de la Fédération des Sociétés académiques et savantes de Languedoc - Pyrénées - Gascogne).
  • Histoire des Ariégeois, par Henri-Louis Duclos, 874 pages

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. « Abbaye Saint-Antoine-et-Saint-Pierre » , Bibliothèque nationale de France
  4. « Urbain Gondal, le chantre de l'histoire de Lézat », La Dépêche du midi,‎ (lire en ligne)
  5. Claude de Vic - Joseph Vaissète, Histoire générale de Languedoc: avec des notes et les pièces justificatives, Volume 2, Toulouse, J-B Paya, , 855 pages p. (lire en ligne), page 572
  6. traduit par Paul Ourliac,et Anne-Marie Magnou, Cartulaire de Lézat
  7. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  8. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031523.html
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  13. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  14. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  15. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  16. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  17. « Ancienne abbaye bénédictine », notice no PA00093805, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 1er mai 2018.
  18. « Croix de Durban », notice no PA00093806, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 1er mai 2018.
  19. « L'histoire du petit peuple présentée par Urbain Gondal », La Dépêche du midi,‎ (lire en ligne)