Pyrénées-Atlantiques

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Pyrénées-Atlantiques
Blason de Pyrénées-Atlantiques
Pyrénées-Atlantiques
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Création du département (230 ans)
Chef-lieu
(Préfecture)
Pau
Sous-préfectures Bayonne
Oloron-Sainte-Marie
Président du
conseil départemental
Jean-Jacques Lasserre (MoDem)
Préfet Éric Spitz
Code Insee 64
Code ISO 3166-2 FR-64
Démographie
Gentilé Béarnais et Basques
Population 677 309 hab. (2017)
Densité 89 hab./km2
Géographie
Superficie 7 645 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 6
Cantons 27
Intercommunalités 9
Communes 546

Le département des Pyrénées-Atlantiques (/pi.ʁe.ne(z)at.lɑ̃.tik/[1] ; d'abord appelées Basses-Pyrénées jusqu'en 1969) est un département français situé à l'extrême sud-ouest du territoire de la France métropolitaine, dans la région Nouvelle-Aquitaine. Il tire son nom de la chaîne montagneuse qui le traverse au sud et de l'océan qui le borde à l'ouest. Il est subdivisé en trois arrondissements et sa préfecture est la ville de Pau. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 64.

Culturellement, le département réunit deux régions historiques : le Béarn avec Pau comme chef-lieu du département et le Pays basque français avec Bayonne comme ville principale[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le département a été créé sous le nom de département des Basses-Pyrénées à la Révolution française, le [3] en application de la loi du , à partir de la province du Béarn (incluant la Basse-Navarre), des terres du Labourd et de la Soule (qui relevaient de la province de Gascogne) ainsi que de quelques paroisses du Soubestre rattachées administrativement à la subdélégation de Saint-Sever. Le Labourd, la Basse-Navarre et la Soule forment les trois provinces du Pays basque français.

Navarrenx fut choisie comme premier chef-lieu du département des Basses-Pyrénées (), avant que la ville de Pau ne lui succède, le [réf. souhaitée].

On peut noter la présence de deux enclaves des Hautes-Pyrénées regroupant cinq communes dans l'Est du département.

Le département prend le nom de Pyrénées-Atlantiques par décret du [4] car les habitants du département trouvaient le terme de Basses-Pyrénées réducteur par rapport au département des Hautes-Pyrénées.

Au la région Aquitaine, à laquelle appartenait le département, fusionne avec les régions Poitou-Charentes et Limousin pour devenir la région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le département des Pyrénées-Atlantiques fait partie de la région Nouvelle-Aquitaine. Il est limitrophe des départements des Landes, du Gers et des Hautes-Pyrénées, ainsi que de l'Espagne (communauté autonome d'Aragon, communauté forale de Navarre, communauté autonome basque). Il est bordé à l'ouest par le golfe de Gascogne ou de Biscaye (côte basque). La chaîne des Pyrénées traverse le département d'est en ouest du col d'Aubisque à l'embouchure de la Bidassoa.

Climat[modifier | modifier le code]

Carte topographique des Pyrénées-Atlantiques.

Les Pyrénées-Atlantiques connaissent une variation d'altitude de près de 3 000 mètres entre les points le plus bas et le plus élevé.

On rencontre donc plusieurs types de climat. La température moyenne du département s'abaisse depuis les plaines jusqu'aux sommets les plus élevés, où il peut neiger à toute période.

La température dite normale est celle des plaines : elle est exceptionnellement douce. Le climat a plusieurs caractéristiques :

  • faibles écarts de température ;
  • douceur.

Économie[modifier | modifier le code]

Accord de coopération[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Il ne semble pas y avoir de nom particulier pour désigner les habitants des Pyrénées-Atlantiques. La partie occidentale est principalement habitée par les Basques et la partie orientale par les Béarnais, qui depuis la Révolution et la création du département partagent le même département. Cependant, de 1790 à 1969, les habitants étaient appelés Bas-Pyrénéens. Les Pyrénées-Atlantiques ont un taux de fécondité au-dessous de la moyenne française avec 1,7 enfant par femme[5].

En 2017, le département comptait 677 309 habitants[Note 1], en augmentation de 2,49 % par rapport à 2012 (France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1791 1801 1806 1821 1826 1831 1836 1841 1846
-355 573382 575399 474412 469428 401446 398451 683457 832
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
446 997436 442436 628435 486426 700431 525434 366432 999425 033
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
423 572426 347425 817433 318402 981414 556422 719413 411415 797
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011
420 019466 038508 734534 748555 696578 516600 018636 849656 608
2016 2017 - - - - - - -
673 986677 309-------
(Sources : SPLAF - population totale du département depuis sa création jusqu'en 1962[6] − puis base Insee − population sans doubles comptes de 1968 à 2006[7] puis population municipale à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
L'hôtel du département en contrebas du boulevard des Pyrénées à Pau.

Communes les plus peuplées[modifier | modifier le code]

Liste des 15 communes les plus peuplées du département
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Modifier
Pau 64445 CA Pau Béarn Pyrénées 31,51 77 130 (2017) 2 448 modifier les donnéesmodifier les données
Bayonne 64102 CA du Pays Basque 21,68 51 228 (2017) 2 363 modifier les donnéesmodifier les données
Anglet 64024 CA du Pays Basque 26,93 38 929 (2017) 1 446 modifier les donnéesmodifier les données
Biarritz 64122 CA du Pays Basque 11,66 25 404 (2017) 2 179 modifier les donnéesmodifier les données
Hendaye 64260 CA du Pays Basque 7,95 16 484 (2017) 2 073 modifier les donnéesmodifier les données
Saint-Jean-de-Luz 64483 CA du Pays Basque 19,05 14 093 (2017) 740 modifier les donnéesmodifier les données
Lons 64348 CA Pau Béarn Pyrénées 11,53 13 374 (2017) 1 160 modifier les donnéesmodifier les données
Billère 64129 CA Pau Béarn Pyrénées 4,57 12 804 (2017) 2 802 modifier les donnéesmodifier les données
Oloron-Sainte-Marie 64422 CC du Haut Béarn 68,31 10 684 (2017) 156 modifier les donnéesmodifier les données
Orthez 64430 CC de Lacq-Orthez 45,86 10 449 (2017) 228 modifier les donnéesmodifier les données
Urrugne 64545 CA du Pays Basque 50,57 10 317 (2017) 204 modifier les donnéesmodifier les données
Lescar 64335 CA Pau Béarn Pyrénées 26,50 9 804 (2017) 370 modifier les donnéesmodifier les données
Boucau 64140 CA du Pays Basque 5,82 8 350 (2017) 1 435 modifier les donnéesmodifier les données
Jurançon 64284 CA Pau Béarn Pyrénées 18,78 7 094 (2017) 378 modifier les donnéesmodifier les données
Ustaritz 64547 CA du Pays Basque 32,75 6 822 (2017) 208 modifier les donnéesmodifier les données

Culture[modifier | modifier le code]

Langues[modifier | modifier le code]

Le français est la langue officielle, comme dans le reste du territoire français.

Les langues autochtones sont au nombre de deux : l'occitan (dialecte gascon/béarnais) et le basque.

Gascon/Béarnais
Limites linguistiques du gascon.
Signalisation bilingue en français et en béarnais à Etsaut.

Le gascon, langue occitane, est parlé principalement en Béarn où il prend le nom de béarnais, ainsi que dans plusieurs communes de la communauté d'agglomération du Pays Basque situées sur la limite linguistique : Montory, Lichos, Osserain-Rivareyte, Bergouey-Viellenave, Arancou, Came, Bidache, Sames, Guiche, Urt, Biarritz, Anglet, Bayonne et Boucau. La Bastide-Clairence, commune située dans la province basque de Basse-Navarre, constitue une enclave de langue gasconne en territoire basque. De par leur particularité linguistique, ces communes sont souvent qualifiées de nos jours de sharnègas en gascon ou xarnegu en basque (métisses en français).

Le gascon/béarnais est enseigné à ce jour dans l'enseignement public et l'enseignement catholique privé sous contrat d'association via le système de la parité horaire. Des écoles privées associatives, les écoles Calandreta, proposent quant à elles un enseignement immersif.

Basque
La langue basque dans les Pyrénées-Atlantiques.

La langue basque est parlée dans les Pyrénées-Atlantiques dans ses variantes dialectales navarro-labourdine et souletine.

On la retrouve principalement dans les trois provinces basques de France que sont le Labourd, la Basse-Navarre et la Soule, ainsi que dans la commune d'Esquiule rattachée à la communauté de communes du piémont oloronais ainsi qu'au Béarn.

La langue basque est enseignée à ce jour dans l'enseignement public et l'enseignement catholique privé sous contrat d'association via les systèmes bilingue et immersif. Des écoles privées associatives, les ikastolas, proposent quant à elles un enseignement immersif total.

« Villes et pays d'art et d'histoire »[modifier | modifier le code]

Le département compte trois villes labellisées : Bayonne, Oloron-Sainte-Marie et Pau ainsi que trois pays d'art et d'histoire : le pays du Béarn des Gaves, le pays des Pyrénées béarnaises et le pays de Saint-Jean-de-Luz et Ciboure.

Autres distinctions[modifier | modifier le code]

Cinq villages sont classés Les Plus Beaux Villages de France. En Béarn, Navarrenx et au Pays basque, Sare, Ainhoa, Saint-Jean-Pied-de-Port et La Bastide-Clairence[9].

De plus Navarrenx est considérée comme la capitale mondiale de la pêche au saumon.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Le Béarn et le Pays basque français, offrent toutes les spécialités gastronomiques du Sud-Ouest :

Le Béarn a développé quelques spécialités :

  • la broye, spécialité de maïs
  • les gras doubles
  • la poule au pot ;
  • le tourin blanchi ;
  • la charcuterie béarnaise, très poivrée et souvent relevée à l'ail ;
  • le haricot maïs du Béarn
  • la daube de Noël (estoufàt)
  • le fromage de brebis fermier
  • le greuil
  • les crespèts (beignets de Carnaval)
  • la truite et le saumon sauvage des Gaves
  • le piment béarnais ;
  • le sel de Salies-de-Béarn ;
  • le Russe ;
  • la tourtière béarnaise ;
  • le garfou ;
  • les coucougnettes ;
  • le pastis bourrit béarnais ;
  • la pêche roussanne ;
  • les bonbons au miel de la vallée d'Ossau ;
  • les confitures et miels des Pyrénées ;
  • le jurançon, AOC vin blanc sec ou moelleux ;
  • le Béarn-Bellocq, AOC vin rouge ;
  • l'eau minérale d'Ogeu.

La sauce béarnaise n'a rien de béarnais puisqu'elle a été inventée en région parisienne.

Le Pays basque a aussi ses spécialités :

  • l'axoa ;
  • les piquillos farcis ;
  • le marmitako ;
  • le ttoro ;
  • le txangurro ;
  • le merlu koxkera ;
  • la bacalao al pil-pil ;
  • le thon grillé à la basquaise ;
  • les chipirones ;
  • la truite rose de Banka confite ;
  • la charcuterie basquaise (chichon, ventrèche ou xingar, chistorra, jambon Kintoa, jambon Ibaïama, jambon Manex entier à l'os, etc.) ;
  • la txuleta ;
  • le txillindron ;
  • le zikiro ;
  • les escargots à la bayonnaise ;
  • les gras-doubles ;
  • le piment d'Espelette ; le piment d'Anglet ;
  • le safran du Pays Basque ;
  • le poulet basquaise ;
  • les yaourts au lait caillé de brebis ;
  • le fromage de brebis ou ardi gasna ;
  • les taloas ;
  • le chocolat bayonnais ;
  • le flan basque koka ;
  • la tarte fine à la basquaise ;
  • la tarte au greuil de brebis ;
  • les macarons de Saint-Jean-de-Luz ;
  • le pain d'épices d'Ainhoa ;
  • le 64 ;
  • le gâteau basque ;
  • le touron basque ;
  • le "béret basque" (pâtisserie)
  • les kanougas ;
  • les mouchous ;
  • les rochers, les palets et les baisers de l'impératrice de Biarritz ;
  • les ardi babak (noisettes caramélisées et enrobées de praliné et de cacao) ;
  • le puits d'amour de xabi ;
  • les sablés de Saint-Pée-sur-Nivelle ;
  • l'Irouléguy (AOC) ;
  • les bières artisanales basques ;
  • le patxaran ;
  • l'Izarra ;
  • les eaux-de-vie et liqueurs de Saint-Jean-Pied-de-Port ;
  • la pomme basque et ses dérivés ;
  • la cerise noire d'Itxassou.

Quant au célèbre jambon de Bayonne, il est commun au Béarn et au Pays basque car il est préparé à proximité des marais salants de l'ensemble du bassin hydrographique de l'Adour. Le fromage ossau-iraty bénéficiant d'une appellation d'origine contrôlée, partage aussi cette appartenance commune basco-béarnaise.

On notera aussi le célèbre gâteau russe repris par Artiguarrède, à Oloron-Sainte-Marie et Pau.

Architecture[modifier | modifier le code]

Les maisons[modifier | modifier le code]

La vie sociale et politique des Basques s'organise autour de l’etxe, car seuls les chefs de famille propriétaires d’une maison assistaient aux assemblées du village. C’est l'élément initial d’intégration dans la communauté. L’aîné de la famille héritait de la maison.

Comme l’etxe, la maison basque, la casa (ou ostau) béarnaise est la pierre angulaire de l’identité de la famille. La hiérarchie sociale s'établissait sur la base de la « case » transmise avec l’ensemble des terres à l’aîné. La maison béarnaise est bâtie avec des galets du gave gris dans le mortier. Des tuiles plates ou plus fréquemment des ardoises sont présentes sur les toits. L’une des caractéristiques essentielles de la maison béarnaise est ainsi sa toiture : la pente peut atteindre 50°, ou même plus.

Au Pays basque comme dans le Béarn, les maisons varient selon les vallées, selon les aires géographiques.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Les résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Selon le recensement général de la population du , 13,4 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes des Pyrénées-Atlantiques dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Politique[modifier | modifier le code]

Certains mouvements politiques locaux de l'ouest du département demandent la partition des Pyrénées-Atlantiques, et donc la séparation administrative en deux départements : le Pays basque français et le Béarn.

Administration[modifier | modifier le code]

Le département comporte une préfecture, Pau, et deux sous-préfectures, Bayonne et Oloron-Sainte-Marie.

En ce qui concerne l'intercommunalité, le département compte 9 groupements de communes à fiscalité propre : 7 communautés de communes, plus une dont le siège est situé dans les Hautes-Pyrénées, et 2 communautés d'agglomération (la CA du Pays Basque et la CA Pau Béarn Pyrénées).

Jusqu'au , le département avait 26 communautés de communes et 3 communautés d'agglomération : la communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées, l'agglomération Côte Basque-Adour et l'agglomération Sud Pays basque.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Prononciation en français de France standard retranscrite phonémiquement selon la norme API.
  2. Annette Jobert, Les nouveaux cadres du dialogue social : Europe et territoires, Peter Lang, , 267 pages p. (ISBN 9789052014449), p. 60.
  3. Collection générale des décrets rendus par l'Assemblée nationale, t. 11, Paris, Baudouin (lire en ligne), « Décret général sur la division de la France en 83 départements ».
  4. Décret du 10 octobre 1969 portant changement de nom du département des Basses-Pyrénées, JORF no 243 du 16 octobre 1969, p. 10257, sur Légifrance.
  5. Gérard-François Dumont et Tuerxun Yiliminuer, « Recomposition très diversifiée des territoires. Les « quinze » France ». », Population & Avenir, vol. 4, no 724,‎ , p. 4-7 (DOI 10.3917/popav.724.0004, lire en ligne, consulté le 10 septembre 2015) (inscription nécessaire) – via Cairn.info.
  6. Site sur la Population et les Limites Administratives de la France - fiche historique du département
  7. Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2013 - Recensements harmonisés - Séries départementales et communales
  8. Fiches Insee - Populations légales du département pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017
  9. « Découvrez nos villages | Les plus beaux villages de France - Site officiel », sur www.les-plus-beaux-villages-de-france.org (consulté le 3 juillet 2019)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]